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Couverture — Philémon vieux de la vilille
Bibliographie

Philémon vieux de la vilille

G. Grès et Cie, 1922.
22 Fiches citant cet ouvrage
1922 Édition

Fiches citant cet ouvrage

22 fiches
Événement
1865
8 janvier 1865 — Siège de l'Association Internationale des Travailleurs (local de 12m² loué par Fribourg, au fond de la cour)
p 31
Premier local de l'A.I.T. ; les réunions se tiennent les jeudis soir ; du fait de leur sérieux, on appelle les membres de l'Internationale les "Graves"
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Événement
1871
1871
p 36
Prosper Lagneau est assassiné par les versaillais pendant la Semaine sanglante, son corps ne sera pas retrouvé
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Événement
1830
Événement
1871
1871 — Premier salon de Nina de Callias
p 63-64
Nina de Callias se réfugie quelques temps à Genève après la Semaine sanglante, de crainte qu'on lui reproche d'avoir reçu certains Communards
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Événement
Date imprécise — Restaurant coopératif "la Marmite"
p 80
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Événement
Date imprécise — Restaurant coopératif "la Marmite"
p 80
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Événement
Date imprécise — Restaurant coopératif "la Marmite"
p 80
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Événement
Événement
1871
Événement
1871
16 mai 1871
p 207
Le 16 mai 1871, à cinq heures et demie du soir, la colonne Vendôme s’abat sous les acclamations. Pour la Commune, c’est la fin d’un symbole ; pour le peintre Gustave Courbet, le commencement de la ruine. La colonne se dr …

Le 16 mai 1871, à cinq heures et demie du soir, la colonne Vendôme s’abat sous les acclamations. Pour la Commune, c’est la fin d’un symbole ; pour le peintre Gustave Courbet, le commencement de la ruine.

La colonne se dresse au centre de la place Vendôme, là où se trouvait la statue équestre de Louis XIV, abattue en 1792. Napoléon Ier l’a fait élever de 1806 à 1810 pour commémorer Austerlitz, à l’imitation de la colonne Trajane de Rome : quarante-quatre mètres de haut, un fût de pierre gainé de 425 plaques de bronze qui déroulent en spirale les batailles de la campagne. Le métal vient, dit-on, de 1 200 canons pris aux Russes et aux Autrichiens ; chiffre gonflé par la propagande, les historiens comptant environ 130 canons pris à Austerlitz. Au sommet, l’empereur en César. Descendue en 1814, la statue a été fondue ; Napoléon III en a fait replacer une copie en 1863.

Au lendemain du 4 septembre 1870, Gustave Courbet, chargé de veiller sur les musées pendant la guerre, propose au gouvernement de la Défense nationale de « déboulonner la colonne » et d’en récupérer le métal ; il la verrait bien relevée aux Invalides, coiffée d’un bonnet phrygien, en hommage à la République universelle. La demande reste sans suite.

La Commune va plus loin. Le 12 avril 1871, après un appel de Jules Vallès dans Le Cri du peuple, elle adopte la proposition de Félix Pyat : la colonne, « monument de barbarie », « symbole de force brute et de fausse gloire », « insulte permanente des vainqueurs aux vaincus », sera abattue, et non déboulonnée. Courbet, élu au conseil de la Commune le 16 avril seulement, n’a pas pris part au vote. Karl Marx l’avait prédit en 1852 : si le manteau impérial tombait un jour sur les épaules de Louis Bonaparte, la statue de Napoléon tomberait du haut de la colonne. La place Vendôme devient place Internationale. La chute, prévue pour le 5 mai, anniversaire de la mort de l’empereur, est repoussée à plusieurs reprises par la guerre contre Versailles.

Dessin aquarellé : sur la place Vendôme, une foule entoure le piédestal de la colonne, pavoisé de drapeaux rouges

Le 16 mai, la foule envahit la place. On a posé des câbles, et disposé des fascines pour amortir la chute ; l’ingénieur Iribe dirige l’opération, qui ne va pas sans difficultés. À 17 h 30, la colonne s’abat. Le photographe Bruno Braquehais, dont l’atelier du boulevard des Capucines est à deux pas, en fixe les préparatifs, puis l’empereur à terre ; des fédérés posent en groupe devant le monument. Le globe de la Victoire, qui datait de 1810, est perdu.

Photographie : une foule de gardes nationaux, de curieux et d’enfants pose, debout sur les débris de la colonne abattue

Ces images se retournent contre leurs modèles : après la Semaine sanglante, les autorités saisissent les photographies de la chute de la colonne pour identifier les communards. Courbet, qui a démissionné le 24 mai pour protester contre l’exécution de son ami Gustave Chaudey, est arrêté le 7 juin. On croit le reconnaître sur un cliché, sans certitude. Un conseil de guerre le condamne à six mois de prison pour avoir « provoqué comme membre de la Commune la destruction de la colonne ». « On ne s’oppose pas à deux millions d’individus », plaide-t-il ; c’est lui, assure-t-il, qui a fait poser les fascines pour limiter les dégâts.

En mai 1873, sous la présidence du maréchal de Mac Mahon, une loi met la reconstruction de la colonne à la charge du peintre : 323 091,68 francs. Ruiné, ses biens sous séquestre, ses toiles confisquées, Courbet passe en Suisse. Il meurt à La Tour-de-Peilz le 31 décembre 1877, à la veille de l’échéance de la première traite. La colonne, rebâtie de 1873 à 1875, a retrouvé son César.

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Événement
1871
23 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 213
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Événement
1871
25 mai 1871
p 218
Exécution d'un inconnu pris pour Jules Vallès ; alors que ce dernier s'était opposé aux exécutions d'otages. On fusilla de faux Longuet, Ostyn, Protot, Amouroux, Ferré, Gambon, Courbet, Vaillant, Lefrançais
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Événement
1870
1870 — Café St Roch/Café Robespierre
p 230
Café fréquenté par Georges Cavalier, personnage haut en couleur de la Commune
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Événement
1869
1869 — Siège de l'Association Internationale des Travailleurs (trouvé par Pindy, au dessus du bar de Decomberousse)
p 241-242
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Événement
1871
24 mai 1871 — Hôtel de Ville
p 242
Incendie de l'Hôtel de Ville à l'initiative de Jean-Louis Pindy (Pendy). Il y aura 238 bâtiments incendiés en tout à Paris pendant la Semaine sanglante
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Événement
1871
1871
p 242
Pindy se cache pendant 10 mois comme bijoutier mais doit fuir en avril 1872, dénoncé par son associé
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Événement
1882
mai 1882 — Demeure d'Ernest Navarre/Salle Issaly/Siège de la Société de secours mutuel "La Fraternelle"
p 286
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