Mort de François Rabelais

Demeure de François Rabelais

 8 rue des Jardins Saint Paul - 4e arr. (emplacement, plaque erronée au n° 2 de la rue)

Mort de Rabelais, par Gustave Doré, 1854, BnF

Le 9 avril 1553, dans une petite rue du quartier Saint-Paul, s'éteint le plus grand rieur de la littérature française.

Le 8 rue des Jardins Saint-Paul ne paie pas de mine. Une rue calme du 4e, entre les vestiges de l'enceinte de Philippe Auguste et le Village Saint-Paul. C'est pourtant ici que François Rabelais a passé ses derniers mois — et qu'il est mort, le 9 avril 1553.

Rabelais n'a pas toujours vécu à Paris, mais c'est à Paris qu'il finit sa vie. Après des années entre Montpellier, Lyon, Rome et le Piémont, après Pantagruel et Gargantua, après avoir jonglé entre la protection des puissants et les censures de la Sorbonne, il s'installe dans ce quartier encore marqué par le souvenir de l'Hôtel royal de Saint-Paul, résidence de Charles V deux siècles plus tôt. Un coin de jardins enclos et de demeures discrètes.

On sait peu de chose sur ses derniers jours. La légende lui attribue cette phrase au moment de mourir : « Je vais quérir un grand peut-être. » Probablement apocryphe. Mais elle lui va bien.

Il est inhumé au cimetière de l'église Saint-Paul, à quelques pas de chez lui, rue de l'Hôtel Saint-Paul. L'église et le cimetière ont disparu — il ne reste rien de sa sépulture. La rue, elle, est toujours là.

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