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Couverture — Les Hommes de Londres
Bibliographie

Les Hommes de Londres

BLANC Olivier
Albin Michel, 1989.
85 Fiches citant cet ouvrage
1989 Édition

Fiches citant cet ouvrage

85 fiches
Événement
1792
6 novembre 1792
p 17
Apprenant la victoire de Dumouriez à Jemmapes des anglais demeurant à Paris portent un toast "à la République française fondée sur les Droits de l'Homme". Ils créeront une éphémère "Société des Amis des Droits de l'Homme …

Apprenant la victoire de Dumouriez à Jemmapes des anglais demeurant à Paris portent un toast "à la République française fondée sur les Droits de l'Homme". Ils créeront une éphémère "Société des Amis des Droits de l'Homme"

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Événement
1792
6 novembre 1792
p 17 & 52 & 64
Des anglais se réunissant pour fêter la victoire de Dumouriez à la bataille de Jemmapes. Ils décident de fonder une "Société des Amis des Droits de l'Homme" mais renoncent en constatant qu'il y a parmi eux des agents de …

Des anglais se réunissant pour fêter la victoire de Dumouriez à la bataille de Jemmapes. Ils décident de fonder une "Société des Amis des Droits de l'Homme" mais renoncent en constatant qu'il y a parmi eux des agents de Pitt

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Événement
Date imprécise
p 36
Espions au service du gouvernement anglais. Ultraroyalistes, ils attendaient de Pitt qu'il favorise le retour de la royauté en France, alors que le 1er ministre anglais n'était occupé que d'affaiblir cette dernière et de …

Espions au service du gouvernement anglais. Ultraroyalistes, ils attendaient de Pitt qu'il favorise le retour de la royauté en France, alors que le 1er ministre anglais n'était occupé que d'affaiblir cette dernière et de discréditer sa Révolution

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Événement
1793
1793
p 38-40
Relations aussi étroites qu'étranges entre Hébert et des banquiers pour le moins suspects liés à Londres. Trahison franche ou liens opportunistes destinés à financer une action politique radicale ? La question reste posé …

Relations aussi étroites qu'étranges entre Hébert et des banquiers pour le moins suspects liés à Londres. Trahison franche ou liens opportunistes destinés à financer une action politique radicale ? La question reste posée

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Événement
1776
9 octobre 1776 — Hôtel Amelot de Bisseuil/Hôtel des Ambassadeurs de Hollande/Demeure de Beaumarchais
p 42-43
L'auteur du Barbier de Séville monte une entreprise fictive au nom portugais pour livrer des canons français à des républicains américains, sans que le roi de France n'ait à en répondre. Pierre-Augustin Caron de Beaumarc …

L'auteur du Barbier de Séville monte une entreprise fictive au nom portugais pour livrer des canons français à des républicains américains, sans que le roi de France n'ait à en répondre.

Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais a quarante-quatre ans en 1776. Horloger de formation, musicien, spéculateur, agent secret, dramaturge, il est l'un des personnages les plus insaisissables du siècle. Il a écrit Le Barbier de Séville, joué l'année précédente ; il écrira Le Mariage de Figaro, dont la représentation en 1784 fera dire à Napoléon qu'elle fut "la Révolution déjà en action."

En 1775 et 1776, il est en mission à Londres pour Louis XVI. Il y rencontre des émissaires des colonies américaines révoltées et devient un partisan enthousiaste de leur cause. Il bombarde Vergennes, ministre des Affaires étrangères, de mémoires expliquant que la France a tout intérêt à soutenir les insurgés pour affaiblir l'Angleterre.

Le problème est diplomatique. La France n'est pas en guerre contre l'Angleterre et ne veut pas l'être encore. Un soutien officiel serait un casus belli. Il faut donc un montage.

Beaumarchais obtient un million de livres du Trésor français, auquel s'ajoute un million espagnol. Il crée une société commerciale entièrement fictive quant à son objet réel, sous le nom portugais de Roderigue Hortalez et Compagnie, et en installe les bureaux dans sa demeure de l'hôtel Amelot de Bisseuil, dit hôtel des Ambassadeurs de Hollande, 47 rue Vieille-du-Temple dans le 4e arrondissement.

L'entreprise achète officiellement des marchandises et livre en réalité des fusils, des canons, de la poudre, des uniformes, sortis des arsenaux royaux. Le premier convoi part du Havre en décembre 1776 ; seul l'Amphitrite parvient à appareiller, avec quarante-neuf militaires à bord.

L'aide de Hortalez et Cie sera décisive pour la victoire américaine de Saratoga en 1777, qui déterminera l'entrée officielle de la France dans la guerre. Beaumarchais ne sera jamais remboursé de son avance. Ses héritiers la réclameront encore à Washington au XIXe siècle. Le monarque le plus absolu d'Europe avait financé une république.

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Événement
1808
22 février 1808 — Le Panthéon
p 42-44
Panthéonisation par Napoléon 1er d'une des pires crapules de la période révolutionnaire, qui avait, pour le compte des royalistes et des anglais, financé les pires coups fourrés réactionnaires, de Thermidor au 18 brumair …

Panthéonisation par Napoléon 1er d'une des pires crapules de la période révolutionnaire, qui avait, pour le compte des royalistes et des anglais, financé les pires coups fourrés réactionnaires, de Thermidor au 18 brumaire de Bonaparte

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Événement
1793
1793 — Demeure de Jean-Frédéric Perregaux
p 42-45
Perregaux distribue les fonds britanniques à des agents français, dans le but de déstabiliser la Révolution en dressant les Jacobins les uns contre les autres
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Événement
1793
mai 1793 — Temple de Terpsichore/Demeure de Jean-Frédéric Perregaux
p 43-44
Perregaux invite Marat, qui se fait accompagner comme témoin par Saint-Just, afin d'avoir son opinion sur la loi agraire. Marat le rassure
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Événement
Date imprécise — Cirque du Palais Royal/Cercle social/Club des Amis de la Vérité/Société des Amies de la vérité
p 45-47
Espionne hollandaise, oratrice féministe écoutée au Cercle social, dont la mission était d'infiltrer le groupe des "Patriotes hollandais" afin de les discréditer. Elle était la maîtresse du député Claude Basire, dont ell …

Espionne hollandaise, oratrice féministe écoutée au Cercle social, dont la mission était d'infiltrer le groupe des "Patriotes hollandais" afin de les discréditer. Elle était la maîtresse du député Claude Basire, dont elle tirait des confidences

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Événement
Date imprécise — Banque anglaise Boyd, Ker & Cie
p 47-52
Principal centre d'opérations financières téléguidées par l'Angleterre afin de saboter l'économie de la France révolutionnaire et de financer des opérations de déstabilisation politique par une corruption massive. Protég …

Principal centre d'opérations financières téléguidées par l'Angleterre afin de saboter l'économie de la France révolutionnaire et de financer des opérations de déstabilisation politique par une corruption massive. Protégé par Chabot et Delaunay

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Événement
1793
1793 — Demeure des frères Dobruska/Séjour de François Chabot
p 50
Hôtel loué par Mme de Mun aux frères Dobruska qui hébergent Chabot ; ce dernier fait blanchir les fruits de sa corruption par les frères Frey, escrocs autrichiens. Berthold Proly, autre espion-escroc autrichien, fréquent …

Hôtel loué par Mme de Mun aux frères Dobruska qui hébergent Chabot ; ce dernier fait blanchir les fruits de sa corruption par les frères Frey, escrocs autrichiens. Berthold Proly, autre espion-escroc autrichien, fréquente assidûment l'Hôtel

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Événement
1792
1792 — Demeure de Jean-Nicolas Pache
p 54-56
Demeure de Jean-Nicolas Pache, ministre de la Guerre, maire hébertiste de Paris, membre du club des Cordeliers, un des grands "désorganisateurs" de la Révolution française
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Événement
Date imprécise
p 54
Un des principaux agents en France du 1er ministre anglais Pitt ; financier de la plupart des opérations de déstabilisation du gouvernement révolutionnaire, en particulier à travers les guerres de Vendée et la Terreur
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Événement
1792
Événement
1790
30 novembre 1790 — Demeure de Jacques-René Hébert
p 56
Hébert commence la publication du Père Duchesne, initié par Lemaire qui publiait "Les lettres bougrement patriotiques du père Duchesne" et "La trompette du père Duchesne"
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Événement
1792
décembre 1792 — Imprimerie de Jacques-René Hébert
p 56
Au cœur du quartier Bonne-Nouvelle, la rue de Damiette borde ce qui fut l'une des dernières Cours des Miracles de Paris — un dédale de ruelles et de masures insalubres rasé par la police en 1667, dont il ne reste en 1793 …

Au cœur du quartier Bonne-Nouvelle, la rue de Damiette borde ce qui fut l'une des dernières Cours des Miracles de Paris — un dédale de ruelles et de masures insalubres rasé par la police en 1667, dont il ne reste en 1793 que le souvenir et la topographie tourmentée. C'est dans cet espace résiduel, rebaptisé « cour des Miracles » sur l'impressum du journal, qu'Hébert installe l'imprimerie du Père Duchesne entre les mois de décembre 1792 et d'octobre 1793. L'adresse officielle : « rue Neuve-de-l'Égalité, cour des Miracles ».

Le choix n'est pas anodin. Ce quartier populaire, dense, difficile à surveiller, est le terrain naturel d'un journal qui se veut la voix des sans-culottes. C'est ici que s'impriment, tout au long de l'année 1793, les grandes colères et les grandes joies du Père Duchesne — les numéros 171 à 312, soit près de la moitié de la série. Les crieurs les écoulent ensuite dans les sections, les cafés et les marchés, jusqu'à des tirages qui atteignent parfois 70 000 exemplaires.

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Événement
1794
14 mars 1794 — Imprimerie de Jacques-René Hébert
p 56
Dans la nuit du 13 au 14 mars 1794, les gendarmes du Comité de sûreté générale se présentent au 9 rue des Forges, dans la cour des Forges de Bonne-Nouvelle. C'est ici, dans un lacis de ruelles héritées de l'ancienne Cour …

Dans la nuit du 13 au 14 mars 1794, les gendarmes du Comité de sûreté générale se présentent au 9 rue des Forges, dans la cour des Forges de Bonne-Nouvelle. C'est ici, dans un lacis de ruelles héritées de l'ancienne Cour des Miracles, qu'Hébert a installé depuis quelques mois l'imprimerie du Père Duchesne. Depuis le numéro 313, la feuille ne porte plus l'adresse de la rue Neuve-de-l'Égalité : elle s'est déplacée de quelques pas vers cette cour plus discrète, sans quitter le quartier Bonne-Nouvelle où ses crieurs l'écoulent à des dizaines de milliers d'exemplaires.

Cette nuit-là, c'est fini. Hébert et Ronsin sont arrêtés. Dix jours plus tôt, le 4 mars, les Cordeliers avaient voilé de noir la Déclaration des droits et appelé à l'insurrection contre la Convention — un geste théâtral qui n'avait pas été suivi d'actes. Robespierre et Saint-Just n'ont pas attendu davantage. L'arrestation est l'aboutissement d'un amalgame soigneusement préparé par Fouquier-Tinville : chefs cordeliers, militants de sections et suspects étrangers sont mêlés en une seule et même « conspiration ».

Le procès s'ouvre le 21 mars. Le 24, au soir, dix-neuf condamnés montent sur la charrette. Hébert, qui avait accompagné tant d'autres à l'échafaud avec ses grandes colères imprimées, doit être traîné de force jusqu'à la guillotine. Les presses de la rue des Forges se taisent avec lui — le numéro 358 sera le dernier.

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Événement
1793
1793 — Demeure de Bertrand Barère de Vieuzac
p 57-77
Demeure de Bertrand Barère, membre du Comité de Salut public. Dans une maison de Clichy où étaient organisées des orgies, il établissait avec Vadier et Voulland, des listes de gens à envoyer à la guillotine
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Événement
1789
19 juin 1789 — Imprimerie Cussac/Siège du journal "Le Point du Jour"
p 57-77
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Événement
1827
15 décembre 1827 — Cimetière du Père Lachaise (39ème division, 4F)/Tombe d'Helen Maria Williams
p 60-63
Tombe de la britannique Helen Maria Williams, dont Bertrand Barère de Vieuzac fréquentait le salon en même temps que certains Girondins qu'il tentait de convaincre de voter la mort de Louis XVI, suivant ainsi la volonté …

Tombe de la britannique Helen Maria Williams, dont Bertrand Barère de Vieuzac fréquentait le salon en même temps que certains Girondins qu'il tentait de convaincre de voter la mort de Louis XVI, suivant ainsi la volonté de William Pitt

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Événement
1818
22 mai 1818 — Cimetière du Père Lachaise (39ème division)/Tombe de John Hurford Stone
p 61
Mort de John Hurford Stone, agent du 1er ministre anglais William Pitt pendant la Révolution, ayant des rapports avec Bertrand Barère de Vieuzac
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Événement
1792
1792
p 63
Imprimerie de John Hurford Stone, agent du 1er ministre anglais William Pitt pendant la Révolution, ayant des rapports avec Bertrand Barère de Vieuzac
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Événement
1793
1793
p 65-67
Demeure d'un des rédacteurs de la Déclaration des droits ; guillotiné avec Danton. Il correspondait ave l'Autriche et la Prusse entre autres par l'intermédiaire de Mallet du Pan et la Suisse
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Événement
1794
1794 — Demeure de Charles-Pierre-Paul Savalette de Langes/Cachette de Bertrand Barère de Vieuzac
p 68-70
Cachette du "menteur patenté du Comité de Salut public", selon Jules Michelet
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Événement
1815
15 janvier 1815 — Cimetière du Père Lachaise (20ème division)/Tombe de Mlle Raucourt
p 69-70
Tombe de Mlle Raucourt dont les obsèques donnèrent lieu à une émeute à St Roch. Pendant la Révolution, elle avait servi d'agent de liaison espion avec les anglais James Harris, baron Malmesbury, et Robert Stephen Fitzger …

Tombe de Mlle Raucourt dont les obsèques donnèrent lieu à une émeute à St Roch. Pendant la Révolution, elle avait servi d'agent de liaison espion avec les anglais James Harris, baron Malmesbury, et Robert Stephen Fitzgerald

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Événement
Date imprécise — Demeure de Marc-Guillaume Alexis Vadier
p 70
Demeure de Marc-Guillaume Alexis Vadier, conventionnel Montagnard. Compère corronmpu de Barère, il soutiendra la Conjuration des Égaux, mais dans quel but ?
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Événement
Date imprécise — Hôtel de Saxe/Demeure de Marc-Guillaume Alexis Vadier
p 70
Demeure de Marc-Guillaume Alexis Vadier, conventionnel Montagnard opposé personnellement à Robespierre. Compère corronmpu de Barère, il soutiendra la Conjuration des Égaux, mais dans quel but ?
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Événement
1789
1789
p 71-74
Demeure de Sophie Damailly, future maîtresse de Bertrand Barère de Vieuzac, très liée à des agents de l'espionnage anglais à Paris. Quelle coïncidence !...
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Événement
1793
1793
p 73
Imprimerie de Sophie Demailly, à qui Barère confiait des secrets du Comité de Salut public dont il était membre, sachant qu'elle était une espionne de William Pitt, le 1er ministre anglais
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Événement
1794
1794
p 76-119
Demeure de l'auteur d'une pseudo tentative d'assassinat contre Robespierre, retournée contre Collot d'Herbois, destinée à justifier la création d'une garde personnelle protégeant Robespierre, qui le ferait apparaître com …

Demeure de l'auteur d'une pseudo tentative d'assassinat contre Robespierre, retournée contre Collot d'Herbois, destinée à justifier la création d'une garde personnelle protégeant Robespierre, qui le ferait apparaître comme un apprenti dictateur

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Événement
1794
1794
p 76-119
Demeure de l'auteur d'une pseudo tentative d'assassinat contre Robespierre, retournée contre Collot d'Herbois, destinée à justifier la création d'une garde personnelle protégeant Robespierre, qui le ferait apparaître com …

Demeure de l'auteur d'une pseudo tentative d'assassinat contre Robespierre, retournée contre Collot d'Herbois, destinée à justifier la création d'une garde personnelle protégeant Robespierre, qui le ferait apparaître comme un apprenti dictateur

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Événement
1794
22 mai 1794 — Demeure de Jean-Marie Collot d'Herbois/Demeure d'Henri Admirat (au 5ème étage)
p 79-109
Attentat manqué, sans doute truqué, d'Admirat contre Collot d'Herbois, manipulé par Barère, destiné à alimenter les menées contre Robespierre en justifiant la création d'une garde personnelle qui le ferait apparaître com …

Attentat manqué, sans doute truqué, d'Admirat contre Collot d'Herbois, manipulé par Barère, destiné à alimenter les menées contre Robespierre en justifiant la création d'une garde personnelle qui le ferait apparaître comme un apprenti dictateur

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Événement
1794
1794
p 83-102
Protagoniste de la manipulation orchestrée par des membres du Comité de Sûreté générale sous forme d'un pseudo attentat contre Robespierre qui se retourne en fait contre Collot d'Herbois
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Événement
1794
1794
p 86-93
Protagonistes de la manipulation orchestrée par des membres du Comité de Sûreté générale sous forme d'un pseudo attentat contre Robespierre qui se retourne en fait contre Collot d'Herbois
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Événement
1721
6 décembre 1721 — Hôtel de Lamoignon
p 88-89
Naissance du futur directeur de la Censure, qui paradoxalement protègera les philosophes. Il sera cependant guillotiné le 23 avril 1794 pour "conspiration avec les émigrés". Il était dépositaire d'un codicille secret de …

Naissance du futur directeur de la Censure, qui paradoxalement protègera les philosophes. Il sera cependant guillotiné le 23 avril 1794 pour "conspiration avec les émigrés". Il était dépositaire d'un codicille secret de Louis XVI dont il fut l'avocat

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Événement
1794
22 mai 1794
p 101-109
Henri Admirat, n'ayant pas réussi à trouver Robespierre qu'il devait assassiner, passe voir Madame de Lamartinière qui le manipule, lui propose, déjà passablement éméché, de se tuer avec elle, et se rabat finalement sur …

Henri Admirat, n'ayant pas réussi à trouver Robespierre qu'il devait assassiner, passe voir Madame de Lamartinière qui le manipule, lui propose, déjà passablement éméché, de se tuer avec elle, et se rabat finalement sur Collot d'Herbois

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Événement
1794
23 mai 1794 — Cabaret Au Franc Pinot/Fausse demeure d'Aimée-Cécile Renault
p 101-160
Plaque erronée à propos de l'auteure d'une présumée tentative d'assassinat de Robespierre. La maneuvre destinée en fait à affaiblir Robespierre se solda par l'envoi de 54 personnes à la guillotine après un soi-disant pro …

Plaque erronée à propos de l'auteure d'une présumée tentative d'assassinat de Robespierre. La maneuvre destinée en fait à affaiblir Robespierre se solda par l'envoi de 54 personnes à la guillotine après un soi-disant procès collectif et expéditif

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Événement
1794
23 mai 1794 — Demeure de Maurice Duplay/Demeure de Maximilien de Robespierre
p 101-160
Tentative présumée d'assassinat contre Robespierre le 4 prairial an III. Elle aurait avoué avoir voulu "voir comment était fait un tyran". Toute sa famille sera guillotinée avec elle et 54 personnes en tout seront compri …

Tentative présumée d'assassinat contre Robespierre le 4 prairial an III. Elle aurait avoué avoir voulu "voir comment était fait un tyran". Toute sa famille sera guillotinée avec elle et 54 personnes en tout seront comprises dans la même fournée

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Événement
1794
23 mai 1794 — Demeure de Mme Cruel/Lieu de l'arrestation de Cécile Renault
p 111-112
Lieu où fut arrêtée Cécile Renault, auteure prétendue d'une tentative d'assassinat contre Robespierre, et non pas chez ce dernier, dans la cour du menuisier Duplay, comme le prétendit le citoyen Châtelet, chien-couchant …

Lieu où fut arrêtée Cécile Renault, auteure prétendue d'une tentative d'assassinat contre Robespierre, et non pas chez ce dernier, dans la cour du menuisier Duplay, comme le prétendit le citoyen Châtelet, chien-couchant de Fouquier-Tinville

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Événement
1794
23 mai 1794
p 111
Soi-disant auteure d'une tentative d'assassinat contre Robespierre, fable inventée de toute pièce pour mettre en avant "l'incorruptible" afin d'alimenter les bruits répandus par affiche selon lesquels celui-ci serait en …

Soi-disant auteure d'une tentative d'assassinat contre Robespierre, fable inventée de toute pièce pour mettre en avant "l'incorruptible" afin d'alimenter les bruits répandus par affiche selon lesquels celui-ci serait en passe de s'instaurer dictateur

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Événement
1796
8 mai 1796 — Cachette de Gracchus Babeuf (chez le tailleur Tissot et sous ce faux nom)
p 123
Arrestation des principaux dirigeants de la Conjuration des Égaux, dont Gracchus Babeuf et Philippe Buonarroti, chez Pierre François Tissot, par le crapuleux commissaire Dossonville le 19 floréal an IV, suite à l'infiltr …

Arrestation des principaux dirigeants de la Conjuration des Égaux, dont Gracchus Babeuf et Philippe Buonarroti, chez Pierre François Tissot, par le crapuleux commissaire Dossonville le 19 floréal an IV, suite à l'infiltration de Grisel, un indicateur

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Événement
1789
1789
p 124
Café en haut de la rue d'Aboukir, près de la Porte St Denis, tenu par une des pires crapules de la Révolution, royaliste en 92, terroriste en 93, thermidorien en 95... à la solde de l'Angleterre toujours. C'est lui qui a …

Café en haut de la rue d'Aboukir, près de la Porte St Denis, tenu par une des pires crapules de la Révolution, royaliste en 92, terroriste en 93, thermidorien en 95... à la solde de l'Angleterre toujours. C'est lui qui arrête Gracchus Babeuf

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Événement
1792
21 août 1792
p 125
Exécution du chef du Bureau militaire des Brigades des gardes nationaux. Il avait constitué une importante organisation de provocateurs qui infiltraient les manifestations publiques révolutionnaires pour les faire dérape …

Exécution du chef du Bureau militaire des Brigades des gardes nationaux. Il avait constitué une importante organisation de provocateurs qui infiltraient les manifestations publiques révolutionnaires pour les faire déraper

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Événement
1791
28 février 1791 — Palais des Tuileries
p 125
Rassemblement de 400 nobles qui tentent de désarmer la Garde nationale pour "libérer" Louis XVI ; on leur donnera le nom de "chevaliers du poignard". Le 28 février 1791, le château des Tuileries devient le théâtre d’un c …

Rassemblement de 400 nobles qui tentent de désarmer la Garde nationale pour "libérer" Louis XVI ; on leur donnera le nom de "chevaliers du poignard".

Le 28 février 1791, le château des Tuileries devient le théâtre d’un coup de force royaliste avorté, passé à la postérité sous le nom de « journée des poignards ». Tandis qu’un mouvement populaire se dirige vers Vincennes pour démolir le donjon, plusieurs centaines de gentilshommes, alertés par la rumeur d’un danger pesant sur le roi, convergent vers les appartements de Louis XVI, cartes d’entrée en poche. Beaucoup sont officiers, anciens attachés de la Maison du Roi ou membres de cercles monarchiques : ils ont transformé armoires et placards en arsenaux, d’où sortent pistolets, épées courtes et poignards, qu’ils portent parfois sans même chercher à les dissimuler.

Leur projet est flou, mais leur intention claire : se placer en garde rapprochée du roi pour le « protéger » de la Garde nationale et, si l’occasion se présente, l’emmener hors de Paris, au besoin en désarmant les gardes postés dans le palais. Dans les couloirs, on croise notamment Alexandre de Rougeville, futur protagoniste des tentatives d’évasion de Marie‑Antoinette, et d’autres nobles restés fidèles à la monarchie. Rapidement, la rumeur enfle dans les rangs de la Garde nationale : les Tuileries seraient remplies de gens armés, prêts à tirer. Le major‑général Gouvion, puis La Fayette lui‑même, arrivent au château avec des renforts.

La scène qui suit est restée célèbre. La Fayette fait encercler les appartements, admoneste vertement les nobles et exige la remise des armes. Louis XVI, inquiet d’un affrontement sanglant entre ses partisans et la Garde nationale, ordonne aux gentilshommes de se retirer. Ceux‑ci résistent d’abord, arguant de leur zèle à défendre le roi, puis doivent céder : ils sont désarmés par les grenadiers, fouillés, et contraints de sortir entre deux haies de gardes nationaux, sous les huées et les insultes des soldats‑citoyens.

C’est de cette journée que leur vient le surnom de « chevaliers du poignard », titre à la fois moqueur et inquiétant qui souligne le contraste entre leur prétention chevaleresque et le caractère maladroit, presque complotiste, de leur intervention. L’épisode montre un roi pris entre deux feux : d’un côté des soutiens nobles prêts à la violence, de l’autre une Garde nationale qui se veut garante de la Révolution. En faisant désarmer ses propres partisans, Louis XVI tente d’éviter le pire, mais il révèle aussi à quel point la monarchie est désormais dépendante d’une force armée devenue, elle, profondément révolutionnaire.

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Événement
1791
17 juillet 1791
p 125
Un dimanche de juillet 1791, des milliers de Parisiens signent sur l’autel de la patrie une pétition contre le roi fugitif. La garde nationale entre au Champ-de-Mars, drapeau rouge en tête, et ouvre le feu : la Révolutio …

Un dimanche de juillet 1791, des milliers de Parisiens signent sur l’autel de la patrie une pétition contre le roi fugitif. La garde nationale entre au Champ-de-Mars, drapeau rouge en tête, et ouvre le feu : la Révolution se déchire.

Le 21 juin 1791, Louis XVI, qui fuyait Paris avec sa famille, est arrêté à Varennes. Pour une partie de l’opinion, c’est un traître, un parjure : sur l’autel de la patrie du Champ-de-Mars, où l’on a célébré en 1790 la fête de la Fédération, on efface le mot « roi ». L’Assemblée constituante, qui veut sauver la monarchie constitutionnelle, préfère parler d’un « enlèvement », et le mot même de « république » est banni de ses débats. Elle suspend le roi, puis, le 16 juillet au soir, le met hors de cause : l’affaire de Varennes est close.

Dans les clubs, on réclame la déchéance. Le 15 juillet, le club des Cordeliers, radical et populaire, réunit trois à quatre mille personnes au Champ-de-Mars pour rédiger une pétition sur l’autel de la patrie ; le cortège qui la porte à l’Assemblée est dispersé par la cavalerie. Les Jacobins en préparent une autre, confiée entre autres à Danton et à Brissot ; Robespierre, qui craint qu’elle ne serve de prétexte à la répression, s’y oppose. Rendez-vous est pris pour le dimanche 17, en cortège pacifique : les appels demandent de ne prendre ni bâton ni couteau.

Le 17 au matin, la Commune de Paris interdit tout rassemblement et ordonne à La Fayette de proclamer la loi martiale. Les Jacobins retirent leur pétition, trop tard. Trouvant fermée la place de la Bastille, point de ralliement, les manifestants gagnent le Champ-de-Mars. Dans la matinée, la foule y découvre deux hommes cachés sous l’autel ; conduits au comité du Gros-Caillou, ils sont lynchés. Les pétitionnaires affluent pourtant : quelques centaines vers onze heures, plusieurs milliers l’après-midi, peut-être vingt mille. Des Cordeliers rédigent un nouveau texte, qui réclame un nouveau pouvoir constituant sans prononcer le mot de république ; six mille personnes le signent aussitôt. On danse autour de l’autel. Les envoyés de la municipalité constatent le calme de la foule.

Gravure : dans la fumée des coups de feu, la garde nationale tire sur la foule massée autour de l’autel de la patrie, au milieu du Champ-de-Mars

Mais l’Assemblée a invité la municipalité à rétablir l’ordre par tous les moyens. Vers quinze heures, des pierres sont lancées sur deux cavaliers de la garde nationale. À l’Hôtel de ville, le conseil municipal proclame la loi martiale. Le maire, l’astronome Jean-Sylvain Bailly, part à dix-huit heures trente avec un fort détachement, précédé du drapeau rouge, qui est alors celui de la loi martiale. Entouré de talus depuis la Fédération, le Champ-de-Mars forme une arène fermée. La garde y entre au pas de charge, tambours battants, sans faire les sommations légales. Un coup de feu part, on ne sait d’où ; la garde ouvre un feu nourri. La foule fuit vers la Seine, où l’attend la cavalerie, et vers l’École militaire, par où entre un second détachement. Il n’y aura pas de bilan officiel : dix morts selon la presse favorable à La Fayette, douze selon Bailly, quatre cents selon Marat ; la plupart des estimations parlent d’une cinquantaine.

Le soir même, le club des Cordeliers est fermé, des canons postés devant son entrée. On arrête des manifestants, des journalistes. Les Jacobins se déchirent : la plupart des députés les quittent pour le club des Feuillants. Pour les sans-culottes, le 17 juillet restera la « Saint-Barthélemy des patriotes ». En septembre, une même loi amnistie le roi, les pétitionnaires et les auteurs de la répression.

La Fayette quitte son commandement en octobre. Bailly, lui, n’est pas pardonné. Condamné par le Tribunal révolutionnaire, il est guillotiné en novembre 1793, au Champ-de-Mars, mais pas sur l’esplanade : on ne veut pas que son sang se mêle à celui des victimes de 1791, et l’échafaud est dressé dans le fossé qui entoure l’enceinte. Sous la pluie glacée, il tremble. « Tu trembles, Bailly ? », lui lance un spectateur. « Oui, mais c’est seulement de froid. » Une plaque, au 2 avenue de La Bourdonnais, marque l’emplacement de l’échafaud.

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Événement
1792
mars 1792 — Maison de jeu dite "le 50"
p 126-129
Ouverture d'un salon de jeu très en vogue pendant la Révolution, fréquenté par la réaction, des escrocs et certains "Exagérés" ; centre d'un traffic de faux assignats et du scandale de la Compagnie des Indes qui déstabil …

Ouverture d'un salon de jeu très en vogue pendant la Révolution, fréquenté par la réaction, des escrocs et certains "Exagérés" ; centre d'un traffic de faux assignats et du scandale de la Compagnie des Indes qui déstabilisa Robespierre

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Événement
1793
1793 — Demeure de François Desfieux
p 127-128
Membre du club des Cordeliers, un de ces personnages louches qui se lièrent aux "Exagérés" pour mieux magouiller. Il était protégé par Collot d'Herbois. Il participa à la chute des Girondins et fut guillotiné avec les Hé …

Membre du club des Cordeliers, un de ces personnages louches qui se lièrent aux "Exagérés" pour mieux magouiller. Il était protégé par Collot d'Herbois. Il participa à la chute des Girondins et fut guillotiné avec les Hébertistes

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Événement
1792
1792 — Hôtel Chantereine/Demeure de François-Joseph Talma et Julie Careau
p 129
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Événement
1793
2 septembre 1793 — Conciergerie/Affaire de l'Œillet
p 130
Complot de l'Œillet, troisième et ultime tentative manquée d'évasion de Marie-Antoinette, après son transfert à la prison de la Conciergerie. Michonis sera guillotiné mais les responsabilités de chacun n'ont jamais été é …

Complot de l'Œillet, troisième et ultime tentative manquée d'évasion de Marie-Antoinette, après son transfert à la prison de la Conciergerie. Michonis sera guillotiné mais les responsabilités de chacun n'ont jamais été éclaircies

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Événement
1793
1793 — Demeure de Paul-Marie et Suzanne Griois/Cachette du baron de Batz
p 134-135
Demeure du conspirateur ayant tenté d'enlever Louis XVI sur le trajet de son exécution, mais sourtout financier de la réaction royaliste et corrupteur de nombre de "représentants du peuple" afin de déstabiliser le gouver …

Demeure du conspirateur ayant tenté d'enlever Louis XVI sur le trajet de son exécution, mais sourtout financier de la réaction royaliste et corrupteur de nombre de "représentants du peuple" afin de déstabiliser le gouvernement révolutionnaire

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Événement
1794
27 juillet 1794 — Mairie de Paris/Siège de la police municipale
p 161-168
Décrété d'arrestation par la Convention le 9 thermidor, Robespierre refuse dans un premier temps de se rendre à l'Hôtel de Ville où siège la Commune. Entraîné finalement à le faire, c'est ce qui permettra de l'accuser de …

Décrété d'arrestation par la Convention le 9 thermidor, Robespierre refuse dans un premier temps de se rendre à l'Hôtel de Ville où siège la Commune. Entraîné finalement à le faire, c'est ce qui permettra de l'accuser de rébellion

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Événement
1794
27 juillet 1794 — Palais des Tuileries/Siège de la Convention
p 161-168
La Convention vote à 22 heures le 9 thermidor la création d'une Commission de défense. Barras est nommé général. Robespierre est mis nominativement hors la loi
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Événement
1794
27 juillet 1794 — Cathédrale Notre-Dame de Paris
p 161-168
Le 9 thermidor, la Section de la Cité refuse de sonner le tocsin de l'insurrection de la Commune au Grand bourdon : les robespierristes doivent se contenter de la cloche de l'Hôtel de Ville
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Événement
1794
27 juillet 1794 — Hôtel de Ville/Maison Commune
p 161-168
Le soir du 9 thermidor, Paris a deux pouvoirs : la Convention aux Tuileries, la Commune à l’Hôtel de Ville. Au petit matin, il n’en restera qu’un. Le 27 juillet 1794 — 9 thermidor an II —, la Convention décrète l’arresta …

Le soir du 9 thermidor, Paris a deux pouvoirs : la Convention aux Tuileries, la Commune à l’Hôtel de Ville. Au petit matin, il n’en restera qu’un.

Le 27 juillet 1794 — 9 thermidor an II —, la Convention décrète l’arrestation de Robespierre, de son frère Augustin, de Saint-Just, de Couthon et de Le Bas. La nouvelle parvient vers cinq heures du soir à l’Hôtel de Ville, alors appelé Maison commune. La Commune de Paris est tenue par des fidèles de l’Incorruptible, le maire Fleuriot-Lescot et l’agent national Claude-François de Payan. Elle réagit aussitôt : elle convoque son conseil général, vote l’insurrection, fait sonner le tocsin et interdit aux concierges des prisons d’accepter de nouveaux détenus. Pour diriger le soulèvement, elle forme un comité d’exécution où siègent notamment Payan, le juge Jean-Baptiste Coffinhal, Arthur, Louvet, Legrand et Lerebours.

Tout se joue dans la nuit, et tout va de travers. Le commandant de la Garde nationale, François Hanriot, parti délivrer les députés, se fait arrêter lui-même aux Tuileries. Les proscrits parviennent à sortir des prisons où on les a dispersés et rejoignent l’Hôtel de Ville ; mais en s’évadant, ils se sont mis hors la loi. Sur la place de Grève, deux à trois mille sans-culottes et une trentaine de canons attendent des ordres. Seules seize sections sur quarante-huit ont répondu à l’appel. On presse Robespierre de monter à cheval, de haranguer les sections, de marcher sur la Convention ; il préfère rédiger une proclamation. Au bas de l’appel adressé à la section des Piques, la sienne, sa signature s’arrête à deux lettres : « Ro… ». Les heures passent, et la place se vide.

Vers deux heures du matin, les gendarmes de la Convention, menés par Merda, forcent l’entrée. Au premier étage, dans le secrétariat, Robespierre a la mâchoire fracassée d’une balle — tirée par le gendarme, selon Merda, par lui-même, selon la tradition thermidorienne. Le Bas se tue d’une balle dans la tête ; Augustin Robespierre se jette par une fenêtre ; Couthon, infirme, roule dans l’escalier. Coffinhal, excédé par l’ivresse d’Hanriot, l’a précipité par une fenêtre avant de s’enfuir par les berges de la Seine.

Robespierre et vingt et un de ses partisans, dont Payan, sont guillotinés le soir même, 10 thermidor. Arthur les suit le 12. Coffinhal, caché par des bateliers sur l’île des Cygnes puis dénoncé, monte à l’échafaud le 6 août.

L’Hôtel de Ville de cette nuit-là n’existe plus : incendié pendant la Semaine sanglante, en mai 1871, il a été rebâti entre 1874 et 1882, avec une façade largement inspirée de l’ancienne.

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Événement
1794
27 juillet 1794
p 161-168
Dans la nuit du 9 thermidor an II, Robespierre gisait à l'Hôtel de Ville avec une balle dans la mâchoire. Quelques heures plus tôt, la Convention l'avait acclamé depuis ces mêmes tribunes où il ne put plus parler. La séa …

Dans la nuit du 9 thermidor an II, Robespierre gisait à l'Hôtel de Ville avec une balle dans la mâchoire. Quelques heures plus tôt, la Convention l'avait acclamé depuis ces mêmes tribunes où il ne put plus parler.

La séance du 9 thermidor — 27 juillet 1794 — commença par un coup de force. Saint-Just monta à la tribune pour défendre Robespierre. Tallien l'interrompit. La salle se retourna. Chaque fois que Robespierre voulut prendre la parole, les cris l'en empêchèrent. Vers quinze heures, la Convention décréta l'arrestation de Robespierre, de son frère Augustin, de Saint-Just, de Couthon, de Le Bas et du général Hanriot.

Robespierre fut conduit au Comité de Sûreté générale, place du Carrousel, puis dirigé vers la prison du Luxembourg. Le directeur Wiltcheritz refusa de le recevoir sans ordre régulier. Robespierre demanda à être conduit au siège de la police municipale, quai des Orfèvres.

À l'Hôtel de Ville, la Commune robespierriste constituait entre-temps un comité d'insurrection : Coffinhal, Payan, Lerebours. On sonna la cloche de l'Hôtel de Ville. Mais la Section de la Cité refusa de faire sonner le Grand bourdon de Notre-Dame — le signal d'alarme que tout Paris aurait entendu. Les sections armées rassemblées place de Grève commencèrent à se disperser. La Section Bonne-Nouvelle, l'une des plus avancées de la Révolution, ne bougea pas.

Vers vingt et une heures, Coffinhal libéra Robespierre de la police municipale et l'emmena de force à l'Hôtel de Ville. C'était une erreur fatale : ses adversaires présentèrent aussitôt cet acte comme une rébellion contre la représentation nationale. À vingt-deux heures, la Convention créa une Commission de défense ; Barras fut nommé général ; Robespierre fut mis nominativement hors la loi — ce qui signifiait la guillotine sans procès en cas d'arrestation.

Les forces de Barras investirent l'Hôtel de Ville avant l'aube. Robespierre avait une balle dans la mâchoire — le gendarme Merda dit l'avoir tiré, d'autres ont soupçonné une tentative de suicide. Le lendemain matin, sans jugement, il fut guillotiné place de la Révolution avec vingt et un de ses compagnons.

La journée du 9 thermidor porta un nom. Ce nom allait traverser les siècles et désigner, bien au-delà de la France, tout retournement conservateur après une révolution.

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Événement
1794
27 juillet 1794 — Ancienne préfecture de police (locaux administratifs)
p 161-168
Vers 21 heures le 9 thermidor, Coffinhal libère Robespierre, arrêté sur décret de la Convention, pour l'emmener à l'Hôtel de Ville, à la Commune, semble-t-il contre son gré ; et c'est effectivement ce qui va permettre de …

Vers 21 heures le 9 thermidor, Coffinhal libère Robespierre, arrêté sur décret de la Convention, pour l'emmener à l'Hôtel de Ville, à la Commune, semble-t-il contre son gré ; et c'est effectivement ce qui va permettre de l'accuser de rébellion

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Événement
1794
27 juillet 1794 — Palais du Luxembourg/Prison du Luxembourg
p 161-168
Wiltcheritz et Faro refusent d'interner Robespierre à la prison du Luxembourg le 9 thermidor. Il demande à être conduit au siège de la police municipale rue de Jérusalem
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Événement
1793
21 janvier 1793 — Château de Bagnolet/Pavillon de l'Ermitage (appartenant à Batz depuis 1787)
p 172
Siège des conjurés de Charonne, qui préparent une tentative pour faire évader Louis XVI. Ils tenteront ensuite de même avec Marie-Antoinette avec le "complot de l'Œillet". Dans les deux cas ce sera un échec
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Événement
1793
9 janvier 1793
p 181
Batz rentre de Londres incognito, accompagné de Benoist d'Angers, avec le projet de faire évader Louis XVI. Ils seront tous deux, avec La Guiche, les instigateurs de "l'affaire de la Compagnie des Indes", destinée à disc …

Batz rentre de Londres incognito, accompagné de Benoist d'Angers, avec le projet de faire évader Louis XVI. Ils seront tous deux, avec La Guiche, les instigateurs de "l'affaire de la Compagnie des Indes", destinée à discréditer des députés

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Événement
1793
21 janvier 1793 — Rue des Degrés
p 181-182
Tentative d'enlèvement de Louis XVI pour le soustraire à la guillotine, par 25 conjurés, alors que d'autres étaient prévus mais avaient été "empêchés" suite à des indiscrétions suivies d'arrestations. Six seront sabrés. …

Tentative d'enlèvement de Louis XVI pour le soustraire à la guillotine, par 25 conjurés, alors que d'autres étaient prévus mais avaient été "empêchés" suite à des indiscrétions suivies d'arrestations. Six seront sabrés. Batz parviendra à s'enfuir

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Événement
1793
janvier 1793 — Demeure d'Anacharsis Cloots
p 185
Demeure de Cloots, auto-proclamé "l'orateur du genre humain", athée militant, acclamé français par la Législative, élu député à la Convention dont il sera chassé avant d'être guillotiné avec les Hébertiste. Possible agen …

Demeure de Cloots, auto-proclamé "l'orateur du genre humain", athée militant, acclamé français par la Législative, élu député à la Convention dont il sera chassé avant d'être guillotiné avec les Hébertiste. Possible agent du duc de Brunswick

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Événement
1793
1793 — Demeure de Berthold Proly
p 185
Demeure de l'espion autrichien Proly, membre du groupe dit des "Exagérés", qui se vantait d'avoir fait tomber les Girondins et travaillait à saper l'influence de Robespierre. Il sera guillotiné avec les Hébertistes
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Événement
1793
1793
p 185-186
Une des nombreuses planques du Baron de Batz, ancien Constituant, spéculateur et aventurier, réactionnaire royaliste, ayant tenté de faire évader Louis XVI pendant son transfert du Temple à l'échafaud
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Événement
1793
1793
p 185
Une des nombreuses planques du Baron de Batz, ancien Constituant, spéculateur et aventurier mais surtout archi-réactionnaire royaliste, ayant tenté de faire évader Louis XVI pendant son transfert du Temple à l'échafaud
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Événement
1793
8 mars 1793 — Tour de la prison du Temple/Donjon du Temple
p 188
Première tentative d'évasion de Marie-Antoinette et de la famille Capet de la prison du Temple, avec la complicité de membres de la Commune Hébertiste. Elle est dénoncée par le couple Tison, gardiens de la prison du Temp …

Première tentative d'évasion de Marie-Antoinette et de la famille Capet de la prison du Temple, avec la complicité de membres de la Commune Hébertiste. Elle est dénoncée par le couple Tison, gardiens de la prison du Temple

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Événement
1793
21 juin 1793 — Tour de la prison du Temple/Donjon du Temple
p 188-190
Seconde tentative d'évasion de Marie-Antoinette, de Madame Élisabeth et des enfants Capet du donjon du Temple, organisée par le baron de Batz. Elle échouera du fait d'une dénonciation anonyme
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Événement
1793
5 octobre 1793 — Demeure de Fabre d'Églantine
p 196
Adoption du calendrier révolutionnaire. Il sera utilisé jusqu'en décembre 1805, Napoléon rétablissant le calendrier grégorien à partir du 1er janvier 1806
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Événement
1787
1787 — Demeure de Georges Jacques Danton (donnant alors sur la rue Marat)
p 196
Après son mariage, Danton emménage dans un appartement de la cour du Commerce St André donnant sur la rue des Cordeliers. Il signe alors "d'Anton", histoire de s'anoblir à bon compte
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Événement
1794
5 avril 1794 — Demeure de François Chabot
p 196
Conventionnel impliqué dans le scandale de mise à l'écart de suspects et de spéculation sur la liquidation de la Compagnie des Indes
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Événement
Événement
Événement
1789
1789 — Hôtel d'Aumont/Demeure de Fabre d'Églantine
p 196
Demeure de Fabre d'Églantine, qui a abandonné sa femme et vit avec la comédienne Caroline Remy, au début de la Révolution. La brusque évolution de son train de vie laissa supposer à son sujet des "liaisons dangereuses"
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Événement
Événement
1789
1789
p 196
Demeure du conventionnel François Chabot ; il trempe dans plusieurs scandales, de mise à l'écart de suspects et de spéculation sur la liquidation de la Compagnie des Indes
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Événement
1793
27 août 1793
p 202-203
Dîner organisé par Rougeville en vue de la préparation d'une tentative d'évasion de Marie-Antoinette de la Conciergerie ; la dernière d'une longue série, infructueuse comme les précédentes.
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Événement
1793
15 août 1793
p 202-203
Rencontre organisée par Fontaine, entre Michonis, chargé de la surveillance de Marie-Antoinette à la Conciergerie, et Gonsse de Rougeville dont le projet est de la faire évader. L'entreprise échouera comme toutes les pré …

Rencontre organisée par Fontaine, entre Michonis, chargé de la surveillance de Marie-Antoinette à la Conciergerie, et Gonsse de Rougeville dont le projet est de la faire évader. L'entreprise échouera comme toutes les précédentes

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Événement
1794
5 avril 1794
p 206-214
Exécution, place de la Révolution, des “Indulgents”, dits aussi les "citra", mêlés à des fripons compromis dans l'affaire de la liquidation de la Compagnie des Indes. Le 5 avril 1794, dix hommes montent sur l'échafaud pl …

Exécution, place de la Révolution, des “Indulgents”, dits aussi les "citra", mêlés à des fripons compromis dans l'affaire de la liquidation de la Compagnie des Indes.

Le 5 avril 1794, dix hommes montent sur l'échafaud place de la Révolution. Parmi eux : Danton, Camille Desmoulins, Hérault de Séchelles, Westermann, Fabre d'Églantine. On les appelle les Indulgents — les citra, ceux qui sont allés trop loin dans la modération. Robespierre et Saint-Just ont décidé de leur mort.

Le tour de force de l'accusation fut de mélanger dans le même procès des hommes politiques qui réclamaient la fin de la Terreur et des corrompus compromis dans l'affaire de la liquidation de la Compagnie des Indes — Chabot, Basire, Delaunay, qui avaient touché des pots-de-vin pour truquer une loi financière. L'amalgame était délibéré : il permettait de salir les Indulgents par association et d'interdire toute défense cohérente.

Le procès avait été une mascarade — Danton rugissait si fort que le Comité de salut public avait fait voter un décret autorisant l'exclusion des accusés perturbateurs. Desmoulins avait déchiré ses actes d'accusation devant les juges. Rien n'y fit.

Danton monta le dernier. Sa dernière parole au bourreau : "Tu montreras ma tête au peuple, elle en vaut la peine." Il avait quarante-quatre ans.

Desmoulins, qui avait lancé la Révolution au Palais-Royal en juillet 1789, qui avait réclamé la clémence dans son journal Le Vieux Cordelier, mourut à trente-trois ans. Sa femme Lucile, arrêtée peu après pour avoir tenté de le sauver, fut guillotinée huit jours plus tard.

Dix semaines après, Robespierre passait à son tour sous la lame.

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