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École militaire

📍 École militaire, 75007 Paris 📋 18 événements répertorié s 📅 1757 — 1944

Événements à cette adresse

18 événements · 1757 — 1944
École militaire — 7e arr.
École militaire — 7e arr.
École militaire — Cour prévôtale — Lieu de massacre de Communards
Le lundi 22 mai 1871, l’armée de Versailles prend l’École militaire et en fait aussitôt un lieu d’exécutions. Pendant près de deux semaines, on y entendra, selon un témoin, « des fusillades continuelles ». La veille, les…

Le lundi 22 mai 1871, l’armée de Versailles prend l’École militaire et en fait aussitôt un lieu d’exécutions. Pendant près de deux semaines, on y entendra, selon un témoin, « des fusillades continuelles ».

La veille, les troupes versaillaises sont entrées dans Paris par le Point-du-Jour, qu’un agent de Versailles leur a signalé sans défense. Sur la rive gauche, le 2e corps d’armée du général Ernest de Cissey marche sur Grenelle : l’École militaire et les Invalides sont ses objectifs. Le Champ-de-Mars est alors un camp d’artillerie de la Commune.

Le 22, l’École militaire est prise entre deux feux, par les avenues de La Motte-Picquet et de Lowendal. Son commandant n’a rien préparé ; les cours sont envahies en un instant. Les fédérés se replient dans les baraquements du Champ-de-Mars, où deux cents hommes à peine résistent plusieurs heures, avant de succomber vers midi. Les Versaillais s’emparent d’une centaine de canons. Cissey installe son quartier général à l’École militaire ; son aide de camp, le capitaine Garcin, y interroge des centaines de prisonniers pour savoir si la Prusse a soutenu la Commune.

Les exécutions commencent aussitôt. Au début de mai, Mac Mahon avait interdit de fusiller insurgés et déserteurs jusqu’à la fin des combats ; dès le début de la Semaine sanglante, Cissey, indigné par l’usage de bombes à pétrole, obtient de pouvoir reprendre les exécutions. Dans chaque quartier conquis s’installe une cour martiale, présidée par un officier supérieur, aux jugements expéditifs. Les colonnes de prisonniers convergent vers l’École militaire. Un médecin d’ambulance, arrêté près des Gobelins, a raconté à Camille Pelletan la marche sous une pluie battante, le bourgeois qui, boulevard du Montparnasse, agite son chapeau au bout de son parapluie en criant « Fusillez-les tous ! », puis la cour de l’École militaire, où l’on a dressé des planches contre un mur : « C’est là qu’on vous fera votre affaire », disent les soldats. Un officier le fait épargner. Enfermé six jours dans les casernes, il entend des fusillades sans fin.

La presse conservatrice ne cache rien. « On y amène continuellement des prisonniers et leur procès est déjà terminé : ce n’est que détonations », écrit La Patrie. Le 26 mai, avenue de La Bourdonnais, la foule désigne un passant bien mis : « C’est Billioray, membre de la Commune ! » Une patrouille le conduit à l’École militaire ; il a beau jurer qu’il s’appelle Constant et qu’il habite tout près, au Gros-Caillou, l’officier le fait fusiller à bout portant. On découvrira ensuite que c’était un mercier qui ne s’était jamais mêlé de politique. Les corps sont emportés vers les tranchées d’Issy et jetés pêle-mêle.

Les exécutions du 2e corps ne cessent qu’au début de juin. L’historien Robert Tombs tient la prévôté de Cissey pour « la plus sanglante » : au Champ-de-Mars, à l’École militaire, au Luxembourg, les fusillades ont lieu sous son contrôle. Le nombre des victimes de la Semaine sanglante, tuées au combat ou exécutées, reste débattu : entre dix et vingt mille selon Jacques Rougerie. Un tiers des exécutions, avance prudemment Georges Gugliotta, serait le fait du seul 2e corps. Le 7 juin 1871, Thiers nomme Cissey ministre de la Guerre.

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École militaire — 7e arr.
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École militaire
L'école militaire, bombardée par les versaillais qui ont pris le Trocadéro, doit être évacuée. Les Fédérés se réfugient dans les baraquements du Champ de Mars. Razoua est blessé à la cheville
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Personnage(s) : Eugène Razoua
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École militaire
Lors d'une ultime réunion où se discute l'évacuation ou non de Paris, Le Flô et Vinoy imposent cette dernière contre l'avis des ministres civils. Elle aura lieu à partir de 2 heures du matin. Thiers est déjà parti à Versailles vers 16 heures
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École militaire
Concentration de troupes destinées non seulement à récupérer les canons de la Garde nationale fédérée mais aussi à écraser la révolte communaliste dans l'œuf
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Personnage(s) : Bocher
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École militaire — État-major du général La Cécilia
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École militaire — Club de la Garde mobile
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Personnage(s) : Gibès ·Reynard ·Grinfeld
École militaire — 7e arr.
École militaire — Appartement du chef d'escadron Malo (agent retourné)
Réunions de l'association des "Amis de l'ordre", agence royaliste créée par les "Fils légitimes", conspiration légitimiste trahie par Malo ; arrestation de Brottier et Lavilleheurnois
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École militaire — 7e arr.
École militaire
Cantonnement du régiment des Hussards de Bercheny dont plus d'un tiers émigrera et se mettra au service de l'Autriche
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Personnage(s) : Ladislas Ignace de Bercheny
École militaire — 7e arr.
École militaire
Le jeune Bonaparte étudie pendant un an à l'École militaire. Il arrive 42ème sur 58 au concours des officiers d'artillerie, ce qui n'est pas terrible pour un futur "génie militaire"
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Personnage(s) : Napoléon Bonaparte
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