Berty Albrecht, surintendante d'usine à partir de 1936. Elle cofonde avec Frenay le Mouvement de libération nationale (MLN) en août 1940 à Vichy.
Le groupe dit "des Surintendantes" rejoint le Mouvement de libération nationale, qui deviendra "Combat"
Le 4 février 1942, un événement discret mais décisif de la Résistance s'est déroulé rue Princesse, dans le 6e arrondissement. Ce jour-là, le groupe dit « des Surintendantes », composé de femmes engagées dans la clandestinité, a rejoint le Mouvement de libération nationale (MLN), qui deviendra plus tard le mouvement Combat, l'une des principales organisations de la Résistance intérieure française.
Cette rencontre marque une étape clé dans l'unification des réseaux antifascistes sous l'impulsion d'Henri Frenay, fondateur du MLN en 1940. Frenay, ancien officier, anime ce mouvement depuis Lyon et cherche à étendre son influence à Paris. Jeanne Sivadon, infirmière et résistante active, participe à cette fusion en représentant le groupe des Surintendantes, qui opère dans les milieux administratifs et sanitaires pour diffuser informations et tracts. Robert Guédon, également présent, contribue à la coordination logistique entre les cellules parisiennes.
La rue Princesse, située dans le quartier latin animé par des étudiants et intellectuels, offre un cadre propice aux rendez-vous secrets en pleine Occupation nazie. Ce ralliement renforce Combat, qui comptera bientôt des milliers de membres et mènera des actions de sabotage, de renseignement et d'évasion. L'adresse précise, modeste immeuble du quartier, symbolise les bases anonymes de la Résistance urbaine.
Ce 4 février illustre la structuration progressive des mouvements de la France combattante face à Vichy et à l'occupant.
Sources
- Histoire de Combat - Wikipédia
- Henri Frenay - Wikipédia