Le 16 février 1859, un arrêté officiel institue en France un diapason** musical uniforme, fixant la hauteur du « la » à 435 Hz pour les institutions musicales financées par l’État et la fabrication des instruments. L’étalon physique de ce diapason est installé au Conservatoire de **musique de Paris, situé au [[2 bis rue du Conservatoire|doc:2-bis-rue-du-conservatoire.WebHome]]. Ce modèle sert de référence : tout nouveau diapason mis en circulation doit être vérifié et poinçonné par un physicien du Conservatoire. Cette mesure vise à résoudre l’instabilité des hauteurs musicales, chaque orchestre ou ville utilisant jusque-là des diapasons différents, ce qui compliquait la pratique musicale collective et la fabrication des instruments.
La commission chargée de cette réforme est composée de personnalités musicales et administratives, parmi lesquelles [[Bernard Sarrette|doc:bernard-sarrette.WebHome]] (fondateur du Conservatoire), [[Luigi Cherubini|doc:luigi-cherubini.WebHome]], [[Daniel-François-Esprit Auber|doc:daniel-francois-esprit-auber.WebHome]], [[Ambroise Thomas|doc:ambroise-thomas.WebHome]], [[Théodore Dubois|doc:theodore-dubois.WebHome]] et [[Gabriel Fauré|doc:gabriel-faure.WebHome]]. L’adoption du « diapason normal » français influence durablement la standardisation internationale du diapason, jusqu’à l’accord de Vienne en 1885 et la conférence de Londres en 1939, qui fixera le « la » à 440 Hz.
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