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27 juillet 1794
Événement

Le 9 Thermidor, la Commune se soulève pour Robespierre, mais la place de Grève se vide

Hôtel de Ville — Maison Commune
📍 6 place de l'Hôtel de Ville-esplanade de la Libération anciennement : 6 place de l' Hôtel de Ville
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L’attaque de la Maison commune dans la nuit du 9 au 10 thermidor an II : gravure de Pierre-Gabriel Berthault d’après Jean Duplessi-Bertaux. Pierre-Gabriel Berthault d’après Jean Duplessi-Bertaux — Archives Paris révolutionnaire

Le soir du 9 thermidor, Paris a deux pouvoirs : la Convention aux Tuileries, la Commune à l’Hôtel de Ville. Au petit matin, il n’en restera qu’un.

Le 27 juillet 1794 — 9 thermidor an II —, la Convention décrète l’arrestation de Robespierre, de son frère Augustin, de Saint-Just, de Couthon et de Le Bas. La nouvelle parvient vers cinq heures du soir à l’Hôtel de Ville, alors appelé Maison commune. La Commune de Paris est tenue par des fidèles de l’Incorruptible, le maire Fleuriot-Lescot et l’agent national Claude-François de Payan. Elle réagit aussitôt : elle convoque son conseil général, vote l’insurrection, fait sonner le tocsin et interdit aux concierges des prisons d’accepter de nouveaux détenus. Pour diriger le soulèvement, elle forme un comité d’exécution où siègent notamment Payan, le juge Jean-Baptiste Coffinhal, Arthur, Louvet, Legrand et Lerebours.

Tout se joue dans la nuit, et tout va de travers. Le commandant de la Garde nationale, François Hanriot, parti délivrer les députés, se fait arrêter lui-même aux Tuileries. Les proscrits parviennent à sortir des prisons où on les a dispersés et rejoignent l’Hôtel de Ville ; mais en s’évadant, ils se sont mis hors la loi. Sur la place de Grève, deux à trois mille sans-culottes et une trentaine de canons attendent des ordres. Seules seize sections sur quarante-huit ont répondu à l’appel. On presse Robespierre de monter à cheval, de haranguer les sections, de marcher sur la Convention ; il préfère rédiger une proclamation. Au bas de l’appel adressé à la section des Piques, la sienne, sa signature s’arrête à deux lettres : « Ro… ». Les heures passent, et la place se vide.

Vers deux heures du matin, les gendarmes de la Convention, menés par Merda, forcent l’entrée. Au premier étage, dans le secrétariat, Robespierre a la mâchoire fracassée d’une balle — tirée par le gendarme, selon Merda, par lui-même, selon la tradition thermidorienne. Le Bas se tue d’une balle dans la tête ; Augustin Robespierre se jette par une fenêtre ; Couthon, infirme, roule dans l’escalier. Coffinhal, excédé par l’ivresse d’Hanriot, l’a précipité par une fenêtre avant de s’enfuir par les berges de la Seine.

Robespierre et vingt et un de ses partisans, dont Payan, sont guillotinés le soir même, 10 thermidor. Arthur les suit le 12. Coffinhal, caché par des bateliers sur l’île des Cygnes puis dénoncé, monte à l’échafaud le 6 août.

L’Hôtel de Ville de cette nuit-là n’existe plus : incendié pendant la Semaine sanglante, en mai 1871, il a été rebâti entre 1874 et 1882, avec une façade largement inspirée de l’ancienne.

Texte rédigé avec l’aide de l’IA, relu et corrigé par la rédaction.