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📖 Quand Lénine vivait à Paris COGNIOT Georges
Bibliographie

Quand Lénine vivait à Paris

Club Messidor, 1967.
36 Fiches citant cet ouvrage
1967 Édition

Fiches citant cet ouvrage

36 fiches
Événement
1908
décembre 1908 — Demeure de Lénine (jusqu'à juillet 1909, avec sa sœur Marie et la mère de Nadejda Kroupskaïa)
p 38-41
Demeure de Vladimir Ilitch Oulianov, alias Lénine, à son arrivée à Paris ; Martov est un familier. L'appartement, qui se trouvait au 2ème étage, a été détruit, l'immeuble ayant été rehaussé
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Événement
1908
3 décembre 1908 — Hôtel des Gobelins
p 38
Première adresse parisienne de Lénine qui retrouve sa sœur Marie à son arrivée en provenance de Genève
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Événement
1909
1909 — Bureau de poste de l'avenue d'Orléans n° XIV
p 40-41
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Événement
1909
3 janvier 1909 — Salle Pignarre/Réunions du Parti ouvrier social-démocrate de Russie
p 60-61
Cinquième conférence du POSDR, du 3 au 9 janvier, dans un restaurant, en présence de Jean Jaurès et d'Édouard Vaillant
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Événement
1911
1911 — Café Les Manilleurs/Café Fritz/Réunions du groupe Bolchevik du POSDR
p 60
Réunions du groupe Bolchevik ; la police estime alors qu'il séjourne 25 000 russes à Paris, dont 550 anarchistes et 1 000 socialistes révolutionnaires
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Événement
1911
1911 — Café Les Manilleurs/Café Fritz/Réunions du groupe Bolchevik du POSDR
p 63
Le groupe "En avant" perturbe violemment une réunion du groupe Bolchevique du POSDR
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Événement
1909
1909 — Bibliothèque nationale
p 64-65
Lénine vient en vélo (qu'il s'y fait voler) travailler à la bibliothèque nationale
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Événement
1910
12 janvier 1910 — Théâtre du Vaudeville
p 82-83
Lénine assiste à une représentation de "La Barricade" de Paul Bourget, archi-réactionnaire
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Événement
Événement
1908
12 mai 1908 — Salle des Sociétés savantes
p 86
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Événement
1911
31 octobre 1911 — Salle des Sociétés savantes
p 86 & 92
Il vit à Paris depuis trois ans, il s'y ennuie et s'y épuise en querelles de fractions ; il y expose pourtant les analyses qui feront Octobre. Vladimir Ilitch Oulianov s'installe à Paris en décembre 1908 avec Nadejda Kro …

Il vit à Paris depuis trois ans, il s'y ennuie et s'y épuise en querelles de fractions ; il y expose pourtant les analyses qui feront Octobre.

Vladimir Ilitch Oulianov s'installe à Paris en décembre 1908 avec Nadejda Kroupskaïa, après l'échec de la révolution de 1905 et le durcissement de la répression en Russie. Il y restera jusqu'en juin 1912, principalement rue Beaunier puis rue Marie-Rose dans le 14e arrondissement. Il déteste Paris, dont il trouve la vie chère et le milieu émigré épuisant.

Ces années sont celles de la réaction. Piotr Stolypine, président du Conseil du tsar, mène de front une répression féroce — on appelle "cravates de Stolypine" les cordes des pendus — et une réforme agraire destinée à créer une classe de paysans propriétaires qui soutiendrait le régime. Beaucoup de révolutionnaires russes désespèrent. Le parti social-démocrate se déchire entre bolcheviks, mencheviks, liquidateurs, otzovistes.

Lénine passe ces années à polémiquer. Il tient bon sur une idée : la révolution reviendra, et la question paysanne en est la clé.

L'Hôtel des sociétés savantes, 8 rue Danton dans le 6e arrondissement, est l'un des lieux où il prend la parole devant les émigrés. Il y donne notamment une conférence intitulée "Stolypine et la Révolution," et une autre le 26 novembre sur "l'idéologie du libéralisme contre-révolutionnaire." Un gala de soutien y est organisé avec le chansonnier Montéhus, auteur de "La Jeune Garde" et de "Gloire au 17e," que Lénine appréciait.

En 1911, il fonde avec Zinoviev une école de cadres bolcheviks à Longjumeau, dans la banlieue sud, où des ouvriers venus clandestinement de Russie suivent des cours de marxisme pendant l'été.

Le 20 novembre 1911, il prend la parole au cimetière du Père-Lachaise aux obsèques de Paul et Laura Lafargue, la fille de Marx : c'est sa dernière grande intervention publique en France.

Six ans plus tard, il rentre en Russie dans un wagon plombé.

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Événement
Date imprécise — Théâtre de la Gaîté Montparnasse
p 90-91
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Événement
1908
1908 — Agence du Crédit Lyonnais
p 93
Lénine, dépositaire des fonds du POSDR, ouvre un compte à l'agence Z du Crédit Lyonnais
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Événement
1909
13 octobre 1909 — Ambassade d'Espagne/Première manifestation pour Francisco Ferrer
p 98-99
Manifestation violente à laquelle participent Lénine et Nadejda Constantinovna Kroupskaïa ; 1 policier tué
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Événement
Événement
1910
1910 — Demeure de Félix Tournachon dit Nadar
p 100
Demeure de Nadar. Il refusa la paternité des fameuses barrières qui étaient utilisées pour contenir la foule lors de ses démonstrations de ballons ; il ne voulait pas que son surnom soit associé à quelque obstacle que ce …

Demeure de Nadar. Il refusa la paternité des fameuses barrières qui étaient utilisées pour contenir la foule lors de ses démonstrations de ballons ; il ne voulait pas que son surnom soit associé à quelque obstacle que ce soit à la liberté

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Événement
1910
21 mars 1910 — Demeure de Félix Tournachon dit Nadar
p 100
Gaspard Félix Tournachon, dit Nadar, meurt le 21 mars 1910 au 49 avenue Franklin Roosevelt, à quatre-vingt-dix ans. Il avait tout fait, ou presque. Photographe d'abord — le premier à avoir photographié Paris depuis un ba …

Gaspard Félix Tournachon, dit Nadar, meurt le 21 mars 1910 au 49 avenue Franklin Roosevelt, à quatre-vingt-dix ans. Il avait tout fait, ou presque.

Photographe d'abord — le premier à avoir photographié Paris depuis un ballon, en 1858, inaugurant ainsi la photographie aérienne. Son studio du boulevard des Capucines était le rendez-vous de tout ce que Paris comptait d'artistes, d'écrivains et de savants : Baudelaire, Sarah Bernhardt, Hugo, Dumas, Delacroix, Courbet. C'est dans ce même studio qu'il prêta ses salles aux impressionnistes pour leur première exposition collective en 1874, quand nul galeriste ne voulait d'eux.

Aéronaute ensuite — passionné de ballon dirigeable, il finança les expériences de son fils Paul et fit de l'aérostation une cause personnelle. En 1870, pendant le siège de Paris, ce furent ses ballons qui permirent aux assiégés de communiquer avec la province, emportant le courrier par-dessus les lignes prussiennes.

Caricaturiste dans sa jeunesse, journaliste, polémiste, ami de Jules Verne qui s'inspira de lui pour le personnage de Michel Ardan dans De la Terre à la Lune — Nadar était de ces figures du XIXe siècle qui débordaient de partout, trop vivants pour une seule profession.

Il est enterré au Père-Lachaise, 36e division, non loin d'autres géants du siècle qu'il avait photographiés de son vivant.

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Événement
1820
6 avril 1820 — Maison natale de Nadar
p 100
Félix Tournachon naît le 6 avril 1820 au 195 rue Saint-Honoré. Il mourra en 1910, à quatre-vingt-neuf ans, après avoir été successivement caricaturiste, romancier raté, photographe génial, aéronaute pionnier, inventeur d …

Félix Tournachon naît le 6 avril 1820 au 195 rue Saint-Honoré. Il mourra en 1910, à quatre-vingt-neuf ans, après avoir été successivement caricaturiste, romancier raté, photographe génial, aéronaute pionnier, inventeur de la photographie aérienne, et mécène des impressionnistes. Il aura signé tout cela d'un seul mot : Nadar.

C'est dans son atelier du 35 boulevard des Capucines qu'il accueille en 1874 la première exposition du groupe impressionniste — celle qui déclenche le mot "impressionnisme", lancé en moquerie par un critique. Monet, Renoir, Degas, Berthe Morisot, Pissarro exposent là pour la première fois ensemble, hors du Salon officiel. Nadar prête les locaux par amitié et conviction — il croit depuis longtemps que la photographie libère la peinture de ses obligations de représentation fidèle du réel.

Sa carrière photographique avait commencé dans les années 1850. Il invente le portrait éclairé à la lumière artificielle, descend dans les catacombes et les égouts de Paris avec sa chambre, monte en ballon pour réaliser les premières photographies aériennes de l'histoire. Pendant le siège de Paris en 1870, il organise le service postal par ballon monté — c'est lui qui permet à Gambetta de quitter Paris assiégé par les airs.

Ses portraits — Hugo, Baudelaire, Delacroix, Sarah Bernhardt, Daumier — sont parmi les plus beaux du XIXe siècle. Il photographiait avec la même attention un académicien et un inconnu, convaincu que chaque visage raconte une histoire entière.

Maison natale de Nadar, 195 rue Saint Honoré, Google maps

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Événement
1859
1859 — Atelier de Félix Tournachon dit Nadar
p 100
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Événement
1863
4 octobre 1863
p 100
Première ascension du plus grand ballon jamais construit à l'époque ; il ne vola que jusqu'à Meaux, ce qui poussa Nadar à faire une seconde tentative le 18 octobre à partir du même endroit
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Événement
1910
21 mars 1910 — Cimetière du Père Lachaise/Tombe de Nadar
p 100
Caricaturiste devenu photographe des célébrités de son temps, Félix Tournachon, dit Nadar, s’engage en 1848 dans la légion polonaise. Pendant le siège de Paris, il fonde une compagnie d’aérostiers au pied de la butte Mon …

Caricaturiste devenu photographe des célébrités de son temps, Félix Tournachon, dit Nadar, s’engage en 1848 dans la légion polonaise. Pendant le siège de Paris, il fonde une compagnie d’aérostiers au pied de la butte Montmartre, où naît la poste aérienne ; il baptise ses ballons George-Sand, Armand-Barbès ou Louis-Blanc, mais le gouvernement le juge trop « révolutionnaire ». Il meurt à Paris le 20 mars 1910, à 89 ans. Il repose dans la 36e division, avenue des Acacias, dans le caveau qu’il partage avec la famille Lefebvre, celle de sa femme Ernestine, et où leur fils Paul les a rejoints ; on y lit « Lefebvre Tournachon, Nadar ».

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Événement
1908
1908 — Imprimerie du journal "Le Social-démocrate"/Imprimerie du journal "Proletari"
p 102-103
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Événement
1909
Événement
Date imprécise — Demeure de Charles Rappoport/Siège de la coopérative Typographique "Union"
p 108-109
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Événement
Événement
1911
3 décembre 1911 — Crématorium du cimetière du Père Lachaise
p 126-133
Il s’était fixé soixante-dix ans pour limite. En novembre 1911, Paul Lafargue et Laura, la fille de Karl Marx, se donnent la mort ensemble. Le 3 décembre, au Père-Lachaise, le socialisme européen leur rend hommage, et un …

Il s’était fixé soixante-dix ans pour limite. En novembre 1911, Paul Lafargue et Laura, la fille de Karl Marx, se donnent la mort ensemble. Le 3 décembre, au Père-Lachaise, le socialisme européen leur rend hommage, et un exilé russe prend la parole : Lénine.

Paul Lafargue est né à Santiago de Cuba en 1842. Étudiant à Paris, militant de l’opposition socialiste au Second Empire, il est exclu à vie de l’université pour avoir souhaité, au congrès international des étudiants de Liège, en 1865, voir disparaître les rubans tricolores au profit de la seule couleur rouge. Il part finir ses études à Londres, où il fréquente Karl Marx et Friedrich Engels. En 1868, il épouse la deuxième fille de Marx, Laura. Leurs trois enfants meurent en bas âge.

Après avoir pris part à la Commune, Lafargue s’exile. Revenu après l’amnistie, il fonde avec Jules Guesde le Parti ouvrier français. Emprisonné à Sainte-Pélagie en 1883 pour propagande révolutionnaire, il y réédite Le Droit à la paresse, paru en 1880 ; en 1891, il est élu député du Nord alors qu’il est de nouveau en prison, condamné après la fusillade de Fourmies. Avec Laura, il traduit Marx et Engels et diffuse leur pensée en France et en Espagne. L’héritage d’Engels, mort en 1895, permet au couple, jusque-là dans la gêne, d’acheter une grande propriété entourée d’un parc à Draveil. Lénine, alors exilé en France, y est reçu en 1910.

Le 25 novembre 1911, à soixante-neuf ans, tout près de la limite qu’il s’était fixée, Paul Lafargue se donne la mort avec Laura, par une injection d’acide cyanhydrique. Sa lettre est brève : « Sain de corps et d’esprit, je me tue avant que l’impitoyable vieillesse qui m’enlève un à un les plaisirs et les joies de l’existence et qui me dépouille de mes forces physiques et intellectuelles ne paralyse mon énergie, ne brise ma volonté et ne fasse de moi une charge à moi et aux autres. » Dans L’Humanité, Jean Jaurès leur consacre un article, « La destinée ».

Les obsèques ont lieu le 3 décembre au cimetière du Père-Lachaise. Près de vingt mille personnes y assistent. Une dizaine de dirigeants socialistes venus de toute l’Europe prennent la parole, parmi lesquels Jaurès, Édouard Vaillant, Karl Kautsky et Alexandra Kollontaï. Au nom du Parti ouvrier social-démocrate de Russie, un exilé qui vit alors à Paris et qui était lié d’amitié avec le couple lit en français un éloge funèbre : Lénine.

Le Père-Lachaise abrite depuis 1889 le premier crématorium de France, dessiné par Jean Camille Formigé : la loi autorise la crémation depuis 1887, mais elle reste alors une pratique marginale, que l’Église catholique n’acceptera qu’en 1963. Paul et Laura Lafargue reposent dans la 76e division du cimetière, face au mur des Fédérés, où 147 insurgés furent fusillés à la fin de la Semaine sanglante, en mai 1871.

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Événement
1911
3 décembre 1911 — Cimetière du Père Lachaise/Tombe de Paul et Laura Lafargue
p 126-133
Né à Cuba, gendre de Karl Marx, Paul Lafargue fonde avec Jules Guesde le Parti ouvrier et écrit Le Droit à la paresse ; Laura, deuxième fille de Marx, traduit en français des textes de son père. Ayant décidé de ne pas at …

Né à Cuba, gendre de Karl Marx, Paul Lafargue fonde avec Jules Guesde le Parti ouvrier et écrit Le Droit à la paresse ; Laura, deuxième fille de Marx, traduit en français des textes de son père. Ayant décidé de ne pas attendre « l'impitoyable vieillesse », le couple se suicide ensemble à Draveil, dans la nuit du 25 au 26 novembre 1911. Près de vingt mille personnes suivent leurs obsèques le 3 décembre ; ils reposent au Père-Lachaise, dans la 76e division, face au Mur des Fédérés.

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Événement
1911
18 janvier 1911 — Salle des Sociétés savantes
p 144-153
Lénine donne une conférence sur Léon Tolstoï, mort le 20 novembre 1910
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Événement
1910
2 janvier 1910 — Maison Commune du 3ème arrondissement/Goguette de la Muse Rouge
p 171
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Événement
1910
1910 — Gare du Nord
p 174
Lénine fait parvenir son courrier par les ouvriers du wagon postal du train de St Pétersbourg
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Événement
1914
23 janvier 1914 — Salle de la Société de Géographie
p 226-227
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