Astronome, directeur de l’Observatoire, François Arago est colonel de la Garde nationale pendant les Trois Glorieuses, puis l’une des figures du parti républicain. Ministre de la Marine et des Colonies en 1848, il contribue à la seconde abolition de l’esclavage, puis préside la Commission exécutive. Il meurt à Paris le 2 octobre 1853, à 67 ans ; plusieurs dizaines de milliers de personnes regardent passer son cortège. Son fils Emmanuel, avocat de Barbès, proclame la République à Lyon en 1848 et siège en 1870 au gouvernement de la Défense nationale ; il meurt à Paris le 26 novembre 1896, à 84 ans. Tous deux reposent dans la 4e division, avenue principale, sous un tombeau de Félix Duban élevé par « souscription nationale et étrangère » et surmonté du buste de François Arago par David d’Angers.