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119
Rue de Bagnolet
Adresse

119 rue de Bagnolet

📍 119 rue de Bagnolet, 75020 Paris 📋 7 événements répertorié s 📅 1837 — 1998

Toponymie — rue de Bagnolet

rue de Bagnolet
Voie conduisant à Bagnolet.
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Événements à cette adresse

7 événements · 1837 — 1998
Cimetière de Charonne — Tombe de Maurice Bardèche
Normalien, spécialiste de Balzac, beau-frère de Robert Brasillach, Maurice Bardèche prend parti pour le fascisme avant la guerre. Arrêté puis relâché à la Libération, alors que Brasillach est fusillé, il publie en 1948 Nuremberg ou la Terre promise, où il nie l’extermination des Juifs : condamné en 1952 pour « apologie de crimes de guerre », il passe pour l’un des fondateurs du négationnisme. Il meurt à Canet-en-Roussillon le 30 juillet 1998, à 90 ans. Ce fasciste revendiqué, qui fleurissait chaque année le mur des Fédérés, repose à Charonne, comme Brasillach et près de 800 fédérés fusillés en mai 1871, réinhumés le long du mur sud.
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Personnage(s) : Maurice Bardèche
119 rue de Bagnolet — 20e arr.
Cimetière de Charonne — Tombe de Paul Marion
Membre du comité central du PCF, Paul Marion travaille deux ans au bureau de propagande du Komintern, puis rompt en 1929, déçu par le régime stalinien. Néo-socialiste, il fonde en 1936 avec Doriot le PPF. Libéré d’un stalag grâce à Otto Abetz, il dirige dès 1941 l’Information et la Propagande de Vichy, pour « former un Français d’un type nouveau, comme un sculpteur devant la glaise ». En 1944, secrétaire d’État auprès de Pétain et président du Comité des amis de la Waffen-SS française, il le suit à Sigmaringen. Condamné en 1948 à dix ans de prison, gracié en 1953, il meurt à Paris le 2 mars 1954, à 54 ans. Il repose au cimetière de Charonne.
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Personnage(s) : Paul Marion
119 rue de Bagnolet — 20e arr.
119 rue de Bagnolet — 20e arr.
Cimetière de Charonne — Tombe d'Henri Bauër
Fils non reconnu d'Alexandre Dumas, il fit la Commune à vingt ans, purgea sept ans de bagne en Nouvelle-Calédonie, et revint défendre dans la presse ceux que la bourgeoisie voulait écraser. Henry Bauër est né en 1851 de…

Fils non reconnu d'Alexandre Dumas, il fit la Commune à vingt ans, purgea sept ans de bagne en Nouvelle-Calédonie, et revint défendre dans la presse ceux que la bourgeoisie voulait écraser.

Henry Bauër est né en 1851 de la liaison d'Alexandre Dumas père avec Anna Bauër, femme d'un agent commercial autrichien installé à Paris. Il ne portera jamais le nom de son père, qui ne le reconnaîtra pas, mais qui le fera élever et lui laissera sa carrure et son tempérament.

Il a vingt ans en 1871. Il combat pour la Commune, officier des troupes fédérées pendant la Semaine sanglante. Arrêté, il est condamné à sept ans de déportation. Il embarque le 1er mai 1872 avec trois cents communards pour la Nouvelle-Calédonie. La traversée dure cinq mois, en partie dans les cages de la cale disciplinaire. Il est interné dans la presqu'île Ducos, où le bagne accueille les déportés politiques. Louise Michel est déportée sur la même île, dans un autre camp.

Amnistié, il rentre en France en 1880 et devient journaliste. Il est critique dramatique et littéraire à L'Écho de Paris. Sa position est claire et constante : défendre les modernes contre l'académisme, les opprimés contre l'ordre établi. Il soutient le naturalisme quand il est unanimement méprisé, il défend Zola contre les campagnes de la presse bien-pensante, il impose Ibsen et le théâtre nordique en France.

L'affaire Dreyfus le trouve immédiatement du bon côté. Il est l'un des tout premiers dreyfusards de la presse parisienne, à un moment où cela coûte cher. Son journal l'écarte pour cette raison. Il perd sa tribune et une partie de ses revenus.

Il meurt le 21 octobre 1915 à la maison de santé Velpeau, 7 rue de la Chaise dans le 7e arrondissement. Il est enterré au cimetière de Charonne, dans le 20e arrondissement.

Son fils, Gérard Bauër, sera chroniqueur au Figaro et académicien Goncourt. Trois générations séparent le romancier des Trois Mousquetaires du chroniqueur mondain, avec au milieu un bagnard de la Commune.

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Personnage(s) : Henri Bauër
119 rue de Bagnolet — 20e arr.
Cimetière de Charonne
Fin mai 1871, l’armée versaillaise reprend le quartier de Charonne. Le Gaulois du 1er juin raconte qu’on enlève les cadavres de Belleville, de Popincourt et de la Roquette pour les ensevelir « entre une double couche de chaux et de terre dans les tranchées creusées à Charonne et à Bagnolet ». Maxime Du Camp, hostile à la Commune, ne compte que 134 corps portés à Charonne. En 1897, le creusement du réservoir de Charonne fait démolir l’annexe du cimetière, de l’autre côté du chemin du Parc-de-Charonne : les terrassiers mettent au jour près de 800 squelettes encore vêtus d’uniformes, que leurs boutons désignent comme des fédérés fusillés sommairement. Ils sont réinhumés la même année, sans épitaphe, le long du mur sud du cimetière ; une plaque rappelle les faits.
Emplacement : le long du mur sud du cimetière (fosse de 1897)
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Personnage(s) : Fédérés
119 rue de Bagnolet — 20e arr.
Cimetière de Charonne — Lieu de massacre de Communards
Massacre de combattants pendant la Semaine sanglante ; en priorité les soldats considérés comme déserteurs et les étrangers ayant rejoint la Commune
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Personnage(s) : Fédérés
119 rue de Bagnolet — 20e arr.
Cimetière de Charonne — Tombe du Père Magloire
Peintre en bâtiments, François-Éloy Bègue, dit le père Magloire, racontait qu’il avait été le secrétaire de Robespierre et avait échappé au 9 Thermidor ; il ne le fut jamais. Il meurt le 29 mai 1837. Selon son testament, on l’enterre en chantant, et ses amis, à qui il laisse cinq francs chacun, boivent à sa mémoire. Il a bâti son monument avec du matériel de récupération, procuré par un ami ferrailleur : une statue d’homme grandeur nature, en tricorne, sur un socle qui le proclame « patriote, poète, philosophe et secrétaire de Monsieur de Robespierre ». Ce titre est sans doute de même provenance que la statue ; la tombe, elle, est classée monument historique depuis 1965.
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Personnage(s) : François-Éloy Bègue
119 rue de Bagnolet — 20e arr.
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