Ouvert en 1783 par les religieuses de l’hôpital Sainte-Catherine, ce cimetière s’agrandit sous la Révolution d’un terrain destiné aux suppliciés. On y jette en fosse commune Lesurques, guillotiné le 3 octobre 1796 pour l’affaire du courrier de Lyon, tenu pour victime d’une erreur judiciaire, puis le général Malet et ses complices, fusillés les 29 et 30 octobre 1812 pour un coup d’État contre Napoléon. Pichegru, trouvé mort dans sa cellule le 6 avril 1804, y est enterré le jour même. Les quatre sergents de La Rochelle, guillotinés en 1822 au cri de « Vive la liberté ! », y restent jusqu’à leur transfert au Montparnasse en 1830. Cadoudal n’y entre pas : Larrey récupère sa dépouille. Fermé en 1824, il a disparu ; le collège Raymond-Queneau, 66 boulevard Saint-Marcel, en occupe une partie.
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