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Couverture — La Commune au cœur de Paris (2ème édition)
Bibliographie

La Commune au cœur de Paris (2ème édition)

CHOURY Maurice
Éditions sociales, 1972.
487 Fiches citant cet ouvrage
1972 Édition

Fiches citant cet ouvrage

487 fiches
Événement
1865
8 janvier 1865 — Siège de l'Association Internationale des Travailleurs (local de 12m² loué par Fribourg, au fond de la cour)
p 9-13
Premier local de l'A.I.T. ; les réunions se tiennent les jeudis soir ; du fait de leur sérieux, on appelle les membres de l'Internationale les "Graves"
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Événement
1863
4 juin 1863 — Demeure d'Adolphe Clémence/Siège du journal "La Tribune ouvrière"
p 11 & 14
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Événement
1834
1834 — Entreprise Gévelot et Gaupillat
p 13
Fabrique de munitions Gévelot et Gaupillat, un des plus importants établissements industriel du Paris de l'époque ; elle emploie 100 ouvriers, la moyenne étant alors de 5 salariés par entreprise
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Événement
Événement
1866
7 novembre 1866 — Café de la Renaissance/Café Mathieu
p 17 & 19
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Événement
1860
1860 — Café Au Chat qui dort
p 18
Le café situé au 41 rue Quincampoix, à Paris, fut un lieu de rencontre fréquenté par Raoul Rigault, figure majeure de la Commune de Paris. C’est dans ce café que Rigault, alors jeune étudiant et militant révolutionnaire, …

Le café situé au 41 rue Quincampoix, à Paris, fut un lieu de rencontre fréquenté par Raoul Rigault, figure majeure de la Commune de Paris. C’est dans ce café que Rigault, alors jeune étudiant et militant révolutionnaire, composa son texte satirique intitulé « Voyage aux planètes ». Ce lieu était un point de ralliement pour de nombreux étudiants et opposants politiques dans les années 1860, période marquée par une intense agitation intellectuelle et politique à Paris. Rigault, connu pour son engagement républicain et son activité militante, utilisait ces espaces pour débattre, écrire et organiser des actions, avant de devenir l’un des principaux responsables de la Sûreté générale sous la Commune de Paris.

Raoul Rigault (1871)

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Événement
1866
1866 — Atelier du ferblantier Chavagnat (chez qui travaille Henri Tolain, comme comptable)
p 19-20
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Événement
1871
1871 — Demeure et atelier d'Albert Theisz
p 25
Demeure d'Albert Theisz, membre de la Commune, nommé par elle directeur des Postes, vote contre le Comité de Salut public, signataire du Manifeste de la minorité
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Événement
1868
Événement
Date imprécise — Demeure de Gustave Lefrançais (avec sa femme et ses deux enfants)
p 26
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Événement
Événement
1869
janvier 1869 — Salle Molière
p 28
Discussion du texte constitutif de la Fédération parisienne des sociétés ouvrières, acte de naissance des syndicats ; statuts adoptés le 14 novembre 1869
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Événement
1870
1870 — Salle de la Redoute (58 réunions)/Club Central Républicain
p 28
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Événement
1870
8 juillet 1870 — Demeure de Jean-Pierre Héligon
p 29-31
Demeure de Jean-Pierre Héligon, membre du second bureau de l'Association Internationale des Travailleurs, condamné dans le 3ème procès de l'A.I.T. ; il ralliera Versailles pendant la Commune)
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Événement
1867
1867 — Demeure de Lazare Lévy
p 29-31
Demeure de Lazare Lévy, dirigeant de la Chambre syndicale des ouvriers opticiens, membre de l'Internationale dès 1864, rédacteur à la Voix du Peuple, secrétaire aux Travaux publics pendant la Commune
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Événement
1869
23 janvier 1869 — Demeure d'A. Lucie
p 29-31
Signataire du programme électoral de l'Association Internationale des Travailleurs en mai 1869, intitulé "Aux électeurs de 1869" ; les dirigeants de l'Association Internationale des Travailleurs sont alors en prison
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Événement
1869
23 janvier 1869 — Demeure d'Ed. Drosse (ou Drosses)
p 29-31
Signataire du programme électoral de l'Association Internationale des Travailleurs en mai 1869, intitulé "Aux électeurs de 1869" ; les dirigeants de l'Association Internationale des Travailleurs sont alors en prison
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Événement
1869
23 janvier 1869 — Demeure de T. Gauthier
p 29-31
Signataire du programme électoral de l'Association Internationale des Travailleurs en mai 1869, intitulé "Aux électeurs de 1869" ; les dirigeants de l'Association Internationale des Travailleurs sont alors en prison
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Événement
1869
23 janvier 1869 — Demeure de Jacques Durand
p 29-31
Signataire du programme électoral de l'Association Internationale des Travailleurs en mai 1869, intitulé "Aux électeurs de 1869" ; les dirigeants de l'Association Internationale des Travailleurs sont alors en prison
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Événement
1869
23 janvier 1869 — Demeure d'Arsène Sauva
p 29-31
Signataire du programme électoral de l'Association Internationale des Travailleurs en mai 1869, intitulé "Aux électeurs de 1869" ; les dirigeants de l'Association Internationale des Travailleurs sont alors en prison
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Événement
1869
23 janvier 1869 — Demeure d'Auguste Harlé
p 29-31
Signataire du programme électoral de l'Association Internationale des Travailleurs en mai 1869, intitulé "Aux électeurs de 1869" ; les dirigeants de l'Association Internationale des Travailleurs sont alors en prison
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Événement
1869
23 janvier 1869 — Demeure de J.-P. Glérome
p 29-31
Signataire du programme électoral de l'Association Internationale des Travailleurs en mai 1869, intitulé "Aux électeurs de 1869" ; les dirigeants de l'Association Internationale des Travailleurs sont alors en prison
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Événement
1871
juin 1871 — Demeure de Charles Amouroux
p 31
Auteur d'un soi-disant compte-rendu de séance de la Commune décidant d'incendier Paris ; il combattra les Kanaks lors de leur révolte en Nouvelle-Calédonie)
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Événement
1871
1871 — Demeure de Jules Louis Andrieu
p 32
Chef des services administratifs de la Commune, vote contre le Comité de Salut public, signataire du Manifeste de la minorité
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Événement
Date imprécise — Restaurant coopératif "la Marmite"
p 32
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Événement
Événement
1870
11 janvier 1870 — Siège et imprimerie du journal "La Marseillaise" (à partir du 19 décembre 1869)
p 33
Appel aux armes de Rochefort dans un article de son journal La Marseillaise sur l'assassinat de Victor Noir
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Événement
1870
1870 — Atelier de lithographie Hangard/Lieu de travail de Jules Colmia
p 33
Lieu de travail de Jules Colmia, trésorier de l'Association Internationale des Travailleurs
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Événement
1869
1869 — Siège de l'Association Internationale des Travailleurs (trouvé par Pindy, au dessus du bar de Decomberousse)
p 33-34
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Événement
1870
18 avril 1870 — Salle de la Marseillaise/Fédération parisienne de l'A.I.T.
p 37
Mille deux cents délégués ouvriers dans une salle de La Villette, un an jour pour jour avant que Paris ne se soulève. Le 19 avril 1870, dans la salle de la Marseillaise au 51 avenue de Flandre, à La Villette, plus de mil …

Mille deux cents délégués ouvriers dans une salle de La Villette, un an jour pour jour avant que Paris ne se soulève.

Le 19 avril 1870, dans la salle de la Marseillaise au 51 avenue de Flandre, à La Villette, plus de mille deux cents délégués des sections parisiennes de l'Association Internationale des Travailleurs se réunissent pour fonder leur fédération. L'Internationale existe depuis six ans — Marx l'a fondée à Londres en septembre 1864, au St Martin's Hall. Mais en France, elle est restée un archipel de sections locales, souvent isolées les unes des autres, infiltrées par la police impériale, poursuivies par les tribunaux. Ce 19 avril, les sections se fédèrent. Paris cesse d'être un terrain d'implantation et devient une force organisée.

La séance est présidée par Eugène Varlin, relieur de métier, trente et un ans, secrétaire correspondant de la section française de l'AIT. Varlin est l'homme-clé du mouvement ouvrier parisien : organisateur des grèves, fondateur de coopératives de consommation, partisan du collectivisme contre les mutuellistes proudhoniens qui ont longtemps dominé les sections françaises. Autour de lui dans la salle, une assemblée qui ressemble au futur état-major de la Commune : Benoît Malon, teinturier ; Zéphirin Camélinat, ouvrier bronzier qui deviendra directeur de la Monnaie ; Édouard Vaillant, ingénieur, futur membre du Comité de Salut public ; Jules Vallès, le journaliste qui fondera Le Cri du peuple ; Antoine Bourdon ; Camille Langevin. Et Eugène Pottier, ouvrier dessinateur sur étoffe — l'homme qui, un an plus tard, pendant la Semaine sanglante, écrira les paroles de L'Internationale.

Les délégués adoptent les statuts de la Fédération parisienne et élisent Edmond Mégy, ouvrier mécanicien, comme président honoraire — un geste symbolique, Mégy étant alors en prison pour avoir tiré sur un policier venu l'arrêter. La Fédération lance dans la foulée une campagne anti-plébiscitaire : Napoléon III prépare un plébiscite pour mai, destiné à légitimer ses réformes libérales. L'AIT appelle au boycott. Le mot d'ordre est clair : pas de participation au jeu politique de l'Empire.

Le bureau permanent de la Fédération s'installe au 14 rue de la Corderie, dans le 3e arrondissement, au troisième étage — une adresse qui deviendra, dans les mois suivants, le centre névralgique du mouvement ouvrier parisien. C'est de là que partiront les appels à la grève, les manifestes contre la guerre, et finalement les premiers mots d'ordre de l'insurrection de mars 1871.

Ce qui frappe, rétrospectivement, c'est la densité de futurs communards dans cette salle de La Villette. Presque tous les noms qui figureront sur les affiches de la Commune, sur les actes d'accusation des conseils de guerre, ou sur les murs du Père-Lachaise sont là le 19 avril 1870. Varlin sera massacré par la foule versaillaise le 28 mai 1871, traîné dans les rues de Montmartre. Pottier se cachera pendant neuf ans, ses paroles mises en musique par Pierre Degeyter en 1888. Vaillant s'exilera à Londres, où il fréquentera Marx et Engels. Malon fondera la Revue socialiste.

Marx, depuis Londres, suit de près la constitution de cette fédération. Pour lui, c'est la preuve que l'Internationale prend racine dans la classe ouvrière française — au-delà des cercles proudhoniens qu'il combat depuis des années. L'organisation de classe, et non la conspiration blanquiste ni le mutuellisme petit-bourgeois, est enfin en marche à Paris. La suite — la guerre, le siège, la Commune — montrera à la fois la force et les limites de cette organisation.

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Événement
1870
Événement
1871
22 janvier 1871 — Café du Gaz/Café de la Garde nationale
p 39
Quartier général de Blanqui lors de la tentative du 22 janvier, qui verra la mort de Théodore Sapia ; Blanqui devra fuir une nouvelle fois
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Événement
1870
8 juillet 1870 — Demeure de Bernard Landeck
p 40
Condamné à mort après la Commune, réfugié à Londres ; personnage très controversé
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Événement
1869
Événement
1871
1871 — Demeure et atelier d'Eugène Pottier/Chambre syndicale des dessinateurs artistes industriels
p 45
Atelier de l'auteur de l'Internationale, membre du Comité central de la Garde nationale, puis de la Commune ; c'est aussi le siège de la Chambre syndicale des dessinateurs artistes industriels. Eugène Pottier meurt ici l …

Atelier de l'auteur de l'Internationale, membre du Comité central de la Garde nationale, puis de la Commune ; c'est aussi le siège de la Chambre syndicale des dessinateurs artistes industriels. Eugène Pottier meurt ici le 6 novembre 1887

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Événement
Événement
1870
4 septembre 1870 — Palais Bourbon
p 50
L''Assemblée est investie par la foule et la Garde nationale ; sont proclamées la déchéance de la dynastie des Bonaparte et de l'instauration de la République
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Événement
1870
1870 — Café St Roch/Café Robespierre
p 54-56
Café fréquenté par Georges Cavalier, personnage haut en couleur de la Commune
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Événement
Date imprécise — Café St Roch/Café Robespierre
p 54
Café fréquenté par l'Incorruptible ; d'où le surnom que lui donnent les habitués
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Événement
1871
1871 — Demeure d'Eugène Châtelain/Ligue républicaine de défense nationale à outrance
p 61 & 64
Demeure d'Eugène Châtelain, poète et chansonnier, militant Radical de l'Association Internationale des Travailleurs, combattant de la Commune. Condamné par contumace à la déportation dans une enceinte fortifiée, réfugié …

Demeure d'Eugène Châtelain, poète et chansonnier, militant Radical de l'Association Internationale des Travailleurs, combattant de la Commune. Condamné par contumace à la déportation dans une enceinte fortifiée, réfugié en Angleterre

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Événement
1871
Événement
Événement
1870
1870 — Demeure d'Eugène Châtelain/Ligue républicaine de défense nationale à outrance
p 61 & 64
Membre du Comité républicain du 1er arrondissement, condamné par contumade à la déportation et se réfugia en Angleterre. Auteur de poèmes sur la Commune
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Événement
1870
1870 — Demeure de Firmin Hilaire Sallée
p 61 & 64
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Événement
Événement
1870
1870 — Demeure de Constant Martin
p 61 & 64 & 69
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Événement
1870
Événement
1870
9 septembre 1870 — Imprimerie Auguste Vallée/Imprimerie du journal "La Marseillaise"
p 62-63
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Événement
1870
septembre 1870 — Demeure de Mr Thomas/Siège du bataillon des Tirailleurs de St Hubert
p 64
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Événement
Événement
1870
7 décembre 1870 — Salle de la Redoute
p 64 & 105
Club central du Comité républicain socialiste des 20 arrondissements de Paris ; tentative de fédération des clubs parisiens dans un Comité central de la fédération de la Garde nationale
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Événement
1871
1871 — Demeure d'Auguste Serraillier
p 64
Demeure d'Auguste Serraillier, membre de la Commune, délégué à la Commission du Travail, vote contre le Comité de Salut public, signataire du Manifeste de la minorité
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Événement
1871
Événement
1870
8 juillet 1870 — Demeure de Gustave Félix Pagnerre ou Pagnière
p 64
Membre de la section de l'Est de l'Association Internationale des Travailleurs, déjà condamné en 1852, membre du Comité central des 20 arrondissements
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Événement
1870
20 septembre 1870 — Alcazar d'Hiver
p 68-69
Le lendemain du bouclage prussien de Paris, deux cent trente militants se retrouvent à l'Alcazar d'Hiver : ils ont tous les noms que l'on retrouvera sur les listes de la Commune, et ils refusent déjà la paix. Le 19 septe …

Le lendemain du bouclage prussien de Paris, deux cent trente militants se retrouvent à l'Alcazar d'Hiver : ils ont tous les noms que l'on retrouvera sur les listes de la Commune, et ils refusent déjà la paix.

Le 19 septembre 1870, les armées prussiennes ont achevé leur mouvement d'encerclement autour de Paris. La capitale est coupée du reste de la France. Deux millions d'habitants sont enfermés avec le Gouvernement de la Défense nationale. Depuis la première semaine de septembre, les rumeurs courent sur des négociations secrètes : Jules Favre aurait rencontré Bismarck à Ferrières. Un armistice humiliant se dessine.

Le 20 septembre, au 10 de la rue du Faubourg Poissonnière, dans la grande salle de l'Alcazar d'Hiver, deux cent trente militants des Comités de vigilance tiennent assemblée générale. Ce sont les représentants des comités d'arrondissement nés dans les semaines qui suivirent la chute de l'Empire, les signataires des affiches rouges, les délégations qui iront à l'Hôtel de Ville demander des comptes au gouvernement bourgeois.

Les noms que la salle réunit ce soir-là sont ceux d'une liste d'honneur. Gustave Lefrançais, instituteur et anarchiste, futur membre de la Commune. Jules Vallès, romancier et journaliste, futur communard et exilé à Genève. Charles Longuet, gendre de Marx, futur élu de la Commune. Benoît Malon, futur représentant du 17e arrondissement. Jean-Louis Pindy, ouvrier imprimeur, futur délégué. Napoléon Gaillard, cordonnier, futur insurgé des barricades. Gustave Cluseret, officier républicain, futur délégué à la Guerre. Zéphyrin Camélinat, ouvrier bronzier, futur membre de la Commune.

L'assemblée rejette catégoriquement toute capitulation et toute négociation d'armistice. Elle réclame la guerre à outrance, l'armement de tous les hommes valides, la réquisition des vivres, des sorties en masse. Ces demandes reprennent point par point celles de l'affiche rouge du 15 septembre, que Jules Favre a refusé d'examiner.

L'Alcazar d'Hiver de septembre 1870 est une antichambre de la Commune. Ces deux cent trente hommes et femmes refusent ensemble, pour la première fois dans un cadre organisé, de laisser la bourgeoisie républicaine décider seule du sort de Paris. Cinq mois plus tard, le 18 mars 1871, ils seront au coeur de l'insurrection. Certains ne survivront pas à la Semaine sanglante.

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Événement
Événement
1870
septembre 1870 — Ambulance républicaine du 3ème arrondissement
p 70 & 73
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Événement
1868
1868 — Demeure de Jean Victor Bellamy
p 71
Jean Bellamy, carte n° 11 de l'Association Internationale des Travailleurs, condamné dans le 1er procès ; membre du Comité républicain du 3ème arrondissement en 1870
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Événement
1870
Événement
1870
Événement
Événement
Événement
1870
Événement
1870
Événement
Événement
1870
Événement
Événement
1870
Événement
1870
Événement
1870
Événement
1870
septembre 1870 — Demeure d'Henri Goullé
p 71
Membre du Comité républicain du 3ème arrondissement et de l'Association Internationale des Travailleurs
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Événement
1870
septembre 1870 — Demeure de Louis Félix Chauveau
p 71
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Événement
1870
Événement
Événement
Événement
Événement
Événement
1870
Événement
Événement
1870
Événement
Événement
1870
Événement
1870
Événement
1870
Événement
1870
26 septembre 1870 — Théâtre de la Porte St Martin/Ambulance pendant le Siège de Paris
p 81
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Événement
1870
septembre 1870 — Théâtre Lyrique/Théâtre de la Ville/Ambulance pendant le Siège de Paris
p 81
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Événement
1870
septembre 1870 — Théâtre Italien/Salle Ventadour/Ambulance pendant le Siège de Paris
p 81
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Événement
Événement
Événement
1871
1871 — Palais du Louvre (salle du Trône)
p 83-84
Un atelier de transformation des fusils dans la salle du Trône, et un de rayage des canons dans la grande galerie des tableaux, fonctionnent dans le palais du Louvre pendant la Commune. Les délégués à la direction en son …

Un atelier de transformation des fusils dans la salle du Trône, et un de rayage des canons dans la grande galerie des tableaux, fonctionnent dans le palais du Louvre pendant la Commune. Les délégués à la direction en sont élus

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Événement
1870
1870 — Théâtre de la Porte St Martin
p 84
Lectures publiques des "Châtiments" dont la recette sert à financer des canons
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Événement
Événement
1870
1870 — Demeure d'Eugène Cléray/Séjour de Louis-Auguste Blanqui
p 86
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Événement
1870
31 octobre 1870 — Grand amphithéâtre de l'École de Médecine
p 88
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Événement
1870
octobre 1870 — Demeure de Jean-Jacques Pillot (avant la Commune)
p 89-90
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Événement
Événement
1870
Événement
1868
1868 — Demeure d'Henri Chouteau
p 102
Dissident blanquiste, membre de l'A.I.T. ; manipulé par la police, il projette de créer un groupe "Commune révolutionnaire des ouvriers français", ce qui provoque l'arrestation de plusieurs militants.
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Événement
1870
novembre 1870
p 102-103
Ouverture d'un marché spécialisé pour les rats (50 à 75 centimes)
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Événement
1870
27 novembre 1870 — École Turgot/Club de la Solidarité
p 105
Club de la Solidarité ; lié à la Ligue républicaine de Défense nationale à outrance ; lance un appel au concours des inventeurs pour la défense nationale
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Événement
1870
décembre 1870 — Demeure de Chavagnat/Association des défenseurs de la République
p 112
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Événement
1871
22 janvier 1871 — Demeure de Paul Lefèbvre-Roncier
p 120 & 125
Paris a faim, Paris a froid, et le gouvernement veut capituler. Le 22 janvier 1871, Delescluze et ses amis guettent le soulèvement depuis la rue de Rivoli. Depuis quatre mois, les Prussiens assiègent Paris. Le 19 janvier …

Paris a faim, Paris a froid, et le gouvernement veut capituler. Le 22 janvier 1871, Delescluze et ses amis guettent le soulèvement depuis la rue de Rivoli.

Depuis quatre mois, les Prussiens assiègent Paris. Le 19 janvier 1871, une dernière grande sortie, lancée vers Buzenval et Montretout, tourne au désastre : plus de quatre mille morts, dont un tiers de gardes nationaux, c’est-à-dire de simples Parisiens. Pour beaucoup, le gouvernement de la Défense nationale du général Trochu ne cherche plus qu’à capituler. Le 21, des délégués de la Garde nationale, des clubs et des comités de vigilance décident de manifester le lendemain devant l’Hôtel de Ville, où siège le gouvernement. Le même jour, une petite troupe va délivrer Gustave Flourens, enfermé à la prison Mazas.

Le 22 janvier, Charles Delescluze installe son quartier général et son poste d’observation au 60, rue de Rivoli, chez Paul Lefèbvre-Roncier, à deux pas de l’Hôtel de Ville. Le vieux journaliste a soixante et un ans ; il a connu sous l’Empire la prison, puis la déportation à Cayenne. Le 6 janvier, il a démissionné de la mairie du 19e arrondissement en appelant à « la lutte armée contre les capitulards ». Autour de lui se retrouvent des républicains qui feront la Commune : Arthur Arnould, Eugène Protot, Eugène Razoua, Frédéric Cournet, les frères Edmond et Léonce Levraud.

Sur la place, la foule est d’abord clairsemée ; une délégation est reçue par l’adjoint au maire, Gustave Chaudey. Vers trois heures, des gardes nationaux arrivent, conduits par Duval, Rigault et Sapia. Un coup de feu part, tiré par un provocateur. Les gardes mobiles bretons postés dans l’Hôtel de Ville ouvrent le feu sur la foule, et des gardes nationaux ripostent. On relève cinq morts et quelques dizaines de blessés parmi les manifestants. C’est ce jour-là que Louise Michel prend les armes pour la première fois.

Le soir, l’insurrection a échoué. Le gouvernement fait arrêter quatre-vingt-trois meneurs, Delescluze parmi eux ; les clubs sont interdits, et des journaux suspendus, dont « Le Réveil », le sien. Les mains libres, Jules Favre ouvre dès le lendemain les négociations avec les Allemands. L’armistice est signé le 26 janvier.

Deux mois plus tard naît la Commune. Élu à son Conseil, Delescluze en devient le délégué à la Guerre. Le 25 mai, pendant la Semaine sanglante, désespéré, il ne fait rien pour éviter la mort sur la barricade du Château-d’Eau. Gustave Chaudey, lui, sera exécuté par les communards pendant ces mêmes journées.

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Événement
1871
21 janvier 1871 — Salle du Bal Favié/Folies de Belleville/Club Favié
p 121-122
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Événement
1871
21 janvier 1871 — Prison de Mazas
p 122
Libération de Gustave Flourens et Henry Bauër, emprisonnés après le 31 octobre
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Événement
1871
22 janvier 1871
p 124-128
Chaudey fait tirer sur la foule protestant contre le défaitisme du gouvernement ; la fusillade fait 5 tués, dont Sapia, et 18 blessés du côté des manifestants, 2 blessés dont un officier du côté de "l'ordre"
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Événement
1871
22 janvier 1871 — Hôtel de Ville (salle du Trône)
p 127
Officier qui revendiqua l'ordre de tirer sur les Insurgés sur la place de l'Hôtel de Ville
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Événement
1871
Événement
1871
24 janvier 1871 — Passage de l'Opéra/Club du passage de l'Opéra (réunions en plein air)
p 129
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Événement
1871
24 janvier 1871 — Club de la rue Drouot (réunions en plein air)
p 129
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Événement
1871
30 janvier 1871 — Café de la Garde nationale/Comité d'initiative de la Garde nationale
p 133
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Événement
1871
19 janvier 1871 — Palais de l'Élysée/QG du général Clément-Thomas, commandant la Garde nationale
p 134
Manifestation des officiers de la Garde nationale contre l'armistice, qui demandent une sortie en masse ; elle rencontre un refus du général Clément-Thomas ; une autre aura lieu le 28 janvier
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Événement
1871
Événement
Événement
1871
6 février 1871 — Cirque d'Hiver/Fédération des Gardes nationales de la Seine
p 144
Assemblée générale du Comité central provisoire de la Garde nationale, concurrent du Comité des Vingt arrondissements. Il rassemble des délégués du 59ème régiment et des 57ème, 88ème, 96ème, 193ème et 253èmes bataillons. …

Assemblée générale du Comité central provisoire de la Garde nationale, concurrent du Comité des Vingt arrondissements. Il rassemble des délégués du 59ème régiment et des 57ème, 88ème, 96ème, 193ème et 253èmes bataillons.

Le 6 février 1871, en pleine tourmente de l’après-guerre franco-prussienne et alors que Paris est encore sous le choc du siège et de l’armistice, une assemblée générale du Comité central provisoire de la Garde nationale se tient au Cirque d’Hiver, rue Amelot. Cette réunion illustre la profonde recomposition politique et militaire à l’œuvre dans la capitale, quelques semaines avant l’insurrection du 18 mars et la proclamation de la Commune.

Le Comité central provisoire se pose alors en concurrent direct du Comité des Vingt arrondissements, structure plus modérée qui cherche à encadrer politiquement la Garde nationale. À l’inverse, le Comité central incarne une dynamique plus radicale, fondée sur l’élection des officiers, l’autonomie des bataillons et une méfiance croissante envers le gouvernement issu de l’Assemblée nationale de Bordeaux, dominée par les conservateurs et les monarchistes.

L’assemblée réunit des délégués du 59ᵉ régiment, ainsi que des 57ᵉ, 88ᵉ, 96ᵉ, 193ᵉ et 253ᵉ bataillons, témoignant de l’ancrage populaire et territorial de la Garde nationale dans les quartiers de l’Est parisien, notamment à Folie-Méricourt, haut lieu du républicanisme social. Ces bataillons, composés en grande partie d’ouvriers et d’artisans, revendiquent le droit de défendre Paris, mais aussi de peser sur son avenir politique.

Cette assemblée marque une étape décisive : la Garde nationale cesse d’être seulement une force armée citoyenne pour devenir un acteur politique collectif, organisé, conscient de sa légitimité et prêt à s’opposer frontalement au pouvoir central. Rue Amelot, au Cirque d’Hiver, se dessinent déjà les lignes de fracture qui mèneront, un mois plus tard, à la Commune de Paris.

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Événement
1871
15 février 1871 — Bal du Tivoli Waux-Hall (ou Tivoli-Wauxhall)
p 144
Démission de Clément-Thomas. Désignation d'une commission des statuts par 3 000 gardes nationaux. Forme fédérative suggérée par Louis Chalain. Boursier propose que le département de la Seine devienne république indépenda …

Démission de Clément-Thomas. Désignation d'une commission des statuts par 3 000 gardes nationaux. Forme fédérative suggérée par Louis Chalain. Boursier propose que le département de la Seine devienne république indépendante.

Le 15 février 1871, la salle de bal du Tivoli Waux‑Hall, près de la porte Saint‑Martin, ne résonne pas de musique mais de prises de parole enfiévrées. Trois mille délégués de la Garde nationale parisienne y sont réunis pour discuter de l’avenir de ce corps armé, qui s’est radicalisé pendant le siège et refuse la capitulation et la perspective d’un désarmement imposé par l’Assemblée monarchiste élue le 8 février.

Depuis des mois, le général Jacques Clément‑Thomas, républicain « de la vieille roche », nommé commandant de la Garde nationale de la Seine, multiplie dissolutions de bataillons, ordres sévères, dénonciations publiques de l’« indiscipline » des gardes, en particulier dans les quartiers populaires comme Belleville. Aux yeux d’une grande partie de la troupe, il apparaît de plus en plus comme un général‑gendarme, plus préoccupé de maintien de l’ordre que de défense de Paris.

Face à la montée d’une organisation autonome des bataillons, Clément‑Thomas comprend qu’il ne « tient » plus la Garde nationale et remet sa démission autour du 14‑15 février. Le même jour, au Tivoli Waux‑Hall, les délégués adoptent une orientation inverse : ils désignent une commission chargée d’élaborer des statuts, sur une base fédérative proposée par Louis‑Denis Chalain. Il s’agit de reconnaître explicitement le droit des bataillons à s’organiser entre eux, par élus, en dehors du contrôle direct du gouvernement central.

Dans ce climat de bouillonnement politique, certains vont plus loin encore. Léopold Boursier suggère que le département de la Seine devienne une « république indépendante », idée qui préfigure, de façon radicale, l’autonomie communale que porteront bientôt les insurgés de mars. La démission de Clément‑Thomas et la réunion du Tivoli Waux‑Hall marquent ainsi un tournant : la rupture entre une partie de la Garde nationale et l’autorité gouvernementale est actée, et les bases de la future Commune de Paris commencent à se structurer, non plus seulement dans la rue, mais dans des salles de réunion comme celle‑ci.

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Événement
Événement
Événement
1871
19 février 1871 — Demeure de Courty/Siège de la Commission pour une Fédération de la Garde nationale
p 147 & 159
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Événement
1871
22 février 1871 — Siège du journal "Le Cri du Peuple"
p 148
Le 22 février 1871, en plein Paris assiégé, paraît le premier numéro du Cri du Peuple, le journal de Jules Vallès. Le titre est un programme : faire entendre la voix des petits, des « sans-grade », des ouvriers et employ …

Le 22 février 1871, en plein Paris assiégé, paraît le premier numéro du Cri du Peuple, le journal de Jules Vallès. Le titre est un programme : faire entendre la voix des petits, des « sans-grade », des ouvriers et employés que la guerre, le siège et la misère ont jetés dans la rue. Vallès, déjà connu pour ses prises de position contre l’Empire, entend donner à ces colères un organe politique régulier.

Autour de lui se rassemble une équipe où se croisent militants et écrivains : Casimir Bouis, Jean‑Baptiste Clément, Pierre Denis, la romancière André Léo, Henri Bauër, bientôt aussi Gustave Courbet qui apporte sa notoriété d’artiste engagé. Tous partagent l’idée que la République ne peut se limiter à un changement de régime : elle doit devenir sociale, égalitaire, et respecter Paris, que Thiers et l’Assemblée de Bordeaux traitent comme une ville vaincue à mater.

Le journal atteint rapidement des tirages considérables, jusqu’à 100 000 exemplaires, avec 82 numéros publiés durant la séquence qui mène à la Commune puis l’accompagne. C’est à la fois un organe d’information, un lieu de polémique et une caisse de résonance des clubs, des comités d’arrondissement, de la Garde nationale.

En donnant ce titre, Le Cri du Peuple, Vallès sait qu’il s’inscrit dans une histoire longue : celle d’un Paris où, lorsque les institutions ferment la porte, la presse radicale ouvre une fenêtre. Quelques semaines plus tard, ce « cri » trouvera son prolongement sur les barricades de la Commune.

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Événement
1871
24 février 1871 — Bal du Tivoli Waux-Hall (ou Tivoli-Wauxhall)
p 151
La Garde nationale se fédère ; 500 délégués des bataillons adoptent ses statuts et instaurent un Comité central provisoire de 29 membres ; apparition de l'appellation "Fédérés"
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Événement
Événement
1871
15 mai 1871 — Cartoucherie de la Commune (chez un artificier de l'Hôtel de Ville)
p 153
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Événement
1871
1871 — Imprimerie et bureau de vente du journal "La Fédération"
p 153
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Événement
1871
27 février 1871
p 153
Vinoy abandonne 227 canons et mitrailleuses, dont ceux de la place de Wagram ; à l'initiative de Lapie, le peuple les déplace avant l'entrée des prussiens, ils sont portés place des Vosges. Les troupes censées les garder …

Vinoy abandonne 227 canons et mitrailleuses, dont ceux de la place de Wagram ; à l'initiative de Lapie, le peuple les déplace avant l'entrée des prussiens, ils sont portés place des Vosges. Les troupes censées les garder laissent faire

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Événement
1871
27 février 1871 — Prison de Ste Pélagie
p 154
Libération de Piazza et de Brunel par les manifestants ; ils étaient enfermés depuis le 26 janvier
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Événement
Événement
1871
27 février 1871 — Corderie du Temple/Assemblée des Comités de Vigilance
p 155
Rédaction d'un manifeste s'opposant à toute attaque contre les prussiens dans Paris. Le 27 février 1871, la Corderie du Temple est en ébullition. Les comités de vigilance de quartier, les délégués de la Garde nationale e …

Rédaction d'un manifeste s'opposant à toute attaque contre les prussiens dans Paris.

Le 27 février 1871, la Corderie du Temple est en ébullition. Les comités de vigilance de quartier, les délégués de la Garde nationale et des militants de l’Internationale y débattent d’une question brûlante : faut‑il attaquer les Prussiens qui vont entrer dans Paris en application de l’armistice, ou au contraire éviter tout affrontement direct ?

Une partie des bataillons, outrés par les conditions de paix (pertes territoriales, indemnité colossale, défilé des troupes ennemies), réclame de « mourir les armes à la main » plutôt que de laisser passer les régiments prussiens sur les Champs‑Élysées. Mais à la Corderie, les militants les plus organisés – autour de figures comme Charles Beslay, Henri Goullé, Charles Rochat, Augustin Avrial, Pindy, Rouveyroles, Arnaud, Vallès et d’autres – défendent une autre ligne. Ils rédigent un manifeste qui s’oppose à toute attaque contre les Prussiens dans Paris : une telle action, expliquent‑ils, « ne servirait qu’à désigner le peuple aux coups » de l’ennemi et de Versailles, en provoquant un massacre sans changer le rapport de force.

L’idée n’est pas de se résigner, mais de déplacer le terrain. Plutôt que de se jeter contre des troupes prussiennes parfaitement équipées, dans une ville épuisée par le siège, les comités appellent à montrer la force de Paris sans déclencher la bataille : évacuer les quartiers promis à l’occupation, dresser un cordon de barricades pour isoler la zone, encadrer le défilé par la Garde nationale, draper la ville de deuil. Le manifeste, adopté à la Corderie, va dans ce sens : ne pas donner prétexte à une répression immédiate, préserver les forces populaires pour l’affrontement politique et social qui vient – contre le gouvernement Thiers, plus encore que contre les Prussiens.

Dans cette caserne désaffectée devenue salle de réunion, on voit ainsi se dessiner l’une des constantes de 1871 : un refus de l’humiliation nationale, mais aussi la conscience que la vraie bataille se jouera entre Paris républicain et une Assemblée majoritairement monarchiste et conservatrice. Quelques semaines plus tard, c’est encore à la Corderie que se structurera le Comité central de la Garde nationale, avant le soulèvement du 18 mars.

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Événement
Événement
1871
1 mars 1871 — Barricade improvisée marquant la limite d'occupation par les prussiens
p 157
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Événement
1871
3 mars 1871 — Bal du Tivoli Waux-Hall (ou Tivoli-Wauxhall)
p 158-159
Adoption des statuts de la Fédération républicaine de la Garde nationale, dite plus simplement Fédération de la Garde nationale, par les délégués de 215 bataillons. Unification avec le "Comité fédéral républlicain"
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Événement
Événement
Événement
1871
15 mars 1871 — Bal du Tivoli Waux-Hall (ou Tivoli-Wauxhall)
p 167
Élection des 38 membres du Comité Central de la Garde nationale ; les Fédérés refusent de reconnaître d'Aurelle de Paladines comme général en chef et proclament Garibaldi à l'unanimité moins une voix. Quand Arnold procla …

Élection des 38 membres du Comité Central de la Garde nationale ; les Fédérés refusent de reconnaître d'Aurelle de Paladines comme général en chef et proclament Garibaldi à l'unanimité moins une voix.

Quand Arnold proclame les noms des élus ce soir-là, les 38 membres du nouveau Comité central n'ont rien des chefs politiques habituels. Pas de tribuns connus, pas de notables. Ce sont des délégués issus des conseils de légion et des bataillons de chaque arrondissement — deux par arrondissement, plus un chef de bataillon par légion.

Leurs noms parlent peu à l'opinion : Assi, mécanicien à Creusot, Varlin, relieur, Maljournal, Clémence, Demeule, Géresme, Bouit. Sur les 38, une quinzaine appartiennent à l'Internationale ouvrière ou aux chambres syndicales. Quelques blanquistes. Des hommes qui ont fait leur apprentissage dans les réunions de bataillons pendant le siège, pas dans les cercles républicains bourgeois. C'est précisément ce qui les distingue de tous les comités révolutionnaires qui ont précédé.

Sur la question du commandement militaire, l'assemblée est unanime — à une voix près : elle refuse d'Aurelle de Paladines, le général monarchiste imposé par Thiers, et proclame Garibaldi général en chef. Le héros de l'unité italienne déclinera le poste, mais le geste compte : le Comité central ne reconnaît d'autorité qu'à ses propres élus.

Trois jours plus tard, après l'insurrection du 18 mars, ces 38 inconnus se retrouveront à l'Hôtel de Ville, à gouverner Paris. Ils convoqueront les élections de la Commune, lèveront l'état de siège, rétabliront la liberté de la presse, suspendront les expulsions. Leur légitimité : le suffrage des bataillons populaires de Paris.

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Événement
1871
15 mars 1871 — Bal du Tivoli Waux-Hall (ou Tivoli-Wauxhall)
p 167
Élection du Comité central de la Garde nationale par 1 325 délégués de 215 bataillons ; fusion du Comité fédéral et du Comité central ; Giuseppe Garibaldi est acclamé général en chef mais refuse le poste. Depuis la capit …

Élection du Comité central de la Garde nationale par 1 325 délégués de 215 bataillons ; fusion du Comité fédéral et du Comité central ; Giuseppe Garibaldi est acclamé général en chef mais refuse le poste.

Depuis la capitulation de janvier, la Garde nationale parisienne se fédère. Hostile à l'armistice et à la majorité monarchiste de l'Assemblée élue le 8 février, siégeant à Bordeaux, elle s'est organisée dès février autour de la grande salle de bal du Tivoli Wauxhall, rue de la Douane. C'est là qu'une commission provisoire, emmenée par l'architecte Georges Arnold, a élaboré les statuts d'une fédération permanente — publiés dans le Cri du Peuple du 9 mars.

Le 15 mars, l'assemblée constitutive se réunit pour la quatrième fois dans cette salle. 1 325 délégués représentant 215 bataillons élisent le Comité central, composé de deux délégués par arrondissement élus par le conseil de légion, et d'un chef de bataillon par légion. Les deux structures préexistantes — le Comité fédéral républicain, réunissant les officiers, et le Comité central issu des compagnies — fusionnent en une instance unique. Sur les 38 membres élus, une quinzaine sont membres de l'Internationale ou des chambres syndicales. Les hommes en vedette n'avaient pas brigué les suffrages — des inconnus de toutes les couches du peuple, connus seulement de leurs bataillons.

Arnold proclame les noms des élus, puis l'assemblée acclame Garibaldi comme général en chef. Le choix est politique autant que militaire : vainqueur à Dijon avec ses volontaires italiens, héros de l'unité italienne, ennemi des rois et des prêtres, Garibaldi incarne la République en armes — tout le contraire d'Aurelle de Paladines, le général monarchiste imposé par Thiers. L'Assemblée vient en outre de lui refuser son siège de député de Nice au motif qu'il est étranger : l'acclamer chef, c'est aussi un pied-de-nez à Versailles. Garibaldi refuse cependant le poste, estimant qu'un général français doit commander.

Ce comité dirige de fait la ville de Paris du 15 mars au 28 mars 1871. Trois jours après cette séance du Tivoli Wauxhall, après l'insurrection du 18 mars et la fuite de Thiers à Versailles, ce sont ces mêmes inconnus qui s'installeront à l'Hôtel de Ville et convoqueront les élections de la Commune. Nés dans une salle de bal, ils feront l'histoire.

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Événement
1871
18 mars 1871 — Parc à canons de Belleville/Mairie de Belleville
p 167
Parc où sont entreposés les canons transférés la veille de la place des Vosges ; le général Faron, venu les récupérer, doit battre en retraite, ses troupes refusant de mettre les mitrailleuses en batterie
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Événement
1871
18 mars 1871 — Palais du Louvre/Quartier général du général Vinoy
p 172 & 177
Quartier général de Vinoy lors de la tentative de prise en main de Paris qui déclenche la Commune
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Événement
1871
18 mars 1871
p 173-174
Le général Lecomte, face à la population qui s'oppose à la saisie des canons de Montmartre, donne à ses troupes l'ordre "sabrez-moi cette canaille !" Le soleil se lève sur Montmartre. Les attelages ne sont toujours pas l …

Le général Lecomte, face à la population qui s'oppose à la saisie des canons de Montmartre, donne à ses troupes l'ordre "sabrez-moi cette canaille !"

Le soleil se lève sur Montmartre. Les attelages ne sont toujours pas là. La foule, elle, est bien présente — et grossit à chaque minute. Place Saint-Pierre, au bas de la butte, des centaines de personnes font face aux soldats. Des femmes, des enfants, des ouvriers du quartier. Ils n'attaquent pas. Ils s'interposent, parlent aux soldats, s'approchent des canons. La situation échappe à tout contrôle militaire.

Lecomte, à bout, donne l'ordre à sa cavalerie : « Sabrez-moi cette canaille ! »

L'ordre ne sera pas exécuté. Les cavaliers restent immobiles. Ce n'est pas de la lâcheté — c'est quelque chose de plus profond qui se passe dans les rangs : ces soldats ne reconnaissent pas dans cette foule désarmée un ennemi à abattre. Certains ont eux-mêmes des parents dans ces quartiers. Beaucoup ont souffert du siège comme les Parisiens. Le mot « canaille » a achevé de retourner les cœurs.

C'est le témoin Noël de Poussargues qui rapportera cet ordre, l'un des plus compromettants de la journée. Il résume à lui seul la logique de Versailles face à Paris populaire — non pas une opération militaire, mais une démonstration de force contre le peuple désarmé. La propagande versaillaise s'emploiera ensuite à effacer ou minimiser ces mots. Ils resteront dans les mémoires communardes comme l'un des éléments qui rendirent l'exécution de Lecomte, quelques heures plus tard, inévitable aux yeux de la foule.

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Événement
1871
18 mars 1871
p 174
Le général Susbielle fait charger la foule par les gendarmes à cheval ; la troupe fraternise, le capitaine Saint-James est abattu
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Événement
1871
18 mars 1871 — Barricade pendant la Commune
p 175-176
Charles Hugo est mort le 13 mars, à 45 ans, d'une apoplexie. Son père Victor, rentré d'exil depuis quelques semaines seulement, était à son chevet. Les funérailles ont été fixées au 18 mars — personne ne pouvait prévoir …

Charles Hugo est mort le 13 mars, à 45 ans, d'une apoplexie. Son père Victor, rentré d'exil depuis quelques semaines seulement, était à son chevet. Les funérailles ont été fixées au 18 mars — personne ne pouvait prévoir ce que cette date allait devenir.

Le cortège part du 1er arrondissement en direction du cimetière Père-Lachaise. Il traverse un Paris en insurrection. Les rues sont barrées de barricades fraîchement érigées par les Fédérés, qui contrôlent désormais la majeure partie de la ville depuis la fuite de Thiers à Versailles. Rue de la Roquette, une barricade barre le passage. Les gardes nationaux qui la tiennent font ce que personne n'attendait : ils la démolissent pour laisser passer le cortège. Puis ils présentent les armes devant le cercueil.

Devant le corbillard marche Victor Hugo, épuisé, accablé. À ses côtés, Gustave Courbet et Jean-Baptiste Millière — deux hommes qui seront bientôt au cœur de la Commune. La scène dit quelque chose de la journée : au milieu du tumulte révolutionnaire, les Fédérés s'arrêtent pour honorer un mort. La révolution a ses rites, et l'un d'eux est le respect du deuil.

Victor Hugo notera dans son journal que les insurgés lui ont rendu cet hommage. Il n'approuvera pas la Commune — mais il refusera aussi la répression versaillaise. Ce 18 mars, entre deux barricades, il enterre son fils.

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Événement
1871
18 mars 1871 — Caserne du Prince Eugène/Caserne Vérines
p 176
Le général Brunel et Maxime Lisbonne prennent la caserne du Château d'Eau avec 2 bataillons de la 10ème légion de la Garde nationale
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Événement
1871
15 mars 1871 — Ministère des Affaires étrangères
p 178
Thiers est rentré à Paris le 13 mars pour reprendre la main avant l'ouverture de l'Assemblée à Versailles le 20. Son choix de résidence en dit long : plutôt que son hôtel particulier de la place Saint-Georges, au cœur d' …

Thiers est rentré à Paris le 13 mars pour reprendre la main avant l'ouverture de l'Assemblée à Versailles le 20. Son choix de résidence en dit long : plutôt que son hôtel particulier de la place Saint-Georges, au cœur d'un Paris agité, il s'installe au ministère des Affaires étrangères, quai d'Orsay — bâtiment officiel, plus défendable, à l'écart des faubourgs populaires de l'est et du nord.

C'est de là qu'il orchestre le plan de reprise des canons de Montmartre et Belleville, accumulés par la Garde nationale depuis janvier. Il entend frapper vite, avant que la Fédération ne se consolide davantage — le 15 mars, précisément, 1 325 délégués élisent au Tivoli Wauxhall le Comité central définitif.

Trois jours plus tard, l'opération tourne au désastre. Thiers quittera le quai d'Orsay par un escalier dérobé donnant sur la rue de l'Université, en voiture, vers Versailles — d'où il ne reviendra qu'en vainqueur, après avoir fait écraser dans le sang la Commune, deux mois plus tard.

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Événement
1871
18 mars 1871 — Hôtel de Rohan/Imprimerie nationale
p 179
Pindy et Debock s'emparent de l'imprimerie nationale avec le 86ème bataillon de la Garde nationale ; Louis Debock en prend la direction
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Événement
1871
18 mars 1871
p 180 & 182
Prise de l'Hôtel de Ville par des bataillons bellevillois de la Garde nationale, commandés par Émile Eudes. Le Comité central de la Garde nationale s'y installe dans la soirée. Jules ferry s'enfuit au dernier moment
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Événement
1871
18 mars 1871 — Siège de l'état-major général de la Garde nationale
p 183
Prise du quartier général de l'état-major de la Garde nationale par 4 bataillons des Batignolles et de Montmartre réunissant 2 000 hommes ; Bergeret y installe sont propre état-major
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Événement
1871
1871 — Ancienne préfecture de police
p 184
Les réunions ont lieu le matin à 11 heures au début de la Commune ; mais elles cessent par la suite
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Événement
1871
18 mars 1871 — Comité d'arrondissement de la Garde nationale fédérée
p 185
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Événement
1871
18 mars 1871 — Appartement de Guillaume Calmon
p 188
Les ministres qui ont fui le ministère des Affaires étrangères où ils ont failli se faire prendre, se réunissent une dernière fois à Paris le soir du 18 mars, avant de filer à Versailles
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Événement
1871
18 mars 1871 — Mairie du 2ème arrondissement
p 188
Réunion des élus de Paris sur la conduite à tenir ; ils penchent vers la conciliation. Ils tentent d'imposer Langlois comme général commandant de la Garde nationale. Une minorité milite pour le ralliement à la Commune
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Événement
1885
1885 — Imprimerie "La Productrice"/Librairie socialiste/Coopérative ouvrière
p 191
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Événement
1871
24 mai 1871 — Lieu d'exécution de Claude Napias-Piquet
p 198 & 367
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Événement
1871
19 mars 1871 — Mairie du 2ème arrondissement
p 201-202
Négociations entre la Commune et les élus parisiens après l'échec de l'Hôtel de Ville
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Événement
Date imprécise — Société Frenont-Mussel/Emploi de Francis Jourde (comme comptable)
p 202
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Événement
Date imprécise — Société Aron et Cie/Emploi de Francis Jourde (comme comptable)
p 202
Premier emploi de comptable de Francis Jourde, futur membre de la Commune
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Événement
1871
20 mars 1871 — Corderie du Temple/Comité central des Vingt arrondissements
p 202
Réunion nocturne du Comité des Vingt arrondissements, qui désavoue l'accord d'évacuation de l'Hôtel de Ville conclu avec les maires, arguant à juste titre que Versailles ne tiendra pas, de toute façon les promesses faite …

Réunion nocturne du Comité des Vingt arrondissements, qui désavoue l'accord d'évacuation de l'Hôtel de Ville conclu avec les maires, arguant à juste titre que Versailles ne tiendra pas, de toute façon les promesses faites

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Événement
1871
Événement
1871
22 mars 1871
p 210
Arrestation par erreur de Virtely qui se retrouve du coup chef de cabinet de Raoul Rigault
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Événement
1871
27 mars 1871 — Magasin à poudre de l'armée
p 213
Sabotage versaillais effectué par des militaires restés clandestinement à Paris ; c'est le ministre de la Guerre qui donne les ordres depuis Versailles
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Événement
1871
22 mars 1871 — Gare St Lazare (inaugurée en 1841)
p 215
Occupation de la gare par un bataillon de "l'ordre", qui s'efforce de maintenir les liaisons avec Versailles ; Rouland, gouverneur de la Banque de France pourra rallier Versailles matelassé de billets sans être inquiété
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Événement
1871
22 mars 1871 — Banque de France (encore en travaux de construction)
p 216
La Banque de France est transformée en camp retranché par un bataillon de gardes nationaux pro-versaillais : Jourde et Varlin qui venaient réclamer des fonds se voient répondre qu'on "ne traite pas avec des maisons incon …

La Banque de France est transformée en camp retranché par un bataillon de gardes nationaux pro-versaillais : Jourde et Varlin qui venaient réclamer des fonds se voient répondre qu'on "ne traite pas avec des maisons inconnues"

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Événement
1871
22 mars 1871 — Manifestation des tenants de "l'Ordre"
p 216
Les manifestants de "l'Ordre" désarment les sentinelles gardant la place Vendôme
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Événement
1871
22 mars 1871
p 216
Manifestation des "Amis de l'ordre", un millier de provocateurs portant des rubans bleus comme signe de reconnaissance ; des coups de feu sont tirés sur les gardes nationaux qui répliquent
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Événement
1871
22 mars 1871
p 216
Manifestation des "Amis de l'ordre", un millier de provocateurs portant des rubans bleus comme signe de reconnaissance ; des coups de feu sont tirés sur les gardes nationaux qui répliquent. Deux gardes sont tués
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Événement
1871
Événement
Événement
1871
22 mars 1871 — Grand Hôtel
p 217
QG de l'amiral Saisset contre le Comité central de la Garde nationale
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Événement
1871
24 mars 1871 — Ancienne préfecture de police
p 220-221
Conseil de guerre d'où émane la décision de reprendre les mairies du 1er et 2ème arrondissements et la gare St Lazare
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Événement
1871
25 mars 1871 — Mairie du 1er arrondissement
p 220-221
Paul Antoine Brunel et Lisbonne menacent la mairie du 1er arrondissement tenue par les élus de Paris opposants à la Commune, avec 450 hommes du 213ème bataillon de la Garde nationale ; Adam et Méline transigent et se ren …

Paul Antoine Brunel et Lisbonne menacent la mairie du 1er arrondissement tenue par les élus de Paris opposants à la Commune, avec 450 hommes du 213ème bataillon de la Garde nationale ; Adam et Méline transigent et se rendent

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Événement
Événement
1871
avril 1871 — Siège de l'Alliance républicaine des départements
p 249
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Événement
1871
22 avril 1871 — Conservatoire des Arts et Métiers (grand amphithéâtre)
p 249
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Événement
1871
21 mai 1871 — Comité républicain du département des Landes
p 250
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Événement
Événement
1871
Événement
1871
21 mai 1871 — Salle de l'Assistance publique
p 250
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Événement
1871
3 mai 1871 — École communale maternelle de la rue Jean Lantier
p 250 & 274
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Événement
Événement
1871
4 mai 1871 — Mairie du 1er arrondissement/Bureau d'enrôlement des volontaires Belges
p 251
Ouverture par la Commune d'un bureau de recrutement pour un corps de volontaires Belges
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Événement
1871
2 avril 1871
p 255
Rassemblement des bataillons Fédérés à l'annonce d'une attaque Versaillaise et de l'exécution de 5 prisonniers Fédérés, fusillés par les versaillais au pied du Mont Valérien
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Événement
1871
9 avril 1871
p 257
Obsèques des gardes nationaux morts dans l'offensive désastreuse du 4 avril contre Versailles
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Événement
1871
5 avril 1871 — Restaurant "Au Père tranquille"
p 257
Protot s'isole pour rédiger le décret sur les otages qui sera adopté en séance de nuit
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Événement
Événement
1871
1871 — Demeure de Jean-Pierre Lanquet, voyageur de commerce
p 258-259
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Événement
1871
1871 — Demeure d'Émile Drevet
p 262
Membre du jury d'accusation de la Garde nationale nommé le 6 mai
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Événement
1871
15 avril 1871 — Siège du journal "La Nation souveraine" (19 numéros)
p 265
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Événement
1871
4 avril 1871 — Hôtel Salé/École Centrale des Arts et Manufactures
p 266
Compromis avec les "braves radicaux" pour adresser une sommation à Versailles
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Événement
1871
6 avril 1871 — Librairie Lachâtre/Ligue d'Union républicaine pour les droits de Paris (où se recueillent les adhésions)
p 266
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Événement
1871
19 mars 1871 — Banque de France
p 279
Démarche auprès de la Banque de France, effectuée par 11 membres du Comité central de la Garde nationale, pour lui demander 1 million ; elle ne lâchera que 15 millions pour la Commune, contre 257 pour Versailles Le lende …

Démarche auprès de la Banque de France, effectuée par 11 membres du Comité central de la Garde nationale, pour lui demander 1 million ; elle ne lâchera que 15 millions pour la Commune, contre 257 pour Versailles

Le lendemain du soulèvement, le Comité central a besoin d'argent. Onze de ses membres — Varlin, Jourde, Assi, Billioray et sept autres — se présentent rue La Vrillière, au siège de la Banque de France. La demande est modeste : un million de francs pour faire tourner Paris.

Le gouverneur Gustave Rouland les reçoit. L'entretien est courtois, presque surréel : d'un côté des ouvriers et artisans en armes, maîtres depuis la veille de la capitale ; de l'autre un grand commis de l'État habitué à traiter avec des ministres. Rouland temporise, consulte, oppose des procédures. La Banque n'est pas une caisse publique, dit-il en substance. Elle ne peut débloquer des fonds sans garanties légales.

La délégation repart sans le million. C'est Varlin et Jourde qui, dans les semaines suivantes, géreront les finances de la Commune avec une rigueur scrupuleuse — trop scrupuleuse, diront certains. La Commune ne touchera jamais aux trois milliards de billets de banque stockés dans les caves de la rue La Vrillière, à portée de main. Elle obtiendra en tout 15 millions, accordés au compte-gouttes par une institution qui joue double jeu.

Le gouvernement de Versailles, lui, recevra de la même Banque 257 millions — pour financer, entre autres, l'armée qui écrasera la Commune en mai.

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Événement
1871
15 mai 1871 — Cirque National/Cirque d'Hiver
p 286
Manifestation de satisfaction de 2 000 ouvriers boulangers, suite à l'interdiction du travail de nuit par la Commune
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Événement
1871
6 mai 1871 — Église St Nicolas des Champs/Club Nicolas des Champs (qui édite le "Bulletin communal", organe des clubs)
p 287 & 294
Club révolutionnaire qui œuvre pour une tentative de fédération pendant la Commune
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Événement
1871
1 mai 1871 — Église Ste Elisabeth de Hongrie
p 288
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Événement
1871
12 mai 1871 — Église St Leu/Église Leu/Club Leu
p 288-289
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Événement
1871
5 mai 1871 — Église St Roch/Club Roch
p 289
Le curé de St Roch tente de s'opposer à la tenue d'une réunion dans son église. Pillot "nous sommes propriétaires des églises. Nous vous les laissons pendant le jour, mais de 7h à minuit, elles seront affectées à des réu …

Le curé de St Roch tente de s'opposer à la tenue d'une réunion dans son église. Pillot "nous sommes propriétaires des églises. Nous vous les laissons pendant le jour, mais de 7h à minuit, elles seront affectées à des réunions publiques"

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Événement
1871
29 avril 1871 — Église St Germain l'Auxerrois/Club des Libres-penseurs
p 289-290
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Événement
1871
5 mai 1871 — Église St Eustache/Club central de Paris/Club Eustache/Comité central des Vingt arrondissements
p 290-291
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Événement
1871
17 avril 1871
p 290
Réquisition du trésor de la chapelle des Tuileries, envoyé à la fonte ; ce fut considéré en fait comme une erreur politique
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Événement
1871
17 mai 1871 — Église St Paul-St Louis/Club Paul-Louis
p 291
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Événement
1871
8 mai 1871 — Église St Paul-St Louis
p 291
Obsèques en grandes pompes du commandant Gilbert, tué le 5 mai au Moulin Saquet
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Événement
Événement
1871
1871 — Théâtre Lyrique/Comité de vigilance du 4ème arrondissement
p 291
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Événement
1871
6 mai 1871 — Rédaction du "Bulletin communal"
p 292-293
Publication d'un bulletin, organe du Club central des clubs, destiné à centraliser les propositions des sections parisiennes ; il est animé par le Conseil fédéral de l'Association Internationale des Travailleurs
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Événement
1871
1871 — Salle Molière/Club Molière
p 293
Une des 11 organisations qui adhèrent à la Fédération des clubs sous la Commune ; constituée par des radicaux démocrates socialistes, dits "Démoc-socs"
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Événement
Événement
Événement
Événement
Événement
1871
1871 — Orphelinat caritatif abandonné par l'administration (réfugiée à Versailles)
p 298
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Événement
1871
mai 1871 — Orphelinat abandonné avant l'instauration de la Commune
p 298
Reprise par la Commune d'un orphelinat abandonné par des religieuses
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Événement
1871
1 juin 1871 — Demeure d'Alexis-Édouard Rumbert
p 300
Arrestation d'Alexis Rumbert et de son frère Louis après la Commune
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Événement
1871
12 mai 1871 — Mont de Piété (41 928 articles : 323 407 F)
p 303-304
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Événement
1871
12 mai 1871 — Mont de Piété (41 928 articles : 323 407 F)
p 304
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Événement
1871
12 mai 1871 — Mont de Piété (41 928 articles : 323 407 F)
p 304
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Événement
1871
27 mars 1871 — Hôtel des Postes
p 307-309
Il s'oppose à sa destruction le 23 mai.
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Événement
1871
13 avril 1871 — Grand amphithéâtre de l'École de Médecine
p 311
Constitution de la Fédération des Artistes par Gustave Courbet ; elle regroupe 500 membres
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Événement
1871
18 mars 1871 — Palais du Louvre (salle Henri II)/Siège de l'Association des Artistes
p 311
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Événement
1871
17 avril 1871 — Musée du Louvre (salle des Antiques)
p 313
L'élection au suffrage universel des quarante-sept membres du Comité de la Fédération — Courbet, Corot, Daumier, Manet, Millet réunis sous les statues antiques. Depuis le 10 avril, les artistes parisiens se concertent. I …

L'élection au suffrage universel des quarante-sept membres du Comité de la Fédération — Courbet, Corot, Daumier, Manet, Millet réunis sous les statues antiques.

Depuis le 10 avril, les artistes parisiens se concertent. Ils se sont réunis une première fois à l'amphithéâtre de l'École de Médecine, une seconde le 13. Le 14, ils ont proclamé la naissance de la Fédération des artistes de Paris et décidé qu'un comité de direction de quarante-sept membres serait élu au suffrage universel de tous les adhérents. Reste à voter.

Le choix du lieu est un geste. Ce 17 avril, l'assemblée se tient salle des Antiques, au Louvre — dans ce même musée fermé depuis le siège, que la Fédération entend rouvrir au public. S'installer sous les Apollon et les Hermès pour élire la direction d'une organisation artistique républicaine, c'est déjà dire quelque chose : l'art de la Commune ne sera pas dans les salons privés ni dans les académies, mais dans les lieux communs du patrimoine.

Quarante-sept noms sortent des urnes. Des peintres, des sculpteurs, des graveurs, des architectes, des dessinateurs, des lithographes — Courbet préside. Autour de lui, Corot, Daumier, Manet, Millet, Dalou, Pottier, André Gill, Boileau, Lançon. Toute une génération qui avait grandi en marge de l'Académie et qui se retrouve, le temps de quelques semaines, au pouvoir.

Le Comité a une mission pratique : rouvrir les musées, protéger les œuvres, organiser une exposition, publier un journal — l'Officiel des Arts. Il ne fonctionnera que cinq semaines. La Semaine sanglante balaiera tout. Courbet sera arrêté le 7 juin, jugé responsable de la colonne Vendôme renversée le 16 mai, condamné à en payer la reconstruction — 323 091 francs — et mourra en exil à La Tour-de-Peilz le 31 décembre 1877, la veille du paiement de sa première annuité.

Mais le 17 avril au Louvre, sous les regards pétrifiés des dieux antiques, Paris avait ouvert pour un instant une autre voie pour les arts : élus par leurs pairs, responsables devant leurs pairs, au service de tous.

Courbet Gustave Carte de la Fédération des Artistes

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Événement
1871
7 mai 1871 — Théâtre du Châtelet
p 313
Première "solennité musicale et dramatique" pour les veuves, blessés et orphelins, organisée par la Fédération des auteurs, compositeurs et artistes dramatiques et lyriques
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Événement
1871
1 mai 1871 — Ancienne préfecture de police
p 325-326
Préparation d'un coup d'État contre la Commune, soumis à l'évasion de Blanqui
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Événement
1871
16 mai 1871
p 338-341
Le 16 mai 1871, à cinq heures et demie du soir, la colonne Vendôme s’abat sous les acclamations. Pour la Commune, c’est la fin d’un symbole ; pour le peintre Gustave Courbet, le commencement de la ruine. La colonne se dr …

Le 16 mai 1871, à cinq heures et demie du soir, la colonne Vendôme s’abat sous les acclamations. Pour la Commune, c’est la fin d’un symbole ; pour le peintre Gustave Courbet, le commencement de la ruine.

La colonne se dresse au centre de la place Vendôme, là où se trouvait la statue équestre de Louis XIV, abattue en 1792. Napoléon Ier l’a fait élever de 1806 à 1810 pour commémorer Austerlitz, à l’imitation de la colonne Trajane de Rome : quarante-quatre mètres de haut, un fût de pierre gainé de 425 plaques de bronze qui déroulent en spirale les batailles de la campagne. Le métal vient, dit-on, de 1 200 canons pris aux Russes et aux Autrichiens ; chiffre gonflé par la propagande, les historiens comptant environ 130 canons pris à Austerlitz. Au sommet, l’empereur en César. Descendue en 1814, la statue a été fondue ; Napoléon III en a fait replacer une copie en 1863.

Au lendemain du 4 septembre 1870, Gustave Courbet, chargé de veiller sur les musées pendant la guerre, propose au gouvernement de la Défense nationale de « déboulonner la colonne » et d’en récupérer le métal ; il la verrait bien relevée aux Invalides, coiffée d’un bonnet phrygien, en hommage à la République universelle. La demande reste sans suite.

La Commune va plus loin. Le 12 avril 1871, après un appel de Jules Vallès dans Le Cri du peuple, elle adopte la proposition de Félix Pyat : la colonne, « monument de barbarie », « symbole de force brute et de fausse gloire », « insulte permanente des vainqueurs aux vaincus », sera abattue, et non déboulonnée. Courbet, élu au conseil de la Commune le 16 avril seulement, n’a pas pris part au vote. Karl Marx l’avait prédit en 1852 : si le manteau impérial tombait un jour sur les épaules de Louis Bonaparte, la statue de Napoléon tomberait du haut de la colonne. La place Vendôme devient place Internationale. La chute, prévue pour le 5 mai, anniversaire de la mort de l’empereur, est repoussée à plusieurs reprises par la guerre contre Versailles.

Dessin aquarellé : sur la place Vendôme, une foule entoure le piédestal de la colonne, pavoisé de drapeaux rouges

Le 16 mai, la foule envahit la place. On a posé des câbles, et disposé des fascines pour amortir la chute ; l’ingénieur Iribe dirige l’opération, qui ne va pas sans difficultés. À 17 h 30, la colonne s’abat. Le photographe Bruno Braquehais, dont l’atelier du boulevard des Capucines est à deux pas, en fixe les préparatifs, puis l’empereur à terre ; des fédérés posent en groupe devant le monument. Le globe de la Victoire, qui datait de 1810, est perdu.

Photographie : une foule de gardes nationaux, de curieux et d’enfants pose, debout sur les débris de la colonne abattue

Ces images se retournent contre leurs modèles : après la Semaine sanglante, les autorités saisissent les photographies de la chute de la colonne pour identifier les communards. Courbet, qui a démissionné le 24 mai pour protester contre l’exécution de son ami Gustave Chaudey, est arrêté le 7 juin. On croit le reconnaître sur un cliché, sans certitude. Un conseil de guerre le condamne à six mois de prison pour avoir « provoqué comme membre de la Commune la destruction de la colonne ». « On ne s’oppose pas à deux millions d’individus », plaide-t-il ; c’est lui, assure-t-il, qui a fait poser les fascines pour limiter les dégâts.

En mai 1873, sous la présidence du maréchal de Mac Mahon, une loi met la reconstruction de la colonne à la charge du peintre : 323 091,68 francs. Ruiné, ses biens sous séquestre, ses toiles confisquées, Courbet passe en Suisse. Il meurt à La Tour-de-Peilz le 31 décembre 1877, à la veille de l’échéance de la première traite. La colonne, rebâtie de 1873 à 1875, a retrouvé son César.

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Événement
1871
16 mai 1871 — Demeure d'Ismaël Abadie
p 339
Le 16 mai 1871, dans le contexte de la Commune de Paris, la colonne Vendôme, située place Vendôme à Paris, est démolie sur décision des autorités communardes. Ce monument, érigé entre 1806 et 1810 sur ordre de Napoléon I …

Le 16 mai 1871, dans le contexte de la Commune de Paris, la colonne Vendôme, située place Vendôme à Paris, est démolie sur décision des autorités communardes. Ce monument, érigé entre 1806 et 1810 sur ordre de Napoléon Ier pour commémorer la victoire d’Austerlitz, était considéré par la Commune comme un symbole du militarisme impérial et de la « barbarie ». Un décret du 12 avril 1871 ordonne sa destruction. L’opération, dirigée par des ingénieurs civils dont Ismael Abadie, se déroule à 17h, sous les yeux d’une foule nombreuse. Un tas de fumier est disposé pour amortir la chute de la colonne, qui s’effondre après avoir été tirée à l’aide de câbles et de poulies. L’événement est immortalisé par des photographies et suscite de vives réactions. La colonne sera reconstruite à l’identique en 1873, sous la présidence du maréchal de Mac-Mahon.

Sources

Démolition de la Colonne Vendôme, 16 Mai 1871 - Photo François Franck

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Événement
1871
20 mai 1871 — Section parisienne de la première Internationale, l'A.I.T.
p 343
Réunion de l'A.I.T. consacrée à une reddition de comptes sur le vote à propos du Comité de Salut public ; Durand, qui a voté pour, fait son autocritique
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Événement
1871
23 mai 1871 — Barricade sous la Commune
p 348
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Événement
1871
1871 — Grand Hôtel du Louvre (grand salon)
p 348
QG de Napoléon Gaillard père, directeur des barricades sous la Commune
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Événement
1871
12 avril 1871 — Barricade sous la Commune
p 348
Le 12 avril 1871, la Commune ordonne l'édification de dix-huit barricades fortifiées et armées de canons aux points stratégiques de Paris — Bastille, Hôtel de Ville, place de l'Opéra, avenue Foch, place Charles-de-Gaulle …

Le 12 avril 1871, la Commune ordonne l'édification de dix-huit barricades fortifiées et armées de canons aux points stratégiques de Paris — Bastille, Hôtel de Ville, place de l'Opéra, avenue Foch, place Charles-de-Gaulle, boulevard Beaumarchais, place Vendôme, rue de Rivoli, et une dizaine d'autres. La ville se prépare à l'assaut versaillais qu'elle sait inévitable depuis que Thiers a refusé toute négociation.

Ce même jour, Napoléon Gaillard est nommé colonel et reçoit les pleins pouvoirs pour organiser les barricades des 1er et 20e arrondissements. L'homme est cordonnier de métier — compagnon du Devoir sous le nom de "Nîmois le Loyal", inventeur breveté d'une forme anatomique de chaussure, militant de Belleville depuis les années 1848. Rien ne le prédestinait à devenir ingénieur militaire. Mais il conçoit les barricades autrement que ses prédécesseurs : non plus un simple amas de pavés perpendiculaire à la rue, facilement contournable, mais un système défensif en profondeur — fossé large, chemin couvert, double masse de terre compactée dans des sacs et des tonneaux, embrasures pour les canons, fortifications secondaires en retrait. Une barricade comme un fort en miniature.

Sa plus grande réalisation s'élève à l'angle de la rue de Rivoli et de la rue Saint-Florentin, sur près de deux étages, avec bastion, redan et courtine. On l'appelle aussitôt, avec une ironie qui dit l'admiration mêlée de moquerie, le "Château-Gaillard". C'est la seule des dix-huit barricades fortifiées que les troupes versaillaises ne parviendront pas à contourner lors de la Semaine sanglante. Toutes les autres seront débordées.

Les critiques ne manquent pas. Le directeur du Génie, Roselli-Mollet, lui reproche d'avoir fortifié des arrondissements peu menacés au détriment des points stratégiques réels — Trocadéro, Arc de Triomphe, butte Montmartre. Rossel, qui l'a nommé, balaie ces objections. Gaillard démissionne le 15 mai, contesté et épuisé, huit jours après Rossel lui-même.

Il fuira en Suisse lors de la Semaine sanglante, sera condamné par contumace à la déportation, finira concierge à Paris après l'amnistie de 1880. Une loge de concierge — voilà tout ce que la Commune avait rapporté au constructeur en chef des barricades.

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Événement
1871
21 mai 1871 — Palais des Tuileries
p 356-357
Aux Tuileries, Agar récite Victor Hugo et la Bordas chante « La Canaille ». À l’autre bout de Paris, les Versaillais franchissent les remparts. Depuis que la Commune est maîtresse des Tuileries, l’ancien palais impérial …

Aux Tuileries, Agar récite Victor Hugo et la Bordas chante « La Canaille ». À l’autre bout de Paris, les Versaillais franchissent les remparts.

Depuis que la Commune est maîtresse des Tuileries, l’ancien palais impérial s’est ouvert au peuple. On y donne des fêtes et des concerts, dans le salon des Maréchaux comme au jardin, au profit des blessés de la Garde nationale, des veuves et des orphelins des fédérés. La Fédération des artistes du spectacle, qui veut rendre du travail aux chanteurs et aux comédiens, participe activement à leur organisation. Le 6 mai, le 10 mai, le 18 mai, où l’on donne trois concerts à la suite, la foule se presse dans les salons de l’Empereur déchu.

Le dimanche 21 mai 1871, un dernier grand concert est donné, au jardin cette fois, au profit des veuves et des orphelins. Deux vedettes de la Commune sont à l’affiche. La tragédienne Agar, de la Comédie-Française, lit des passages des « Châtiments », le réquisitoire en vers de Victor Hugo contre Napoléon III ; le 6 mai déjà, elle était venue réciter « La Marseillaise » aux Tuileries. La chanteuse Rosa Bordas, « la Bordas », qui s’est fait connaître au Grand Concert parisien et au théâtre du Châtelet, entre en scène vêtue d’un péplos blanc, enveloppée dans un grand drapeau rouge, et chante « La Canaille », la chanson des pauvres qui revendiquent fièrement le nom qu’on leur jette au visage.

Au même moment, vers trois heures, un agent versaillais fait signe aux assiégeants depuis le rempart du Point-du-Jour : le bastion n’est plus gardé. Deux heures plus tard, les premiers soldats entrent dans Paris par la porte de Saint-Cloud. Au jardin, on écoute la musique en tâchant d’oublier la canonnade ; personne ne sait encore rien ; le soir, le délégué à la Guerre, Delescluze, fait même afficher que l’ennemi est repoussé. C’est le premier jour de la Semaine sanglante.

Deux jours plus tard, le 23 mai, les communards Bergeret, Bénot et Boudin font entrer dans la cour des fourgons de poudre, de pétrole et de goudron, et mettent le feu au palais. Les Tuileries brûlent jusqu’au 26 mai ; leurs ruines seront rasées en 1883.

Les artistes paient le prix de leur engagement. On fait de ces soirées un crime à Agar, qui se défend simplement : elle est, dit-elle, « partout où je puis être en aide aux malheureux ». Elle doit quitter la Comédie-Française en 1872 ; il lui faudra six ans d’ostracisme avant d’y être rappelée. La Bordas tombe dans l’oubli ; quand elle remonte sur scène, trois ans plus tard, la presse conservatrice l’éreinte.

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Événement
1871
21 mai 1871
p 358
Les versaillais entrent dans Paris grâce aux signaux que leur fait l'ingénieur civil Ducâtel, un mouchard envoyé par le général Douay, leur indiquant l'absence de gardes sur les fortifications
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Événement
1871
22 mai 1871 — Cimetière d'Auteuil/Lieu de massacre de Communards
p 361
Massacre de 68 Fédérés pendant la Semaine sanglante, fusillés contre le mur du cimetière d'Auteuil
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Événement
1871
22 mai 1871
p 361
Massacre de combattants de la Commune pendant la Semaine sanglante, contre un mur de la rue du Ranelagh
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Événement
Événement
1871
22 mai 1871 — Taverne Anglaise/Café-restaurant Weber/État-major du général Brunel
p 362
État-major du général Brunel, chargé de la défense de la Concorde. La rue Royale et la Concorde seront un des principaux points de résistance à l'avancée des troupes versaillaises
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Événement
1871
22 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 364
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Événement
1871
22 mai 1871 — Collège Chaptal/Cour prévôtale/Lieu de massacre de Communards
p 364
Forte résistance des Zouaves de la Commune dans le collège alors en construction ; les versaillais massacrèrent les survivants. Une cour martiale s'installe ici dès le lundi 22 mai
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Événement
Événement
Événement
1871
23 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 365
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Événement
1871
24 mai 1871 — Ministère des Finances (incendié par les obus versaillais)
p 365 & 371
Le ministère des Finances est incendié à deux reprises par les obus versaillais tirés depuis le Trocadéro ; mais le Grand livre de la dette est sauvé ; ouf !...
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Événement
1871
22 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 367
Barricade de 6m de haut, reconstruite en une journée, défendant l'Hôtel de Ville ; citée par Lissagaray. Robert Tombs en recensera 900 à ce moment dans Paris
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Événement
1871
1871 — Demeure de Christian Antoine Theis
p 367
Concierge du ministère de la rue de Rivoli, condamné comme incendiaire, alors qu'il avait en fait aidé les pompiers
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Événement
1871
24 mai 1871 — Ancienne préfecture de police
p 369
Incendie de la préfecture de police. Elle déménagera dans la caserne de la Cité. 238 bâtiments sont incendiés en tout à Paris pendant la Semaine sanglante, dont certains par leur propriétaire, pour toucher les primes d'a …

Incendie de la préfecture de police. Elle déménagera dans la caserne de la Cité. 238 bâtiments sont incendiés en tout à Paris pendant la Semaine sanglante, dont certains par leur propriétaire, pour toucher les primes d'assurance

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Événement
1871
24 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 370
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Événement
1871
22 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 372
Construction d'une barricade pendant la Semaine sanglante. Robert Tombs en recensera 900 à ce moment dans Paris
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Événement
1871
22 mai 1871 — Hôtel Henri IV
p 372
Le propriétaire de l'hôtel Henri IV est arrêté pour avoir tiré sur les Fédérés d'une de ses fenêtres
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Événement
Événement
1871
23 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 373
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Événement
1871
23 mai 1871
p 373
Massacre de combattants pendant la Semaine sanglante ; en priorité les soldats considérés comme déserteurs et les étrangers ayant rejoint la Commune
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Événement
1871
23 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 374 & 376
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Événement
1871
23 mai 1871 — Poste de la Garde nationale de la rue des Rosiers/Lieu de massacre de Communards
p 374
Là où la Commune a commencé, les vainqueurs choisissent le lieu de leur vengeance : le mur du jardin de la rue des Rosiers. Montmartre, le 18 mars 1871. À l’aube, les soldats de Thiers sont venus reprendre les canons de …

Là où la Commune a commencé, les vainqueurs choisissent le lieu de leur vengeance : le mur du jardin de la rue des Rosiers.

Montmartre, le 18 mars 1871. À l’aube, les soldats de Thiers sont venus reprendre les canons de la Garde nationale parqués sur la Butte ; la foule s’y oppose, la troupe fraternise, et deux généraux, Claude Lecomte et Clément-Thomas, sont tués dans un jardin de la rue des Rosiers. La version officielle parle d’une exécution ; pour des historiens comme William Serman ou pour Lissagaray, c’est la foule qui les a abattus. Le gouvernement quitte Paris pour Versailles ; la Commune est née de cette journée.

Deux mois plus tard, le 21 mai, l’armée versaillaise entre dans Paris. Le 23 mai, elle concentre son effort sur Montmartre en contournant les barricades et les batteries tournées vers le sud. La Butte tombe presque sans combat, tant ses défenseurs sont désorganisés. La répression commence aussitôt. Les prisonniers sont conduits rue des Rosiers, devant le mur même où les deux généraux étaient tombés, et fusillés à genoux : quarante-deux hommes, trois femmes et quatre enfants. L’une des femmes exhorte ses compagnons à mourir debout.

Le même jour, rue Myrha, le général de la Commune Jarosław Dąbrowski est mortellement blessé. Dans l’après-midi, les Versaillais descendent de la Butte pour enlever les barricades des places Clichy, Blanche et Pigalle, défendues par une centaine de femmes, dont Louise Michel et Élisabeth Dmitrieff. Au même moment, les premiers grands incendies s’allument au centre de Paris.

Cinq jours plus tard, le 28 mai, les combats cessent. Eugène Varlin, l’un des chefs de la Commune, est reconnu et dénoncé par un prêtre rue Lafayette. On le conduit à Montmartre, rue des Rosiers, où il est fusillé à son tour.

Le nom de la rue n’a pas survécu. Réunie à la rue de la Fontenelle en 1868, elle devient en 1885 la rue de La Barre, puis en 1907 la rue du Chevalier-de-La-Barre : les anticléricaux de la IIIe République ont choisi le nom de ce jeune homme torturé et exécuté pour blasphème en 1766, alors que s’élevait au sommet de la Butte la basilique du Sacré-Cœur. Le jardin des fusillés se trouvait à la hauteur de l’actuel n° 36.

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Événement
1871
23 mai 1871 — Pharmacie Kock
p 375
Arrestation du pharmacien Kock qui s'opposait à la construction d'une barricade
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Événement
1871
23 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 375
Barricade sous la Commune bombardée au canon depuis la Trinité. Les versaillais la mitraillent en même temps depuis le toit de l'Opéra encore en chantier
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Événement
1871
23 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante (dite du Printemps)
p 376
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Événement
1871
1871 — Demeure de Louis Codoul
p 376
Combattant de la Commune, défenseur de la barricade de la rue Cambon ; il sera condamné à la déportation
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Événement
1871
23 mai 1871
p 376
Les versaillais canonnent les Fédérés repliés sous le porche de la Trinité
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Événement
1871
23 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 376
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Événement
1871
23 mai 1871 — Hôpital Lariboisière/Lieu de massacre de Communards
p 377
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Événement
1871
23 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 378
Chute de la barricade de la rue Neuve des Capucines qui fut finalement tenue par un seul homme armé de 5 fusils
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Événement
Événement
1871
Événement
Événement
1871
24 mai 1871 — Palais Royal
p 381-382
Dans la nuit du 23 au 24 mai, trois foyers s’allument au Palais-Royal. Au matin, des voisins et des ouvriers de la Banque de France font la chaîne. Depuis le 21 mai 1871, l’armée versaillaise reconquiert Paris rue par ru …

Dans la nuit du 23 au 24 mai, trois foyers s’allument au Palais-Royal. Au matin, des voisins et des ouvriers de la Banque de France font la chaîne.

Depuis le 21 mai 1871, l’armée versaillaise reconquiert Paris rue par rue. Pour ralentir son avance, les communards commencent, le 23, à livrer au feu les grands bâtiments du pouvoir : les Tuileries, où l’on a disposé des barils de poudre au pied de l’escalier d’honneur, le palais de la Légion d’honneur, le palais d’Orsay. Ces brasiers tiennent à la fois, écrivent les historiens, de la stratégie du désespoir, d’un acte d’appropriation et de purification, et d’une sorte de fête apocalyptique ; dans une Commune en pleine déliquescence, bien des décisions relèvent d’initiatives locales.

Le Palais-Royal est l’un de ces symboles. Ancien Palais-Cardinal de Richelieu, résidence des Orléans, il était sous le Second Empire à la disposition de l’ancien roi Jérôme, l’oncle de Napoléon III. Après de violents combats dans le quartier, trois foyers y sont allumés dans la nuit du 23 au 24 mai, sur ordre du Comité de salut public ; Victor Bénot, qui a déjà mis le feu aux Tuileries, y joue un rôle majeur. Le même jour brûlent l’Hôtel de Ville, le Palais de justice, la Préfecture de police et des maisons des rues Saint-Honoré, de Rivoli et Royale.

Au Palais-Royal pourtant, le feu est maîtrisé dès le lendemain matin, grâce à quelques habitants du quartier et à une trentaine d’ouvriers de la Banque de France voisine. Seuls l’aile droite de la cour d’entrée et les étages du bâtiment central sont gravement endommagés ; le mobilier et les objets d’art souffrent bien moins qu’en 1848.

Selon l’historien Jean-Claude Caron, entre 216 et 238 bâtiments parisiens ont été détruits ou endommagés par le feu pendant la Semaine sanglante ; les derniers foyers ne sont éteints que le 2 juin. Pour les Versaillais, ces incendies prouvent la barbarie des communards, et surtout des communardes : c’est le mythe des « pétroleuses ». Paris y perd aussi une partie de sa mémoire, avec les archives parties en fumée : les deux collections de l’état civil parisien antérieur à 1860 disparaissent, l’une à l’Hôtel de Ville, l’autre au Palais de justice.

Le Palais-Royal, lui, est restauré à l’identique de 1872 à 1874. Il accueille alors le Conseil d’État, chassé du palais d’Orsay en ruine : il y siège toujours, aux côtés du Conseil constitutionnel et du ministère de la Culture.

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Événement
1871
29 mai 1871 — Hôtel de la Fontaine/Demeure d'Antoine Bernard
p 382 & 386
Communard condamné à mort par contumace alors qu'il avait déjà été fusillé à Lobau
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Événement
1871
23 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 383
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Événement
1871
23 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 383
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Événement
1871
24 mai 1871 — Demeure de Siméon Deschamps
p 386
Combattait sur la barricade de la rue St Martin à l'angle de la rue Rambuteau
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Événement
1871
24 mai 1871 — Demeure de Jean Bernard
p 386
Combattant sur la barricade à l'angle des rue Montorgueil et St Sauveur
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Événement
Événement
1871
24 mai 1871
p 386-387
Résistance à l'avancée des troupes de versailles pendant la Semaine sanglante
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Événement
1871
24 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante (dite de la Pointe St Eustache)
p 386
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Événement
1871
24 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 386
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Événement
Événement
1871
24 mai 1871 — Hôtel de Ville
p 388-389
Incendie de l'Hôtel de Ville à l'initiative de Jean-Louis Pindy (Pendy). Il y aura 238 bâtiments incendiés en tout à Paris pendant la Semaine sanglante
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Événement
1871
24 mai 1871
p 389-390
Veysset, agent versaillais, est exécuté pour avoir tenté de compromettre le général Dombrowski. Ce dernier envisagea, de connivence avec Rossel, d'en profiter pour tendre un piège aux versaillais
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Événement
1871
24 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 391
Un des principaux points de défense de la Cité pendant la Semaine sanglante ; illustré par un célèbre tableau de Clairin intitulé "Incendie des Tuileries". Barricade défendue entre autres par des femmes
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Événement
1871
24 mai 1871 — Poste du 66ème bataillon de la Garde nationale
p 392-393
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Événement
1871
24 mai 1871 — Hôtel Gay-Lussac/Demeure de Raoul Rigault
p 393-394
Arrestation de Raoul Rigault, Blanquiste, procureur de la Commune, à son domicile
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Événement
1871
24 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante (dite barricade Royer-Collard)
p 393-394
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Événement
1871
25 mai 1871 — Lieu d'exposition de la dépouille de Raoul Rigault
p 394 & 406
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Événement
1871
24 mai 1871 — Prison de la Grande Roquette (de 1836 à 1900)
p 396-397
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Événement
1871
24 mai 1871 — Bureau du Timbre
p 396
Exécution sommaire de personnes ressemblant à des membres de la Commune. On fusilla de faux Longuet, Ostyn, Protot, Amouroux, Ferré, Gambon,Courbet, Vaillant, Lefrançais
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Événement
Événement
1871
24 mai 1871 — Magasin "Au Tapis Rouge"
p 397
Paul Antoine Brunel couvre sa retraite en incendiant le magasin Au Tapis Rouge
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Événement
1871
24 mai 1871
p 397
Résistance à l'avancée des troupes de versailles pendant la Semaine sanglante
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Événement
Événement
1871
24 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 397
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Événement
1871
23 mai 1871 — Parc Monceau/Cour prévôtale/Lieu de massacre de Communards/Fosse commune
p 398
Cour martiale et début des massacres en masse de combattants de la Commune sur l'ordre de Lacretelle. Exécution de François Manchon décrite par Catulle Mendès dans "les 73 journées"
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Événement
Événement
1871
24 mai 1871 — Demeure d'Antonin Prieur de la Comble
p 398
Prieur de La Comble met le feu à ses propriétés pendant la Semaine sanglante, pour tenter de faire jouer l'assurance
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Événement
1871
25 mai 1871 — Grand Hôtel
p 398
Rassemblement des "brassardiers", des volontaires favorables à Versailles commandés par l'ex-chef du 8ème bataillon de la Garde nationale, pour participer à la "chasse aux rouges"
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Événement
1871
1871 — Demeure de Paul Philémon Rastoul
p 399-400
Demeure de Paul Rastoul, membre de la Commune, délégué aux Services publics, vote contre le Comité de Salut public. Il mourra noyé en 1875, en tentant de s'évader de Nouvelle Calédonie
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Événement
1871
25 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 399 & 401
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Événement
1871
Événement
1871
25 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante (dite barricade St Laurent)
p 399
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Événement
1871
25 mai 1871 — Conservatoire des Arts et Métiers
p 399 & 402
Le conservatoire des Arts et Métiers est fortifié pendant la Semaine sanglante ; une femme aurait tenu la dernière sur la barricade avec une mitrailleuse
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Événement
1871
25 mai 1871 — Marché des Enfants Rouges
p 399
Le marché des Enfants Rouges est fortifié pendant la Semaine sanglante
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Événement
1871
25 mai 1871 — Tunnel du canal St Martin (voûte du Temple)
p 399
Pindy, qui rejoint des Fédérés réfugiés dans le tunnel du canal St Martin, est accueilli comme un traître après l'incendie de l'Hôtel de Ville
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Événement
Événement
1871
24 mai 1871 — Hôtel de Soubise/Archives nationales
p 401
![[OrdredonnéauxcitoyensDebock,directeurdel’Imprimerienationale,etAlavoine,délégué,d’empêcherpartouslesmoyenstoutetentatived’incendieauxArchivesnationales.jpg|OrdredonnéauxcitoyensDebock,directeurdel’Imprimerienationale, …

Ordre donné aux citoyens Debock et Alavoine d’empêcher par tous les moyens toute tentative d’incendie aux Archives nationales. Archives de Paris. Wikipédia.

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Événement
Événement
1871
25 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 401
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Événement
1871
25 mai 1871
p 401
Le général Wróblewski force le passage pour rejoindre la rive droite avec les survivants du 101ème bataillon de la Garde nationale, dont il refusera le commandement général
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Événement
1871
25 mai 1871 — Demeure de Paul Delabove (chapelier, ancien déporté de 1851)
p 402
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Événement
Événement
1871
25 mai 1871 — Caserne du Prince Eugène/Caserne Vérines
p 402
Le général Brunel est emporté, blessé à la cuisse, par les Pupilles de la Commune
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Événement
1871
25 mai 1871
p 402
Lefrançais se réfugie chez son ami Lavaud, après avoir combattu sur les barricades ; vote contre le Comité de Salut public, signataire du Manifeste de la minorité
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Événement
Événement
1871
25 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 403
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Événement
1871
25 mai 1871
p 403
Exécution sommaire d'un jeune homme ressemblant à Jules Vallès ; la femme du commandant Noro est témoin de la scène. Un faux Théophile Ferré aurait été exécuté au même endroit
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Événement
1871
25 mai 1871 — Chapelle du couvent des filles de la Visitation Ste Marie
p 403
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Événement
1871
25 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante (dite barricade du Château d'Eau)
p 404
Charles Delescluze se fait tuer volontairement sur la barricade ; trois volontaires seront abattus en tentant de le secourir. Benoît Malon parle de la "barricade Bataclan", qui est située plus haut sur le boulevard, mais …

Charles Delescluze se fait tuer volontairement sur la barricade ; trois volontaires seront abattus en tentant de le secourir. Benoît Malon parle de la "barricade Bataclan", qui est située plus haut sur le boulevard, mais sans doute à tort

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Événement
1871
mai 1871 — Cimetière Montmartre
p 404
En mai 1871, à la fin de la Commune de Paris, un charnier fut découvert au cimetière de Montmartre, situé 20 avenue Rachel, Paris. Selon les registres du cimetière, 1 248 corps de combattants fédérés y furent inhumés, ce …

En mai 1871, à la fin de la Commune de Paris, un charnier fut découvert au cimetière de Montmartre, situé 20 avenue Rachel, Paris. Selon les registres du cimetière, 1 248 corps de combattants fédérés y furent inhumés, certains ayant été enterrés vivants lors de la répression dite de la "Semaine sanglante". Les cadavres, souvent entassés en masse, portaient encore leurs uniformes et képis fédérés. Ce charnier témoigne de la violence extrême exercée par les troupes versaillaises contre les insurgés, dont beaucoup furent exécutés sommairement sans jugement. Charles Delescluze, figure de la Commune, fut l’un des nombreux fédérés tués durant ces événements. Le site du cimetière de Montmartre reste un lieu de mémoire de cette répression, marquée par des inhumations collectives et anonymes.

Ouvrages et sources utilisés :

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Événement
1871
25 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante (dite barricade du Château d'Eau, barrant les boulevards Voltaire et du Temple)
p 404
Le 25 mai 1871, la barricade qui ferme l’entrée du boulevard Voltaire, sur l’actuelle place de la République, tient tête à l’armée de Versailles. Au soleil couchant, Charles Delescluze, délégué à la Guerre, y monte sans …

Le 25 mai 1871, la barricade qui ferme l’entrée du boulevard Voltaire, sur l’actuelle place de la République, tient tête à l’armée de Versailles. Au soleil couchant, Charles Delescluze, délégué à la Guerre, y monte sans arme.

Au cinquième jour de la Semaine sanglante, les Versaillais tiennent l’ouest et le centre de Paris. Les derniers membres de la Commune se sont repliés à la mairie du 11e arrondissement, place Voltaire. Les généraux Clinchant et Douay font converger leurs colonnes vers la place du Château-d’Eau, qui ne prendra qu’en 1879 le nom de place de la République.

La place, d’où rayonnent sept larges avenues, est bordée par les Magasins réunis et par la caserne du Prince-Eugène, bâtie sous le Second Empire pour pouvoir, au besoin, encercler le faubourg Saint-Antoine. Faute de direction, les fédérés l’ont mal fortifiée. La barricade de l’entrée du boulevard Voltaire reçoit les obus et les balles tirés du boulevard Magenta, du boulevard Saint-Martin, de la rue de Turbigo. Les énormes pièces de fer de la fontaine sont tordues ou renversées, les arbres hachés, les maisons éventrées.

Prosper-Olivier Lissagaray, qui y était, a raconté la défense. Une jeune fille de dix-neuf ans, habillée en fusilier marin, s’y bat toute la journée et retourne plusieurs fois chercher des munitions à l’église Saint-Ambroise. Auguste Vermorel, élu du 18e arrondissement, parcourt les barricades à cheval, ceint d’une écharpe rouge pour être mieux reconnu, et tient plus de deux heures à celle du boulevard avant d’être grièvement blessé. Albert Theisz et Augustin Avrial l’emportent sur une civière ; fait prisonnier, il mourra à Versailles faute de soins, le 20 juin. Le colonel Maxime Lisbonne, qui organise la défense du Château-d’Eau, sera blessé le lendemain rue Amelot, puis amputé.

Photographie en médaillon : portrait d’un homme âgé à barbe blanche, en redingote

Vers sept heures moins le quart, Lissagaray voit passer, sur le trottoir du boulevard, Charles Delescluze. Délégué civil à la Guerre, il a soixante et un ans. Il porte son costume ordinaire, chapeau, redingote et pantalon noirs, l’écharpe rouge nouée à la ceinture, peu apparente ; il est sans arme et s’appuie sur une canne. La veille, il appelait encore à la guerre des quartiers : « Place au peuple, aux combattants aux bras nus ! » À cinquante mètres de la barricade, les gardes qui l’accompagnent s’effacent sous les balles. Lui continue, seul sur le boulevard dans le soleil couchant, gravit les pavés et tombe, comme foudroyé. Trois des quatre hommes qui courent le relever sont tués. Le membre de la Commune Jules Johannard, en larmes, lève son fusil et crie aux fédérés qu’ils ne sont pas dignes de défendre la Commune. Delescluze ne voulait à aucun prix « servir de victime ou de jouet à la réaction victorieuse ».

La barricade tient encore : toute la soirée, les Versaillais s’acharnent sur elle, puis l’incendie des deux maisons d’angle les arrête pendant la nuit. Le corps de Delescluze, abandonné sur place, est enterré en secret par les vainqueurs dans la fosse commune du cimetière de Montmartre, pour que sa tombe ne devienne pas un lieu de mémoire. En 1874, tenu pour en fuite, il sera condamné à mort par contumace.

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Événement
1871
26 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante (dirigée par Eugène Protot)
p 404 & 406
Eugène Protot, blessé au visage par une balle explosive utilisée par les versaillais en dépit des conventions internationales, est évacué et caché par des habitants
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Événement
1871
25 mai 1871 — Chevet de l'église des Petits Pères
p 404
Exécution de Jacques Durand, membre de la Commune et de l'A.I.T. ; et non pas à l'École militaire comme il est affirmé parfois. Il fut malgré tout condamné à la peine de mort par contumace en janvier 1873
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Événement
1871
25 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 404
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Événement
1871
25 mai 1871 — Prison de Mazas
p 405
Après une résistance héroïque, les combattants du pont d'Austerlitz se replient dans la prison de Mazas
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Événement
1871
25 mai 1871 — Mairie du 11ème arrondissement (dans la bibliothèque)
p 405
Dernière réunion du Comité de Salut public de la Commune. La proposition est faite que les membres de la Commune se sacrifient en se rendant pour arrêter les combats, mais elle est jugée impratiquable. La mairie est évac …

Dernière réunion du Comité de Salut public de la Commune. La proposition est faite que les membres de la Commune se sacrifient en se rendant pour arrêter les combats, mais elle est jugée impratiquable. La mairie est évacuée à minuit

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Événement
1871
26 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 405
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Événement
1871
25 mai 1871
p 405
Incendie du grenier d'abondance pendant la Semaine sanglante ; allumé par les versaillais contrairement aux accusations de leur propagande. 238 bâtiments seront incendiés dans Paris, dont beaucoup par les canons de Versa …

Incendie du grenier d'abondance pendant la Semaine sanglante ; allumé par les versaillais contrairement aux accusations de leur propagande. 238 bâtiments seront incendiés dans Paris, dont beaucoup par les canons de Versailles

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Événement
1871
26 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 406
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Événement
1871
23 mai 1871 — Théâtre du Châtelet/Cour prévôtale (dans le foyer, au 1er étage du Théâtre)
p 406-407
Cour martiale pendant et après la Semaine sanglante, constituée sur ordre direct d'Adolphe Thiers. Les étrangers sont systématiquement fusillés. Des gamins de 6 à 12 ans sont envoyés à la mort. Le général Drouay supervis …

Cour martiale pendant et après la Semaine sanglante, constituée sur ordre direct d'Adolphe Thiers. Les étrangers sont systématiquement fusillés. Des gamins de 6 à 12 ans sont envoyés à la mort. Le général Drouay supervise

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Événement
1871
26 mai 1871
p 406
La dépouille de Raoul Rigault, transférée de la rue St Jacques au cimetière Montparnasse, est exposée place du Panthéon à la curiosité des nécrophages versaillophiles du quartier
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Événement
1871
24 mai 1871 — Square St Jacques la Boucherie
p 407-408
Charnier de 1 200 Fédérés fusillés sans jugement à la caserne Lobau, dont certains enterrés vivants. Les corps seront recouverts de chaux vive
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Événement
Événement
1871
26 mai 1871 — Mur des otages
p 408-409
Mur contre lequel furent fusillés les 50 otages de la rue Haxo ; massacre auquel tentèrent de s'opposer les membres de la Commune présents
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Événement
1871
27 mai 1871 — Cimetière du Père Lachaise (13ème division)/Monument de Casimir-Perier
p 409
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Événement
1871
27 mai 1871 — Ancienne mairie du 20ème arrondissement (de 1847 à 1875)
p 409-410
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Événement
1871
26 mai 1871
p 409
Deux canons tiennent en respect les troupes versaillaises remontant la rue de Crimée. 111 barricades furent édifiées dans le 20ème arrondissement pendant la Commune
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Événement
1871
27 mai 1871
p 410
Barricade qui arrête la progression versaillaise sur la route stratégique (boulevard Sérurier). 111 barricades furent édifiées dans le 20ème arrondissement pendant la Commune
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Événement
Événement
1871
28 mai 1871 — Cimetière du Père Lachaise (allée centrale, à 50 m de l'entrée)
p 411
Point de rassemblement des 147 Communards amenés de Mazas, avant leur exécution au Mur des Fédérés
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Événement
1871
27 mai 1871 — Cimetière du Père Lachaise (48ème division)/Lieu de la gravure "Les derniers combats"
p 411
On se bat à la baïonnette entre les tombeaux. Sur celui de Charles Nodier, les balles ont laissé leur trace. Le samedi 27 mai 1871, il ne reste à la Commune que Belleville et ses abords. Depuis les hauteurs des Buttes-Ch …

On se bat à la baïonnette entre les tombeaux. Sur celui de Charles Nodier, les balles ont laissé leur trace.

Le samedi 27 mai 1871, il ne reste à la Commune que Belleville et ses abords. Depuis les hauteurs des Buttes-Chaumont et du cimetière du Père-Lachaise, ses canons tirent leurs dernières munitions. En début d’après-midi, les Versaillais donnent l’assaut aux Buttes-Chaumont ; au même moment, leur corps de réserve s’empare des portes de Montreuil et de Bagnolet et avance dans Charonne. Des dizaines d’insurgés refluent vers le cimetière, dont la grande porte, boulevard de Ménilmontant, a été barricadée ; deux batteries d’artillerie y sont en position.

Vers quatre heures, deux brigades versaillaises franchissent le mur d’enceinte, qu’on n’a pas fortifié. Commence alors un combat étrange, pied à pied, entre les chapelles et les monuments funéraires ; les derniers affrontements se livrent à la baïonnette, à la tombée de la nuit. Le secteur de ce qu’on appellera « l’ultime combat » se trouve dans la 48e division, autour des tombes de Balzac et de Charles Nodier : sur le monument de Nodier, on voit encore des impacts de balles. Le dessinateur Albert Robida a fixé la scène dans une gravure, « Les derniers combats ».

Maîtres du cimetière, les Versaillais alignent les survivants contre le mur d’enceinte, à l’angle sud-est : cent quarante-sept fédérés sont fusillés, le soir même ou au matin du 28 selon les sources, et jetés dans une fosse ouverte à leurs pieds. Dans les heures et les jours qui suivent, des centaines d’autres corps, amenés à pleines charretées, y sont entassés sur trois rangs. Dans les rues voisines, le dernier coup de feu de la Commune est tiré le dimanche 28 mai, vers deux heures de l’après-midi.

Ce pan de mur est devenu le mur des Fédérés. Le 23 mai 1880, deux mois avant l’amnistie, vingt-cinq mille personnes y défilent à l’appel de Jules Guesde, une rose rouge à la boutonnière ; depuis, la « montée au mur » a lieu chaque année à la fin de mai. Le 24 mai 1936, en plein Front populaire, six cent mille manifestants s’y pressent derrière Léon Blum et Maurice Thorez. Paul Lafargue, le gendre de Karl Marx, repose en face depuis 1911.

Le bilan de la Semaine sanglante reste discuté : environ dix mille victimes selon Jacques Rougerie, un chiffre qui « reste énorme pour l’époque » ; au moins quinze mille selon les recherches plus récentes de Michèle Audin.

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Événement
1871
27 mai 1871
p 411
Une des dernières barricades de Belleville qui résiste à l'avancée des versaillais. 111 barricades furent édifiées dans le 20ème arrondissement pendant la Commune
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Événement
1871
27 mai 1871
p 411
Une des dernières barricades de Belleville qui résiste à l'avancée des versaillais. 111 barricades furent édifiées dans le 20ème arrondissement pendant la Commune
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Événement
1871
27 mai 1871
p 411 & 413
Une des dernières barricades de Belleville qui résiste à l'avancée des versaillais. 111 barricades furent édifiées dans le 20ème arrondissement pendant la Commune
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Événement
1871
28 mai 1871 — Cachette d'Eugène Pottier
p 413
Cachette d'Eugène Pottier après la Commune ; il écrit ici son poème "l'Internationale", qui sera mis en musique quelques années plus tard par Pierre Degeyter, après avoir été chanté dans un premier temps sur l'air de la …

Cachette d'Eugène Pottier après la Commune ; il écrit ici son poème "l'Internationale", qui sera mis en musique quelques années plus tard par Pierre Degeyter, après avoir été chanté dans un premier temps sur l'air de la Marseillaise

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Événement
1871
28 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 413
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Événement
1871
28 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 413
Jean Baptiste Clément dédie à l'ambulancière Louise, la jeune femme qui avait assisté les combattants de la barricade et dont on ne connait ni le nom ni ce qu'elle est devenue, son "Temps des Cerises"
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Événement
1871
28 mai 1871
p 413
Les derniers combattants de la Commune sont faits prisonniers ; 60 Fédérés
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Événement
1871
28 mai 1871 — Prison de la Grande Roquette/Cour prévôtale/Lieu de massacre de Communards
p 414
Cour martiale installée dans la prison de la Roquette pendant la Semaine sanglante ; entre 2 et 3 000 Fédérés pris dans le secteur du Père Lachaise y sont massacrés, dont certains à la mitrailleuse
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Événement
1871
26 mai 1871 — Prison de Mazas/Lieu de massacre de Communards
p 414
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Événement
1871
28 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 415
Barricade rue de Puebla pendant la Commune ; théâtre de violents combats qui durèrent trois jours et dans lesquels 60 Communards furent tués. 76 barricades furent érigées dans le 20ème arrondissement pendant la Commune
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Événement
1871
28 mai 1871
p 415
Exécution d'Eugène Varlin, ouvrier relieur, fondateur de l'A.I.T. ; l'assassin Sicre vole sa montre pour s'en faire un trophée. Plusieurs personnes avaient déjà été exécutées à sa place par confudion
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Événement
1871
28 mai 1871
p 415
Rue par laquelles les versaillais ramenèrent Eugène Varlin à Montmartre, au long d'un véritable calvaire, pour l'exécuter par vengeance là où l'avaient été les généraux Lecomte et Thomas
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Événement
1871
28 mai 1871 — Banc de la place Cadet/Lieu de l'arrestation d'Eugène Varlin
p 415
Varlin est dénoncé par un écclésiastique en civil et arrêté vers 15 heures par le misérable lieutenant Sicre ; l'union "du sabre et du goupillon". Martyr de celui que ses camarades appelaient à juste titre "l'Honneur du …

Varlin est dénoncé par un écclésiastique en civil et arrêté vers 15 heures par le misérable lieutenant Sicre ; l'union "du sabre et du goupillon". Martyr de celui que ses camarades appelaient à juste titre "l'Honneur du Prolétariat"

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Événement
1871
28 mai 1871 — Demeure d'Armand d'Artois de Bournonville/Lieu de l'arrrestation de Georges Cavalier
p 416
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Événement
1871
14 juin 1871 — Demeure de la famille Apis/Planque de Jules Colmia
p 419
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Événement
1872
28 mai 1872 — Prison de la Santé
p 419
Jean-Jacques Pillot, arrêté à La Varenne St Hilaire le 29 octobre 1871, est condamné à 10 ans de réclusion ; il se marie à la Santé le 23 décembre 1874, et meurt à la prison de Melun le 13 juin 1877
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Événement
1871
9 juillet 1871 — Cachette d'Hippolyte et de Théo Ferré
p 424-426
Pour prendre l'un des hommes les plus traqués de Paris, Versailles n'eut besoin ni d'un mouchard ni d'une filature : il suffit d'une mère et d'une menace. Nuit du 8 au 9 juillet 1871, au 6 de la rue Saint-Sauveur du 2e, …

Pour prendre l'un des hommes les plus traqués de Paris, Versailles n'eut besoin ni d'un mouchard ni d'une filature : il suffit d'une mère et d'une menace.

Nuit du 8 au 9 juillet 1871, au 6 de la rue Saint-Sauveur du 2e, deux frères se terrent là depuis des semaines. Théophile Ferré et son frère Hippolyte, dans un Paris qui panse encore les plaies de la Semaine sanglante et où les cours martiales expédient les vaincus par milliers. Ferré est une prise de premier ordre : membre de la Commune, délégué à la Sûreté générale, l'un des noms que Versailles veut à tout prix. Quand la porte cède, cette nuit-là, la cavale s'achève.

Les Versaillais ne trouvent pas Ferré : ils le font livrer. Sa sœur Marie, gravement malade, a été arrêtée, et on menace de la fusiller. Devant leur mère affolée, on agite la mort de sa fille — et la vieille femme, terrifiée, à bout de nerfs, finit par lâcher deux mots : « rue Saint-Sauveur ». L'adresse du fils, arrachée à la mère par la menace faite à la fille. La famille entière est brisée d'un coup : le père est enfermé à la citadelle de Fouras, le frère dans une cellule de Versailles, et la mère sombre dans la folie. Elle mourra quelques jours plus tard à l'asile Sainte-Anne, dans le 14e, sans avoir repris ses esprits.

Qui était l'homme pour qui l'on démolissait ainsi une famille ? Un jeune blanquiste de vingt-cinq ans, membre du comité de vigilance de Montmartre — celui-là même où militait Louise Michel. Ferré n'était pas un tendre : à la Sûreté générale, il avait donné son aval, le 24 mai, à l'exécution des otages, dont l'archevêque de Paris, Mgr Darboy. La Commune aux abois tuait ses prisonniers ; Versailles en fusillait cent fois plus. On peut refuser d'en faire un saint sans oublier ce que fut la justice des vainqueurs.

Condamné à mort le 2 septembre 1871, Ferré refuse de quémander sa grâce. Le 28 novembre, on le conduit au plateau de Satory, près de Versailles, avec le colonel Rossel et le sergent Bourgeois. Il tombe sous les balles, les yeux ouverts, refusant le bandeau.

Et c'est ici qu'une fleur entre dans l'histoire. Louise Michel aimait Théophile Ferré — d'un amour qu'il n'a peut-être jamais tout à fait partagé, mais qui a traversé sa vie entière. Apprenant sa condamnation, elle lui dédie des vers où reviennent des œillets rouges : « Frère, jetez sur votre sœur, / Comme une espérance dernière, / De rouges œillets tout en fleur. » L'œillet rouge, dès lors, devient l'emblème des communards, la fleur qu'on porte à la mémoire des fusillés. À son propre procès, Louise Michel réclamera de mourir comme lui.

Karl Marx, dans La Guerre civile en France, écrite à chaud en 1871, avait déjà nommé cette mécanique : non la fin d'une émeute, mais l'écrasement méthodique d'une classe par une autre, jusque dans ses familles. L'arrestation de la rue Saint-Sauveur en donne la version intime — la répression qui ne se contente pas des corps, mais s'insinue dans le lien d'une mère et de ses enfants.

Aujourd'hui, la rue Saint-Sauveur n'a rien d'un lieu de mémoire. On y passe entre deux immeubles de rapport, sans savoir qu'au numéro 6, une nuit de juillet, une adresse murmurée par une mère a envoyé son fils devant un peloton. C'est peut-être cela que dit le mieux l'œillet rouge : que certaines défaites se transmettent moins par les monuments que par les fleurs.

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Événement
1871
Événement
1871
1 août 1871 — Demeure d'Adolphe Clémence (chez son beau-père, Mr Oblet)
p 431
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Événement
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1910
1910 — Boutique de lingerie féminine d'Herminie Cadolle
p 441-442
Boutique fondée par l'ex Communarde Herminie Cadolle, inventeuse du soutien gorge, membre du Comité de soutien aux déportés de la Commune, expatriée en Argentine puis revenue à Paris
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Événement
1880
6 avril 1880
p 441
Le 6 avril 1880, des déportés communards débarquent à la gare Montparnasse. Ils reviennent de Nouvelle-Calédonie — ce que les Kanak appellent Kanaky — où ils avaient été envoyés après la Semaine sanglante. Parmi eux, Cha …

Le 6 avril 1880, des déportés communards débarquent à la gare Montparnasse. Ils reviennent de Nouvelle-Calédonie — ce que les Kanak appellent Kanaky — où ils avaient été envoyés après la Semaine sanglante. Parmi eux, Charles Amouroux, typographe, membre de la Commune. Il avait été déporté en 1872. Il rentre neuf ans après.

La répression de la Commune avait été d'une ampleur sans précédent dans l'histoire française. Entre quinze mille et vingt mille fusillés pendant et après la Semaine sanglante de mai 1871. Quarante mille arrestations. Dix mille condamnations, dont quatre mille déportations en Nouvelle-Calédonie — simples déportés sur la presqu'île Ducos, condamnés aux travaux forcés sur l'île Nou, relégués dans les tribus kanakes pour les plus rebelles comme Louise Michel, qui y avait appris la langue et pris fait et cause pour la révolte kanak de 1878.

L'amnistie était venue en deux temps. En 1879, une amnistie partielle permettait le retour de certains condamnés — pas tous. Ce 6 avril 1880, les premiers rentrent. L'amnistie totale sera votée le 11 juillet 1880, quelques semaines avant la première fête nationale du 14 juillet — comme si la République voulait réconcilier symboliquement deux Frances que neuf ans de rancœur avaient séparées.

Amouroux rentrait dans un Paris transformé. Haussmann était passé. La Commune était un souvenir qui ne se disait pas à voix haute. Beaucoup de ses anciens camarades ne rentreront jamais — morts au bagne, morts en exil, morts de rien.

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Événement
1885
17 mai 1885 — Demeure d'Adolphe Clémence
p 442
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1896
Événement
1888
1888 — Salle du Grand Orient de France
p 442
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1871
16 avril 1871 — Prison militaire du Cherche-Midi/Cour martiale de la Commune
p 443
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Événement
1881
1881 — Impasse du Maine/Second atelier d'Aimé-Jules Dalou
p 443
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Événement
1880
1880 — Demeure d'Albert Theisz (ouvrier ciseleur sur bronze, mort le 10 janvier 1881)
p 444
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Événement
Date imprécise — Mairie du 2ème arrondissement
p 444
Napoléon Gaillard finit ses jours comme concierge à la mairie du 2ème arrondissement
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Événement
1884
1884 — Salle de la Redoute
p 444
Organisation d'une conférence au bénéfice de Gustave Lefrançais et d'Eugène Pottier, tous deux dans la misère
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Événement
1887
8 novembre 1887 — Hôtel du Nord (tenu par les parents de Dabit)/Canal St Martin
p 445
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Événement
1889
23 septembre 1889
p 445-446
Pour la première fois depuis 1871, le drapeau rouge flotte à Paris lors de l'inauguration de la statue de la République : Dalou, ancien communard, sait ce que cela signifie. Jules Dalou a soixante-cinq ans en 1889. Il a …

Pour la première fois depuis 1871, le drapeau rouge flotte à Paris lors de l'inauguration de la statue de la République : Dalou, ancien communard, sait ce que cela signifie.

Jules Dalou a soixante-cinq ans en 1889. Il a été l'un des rares artistes à s'engager dans la Commune : membre de la commission des beaux-arts, il a travaillé à réorganiser les musées nationaux insurgés. Après la Semaine sanglante, condamné par contumace aux travaux forcés à perpétuité, il s'exile à Londres. Il y enseigne, il y sculpte, il y observe la société ouvrière anglaise. Amnistié en 1879, il rentre à Paris.

Dalou est l'auteur du gisant d'Auguste Blanqui au Père Lachaise, et de celui de Victor Noir. Ce ne sont pas des commandes mondaines. Ce sont des monuments à ceux que la République bourgeoise préfère oublier. Dans ce même Paris des années 1880, la Ville lui commande "Le Triomphe de la République" pour la place du Trône, rebaptisée place de la Nation en 1880.

Le 23 septembre 1889, lors des fêtes du centenaire de la Révolution française, un modèle grandeur nature du monument en plâtre peint est inauguré en grande cérémonie. La foule est immense. Et dans cette foule, pour la première fois depuis mai 1871, depuis que la Semaine sanglante a noyé dans le sang la dernière insurrection parisienne, le drapeau rouge réapparaît publiquement dans les rues de Paris.

Ce n'est pas un geste anodin. Le drapeau rouge est la couleur des martyrs de la Commune, la couleur de l'insurrection. Sa réapparition en 1889, lors d'une cérémonie officiellement républicaine, signifie que les survivants et leurs héritiers entendent rappeler ce que la "République" a voulu effacer : que la Commune en était l'expression la plus radicale, et que la liberté ne se sépare pas de l'égalité.

La version définitive en bronze sera inaugurée le 19 novembre 1899 lors d'une grande démonstration de masse. La République de Dalou est portée sur un char triomphal par des femmes et des enfants : la Justice, le Travail, la Paix. Aucun général. Aucune baïonnette.

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Événement
1889
6 février 1889 — Demeure d'Adolphe Clémence
p 445
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