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Couverture — Balades littéraires dans Paris du XVII° au XIX° siècle
Bibliographie

Balades littéraires dans Paris du XVII° au XIX° siècle

SARROT Jean-Christophe
Terres d'écrivains - Nouveau monde, 2004.
Livre
489 Fiches citant cet ouvrage
2004 Édition

Fiches citant cet ouvrage

489 fiches
Événement
1658
1658 — Demeure de Jean Racine (chez son cousin Vitard)
p 9
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Événement
1658
1658 — Collège d'Harcourt/Lycée St Louis
p 9 & 21
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Événement
1699
21 avril 1699 — Demeure de Jean Racine (à partir de 1692)
p 9 & 22
Il avait quitté le théâtre depuis douze ans. C'est dans le silence qu'il meurt, à deux pas de la scène où il avait régné. Le 21 avril 1699, Jean Racine s'éteint dans sa maison de la rue des Marais-Saint-Germain — aujourd …

Il avait quitté le théâtre depuis douze ans. C'est dans le silence qu'il meurt, à deux pas de la scène où il avait régné.

Le 21 avril 1699, Jean Racine s'éteint dans sa maison de la rue des Marais-Saint-Germain — aujourd'hui rue Visconti — au cœur du faubourg Saint-Germain. Il a cinquante-neuf ans. La cause officielle est un abcès au foie ; la cause profonde, personne ne la connaît vraiment. Depuis Phèdre, en 1677, Racine n'a plus rien donné au théâtre profane. Il s'est rangé, marié, est devenu historiographe du roi, père de sept enfants, dévot.

La rue des Marais est alors un ruban étroit entre les rues de Seine et Bonaparte, déjà vieux de trois siècles. Racine s'y est installé dans les années 1690 — probablement en 1692 — dans une maison appartenant à Mareschal, premier chirurgien de Louis XIV. Le quartier est celui des libraires, des imprimeurs, des théâtres : le jeu de paume de la rue Mazarine, où Molière a joué, est à quelques enjambées. Racine vit à l'ombre de ce qu'il a été.

Les dernières années sont marquées par un retour à Port-Royal, dont il avait été l'élève avant d'en devenir, par sa carrière mondaine, le fils ingrat. Il rédige un Abrégé de l'histoire de Port-Royal, inachevé, où perce le remords. La disgrâce auprès de Louis XIV — pour avoir, dit-on, évoqué trop librement la misère du peuple — assombrit ses derniers mois. La légende veut que le roi l'ait regardé mourir de loin, sans un geste.

Racine demande à être enterré à Port-Royal-des-Champs. Louis XIV y consent. En 1711, quand le roi fait raser l'abbaye — sa vieille ennemie janséniste —, les restes de Racine sont transférés à Saint-Étienne-du-Mont, où ils reposent encore, à côté de ceux de Pascal. Le poète des passions tragiques et le géomètre de l'infini, voisins pour l'éternité.

Rue Visconti, une plaque rappelle sa mémoire. Elle a longtemps été posée au mauvais numéro — le 26 au lieu du 24. La maison elle-même a disparu depuis longtemps. Mais la rue, l'une des plus étroites de Paris, a gardé son échelle du XVIIe siècle — et son silence.

Plaque de Racine 26 rue Visconti, Archives Paris révolutionnaire

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Événement
1805
4 février 1805 — Plaque de numérotation remarquable
p 9 & 75
Numérotation des immeubles prescrite par le préfet Frochot ; en noir sur fond jaune
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Événement
1728
Événement
1661
décembre 1661 — Cabaret du Petit Maure/Enseigne remarquable
p 9-10
 ![[Marc-AntoineGérarddeSaint-Amantplaque-26ruedeSeine,Paris6.jpg|Marc-AntoineGérarddeSaint-Amantplaque-26ruedeSeine,Paris6.jpg]]Marc-Antoine Gérard de Saint-Amant; plaque avec inscription (en lettres majuscules) : Le poè …

Marc-Antoine Gérard de Saint-Amant; plaque avec inscription (en lettres majuscules) : Le poète Marc-Antoine Gérard de Saint-Amant né à Rouen en 1594 est mort dans cette maison le 29 décembre 1661, 26 rue de Seine, VIe arrondissement, Paris, France.

Saint-Amant meurt ici après avoir été roué de coups sur le Pont Neuf pour s'être moqué de Monsieur le Prince ; l'Académie l'avait chargé de répertorier les termes d'argot et du langage populaire.

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Événement
1670
3 mars 1670 – 1672 — Jeu de paume de la Bouteille/Salle Guénégaud/Académie royale de Musique/Salle de l'Opéra de Paris (la première)
p 10
Le 28 juin 1669, Louis XIV signe à Saint‑Germain les lettres patentes qui donnent au poète Pierre Perrin, dit l’abbé Perrin, un privilège exclusif de douze ans pour fonder à Paris une Académie d’Opéra où l’on chantera de …

Le 28 juin 1669, Louis XIV signe à Saint‑Germain les lettres patentes qui donnent au poète Pierre Perrin, dit l’abbé Perrin, un privilège exclusif de douze ans pour fonder à Paris une Académie d’Opéra où l’on chantera des « représentations en musique et en vers français pareilles et semblables à celles d’Italie ». Pour la première fois, un particulier est autorisé à établir un théâtre dédié à l’opéra en français, avec monopole sur ce type de spectacles dans tout le royaume.

Avec le compositeur Robert Cambert, Perrin cherche une salle : après quelques tentatives, ils s’installent dans un ancien jeu de paume, le Jeu de paume de la Bouteille, rue des Fossés‑de‑Nesle (actuelle rue Mazarine), transformé en théâtre avec machinerie, loges et amphithéâtre. C’est là que l’Académie d’Opéra donne sa première représentation publique le 3 mars 1671 : Pomone, pastorale en un prologue et cinq actes, musique de Cambert, livret de Perrin, considérée comme le premier véritable opéra français.

Pomone reprend ce que le public aime déjà dans les ballets de cour – danses, machines spectaculaires, décors changeants, costumes fastueux – mais remplace le dialogue parlé par un récitatif continu et développe des ensembles vocaux plus riches. Le succès est immense : l’œuvre tient l’affiche pendant près de dix‑huit mois et totalise environ 146 représentations, preuve qu’un opéra en langue française, sur un sujet pastoral, peut vivre de son public payant.

Mais l’abbé Perrin, mauvais gestionnaire, s’enlise vite dans les dettes et les conflits avec ses associés, le marquis de Sourdéac et Champeron ; il finit même en prison et doit céder son privilège à Lully en 1672. Sous la main de ce dernier, l’Académie d’Opéra devient Académie royale de Musique, future Opéra de Paris, tandis que la salle du Jeu de paume de la Bouteille puis la salle du Palais‑Royal inaugurent une longue histoire de maisons d’opéra qui, de Louis XIV à aujourd’hui, restent au cœur de la vie musicale et politique parisienne.

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Événement
1643
Événement
1644
1er janvier 1644 – 1645 — Salle de Gallois du Mestayer (emplacement de l'entrée)/Salle des Métayers
p 10 & 19
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Événement
1676
1676 – 1691 — Demeure de Jean de La Bruyère (loge du concierge, vestige de la maison)
p 10-11
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Événement
1670
1670 — Demeure de Marie Desmares dite la Champmeslé
p 10
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Événement
1673
1673 — Hôtel d'Arras/Demeure d'Armande Béjart
p 10
En 1673, après la mort de Molière, sa veuve Armande Béjart réside à proximité du jeu de paume de la Bouteille, au 41 rue de Seine à Paris. Armande Béjart, actrice renommée du XVIIe siècle et épouse de Molière, joue un rô …

En 1673, après la mort de Molière, sa veuve Armande Béjart réside à proximité du jeu de paume de la Bouteille, au 41 rue de Seine à Paris. Armande Béjart, actrice renommée du XVIIe siècle et épouse de Molière, joue un rôle central dans la survie de la troupe théâtrale de son mari. À la suite du décès de Molière, elle s’efforce de maintenir la cohésion de la troupe et participe à la fondation du Théâtre Guénégaud, qui deviendra plus tard la Comédie-Française, institution majeure du théâtre français. Le jeu de paume de la Bouteille, situé dans ce quartier, est alors un lieu de spectacles et de réunions artistiques. La présence d’Armande Béjart à cette adresse illustre l’importance du quartier de la rue de Seine dans la vie théâtrale parisienne de l’époque, ainsi que le rôle actif des femmes dans la gestion et la continuité des compagnies théâtrales après la disparition de leurs fondateurs.

Sources

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Événement
1672
15 novembre 1672 – 1673 — Jeu de paume du Bel-Air/Jeu de paume de Bécquet/Académie royale de Musique/Salle de l'Opéra de Paris (la seconde)
p 10
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Événement
1680
22 octobre 1680 – 1687 — Jeu de paume de la Bouteille/Théâtre de Guénégaud/Salle Guénégaud/Académie royale de Musique
p 10
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Événement
1673
26 mai 1673 – 1680 — Jeu de paume de la Bouteille/Théâtre Guénégaud
p 10
Fusion des troupes de Molière et du Marais ; elles s'installent dans la salle Guénégaud ; leur réunion forme une des deux troupes qui deviendront les "Comédiens français"
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Événement
1689
18 avril 1689 – 1770 — Jeu de paume de l'Étoile (ou de l'Estoile, de 1547)
p 10
Chassés par leurs voisins trop studieux du futur Institut de France, les Comédiens du Roi prennent leurs quartiers dans un ancien jeu de paume — en face d'un petit café qui n'a pas encore son heure de gloire. Le 18 avril …

Chassés par leurs voisins trop studieux du futur Institut de France, les Comédiens du Roi prennent leurs quartiers dans un ancien jeu de paume — en face d'un petit café qui n'a pas encore son heure de gloire.

Le 18 avril 1689, la troupe de la Comédie-Française inaugure sa nouvelle salle au 14 de la rue des Fossés-Saint-Germain-des-Prés. Au programme : Phèdre de Racine et Le Médecin malgré lui de Molière — les deux auteurs tutélaires de la maison, associés pour l'ouverture comme un double parrainage. La troupe elle-même est jeune : elle n'a que neuf ans. Louis XIV l'a créée en 1680 par fusion autoritaire des comédiens de l'Hôtel Guénégaud et de ceux de l'Hôtel de Bourgogne, avec pour mission de « rendre les représentations des comédies plus parfaites ».

Le déménagement n'a rien d'un choix artistique. Depuis 1680, la troupe joue à l'Hôtel de Guénégaud, rue Mazarine. Juste à côté, sur le quai de Conti, s'élève depuis peu le Collège des Quatre-Nations — fondation posthume de Mazarin ouverte en 1688, le bâtiment conçu par Le Vau face au Louvre, qui abrite aujourd'hui l'Institut de France. Les académiciens, les enseignants et les étudiants supportent mal le voisinage des comédiens : les entractes bruyants, les carrosses dans les rues étroites, la fréquentation peu recommandable qui encombre le quartier aux heures de spectacle. Les plaintes remontent. Dès juin 1687, Louis XIV tranche : la troupe doit déguerpir de l'Hôtel Guénégaud.

On cherche un lieu de repli. Le choix se porte, à quelques centaines de mètres de là, sur un ancien jeu de paume — celui de l'Estoile, construit en 1547 — rue des Fossés-Saint-Germain-des-Prés. L'emplacement est bon : faubourg animé mais encore à l'écart des grands flux, suffisamment éloigné du Collège pour ne plus gêner personne. La troupe achète le bâtiment et confie la transformation à François d'Orbay le Jeune, neveu et collaborateur du d'Orbay qui a travaillé avec Le Vau à Versailles et — précisément — au Collège des Quatre-Nations. Les travaux durent près de deux ans. Pendant ce temps, la troupe joue où elle peut, dans des salles provisoires. La nouvelle salle ouvre enfin le 18 avril 1689. Et pas n'importe laquelle : c'est la première salle italienne de Paris, à plan semi-elliptique, avec des galeries sur deux niveaux — une révolution architecturale qui servira de modèle aux théâtres français pendant un siècle.

La salle fonctionnera pendant exactement quatre-vingt-un ans. Quatre-vingt-un ans pendant lesquels elle voit passer à peu près tout ce que le théâtre français compte d'auteurs et d'acteurs : Regnard, Lesage, Marivaux, Voltaire, Beaumarchais. En face, au 13, un Italien nommé Francesco Procopio dei Coltelli a ouvert dès 1686 un établissement qui sert un produit encore nouveau — du café. La proximité est immédiate : les comédiens traversent la rue, les spectateurs aussi. Le Procope devient le vestibule informel du théâtre. Au XVIIIe siècle, on y croisera Voltaire, Diderot, Rousseau, Benjamin Franklin. Plus tard, Marat, Danton, Desmoulins. Le café deviendra un foyer révolutionnaire — mais c'est une autre histoire, qui commence précisément par cette adresse voisine et par cette installation d'avril 1689.

En 1770, la troupe part une fois encore. Les lieux sont jugés trop étroits, la salle vieillie, et l'on construit pour elle un théâtre neuf au faubourg Saint-Germain — le futur Odéon, qui ne sera achevé qu'en 1782. En attendant, la Comédie-Française se réfugie provisoirement dans la salle des Machines des Tuileries. La rue, elle, prend alors son nouveau nom : rue de l'Ancienne-Comédie. Les Parisiens préfèrent toujours nommer les choses par ce qu'elles ont été.

On passe aujourd'hui devant le 14 sans soupçonner qu'un théâtre s'y est tenu. Seule la plaque commémorative, et le nom de la rue, en gardent la trace.

Plaque de l'Ancienne Comédie Française,

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Événement
Date imprécise — Cabaret de la Pomme de Pin
p 11
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Événement
1634
1634 – 1635 — Demeure de Blaise Pascal
p 11
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Événement
1672
1672 – 1677 — Hôtel des Ursins/Demeure de Jean Racine
p 11 & 22
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Événement
1672
1672 – 1677 — Hôtel des Ursins/Demeure de Jean Racine
p 11 & 22
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Événement
1680
1680 — Petit Luxembourg/Petit Bourbon/Hôtel du prince de Condé
p 11
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Événement
Événement
1630
1630 – 1635 — Collège de Dormans-Beauvais
p 11
François Xavier y est professeur de Philosophie ; Cyrano de Bergerac, Boileau, les frères Perrault et Claude-Nicolas Ledoux, entre autres, y firent leurs études
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Événement
1662
19 août 1662 — Maison à l'enseigne du Lion d'Or/Demeure de Blaise Pascal (chez sa sœur)
p 11
Quelqu'un déchire la doublure d'un vêtement et trouve un parchemin cousu là depuis huit ans. Blaise Pascal est né le 19 juin 1623 à Clermont-Ferrand. À seize ans, il avait rédigé un Essai sur les coniques qui stupéfia le …

Quelqu'un déchire la doublure d'un vêtement et trouve un parchemin cousu là depuis huit ans.

Blaise Pascal est né le 19 juin 1623 à Clermont-Ferrand. À seize ans, il avait rédigé un Essai sur les coniques qui stupéfia les mathématiciens. À dix-neuf ans, il construisit la Pascaline, première machine à calculer mécanique. À vingt-trois ans, il conduisit les expériences de Torricelli sur la pression atmosphérique et démontra l'existence du vide contre les aristotéliciens. À trente-neuf ans, il mourait dans la maison de sa sœur Gilberte Périer, au 67 rue du Cardinal Lemoine, dans le 5e arrondissement, après des semaines d'agonie.

L'autre Pascal, celui des Pensées et des Provinciales, avait commencé le soir du 23 novembre 1654. Ce soir-là, entre dix heures et minuit, il connut ce qu'il appellera simplement dans ses notes : « Feu. » Une expérience mystique dont il rédigea immédiatement le compte rendu sur un parchemin, qu'il transcrivit ensuite sur du papier, et qu'il cousit dans la doublure de son manteau pour le porter sur lui jusqu'à la mort. Ce parchemin, le « Mémorial », ne fut découvert qu'après son décès : ses serviteurs, dépliant ses habits, sentirent quelque chose de dur dans la doublure. Il commençait par le mot : « FEUX. »

À partir de cette nuit de 1654, Pascal abandonna progressivement les sciences et se consacra à la polémique religieuse et à la réflexion sur la condition humaine. Les Provinciales (1656-1657), dix-huit lettres satiriques contre la casuistique des jésuites, furent l'une des œuvres de prose française les plus lues du siècle. Les Pensées, fragments d'une apologétique du christianisme jamais achevée, furent publiées après sa mort : elles comptent parmi les grandes œuvres de la philosophie française.

Pascal est mort à trente-neuf ans. Les médecins avaient identifié une « vapeur » au cerveau, probablement un cancer ou une méningite tuberculeuse. Il était épuisé, douloureux, mais lucide. Il refusa les secours religieux pour lui-même tant qu'un pauvre n'en aurait pas bénéficié d'abord. La nuit du 18 au 19 août 1662, il dit : « Que Dieu ne m'abandonne jamais. » Il mourut quelques heures plus tard.

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Événement
1692
23 juin 1692 — Demeure de Gilles Ménage (à partir de 1676)
p 11
Mort de Gilles Ménage, écclésiastique libertin et « précieux », secrétaire de Paul de Gondi, pris par Molière comme modèle de Vadius dans Les Femmes savantes
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Événement
1634
18 mars 1634 — Hôtel de la Trémoille/Maison natale de Mme de La Fayette
p 11
Naissance de Mme de La Fayette, auteure de la "Princesse de Clèves" en 1678
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Événement
1613
1613 – 1664 — Hôtel de Rambouillet (appelé "la Cour de la Cour")
p 12
Cénacle réuni par Mme de Rambouillet et sa fille Julie d'Angennes. Centre intellectuel parisien de la première moitié du 17ème siècle
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Événement
Événement
Événement
1666
1666 — Hôtel de Montmor/Demeure de Louis de Montmor/Académie des Sciences
p 12-13
Molière fait la lecture de son Tartuffe ; Pierre Gassendi, dit Gassendi, est mort ici le 24 octobre 1655
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Événement
1662
1662 – 1664 — Hôtel de Clisson/Demeure du duc de Guise/Séjour de Pierre Corneille
p 12
Pierre Corneille est hébergé quelques mois par le duc de Guise
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Événement
1655
24 octobre 1655 — Hôtel de Montmor/Demeure de Pierre Gassendi
p 12-13
Un chanoine catholique passe sa vie à démontrer que la philosophie d'Épicure, matérialiste et athée, peut être lue par des chrétiens : c'est ainsi que le matérialisme rentre en France. Pierre Gassendi meurt le 24 octobre …

Un chanoine catholique passe sa vie à démontrer que la philosophie d'Épicure, matérialiste et athée, peut être lue par des chrétiens : c'est ainsi que le matérialisme rentre en France.

Pierre Gassendi meurt le 24 octobre 1655 dans l'hôtel de Montmor, 79 rue du Temple dans le 3e arrondissement, où son ami et mécène Henri-Louis Habert de Montmor l'hébergeait depuis plusieurs années. Il a soixante-trois ans.

Il était prêtre, chanoine puis prévôt du chapitre de Digne, professeur de mathématiques au Collège royal. Il était aussi astronome, le premier à avoir observé un transit de Mercure devant le Soleil en 1631, confirmant les prédictions de Kepler.

Son œuvre décisive est ailleurs. Gassendi consacre sa vie à réhabiliter Épicure, philosophe grec du IVe siècle avant notre ère, alors universellement condamné comme athée et débauché. Épicure enseignait que l'univers est fait d'atomes et de vide, que l'âme est matérielle et mortelle, que les dieux ne s'occupent pas des hommes, et que la sagesse consiste à vivre sans crainte de la mort. Depuis le christianisme, son nom servait d'injure.

Gassendi publie sa "Vie et mœurs d'Épicure," le traduit, le commente, le présente comme un ascète aussi rigoureux que Sénèque. Il ampute la doctrine de ce qui la rend inacceptable, en affirmant que les atomes ont été créés par Dieu et que l'âme humaine est immortelle. Ce compromis est ce qui rend l'atomisme publiable.

L'effet dépasse largement son intention. En restaurant l'atomisme, Gassendi fournit à la science moderne un fondement matérialiste que la physique de Descartes n'offrait pas. Ses disciples et lecteurs forment le milieu des libertins érudits : Cyrano de Bergerac, La Mothe Le Vayer, Molière, qui traduira Lucrèce. Au siècle suivant, Diderot, d'Holbach et La Mettrie développeront jusqu'à l'athéisme complet ce que le chanoine avait rendu pensable.

Le salon de Montmor deviendra en 1657 l'Académie Montmor, l'une des sociétés savantes qui préfigurent l'Académie des sciences fondée par Colbert en 1666.

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Événement
1643
30 juin 1643 — Demeure de Madeleine Béjart
p 13 & 19
Le 30 juin 1643, la troupe de l’Illustre Théâtre est officiellement créée devant notaire au 6 rue de la Perle, à Paris. Parmi les signataires figurent Jean-Baptiste Poquelin (qui n’utilise pas encore le nom de Molière), …

Le 30 juin 1643, la troupe de l’Illustre Théâtre est officiellement créée devant notaire au 6 rue de la Perle, à Paris. Parmi les signataires figurent Jean-Baptiste Poquelin (qui n’utilise pas encore le nom de Molière), Madeleine Béjart, Joseph et Geneviève Béjart, ainsi que d’autres comédiens débutants. Madeleine Béjart, seule membre expérimentée, obtient le privilège de choisir ses rôles. Cette association marque le début de la carrière théâtrale de Poquelin, qui renonce alors à la charge de tapissier du roi. La troupe s’installe d’abord à Paris, puis tente sa chance à Rouen, avant de revenir dans la capitale. Malgré la protection du duc d’Orléans, la troupe fait face à de graves difficultés financières et à une forte concurrence. Les recettes sont faibles, les dettes s’accumulent, et la troupe doit changer plusieurs fois de lieu. En 1645, l’Illustre Théâtre est dissous après l’emprisonnement de Poquelin pour dettes, mais cette expérience sera déterminante pour la suite de sa carrière et l’histoire du théâtre français.

Sources

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Événement
Événement
1672
1672 – 1676 — Demeure de Mme de Sévigné
p 13 & 17
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Événement
1669
1669 – 1671 — Demeure de Mme de Sévigné
p 13 & 17
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Événement
1677
Événement
1671
1671 – 1672 — Demeure de la marquise de Sévigné (chez ses cousins Coulanges)
p 13 & 17
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Événement
1637
1637 — Dépendance de l'Hôtel de Coulanges/Demeure de Mme de Sévigné
p 13 & 16
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Événement
1762
17 juin 1762 — Demeure de Crébillon père (à partir de 1741)
p 13
Mort du dramaturge Prosper Jolyot de Crais-Billon, dit Crébillon père, précurseur du "Grand Guignol". Il avait donné des cours à Giacomo Casanova
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Événement
1660
1660 — Demeure de Paul Scarron (à partir de 1654)
p 13
Mort du poète et dramaturge Paul Scarron, auteur du "Roman comique"
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Événement
1660
1660 — Demeure de Paul Scarron (à partir de 1654)
p 13
Mort du poète et dramaturge Paul Scarron, auteur du "Roman comique"
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Événement
1626
6 février 1626 — Maison natale de Mme de Sévigné
p 13 & 16
Le 6 février 1626, Marie de Rabutin-Chantal, la future Madame de Sévigné, naît dans un hôtel particulier de la place Royale, actuelle place des Vosges, au cœur du Marais parisien. L’édifice, situé à l’emplacement aujourd …

Le 6 février 1626, Marie de Rabutin-Chantal, la future Madame de Sévigné, naît dans un hôtel particulier de la place Royale, actuelle place des Vosges, au cœur du Marais parisien. L’édifice, situé à l’emplacement aujourd’hui compris entre le 1 bis place des Vosges et le 11 bis rue de Birague, appartient à sa famille maternelle. La place Royale est alors l’un des ensembles urbains les plus prestigieux de la capitale, récemment aménagé sous le règne d’Henri IV puis de Louis XIII, et lieu de résidence d’une partie de l’aristocratie de cour.

La naissance de Marie intervient dans un milieu nobiliaire lié à la haute magistrature et à la dévotion catholique. Son père, Celse-Bénigne de Rabutin, est gentilhomme bourguignon, tandis que sa mère, Marie de Coulanges, appartient à une famille de robe influente. Orpheline très tôt, la future marquise de Sévigné grandit entre Paris et la Bourgogne, mais garde un lien fort avec ce quartier du Marais, cœur social et mondain de la noblesse parisienne au XVIIe siècle. C’est depuis ce monde aristocratique, formé dans les hôtels particuliers et les salons du Marais, qu’elle deviendra l’une des grandes épistolières de la littérature française, connue sous le nom de Madame de Sévigné.

Plaque Place des Vosges Naissance de Madame de Sévigné  - Archives Paris révolutionnaire

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Événement
1645
Événement
1678
1678 – 1682 — Demeure de Jacques Bénigne Bossuet
p 14
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Événement
1644
1er décembre 1644 – 1645 — Jeu de paume de la Croix Noire
p 14 & 19
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Événement
1644
1er décembre 1644 – 1645 — Jeu de paume de la Croix Noire
p 14 & 19
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Événement
1553
9 avril 1553 — Demeure de François Rabelais
p 14
Le 9 avril 1553, dans une petite rue du quartier Saint-Paul, s'éteint le plus grand rieur de la littérature française. Le 8 rue des Jardins Saint-Paul ne paie pas de mine. Une rue calme du 4e, entre les vestiges de l'enc …

Le 9 avril 1553, dans une petite rue du quartier Saint-Paul, s'éteint le plus grand rieur de la littérature française.

Le 8 rue des Jardins Saint-Paul ne paie pas de mine. Une rue calme du 4e, entre les vestiges de l'enceinte de Philippe Auguste et le Village Saint-Paul. C'est pourtant ici que François Rabelais a passé ses derniers mois — et qu'il est mort, le 9 avril 1553.

Rabelais n'a pas toujours vécu à Paris, mais c'est à Paris qu'il finit sa vie. Après des années entre Montpellier, Lyon, Rome et le Piémont, après Pantagruel et Gargantua, après avoir jonglé entre la protection des puissants et les censures de la Sorbonne, il s'installe dans ce quartier encore marqué par le souvenir de l'Hôtel royal de Saint-Paul, résidence de Charles V deux siècles plus tôt. Un coin de jardins enclos et de demeures discrètes.

On sait peu de chose sur ses derniers jours. La légende lui attribue cette phrase au moment de mourir : « Je vais quérir un grand peut-être. » Probablement apocryphe. Mais elle lui va bien.

Il est inhumé au cimetière de l'église Saint-Paul, à quelques pas de chez lui, rue de l'Hôtel Saint-Paul. L'église et le cimetière ont disparu — il ne reste rien de sa sépulture. La rue, elle, est toujours là.

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Événement
1645
1645 – 1650 — Demeure de Mme de Sévigné
p 14 & 17
Mort du mari et naissance de la fille de Mme de Sévigné
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Événement
1658
1658 – 1669 — Cabaret de l'Épée de Bois (une des origines de l'Opéra)
p 15 & 140
Académie royale de danse, puis opéra ; lieu d'orgies mémorables sous Law, avec les "Mississippiens", possesseurs des actions du Mississippi. Premier bal public, mais en fait très fermé
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Événement
1696
1696 — Hôtel du maréchal de l'Hospital/Demeure de Jacques Bénigne Bossuet
p 15
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Événement
1647
1647 – 1667 — Hôtel de Roannès ou Roannez
p 15
Demeure de l'inventeur, avec Blaise Pascal, des carrosses à 5 sols : anc^tres des "Omnibus", en 1662. Ils périclitèrent après la décision royale de les interdire aux gens du peuple, leur faisant perdre une partie de leur …

Demeure de l'inventeur, avec Blaise Pascal, des carrosses à 5 sols : anc^tres des "Omnibus", en 1662. Ils périclitèrent après la décision royale de les interdire aux gens du peuple, leur faisant perdre une partie de leur clientèle

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Événement
1676
1676 – 1677 — Demeure de Mme de Sévigné
p 15 & 17
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Événement
Événement
1704
12 avril 1704 — Demeure de Jacques Bénigne Bossuet
p 15
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Événement
1695
13 avril 1695 — Hôtel d'Hervart/Hôtel Pagevin
p 15
Jean de La Fontaine meurt le 13 avril 1695 à l'Hôtel d'Hervart, rue Plâtrière — aujourd'hui rue Jean-Jacques Rousseau, dans le 1er arrondissement. Une plaque au numéro 61 rappelle l'événement, avec en dessous la mention …

Jean de La Fontaine meurt le 13 avril 1695 à l'Hôtel d'Hervart, rue Plâtrière — aujourd'hui rue Jean-Jacques Rousseau, dans le 1er arrondissement. Une plaque au numéro 61 rappelle l'événement, avec en dessous la mention « Ancienne rue Plâtrière ». La fiche indique le 63 — les deux numéros se jouxtent, l'hôtel devait s'étendre sur plusieurs parcelles. Il avait soixante-treize ans.

La Fontaine avait vécu vingt ans chez Mme de La Sablière, sa protectrice, rue Neuve-des-Petits-Champs. À la mort de celle-ci en janvier 1693, il se retrouva sans toit. C'est Barthélemy d'Hervart, riche financier d'origine suisse, qui le recueillit. La phrase qu'on prête à Hervart — « J'allais vous chercher » — dit la réputation de La Fontaine : un homme que tout le monde voulait héberger, parce que sa conversation valait un loyer.

Il était arrivé à Paris vers 1657, champenois sans fortune, avec des vers dans la poche et l'art de se faire inviter. Fouquet fut son premier protecteur — il lui dédia Le Songe de Vaux, et ne le renia jamais après sa disgrâce, ce qui lui valut la défaveur de Louis XIV pour le restant de ses jours. Les Fables, publiées en trois recueils entre 1668 et 1694, firent de lui le plus lu des poètes français — mais jamais le mieux payé. Les Contes licencieux lui valurent la censure et une conversion tardive à la dévotion, qu'on dit sincère.

On l'enterra le lendemain au cimetière des Saints-Innocents. Ses restes furent transférés au Père-Lachaise en 1817, où il repose aux côtés de Molière — deux hommes qui ne s'étaient guère fréquentés de leur vivant.

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Événement
1684
1er octobre 1684 — Demeure de Pierre Corneille (en 1682)
p 15
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Événement
1622
15 janvier 1622 — Pavillon des singes/Maison natale de Molière
p 15 & 18
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Événement
1635
juin 1635 – 1648 — Demeure de Blaise Pascal
p 15
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Événement
1635
juin 1635 – 1648 — Demeure de Blaise Pascal
p 15
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Événement
1620
1620 — Fausse maison natale de Molière
p 15
Prétendue maison natale de Monsieur "de" Molière, ornée d'un buste et d'une inscription qui donne une date fausse également
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Événement
1666
1666 — Auberge du Mouton Blanc
p 16 & 165
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Événement
Événement
Événement
1685
1685 – 1709 — Demeure de Nicolas Boileau Despréaux
p 16
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Événement
1653
1653 – 1657 — Hôtel de Brouilly/Demeure de Ninon de Lenclos
p 18
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Événement
1629
1629 – 1783 — Théâtre de l'Hôtel de Bourgogne (salle créée en 1548)
p 19
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Événement
1629
1629 – 1783 — Théâtre de l'Hôtel de Bourgogne (salle créée en 1548)
p 19
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Événement
1629
1629 – 1783 — Théâtre de l'Hôtel de Bourgogne (salle créée en 1548)
p 19
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Événement
Date imprécise — Collège de Clermont/Lycée Louis-le-Grand
p 19 & 45
Molière, Chapelle, Pierre Gassendi, Voltaire, Sade, font leurs études à Louis-le-Grand, collège tenu par les jésuites
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Événement
1673
17 février 1673 — Théâtre du Petit Cardinal (créé par Richelieu en 1639)
p 20
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Événement
1659
18 novembre 1659 — Hôtel de Bourbon/Salle du Petit Bourbon
p 20
Première des "Précieuses ridicules" par la troupe de Molière. Il créera également là son "Sganarelle ou le Cocu imaginaire" le 28 mai 1660
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Événement
1673
17 février 1673 — Maison du tailleur Baudelet/Demeure de Molière (à partir de 1672)
p 21
Mort de Molière après une attaque survenue au Petit Cardinal, lors de la 4ème représentation du "Malade imaginaire" Le 17 février 1673, Molière vit une de ces soirées où la scène et la vie se confondent dangereusement. I …

Mort de Molière après une attaque survenue au Petit Cardinal, lors de la 4ème représentation du "Malade imaginaire"

Le 17 février 1673, Molière vit une de ces soirées où la scène et la vie se confondent dangereusement. Il joue pour la quatrième fois Le Malade imaginaire au théâtre du Palais‑Royal, dans le rôle d’Argan, alors qu’il est lui‑même miné par une affection pulmonaire, amaigri, épuisé. Au cours de la représentation, pris de violentes quintes de toux et de crachements de sang, il vacille mais insiste pour terminer la pièce, refusant qu’on interrompe le spectacle.

Ce n’est donc pas « sur scène » qu’il meurt, mais peu après, dans sa maison de la rue de Richelieu, au 40 actuel, anciennement maison du tailleur Baudelet, qu’il occupe depuis 1672. Transporté du Petit‑Cardinal (salle du Palais‑Royal) à sa demeure, il y succombe vers dix heures du soir, entouré de quelques proches, avant même que puisse être appelée une assistance médicale efficace.

La bâtisse, issue des lotissements du Palais‑Cardinal de Richelieu, est alors une maison de rapport relativement récente, dont Baudelet, maître tailleur, a été un propriétaire notable avant Molière. Située « vis‑à‑vis de la fontaine, du côté qui donne sur le jardin du Palais‑Royal », elle offre au dramaturge un logement commode, à quelques pas seulement de son théâtre.

La mort de Molière dans cette maison nourrit très tôt la légende : on imagine le comédien expirant en costume, confondant son agonie avec celle d’Argan. Les recherches érudites du XIXᵉ siècle, notamment celles d’Auguste Vitu sur la « maison mortuaire », permettent de préciser l’adresse, l’histoire du bâtiment et son intégration dans le tissu issu des opérations immobilières de Richelieu. Aujourd’hui encore, la façade et l’escalier de l’immeuble, classés monuments historiques, rappellent ce dernier domicile où s’achève la vie de Jean‑Baptiste Poquelin, devenu Molière.

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Événement
1667
1667 — Demeure de Molière (emplacement présumé, face à la maison de Racine)
p 21
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Événement
Événement
Événement
Événement
1785
7 mars 1785 — Prison de St Lazare
p 28
Beaumarchais est enfermé quelques jours à St Lazare, afin de l'humilier, par rancune de Louis XVI à propos du Mariage de Figaro. Le bruit courra qu'il a été fouetté. Beaumarchais en sort brisé La veille, le 6 mars 1785, …

Beaumarchais est enfermé quelques jours à St Lazare, afin de l'humilier, par rancune de Louis XVI à propos du Mariage de Figaro. Le bruit courra qu'il a été fouetté. Beaumarchais en sort brisé

La veille, le 6 mars 1785, Beaumarchais a commis une imprudence. Dans une lettre publiée par le Journal de Paris, il évoque les « lions et tigres » qu'il a dû vaincre pour faire jouer sa comédie. La formule est colorée, un brin fanfaronne. Louis XVI, que le succès du Mariage de Figaro irrite depuis des mois, y voit une attaque personnelle — aidé en cela par le comte de Provence, qui orchestre la cabale dans l'ombre.

La riposte royale est immédiate et calculée pour blesser. Sans quitter sa table de jeu, le roi griffonne l'ordre d'arrêt au crayon, dit-on, sur un sept de pique. Mais le choix de la prison est, lui, parfaitement délibéré : ce ne sera pas la Bastille, honorable pour un homme de lettres, ni For-l'Évêque, ordinaire prison pour dettes. Ce sera Saint-Lazare, rue du Faubourg-Saint-Denis — la maison de correction des jeunes débauchés, des vagabonds, des filles de mauvaise vie. Y envoyer l'auteur le plus célèbre de Paris, c'est l'humilier, le ridiculiser, lui ôter sa dignité.

Le bruit court aussitôt dans les salons que Beaumarchais y a été fouetté. La rumeur est presque certainement fausse, mais elle dit quelque chose de vrai sur l'intention royale. La capitale, qui l'encensait, ricane un moment, avant de se reprendre. L'auteur de Figaro sort de Saint-Lazare quelques jours plus tard, libre mais brisé — et convaincu, plus que jamais, que les puissants ne lui pardonneront pas d'avoir eu raison trop tôt.

Quatre ans plus tard, la Révolution lui donnera spectaculairement raison.

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Événement
1717
17 mai 1717 — Prison de la Bastille
p 28 & 44
Premier emprisonnement de Voltaire à la Bastille, arrêté pour son "Puero regnante" ; il sera libéré le 14 avril 1718
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Événement
1726
17 avril 1726 — Prison de la Bastille
p 28 & 44
Comment une plaisanterie de salon envoie un poète à la Bastille — et le fait partir pour l'Angleterre. L'affaire commence à l'Opéra, quelques semaines plus tôt. Voltaire — trente-deux ans, déjà célèbre depuis Œdipe, déjà …

Comment une plaisanterie de salon envoie un poète à la Bastille — et le fait partir pour l'Angleterre.

L'affaire commence à l'Opéra, quelques semaines plus tôt. Voltaire — trente-deux ans, déjà célèbre depuis Œdipe, déjà adulé dans les salons — croise dans le foyer le chevalier Guy-Auguste de Rohan-Chabot, rejeton d'une des plus grandes maisons du royaume. Le chevalier, qui n'a pour lui que son nom, lance une raillerie à la cantonade : « Monsieur de Voltaire, monsieur Arouet, enfin comment vous nommez-vous ? » Voltaire réplique du tac au tac : « Je ne traîne pas un grand nom, mais je sais honorer celui que je porte. » Cinglant. Les spectateurs rient. Rohan encaisse mal.

La vengeance arrive quelques jours plus tard. Le 4 février 1726, Voltaire dîne chez le duc de Sulli, hôtel de Sully, rue Saint-Antoine. Au milieu du repas, un laquais vient le prévenir qu'on le demande en bas. Il descend, et là — sous les yeux de son cocher — des hommes de main, stylés par Rohan-Chabot tapi dans un carrosse voisin, le rouent de coups de bâton. « Ne frappez pas à la tête, il en peut sortir quelque chose de bon », aurait dit le chevalier, goguenard. Voltaire remonte, ensanglanté, raconte l'affront à la tablée aristocratique — personne ne bouge. Être le plus grand poète de France ne vaut rien face aux privilèges du sang.

Voltaire prend alors des leçons d'escrime. Pendant des semaines, il s'entraîne, écume les cafés, cherche Rohan partout. Il veut un duel. La famille Rohan-Chabot, alertée, prend les devants et obtient du pouvoir une lettre de cachet. Le 17 avril 1726, Voltaire est arrêté et embastillé pour la seconde fois de sa vie — la première remonte à 1717, déjà pour un libelle. Cette fois l'accusation est plus commode : trouble à l'ordre public, menace contre un membre d'une grande maison.

Il y reste quinze jours. À sa libération, on lui signifie une condition : l'exil. Il choisit l'Angleterre.

C'est là que tout bascule. À Londres, Voltaire découvre Newton, Locke, la tolérance religieuse, la monarchie constitutionnelle, la liberté de la presse. Il en rapportera trois ans plus tard les Lettres philosophiques — le premier brûlot des Lumières françaises. Sans Rohan-Chabot et ses hommes de main, sans la Bastille une seconde fois, peut-être pas de Voltaire tel qu'on le connaîtra. Une bastonnade rue Saint-Antoine aura fait basculer un siècle.

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Événement
1717
17 novembre 1717 – 1783 — Maison de la nourrice de d'Alembert (et non au 21 comme l'indique un panneau erroné)
p 29
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Événement
1755
1755 – 1780 — Couvent des Filles St Joseph/Second salon de Mme du Deffand
p 29
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Événement
1768
Événement
1717
16 novembre 1717 — Chapelle St Jean le Rond (ancien baptistère jouxtant Notre-Dame, démolie en 1748)
p 29
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Événement
Événement
Événement
Date imprécise — Demeure et premier salon de Mme du Deffand
p 29
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Événement
Événement
1757
1757 – 1766 — Hôtel d'Hallwyll/Demeure de Jacques Necker
p 29 & 62
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Événement
1776
1776 – 1781 — Demeure de Restif de la Bretonne
p 30 & 37
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Événement
1781
1781 – 1788 — Demeure de Restif de la Bretonne
p 30 & 37
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Événement
1788
1788 – 1797 — Demeure et imprimerie de Restif de la Bretonne
p 30 & 37
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Événement
1791
1791 – 1797 — Demeure et imprimerie de Restif de la Bretonne
p 30 & 37
Imprimerie de Nicolas Edme Restif de la Bretonne, le "Rousseau du ruisseau", auteur du "Paysan perverti"
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Événement
1684
1684 — Café Procope ("Au Saint Suaire de Turin")/Jeu de boules de Malus
p 30
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Événement
1751
28 juin 1751 — Café Au Saint Suaire de Turin/Café Procope
p 30
Le café a été fondé par le Sicilien Francesco Procopio di Coltelli — d'abord sous le nom de Café Au Saint Suaire de Turin, en face de la Comédie-Française, dans la rue des Fossés-Saint-Germain-des-Prés. Voltaire, Fontene …

Le café a été fondé par le Sicilien Francesco Procopio di Coltelli — d'abord sous le nom de Café Au Saint Suaire de Turin, en face de la Comédie-Française, dans la rue des Fossés-Saint-Germain-des-Prés. Voltaire, Fontenelle et Montesquieu y ont leurs habitudes. On y lit les journaux, on joue aux échecs, on refait la physique et le droit des gens entre deux tasses. Au milieu du siècle, le Procope est devenu le lieu de travail officieux des philosophes.

Le projet de l'Encyclopédie a cinq ans. En 1746, le libraire André-François Le Breton et ses associés — David, Durand, Briasson — obtiennent un privilège royal pour adapter la Cyclopedia de l'Anglais Chambers. L'abbé Gua de Malves, premier directeur, abandonne en octobre 1747. Denis Diderot et Jean le Rond d'Alembert prennent la direction. Ce qui devait être une traduction devient autre chose : un inventaire raisonné de tout ce que la raison humaine a produit, organisé selon l'Arbre des connaissances de Francis Bacon, avec l'homme — et non Dieu — au sommet. En 1750, le Prospectus de Diderot lance une souscription pour dix volumes de textes et deux de planches. Les jésuites, via les Mémoires de Trévoux, protestent aussitôt.

Ce 28 juin 1751, le premier volume est finalisé au Procope. Il couvre la lettre A jusqu'à Azyme — 914 pages. Il s'ouvre sur le Discours préliminaire de d'Alembert, qui classe mémoire, raison et imagination comme les trois facultés fondatrices de la connaissance humaine. C'est un manifeste. Jean-François Marmontel a fourni plusieurs articles. L'abbé Prévost, auteur de Manon Lescaut, a collaboré. Jean-Jacques Rousseau a rédigé les articles de musique. Alexis Piron, poète mordant et habitué du café, est là. Élie Fréron, critique acéré dont la plume servira bientôt à combattre l'entreprise, fréquente encore la même table — il ne fondera son Année littéraire qu'en 1754.

Pour Marx et Engels, le mouvement philosophique du XVIIIe siècle a été l'idéologie par laquelle la bourgeoisie montante a conduit son offensive théorique contre l'ordre féodal et clérical. L'Encyclopédie en est l'instrument central : elle substitue la raison à la révélation, traite les métiers et les techniques comme des savoirs nobles, et fait de l'autorité un objet de critique. Ce n'est pas un dictionnaire. C'est le programme intellectuel d'une classe qui prépare sa révolution.

En janvier 1752, le Conseil du roi condamne les deux premiers volumes au pilon. Malesherbes, directeur de la Librairie, cache les manuscrits de Diderot chez lui. La publication reprend en 1753.

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Événement
1781
1781 – 1786 — Demeure de Jacques Henri Bernardin de Saint-Pierre
p 30
Rédaction des "Études de la Nature", et du début de "Paul et Virginie"
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Événement
1779
1779 – 1785 — Graffitis de Restif de la Bretonne
p 30
Restif de la Bretonne grave ses états d'âme sous forme de graffitis sur les parapets du bord de Seine ; ils deviendront un mythe pour les Romantiques
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Événement
1763
1763 – 1773 — Demeure de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais
p 31 & 40
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Événement
Événement
1778
30 mai 1778 — Hôtel de Villette
p 31 & 46
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Événement
1740
2 juin 1740 — Hôtel de Condé/Maison natale du marquis de Sade
p 31 & 43
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Événement
1784
27 avril 1784 — Théâtre Français (1782)/Théâtre de l'Odéon (1796)/Théâtre de l'Europe
p 31
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Événement
1750
1750 – 1752 — Demeure de Giacomo Casanova de Seingalt
p 31
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Événement
1783
1783 — Hôtel d'Épinay/Demeure de Mme d'Épinay
p 32
Mort de Mme d'Épinay, la protectrice de Jean-Jacques Rousseau et de Grimm
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Événement
1762
1762 – 1821 — Premier Café de la Régence (fondé en 1681, rendez-vous des joueurs d'échecs)
p 33
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Événement
1748
1748 – 1762 — Premier salon de Mme d'Épinay (près du cimetière des Capucins)
p 33
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Événement
1791
1791 — Demeure d'Olympe de Gouges
p 33
Marie-Olympe de Gouges rédige une “Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne”
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Événement
1784
31 juillet 1784 — Hôtel de Bezons/Demeure de Denis Diderot (14 jours avant sa mort)
p 33
Catherine II, la tsarine de Russie lui avait loué un appartement plus accessible pour lui épargner l'escalier de la rue Taranne. Il y mourut quatorze jours après s'y être installé. L'auteur de l'Encyclopédie finissait sa …

Catherine II, la tsarine de Russie lui avait loué un appartement plus accessible pour lui épargner l'escalier de la rue Taranne. Il y mourut quatorze jours après s'y être installé. L'auteur de l'Encyclopédie finissait sa vie dans une location payée par un despote éclairé.

Denis Diderot était arrivé à Paris en 1728, fils d'un coutelier de Langres, pour y suivre des études de philosophie. En 1784, il en était à sa cinquante-sixième année de vie parisienne. Il avait coordonné vingt-huit volumes de l'Encyclopédie, passé trois mois à Vincennes sous les verrous, rompu avec Rousseau, correspondu avec Voltaire, Grimm et d'Alembert. Les portes de l'Académie française lui étaient restées fermées, bloquées par les dévots qui n'avaient pas pardonné l'Encyclopédie.

En 1765, Catherine II de Russie avait racheté sa bibliothèque pour quinze mille livres, lui laissant la charge d'en rester le conservateur jusqu'à sa mort, avec un traitement de bibliothécaire. Diderot était allé la remercier à Saint-Pétersbourg en 1773-1774. À son retour, il vivait rue Taranne, dans ce qui est aujourd'hui le 6e arrondissement, dans un appartement dont les escaliers devenaient difficiles à gravir pour le vieux philosophe.

Le baron Grimm, représentant de Catherine à Paris, fit louer à l'été 1784 un appartement de plain-pied plus commode, au 39 rue de Richelieu, non loin de la Bibliothèque royale. L'hôtel de Bezons, comme on l'appelait, était dans l'actuel 1er arrondissement. Diderot s'y installa autour du 17 juillet 1784.

Le 31 juillet, à table, il mourut. Il avait soixante-dix ans.

Il fut inhumé en l'église Saint-Roch, rue Saint-Honoré. Ses restes furent dispersés à la Révolution. L'Encyclopédie, elle, survécut.

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Événement
1803
1803 — Hôtel Beauvau/Demeure de Jean-François de Saint-Lambert
p 33
Mort du poète Jean-François de Saint-Lambert, qui collabora à la rédaction de l'Encyclopédie
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Événement
1745
1745 – 1750 — Demeure de Voltaire (avec sa nièce, Mme Denis)
p 33 & 45
Voltaire co-loue, avec les du Châtelet, une maison dans laquelle est aménagé un théâtre de 120 places ; il partage aussi Mme du Châtelet et rédige "Zadig"
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Événement
Événement
Événement
1770
24 juin 1770 — Hôtel du Grand Esprit ou du Saint-Esprit/Demeure de Jean-Jacques Rousseau (avec Thérèse Levasseur)
p 34
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Événement
1749
1749 – 1756 — Hôtel du Languedoc/Demeure de Jean-Jacques Rousseau (avec Thérèse Levasseur)
p 34 & 38
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Événement
1731
1731 – 1733 — Hôtel de Fontaine Martel/Séjour de Voltaire
p 34 & 45
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Événement
Événement
1790
avril 1790 — Demeure de Donatien Aldonse François de Sade
p 34 & 43
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Événement
1778
1778 – 1790 — Demeure de Mme Denis (dans une maison ayant appartenu à Voltaire)
p 34
Maison achetée par Voltaire juste avant sa mort et léguée à sa nièce
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Événement
1811
31 août 1811 — Demeure de Louis Antoine de Bougainville
p 34
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Événement
1749
24 juillet 1749 — Demeure de Denis Diderot (de 1749 à 1754 chez la dame Chetel)
p 35 & 36
Le 24 juillet 1749, des exempts de police se présentèrent au 3 de la rue de l'Estrapade. Ils cherchaient Diderot. Ils le trouvèrent. Denis Diderot venait de publier la Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient …

Le 24 juillet 1749, des exempts de police se présentèrent au 3 de la rue de l'Estrapade. Ils cherchaient Diderot. Ils le trouvèrent.

Denis Diderot venait de publier la Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient — un essai philosophique qui prenait la cécité comme point de départ pour démontrer que nos idées morales dépendent de nos sens, non d'une révélation divine. Dans la bouche d'un aveugle fictif mourant, il avait placé une négation de l'existence de Dieu. La censure royale n'avait pas apprécié.

Il fut conduit au château de Vincennes et y resta jusqu'en novembre 1749. L'emprisonnement fut relatif : il disposait d'une chambre, pouvait se promener dans le parc, recevoir des visites. Jean-Jacques Rousseau vint le voir. Sur le chemin de Vincennes, Rousseau eut la subite inspiration qu'il décrit dans ses Confessions comme une illumination — que la civilisation corrompt l'homme naturellement bon. La route de Vincennes vit naître, en quelques mois, à la fois les idées de Rousseau et l'entreprise encyclopédique.

Car Diderot, depuis 1746, travaillait pour le libraire Le Breton à traduire en français la Cyclopaedia de Chambers, encyclopédie anglaise. En prison, il convainquit ses associés de transformer ce projet modeste en quelque chose d'immense : une encyclopédie nouvelle, raisonnée, qui rassemblerait tout le savoir de son siècle. Le premier tome parut en 1751. Le vingt-huitième, en 1772.

L'arrestation du 24 juillet 1749 n'avait pas voulu faire une Encyclopédie. C'est pourtant ce qu'elle produisit.

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Événement
1746
Événement
1728
1728 – 1732 — Collège d'Harcourt
p 35
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Événement
Événement
1774
28 décembre 1774 – 1778 — Demeure de Jean-Jacques Rousseau
p 38
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Événement
1741
1741 – 1742 — Hôtel de Vins/Demeure de la famille Dupin/Cadran solaire
p 38
En 1741, Jean-Jacques Rousseau, alors peu connu, entre au service de la famille Dupin à Paris, au 68 rue Jean-Jacques Rousseau. Il y occupe brièvement le rôle de précepteur pour le fils de Madame Dupin, Jacques-Armand, p …

En 1741, Jean-Jacques Rousseau, alors peu connu, entre au service de la famille Dupin à Paris, au 68 rue Jean-Jacques Rousseau. Il y occupe brièvement le rôle de précepteur pour le fils de Madame Dupin, Jacques-Armand, pendant huit jours, en attendant l’arrivée d’un nouveau tuteur. Par la suite, Rousseau devient secrétaire de Madame Dupin, participant à la rédaction et à la recherche pour ses projets littéraires, notamment une défense des droits des femmes au XVIIIe siècle. Madame Dupin, femme d’influence et d’esprit, est alors mariée à Claude Dupin, mais entretient une relation étroite avec Louis Dupin de Francueil, qui partage avec Rousseau un intérêt pour la musique. Le séjour de Rousseau dans cette maison marque une étape importante dans sa carrière intellectuelle, lui permettant de fréquenter des cercles influents de la société parisienne. La cour de la demeure comporte un cadran solaire, élément architectural typique de l’époque.

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Événement
Événement
1741
1741 – 1742 — Jeu de paume rue Verderet ou Verdelet (donnant dans la rue Plâtrière)
p 38
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Événement
1742
1742 – 1762
p 38
Rencontres des encyclopédistes ; Jean-Jacques Rousseau y mit au point la publication de son ouvrage "Du Contrat Social"
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Événement
1752
mars 1752 — Établissement thermal des eaux de Passy
p 38
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Événement
1732
24 janvier 1732 — Maison natale de Beaumarchais (angle de la rue de la Ferronnerie)
p 39
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Événement
1776
9 octobre 1776 – 1788 — Hôtel Amelot de Bisseuil/Hôtel des Ambassadeurs de Hollande/Demeure de Beaumarchais
p 40
L'auteur du Barbier de Séville monte une entreprise fictive au nom portugais pour livrer des canons français à des républicains américains, sans que le roi de France n'ait à en répondre. Pierre-Augustin Caron de Beaumarc …

L'auteur du Barbier de Séville monte une entreprise fictive au nom portugais pour livrer des canons français à des républicains américains, sans que le roi de France n'ait à en répondre.

Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais a quarante-quatre ans en 1776. Horloger de formation, musicien, spéculateur, agent secret, dramaturge, il est l'un des personnages les plus insaisissables du siècle. Il a écrit Le Barbier de Séville, joué l'année précédente ; il écrira Le Mariage de Figaro, dont la représentation en 1784 fera dire à Napoléon qu'elle fut "la Révolution déjà en action."

En 1775 et 1776, il est en mission à Londres pour Louis XVI. Il y rencontre des émissaires des colonies américaines révoltées et devient un partisan enthousiaste de leur cause. Il bombarde Vergennes, ministre des Affaires étrangères, de mémoires expliquant que la France a tout intérêt à soutenir les insurgés pour affaiblir l'Angleterre.

Le problème est diplomatique. La France n'est pas en guerre contre l'Angleterre et ne veut pas l'être encore. Un soutien officiel serait un casus belli. Il faut donc un montage.

Beaumarchais obtient un million de livres du Trésor français, auquel s'ajoute un million espagnol. Il crée une société commerciale entièrement fictive quant à son objet réel, sous le nom portugais de Roderigue Hortalez et Compagnie, et en installe les bureaux dans sa demeure de l'hôtel Amelot de Bisseuil, dit hôtel des Ambassadeurs de Hollande, 47 rue Vieille-du-Temple dans le 4e arrondissement.

L'entreprise achète officiellement des marchandises et livre en réalité des fusils, des canons, de la poudre, des uniformes, sortis des arsenaux royaux. Le premier convoi part du Havre en décembre 1776 ; seul l'Amphitrite parvient à appareiller, avec quarante-neuf militaires à bord.

L'aide de Hortalez et Cie sera décisive pour la victoire américaine de Saratoga en 1777, qui déterminera l'entrée officielle de la France dans la guerre. Beaumarchais ne sera jamais remboursé de son avance. Ses héritiers la réclameront encore à Washington au XIXe siècle. Le monarque le plus absolu d'Europe avait financé une république.

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Événement
1850
1850 – 1907 — Société des Auteurs et compositeurs dramatiques (SACD, créée en 1777)
p 40
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Événement
1791
Événement
1790
novembre 1790 — Demeure de Donatien Aldonse François de Sade
p 43
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Événement
1794
15 octobre 1794 — Prison de St Lazare (dite alors Lazare)
p 43
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Événement
1793
décembre 1793 — Prison des Madelonnettes
p 43
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Événement
1793
décembre 1793 — Couvent des Grands Carmes/Prison des Carmes
p 43
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Événement
1726
février 1726 — Hôtel de Sully
p 44
Bastonnade de Voltaire par les sbires du chevalier de Rohan-Chabot, pour avoir répondu à ce dernier, qui lui avait demandé : "Arouet ? Voltaire ? Enfin, avez-vous un nom ?", "Mon nom, je le commence, vous finissez le vôt …

Bastonnade de Voltaire par les sbires du chevalier de Rohan-Chabot, pour avoir répondu à ce dernier, qui lui avait demandé : "Arouet ? Voltaire ? Enfin, avez-vous un nom ?", "Mon nom, je le commence, vous finissez le vôtre !"

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Événement
1742
1742 — Hôtel Lambert de 1644 (donne sur le quai d'Anjou)
p 45
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Événement
1742
1742 — Hôtel Lambert (de 1644, donnant aussi sur la rue St Louis en l'Île)
p 45
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Événement
1796
8 mai 1796 — Tour de la prison du Temple/Donjon du Temple
p 53
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Événement
1804
1804 — Hôtel de France/Demeure de François-René de Chateaubriand
p 53 & 61
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Événement
1797
1797 — Hôtel de Salm/Ambassade de Suède
p 53 & 62
Mme de Staël réside en alternance avec son hôtel de la rue du Bac
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Événement
1777
1777 – 1793 — Demeure de Mme Récamier
p 54
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Événement
1817
1817 — Demeure de François-René de Chateaubriand
p 54 & 61
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Événement
1823
1823 – 1824 — Demeure Cordélia Greffulhe de Castellane
p 54
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Événement
1831
Événement
Événement
Événement
1798
1798 — Hôtel de Maillebois/Demeure de Mme de Staël
p 55 & 63
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Événement
1812
1812 — Hôtel d'Angennes/Demeure de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord
p 55
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Événement
1786
Événement
1849
4 juillet 1849 — Hôtel Tubeuf/Palais Mazarin
p 55 & 58
Mme Récamier meurt du choléra chez sa nièce et fille adoptive
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Événement
Événement
1849
4 juillet 1849 — Hôtel Tubeuf/Palais Mazarin
p 55 & 58
Mme Récamier meurt du choléra chez sa nièce et fille adoptive
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Événement
1848
4 juillet 1848 — Demeure de François-René de Chateaubriand (à partir d'août 1838)
p 55 & 61-62
Le 4 juillet 1848, François-René de Chateaubriand meurt dans son appartement du rez-de-chaussée, au fond de la cour. Il a soixante-dix-neuf ans. Sourd, presque aveugle, paralysé depuis plusieurs années. Il y a huit jours …

Le 4 juillet 1848, François-René de Chateaubriand meurt dans son appartement du rez-de-chaussée, au fond de la cour. Il a soixante-dix-neuf ans. Sourd, presque aveugle, paralysé depuis plusieurs années. Il y a huit jours à peine, les Journées de Juin ont ensanglanté Paris : les barricades ouvrières des faubourgs Saint-Antoine et du Temple écrasées par le général Cavaignac, plusieurs milliers de morts dans les rues. La Deuxième République, née en février dans l'allégresse, venait d'organiser son premier massacre. Les rues de Paris sentaient encore la poudre.

Chateaubriand a tout traversé. Émigré à Londres pendant la Terreur, il rentre sous le Consulat et publie en 1802 Le Génie du christianisme — qui réconcilie la France avec la foi après la décennie révolutionnaire. Atala, René : il pose les fondations du romantisme français. Ambassadeur à Berlin, à Londres, à Rome. Ministre des Affaires étrangères sous Louis XVIII. Pair de France. Et puis 1830 : il refuse de prêter serment à Louis-Philippe, démissionne, perd fonctions et revenus. Jusqu'au bout, il choisit la cohérence contre le confort.

Il lui reste ses Mémoires. Commencées vers 1809, retravaillées pendant trente ans — une autobiographie qui tient un siècle entier : l'Ancien Régime, la Révolution, l'Empire, les Restaurations. Ruiné, il en a vendu les droits en 1844 à Émile de Girardin, directeur de La Presse, contre une rente viagère. Tant que Chateaubriand vivra, rien ne sera publié. C'est le paradoxe qu'il a lui-même nommé : des Mémoires d'outre-tombe — rédigées pour être lues depuis la tombe. Au moment de sa mort, le manuscrit se trouve dans un coffre en bois, au pied du lit.

Juliette Récamier, dont l'appartement de l'Abbaye-aux-Bois est à quelques rues, le visitait jusqu'au bout — presque aveugle elle aussi. Elle mourra dix mois plus tard, le 11 mai 1849.

La sérialisation des Mémoires d'outre-tombe dans La Presse commence en octobre 1848. Quant à Chateaubriand, il est enterré au Grand Bé, un îlot rocheux face à Saint-Malo, selon ses propres instructions. Sur la tombe : une croix, aucune inscription. Il avait demandé à entendre la mer.

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Événement
1814
28 novembre 1814 — Demeure de Benjamin Constant de Rebecque
p 56 & 67
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Événement
1824
1824 – 1826 — Hôtel de Beaune/Demeure de François-René de Chateaubriand
p 56 & 61
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Événement
1804
1804 – 1805 — Demeure de François-René de Chateaubriand
p 56 & 61
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Événement
1830
8 décembre 1830 — Demeure de Benjamin Constant de Rebecque (en 1819)
p 56 & 67 & 106
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Événement
1817
14 juillet 1817 — Demeure de Mme de Staël
p 56 & 64
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Événement
1811
1811 – 1814 — Hôtel de Lavalette/Demeure de François-René de Chateaubriand
p 56 & 61 & 69
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Événement
1805
1805 – 1807 — Hôtel de Coislin/Demeure de François-René de Chateaubriand
p 57 & 61 & 69
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Événement
1816
1816 – 1817 — Demeure de Mme de Staël
p 57
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Événement
1818
1818 – 1819 — Demeure de Mme Récamier
p 57
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Événement
1822
1822 – 1824 — Ministère des Affaires étrangères (1820-1853)
p 58
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Événement
Événement
1810
avril 1810 — Demeure de Benjamin Constant de Rebecque
p 58 & 67
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Événement
1821
Événement
1852
1852 — Demeure de Félicité Robert de Lamennais
p 58 & 66
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Événement
1800
Événement
1812
1812 – 1814 — Demeure de François-René de Chateaubriand
p 59 & 61
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Événement
1792
avril 1792 — Petit hôtel de Villette/Demeure de François-René de Chateaubriand
p 60-61
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Événement
1788
1788 — Hôtel de l'Europe/Demeure de François-René de Chateaubriand
p 60
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Événement
1826
1826 – 1838 — Infirmerie Marie-Thérèse/Demeure de François-René de Chateaubriand
p 61 & 100
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Événement
1820
mars 1820 – 1825 — Demeure de François-René de Chateaubriand
p 61
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Événement
Date imprécise — Infirmerie Marie-Thérèse/Fondation Cartier
p 61
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Événement
1766
1766 — Hôtel d'Hallwyll/Banque Thellusson Vernet et Necker/Demeure de Jacques Necker/Maison natale Mme de Staël
p 62
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Événement
Événement
1815
1815 — Dépendance du couvent des Feuillantines
p 64-65
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Événement
Événement
1830
octobre 1830 — Siège du journal "L'Avenir"
p 65
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Événement
1854
27 février 1854 — Demeure de Félicité Robert de Lamennais
p 65-66
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Événement
Événement
1854
27 février 1854 — Cimetière du Père Lachaise/Tombe de Félicité Robert de Lamennais (fosse commune disparue)
p 66
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Événement
Date imprécise — Demeure de Benjamin Constant de Rebecque
p 67
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Événement
Événement
1841
1841 – 1847 — Maison de Balzac/Demeure d'Honoré de Balzac/Musée Balzac
p 74 & 92
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Événement
1819
1819 — Pension Vauquer (dans le roman de Balzac)
p 75 & 84
Lieu où Balzac situe la pension Vauquer dans le Père Goriot
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Événement
1814
1814 – 1819 — Demeure d'Honoré de Balzac
p 76
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Événement
1819
1819 — Demeure d'Honoré de Balzac
p 76 & 79
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Événement
1822
1822 — Maison d'édition de Pollet
p 76
Le libraire-éditeur Pollet signe un des premiers contrats d'édition d'Honoré de Balzac
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Événement
1823
1823 — Maison d'édition d'Émile Buissot
p 77
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Événement
1780
1780 — Café Turc
p 77-78
Café en vogue jusqu'au règne de Louis-Philippe; cité par Balzac. Célèbre pour sa crème glacée
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Événement
Événement
1628
1628 — Marché des Enfants Rouges/Marché de Beauce
p 77
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Événement
Date imprécise — Restaurant "Le Cadran Bleu"
p 77
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Événement
1834
1834 — Demeure de Ferragus (personnage de la Comédie humaine de Balzac)
p 77
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Événement
1835
28 juillet 1835 — Appartement loué par Giuseppe Fieschi
p 78
Attentat manqué de Fieschi contre Louis-Philippe à l'aide d'une machine infernale ; il fait 19 morts. Fieschi avait travaillé comme indicateur pour le préfet Baude
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Événement
1822
novembre 1822 – 1825 — Demeure d'Honoré de Balzac
p 78-79
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Événement
1837
1837 — Théâtre du Panorama dramatique
p 78
Lucien de Rubempré fait dans ce théâtre la connaissance de Coralie dans les "Illusions perdues"
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Événement
1857
16 juillet 1857 — Hôtel de la Haye/Demeure de Pierre-Jean de Béranger
p 78
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Événement
Date imprécise — Théâtre de la Gaîté/Boulevard du Crime
p 78
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Événement
1813
1813 – 1814 — Institution Beuzelin et Ganser
p 79
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Événement
1826
Événement
1837
1837 — Hôtel de Savoie-Carignan
p 81
Lieu où Balzac situe sa nouvelle : "Le chef d'œuvre inconnu"
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Événement
Événement
1827
1827 – 1830 — Hôtel de Chatillon/Demeure de Hyacinthe Tabaud de Latouche/Demeure d'Honoré de Balzac
p 82
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Événement
1824
1824 — Librairie Canel
p 82
Le libraire Urbain Canel encourage Balzac à se lancer dans l'édition ; il publie des romans alimentaires qu'il reniera lui-même par la suite, tel "Wann-Chlore" ; c'est un échec
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Événement
1837
1837
p 82
Le "misérable hôtel" où loge Lucien de Rubempré, au début des "Illusions perdues"
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Événement
1837
1837 — Restaurant Flicoteaux
p 82-83
Restaurant bon marché cité à maintes reprises dans la littérature, entre autres par Balzac dans les "Illusions perdues"
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Événement
1837
1837 — Restaurant Flicoteaux
p 82-83
Restaurant bon marché cité à maintes reprises dans la littérature, entre autres par Balzac dans les "Illusions perdues"
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Événement
Événement
1837
Événement
1830
1830 – 1837 — Demeure d'Honoré de Balzac (à partir de 1828)
p 84 & 99
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Événement
1848
1848 — Demeure d'Alexandre Dumas père
p 88 & 108
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Événement
1833
1833 – 1837 — Demeure d'Alexandre Dumas père
p 88 & 107
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Événement
1839
1839 – 1849 — Siège de la Société des Gens de Lettres/Bâtiment remarquable (balcons)
p 88
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Événement
1839
1839 – 1842 — Demeure d'Honoré de Balzac (chez le tailleur Buisson)
p 88
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Événement
1821
16 août 1821 – 1873 — Académie royale de Musique/Salle Le Peletier/Salle de l'Opéra de Paris (la onzième)/Opéra-Théâtre de la Nation (en 1848)
p 89
Nouvelle salle de l'Opéra de Paris incendiée le 28 octobre 1873
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Événement
Événement
1829
1829 — Demeure de Laure Junot, duchesse d'Abrantès
p 90
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Événement
1826
1826 — Galeries de Bois (construites en 1784, détruites en 1826)/Camp des Tartares
p 90
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Événement
1786
1786 – 1828 — Galeries de Bois/Camp des Tartares/Galerie d'Orléans
p 90
Galerie marchande en bois, très mal famée, décrite par Balzac ; un stand présentait "ce que Dieu ne peut voir", c'est-à-dire un miroir, Dieu n'ayant pas d'image ; et un autre la belle Zulina, un mannequin de cire nu
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Événement
1837
1837 — Parfumerie "La Reine des roses" (de César Birotteau)
p 90
Parfumerie de César Birotteau, à l'enseigne de "La Reine des Roses" ; dans le roman éponyme de Balzac
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Événement
1808
1808 — Restaurant Véry (de 1808)
p 90
Premier restaurant à prix fixe de Paris ; il s'était tout d'abord installé sur la terrasse des Feuillants, près de la Salle du Manège
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Événement
1836
1836 — Restaurant "Les Trois frères provençaux"
p 90
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Événement
1816
1816 – 1817 — Étude de notaire Guillonnet-Merville
p 91
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Événement
Date imprécise — La Maison du chat-qui-pelote (boutique de drapier)
p 91
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Événement
1834
Événement
1871
5 mai 1871 — Siège du journal "Le Petit journal"
p 92
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Événement
1863
1863 – 1884 — Siège du journal "Le Petit journal" (dit le journal à 1 sou)
p 92
Premier quotidien populaire à 1 sou ; il tire à 800 000 exemplaires
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Événement
1837
1837 — Demeure de la famille Guidoboni-Visconti (reconstruit Fbg St Jacques)
p 95
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Événement
1829
Événement
1850
18 août 1850 — Folie Beaujon/Hôtel de Balzac/Demeure d'Honoré de Balzac (à partir de 1847)
p 95
Victor Hugo sonne à la porte ; un domestique lui dit que Monsieur est en train d'agoniser. La maison du 14 rue Fortunée, dans le 8e arrondissement (aujourd'hui 22 rue Balzac), Honoré de Balzac l'avait achetée, rénovée, m …

Victor Hugo sonne à la porte ; un domestique lui dit que Monsieur est en train d'agoniser.

La maison du 14 rue Fortunée, dans le 8e arrondissement (aujourd'hui 22 rue Balzac), Honoré de Balzac l'avait achetée, rénovée, meublée avec soin pendant des années, en vue d'un retour d'Ukraine qui n'avait cessé d'être repoussé. Il avait tapissé les pièces, rempli les armoires, accroché aux murs des tableaux de maîtres, disposé des bibelots rares. Il attendait Eveline.

Balzac est né le 20 mai 1799 à Tours. Dès les années 1830, il avait entrepris ce qu'il appelait la Comédie humaine : une somme de quatre-vingt-dix romans et nouvelles voulant représenter la société française dans toute son épaisseur, du paysan au banquier, de la provinciale à la courtisane parisienne. Dumas, Hugo et lui sont les trois géants de la fiction du XIXe siècle français. Mais Balzac travaillait comme un forçat, quinze heures par jour, la nuit souvent, au café noir, s'endettant pour acheter tout ce que ses personnages possédaient, se ruinant autant qu'il gagnait.

En 1832, il avait reçu une lettre d'une inconnue, signée « L'Étrangère ». C'était Eveline Hanska, comtesse polonaise mariée à un riche propriétaire ukrainien. S'ensuivit une correspondance de dix-huit ans, entrecoupée de voyages en Ukraine. Quand le comte mourut en 1841, ils parlèrent enfin de mariage. Mais les obstacles s'accumulèrent. Ce n'est qu'en mars 1850, à Berdychiv, que la cérémonie eut lieu.

Balzac revint à Paris en mai 1850. Il était méconnaissable : hydropique, atteint d'une maladie de cœur grave, une gangrène commençant à ronger sa jambe, à moitié aveugle. Il s'installa rue Fortunée. Il avait cinquante et un ans.

Victor Hugo lui rendit visite dans la nuit du 17 au 18 août. Il trouva un homme qui agonisait, entouré des chefs-d'œuvre qu'il ne pouvait plus voir. Balzac mourut le 18 août 1850. Hugo prononça l'oraison funèbre au Père-Lachaise, là où la statue de Rodin le représente plus tard, le dos voûté, le regard fixé sur la ville qu'il avait passé sa vie à dépeindre.

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Événement
1806
1806 — Maison natale d'Émile de Girardin
p 96-97
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Événement
Événement
1831
Événement
1829
1829 – 1831 — Demeure d'Alexandre Dumas père
p 101 & 107
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Événement
1830
1830 — Demeure de la mère d'Alexandre Dumas père
p 101
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Événement
Événement
1823
1823 – 1824 — Demeure d'Alexandre Dumas père
p 102
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Événement
1830
26 juillet 1830 — Institut de France/Académie française
p 102
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Événement
1830
3 janvier 1830 — Imprimerie du journal “Le National”
p 102
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Événement
1830
27 juillet 1830 — Imprimerie du premier journal "Le Temps"
p 102
Le 27 juillet 1830, à l'aube, des gendarmes se présentèrent au 101 de la rue de Richelieu pour saisir les presses du journal Le Temps. La révolution commença là. Les ordonnances de Charles X, publiées la veille, suspenda …

Le 27 juillet 1830, à l'aube, des gendarmes se présentèrent au 101 de la rue de Richelieu pour saisir les presses du journal Le Temps. La révolution commença là.

Les ordonnances de Charles X, publiées la veille, suspendaient la liberté de la presse. Le Temps avait continué de paraître en défi. Jean-Jacques Baude, présent dans l'imprimerie, résista verbalement. Les ouvriers typographes et les passants virent les presses emportées. La nouvelle se propagea dans les quartiers.

Les insurgés coururent à l'armurerie Lepage, au 6 de la rue de Richelieu, pour s'armer. D'autres pillèrent le musée de l'Artillerie, place Saint-Thomas-d'Aquin. Cour du Dragon, rue du Dragon, des ferronniers distribuèrent des barres de fer et des piques. La première barricade fut érigée aux 157-159 de la rue Saint-Honoré. Les premiers morts tombèrent place de la Bourse.

Le maréchal Marmont, commandant les troupes royales, établit son quartier général à l'Hôtel Royal, rue des Pyramides. Un coup de feu parti de là déclencha la répression — qui tourna rapidement à la déroute : nombre de soldats refusaient de tirer sur les Parisiens.

Au 9 de la rue Coq-Héron, les députés libéraux de l'opposition se réunissaient chez Casimir Perier. Des jeunes gens venus les acclamer furent sabrés devant la porte sans que Perier ne bougât. La bourgeoisie libérale hésitait ; le peuple se battait. Au 71 de la rue du Temple, les frères Garnier-Pagès installèrent le quartier général d'une commune centrale républicaine.

Les combats de la rue Saint-Honoré restèrent dans les mémoires. Eugène Delacroix, qui observa sans se battre, y puisa l'image de La Liberté guidant le peuple, peint l'automne suivant et exposé au Salon de 1831.

Le 27 juillet fut le premier des Trois Glorieuses. Les deux suivants chassèrent Charles X.

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Événement
1830
26 juillet 1830 – 1851 — Imprimerie du journal “Le National”
p 102
Le 26 juillet 1830, au matin, les Parisiens lurent les ordonnances de Charles X dans leurs journaux. Le soir, les journalistes avaient rédigé leur protestation. Le lendemain, les barricades se dressèrent. Les ordonnances …

Le 26 juillet 1830, au matin, les Parisiens lurent les ordonnances de Charles X dans leurs journaux. Le soir, les journalistes avaient rédigé leur protestation. Le lendemain, les barricades se dressèrent.

Les ordonnances de Saint-Cloud, signées le 25 juillet par Charles X sur les conseils du ministre ultra-royaliste Jules de Polignac, suspendaient la liberté de la presse, dissolvaient la Chambre des députés avant même qu'elle ne siège, et réduisaient le droit de vote. C'était un coup de force contre la Charte de 1814.

Le 26 juillet, les rédacteurs des journaux d'opposition se réunirent à l'imprimerie du National, au 36 de la rue Saint-Marc. Adolphe Thiers — journaliste et historien de trente-deux ans, co-fondateur du National — était parmi les principaux rédacteurs d'une protestation qui déclarait les ordonnances illégales et relevait les citoyens de leur devoir d'obéissance. Quarante-trois journalistes signèrent. Au même moment, à l'Institut de France, le savant François Arago prenait la parole contre les ordonnances devant l'Académie.

Le lendemain, 27 juillet, les presses du National furent saisies par la police — mais le texte avait déjà circulé dans Paris. Des barricades apparurent dans les rues. Le 28, les combats s'intensifièrent. Le 29, les troupes royales se retirèrent. Ce furent les Trois Glorieuses. Charles X abdiqua le 2 août.

Adolphe Thiers, rédacteur de la protestation du 26 juillet 1830, devint quarante et un ans plus tard le premier président de la IIIe République — après avoir écrasé la Commune.

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Événement
1830
3 janvier 1830 — Siège du journal "Le National"
p 102
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Événement
Événement
1830
1830 — Demeure d'Étienne Arago
p 104
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Événement
1832
5 juin 1832 — Hôtel de Laborde/Demeure de Jacques Laffitte (à partir de 1822)
p 105 & 117
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Événement
1830
29 juillet 1830 — Infirmerie Marie-Thérèse
p 105-106
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Événement
1844
26 mai 1844 — Hôtel de Laborde/Demeure de Jacques Laffitte (à partir de 1822)
p 105 & 117
Mort du banquier Jacques Laffitte ruiné ; ses obsèques sont financés par souscription nationale
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Événement
1824
1824 – 1829 — Demeure d'Alexandre Dumas père
p 107
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Événement
1833
30 mars 1833 — Demeure d'Alexandre Dumas père/Phalanstère des arts
p 107 & 144
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Événement
1829
1829 — Garçonnière d'Alexandre Dumas père
107
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Événement
1843
1843 – 1844 — Demeure d'Alexandre Dumas père
p 107
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Événement
Événement
1845
1845 – 1847 — Demeure d'Alexandre Dumas père
p 107
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Événement
1839
1839 – 1840 — Demeure d'Alexandre Dumas père
p 107
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Événement
1841
1841 – 1842 — Hôtel de Paris/Demeure d'Alexandre Dumas père
p 107
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Événement
1824
27 juillet 1824 — Demeure d'Alexandre Dumas père/Maison natale d'Alexandre Dumas fils
p 107
Le 27 juillet 1824, Catherine Labay mit au monde, place Boieldieu, un enfant que son père ne reconnut que sept ans plus tard. Cet enfant allait écrire La Dame aux camélias et cette phrase : « Mon père est un grand enfant …

Le 27 juillet 1824, Catherine Labay mit au monde, place Boieldieu, un enfant que son père ne reconnut que sept ans plus tard. Cet enfant allait écrire La Dame aux camélias et cette phrase : « Mon père est un grand enfant que j'ai eu quand j'étais petit. »

Alexandre Dumas père avait vingt-deux ans lorsque naquit son fils. Il était arrivé à Paris deux ans plus tôt depuis Villers-Cotterêts, sans argent, avec une lettre de recommandation, et avait trouvé un poste de secrétaire chez le duc d'Orléans. Il habitait au 1 de la place Boieldieu, près de l'Opéra-Comique, dans le même immeuble que Catherine Labay, couturière et lingère, dont il était l'amant.

Leur fils naquit le 27 juillet 1824. Dumas père ne le reconnut pas. Il poursuivit sa vie — ses Trois Mousquetaires et son Comte de Monte-Cristo n'étaient pas encore écrits, mais sa carrière au théâtre, ses dettes et ses femmes avaient commencé.

En 1831, quand l'enfant eut sept ans, Dumas père le reconnut enfin devant notaire et l'enleva à sa mère pour l'élever lui-même. Catherine Labay n'eut pas son mot à dire. Elle passa le reste de sa vie sans son fils.

Alexandre Dumas fils (1824-1895) devint l'un des auteurs les plus joués de la seconde moitié du XIXe siècle. La Dame aux camélias (roman, 1848 ; pièce, 1852) inspira à Verdi son opéra La Traviata. Il fut élu à l'Académie française en 1874 — son père, candidat à répétition, n'y avait jamais été admis.

De cet homme prodigue et absent, il garda une affection mêlée d'ironie. La phrase qu'on lui prête résume tout : « Mon père est un grand enfant que j'ai eu quand j'étais petit. »

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Événement
1850
1850 – 1851 — Demeure d'Alexandre Dumas père
p 108
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Événement
1853
12 septembre 1853 – 1857 — Maison Dorée/Siège du journal "Le Mousquetaire" (local dans la cour)
p 108
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Événement
1850
1850 – 1851 — Demeure d'Alexandre Dumas père
p 108
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Événement
1864
octobre 1864 — Demeure d'Alexandre Dumas père
p 108
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Événement
1864
1864 – 1866 — Demeure d'Alexandre Dumas père
p 108
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Événement
1854
1854 – 1861 — Demeure d'Alexandre Dumas père
p 108
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Événement
1859
1859 — Demeure d'Alexandre Dumas père
p 108
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Événement
1866
janvier 1866 – 1870 — Demeure d'Alexandre Dumas père
p 108
Demeure d'Alexandre Dumas père, qui vit alors avec sa fille Marie. Il aura une liaison en 1867 avec Adah Isaacs Menken, qui mourra l'année suivante. Il vivra ici jusqu'à sa mort en 1870
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Événement
1864
1864 — Demeure d'Alexandre Dumas père
p 108
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Événement
1847
20 février 1847 – 1850 — Théâtre Historique/Théâtre Lyrique/Boulevard du Crime
p 108
Le 20 février 1847, [[Alexandre Dumas|doc:alexandre-dumas-pere.WebHome]] père réalise un vieux rêve d’auteur dramatique : disposer de sa propre salle pour monter ses pièces. Sur le boulevard du Crime, il inaugure le Théâ …

Le 20 février 1847, Alexandre Dumas père réalise un vieux rêve d’auteur dramatique : disposer de sa propre salle pour monter ses pièces. Sur le boulevard du Crime, il inaugure le Théâtre Historique, conçu comme un écrin pour son théâtre romantique et feuilletonesque, entre épopée, cape et épée et grandes fresques nationales.

Le projet est à l’image de Dumas : ambitieux, flamboyant, dispendieux. La salle, richement décorée, est pensée pour accueillir de vastes distributions et des décors spectaculaires, à la hauteur des Trois Mousquetaires, de La Reine Margot ou d’Henri III et sa cour. L’acteur Étienne Mélingue, l’un de ses interprètes fétiches, y triomphe dans des rôles de spadassins et de héros populaires, donnant chair à cet imaginaire romanesque qui a déjà conquis les lecteurs.

Mais la belle aventure se heurte vite aux réalités financières. Le coût des productions, l’irrégularité du public, les dettes accumulées entraînent la chute du Théâtre Historique, qui change de direction puis de vocation et devient, à partir de 1850, le Théâtre Lyrique. Dumas, lui, doit renoncer à son rêve de « maison à lui », symbole de son désir de contrôler de bout en bout le destin de ses œuvres.

L’ouverture puis l’échec de ce théâtre n’en disent pas moins la place conquise par Dumas dans le paysage culturel de 1848 : celle d’un auteur populaire assez puissant pour tenter de se doter de son propre outil, sur ce boulevard du Temple déjà saturé de mélodrames, de drames sanglants et de rires – ce « boulevard du Crime » où sa légende s’inscrit pour longtemps.

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Événement
1832
5 juin 1832 — Demeure du général Lamarque
p 116
Cent mille personnes suivent le cercueil d’un général emporté par le choléra. Au bout du cortège, il y aura des barricades. Au printemps 1832, le choléra ravage Paris. Né en Inde, passé par la Russie et la Pologne, il a …

Cent mille personnes suivent le cercueil d’un général emporté par le choléra. Au bout du cortège, il y aura des barricades.

Au printemps 1832, le choléra ravage Paris. Né en Inde, passé par la Russie et la Pologne, il a frappé la ville à la fin de mars ; certains historiens rattachent l’apparition de ces pandémies aux dérèglements de la mousson qui suivirent la gigantesque éruption du Tambora, en Indonésie, en 1815. Dans le quartier Saint-Merri, un habitant sur vingt en meurt. Les puissants ne sont pas épargnés : le président du Conseil, Casimir Perier, succombe le 16 mai, et le général Jean Maximilien Lamarque le 1er juin.

Lamarque est un symbole. Général de la Révolution et de l’Empire, que Napoléon comptait à Sainte-Hélène parmi ses « nouveaux maréchaux », député de gauche des Landes, il incarne pour les républicains la gloire et les principes que la monarchie de Juillet a, selon eux, trahis. L’opposition vient de publier le « Compte rendu des trente-neuf », un réquisitoire contre le gouvernement, et les sociétés secrètes n’attendent qu’une occasion. Les obsèques en seront une.

Le 5 juin, le convoi quitte la demeure du général, rue Saint-Honoré. Cent mille personnes le suivent par les Grands Boulevards jusqu’au pont d’Austerlitz, d’où le corps doit partir pour les Landes. Là, entraînés par les meneurs républicains, drapeau rouge en tête, les manifestants se heurtent à la troupe envoyée pour rétablir l’ordre. Une partie de la garde nationale fraternise avec eux. Au soir, on se bat dans les faubourgs Saint-Antoine et Saint-Marceau et le long des boulevards.

Louis-Philippe rentre en hâte de Saint-Cloud et passe les troupes en revue dans la cour du Carrousel. Dans la nuit, l’armée du maréchal Mouton refoule les insurgés vers le centre ; au matin du 6, les derniers se retranchent dans le quartier Saint-Merri, derrière une grande barricade à l’angle des rues Aubry-le-Boucher et Saint-Martin, où ils tiennent jusqu’à l’après-midi. On compte environ huit cents morts et blessés dans les deux camps, et quelque mille cinq cents prisonniers. Les chefs de l’opposition se dérobent — La Fayette, pressentant l’échec, est parti se cacher en province — et Paris est mis en état de siège.

Trente ans plus tard, Victor Hugo fera de ces deux journées la toile de fond des « Misérables » : c’est sur la barricade de la rue de la Chanvrerie que meurt Gavroche. Le général, lui, repose dans la chapelle familiale d’Eyres-Moncube, dans sa Chalosse natale.

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Événement
1832
5 juin 1832 — Cortège funèbre du général Lamarque/Cercle des Arts (cercle artistique conservateur)
p 117
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Événement
1832
Événement
1832
5 juin 1832
p 117-118
Premiers coups de feu de l'insurrection de 1832 entre les insurgés et les dragons de la caserne des Célestins lors des obsèques du général Lamarque
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Événement
1832
5 juin 1832
p 118
Première apparition à Paris du drapeau rouge avec la devise "la liberté ou la mort" comme emblème des insurgés, lors des obsèques de Lamarque ; possible provocation destinée à fomenter des troubles justifiant le retour d …

Première apparition à Paris du drapeau rouge avec la devise "la liberté ou la mort" comme emblème des insurgés, lors des obsèques de Lamarque ; possible provocation destinée à fomenter des troubles justifiant le retour des Bourbon

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Événement
1832
5 juin 1832 — Barricade sur le boulevard Bourdon/Barricade en 1832
p 118
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Événement
1832
6 juin 1832 — Barricade rue de la Chanverrerie (Chanvrerie)/Barricade en 1832/Cabaret du père Hucheloup
p 119-120
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Événement
1808
2 décembre 1808 – 1846
p 119
Projet en bois et plâtre d'une fontaine représentant un éléphant, dans laquelle aurait logé un enfant ; fait divers qui inspira Victor Hugo pour son Gavroche
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Événement
1832
Événement
1782
janvier 1782 – 1845 — Prison de la Force
p 120
Construction de la prison royale de la Force ; vestiges du mur d'enceinte au fond de la cour
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Événement
1832
octobre 1832 – 1848 — Demeure de Victor Hugo
p 120 & 130
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Événement
1832
1832 — Masure Gorbeau (dans "les Misérables")
p 120
Lieu où Victor Hugo situe la masure Gorbeau dans les Misérables
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Événement
1832
1832 — Masure Gorbeau (dans "les Misérables")
p 120
Lieu où Victor Hugo situe la masure Gorbeau dans les Misérables
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Événement
1832
1832 — Demeure de Marius et Cosette (dans les Misérables)
p 120
Marius, sauvé par Jean Valjean, s'installe avec Cosette chez son grand-père, dans "les Misérables" de Victor Hugo
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Événement
1785
1785 – 1845 — Prison de la Petite Force (pan de mur au n° 22)
p 120
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Événement
1862
1862 — Demeure de Jean Valjean (son dernier refuge)
p 121
Demeure de Jean Valjean et de Cosette après qu'ils aient fui la rue Plumet ; le n° 7 rue de l'Homme Armé n'existait pas, la rue s'arrêtait au n° 5, actuel 31 rue des Archives
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Événement
1832
5 juin 1832 — Café Musain/Siège de la Société des Amis du peuple
p 121-122
Société secrète qui participe à l'insurrection de 1832 ; à l'initiative de l'apparition du drapeau rouge lors de l'enterrement de Lamarque ; peut-être une provocation
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Événement
1832
5 juin 1832 — Café Musain/Siège de la Société des Amis du peuple
p 121-122
Société secrète qui participe à l'insurrection de 1832 ; à l'initiative de l'apparition du drapeau rouge lors de l'enterrement de Lamarque ; peut-être une provocation
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Événement
1832
5 juin 1832 — Barricade rue St Merri/Barricade en 1832
p 122
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Événement
1832
5 juin 1832 — Barricade rue Maubuée/Barricade en 1832
p 122
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Événement
1832
6 juin 1832 — Demeure d'Arsène (héros du roman de George Sand)
p 122
Demeure d'Arsène, héros ouvrier qui s'enfuit par les toits lors de l'insurrection de 1832 dans le roman "Horace", que George Sand écrivit en 1842 ; elle ne fut pas toujours par la suite du côté des "héros ouvriers"
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Événement
1832
5 juin 1832 — Quartier général des Insurgés de 1832
p 122
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Événement
1832
6 juin 1832 — Cabaret Corinthe/Réunions de la Société de l'ABC (dans le roman de Victor Hugo)
p 122
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Événement
1832
5 juin 1832 — Barricade du passage du Saumon/Barricade en 1832
p 123
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Événement
1832
5 juin 1832 — Restaurant "Au Rocher de Cancale" (aujourd'hui au 78)
p 123
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Événement
1912
1912 — Restaurant "La Closerie des Lilas"/Café des ombres
p 124
Paul Fort est élu "prince des poètes" ; il tient là ses "mardis littéraires"
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Événement
1821
1821 – 1822 — Demeure de Victor Hugo (louée par Abel Hugo, son frère)
p 129
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Événement
1822
1822 – 1824 — Hôtel du Conseil de guerre/Demeure d'Adèle Foucher (chez ses parents)
p 129
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Événement
1813
1813 – 1814 — Maison d'enfance de Victor Hugo
p 129
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Événement
Événement
1822
octobre 1822 – 1824 — Demeure de Victor Hugo
p 129
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Événement
1815
1815 — Lycée Louis-le-Grand
p 129
En 1815, le lycée Louis-le-Grand accueille les frères Victor et Eugène Hugo parmi ses élèves. En 1818, Victor Hugo y remporte une distinction en sciences physiques au Concours général.
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Événement
1821
1821 — Demeure de Victor Hugo (après la mort de sa mère)
p 129
Mansarde où demeure Victor Hugo à 19 ans ; il y écrit ses "Odes et Ballades"
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Événement
1815
janvier 1815
p 129
Pension où le général Hugo place ses fils Eugène et Victor
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Événement
1804
1804 – 1807 — Maison d'enfance de Victor Hugo
p 129
Point d'attache de la famille Hugo entre deux missions de son père
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Événement
Événement
1828
1828 – 1834 — Demeure de Théophile Gautier (chez ses parents)
p 130 & 140
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Événement
1828
1828 – 1830 — Demeure de Charles-Augustin Sainte-Beuve (les Hugo habitent au 11)
p 130
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Événement
1874
29 avril 1874 – 1878 — Demeure de Juliette Drouet/Demeure de Victor Hugo
p 131
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Événement
1848
juillet 1848 — Demeure de Victor Hugo (pendant quelques mois)
p 131
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Événement
1871
1er octobre 1871 – 1874 — Hôtel Rousseau/Demeure de Victor Hugo
p 131
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Événement
1873
1873 — Demeure de Victor Hugo
p 131
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Événement
1885
22 mai 1885 — Demeure de Victor Hugo (à partir de 1881, au n° 50 de l'avenue selon son acte de décès. Visage d'Hugo sculpté au fronton du porche)
p 131
Mort de Victor Hugo ; l'avenue portait déjà son nom depuis 1881. On décide à cette occasion de rendre le Panthéon aux grands hommes ; mais pas encore des grandes femmes... Mort également de Juliette Drouet le 11 mai 1883
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Événement
Événement
1851
11 décembre 1851 — Demeure de Victor Hugo (de 1848 à 1851)
p 131
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Événement
1873
1873 – 1874 — Demeure de Juliette Drouet/Demeure de Victor Hugo
p 131
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Événement
1804
1er juillet 1804 — Maison natale de George Sand
p 132
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Événement
Événement
1832
octobre 1832 – 1836 — Demeure de George Sand (la "mansarde bleue")
p 133
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Événement
Événement
Événement
1864
1864 – 1868 — Demeure de George Sand
p 133
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Événement
Événement
1842
1842 – 1849 — Demeure de Frédéric Chopin/Square d'Orléans
p 133
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Événement
1842
Événement
1848
1848 – 1851 — Demeure de George Sand (chez son fils)
p 133
George Sand vit chez son fils. Elle devient la rédactrice principale du "Bulletin de la République", sorte de journal mural officiel affiché dans toute la France, dont elle radicalise maladroitement l'esprit
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Événement
1871
29 août 1871 — Cabinet de travail de Paul de Kock (il demeure alors aux Lilas)
p 136
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Événement
1871
29 août 1871 — Cabinet de travail de Paul de Kock (il demeure alors aux Lilas)
p 136
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Événement
1857
1857 – 1860 — Demeure de Paul Féval
p 139 & 148
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Événement
1887
8 mars 1887 — Hospice St Jean de Dieu/Les Incurables
p 139 & 148
Mort de Paul Féval dans la misère, à l'hospice des Incurables
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Événement
Événement
1867
1867 – 1876 — Hôtel d'Angoulême/Hôtel de Lamoignon/Demeure d'Alphonse Daudet
p 140
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Événement
1838
1838 — Demeure de Rodolphe (dans les "Mystères de Paris")/Loge de concierge de Monsieur Pipelet
p 140
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Événement
Événement
1852
1852 — Hôtel Riffault/Demeure de Jacques Vingtras
p 141
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Événement
1885
14 février 1885 — Séjour de Jules Vallès
p 141 & 156
Jules Vallès meurt le 14 février 1885 dans un appartement du 77 boulevard Saint‑Michel, à Paris, épuisé par le diabète. Il est hébergé là par le docteur Guébhard et sa famille, qui l’entourent dans ses derniers mois, ent …

Jules Vallès meurt le 14 février 1885 dans un appartement du 77 boulevard Saint‑Michel, à Paris, épuisé par le diabète. Il est hébergé là par le docteur Guébhard et sa famille, qui l’entourent dans ses derniers mois, entre soins et solidarité militante. Loin du fracas de la Commune et des tribunaux militaires, la fin de ce combattant de 1871 se joue dans un cadre presque domestique, marqué par la présence discrète de proches et d’alliés politiques.

Au moment de sa mort, Vallès a repris depuis plusieurs années son activité de journaliste et d’écrivain : il a publié sa grande trilogie autobiographique et relancé Le Cri du Peuple, redevenu un point de repère pour une gauche radicale encore marquée par la défaite de la Commune mais à nouveau présente dans l’espace public. Son état de santé, en revanche, ne cesse de se dégrader, jusqu’à cette dernière crise de février 1885.

La nouvelle de sa disparition se répand vite. Le 16 février, ses obsèques rassemblent des dizaines de milliers de personnes, anciens communards, militants socialistes, simples lecteurs, dans un cortège qui va jusqu’au Père-Lachaise. Entre l’appartement du docteur Guébhard et l’ultime montée vers le cimetière, c’est toute une mémoire des combats communards et ouvriers du XIXᵉ siècle qui se donne rendez-vous autour de celui qui avait choisi pour devise : « Je ne renie rien. »

Plaque de la demeure où mourut Jules Vallès, Photo: Mu, Wikimedia

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Événement
Événement
Événement
1876
1876 — Débit de boisson du père Colombe (dans l'Assommoir)
p 142
Lieu où Zola situe le café du père Colombe dans l'Assommoir
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Événement
1838
1838 — Maison du notaire Jacques Ferrand (dans le roman d'Eugène Sue)
p 142
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Événement
1860
1860 — Brasserie des Martyrs (tenue par Monsieur Bourgeois)
p 143
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Événement
Événement
1850
1850 — Lavoir de la rue Neuve de la Goutte d'Or
p 143
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Événement
Événement
1850
10 janvier 1850 – 1868 — Demeure des frères Goncourt
p 144 & 151
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Événement
Événement
Événement
1902
29 septembre 1902 — Demeure d'Émile Zola (à partir de septembre 1889)
p 145
Une cheminée bouchée, un homme mort dans son lit, une femme qui survit : quatre ans après avoir sauvé Dreyfus, Zola meurt d'un accident que personne n'a jamais pu vraiment expliquer. Émile Zola meurt dans la nuit du 28 a …

Une cheminée bouchée, un homme mort dans son lit, une femme qui survit : quatre ans après avoir sauvé Dreyfus, Zola meurt d'un accident que personne n'a jamais pu vraiment expliquer.

Émile Zola meurt dans la nuit du 28 au 29 septembre 1902 au 21 bis de la rue de Bruxelles, dans le 9e arrondissement, où il vit depuis 1889. Il a soixante-deux ans. La cause officielle est l'asphyxie par oxyde de carbone : le conduit de la cheminée de la chambre était obstrué. Sa femme Alexandrine, dans le même lit, survit de justesse.

L'enquête conclut à l'accident. Les experts vérifient la cheminée et constatent l'obstruction. Ils ne parviennent pas à expliquer comment elle s'est produite. Des expériences sont conduites avec des cobayes, qui ne meurent pas. Le doute s'installe immédiatement.

Zola était devenu, quatre ans plus tôt, l'homme le plus haï de France par les milieux nationalistes et antisémites. Le 13 janvier 1898, il avait publié dans L'Aurore une lettre ouverte au président Félix Faure : "J'accuse." Le texte, écrit en une nuit, accusait nommément les officiers de l'état-major d'avoir sciemment condamné un innocent, le capitaine Dreyfus, et couvert le vrai coupable. Il valut à Zola un procès, une condamnation, un exil en Angleterre. Il fit basculer l'Affaire : la révision devint inévitable, et Dreyfus sera réhabilité en 1906.

Les nationalistes ne le lui pardonnèrent jamais. Sa maison fut menacée, ses livres brûlés, sa personne insultée quotidiennement dans la presse de droite. En 1953, cinquante et un ans après sa mort, le journal Libération publia le témoignage recueilli auprès d'un fumiste parisien nommé Henri Buronfosse, militant d'extrême droite, qui aurait avoué avant de mourir avoir bouché la cheminée de Zola par vengeance politique. Le témoignage est indirect et n'a jamais pu être vérifié. Il n'a jamais été réfuté non plus.

Ses obsèques ont lieu au cimetière de Montmartre. Anatole France prononce l'éloge funèbre : "Il fut un moment de la conscience humaine." Dreyfus, encore officiellement coupable, y assiste. Zola sera transféré au Panthéon en 1908 ; le jour de la cérémonie, un journaliste nationaliste tirera deux coups de revolver sur Dreyfus, le blessant au bras.

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Événement
1871
1871 — Siège du journal "Le Journal du 19ème siècle"
p 146
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Événement
Événement
Événement
1840
1840 – 1841 — Palais Botherel/Demeure de Théophile Gautier
p 149
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Événement
1843
octobre 1843 – 1845 — Hôtel Lauzun/Hôtel Pimodan/Demeure de Charles Baudelaire/Demeure de Théophile Gautier
p 150
Charles Baudelaire et Théophile Gautier sont locataires ; l'Hôtel accueille un cénacle romantique, mais aussi le club des "Haschischins"
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Événement
1857
1857 – 1858 — Demeure de Théophile Gautier
p 150
Pied-à-terre parisien de Théophile Gautier, qui demeure alors 32 rue de Longchamp, à Neuilly
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Événement
Date imprécise — Demeure de Mathilde-Létizia Wilhelmine Bonaparte
p 150
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Événement
1851
1851 – 1870 — Hôtel de la Païva (modèle de l'Hôtel particulier de Nana dans le roman de Zola)
p 150
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Événement
1870
1870 — Demeure de Théophile Gautier (pendant le siège de Paris)
p 150
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Événement
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1868
19 septembre 1868 – 1870 — Demeure des frères Goncourt (ils reçoivent dans leur “Grenier”)
p 152
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1846
1846 — Demeure de Charles Dickens
p 154
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1838
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1810
1810 — Demeure d'Eugène Sue
p 154
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1804
17 janvier 1804 — Maison natale d'Eugène Sue
p 154
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1857
1857 — Maison de Lagardère et d'Aurore de Nevers (dans "Le Bossu", de Paul Féval)
p 160
Cachette du chevalier de Lagardère, alias "le Bossu", dans le roman de Paul Féval
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1905
28 octobre 1905 — Demeure d'Alphonse Allais
p 164
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1861
1861 — Hôtel Austin/Demeure d'Alphonse Daudet
p 164
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1856
juillet 1856 – 1858 — Hôtel Voltaire/Demeure de Charles Baudelaire
p 164
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1844
juillet 1844 — Hôtel Meurice/Séjour de Charles Dickens
p 164
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1872
juin 1872 — Hôtel de Cluny/Demeure d'Arthur Rimbaud
p 164
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1859
juin 1859 – 1864 — Hôtel de Dieppe/Demeure de Charles Baudelaire
p 164
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Date imprécise — Bal de La Closerie des Lilas (futur bal Bullier)/Cercle des Zutistes
p 164
Première période littéraire de la Closerie des Lilas ; rencontres du cercle des "poètes zutistes"
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Date imprécise — Taverne Anglaise (décrite par Huysmans)
p 164
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1783
1783 — Hôtel d'Angleterre/Ancienne ambassade d'Angleterre
p 164
Séjour de Benjamin Franklin ; c'est ici qu'auront lieu la rédaction et la négociation du traité d'indépendance des États-Unis d'Amérique, mais Franklin refuse de le signer en terre britannique En 1783, au 44 rue Jacob à …

Séjour de Benjamin Franklin ; c'est ici qu'auront lieu la rédaction et la négociation du traité d'indépendance des États-Unis d'Amérique, mais Franklin refuse de le signer en terre britannique

En 1783, au 44 rue Jacob à Paris, Benjamin Franklin séjourne en tant que diplomate américain, accompagné de John Jay et John Adams. Ce lieu devient le centre des négociations du traité de paix mettant fin à la guerre d’indépendance des États-Unis d’Amérique. Les discussions aboutissent à la rédaction du traité de Paris, qui reconnaît officiellement l’indépendance des États-Unis et fixe les frontières du nouveau pays. Franklin, soucieux de ne pas signer un acte aussi symbolique en territoire britannique, refuse d’apposer sa signature ailleurs qu’en France. La signature officielle du traité a lieu le 3 septembre 1783 à l’Hôtel York, situé au 56 rue Jacob, à proximité. Ce traité marque l’entrée des États-Unis sur la scène diplomatique internationale et consacre le rôle majeur de Franklin, Jay et Adams dans la naissance de la nation américaine.

Sources

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1840
1840 — Hôtel Meurice/Séjour de William Makepeace Thackeray
p 164
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1805
1805 — Hôtel d'Angleterre/Séjour de Washington Irving
p 164
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1582
1582 — Restaurant "La Tour d'Argent"
p 165
La Tour d’Argent, située au 15 quai de la Tournelle à Paris, est considérée comme le plus vieux restaurant de la capitale, fondé en 1582 sous le règne d’Henri III. L’établissement, initialement une auberge, doit sa renom …

La Tour d’Argent, située au 15 quai de la Tournelle à Paris, est considérée comme le plus vieux restaurant de la capitale, fondé en 1582 sous le règne d’Henri III. L’établissement, initialement une auberge, doit sa renommée à son emplacement face à l’embarcadère du coche d’eau sur la Seine. Selon la tradition, c’est à la table de la Tour d’Argent qu’Henri III aurait introduit l’usage de la fourchette en France, un ustensile alors rare et déjà utilisé dans certaines maisons italiennes. Au fil des siècles, le restaurant a accueilli de nombreuses personnalités historiques et littéraires, dont George Sand, Alfred de Musset, Alexandre Dumas père et Victor Hugo. La Tour d’Argent est également célèbre pour sa cuisine gastronomique et ses spécialités, notamment le canard au sang. L’établissement a traversé les époques, modernisé au début du XXe siècle, et reste un symbole du patrimoine culinaire et culturel parisien.

Sources

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1889
mars 1889 – 1894 — Hôtel Lisbonne (devenu Hôtel Fontaines du Luxembourg)
p 165
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1815
1815 — Café de Chartres
p 165
Quartier général royaliste pendant la première Restauration ; il devient le "Grand Véfour" en 1820
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Date imprécise — Restaurant Polidor
p 165
Restaurant fondé en 1845, fréquenté par de nombreux écrivains ; il s'y tinrent des réunions du Collège de Pataphysique
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Date imprécise — Restaurant "Au Rocher de Cancale"/Restaurant "de la Baleine" (en 1787)
p 165
Restaurant fréquenté par de nombreuses personnalités, et par les personnages de la Comédie humaine
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1879
1879 — Hôtel Normand (aujourd'hui hôtel Normandy)
p 165
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