🗺 Lieux & Arrondissements 🎭 Thèmes ⏳ Époques 👤 Personnages 📅 Événements 🚶 Balades 🧭 Explorer 📚 Bibliographie À propos
Personnage

Jean-François Bories

Naissance 1er juin 1795 · Villefranche-de-Rouergue (Occitanie), France
Décès 21 septembre 1822 · Paris, France
Destin guillotiné

Biographie

Jean-François Louis Clair Bories est né le 1er juin 1795 à Villefranche-de-Rouergue, dans une famille de marchands. Il s’engage jeune dans l’armée napoléonienne et sert au 45e régiment d’infanterie de ligne, où il est promu sergent-major. Blessé à Waterloo, il se distingue par son courage et sa discipline. Après la chute de Napoléon et le retour de la monarchie, Bories s’implique dans la Charbonnerie, une société secrète opposée à la royauté. Il joue un rôle actif dans l’introduction de cette organisation au sein de son régiment. En 1822, avec trois autres sergents (Pommier, Raoulx et Goubin), il participe à un complot contre la monarchie, connu sous le nom de conspiration de La Rochelle. Arrêtés, les quatre sergents sont jugés à Paris et condamnés à mort. Jean-François Bories est exécuté par guillotine le 21 septembre 1822, à l’âge de 27 ans. Leur exécution marque durablement les esprits et les « Quatre sergents de La Rochelle » deviennent des symboles de la lutte pour la liberté.

Lieux associés

Chronologie des événements liés

Haut-relief en bois sculpté représentant les Quatre sergents de La Rochelle, dans un cabaret de la rue Mouffetard ; il semble qu'il ne nous en reste qu'une photo de Doisneau
Voir la fiche
Ouvert en 1783 par les religieuses de l’hôpital Sainte-Catherine, ce cimetière s’agrandit sous la Révolution d’un terrain destiné aux suppliciés. On y jette en fosse commune Lesurques, guillotiné le 3 octobre 1796 pour l’affaire du courrier de Lyon, tenu pour victime d’une erreur judiciaire, puis le général Malet et ses complices, fusillés les 29 et 30 octobre 1812 pour un coup d’État contre Napoléon. Pichegru, trouvé mort dans sa cellule le 6 avril 1804, y est enterré le jour même. Les quatre sergents de La Rochelle, guillotinés en 1822 au cri de « Vive la liberté ! », y restent jusqu’à leur transfert au Montparnasse en 1830. Cadoudal n’y entre pas : Larrey récupère sa dépouille. Fermé en 1824, il a disparu ; le collège Raymond-Queneau, 66 boulevard Saint-Marcel, en occupe une partie.
Voir la fiche
Quatre sergents montent à l'échafaud pour avoir rêvé de liberté ; dans la foule, un garçon de dix-sept ans jure de les venger : il s'appelle Blanqui. Ils s'appellent Jean-François Bories, Jean Pommier, Marius-Claude…
Lire le récit
Place de Grève — 4e arr.
Sous la Restauration, quatre sergents du 45e régiment de ligne, Jean-François Bories, Jean-Joseph Pomier, Marius-Claude Raoulx et Charles Goubin, âgés de 20 à 26 ans, fondent dans leur unité une vente de la Charbonnerie, société secrète qui complote contre le régime de Louis XVIII. Jugés par la cour d’assises de la Seine, ils refusent de livrer leurs chefs, au premier rang desquels La Fayette, et sont guillotinés en place de Grève le 21 septembre 1822 ; tous crient « Vive la liberté ! ». Inhumés au cimetière Sainte-Catherine, leurs restes sont transférés en 1830 au Montparnasse, dans la 8e division, sous une colonnette qui porte leurs noms, au bord de l’allée des Sergents de La Rochelle. Sous la Commune, des communards exécutent leur dénonciateur, l’ancien sergent Goupillon.
Voir la fiche