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📖 Les Lieux de la Résistance à Paris THORAVAL Anne
Bibliographie

Les Lieux de la Résistance à Paris

THORAVAL Anne
Parigramme, 2007.
466 Fiches citant cet ouvrage
2007 Édition

Fiches citant cet ouvrage

466 fiches
Événement
1940
1940 — Musée de l'Homme/Groupe du Trocadéro/Réseau du "Musée de l'Homme"
p 10-11
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Événement
1940
août 1940 — Centrale du réseau de renseignement "Saint-Jacques"
p 11 & 25-26
Réseau de renseignement créé par le 2ème Bureau de la France libre, futur Bureau central de renseignements et d'action
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Événement
1943
27 mai 1943 — Appartement de René Corbin/Réunion du Conseil national de la Résistance
p 14 & 75
Réunion du CNR. Pascal Copeau (Libé-Sud), Gaston Tessier (CFTC), Louis Saillant (CGT), Joseph Laniel (PR), Marc Rucart (PS), André Mercier (PC), André Le Troquer (SFIO), Georges Bidault (démo-ch), Jacques Debû-Bridel (Ré …

Réunion du CNR. Pascal Copeau (Libé-Sud), Gaston Tessier (CFTC), Louis Saillant (CGT), Joseph Laniel (PR), Marc Rucart (PS), André Mercier (PC), André Le Troquer (SFIO), Georges Bidault (démo-ch), Jacques Debû-Bridel (Répu)

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Événement
1943
1943 — PC du journal "Le Franc-Tireur" (implanté auparavant à Lyon)
p 18-19
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Événement
1943
Événement
1940
1940 — Imprimerie Paul Dupont (dans une cache au 4ème sous-sol, sous les égouts)
p 20
Centrale d'un réseau de renseignement franco-anglais, munie d'un émetteur radio qui ne fut jamais découvert par les nazis
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Événement
1941
1941 — Demeure de Suzanne Spaak/Réseau de protection des enfants juifs
p 20-21
Plaque tournante des groupes se préoccupant du sort des enfants juifs
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Événement
1941
1941 — Oratoire du Louvre/PC d'un réseau de sauvetage d'enfants juifs
p 21
Le temple de l'Oratoire du Louvre sert de PC pour le sauvetage d'enfants juifs
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Événement
1940
30 octobre 1940
p 21-22 & 27
Les Allemands la croient une employée inoffensive qui ne comprend pas leur langue ; elle la comprend parfaitement, et elle note tout pendant quatre ans. Rose Valland a quarante et un ans en 1940. Fille d'un maréchal-ferr …

Les Allemands la croient une employée inoffensive qui ne comprend pas leur langue ; elle la comprend parfaitement, et elle note tout pendant quatre ans.

Rose Valland a quarante et un ans en 1940. Fille d'un maréchal-ferrant de l'Isère, historienne de l'art, elle est attachée de conservation bénévole au musée du Jeu de Paume, dans le jardin des Tuileries. Elle est célibataire, discrète, effacée, ce qui va servir.

Dès l'automne 1940, l'Einsatzstab Reichsleiter Rosenberg, service de spoliation dirigé par Alfred Rosenberg, réquisitionne le Jeu de Paume pour y entreposer, trier et expédier les œuvres d'art confisquées aux collections juives et aux institutions françaises. Les Rothschild, les David-Weill, les Kann, les Bernheim-Jeune sont pillés. Göring vient personnellement choisir des pièces, à plusieurs reprises. Les tableaux dits dégénérés, Picasso, Ernst, Miró, Klee, sont mis à part pour être échangés ou brûlés.

Jacques Jaujard, directeur des Musées nationaux, qui a organisé l'évacuation des collections du Louvre en 1939, demande à Rose Valland de rester en place et d'observer.

Elle reste quatre ans. Les Allemands la tolèrent comme une gardienne subalterne et ne savent pas qu'elle parle allemand. Elle écoute les conversations, note les noms des convois, les numéros de wagons, les destinations, les noms des marchands complices, les cotes des œuvres. Elle recopie parfois de nuit les listes de la Sonderstab. Elle transmet à Jaujard.

Ses informations permettent à la Résistance de ne pas saboter les trains chargés d'œuvres d'art, et surtout, après la Libération, de retrouver les dépôts en Allemagne et en Autriche : Neuschwanstein, Altaussee. Elle est nommée capitaine de l'armée française, part en Allemagne avec les Monuments Men et supervise pendant des années les restitutions. Plus de soixante mille œuvres reviendront en France.

Elle publie "Le Front de l'art" en 1961. Elle meurt en 1980, à peu près inconnue. Sa reconnaissance publique est venue après 2000.

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Événement
1940
1940 — Musée du Louvre (porte des Lions)/Bureau de Jacques Jaujard (salles du séquestre)
p 22
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Événement
1942
1942 — Magasin "le Nouveau-né"/Réunions du mouvement "Police et Patrie"
p 22-24
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Événement
1940
1940 — Centrale du mouvement de Résistance Combat/Comité de rédaction du journal "Combat"
p 24-25
Parution du premier numéro de "Notre Révolution", le 1er janvier 1941
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Événement
Événement
1940
1940 — Siège de la feuille d'informations "Pantagruel"
p 26-27
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Événement
1943
février 1943 — PC d'un réseau de sauvetage d'enfants juifs
p 28-30
Patronage protestant servant de centre de placement d'enfants juifs en province
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Événement
1940
1940 — Atelier de composition de journaux clandestins/Atelier de fabrication de faux papiers
p 30
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Événement
1944
1944 — Imprimerie du quotidien allemand "Pariser Zeitung"
p 30
Maurice Leroy fait imprimer son journal clandestin "Liberté" par l'imprimerie nazie
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Événement
1941
décembre 1941 — Imprimerie clandestine du journal "Socialisme et Liberté"/Imprimerie clandestine du journal "le Populaire"
p 31
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Événement
1942
17 septembre 1942 — Cinéma Rex (transformé en Soldatenkino)
p 32
Un cinéma réquisitionné pour les soldats de l'occupant, boulevard Poissonnière : les FTP du Groupe Valmy ont décidé que ce n'est pas un endroit où des Allemands doivent sortir tranquillement. Le Grand Rex, inauguré en 19 …

Un cinéma réquisitionné pour les soldats de l'occupant, boulevard Poissonnière : les FTP du Groupe Valmy ont décidé que ce n'est pas un endroit où des Allemands doivent sortir tranquillement.

Le Grand Rex, inauguré en 1932 au 1 du boulevard Poissonnière, est le plus grand cinéma de Paris : 2 800 places, une salle Art déco monumentale. Après le 14 juin 1940, ce programme change. L'administration allemande réquisitionne plusieurs grandes salles parisiennes pour en faire des Soldatenkinos : cinémas réservés aux troupes d'occupation. Le Grand Rex est l'un d'eux. Les soldats y viennent se délasser entre deux tours de garde.

Ce type d'établissement est, depuis 1941, une cible privilégiée des Francs-Tireurs et Partisans. Les FTP, branche armée du PCF, ont reçu l'ordre de frapper les soldats allemands sur le sol français. L'Organisation spéciale, puis les FTP, ont constitué des groupes de combat actifs à Paris, dont certains sont directement liés à la MOI (Main-d'Œuvre Immigrée). Le Groupe Valmy est l'un de ces groupes du PCF opérant dans la capitale.

Le 17 septembre 1942, des membres du Groupe Valmy, parmi lesquels Fosco Focardi, Wadel, Rideau et une combattante connue sous le prénom d'Élise, attaquent des soldats allemands devant le Grand Rex. L'action vise directement les hommes en uniforme qui entrent ou sortent du Soldatenkino. Dans le contexte de l'Occupation, chaque attaque de ce type risque d'entraîner des représailles sur des otages civils : les Allemands pratiquent la politique des exécutions collectives depuis la fin de 1941.

1942 est l'année la plus meurtrière pour la Résistance communiste à Paris. L'été a vu la grande rafle du Vél d'Hiv en juillet, la montée en puissance de la Gestapo et de la Brigade spéciale de la police française. Les FTP-MOI, dont beaucoup sont des immigrés juifs, espagnols et italiens, constituent le noyau dur de la résistance armée urbaine : ils tombent un à un sous les coups de la BS2, avant que le groupe Manouchian ne soit décimé en 1944.

L'attentat du Grand Rex s'inscrit dans cette stratégie : maintenir la pression, montrer que l'Occupation n'est pas tranquille, au prix de risques que les combattants mesurent parfaitement.

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Événement
1943
1943 — Comité des Banques/Organisation de Résistance de l'Armée (bureau de recrutement clandestin)
p 34
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Événement
1943
1943 — Cachette du capitaine Dumais
p 34-35
Planque de Dumais, parachuté pour récupérer et évacuer les pilotes alliés abattus
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Événement
1943
1943 — Salon de coiffure de Christine Georges (contact du capitaine Dumais)
p 34-35
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Événement
1941
13 novembre 1941 — Boîte aux lettres du service de renseignement du réseau "F2"
p 34
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Événement
1943
1943 — Salon de thé de Mme Blumer/Réunions du réseau "Résistance" et du MLN
p 35
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Événement
1941
1941 — Dispensaire de la rue Elzévir/Filière d'évacuation de juifs
p 36 & 158
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Événement
1940
1940 — Caserne de gendarmerie des Minimes/Quartier général du groupe Rocambole
p 36
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Événement
1942
1942 — Mairie du 3ème arrondissement
p 37
Odette Pilpoul fournit tickets de rationnement et papiers d'identité à la Résistance
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Événement
1942
1942
p 38
Militant de la section juive des FTP-M.O.I. spécialisé dans les sabotages en atelier
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Événement
1943
23 avril 1943 — Immeuble possédant une autre sortie au 18 rue Meslay
p 38-39
L'immeuble a deux sorties. Le prisonnier le sait. La Gestapo, non. Le 23 avril 1943, Peter Gingold marche sur le boulevard Saint-Martin encadré par des agents de la Gestapo. Il a vingt-sept ans, il est juif, communiste, …

L'immeuble a deux sorties. Le prisonnier le sait. La Gestapo, non.

Le 23 avril 1943, Peter Gingold marche sur le boulevard Saint-Martin encadré par des agents de la Gestapo. Il a vingt-sept ans, il est juif, communiste, allemand — trois raisons de mourir dans le Paris de l'Occupation. Arrêté à Dijon deux mois plus tôt, il a été interrogé, torturé, transféré à Paris. Les Allemands veulent des noms, des adresses, des lieux de réunion. Gingold décide de leur en donner un.

Il désigne le 11 boulevard Saint-Martin. « C'est là qu'on se retrouvait. » Les agents le font entrer dans l'immeuble. Ce que Gingold sait et qu'ils ignorent, c'est que le bâtiment possède une seconde sortie — au 18 rue Meslay, de l'autre côté. Le temps que les Allemands comprennent, Gingold a disparu dans les rues du 3e arrondissement.

Le « Travail Allemand » Gingold n'est pas un résistant ordinaire. Né en Bavière dans une famille juive, il a quitté l'Allemagne en 1933, quelques mois après l'arrivée de Hitler au pouvoir. À Paris, il rejoint les cercles de l'émigration antifasciste — il y croise Bertolt Brecht, Lion Feuchtwanger, Arthur London, le jeune Willy Brandt. Quand la guerre éclate, il s'engage dans ce que la MOI appelle le « Travail Allemand » — le TA, la plus dangereuse des missions.

Le principe est simple, l'exécution est suicidaire : approcher les soldats de la Wehrmacht, leur distribuer des tracts en allemand, leur faire lire des journaux clandestins, les convaincre que la guerre est perdue, les inciter à déserter. Il faut parler leur langue, connaître leur culture, deviner ceux qu'on peut toucher — et accepter que la moindre erreur signifie la mort. Gingold, avec sa parfaite maîtrise de l'allemand et son culot, excelle dans ce travail. Il rédige les tracts, organise la diffusion, coordonne les contacts.

Après l'évasion Après sa fuite du boulevard Saint-Martin, Gingold replonge dans la clandestinité. En août 1944, il participe à l'insurrection pour la libération de Paris. Après la guerre, il rentre en Allemagne, s'installe à Francfort, et consacre le reste de sa vie à la lutte antifasciste — interventions dans les écoles, manifestations contre le néonazisme, témoignages infatigables.

Il meurt en 2006, à quatre-vingt-dix ans. Il est enterré à Paris — la ville où il avait appris à résister, et d'où il s'était échappé un jour d'avril par une porte de derrière.

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Événement
1944
14 juillet 1944 — Lieu de l'assassinat d'Yves Toudic
p 38
Ce 14 juillet 1944, la police en uniforme laisse défiler la foule sans broncher — sauf une poignée d'hommes en civil, embusqués à l'angle de la rue Meslay. Le 14 juillet 1944 est le dernier de l'Occupation. Six semaines …

Ce 14 juillet 1944, la police en uniforme laisse défiler la foule sans broncher — sauf une poignée d'hommes en civil, embusqués à l'angle de la rue Meslay.

Le 14 juillet 1944 est le dernier de l'Occupation. Six semaines seulement séparent Paris de sa libération, et la ville le sent. Radio Londres, le Conseil national de la Résistance et le Comité parisien de libération ont appelé la population à sortir : tracts, papillons et journaux clandestins circulent par milliers. Près de cent mille personnes descendent dans les rues de la région parisienne, la place de la République figurant parmi les points de rassemblement. Fait nouveau, la police en tenue n'intervient guère — elle sent, elle aussi, que le vent a tourné.

Mais tous les policiers ne regardent pas ailleurs. À l'angle de la rue du Temple et de la rue Meslay, dans le 3e arrondissement, quelques inspecteurs en civil guettent. Yves Toudic, quarante-trois ans, se dirige vers la République — une manifestation qu'il a contribué à organiser. Terrassier breton devenu permanent du bâtiment, il est depuis septembre 1940 le responsable des comités populaires du Bâtiment pour la région parisienne, ces organes clandestins par lesquels le Parti communiste maintient la lutte à l'usine et sur les chantiers. Les hommes en civil le reconnaissent. Ils l'abattent sur le trottoir, devant le 2 de la rue Meslay.

Ces hommes ne sont pas des Allemands. Ce sont des Français, des fonctionnaires de la préfecture de police : les Brigades spéciales des Renseignements généraux. Créées en 1941 sous l'égide de Pierre Pucheu, la BS1 puis la BS2 « anti-terroriste » avaient une mission précise — traquer l'« ennemi intérieur », c'est-à-dire d'abord les communistes. Patientes, méthodiques, expertes en filatures et en fichage, elles avaient arrêté près de 3 200 personnes entre 1941 et 1944, livrées pour la plupart aux Allemands. C'est à elles que l'on doit le démantèlement des Bataillons de la jeunesse en 1942, puis celui des FTP-MOI du groupe Manouchian en 1943. La guerre d'Occupation avait aussi ce visage-là : une police française faisant la chasse à ses propres ouvriers.

Toudic était de ceux-là. Né en 1901 à Plourac'h, dans les Côtes-du-Nord, fils de laboureur, il était monté travailler comme terrassier sur les chantiers de la région parisienne et s'était fixé à Versailles, où il devint l'un des animateurs communistes locaux. En janvier 1936, au congrès de réunification syndicale, il entre à la commission exécutive de l'Union des syndicats de la région parisienne ; en 1938, il est secrétaire du comité régional du Bâtiment et siège à la fédération CGT. La clandestinité de 1940 ne fait que déplacer son combat sur un autre terrain — celui des comités populaires, où l'on organise la résistance quotidienne des travailleurs sous le nez de l'occupant.

Il n'atteindra jamais la place de la République. Le paradoxe est resté inscrit dans la topographie parisienne : la rue qui porte aujourd'hui son nom, dénommée par arrêté du 8 juin 1946, se trouve dans le 10e arrondissement, à quelques centaines de mètres au nord-est de la République — mais c'est rue Meslay, dans le 3e, qu'Yves Toudic est tombé. Une plaque y rappelle l'endroit exact, devant le 2, à ce coin de rue qu'il longeait pour rejoindre une manifestation à laquelle, six semaines avant la Libération, il n'arrivera pas. Les inspecteurs qui l'avaient abattu, eux, seraient traqués à leur tour dès l'insurrection d'août.

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Événement
1944
mai 1944 — Atelier de fabrication de faux papiers (du Mouvement de libération nationale)
p 39-40
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Événement
1943
1943 — Demeure de Leo Pinomevitchi/Planque de Joseph Boczor (ou Boczov)
p 39 & 291
Planque de Joseph Boczor, responsables du détachement des dérailleurs des FTP-M.O.I.
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Événement
1940
1940 — Imprimerie d'Henri Chevessier/Imprimerie clandestine du journal "Libération Nord"
p 41
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Événement
1942
juillet 1942 — Pharmacie Cannone/Centrale de diffusion du journal "Résistance"
p 42-43
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Événement
1943
2 juillet 1943 — Bistrot de la rue aux Ours
p 42
Meyer List est arrêté dans un bistrot où il mangeait régulièrement malgré les consignes
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Événement
1944
1944 — Dépôt de matériel du journal "Combat"
p 42
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Événement
1943
1943 — Planque de Paul Steiner et Daniel Apert (du mouvement "Résistance")
p 44
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Événement
1943
Événement
1942
8 juin 1942
p 46
Léon Pakin et Élie Wallach, combattants FTP-M.O.I., sont arrêtés lors d'une action de sabotage dans un atelier de fourreur qui fournissait l'armée allemande
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Événement
1940
septembre 1940 — Fondation de l'Atelier de la Bastille/Loge maçonnique clandestine
p 46
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Événement
1940
1940 — Hôtel du Grand Turenne/Demeure de Pierre et Simone Meunier
p 47
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Événement
1944
1944 — Imprimerie clandestine du journal "Témoignage chrétien"
p 48-49
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Événement
1942
24 novembre 1942 — Cabinet de dentiste du docteur Albert Maleplate
p 48
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Événement
1942
novembre 1942 — Confiserie Jacquin
p 49-50
Leopold Trepper joue les agents doubles et parvient selon ses dires à transmettre un rapport à Moscou par une employée de la confiserie en contact avec Fernand Pauriol
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Événement
1942
19 mai 1942 — Café du boulevard du Palais (fréquenté par les inspecteurs des Bs)
p 50
Attentat à la valise piégée des Groupes spéciaux FTP visant les inspecteurs des Brigades spéciales des RG. Un inspecteur est tué mais aussi un garçon de café
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Événement
1940
1940 — Préfecture de police/Section des affaires juives des Renseignements généraux
p 50-51
Constitution du fichier "Tulard", recensant les juifs de Paris, constitué par les brigades spéciales, Bs1 et Bs2, de la police parisienne ; il sera utilisé pour les rafles
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Événement
1943
1943
p 51
Organisation par Jaeger d'un groupe de voleurs de vélos pour la Résistance ; cache au rez-de-chaussée de l'appartement de Maurice Merleau-Ponty
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Événement
1940
1940 — Nouvel hôpital de l'Hôtel-Dieu (stocks de médicaments pour la Résistance)
p 51
Réseau d'aide à la Résistance parmi le personnel de l'Hôtel-Dieu, permettant des évasions de militants
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Événement
1941
21 novembre 1941 — Librairie Rive Gauche (librairie allemande pendant l'Occupation)/Attentat de l'OS
p 52-53
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Événement
1943
août 1943 — Atelier du serrurier Richard/Boîte aux lettres du groupe Autodéfense
p 52-53
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Événement
1941
25 novembre 1941 — Appartement loué par Jules Dumont/Laboratoire clandestin de l'Organisation spéciale
p 52
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Événement
1940
1940 — Cachette de pilotes alliés/Réseau "Comète"/Réseau "Félix le Chat"
p 53
Chambres gérées par une filière d'évacuation pour les pilotes alliés abattus sur le sol français
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Événement
1943
1943 — Hôtel de Mme Pataillot/Dépôt d'armes principal du groupe "Libération-Nord"
p 54
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Événement
1942
1942 — Lycée Henri IV/Tour Clovis (poste d'observation des bombardements alliés)
p 54-55
Résultat des bombardements alliés communiqués à Londres par un groupe Résistant dits Volontaires de la liberté
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Événement
1943
1943 — Dépôt d'armes annexe du groupe "Libération-Nord"
p 54
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Événement
1943
1943 — Garage de Mr Grant/Cache de véhicules du Mouvement de Libération Nationale
p 55
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Événement
1941
21 août 1941 — Bistrot de la rue Le Goff (fréquenté par les Résistants communistes)
p 55
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Événement
1941
novembre 1941 — Demeure de Louis François/Centrale de presse du réseau "Confrérie Notre-Dame"
p 55
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Événement
Événement
1940
1940 — Maison mère de la congrégation du Saint-Esprit
p 56-57
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Événement
1941
novembre 1941 — Imprimerie Aulard (trop grande, pour des raisons de sécurité)
p 57-58
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Événement
1943
1943 — Café de Mme Andrée Goubillon
p 57
Cachette de 42 parachutistes français, agents du Bureau central de renseignements et d'action chargés de la réalisation du plan Sussex de préparation du débarquement
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Événement
Événement
1940
30 octobre 1940 — École supérieure de Chimie et de Physique/Demeure de Paul Langevin
p 59
On arrête dans son bureau le plus grand physicien français ; deux semaines plus tard, les étudiants de Paris descendent aux Champs-Élysées, et la Résistance commence. Paul Langevin a soixante-huit ans. Physicien de premi …

On arrête dans son bureau le plus grand physicien français ; deux semaines plus tard, les étudiants de Paris descendent aux Champs-Élysées, et la Résistance commence.

Paul Langevin a soixante-huit ans. Physicien de premier plan, inventeur du sonar pendant la Grande Guerre, professeur au Collège de France, directeur de l'École supérieure de physique et de chimie industrielles, il est l'une des gloires scientifiques françaises. Il est aussi un militant : fondateur en 1934 du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes avec Alain et Paul Rivet, président de la Ligue des droits de l'homme, compagnon de route du Parti communiste, dreyfusard de la première heure.

Le 30 octobre 1940, la Gestapo l'arrête dans son bureau de l'École de physique et chimie, rue Vauquelin dans le 5e arrondissement. Il passe trente-huit jours à la prison de la Santé, au secret, et subit un interrogatoire détaillé le 25 novembre. Il sera ensuite assigné à résidence à Troyes.

L'arrestation provoque une indignation qui traverse les clivages politiques du Quartier latin. Le 8 novembre 1940, une cinquantaine d'étudiants communistes, dont Claude Lalet, manifestent au Collège de France malgré les interdictions. Lalet sera interné puis fusillé à Châteaubriant en octobre 1941, aux côtés de Guy Môquet.

Le 11 novembre 1940, plusieurs milliers de lycéens et d'étudiants descendent aux Champs-Élysées et à l'Arc de Triomphe pour l'anniversaire de l'armistice de 1918, commémoration interdite par l'occupant. La manifestation est brutalement réprimée. Elle est considérée comme le premier acte public massif de résistance à l'occupant en France.

De cette effervescence naît aussi un journal. Georges Politzer, Jacques Solomon, gendre de Langevin, et Jacques Decour fondent en novembre 1940 L'Université libre, feuille clandestine qui paraîtra en cent quatre numéros jusqu'en octobre 1944. Les trois fondateurs seront arrêtés et fusillés au Mont-Valérien en mai 1942.

Hélène Langevin-Joliot, petite-fille de Langevin et de Marie Curie, physicienne, poursuit aujourd'hui son œuvre de vulgarisation scientifique.

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Événement
1942
1942 — Demeure de Jeanne Cuisinier/Boîte aux lettres du mouvement Manipule
p 60-61
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Événement
1942
2 mars 1942 — Demeure de Claude Gaulué/Atelier de fabrication de faux papiers (pour le PCF)
p 61-62
Claude Gaulué fabrique de faux documents ; sa filature fait tomber Arthur Dallidet
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Événement
1942
1942 — Demeure de Macha Lew/Dépôt de presse de la section TA des FTP-M.O.I.
p 61
Macha Lew diffuse le journal "Soldat im Westen" de la section du Travail antiallemand. Elle est arrêtée suite à la mort accidentelle de son compagnon Salek Bot
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Événement
1942
4 novembre 1942 — Cabinet du docteur Léon Greif/Service médical des FTP-M.O.I.
p 62-63
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Événement
1942
25 avril 1942 — Laboratoire clandestin de fabrication d'explosifs des FTP-M.O.I. (2ème détachement)
p 62
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Événement
Événement
1943
13 décembre 1943 — Café La Source
p 64-65
Arrestation de Michel Alliot, fondateur du réseau d'évasion Vaudevir ; il s'évadera du train de déportation
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Événement
1941
1941 — Demeure de Xavier Escartin//Filière d'évacuation des réseaux "Vaudevir" et "Orion"
p 64-65
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Événement
1941
1941 — Demeure de Michel Alliot/Filière d'évacuation des réseaux "Vaudevir" et "Orion"
p 64-65
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Événement
1944
8 avril 1944 — Demeure de Sylvie/Dépôt des archives du Comité d'action contre la déportation (CAD)
p 65-66
Le 8 avril 1944, rue Pierre Nicole dans le 5e arrondissement, Léo Hamon et ses camarades évacuent en urgence les archives du Comité d'action contre la déportation. Quelqu'un a parlé. La Gestapo peut arriver. Le CAD — son …

Le 8 avril 1944, rue Pierre Nicole dans le 5e arrondissement, Léo Hamon et ses camarades évacuent en urgence les archives du Comité d'action contre la déportation. Quelqu'un a parlé. La Gestapo peut arriver.

Le CAD — son nom officiel dissimulait son objet réel — était une organisation de résistance dont la mission était de lutter contre le Service du travail obligatoire. Le STO, institué par Vichy en février 1943, contraignait les jeunes Français à partir travailler dans les usines du Reich. Des centaines de milliers d'hommes avaient été ainsi déportés en Allemagne, non par idéologie mais par force. Pour beaucoup, le refus du STO fut le premier acte de résistance — et ce refus alimenta aussi les rangs du maquis.

Le CAD aidait les réfractaires à fuir, à se procurer de faux papiers, à trouver des filières. Il tenait des archives — noms, adresses, réseaux — qui ne devaient sous aucun prétexte tomber entre les mains allemandes. Ce 8 avril 1944, avec le débarquement qui approche et la répression qui s'intensifie, il faut déménager ces documents avant la rafle.

Léo Hamon, avocat, futur sénateur gaulliste, coordonne l'opération avec Raymond Borme et plusieurs femmes dont les prénoms seuls figurent dans les archives — Sylvie, Marie-Claire, Claire Lejeune. Ces figures anonymes de la résistance quotidienne, qui n'ont pas de rue à leur nom.

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Événement
1943
décembre 1943 — Autel de la chapelle de la bibliothèque des étudiants catholiques/Réseau "Comète"/Réseau "Félix le Chat"
p 66
Cachette du matériel de fabrication de faux papiers des réseaux "Comète" et "Félix le Chat"
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Événement
1943
février 1943 — Demeure d'Édith Thomas/Comité de rédaction de la revue "Les Lettres françaises"
p 66
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Événement
1943
mars 1943 — Demeure de Mme Verlingue/Boîte aux lettres du mouvement Résistance
p 67
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Événement
1943
juillet 1943
p 67-68
Rencontre entre l'Organisation civile et militaire et le Conseil national de la Résistance, le CNR
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Événement
1941
1941 — Entrepôt du bouquiniste de Maurice Magis
p 68
Maurice Magis utilise son éventaire de bouquiniste du quai de Conti comme boîte aux lettres pour la Résistance
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Événement
1941
avril 1941 — Hôtel des Monnaies/Quartier général du groupe Roussel
p 68
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Événement
1942
1942 — Café de la section française du SOE (réseau "Prosper")
p 69
Café acheté par le SOE, servant de point de chute et de centre d'évacuation pour les pilotes abattus
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Événement
1942
1942 — Librairie "la Maison du Livre Étranger"
p 70
Librairie servant de boîte aux lettres et de dépôt du journal "Résistance", bien que fréquentée par des allemands
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Événement
1942
31 mai 1942
p 70
Manifestation organisée par le PCF ; une militante est arrêtée avec son carnet d'adresses ; 32 militants sont arrêtés, 9 seront fusillés et 22 déportés
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Événement
1942
3 janvier 1942 — Planque de Louis Coquillet (membre de l'Organisation spéciale des Jeunesses communistes)
p 71-72
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Événement
1943
1943 — Demeure de Pierre Chaillet/Siège de la revue "Les Cahiers de Témoignage chrétien"
p 71
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Événement
1941
10 juin 1941 — Imprimerie clandestine du journal "La France continue"
p 71
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Événement
1940
août 1940 — Bureau des frères Émile-Paul/Société des Amis d'Alain-Fournier
p 72
Ils rejoindront le réseau du musée de l'Homme.
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Événement
1940
1940 — Église St Germain des Prés/Filière d'évasion
p 72-73
Le père Lancrenon fournit des faux papiers aux prisonniers évadés en utilisant son confessionnal
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Événement
1941
1941 — Librairies et Imprimeries réunies/Imprimerie clandestine du PCF
p 72
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Événement
1940
septembre 1940 — Imprimerie clandestine Charles Deva/Atelier de fabrication de faux papiers
p 73
Charles Deva cache les faux papiers dans sa vitrine, sous les publications légales
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Événement
1940
1940 — Caserne de la garde républicaine/Groupe Vengeance-Libre patrie
p 73
Louis Pascano crée avec des gardes républicains le groupe Vengeance-Libre patrie
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Événement
1943
1943 — Demeure de Jean Catelas/Planque de Maxime Blocq-Mascart
p 73-74
Maxime Blocq-Mascart doit quitter sa planque car le domicile de Jean Catelas est surveillé ; ce dernier sera fusillé par les nazis
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Événement
1941
janvier 1941 — Planque d'Armand Vanveers (qui a rejoint Paris après son évasion de Suisse)
p 73
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Événement
1943
Événement
1942
4 février 1942 — École des surintendantes d'usine/Centrale du Groupe des Surintendantes
p 74-75
Le groupe dit "des Surintendantes" rejoint le Mouvement de libération nationale, qui deviendra "Combat" Le 4 février 1942, un événement discret mais décisif de la Résistance s'est déroulé [[rue Princesse|doc:rue-princess …

Le groupe dit "des Surintendantes" rejoint le Mouvement de libération nationale, qui deviendra "Combat"

Le 4 février 1942, un événement discret mais décisif de la Résistance s'est déroulé [[rue Princesse|doc:rue-princesse.WebHome]], dans le [[6e arrondissement|doc:6e-arrondissement.WebHome]]. Ce jour-là, le groupe dit « des Surintendantes », composé de femmes engagées dans la clandestinité, a rejoint le Mouvement de libération nationale (MLN), qui deviendra plus tard le mouvement Combat, l'une des principales organisations de la Résistance intérieure française.

Cette rencontre marque une étape clé dans l'unification des réseaux antifascistes sous l'impulsion d'[[Henri Frenay|doc:henri-frenay.WebHome]], fondateur du MLN en 1940. Frenay, ancien officier, anime ce mouvement depuis Lyon et cherche à étendre son influence à Paris. Jeanne Sivadon, infirmière et résistante active, participe à cette fusion en représentant le groupe des Surintendantes, qui opère dans les milieux administratifs et sanitaires pour diffuser informations et tracts. Robert Guédon, également présent, contribue à la coordination logistique entre les cellules parisiennes.

La rue Princesse, située dans le quartier latin animé par des étudiants et intellectuels, offre un cadre propice aux rendez-vous secrets en pleine Occupation nazie. Ce ralliement renforce Combat, qui comptera bientôt des milliers de membres et mènera des actions de sabotage, de renseignement et d'évasion. L'adresse précise, modeste immeuble du quartier, symbolise les bases anonymes de la Résistance urbaine.

Ce 4 février illustre la structuration progressive des mouvements de la France combattante face à Vichy et à l'occupant.

Sources

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Événement
Événement
1940
1940
p 76
Constitution de l'Armée des Volontaires ; renseignement, aide aux prisonniers, récupération d'armes
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Événement
1943
20 juillet 1943 — Librairie "Au Vœu de Louis XIII" (tenue par Mme Wagner)/Boîte aux lettres du réseau "Défense de la France"
p 76-77
Une librairie de la rue Bonaparte servait de boîte aux lettres ; une trahison suffit à faire tomber tout un réseau. La librairie « Au Vœu de Louis XIII », au 68 de la rue Bonaparte, dans le 6e arrondissement, avait tout …

Une librairie de la rue Bonaparte servait de boîte aux lettres ; une trahison suffit à faire tomber tout un réseau.

La librairie « Au Vœu de Louis XIII », au 68 de la rue Bonaparte, dans le 6e arrondissement, avait tout d'un commerce ordinaire. C'était aussi l'une des boîtes aux lettres du réseau de résistance « Défense de la France », fondé en 1941 par Philippe Viannay pour produire et diffuser un journal clandestin du même nom.

Le 20 juillet 1943, Émile Marongin, membre du réseau, passe aux aveux. La Gestapo agit dans les heures qui suivent. La librairie est perquisitionnée, plusieurs membres sont arrêtés. Parmi eux : Jacques Lusseyran — aveugle depuis l'âge de huit ans, recruteur clé du réseau, qui compensait la perte de la vue par une mémoire et un sens de l'écoute hors du commun — et Geneviève de Gaulle, vingt-trois ans, nièce du général.

Geneviève de Gaulle est internée à Fresnes, puis déportée à Ravensbrück en février 1944. Elle survit. Rentrée en France en 1945, elle s'engage dans la lutte contre la grande pauvreté, préside ATD Quart Monde pendant vingt-six ans, publie en 1998 La Traversée de la nuit, récit sobre de sa déportation. Elle entre au Panthéon en 2015.

Lusseyran survécut à Buchenwald. Il écrivit Et la lumière fut, mémoire d'un aveugle qui avait choisi de résister en apprenant à lire les hommes autrement.

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Événement
1943
28 novembre 1943 — Demeure de Juliette Drouin
p 77-78
Maxime Blocq-Mascart échappe à une souricière tendue par la Gestapo chez les Drouin
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Événement
1942
5 janvier 1942
p 78
Marcel Bourdarias est arrêté après Louis Coquillet qui a donné leur rendez-vous sous la torture
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Événement
1943
12 novembre 1943 — Imprimerie clandestine du journal "Défense de la France"
p 79-80
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Événement
1940
1940 — Bureaux de la Conférence Laennec/Base du groupe Guédon (futur membre de "Combat")
p 80
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Événement
1940
juillet 1940 — Demeure d'Émile Jamart
p 81-82
Le docteur Émile Jamart participe à de nombreuses actions de Résistance
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Événement
1940
1940 — Demeure de Louis et Marie-Louise Mandin/Antenne du journal "La Vérité française"
p 82
Antenne parisienne du journal "La Vérité française" ; le réseau sera infiltré par Jacques Desoubrie, un agent français de la Gestapo, et démantelé ; Louis Mandin mourra en déportation
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Événement
1944
12 mars 1944 — Atelier de Georges Goës/Siège du Mouvement national des prisonniers de guerre et déportés
p 82-83
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Événement
1943
1943 — Demeure des "Petites vieilles de la rue d'Assas" (lieu de transmissions clandestines)
p 82
Réseau d'évacuation de pilotes alliés : lieu de transmissions du réseau Jade-Fitzroy
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Événement
1943
1943
p 83-85
Archives et lieu de réunions du Comité général d'information de Charles de Gaulle
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Événement
1943
1943 — Cabinet dentaire de Jean-Michel Broutin
p 83
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Événement
1943
1943 — Demeure de Marguerite Reveyrand/Secrétariat du Comité général d'études
p 83-85
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Événement
1942
juillet 1942 — Centrale du réseau "Max"/Réseau "Manipule"
p 83
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Événement
1943
18 décembre 1943 — Demeure de Mme Roserot de Meslin/Centrale du réseau "Cohors-Asturies"
p 85
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Événement
Événement
1943
1943 — Centrale nationale du réseau "Éleuthère" (lié au Comité d'action militaire, le COMAC)
p 86-88
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Événement
1942
1942 — Restaurant de Roger Picot/Dépôt de publications/Centre de renseignement
p 88
Centrale des réseaux Police et Patrie de Libération-Nord, et Brutus du CAS
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Événement
1940
octobre 1940 — Bureaux de l'Office de publicité générale/Groupe de la rue de Lille
p 89-90
Centrale de presse clandestine qui édite de nombreux journaux et revues
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Événement
1943
septembre 1943 — Demeure d'Albert Henraux/Planque de Pasteur Vallery-Radot et de Paul Milliez
p 91-92
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Événement
Événement
1944
12 juin 1944 — Bistrot de la rue de Bellechasse
p 92-93
Charles Gonard fait évader Jean-Pierre Levy de la Santé avec un groupe du Mouvement de Libération Nationale
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Événement
1941
23 juin 1941 — Siège de la Ligue des Volontaires Français contre le bolchevisme
p 92
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Événement
1943
1943 — Demeure de la famille Lajouanine/Planque de Jean-Pierre Levy
p 92-93
Planque provisoire de Jean-Pierre Levy après son évasion de la Santé
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Événement
1944
22 août 1944 — Siège du Parti communiste français (occupé par les milices de Darnand)
p 92
Reconquête du siège du PCF occupé par les milices de Darnand depuis janvier 1944 ; 8 combattants FTP sont tués
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Événement
1944
juin 1944
p 93
Madeleine Riffaud abat un officier allemand après l'annonce du massacre d'Oradour
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Événement
1944
28 juin 1944 — Appartement de fonction de Philippe Henriot
p 94-95
Quarante-huit jours plus tôt, Pierre Dac avait prédit la légende de sa tombe. Philippe Henriot, né à Reims en 1889, a mis vingt ans à devenir ce qu'il est en juin 1944 : la voix la plus écoutée de la France occupée. Dépu …

Quarante-huit jours plus tôt, Pierre Dac avait prédit la légende de sa tombe.

Philippe Henriot, né à Reims en 1889, a mis vingt ans à devenir ce qu'il est en juin 1944 : la voix la plus écoutée de la France occupée. Député de droite de la Gironde depuis 1932, catholique intégriste, antisémite et anticommuniste, il a glissé sans rupture de l'entre-deux-guerres réactionnaire vers la collaboration totale. En janvier 1944, Laval — sous pression d'Hitler, d'Abetz et d'Oberg, contre l'avis de Pétain — le nomme secrétaire d'État à l'Information et à la Propagande. Henriot prend aussitôt la parole deux fois par jour à Radio-Paris, à midi et le soir, devant des millions d'auditeurs. On le surnomme le « Goebbels français ». Sa voix chaude, à l'accent pathétique soigneusement travaillé, retient l'attention même de ceux qui le détestent.

Ce que fait Henriot à la radio, c'est une guerre des ondes entre Paris occupé et Londres libre. Face à lui, Pierre Dac et Maurice Schumann sur Radio Londres. Il est habile : il retourne les faits. La Résistance n'est qu'une bande de « terroristes » au service des Anglo-Saxons et des Juifs ; la déportation, une mesure d'ordre ; le maquis, une menace pour les civils. La Résistance elle-même reconnaît l'efficacité de ses éditoriaux. Radio-Paris n'est pas seulement une radio : c'est l'armement idéologique du régime collaborateur, la voix qui donne à la domination les apparences de la conviction. Dans la tradition marxiste d'analyse du fascisme — notamment celle de Bordiga, pour qui l'État fasciste n'est que le capitalisme sans masques —, Henriot en est l'instrument le plus efficace.

Quelques semaines avant sa mort, il s'en prend à Pierre Dac à l'antenne en mentionnant ses origines juives : « Qu'est-ce qu'Isaac, fils de Salomon, peut bien connaître de la France ? » Dac lui répond le lendemain sur Radio Londres dans un texte intitulé « Bagatelle sur un tombeau » : la tombe d'Henriot portera la mention Mort pour Hitler, fusillé par les Français. Il sera exaucé quarante-huit jours plus tard.

À cinq heures trente

La Résistance juge l'effet des éditoriaux d'Henriot suffisamment dévastateur pour que le COMAC — Comité d'action militaire — ordonne son enlèvement, ou à défaut son exécution. Charles Gonard, dit Morlot, futur compagnon de la Libération, est chargé de la mission. L'opération devait initialement se tenir dans les locaux du laboratoire d'entomologie du Muséum national d'histoire naturelle ; la cible est changée au dernier moment.

Le 27 juin au soir, Henriot grave son dernier éditorial. Son fils est reparti la veille pour le front d'Italie, où il combat du côté allemand. À l'aube du 28, Gonard et une quinzaine de résistants déguisés en miliciens pénètrent dans le bâtiment du 10 rue de Solférino. Gonard convainc Henriot d'ouvrir la porte de sa chambre. Face aux hommes armés, Henriot tente de se défendre. Il est abattu devant sa femme, qui hurle. Elle est épargnée.

La propagande répond

Dans les heures qui suivent, la Propaganda-Abteilung allemande couvre Paris d'affiches : le portrait d'Henriot et la légende Il disait la vérité. Ils l'ont tué. Le 2 juillet, des obsèques nationales sont célébrées à Notre-Dame en présence de Laval, du gouvernement vichyste et du cardinal Suhard. Pétain — qui n'avait pas contresigné la nomination — refuse de prendre la parole à la radio.

La Milice se charge des représailles. À Rillieux-la-Pape, près de Lyon, Paul Touvier fait fusiller sept Juifs « pour venger Henriot » — crime contre l'humanité qui ne sera jugé qu'en 1994, lors du procès Touvier. À Mâcon, sept autres personnes sont assassinées. Georges Mandel, ancien ministre républicain, est abattu dans le dos de seize balles.

Moins de deux mois plus tard, Paris sera libéré. Pierre Dac avait dit juste.

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Événement
1941
1941 — Siège de la revue "L'Ordre national"/Centrale du réseau de renseignement "Alliance"
p 95
Centrale du réseau de renseignement Alliance ; patrouilles "Turenne" et "Guynemer"
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Événement
1944
1944 — Quincaillerie de Georges Beyer/Boîte aux lettres du "Service B" du PCF
p 96
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Événement
1940
1940 — Siège du groupe de la rue de Bourgogne (filière d'évacuation)
p 96
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Événement
1940
1940 — Musée social/Secrétariat de l'Organisation civile et militaire
p 96
Maud Lemarié, bibliothécaire au Musée social, assure le secrétariat de l'OCM
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Événement
1943
6 avril 1943 — Centrale du Bureau des opérations aériennes (le BOA, qui dépend du Bureau central de renseignements et d'action, BCRA)
p 97
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Événement
1942
1942 — Demeure de Claire Chevrillon/Planque de Jean Ayral (dans le même immeuble)
p 97-98
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Événement
Événement
1944
18 février 1944 — Imprimerie de Marc Sangnier "la Démocratie sociale"
p 99
Arrestation du personnel de l'imprimerie par la Gestapo ; la plupart de ses membres mourront en déportation
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Événement
1942
1942 — Hôtel du duc d'Harcourt/Loge de concierge de Mme Jeanne Sauthier
p 100
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Événement
1943
1943 — Bureau du Comité des œuvres sociales de la Résistance (COSOR)
p 100-101
Le père jésuite Chaillet organise le Comité des œuvres sociales de la Résistance
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Événement
1942
1942 — Demeure d'Aimable Fouquerel/Réseau "Comète"/Filière d'évasion
p 101-102
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Événement
1942
1942 — Planque d'Henri Vidal
p 101
Planque d'Henri Vidal, membre du Service B de renseignement du PCF
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Événement
1940
1940 — Ministère des PTT/État-major du réseau Résistance-PTT/Atelier de fabrication de faux papiers
p 102-104
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Événement
1944
mars 1944 — PC du Comité français de la Libération nationale (Délégation générale)
p 104-105
PC de la Délégation générale du Comité français de la Libération nationale
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Événement
Événement
1943
1943 — Imprimerie de Georges Tournon/Dépôt de courrier du réseau "Jade-Fitzroy"
p 105
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Événement
1941
septembre 1941 — Direction des recherches et du contrôle technique des PTT
p 106
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Événement
1943
1943 — Planque du réseau "Shelburne"
p 107-108
Planque du réseau d'évacuation Shelburne successeur du réseau Oaktree démantelé ; 143 personnes évacuées vers l'Angleterre
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Événement
1944
1944 — Demeure de Robert-Jean de Vogüé/Centrale du Comité militaire d'action (Comac)
p 108
Centrale du Comité militaire d'action dans l'appartement de Robert-Jean de Vogüé
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Événement
1943
23 octobre 1943 — Réunions de l'Organisation de Résistance de l'Armée
p 109-111
Arrestation du général Verneau, giraudiste rallié à Charles de Gaulle ; il mourra à Buchenwald
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Événement
1943
1943 — Cours Frédéric Le Play/Dépôt d'armes et de journaux du Mouvement de libération nationale
p 109
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Événement
1943
octobre 1943 — Café-tabac Laffond/Boîte aux lettres de Maurice Chevance
p 111
Lieu de rendez-vous et boîte aux lettres de Maurice Chevance, un des principaux membres du réseau "Combat"
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Événement
1943
octobre 1943 — Demeure des sœurs Bertrand/Planque de Maurice Chevance-Bertin
p 111
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Événement
1943
1943 — Centrale du mouvement de Résistance Combat
p 112-113
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Événement
1943
mars 1943 — Centrale et dépôt d'armes du Mouvement de résistance des prisonniers de guerre et déportés
p 113
Centrale du Mouvement de résistance des prisonniers de guerre et déportés, le MRPGD
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Événement
1941
1941 — Bureau des secrétariats sociaux/Rédaction de la revue "Véritas"
p 114
Rédaction d'un journal Résistant chrétien qui publiait des textes de Pie XII
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Événement
Événement
1943
1943 — Orgue du temple du St Esprit
p 117
Les tuyaux d'orgue du temple servent de cachette pour le chiffre de la Délégation générale
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Événement
1942
octobre 1942 — Demeure et cabinet médical de Marcel Renet (groupe "Résistance")
p 117-118
Marcel Renet crée "Résistance", un des principaux journaux de la résistance gaulliste ; il sera déporté à Buchenwald
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Événement
1943
31 janvier 1943 — Garage de la Wehrmacht/Attentat FTP-M.O.I.
p 118-119
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Événement
1942
1942 — Banque Industrielle et Mobilière/Trésorerie du réseau "Confrérie Notre-Dame"
p 118
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Événement
1943
13 septembre 1943 — Pharmacie Bailly (possédant une double entrée rue de Rome et rue du Rocher)
p 119
Un espion ne disparaît jamais complètement; il change juste d'adresse. Leopold Trepper est le chef de l'Orchestre rouge. Ce réseau d'espionnage soviétique, le plus important jamais déployé en Europe occidentale, a fourni …

Un espion ne disparaît jamais complètement; il change juste d'adresse.

Leopold Trepper est le chef de l'Orchestre rouge. Ce réseau d'espionnage soviétique, le plus important jamais déployé en Europe occidentale, a fourni à Moscou des informations capitales sur les plans militaires allemands: l'invasion de l'URSS en juin 1941 avait été prévue et signalée à Staline; ce dernier n'y avait pas cru. Depuis 1936, Trepper dirige ses opérations depuis Bruxelles puis Paris, sous diverses couvertures commerciales.

En décembre 1942, l'Abwehr, le renseignement militaire allemand, l'arrête à Paris. Juif polonais né en 1904, communiste de longue date, il se retrouve dans les mains de ceux qui ont vocation à le faire disparaître. Il joue alors une carte extraordinaire: il se laisse "retourner", accepte de collaborer avec l'Abwehr contre Moscou. En réalité, il double les agents allemands, transmettant des informations contrôlées et attendant l'occasion de fuir.

Le 13 septembre 1943, l'occasion se présente. Il est conduit par ses gardes à la pharmacie Bailly, au 15 rue de Rome, dans le 8e arrondissement. Cette pharmacie possède une particularité que ses gardes ignorent: elle a deux entrées, l'une sur la rue de Rome, l'autre donnant sur la rue du Rocher. Trepper entre par une porte et sort par l'autre. Le temps que ses gardiens réalisent ce qui s'est passé, il est loin.

Il disparaît dans Paris. Jusqu'à la Libération, il se cache dans la capitale avec l'aide de militants communistes. Ses gardiens allemands, furieux, ne le retrouvent pas. C'est l'une des évasions les plus spectaculaires de l'histoire de l'espionnage de guerre.

Ce qui suit est plus sombre. Après la Libération, Trepper rentre en URSS. Staline, qui ne faisait confiance à aucun agent ayant survécu à une capture ennemie, le fait arrêter. Il passe dix ans dans les prisons soviétiques, accusé d'avoir été retourné. Il est libéré et réhabilité en 1954, après la mort de Staline. Il publie ses mémoires ("Le Grand jeu") en 1975 et meurt en Israël en 1982. La pharmacie de la rue de Rome ne savait pas encore qu'elle venait d'entrer dans l'histoire.

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Événement
1942
1942 — Bureau de Poste Paris 37 (service des pneumatiques)
p 119
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Événement
Événement
1943
16 octobre 1943 — Demeure de Gilbert Védy/Planque de Jean-Pierre Levy
p 120
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Événement
1944
mai 1944 — Réunion de Résistants trahie par la concierge
p 120-121
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Événement
1940
1940 — Locaux de la société Optimax Films/Imprimerie clandestine de tracts
p 121
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Événement
1942
décembre 1942 — Hôtel Bradford/Annexe du SD nazi
p 121
Pierre Georges, le futur colonel Fabien, est livré aux nazis par les Brigades spéciales françaises ; il parviendra à s'évader du fort de Romainville
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Événement
1941
décembre 1941 — Centrale du réseau "Confrérie Notre-Dame"
p 122-123
Centrale du réseau de la Confrérie Notre-Dame, chapeauté par le colonel Rémy
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Événement
1940
1940 — Demeure de Mr Chalugnon/Laboratoire de microphotographie
p 122
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Événement
1941
8 août 1941 — Compagnie française des pétroles/Bureau de Charles Deguy
p 123-124
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Événement
1942
15 mars 1942
p 123
Arrestation du chef du réseau de la Confrérie Notre-Dame, suite à la trahison de Capri
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Événement
1941
1941 — Locaux de la société de Maxime Blocq-Mascart
p 123
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Événement
1940
11 novembre 1940
p 124-125
Manifestation étudiante et lycéenne pour célébrer la victoire de 1918 ; elle entraîne une centaine d'arrestations
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Événement
1940
1940 — Mairie du 9ème arrondissement (service du courrier)
p 126
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Événement
Événement
1944
avril 1944 — Siège du journal "L'Auto"/Imprimerie clandestine du réseau "Libération-Nord"
p 127
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Événement
1943
1943 — Café de l'Électricité (tenu par Margot Khill)/Boîte aux lettres du réseau ""Sussex"
p 127
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Événement
1941
décembre 1941 — Radiguer (père et fils)/Imprimerie clandestine du journal "Défense de la France"
p 128
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Événement
1940
1940 — Demeure de Maurice Rolland (Comité national judiciaire)
p 128-129
Le groupe de la "Première présidence" se démarque du Front national des juristes
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Événement
1942
1942 — Atelier de fabrication d'explosifs
p 128
Nombreux sabotages par deux groupes de 4 ouvriers, militants communistes FTP-M.O.I.
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Événement
1941
18 décembre 1941 — Lieu de l'arrestation de Marcel Bertone (après l'attentat des rues Mayran et Lamartine)
p 129-130
Arrestation de Marcel Bertone, en fuite après un attentat contre un camion de la Wehrmacht, est dénoncé par le locataire collabo chez qui il s'était réfugié
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Événement
1941
18 décembre 1941 — Attentat des Bataillons de la Jeunesse
p 129-130
Camions de la Wehrmacht détruits par un groupe du PCF ; Marcel Bertone est arrêté
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Événement
1941
18 décembre 1941 — Attentat des Bataillons de la Jeunesse
p 129-130
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Événement
1940
1940 — Imprimerie Keller (tenue par Mr Bourquin)/Imprimerie clandestine des "Conseils à l'Occupé"
p 130
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Événement
1940
décembre 1940 — Demeure de Maurice Petit/Centrale des Bataillons de la Mort
p 130-131
Réseau de renseignement spontané, qui s'associera au groupe Dauphin-Simon de la SNCF
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Événement
1941
26 mars 1941
p 131-132
Le 26 mars 1941, Boris Vildé a rendez-vous place Pigalle avec Albert Gaveau. Il ne sait pas que Gaveau travaille pour la Gestapo depuis plusieurs semaines. Il est arrêté à la table du restaurant. Vildé a trente ans. Né e …

Le 26 mars 1941, Boris Vildé a rendez-vous place Pigalle avec Albert Gaveau. Il ne sait pas que Gaveau travaille pour la Gestapo depuis plusieurs semaines. Il est arrêté à la table du restaurant.

Vildé a trente ans. Né en Estonie, naturalisé français, linguiste et ethnologue au Musée de l'Homme, il avait commencé à résister dès l'été 1940 — presque immédiatement après l'entrée des Allemands dans Paris. Avec ses collègues du musée, Anatole Lewitsky et Yvonne Oddon, il avait mis en place l'un des tout premiers réseaux de résistance organisée en France occupée : filière d'évasion pour les soldats alliés, collecte de renseignements, et surtout publication d'un journal clandestin — Résistance — dont le premier numéro paraît en décembre 1940, six mois seulement après la défaite.

Le réseau est démantelé par trahison. Gaveau, qui s'était introduit dans le groupe en se faisant passer pour un résistant, livra ses membres un par un. Plusieurs avaient déjà été arrêtés avant Vildé.

Emprisonné à Fresnes, Vildé est jugé par un tribunal militaire allemand en janvier 1942. Il est fusillé au Mont Valérien le 23 février 1942, avec six autres membres du réseau. Il avait refusé de demander sa grâce.

Dans ses dernières lettres, il écrit sans désespoir. Il avait fait ce qu'il estimait juste. Gaveau, lui, survécut à la guerre — il fut condamné à mort par contumace, puis gracié.

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Événement
1943
1943 — Atelier de fabrication de faux papiers (du Mouvement de libération nationale, rapatrié de Lyon)
p 131
Centrale de fabrication de faux papiers du Mouvement de libération nationale, le MLN
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Événement
Événement
1940
Événement
1940
juin 1940 — Centrale du service de renseignement anglais du SOE
p 134-135
Le réseau de renseignement du SOE britannique est démantelé en juillet 1943
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Événement
1943
1943 — Demeure d'Odette Vignon/Boîte aux lettres du réseau "Résistance" et de "l'Organisation civile et militaire"
p 135-136
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Événement
1943
13 janvier 1943 — Bureau d'André Mulle à la Caisse d'allocations familiales de la Seine
p 136-138
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Événement
1943
23 octobre 1943 — Demeure de Roland Farjon/Centrale de l'Organisation civile et militaire
p 138
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Événement
1942
juin 1942 — Manifestation des Comités de femmes du PCF
p 138
Manifestation organisée par les militantes des Comités de femmes du PCF, de Paris, Seine et Seine et Oise, en réponse à la répression de la rue de Buci ; Laval est pendu à un réverbère et brûlé en effigie
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Événement
1940
août 1940 — Demeure de Maxime Roberte/Réseau de renseignement "Saint-Jacques"
p 138
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Événement
1941
1941 — Planque de David Diamant (groupe Solidarité)
p 139-140
Organisateur d'une grève des ouvriers fourreurs, entreprise de sabotage de la production destinée aux nazis
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Événement
1942
14 février 1942 — Lieu de l'arrestation d'André Pican
p 140
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Événement
1941
15 mai 1941 — Lieu de réunions de militants juifs de la M.O.I.
p 140-141
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Événement
Événement
1942
juillet 1942 — Planque de Gitel Birenbaum (groupe Solidarité)
p 141
Planque d'une jeune juive du groupe Solidarité qui s'engage dans la lutte armée
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Événement
1941
1941 — Magasin de cycles de Paul et Marie-Thérèse Lefebvre/Dépôt d'armes du PCF
p 142-143
Magasin et réparation d'armes et de fabrication d'explosifs de la Résistance
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Événement
1941
1941 — Établissement d'assurances de la CGT/Imprimerie clandestine du journal "Libération-Nord"
p 143
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Événement
1941
21 août 1941 — Station de métro Barbès-Rochechouart (quai de la ligne 4, direction Clignancourt)
p 144
Il avait vingt-deux ans, un revolver et la certitude que l'inaction était une capitulation en soi. Le 21 août 1941, à huit heures du matin, sur le quai de la ligne 4 de la station Barbès-Rochechouart, un jeune homme sort …

Il avait vingt-deux ans, un revolver et la certitude que l'inaction était une capitulation en soi.

Le 21 août 1941, à huit heures du matin, sur le quai de la ligne 4 de la station Barbès-Rochechouart, un jeune homme sort un revolver de sa poche et tire à bout portant sur un officier de la Kriegsmarine. L'aspirant Alfons Moser meurt sur le quai du métro parisien. C'est le premier acte armé mortel de la Résistance française contre les forces d'occupation.

L'homme qui tire s'appelle Pierre Georges. Il a vingt-deux ans. Connu sous le pseudonyme de "Frédo" dans les réseaux clandestins des Jeunesses communistes, il est encadré ce matin par Gilbert Brustlein, chargé de couvrir sa retraite, et par Albert Gueusquin et Fernand Zalkinow postés aux extrémités du quai pour surveiller et alerter. L'action est préparée dans le détail. Elle est volontaire et politique.

Le contexte est précis. Deux jours plus tôt, le 19 août, deux jeunes militants communistes — Samuel Tyszelman et Henri Gautherot — ont été arrêtés par les Allemands au cours d'une manifestation et fusillés en représailles. Le Parti communiste, engagé dans la Résistance armée depuis l'invasion de l'URSS par l'Allemagne en juin 1941, a décidé de répondre. Tyszelman et Gautherot seront les premiers d'une longue liste. Moser ne sera pas le dernier officier allemand à tomber à Paris.

Les conséquences sont immédiates et terribles. Les Allemands décrètent des représailles massives : des otages sont fusillés, des sections spéciales des tribunaux français condamnent rétroactivement des communistes arrêtés avant l'attentat. La spirale répression-résistance est enclenchée. Le nom de "Fabien" — pseudonyme que Pierre Georges adoptera ensuite — entre dans l'histoire comme celui du premier résistant à avoir tiré sur l'occupant dans les rues de Paris.

Pierre Georges mourra en décembre 1944 près de Mulhouse, tué par l'explosion d'une mine alors qu'il commandait les FTP-FFI de la région de Strasbourg sous le nom de colonel Fabien. Il avait vingt-cinq ans. Sa mémoire sera perpétuée par le nom d'une place du 19e arrondissement, la place du Colonel-Fabien, où le siège du Parti communiste français a été construit en 1971 par Oscar Niemeyer. Le 7 rue Le Goff, dans le 5e arrondissement, il retrouvera ses camarades quelques heures après l'attentat pour remettre son revolver à Jacques d'Andurain.

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Événement
1944
Événement
1942
1942 — Commerce de papier peint de Paul Jouan/Dépôt du mouvement "Résistance"
p 145
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Événement
Événement
1942
10 mai 1942
p 146-147
Maurice Feld est arrêté après une action square Montholon ; il sera fusillé au Mont Valérien
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Événement
1942
1942 — Atelier de confection Cohen frères/Attentat FTP-M.O.I.
p 147
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Événement
1941
13 août 1941
p 148
Plusieurs militants sont arrêtés lors d'une manifestation du PCF et des Jeunesses communistes ; Henri Gautherot et Samuel Tyszelman seront fusillés
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Événement
1941
13 août 1941 — Manifestation contre l'Occupation nazie
p 148-149
Poursuivi et arrêté par la police allemande après une manifestation, Samuel Tyszelman sera fusillé
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Événement
1943
23 septembre 1943 — Siège de la Fédération de la presse clandestine
p 149-150
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Événement
1944
7 juillet 1944 — Imprimerie clandestine du journal "Franc-Tireur" (qui tirait à 20 000 exemplaires)
p 150
En ce matin de juillet 1944, une presse tourne dans l'arrière-boutique d'une rue étroite du 10e — à sept semaines de n'avoir plus à se cacher. Le 7 juillet 1944, les forces d'occupation font irruption au 11 rue Bouchardo …

En ce matin de juillet 1944, une presse tourne dans l'arrière-boutique d'une rue étroite du 10e — à sept semaines de n'avoir plus à se cacher.

Le 7 juillet 1944, les forces d'occupation font irruption au 11 rue Bouchardon. C'est là, à deux pas de la rue du Faubourg-Saint-Martin, que tourne clandestinement l'imprimerie de l'édition parisienne de Franc-Tireur. Baumann, Jacques Ochs et Georges Altman sont arrêtés.

Franc-Tireur — le nom évoque les volontaires de 1870 qui avaient combattu hors des cadres militaires réguliers. Le mouvement est fondé à Lyon à l'automne 1940, d'abord sous le nom de France-Liberté, par un groupe d'hommes venus d'horizons divers : radicaux, socialistes, catholiques de gauche. Son journal clandestin tire à 6 000 exemplaires dès son premier numéro, ironiquement sous-titré « mensuel dans la mesure du possible et par la grâce de la police du Maréchal ». Il publiera trente-sept numéros avant la Libération. En 1943, sous l'égide de Jean Moulin, Franc-Tireur fusionne avec Combat et Libération-Sud au sein des Mouvements unis de la Résistance. Une édition parisienne distincte, clandestine, s'organise ensuite depuis les bureaux du boulevard de Sébastopol — et c'est cette branche que l'on imprime rue Bouchardon, à vingt mille exemplaires selon les archives du mouvement.

Celui que les Allemands arrêtent ce matin-là est depuis des années l'âme journalistique du journal. Georges Altman est né à Paris dans une famille d'origine russe. Après des études à Louis-le-Grand, il milite chez les étudiants socialistes révolutionnaires, entre à L'Humanité en 1922, rompt avec le PCF en 1929, et rejoint la rédaction du Progrès de Lyon, où il croise Élie Péju et le groupe Franc-Tireur. Il entre en clandestinité, devient l'un des principaux rédacteurs du journal, et supervise personnellement l'édition parisienne à l'été 1944. Albert Bayet, sociologue, professeur à la Sorbonne, gendre de l'historien Alphonse Aulard, figure lui aussi parmi les membres du mouvement présents rue Bouchardon — « en dépit de son âge », notera plus tard un témoignage.

Juillet 1944. Le débarquement de Normandie a eu lieu le 6 juin. Les Alliés combattent encore dans le Bocage. Paris est occupé, mais la Gestapo multiplie les descentes sur les réseaux qui lui résistent encore — comme si elle savait le temps compté. La rue Bouchardon paie ce prix le 7 juillet.

Altman est libéré le 18 août 1944, la veille de l'insurrection parisienne, par la police résistante. Le lendemain, 19 août, les policiers de la Préfecture prenaient eux-mêmes leur bâtiment. Paris serait libre six jours plus tard.

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Événement
1941
10 octobre 1941 — Demeure de Jean Vérines/Boîte aux lettres du réseau "Saint-Jacques"
p 150-151
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Événement
1942
1942 — Église Ste Marguerite/Filière d'évacuation de juifs
p 153
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Événement
Événement
1942
juin 1942 — Planque de Jean Moulin
p 153
Planque de Jean Moulin dans un immeuble a 2 issues, dont une entrée dans la cour par un cinéma
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Événement
Événement
1942
16 juillet 1942 — Demeure des Zerman/Réunions de militants du PCF
p 154
Les Zerman échappent à la rafle du Vel' d'Hiv', appelée avec cynisme opération "Vent printanier"
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Événement
1940
juin 1940 — Union nationale des combattants coloniaux/Bureau de Germaine Tillon
p 155-156
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Événement
1943
28 avril 1943 — Cabinet d'architecte de Mr Vivier/Bureau des opérations aériennes (BOA)
p 157
Le 28 avril 1943, [[Jean Ayral|doc:jean-ayral.WebHome]], chef du Bureau des opérations aériennes (BOA) de la Résistance, et M. Vivier sont arrêtés par la Gestapo au 20 [[boulevard des Filles du Calvaire|doc:boulevard-des …

Le 28 avril 1943, [[Jean Ayral|doc:jean-ayral.WebHome]], chef du Bureau des opérations aériennes (BOA) de la Résistance, et M. Vivier sont arrêtés par la Gestapo au 20 [[boulevard des Filles du Calvaire|doc:boulevard-des-filles-du-calvaire.WebHome]] à Paris, lors d’une réunion destinée à organiser un logement pour Ayral. Cette arrestation fait suite à une série de trahisons au sein du réseau, notamment celle de Marcel Goron, alias Gilbert, qui avait infiltré le groupe et transmis des informations à l’occupant. Les agents allemands, bien informés, découvrent des documents compromettants sur des parachutages, mais Ayral parvient à détruire une partie des preuves en avalant des photos et papiers qu’il portait sur lui. Après son arrestation, Ayral est conduit au siège de l’Abwehr, l’hôtel Cayré, boulevard Raspail, d’où il s’évade de manière spectaculaire en neutralisant plusieurs sentinelles, permettant également la fuite d’autres résistants. Cet événement marque un tournant dans la répression du réseau BOA, déjà fragilisé par de nombreuses arrestations, et accélère la mise en clandestinité de plusieurs de ses membres. [[Jean Moulin|doc:jean-moulin.WebHome]], alors chef du Conseil national de la Résistance, n’est pas présent lors de l’arrestation, mais le BOA, sous la direction d’Ayral, était un maillon clé de la coordination des parachutages alliés en France occupée.

Sources

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Événement
1940
1940 — Union générale des israélites de France (colonie scolaire, cantine et dispensaire)
p 157-158
Sociétés d'entraide des familles juives persécutées. Facilitait de fait les rafles des nazis ; d'aucuns la considérant comme ouvertement collaborationniste ; Rapoport et Bulawko seront déportés
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Événement
1943
1943 — Centrale du réseau de renseignement "Alliance" (dépendant de l'Intelligence Service)
p 158-159
Centrale du principal réseau de renseignement de l'IS en zone occupée
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Événement
1940
1940 — Imprimerie clandestine du journal "l'Humanité"/Imprimerie clandestine du journal "France d'abord" (PCF)
p 159
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Événement
1941
12 décembre 1941 — Planque du colonel Dumont (chez sa compagne Lucienne Paluy)
p 159
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Événement
1941
29 octobre 1941 — Imprimerie clandestine du PCF (créée par Rudolf Zeiler)
p 160
Arrestation de Rudolf Zeiler, imprimeur communiste clandestin, fusillé le 19 décembre. La police saisit l'"Appel aux juifs du Monde entier" et des timbres pour la collecte de fonds
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Événement
1943
22 avril 1943 — Demeure de Jean Lemberger
p 161
Arrestation de Jean Lemberger qui parvient à prévenir Marcel Rajman d'une trahison par Kajla Goldfarb, dite Lucienne, dite la Rouquine, indicatrice de police
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Événement
1940
1940 — Pâtisserie de la famille Scaffa/Boîte aux lettres des réseaux Valmy et Résistance
p 162-163
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Événement
1942
1942 — PC militaire du mouvement Résistance/Honneur de la police
p 162
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Événement
1940
septembre 1940 — Demeure de Paulin Bertrand/Centrale du réseau "Valmy"
p 163
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Événement
1942
1942 — Dépôt SNCF de la gare de Lyon/Réseau "Résistance-Fer"
p 163-164
Réseau de convoyage de matériel et de Résistants entre zone Nord et zone Sud
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Événement
Événement
1941
15 décembre 1941 — Demeure d'Odette et Georges Fauveau
p 165-166
Arrestation de Pierre Rebière et de deux agents de liaison de l'Organisation spéciale du PCF, dans une souricière
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Événement
1942
1942 — Mairie du 12ème arrondissement/Honneur de la police
p 165
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Événement
Événement
1942
28 février 1942 — Café boulevard Diderot
p 167
Arrestation d'Arthur Dallidet et de Marguerite Lamy en sortant d'un café. Le 28 février 1942, en fin de journée, un banal café du boulevard Diderot devient un point de bascule pour la direction clandestine du PCF. Arthur …

Arrestation d'Arthur Dallidet et de Marguerite Lamy en sortant d'un café.

Le 28 février 1942, en fin de journée, un banal café du boulevard Diderot devient un point de bascule pour la direction clandestine du PCF. Arthur Dallidet, responsable central de l’organisation et de la sécurité, y retrouve son agente de liaison Marguerite Lamy, qui travaille alors pour Jean Jérôme. Ils s’assoient, parlent de façon apparemment anodine, échangent des nouvelles de la famille ; Dallidet lui glisse discrètement une enveloppe de documents, ainsi qu’un paquet contenant une importante somme en devises et un peu d’or, destiné à l’appareil clandestin.

Ce que les deux militants ignorent, c’est qu’ils sont déjà dans le viseur des Brigades spéciales. La filature d’un responsable régional (Pican, en liaison avec la direction parisienne) a permis à la BS1 de remonter jusqu’aux cercles proches du centre du Parti. Quand Dallidet et Lamy quittent le café, à l’angle du boulevard Diderot et de la rue de Reuilly, les inspecteurs bondissent : un car de police arrive, des « ouvriers du comptoir » se révèlent être des policiers en planque, et les deux résistants sont arrêtés sur le trottoir.

L’enjeu est énorme. Dallidet, qui vient d’être livré à la police française puis aux Allemands, a sur lui ou vient de transmettre des listes de noms et d’adresses de l’appareil clandestin, ce qui entraînera une série d’arrestations, dont celle de l’importante agente de liaison « Betty » (Madeleine Passot). Il subit ensuite des interrogatoires et des tortures extrêmement violents à la Santé et dans les locaux de la Gestapo, sans parler selon les témoignages de ses codétenus, avant d’être fusillé au mont Valérien le 30 mai 1942.

Pour Marguerite Lamy, enceinte au moment de l’arrestation, commence un long parcours de détention, d’interrogatoires et de déportation, dont elle reviendra, contrairement à Dallidet.

[Emplacement précis inconnu: le 118 ou le 79 du bd Diderot]

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Événement
1942
28 février 1942 — Lieu de l'arrestation d'Arthur Dallidet
p 167
Arrestation d'Arthur Dallidet ; il sera torturé puis fusillé sans avoir parlé
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Événement
1943
1943 — Archives des groupes francs du réseau "Turma-Vengeance"/Réseau "Résistance-Fer"
p 167-168
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Événement
1941
1941 — Imprimerie d'Herschel Wolmark/Dépôt de presse clandestine de l'UJRE
p 168
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Événement
Événement
1943
février 1943 — Hôtel Dauphiné-Oriental/Atelier de fabrication de faux papiers
p 169
Centre d'hébergement clandestin de réfractaires au STO, et atelier de fabrication de faux papiers
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Événement
1943
février 1943 — École de chiffre de la Résistance (pour les techniciens radio)/Planque de Fernand Mercier
p 170-171
Centrale de transmissions radio du réseau Jade-Fitzroy dirigé par Claude Lamirault
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Événement
1943
1943 — Société d'application téléphonique/Service de renseignement "Jade-Fitzroy"
p 171
Centre d'écoutes téléphoniques pour le compte de la Résistance ; tenu par le réseau Jade-Fitzroy avec les employés de la Société d'application téléphonique
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Événement
1942
23 décembre 1942 — Demeure de Robert Keller/Réseau Vengeance (Source K)
p 172-173
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Événement
1943
20 septembre 1943 — Hôtel des Deux Avenues/Planque de Joseph Boczor (ou Boczov)
p 172
Prise en filature de Joseph Boczor par la Brigade spéciale n°2, suite à une visite d'Emeric Glasz, lui-même suivi
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Événement
1943
14 avril 1943 — Planque de Betka Weinraub (dans une chambre louée aux de Boudé)
p 173
Du 36, rue Brillat-Savarin (XIIIe arr.) à la gare d'Austerlitz, en passant par la rue Vergniaud et le boulevard Garibaldi, les Renseignements généraux remontent patiemment le fil d'un réseau de la MOI. En une journée, to …

Du 36, rue Brillat-Savarin (XIIIe arr.) à la gare d'Austerlitz, en passant par la rue Vergniaud et le boulevard Garibaldi, les Renseignements généraux remontent patiemment le fil d'un réseau de la MOI. En une journée, tout bascule.

Ce 14 avril 1943, la 3e section des Renseignements généraux repère Betka Weinraub. Sous le nom de Beila Brikner, cette jeune femme sert d'agent de liaison à Louis Gronowski, dit « Bruno », l'un des trois dirigeants nationaux des FTP-MOI — la branche immigrée de la résistance communiste armée. Elle est filée depuis sa chambre louée chez les de Boudé, au 36 rue Brillat-Savarin.

Les inspecteurs sont patients. Ils la suivent à travers Paris et, malgré elle, Weinraub les mène à plusieurs responsables du réseau. Au 40 rue Vergniaud, c'est Jean Jérôme qui tombe. À la gare d'Austerlitz, Teresa Nocce-Longo est cueillie alors qu'elle repartait en zone Sud après une réunion nationale de la direction clandestine.

Mais la journée réserve aussi un retournement. Au 65 boulevard Garibaldi, les inspecteurs arrêtent deux hommes : Kubin et Georgely, compagnons d'Otto Niebergall. Munis de faux papiers impeccables, les deux résistants bluffent si bien que des soldats allemands de passage interviennent en leur faveur et les font relâcher. Un miracle d'aplomb au milieu du désastre.

Pour Betka Weinraub, il n'y aura pas de miracle. Arrêtée, elle mourra en déportation. Gronowski, lui, échappera aux filets pendant toute la guerre, poursuivant la lutte clandestine jusqu'à la Libération. Il sera fait chevalier de la Légion d'honneur en 1946.

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Événement
1942
1942 — Couvent de la Sainte-Agonie/Centrale du réseau "Jade-Amicol"
p 173-174
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Événement
1942
août 1942
p 174
Cinq imprimeries du PCF sont démantelées à l'hiver 1943 ; Émile Le Gaillard est déporté
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Événement
1944
Événement
1944
1944 — Imprimerie Artra/Imprimerie clandestine du journal "Témoignage chrétien"
p 174
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Événement
Date imprécise — Garage de la préfecture de police (camions de détection nazis)
p 175-176
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Événement
1942
1942 — Centrale de diffusion du journal "Résistance"
p 175
Mme Maurice, belle-mère de Jacques Destrée, fondateur de "Résistance", organise un groupe de diffusion
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Événement
1942
20 janvier 1942 — Imprimerie Oudeville/Imprimerie clandestine des Éditions de Minuit
p 176-177 & 58
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Événement
1943
mai 1943 — Imprimerie de Georges Tournon/Réunions du groupe "Panta"
p 178-179
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Événement
Événement
1941
1941 — Boîte aux lettres principale du réseau "Turma-Vengeance"
p 179
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Événement
1942
1 août 1942 — Magasin Félix Potin/Comités patriotiques féminins (future UFF)
p 180-181
Le 1er août 1942, un groupe de résistants communistes pilla le magasin Félix Potin du 1 rue Daguerre en représailles aux répressions qui avaient suivi l'action de la rue de Buci. Deux policiers et un officier allemand fu …

Le 1er août 1942, un groupe de résistants communistes pilla le magasin Félix Potin du 1 rue Daguerre en représailles aux répressions qui avaient suivi l'action de la rue de Buci. Deux policiers et un officier allemand furent tués. Tous les membres du groupe de protection furent arrêtés et fusillés.

Au printemps 1942, un groupe de femmes communistes organisé par les Comités patriotiques féminins et les Francs-Tireurs et Partisans avait lancé une action sur le marché de la rue de Buci, dans le 6e arrondissement : distribution forcée de denrées à la population, refus de payer les commerçants. L'action visait à dénoncer les pénuries alimentaires de l'Occupation et à montrer que la résistance pouvait agir en plein Paris.

La répression avait été immédiate. Des arrestations suivirent ; des résistants furent déportés ou exécutés.

Le 1er août 1942, le groupe coordonné par Maurice Le Berre frappa en représailles. La cible : le magasin Félix Potin du 1 rue Daguerre, dans le 14e arrondissement. Félix Potin était alors la grande chaîne d'alimentation parisienne, omniprésente dans les quartiers populaires. L'opération se transforma en combat : deux policiers et un officier allemand furent tués.

L'action s'inscrivait dans un réseau plus large. Parmi les militantes actives dans cette période figuraient Lise Ricol, Maria Rabaté et Claudine Chomat, militantes des Comités patriotiques féminins qui allaient constituer l'Union des Femmes Françaises. Ces femmes, issues pour la plupart du Parti communiste, organisaient la résistance quotidienne à l'Occupation : tracts, manifestations, ravitaillement des clandestins, actions directes.

Le groupe de protection de Maurice Le Berre fut entièrement démantelé. Tous ses membres furent arrêtés et fusillés.

L'action de la rue Daguerre appartient à une séquence serrée : rue de Buci au printemps, rue Daguerre en août. La résistance communiste parisienne de l'été 1942 était organisée, déterminée, et payait un prix très lourd.

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Événement
1943
28 juin 1943 — Planque de Jean Cavaillès
p182
Né en 1903, normalien, agrégé de philosophie, Jean Cavaillès, chaire de méthodologie et logique des sciences à la Sorbonne, co-fonde le mouvement Libération en zone sud dès 1940. Il crée ensuite le réseau Cohors, issu de …

Né en 1903, normalien, agrégé de philosophie, Jean Cavaillès, chaire de méthodologie et logique des sciences à la Sorbonne, co-fonde le mouvement Libération en zone sud dès 1940. Il crée ensuite le réseau Cohors, issu de Libération-Nord, spécialisé dans le renseignement militaire et le sabotage. Revenu de Londres, il coordonne depuis Paris des opérations contre la Kriegsmarine en Bretagne, structure des groupes d'« action immédiate » avec son adjoint Jean Gosset, crypte et transmet des messages à destination de Londres. Il vit sous fausse identité, change régulièrement d'adresse : rue Jean-Dolent d'abord, puis avenue de l'Observatoire.

Le 28 juin 1943, le réseau Cohors fonctionne depuis la planque du 36 bis avenue de l'Observatoire. Cavaillès vient d'échapper à une arrestation. Le quartier est bien choisi : la proximité de la Santé et de plusieurs établissements universitaires rend le va-et-vient ordinaire, le voisinage discret. L'appartement sert à la fois de base logistique, de point de passage pour les agents de liaison et de centre de cryptage. Dehors, rien ne distingue cet immeuble des autres.

Mais l'été 1943 est fatal. Les services de contre-espionnage allemands infiltrent Cohors par un « Funkspiel » — technique de retournement d'agents radio utilisée sur tout le front Ouest. Le 28 août 1943, Cavaillès est arrêté en pleine rue, entre Port-Royal et le Luxembourg, sous sa véritable identité, au terme d'une filature. Emprisonné, interrogé, torturé, il ne parle pas. Jugé par un tribunal militaire allemand, il est fusillé dans les fossés de la citadelle d'Arras le 5 avril 1944, avec onze autres résistants. Son corps est jeté dans une fosse commune sous le numéro « Inconnu n°5 ». Son identité sera établie après la guerre.

Dans ses derniers mois de captivité, il a rédigé un manuscrit de philosophie. Il s'intitule Sur la logique et la théorie de la science. Il sera publié à titre posthume.

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Événement
1941
novembre 1941
p 182-183
Première rencontre entre le colonel Rémy et celui qui va devenir son adjoint
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Événement
Événement
1941
25 juin 1941 — Demeure d'Antoine Hajje, avocat connu comme militant du PCF
p 184-185
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Événement
1944
27 mai 1944 — Atelier de lithogravure/Imprimerie clandestine de "Défense de la France"
p 184
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Événement
1941
1941 — Demeure de Louis Pascano (Vengeance-Libre Patrie)
p 184
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Événement
Événement
1943
17 avril 1943 — Demeure de Peter Mod
p 186
Peter Mod échappe à une arrestation et fuit avec sa femme grâce à sa concierge
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Événement
1944
4 mai 1944 — Bureau de Rémy Dumoncel
p 186
Prévenu de l'arrestation de ses adjoints, Rémy Dumoncel se rend à Avron pour partager leur sort ; il mourra en déportation à Neuengamme
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Événement
1940
1940 — Planque de France Bloch et Frédo Serazin
p 187
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Événement
1943
novembre 1943 — Planque de Nicou/Réunions d'un groupe de Résistants
p 188-189
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Événement
1943
1943 — Dépôt clandestin de "Témoignage chrétien"
p 189
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Événement
1942
22 juin 1942 — Planque d'Étienne-Michel Laurent (mission Barter)
p 189
Le radio de la mission Barter est abattu par la Gestapo
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Événement
1943
1943 — PC du mouvement "Défense de la France"
p 190-191
Rédaction du journal "Défense de la France" dans un hôtel mis à sa disposition
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Événement
1942
1942 — Demeure de Rose Merot/Planque de Jean Jérôme
p 190
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Événement
1940
1940 — Café de Joseph Lacan/Réunions de la presse clandestine
p 191
Robert Bayer tient des réunions et corrige les épreuves de "Franc-Tireur". Réunions du groupe "Honneur de la Police". Préparation de l'occupation de la Préfecture de police le 19 août 1944
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Événement
1941
22 novembre 1941 — Hôtel Océan (réquisitionné par la Wehrmacht)/Attentat des Bataillons de la Jeunesse
p 192
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Événement
1943
1943 — Boutique de Monsieur Dolin/Boîte aux lettres de l'État-major PTT
p 192
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Événement
1942
20 avril 1942 — Lycée Buffon
p 193
Cinq lycéens s'engagent dans la lutte armée suite à l'arrestation de Raymond Burgard, un de leurs professeurs membre de "Valmy" ; ils seront arrêtés et fusillés le 8 février 1943
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Événement
1941
Événement
1941
décembre 1941 — Demeure du colonel Rémy (lors de son séjour pour organiser le réseau "Confrérie Notre-Dame")
p 194-195
Prises de contacts et développement de la Confrérie Notre-Dame ; les deux sœurs de Rémy sont arrêtées
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Événement
1944
1944 — Institut Pasteur/Dépôt de matériel médical du Comité médical de la Résistance
p 194
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Événement
1943
1943 — Demeure de Mme Julien/Filière d'évasion de fugitifs et aviateurs
p 195
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Événement
1942
1942 — Planque du colonel Rétoré (responsable du réseau "Alliance" en zone Nord)
p 195-196
Planque de Rétoré qui passera à l'Organisation civile et militaire puis trahira
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Événement
1940
septembre 1940 — Imprimerie "la Néogravure" (où travaille Maurice Petit)/Atelier de fabrication de faux papiers
p 196
Maurice Petit multiplie les activités de Résistance ; arrêté et déporté, il survivra
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Événement
Événement
Événement
1942
avril 1942 — Service technique des câbles téléphoniques à longue distance/Réseau Vengeance (Source K)
p 198
Le piratage des lignes de transmission nazies à l’adresse du 8 rue des Entrepreneurs, Paris, en avril 1942, est une opération de renseignement menée par des membres de la Résistance française. Cette action visait à inter …

Le piratage des lignes de transmission nazies à l’adresse du 8 rue des Entrepreneurs, Paris, en avril 1942, est une opération de renseignement menée par des membres de la Résistance française. Cette action visait à intercepter et exploiter les communications téléphoniques et télégraphiques de la Luftwaffe, de la Wehrmacht et de la Gestapo, permettant ainsi d’obtenir des informations stratégiques sur les activités et les plans des forces d’occupation allemandes à Paris. Parmi les personnes impliquées figurent Robert Keller, Edmond Combaux, Lionel Levavasseur, Abscheidt, Laurent Matheron et Pierre Guillou. Ces résistants ont mis en place un dispositif technique pour capter les transmissions ennemies, contribuant à la collecte de renseignements au profit des Alliés et de la Résistance intérieure. Ce type d’opération s’inscrit dans le contexte plus large des actions clandestines menées à Paris sous l’Occupation, où la surveillance et le sabotage des infrastructures de communication allemandes étaient essentiels pour le renseignement et la préparation des actions de libération.

Sources

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Événement
1944
5 août 1944 — Office régional du Travail de Paris/Bureau de Guy Flavien
p 199-200
Entre 1943 et août 1944, Guy Flavien avait effacé dix à douze mille noms des listes du travail obligatoire. Il fut arrêté le 5 août 1944. La Libération de Paris eut lieu quatorze jours plus tard. Le Service du Travail Ob …

Entre 1943 et août 1944, Guy Flavien avait effacé dix à douze mille noms des listes du travail obligatoire. Il fut arrêté le 5 août 1944. La Libération de Paris eut lieu quatorze jours plus tard.

Le Service du Travail Obligatoire, institué par la loi du 16 février 1943, imposait aux jeunes Français de partir travailler dans les usines du Reich. L'Office régional du Travail de Paris, au 3 bis place Adolphe Chérioux dans le 15e arrondissement, gérait les listes, les convocations, les assignations.

Guy Flavien avait vingt-deux ans et était étudiant ingénieur quand il entra dans la Résistance en 1943. Il fut affecté au service du Travail de l'Office régional, dans une position qui lui donnait accès aux décrets du STO avant leur publication officielle. Il transmit systématiquement ces informations à la Résistance, notamment au commandant Massiet, responsable du mouvement "Ceux de la Résistance" et de l'état-major FFI de la Seine, qui pouvait ainsi prévenir les personnes visées.

Parallèlement, il détruisit entre dix et douze mille dossiers. Des noms rayés de la liste signifiaient des convocations qui n'arrivaient jamais, des jeunes gens qui restaient en France.

Guy Flavien fut arrêté le 5 août 1944. Paris allait être libéré le 25 août. Il fut déporté à Buchenwald. Il y mourut le 1er avril 1945, d'épuisement, sept mois après la Libération de Paris, à vingt-quatre ans.

Les dossiers qu'il avait détruits représentent autant de vies qui prirent un autre chemin que le sien.

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Événement
Événement
1940
1940 — Service postal des prisonniers de guerre (où travaille Serge Lafourcade)
p 200
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Événement
1944
mars 1944 — Dépôt du Comité des œuvres sociales des organisations de Résistance (COSOR, créé en mars 1944)
p 201
Centre de ravitaillement pour l'aide aux familles des Résistants tués ou emprisonnés
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Événement
1943
1943 — Loge de concierge de Mamita/Boîte aux lettres du mouvement Résistance
p 201
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Événement
1942
1942 — Imprimerie clandestine du journal "Défense de la France"
p 201
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Événement
1941
Événement
1943
10 novembre 1943 — Café Dupont-Versailles/Réunions de l'état-major parisien du Bureau des opérations aériennes
p 203
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Événement
1944
3 juin 1944 — Réunions de la direction parisienne de l'Organisation de Résistance de l'Armée (giraudiste)
p 203
Arrestation de tout l'état-major de l'Organisation de Résistance de l'Armée, l'ORA
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Événement
Événement
1941
23 avril 1941 — Demeure d'Albert Hervé et de sa femme/Cachette d'aviateurs anglais
p 204
Arrestation d'Albert Hervé par la Gestapo ; il sera fusillé le 23 mai 1942 au Mont Valérien ; sa femme sera arrêtée le 14 février 1942
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Événement
1943
1943 — Entrepôts de la maison Corecta/Dépôt du journal "Témoignage chrétien"
p 204
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Événement
1942
1942 — Imprimerie clandestine du journal "Libération Nord"
p 204-205
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Événement
1942
1942 — Planque de Jean-Claude Camors/Filière d'évacuation d'aviateurs abattus
p 204
Planque de Jean-Claude Camors dont la tête est mise à prix par la Gestapo
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Événement
1941
1941 — Chapelle orthodoxe/Cachette de juifs lors de la rafle du Vel' d'Hiv'
p 206
Cachette et fourniture de faux papiers pour les juifs persécutés ; les deux religieux seront déportés
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Événement
Événement
1940
Événement
1942
mars 1942 — Pension de famille du Cygne bleu/Planque de Robert Pavart (FTP-OS)
p 207
Arrestation de Robert Pavart ; un carnet d'adresses est trouvé dans sa chambre qui provoquera nombre d'arrestations
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Événement
1940
1940 — Imprimerie nationale (placée sous direction allemande)
p 208
Récupération de collections typographiques et de timbres pour l'impression de faux papiers destinés à la Résistance
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Événement
1944
20 mars 1944 — Station de métro Javel
pp 209
Arrestation de Pierre Manuel lors d'un rendez-vous avec Pichard qui, arrivé en retard, échappera
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Événement
Événement
1942
mai 1942
p 210-211
Premières rencontres entre le délégué du PCF et le représentant du Bureau central de renseignement et d'action, le BCRA ; discussions sur la mise en commun des renseignements
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Événement
1944
17 avril 1944 — Gestapo française
p 211
Un bel immeuble bourgeois du 16e, un premier étage discret, et quatre mois qui suffiront à briser plus de trois cents résistants. Le 17 avril 1944, Friedrich Berger prend possession d'un appartement au premier étage du 1 …

Un bel immeuble bourgeois du 16e, un premier étage discret, et quatre mois qui suffiront à briser plus de trois cents résistants.

Le 17 avril 1944, Friedrich Berger prend possession d'un appartement au premier étage du 180 rue de la Pompe, entre la place Victor-Hugo et la Porte Dauphine. L'adresse n'a rien d'un lieu de police : c'est un immeuble haussmannien ordinaire, dans l'un des arrondissements les plus calmes de Paris occupé. C'est précisément ce qui en fait un outil redoutable.

Berger a trente-trois ans. Né en Allemagne en 1911, il est agent du SD — le service de renseignement de la SS — depuis plusieurs années. Son équipe est composite : une quarantaine d'auxiliaires français, recrutés dans les milieux de la collaboration et de la petite pègre, parfois motivés par l'argent, souvent par l'idéologie, toujours par l'impunité que leur offre la protection allemande. La presse libérée, puis les archives du procès, donneront à cette constellation un nom qui restera : la Gestapo de la rue de la Pompe. L'appellation est commode mais trompeuse — Berger est allemand, ses hommes sont français, et ce sont ces derniers qui commettent l'essentiel des arrestations, des interrogatoires et des tortures.

Le dispositif est efficace pour une raison simple : il pratique l'infiltration. Les auxiliaires français se présentent comme des résistants, des agents alliés parachutés, parfois comme des gaullistes en transit. Ils prennent contact avec des filières d'évasion vers l'Espagne, des réseaux du BCRA, des groupes de maquisards. Quand la confiance est acquise, ils donnent rendez-vous — et ce sont des dizaines de personnes qui disparaissent, raflées d'un coup au point de ralliement. Les prisonniers sont amenés rue de la Pompe. Le premier étage devient en quelques semaines l'un des lieux les plus redoutés de Paris.

Les méthodes sont celles de la Gestapo : baignoire, décharges électriques, passages à tabac prolongés. Certains parlent, la plupart meurent sans parler. En quatre mois, du 17 avril au 17 août 1944, l'équipe Berger arrête plus de trois cents résistants. Cent soixante-trois sont déportés ; une cinquantaine ne reviendront pas des camps. Quarante autres sont fusillés. Le procès tenu devant le Tribunal militaire permanent de Paris, du 19 novembre au 22 décembre 1952, établira un bilan d'au moins cent dix morts directement imputables à la rue de la Pompe.

Le chapitre le plus noir se joue dans les derniers jours de l'Occupation. Le 16 août 1944 — deux jours avant que les premiers chars de Leclerc n'entrent dans Paris — trente-cinq jeunes résistants, la plupart arrêtés par la bande Berger dans les semaines précédentes et détenus au 180 rue de la Pompe, sont emmenés au bois de Boulogne. Ils sont abattus à la mitraillette à la cascade de Longchamp. Leurs corps resteront sur place pendant deux jours. On parle aujourd'hui du massacre du bois de Boulogne ; sept autres résistants seront exécutés dans la nuit du 17 au 18 août au même endroit, portant le total à quarante-deux. La plupart avaient entre dix-huit et vingt-cinq ans.

Berger fuit Paris dans les convois allemands de l'été 1944. Arrêté en Allemagne après la guerre, puis relâché faute de preuves tangibles pour les occupants américains, il sera condamné à mort par contumace le 22 décembre 1952 par le Tribunal militaire permanent de Paris. Il ne sera jamais extradé. Il meurt à Munich en 1960, libre, d'une longue maladie.

Une plaque commémorative a été apposée sur la façade du 180 rue de la Pompe ; une autre, à la cascade du bois de Boulogne, rappelle le massacre des trente-cinq. L'immeuble lui-même n'a rien changé. On passe devant sans rien voir.

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Événement
1944
22 mars 1944 — Immeuble de la Gestapo
p 211
Pierre Brossolette torturé par la Gestapo se jette par la fenêtre pour ne pas parler. Le 19 mars 1944, la Gestapo identifie enfin Pierre Brossolette, détenu depuis six semaines à Rennes sans qu'on sache qui il était. Il …

Pierre Brossolette torturé par la Gestapo se jette par la fenêtre pour ne pas parler.

Le 19 mars 1944, la Gestapo identifie enfin Pierre Brossolette, détenu depuis six semaines à Rennes sans qu'on sache qui il était. Il est transféré au 84 avenue Foch, quartier général de la Gestapo à Paris. Les interrogatoires commencent. Deux jours et demi de torture.

Brossolette tient. Il connaît trop de noms, trop de réseaux, trop de visages — il sait ce que sa parole signifierait. Le 22 mars, profitant d'un instant d'inattention du gardien, menotté dans le dos, il se lève, ouvre la fenêtre de la chambre de bonne où il est enfermé au cinquième étage, et saute. Il tombe sur un balcon en contrebas, puis sur le trottoir. Il est ramassé vivant, transporté à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Il meurt le soir même sans avoir repris connaissance. Il avait quarante ans.

C'est Yeo-Thomas — arrêté le 21 mars, la veille, au métro Passy — qui avait organisé la mission dont l'objectif était de faire évader Brossolette avant que la Gestapo ne l'identifie. Il était arrivé trop tard.

Normalien, journaliste, homme de radio, résistant de la première heure, Brossolette avait été l'un des architectes de l'unification des mouvements de résistance de la zone nord. Son épitaphe la plus juste, il l'avait lui-même prononcée dans un discours à Londres le 18 juin 1943, en hommage aux résistants anonymes qu'il appelait les soutiers de la gloire.

Il est au Panthéon depuis 2015.

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Événement
Événement
1940
septembre 1940 — Demeure de Jacques Arthuys/Filière d'évasion du réseau "Hector"
p 212
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Événement
1941
1941 — Gestapo française (surnommée "la Carlingue")
p 212-213
Local annexe de la Gestapo ; prison où furent torturés et assassinés de nombreux Résistants
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Événement
1943
1943
p 212
Rencontre pour préparer les suites politiques du débarquement et de la Libération
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Événement
1943
25 septembre 1943 — Centrale de la Délégation générale en Zone Nord
p 213-214
Centrale de la Délégation générale investie par les allemands ; seul Bouchinet échappe
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Événement
1943
12 avril 1943 — Demeure de Claire Davinroy
p 214-215
Réunion organisée par Jean Moulin, destinée à trancher entre action immédiate ou seulement lors du Débarquement ; débat sur l'intégration des FTP à l'Armée Secrète, commandée par Delestraint, que le PCF refuse. Le 12 avr …

Réunion organisée par Jean Moulin, destinée à trancher entre action immédiate ou seulement lors du Débarquement ; débat sur l'intégration des FTP à l'Armée Secrète, commandée par Delestraint, que le PCF refuse.

Le 12 avril 1943, dans un appartement de la rue de la Faisanderie, dans le 16e arrondissement, Jean Moulin réunit autour de lui les hommes qui doivent décider de la stratégie militaire de la Résistance en zone occupée. Sont présents le colonel Passy — André Dewavrin, chef du BCRA à Londres —, Pierre Brossolette, le général Delestraint, commandant de l'Armée secrète, et les responsables des cinq mouvements de résistance de zone Nord. La réunion est clandestine, le lieu change à chaque fois, les participants arrivent séparément.

L'enjeu est considérable. Passy et Brossolette sont en France depuis février, envoyés par de Gaulle pour une double mission — baptisée « Arquebuse-Brumaire » — : unifier les mouvements de zone Nord et créer un état-major militaire de zone occupée, symétrique de celui de l'Armée secrète au Sud. La question qui divise ce 12 avril est celle qui traversera toute l'histoire de la Résistance : faut-il privilégier l'action immédiate — sabotages, attentats, guérilla — ou constituer une armée secrète structurée qui n'interviendra massivement qu'au moment du débarquement allié ?

Moulin, mandaté par de Gaulle, pousse à l'unification et à la discipline militaire. Brossolette, plus proche des mouvements de terrain, défend leur autonomie. Le débat est tendu. Delestraint tranche en faveur d'un commandement centralisé — les forces de zone Nord seront intégrées dans un état-major unique.

Un mois plus tard, le 27 mai, Moulin préside la première réunion du Conseil national de la Résistance, rue du Four. Deux mois après cette réunion de la rue de la Faisanderie, le 21 juin, il est arrêté à Caluire. Il meurt sous la torture le 8 juillet sans avoir parlé.

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Événement
Événement
1942
1942 — Appartement du colonel Pierre Lévy/Centrale du réseau "Confrérie Notre-Dame"
p 216-217
Centrale de la Confrérie Notre-Dame pendant 3 mois ; elle ne sera jamais découverte
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Événement
1940
1940 — Librairie et Bibliothèque Universelles (plaque tournante de la Résistance)
p 217-219
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Événement
1943
9 juin 1943 — Station de métro Rue de la Pompe
p 219
Arrestation du colonel Gastaldo, adjoint de Delestraint, et de Théobald, trahis par Hardy
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Événement
1944
25 février 1944 — Demeure d'Alfred Touny (Organisation civile et militaire)
p 220-222
Arrestation du colonel Touny, chef de l'OCM et fondateur du SR Centurie
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Événement
1941
1941 — Gestapo française (dite Gestapo Henri Martin)
p 220
Service de contre-espionnage français au service des nazis ; il infiltrera deux réseaux, "Défense de la France" et "Parsifal", et sera à l'origine de l'arrestation de 800 Résistants
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Événement
1943
28 septembre 1943 — Demeure du général nazi Julius Ritter/Attentat FTP-M.O.I.
p 222-223
Quatre hommes attendent devant le 18 rue Pétrarque à huit heures et demie du matin : le colonel SS qui déporte les travailleurs français vers l'Allemagne sort de chez lui pour la dernière fois. Julius Ritter est Standart …

Quatre hommes attendent devant le 18 rue Pétrarque à huit heures et demie du matin : le colonel SS qui déporte les travailleurs français vers l'Allemagne sort de chez lui pour la dernière fois.

Julius Ritter est Standartenführer SS. Né en 1892 en Thuringe, il est depuis 1943 le représentant en France de Fritz Sauckel, plénipotentiaire général à la main-d'œuvre du Reich. Sa fonction est précise : organiser le Service du travail obligatoire, le STO, qui envoie de force les jeunes travailleurs français dans les usines allemandes. Des centaines de milliers d'hommes sont ainsi déportés au travail. Le STO est, avec les rafles antisémites, l'une des mesures les plus haïes de l'Occupation ; il alimente le maquis, où fuient ceux qui refusent de partir.

Ritter habite au 18 rue Pétrarque, dans le 16e arrondissement, quartier tranquille de la porte Dauphine. Ses horaires sont réguliers.

Le 28 septembre 1943, vers huit heures et demie du matin, une équipe des FTP-MOI l'attend devant son domicile. Ils sont quatre : Marcel Rajman, ouvrier tricoteur juif polonais de vingt et un ans ; Spartaco Fontanot, Italien de vingt et un ans, fils de réfugiés antifascistes ; Celestino Alfonso, Espagnol de vingt-sept ans, ancien des Brigades internationales ; Leo Kneler, Allemand antinazi. Quand Ritter sort, ils l'abattent.

L'effet à Berlin est immédiat. Himmler ordonne à Carl Oberg, chef de la police allemande en France, de liquider les "terroristes." Les exécutions d'otages, suspendues depuis l'automne 1942, reprennent : cinquante otages du camp de Romainville sont fusillés au Mont-Valérien le 2 octobre 1943.

La traque des FTP-MOI s'intensifie. Les Brigades spéciales de la police française de Vichy, qui filent les militants depuis des mois, opèrent une vague d'arrestations en novembre 1943. Missak Manouchian, Marcel Rajman, Spartaco Fontanot, Celestino Alfonso et dix-neuf autres sont arrêtés. Vingt-deux sont fusillés au Mont-Valérien le 21 février 1944. Olga Bancic, seule femme du groupe, est décapitée à Stuttgart en mai. L'occupant en fait l'Affiche rouge, qui devait les déshonorer et les rendit immortels.

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Événement
1940
1940 — Demeure de Simone Martin-Chauffier/Cachette de Résistants
p 222
Lieu de réunions du groupe du Trocadéro, appartenant au réseau du musée de l'Homme
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Événement
1941
Événement
1942
10 novembre 1942 — Demeure du colonel Rétoré
p 224-225
Arrestation du colonel Rétoré qui va trahir son réseau, entraînant de nombreuses arrestations ; il sera relâché en janvier 1943
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Événement
Événement
1943
28 juillet 1943 — Attentat FTP-M.O.I. (visant le général von Schaumburg, commandant du Gross Paris)
p 225-226
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Événement
1944
21 mars 1944
p 227-228
Le 21 mars 1944 à 11 heures du matin, Forest Yeo-Thomas attend un contact à la station de métro Passy. La Gestapo l'attendait aussi. Il est arrêté, conduit au 84 avenue Foch, et poussé dans un bureau aux cris de Wir habe …

Le 21 mars 1944 à 11 heures du matin, Forest Yeo-Thomas attend un contact à la station de métro Passy. La Gestapo l'attendait aussi. Il est arrêté, conduit au 84 avenue Foch, et poussé dans un bureau aux cris de Wir haben Shelley ! — ils ont Shelley, son nom de guerre. Le "Lapin blanc" est pris.

Yeo-Thomas est britannique, francophone, agent du SOE — le service secret britannique chargé des opérations clandestines en France occupée. C'est sa troisième mission à Paris. Les deux premières l'avaient vu unifier les réseaux de résistance de la zone nord avec Brossolette et Passy, puis plaider directement auprès de Churchill pour augmenter les parachutages d'armes. Cette fois, il est venu pour une seule raison : libérer Pierre Brossolette, arrêté en février en Bretagne avec Émile Bollaert après le naufrage de leur bateau d'exfiltration.

Il arrive trop tard. Brossolette, identifié le 19 mars et transféré avenue Foch, se suicide le 22 mars en se jetant par la fenêtre — menotté dans le dos, ne voulant pas parler sous la torture.

Yeo-Thomas, lui, tient. Deux mois d'interrogatoires, Fresnes, Compiègne, Buchenwald. Il n'a fourni aucune information. Il survivra, témoignera aux procès de Nuremberg, mourra à Paris en 1964. Une rue du 13e arrondissement porte son nom.

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Événement
Événement
1943
9 juin 1943 — Station de métro La Muette
p 229
Arrestation par Kramer, chef de l'Abwehr, du Charles Delestraint, trahi par Hardy ; il sera assassiné à Dachau
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Événement
1942
1942 — Gare de La Muette (lieu de rendez-vous entre colonel Rémy et Georges Beaufils)
p 229-230
Lieu de rencontres entre le représentant de Charles de Gaulle et celui du PCF
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Événement
1941
1941 — Centre postal de la rue Singer/Atelier de fabrication de faux papiers
p 229
Réseau de postiers rattaché à Libération-Nord ; sabotage du courrier et fabrication de faux papiers
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Événement
1943
août 1943 — Demeure de Cécile Hulot/Centrale du Mouvement de Résistance des Prisonniers de guerre et déportés
p 230-231
Centrale en zone Nord du Mouvement de Résistance des prisonniers de guerre et déportés, le MRPGD
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Événement
1941
1941 — Demeure de Jean Madeline/Imprimerie clandestine du journal "Unter Uns" (groupe Guédon)
p 231
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Événement
1942
juin 1942 — Imprimerie clandestine de la section juive des FTP-M.O.I.
p 231
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Événement
1942
1942 — Demeure de la famille Petit/Planque du colonel Rémy
p 231
Planque de repos du colonel Rémy, où toute activité illégale est proscrite par sécurité
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Événement
1943
20 juillet 1943 — Demeure d'Anne-Marie et Robert Salmon
p 232
Lieu d'hébergement de Résistants du réseau "Défense de la France" ; évacué après la chute de la librairie "Au vœu de Louis XIII"
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Événement
1943
3 juin 1943 — Rue Mirabeau/Attentat FTP-M.O.I.
p 233
Attentat contre un car de la Kriegsmarine ; Ernst Blaukopf, blessé, se tire une balle dans la tête pour ne pas tomber aux mains des nazis ; il survivra, sera torturé, puis fusillé au Mont Valérien
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Événement
1941
1941 — Centrale des groupes Guédon/Siège du journal "Les Petites Ailes"
p 233
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Événement
1940
1940 — Demeure de la famille Dillemann/Réseau "Cohors-Asturies"/Atelier de fabrication de faux papiers
p 233-234
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Événement
1941
15 décembre 1941 — Planque de Pierre Rebière
p 234-235
Arrestation de Pierre Rebière ; il sera fusillé au Mont Valérien le 5 octobre 1942
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Événement
1940
1940 — Demeure d'Arlette Lejeune (Organisation civile et militaire, Confrérie Notre-Dame, Cohors, secrétaire du colonel Rémy)
p 234
Le studio d'Arlette Lejeune devient une plaque tournante de la Résistance à Paris
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Événement
1941
1941 — Première planque parisienne d'Albert et Cécile Ouzoulias (ils en auront 23 en tout)
p 235
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Événement
1943
mai 1943 — Planque du général Charles Delestraint (chef de l'Armée secrète)
p 236-237
Planque du Charles Delestraint lors de son arrivée à Paris ; il sera arrêté le 9 juin
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Événement
1942
28 mai 1942 — Planque de Paul Mauger (où le rejoint Capri)
p 237
Paul Mauger est arrêté suite à la trahison de Capri ; il a craqué sous les menaces sur la vie de ses parents
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Événement
1942
30 septembre 1942 — Cantonnement du service d'ordre du Parti populaire français
p 237
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Événement
1943
1943
p 238
Madeleine Dubas fait toutes ses liaisons en vélo pour éviter les contrôles du métro
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Événement
1944
janvier 1944 — Demeure des sœurs Benoît/Planque de Pierre Morel
p 239-240
Après plusieurs tentatives pour gagner Londres, Pierre Morel crée sa propre filière d'évasion
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Événement
1940
13 octobre 1940 — Demeure de Guy Môquet (chez ses parents)
p 239
Ce ne sont pas les Allemands qui l'arrêtent, mais trois inspecteurs français d'une brigade créée pour traquer les communistes ; il sera fusillé un an plus tard, sans jamais avoir été jugé. Guy Môquet a seize ans. Il est …

Ce ne sont pas les Allemands qui l'arrêtent, mais trois inspecteurs français d'une brigade créée pour traquer les communistes ; il sera fusillé un an plus tard, sans jamais avoir été jugé.

Guy Môquet a seize ans. Il est élève au lycée Carnot, il habite avec sa mère au 34 rue Baron, dans le 17e arrondissement. Son père Prosper Môquet, ouvrier cheminot, député communiste du 17e arrondissement, a été déchu de son mandat après la dissolution du Parti communiste en septembre 1939, arrêté en octobre, condamné à cinq ans de prison et déporté en Algérie. Le fils milite dans les Jeunesses communistes clandestines pour tenter d'obtenir sa libération autant que par conviction.

L'activité de ces jeunes militants est modeste et dangereuse : distribution de tracts à la volée dans le métro, collage de papillons, inscriptions à la craie sur les murs. Nous sommes en octobre 1940, quatre mois après l'armistice, dans un Paris où la Résistance n'existe pratiquement pas encore.

Le 13 octobre 1940, Guy Môquet est arrêté à la station de métro Gare-de-l'Est avec René Pignard, sur dénonciation, par trois inspecteurs de la police française appartenant à la Brigade spéciale de répression anticommuniste. Cette brigade est un service français, créé par des Français, dirigé par des Français, dont la mission est de traquer les communistes. Elle sera l'instrument le plus efficace de la répression de la Résistance à Paris.

Il refuse de parler. La perquisition à son domicile ne donne rien. Il est battu à la préfecture de police. Le tribunal correctionnel l'acquitte en janvier 1941, faute de preuves. L'administration le maintient néanmoins en détention, par voie administrative, et le transfère au camp de Châteaubriant.

Le 20 octobre 1941, le colonel Hotz est abattu à Nantes par Gilbert Brustlein et ses camarades. En représailles, quarante-huit otages sont désignés pour être fusillés. Le préfet Pucheu et les autorités françaises participent à l'établissement des listes. Guy Môquet, dix-sept ans, est fusillé le 22 octobre 1941 à la carrière de la Sablière, à Châteaubriant. Il avait écrit à sa mère la veille : "Certes j'aurais voulu vivre."

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Événement
1940
octobre 1940 — Siège de la Confédération des travailleurs intellectuels (future Organisation civile et militaire)
p 241-242
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Événement
1943
27 mai 1943 — Réunions de la section juive des FTP-M.O.I. (après la trahison de Davidowicz)
p 242-243
Réorganisation de la Section juive des FTP-M.O.I. après la trahison de Joseph Davidowicz. Elle se déroule malheureusement sous la surveillance des inspecteurs de la BS2 des Renseignements généraux
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Événement
1941
janvier 1941 — Centrale du réseau "Interallié" (dépendant de l'Intelligence Service)
p 243-244
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Événement
1941
avril 1941 — Demeure de Pierre de Froment/Lieu de diffusion du journal "les Petites Ailes de France"
p 243
Organisation de la diffusion des "Petites Ailes de France", qui deviendront "Combat"
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Événement
1943
Événement
1941
19 septembre 1941 — Garage Soga réquisitionné par la Wehrmacht (HKP 503)/Attentat des Bataillons de la Jeunesse
p 244
Boulevard Pershing, ils sont huit, ils ont vingt ans, et ils lancent des bouteilles enflammées sur les camions allemands : parmi eux, l'homme qui sera bientôt le colonel Fabien. Les Bataillons de la Jeunesse naissent à l …

Boulevard Pershing, ils sont huit, ils ont vingt ans, et ils lancent des bouteilles enflammées sur les camions allemands : parmi eux, l'homme qui sera bientôt le colonel Fabien.

Les Bataillons de la Jeunesse naissent à l'été 1941. Depuis le 22 juin, l'invasion allemande de l'URSS a levé la ligne de non-intervention que le Parti communiste français observait depuis le pacte germano-soviétique. L'ordre est désormais à la résistance armée. Ce sont les jeunes communistes qui forment les premiers groupes de combat : vingt ans en moyenne, formés aux Jeunesses communistes, quelques vétérans des Brigades internationales d'Espagne.

Pierre Georges, dit "Frédo", a vingt-deux ans en septembre 1941. Il a combattu en Espagne. Le 21 août, il a abattu l'aspirant Moser sur le quai du métro Barbès : c'est le premier attentat armé contre un militaire allemand dans Paris occupé. Cet acte ouvre la saison des représailles : l'occupant commence à fusiller des otages. Pierre Georges le sait. Il continue.

Le 19 septembre 1941, il est au boulevard Pershing, dans le 17e arrondissement. Avec lui : Conrado Miret-Muste, militant catalan exilé ; Gilbert Brustlein, jeune communiste alsacien ; Fernand Zalkinow, Marcel Bourdarias, Louis Marchandise, Asher Semahiya, Maurice Le Berre. Leur objectif : le garage Soga au numéro 21 du boulevard, réquisitionné par la Wehrmacht comme parc automobile sous la référence HKP 503. L'attentat est réalisé au cocktail Molotov. Les véhicules militaires allemands brûlent.

La méthode est simple, le risque immense. L'occupant applique la règle des otages : pour chaque soldat allemand tué ou blessé, des dizaines de Français sont fusillés. Pour les Bataillons de la Jeunesse, l'inaction est une capitulation. La résistance armée, quels qu'en soient les coûts immédiats pour les populations, est la seule réponse digne à l'occupation.

Le mois suivant, Gilbert Brustlein et Pierre Georges participent à l'assassinat du colonel Hotz, commandant allemand de Nantes, le 20 octobre 1941. En représailles, 48 otages sont fusillés à Châteaubriant et Nantes. Pierre Georges poursuit son activité clandestine, prend le nom de guerre de colonel Fabien, commande les FTP de la région parisienne. Il meurt en décembre 1944 en Alsace lors de l'explosion accidentelle d'une mine. La place Colonel-Fabien, dans le 10e arrondissement, porte son nom.

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Événement
1943
septembre 1943 — Demeure d'Hélène Peyronnet/Planque de Forest Yeo-Thomas et de Pierre Brossolette
p 244-245
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Événement
1942
1942 — Caserne de pompiers (collecte et dépôt d'armes)
p 245
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Événement
1940
26 novembre 1940 — Demeure d'Etta Shiber et Kitty Beaurepos/Filière d'évacuation de pilotes
p 246
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Événement
1941
1941 — Demeure de Marcel Fourrier/Comité de rédaction de "Notre révolution"
p 246
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Événement
Événement
1940
1940 — Marché couvert de la rue de l'Olive/Étal de poissonnerie de Mme Meunier
p 248-249
Mme Meunier crée son propre réseau de renseignement pour le compte de l'IS
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Événement
1942
Événement
1943
17 novembre 1943 — Demeure d'Iréné Cazals (agent de liaison de Roger Hérissé, du réseau "Confrérie Notre-Dame")
p 249
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Événement
Événement
1941
octobre 1941 — Dépôt annexe de propagande du PCF
p 249
Les Brigades spéciales démantèlent un dépôt de presse du PCF après l'arrestation d'Ange Labbé
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Événement
1940
1940 — Patronage Championnet/Boîte aux lettres de plusieurs Résistants/Atelier de fabrication de faux papiers
p 250-251
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1942
15 février 1942 — Planque de Danielle Casanova
p 250
Planque de Danielle Casanova, arrêtée rue de Grenelle chez Georges Politzer
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Événement
1943
octobre 1943 — Centrale du réseau "Vidal"
p 250
Recueil de renseignements sur le réseau SNCF, acheminés à Londres par le réseau Brutus
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Événement
Événement
1940
octobre 1940 — Imprimerie clandestine du PCF (dirigée par Maurice Gleize)
p 251
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Événement
1940
Événement
1940
septembre 1940 — Demeure de Rex Puterflam/Réunions de la section juive de la M.O.I.
p 252
Réorganisation de la section juive de la M.O.I. ; publication du journal "Unzer Wort"
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Événement
1941
16 novembre 1941 — Planque de Czerniawski (chef du réseau "Interallié", et d'opérateurs radio)
p 253-254
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Événement
1943
janvier 1943 — Domicile clandestin du couple Jugeau (PC)
p 254-256
Réseau de renseignement du PCF qui travaille en collaboration avec Londres
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Événement
1941
1941 — Loge de concierge de Mme Gannie/Boîte aux lettres du service de renseignements Interallié
p 256
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Événement
1942
1942 — Loge de concierge/Boîte aux lettres du mouvement Résistance
p 256-257
Le jeune Jean Weibel sert d'agent de liaison pour le mouvement "Résistance"
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Événement
1940
1940 — Imprimerie de Pierre Boursin (fabrication de faux papiers et impression de tracts)
p 256
Pierre Boursin est arrêté par la Gestapo ; il mourra à la forteresse de Strehlen en Silésie
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Événement
1942
30 juin 1942 — Demeure de la famille Wallach/Organisation juive d'entraide "Solidarité"
p 257
Deux semaines avant le Vel d'Hiv, au 108 boulevard de Rochechouart, la police frappe à une autre adresse. Au printemps 1942, Paris entre dans l'été le plus sombre de l'Occupation. Les arrestations de Juifs s'accélèrent. …

Deux semaines avant le Vel d'Hiv, au 108 boulevard de Rochechouart, la police frappe à une autre adresse.

Au printemps 1942, Paris entre dans l'été le plus sombre de l'Occupation. Les arrestations de Juifs s'accélèrent. Les rafles se succèdent. Le gouvernement de Vichy négocie activement avec les autorités allemandes l'organisation d'une grande opération — elle aura lieu le 16 juillet, au Vel d'Hiv.

Au 108 boulevard de Rochechouart, dans le 18e arrondissement, au bas de la butte Montmartre, vit la famille Wallach. Élie Wallach est militant de « Solidarité » — l'organisation juive communiste clandestine fondée en 1939, au lendemain de l'interdiction du PCF. Elle s'est constituée à partir de la section juive de la MOI, la Main-d'œuvre immigrée, qui regroupe les travailleurs étrangers communistes réfugiés en France depuis les années vingt et trente — Polonais, Roumains, Hongrois, fuyant les pogroms et la montée des fascismes d'Europe centrale.

Solidarité opère sur plusieurs fronts : aide matérielle aux familles de détenus et de déportés, diffusion de tracts, sauvetage d'enfants, et — de plus en plus à mesure que la répression s'intensifie — résistance armée. Ses membres sont pour la plupart des immigrés récents, souvent sans papiers solides, sans domicile stable. La clandestinité n'est pas pour eux une posture politique : c'est un mode de vie imposé depuis des années.

Le 30 juin 1942, Élie Wallach est arrêté. L'arrestation entraîne celle de plusieurs membres de sa famille et d'autres militants. L'adresse du boulevard de Rochechouart était à la fois un domicile familial et une adresse de l'organisation — le type de superposition qui rend une arrestation si dévastatrice dans un réseau clandestin : on ne perd pas seulement un militant, on perd un lieu, un relais, un maillage entier.

Ce que nous savons, c'est le calendrier. Le 30 juin 1942 est à seize jours du Vel d'Hiv. En juillet, 13 152 Juifs de Paris et de banlieue seront arrêtés par la police française, conduits au Vélodrome d'Hiver, puis à Drancy, puis à Auschwitz. Les militants de Solidarité qui n'avaient pas encore été arrêtés survivront quelques mois de plus — et beaucoup mourront quand même, en 1943 et 1944.

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Événement
1942
5 février 1942 — Demeure de Suzanne Masson
p 258-259
Arrestation de Suzanne Masson ; elle sera décapitée à la hache à la prison de Hambourg en 1943 Le 5 février 1942, Suzanne Masson est arrêtée à son domicile parisien, situé 95 boulevard Macdonald dans le 19e arrondissemen …

Arrestation de Suzanne Masson ; elle sera décapitée à la hache à la prison de Hambourg en 1943

Le 5 février 1942, Suzanne Masson est arrêtée à son domicile parisien, situé 95 boulevard Macdonald dans le 19e arrondissement, par la police française agissant pour le compte des autorités d’occupation. Une perquisition permet de découvrir chez elle un revolver et des tracts communistes, éléments qui servent de base à l’instruction ouverte contre elle au titre de la législation anticommuniste alors en vigueur. Inculpée pour « activité communiste » et détention d’armes, elle est d’abord écrouée à la prison de la Petite Roquette, puis transférée quelques jours plus tard au quartier allemand de la prison de la Santé, où elle subit isolement et interrogatoires répétés.

L'arrestation intervient dans le cadre des opérations policières contre les réseaux de résistance. Suzanne Masson est ensuite déportée. Elle est exécutée par décapitation à la hache à la prison de Hambourg le 21 janvier 1943.

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Événement
1941
25 novembre 1941 — Laboratoire clandestin de l'Organisation spéciale
p 259
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Événement
1943
1943 — Imprimerie Racine/Imprimerie clandestine du journal "Libération Nord"
p 259-260
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Événement
1942
18 juin 1942 — Imprimerie Daubeuf (impression de tracts et brochures des Jeunesses communistes)
p 260
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Événement
1944
juin 1944 — Imprimerie Schryver/Imprimerie clandestine du journal "Résistance"
p 260
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Événement
Événement
1942
Événement
1943
1943 — Atelier de fabrication de faux papiers (fabrication et "lavage")
p 262-263
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1944
janvier 1944 — Temple des Buttes Chaumont/PC de l'Organisation de Résistance de l'Armée (giraudiste)
p 262
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Événement
1943
juin 1943 — Planque d'Ephraïm Lipser
p 263
Arrestation de Lipser après l'exécution du commissaire Tissot attribuée aux FTP. Déjà "logé", il avait été laissé sciement en liberté en mars 43 par les RG pour conserver un lien de filature
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Événement
1943
23 mars 1943 — Planque d'Henri Krasucki et Paulette Sliwka/Section juive des FTP-M.O.I.
p 265
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Événement
1940
1940 — Réunions d'un groupe de Résistants des PTT
p 266-267
Collecte d'armes et de renseignements ; Jean Bévillard et Marie-Thérèse Fleury seront arrêtés
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Événement
1942
1942 — Demeure de Karl Schoenhaar (chez sa mère)
p 266
En 1942, sous l'Occupation nazie, le 6 rue Étienne Marey dans le 13e arrondissement de Paris abrite la demeure de Karl Schoenhaar, qui y habite avec sa mère, Odette Pisler. Schoenhaar fait partie d'un groupe qui organise …

En 1942, sous l'Occupation nazie, le 6 rue Étienne Marey dans le 13e arrondissement de Paris abrite la demeure de Karl Schoenhaar, qui y habite avec sa mère, Odette Pisler. Schoenhaar fait partie d'un groupe qui organise les premiers attentats antinazis en France. Il adhère au Bataillon de la jeunesse communiste, participe activement à ces actions de résistance contre les forces allemandes installées dans la capitale et joue un rôle clé dans la coordination de ces opérations clandestines depuis son domicile. La maison sert de point de rendez-vous et de base pour préparer les attaques: le concierge de l'immeuble, Monsieur Leblois, aussi un résistant, conserve dans sa cave un arsenal fait de grenades, armes et autres explosifs. Les actions du Bataillon de la jeunesse communiste marquent le début de la Résistance armée à Paris, dans un contexte de répression accrue par les nazis et la police française. L'adresse reste associée à ces débuts de la lutte antinazie en 1942.

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Événement
1940
1940 — Demeure de Karl Schoenhaar/Dépôt d'armes du PCF
p 266
Récupération et réparation d'armes ; Karl sera fusillé au Mont Valérien, Hélène sera déportée
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Événement
Événement
1942
16 juillet 1942 — Filière de sauvetage d'enfants juifs
p 267
Pierre utilise son camion pour transporter des enfants juifs et les mettre à l'abri
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