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Au 17 de la rue de Vaugirard, le Palais du Luxembourg est l'un des monuments les plus chargés d'histoire de Paris. Construit pour Marie de Médicis au début du XVIIe siècle — inspiré du Palazzo Pitti florentin qu'elle avait connu enfant —, il devient très vite le théâtre de retournements spectaculaires. En novembre 1630, lors de la fameuse Journée des Dupes, c'est dans le pavillon dit Petit Luxembourg que Richelieu, se croyant perdu, attend son sort avant que Louis XIII ne lui renouvelle sa confiance. Plus tard, Jean de La Bruyère y loge sous la protection du Grand Condé, et rédige sans doute une partie de ses Caractères à quelques pas des jardins.

La Révolution métamorphose le palais en enfer de pierre. Dès fin 1792, il devient prison — la « Maison Nationale de Sûreté » — où s'entassent les figures les plus illustres de la Terreur : Danton, Desmoulins, Hébert, Fabre d'Églantine, Hérault de Séchelles. Jacques-Louis David, lui aussi incarcéré, peint depuis sa cellule une vue mélancolique des jardins ; Joséphine de Beauharnais y est également enfermée. Des mouchards comme Wiltcheritz renseignent Fouquier-Tinville sur les conversations des détenus. Le 9 Thermidor, ce même Wiltcheritz refuse d'accueillir Robespierre, qui demande alors à être conduit rue de Jérusalem.

Après la Terreur, le palais enchaîne les vies : siège du Directoire en 1795, où Bonaparte vient présenter le traité de Campo-Formio ; résidence du Premier Consul après le 18 Brumaire ; affecté au Sénat dès 1800 — fonction qu'il conserve. En 1848, Louis Blanc y préside la Commission du gouvernement pour les travailleurs et y arrache le décret contre le marchandage. En mai-juin 1871, une cour martiale s'installe dans ses salles du rez-de-chaussée : des Fédérés sont fusillés contre les murs mêmes du palais, rue de Vaugirard. En 1880, Victor Hugo, sénateur, y fait adopter l'amnistie des Communards. Pendant l'Occupation, Hermann Göring en fait le QG de la Luftwaffe ; en août 1944, il faut cinq chars de Leclerc pour en déloger les derniers défenseurs allemands.

Noms successifs du lieu

  • XVIIe siècle Palais de Marie de Médicis, puis résidence royale et princière (Grand Condé)
  • fin 1792 — 1794 Maison Nationale de Sûreté (prison de la Terreur)
  • 1795 — 1799 Siège du Directoire et résidence de directeurs (Petit Luxembourg)
  • 1800 — 1814 Résidence consulaire puis Sénat de l'Empire
  • 1815 — 1940 Siège du Sénat (Chambre des Pairs sous la Restauration, Sénat républicain)
  • 1958 — aujourd'hui Sénat de la République française

Toponymie — rue de Vaugirard

rue de Vaugirard
Ancienne voie romaine qui a pris le nom du village auquel elle conduisait.
Anciens noms : chemin des Carrières de Vaugirard · voie du Valgirard · rue de Luxembourg · rue de la Verrerie · rue de Vaulgirard · chemin ou voie des Ruelles
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Événements à cette adresse

28 événements · 1630 — 1995
Méridienne de Paris — Médaillon Arago
Emplacement : face au 28 rue de Vaugirard
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17 rue de Vaugirard — 6e arr.
17 rue de Vaugirard — 6e arr.
Palais du Luxembourg — Quartier général de l'aviation nazie (la Luftwaffe)
Le palais du Luxembourg est transformé en QG de la Luftwaffe, comprenant un service des prisonniers de guerre
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17 rue de Vaugirard — 6e arr.
Palais du Luxembourg — Le Sénat
Neuf ans. C'est le temps qu'il aura fallu à la République pour décider qu'elle pouvait pardonner à ceux qu'elle avait massacrés. Le 3 juillet 1880, le Sénat adopte la loi d'amnistie plénière des Communards. La loi sera…

Neuf ans. C'est le temps qu'il aura fallu à la République pour décider qu'elle pouvait pardonner à ceux qu'elle avait massacrés.

Le 3 juillet 1880, le Sénat adopte la loi d'amnistie plénière des Communards. La loi sera promulguée le 11 juillet — une semaine avant la première fête nationale du 14 juillet. Le calendrier n'est pas innocent.

Victor Hugo a soixante-dix-huit ans. Sénateur de la Seine depuis 1876, il se bat pour l'amnistie depuis le premier jour. En mai 1871, alors que les troupes de Versailles achèvent leur répression dans Paris — entre dix et trente mille morts selon les estimations, des dizaines de milliers de déportés —, il avait déjà tenté d'offrir asile aux Communards fugitifs depuis Bruxelles, et avait été expulsé de Belgique pour cela. En 1876, au Sénat, il avait prononcé un premier discours retentissant : « Ces hommes ont droit à l'amnistie. »

La Chambre des Députés avait résisté. Le Sénat aussi, longtemps dominé par les conservateurs. Il faudra attendre que Gambetta pousse le texte pour que les deux chambres cèdent.

Ce que la loi répare — si tant est que réparation soit le mot — concerne environ cinq mille déportés en Nouvelle-Calédonie et des milliers d'exilés éparpillés entre Londres, Bruxelles, Genève. Parmi eux, Louise Michel, qui a passé sept ans à Nouméa. Zéphirin Camélinat, qui avait dirigé la Monnaie sous la Commune. Henri Rochefort, journaliste. Ils peuvent rentrer.

Marx, dans La Guerre civile en France, avait écrit en 1871 que la Commune était « la forme politique enfin trouvée » par laquelle le travail pouvait s'émanciper du capital. La République qui amnistie en 1880 ne partage pas cette lecture — elle enterre une page, elle ne la rouvre pas.

Louise Michel débarque à Paris en novembre 1880. Elle reprend ses conférences le soir même.

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Personnage(s) : Victor Hugo
17 rue de Vaugirard — 6e arr.
Palais du Luxembourg — Cour prévôtale
Cour martiale installée dans une salle du rez-de-chaussée du Palais du Luxembourg. Maxime Vuillaume est sauvé par un officier qu'il connaissait
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Personnage(s) : Maxime Vuillaume ·Fédérés
17 rue de Vaugirard — 6e arr.
Lieu de massacre de Communards
Emplacement : devant le Luxembourg, face à la rue de Tournon
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Personnage(s) : Fédérés
17 rue de Vaugirard — 6e arr.
Palais du Luxembourg
La municipalité de Paris s'installe au palais du Luxembourg après l'incendie de l'Hôtel de Ville pendant la Semaine sanglante. Elle cèdera la place au Sénat lors du retour des Chambres de Versailles à Paris
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17 rue de Vaugirard — 6e arr.
Palais du Luxembourg — Siège de la Commission exécutive du gouvernement
Manifestation contre la fermeture des Ateliers nationaux, prônée par Alfred de Falloux, dont le rapport à l'Assemblée provoqua l'insurrection du 22 juin. Se produit une altercation entre Marie et Pujol
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17 rue de Vaugirard — 6e arr.
Palais du Luxembourg
Arrestation d'Auguste-François Quentin à la demande de François Arago. Il fera partie des accusés du procès de Bourges intenté contre les dirigeants révolutionnaires
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Personnage(s) : Auguste-François Quentin
17 rue de Vaugirard — 6e arr.
Palais du Luxembourg — Chambre de l'ouvrier Albert
Trois semaines après la proclamation de la République, Marc Caussidière, nouveau préfet de police révolutionnaire, compulse les dossiers saisis rue de Jérusalem. Il y découvre une longue série de rapports signés « Pierre…

Trois semaines après la proclamation de la République, Marc Caussidière, nouveau préfet de police révolutionnaire, compulse les dossiers saisis rue de Jérusalem. Il y découvre une longue série de rapports signés « Pierre », remontant à 1838 : des comptes rendus minutieux des sociétés secrètes républicaines, de leurs réunions, de leurs complots. L'auteur a tout vu, tout entendu — il était des leurs.

Les soupçons se portent aussitôt sur Lucien Delahodde, journaliste, membre de la Société des droits de l'homme depuis 1832, installé à la préfecture en qualité de secrétaire général depuis la révolution. La confrontation des écritures lève le doute.

Caussidière convoque pour le soir même, dans la chambre qu'Alexandre Martin — l'ouvrier Albert — occupe au Luxembourg, seize des personnes désignées dans les rapports : Grandmesnil, Tiphaine, Sobrier, Bocquet, Bergeron, Pilhes, Léchallier, Mercier, Caillaud et d'autres. Albert lui-même ignore l'objet de la réunion. Caussidière arrive en compagnie de Delahodde, avec lequel il a dîné. Quand la salle est au complet, il prend la parole : « Citoyens, il y a un traître parmi nous. »

En s'entendant nommer, Delahodde bondit sur sa chaise et s'élança vers la porte. Caussidière l'avait devancé, tirant de sa poche un pistolet, il lui barrait le passage. Confondu par les dossiers, Delahodde implore la grâce. Albert intercède. On évoque le poison. Il fut résolu qu'on le laisserait vivre, mais qu'on le garderait au secret à la préfecture de police, avant transfert à la Conciergerie.

Delahodde était immatriculé rue de Jérusalem sous le pseudonyme de « Pierre » depuis 1838. Dix ans d'infiltration au cœur du mouvement républicain.

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17 rue de Vaugirard — 6e arr.
Palais du Luxembourg — Siège de la Commission du Luxembourg
Le 2 mars 1848, au Palais du Luxembourg, la toute nouvelle Commission du gouvernement pour les travailleurs, présidée par Louis Blanc, obtient du gouvernement provisoire un décret qui frappe au cœur une pratique honnie…

Le 2 mars 1848, au Palais du Luxembourg, la toute nouvelle Commission du gouvernement pour les travailleurs, présidée par Louis Blanc, obtient du gouvernement provisoire un décret qui frappe au cœur une pratique honnie du monde ouvrier : le « marchandage ». On entend par là le système des « marchandeurs », sous‑entrepreneurs qui embauchent des ouvriers pour leur revendre ensuite leur travail à un patron, en prélevant au passage une part de la rémunération, ce qui revient à une exploitation d’ouvriers par d’autres ouvriers.

Dans la foulée de sa première séance du 1ᵉʳ mars, la Commission met sur la table deux revendications jugées urgentes : la réduction de la journée de travail et l’abolition du marchandage. Le gouvernement provisoire répond dès le lendemain par le décret du 2 mars : la journée est fixée à dix heures à Paris (onze en province) et « l’exploitation par des sous‑entrepreneurs, ou marchandage, est abolie », les associations ouvrières à but non spéculatif étant explicitement exclues de cette interdiction.

Un arrêté complémentaire vient ensuite préciser les sanctions : toute exploitation de l’ouvrier par voie de marchandage est passible d’amende, voire d’emprisonnement, et les autorités sont invitées à poursuivre ces pratiques comme un véritable délit. Pour Louis Blanc et les militants ouvriers qui siègent au Luxembourg, ce texte a une portée symbolique forte : il marque la reconnaissance par l’État républicain que certaines formes de sous‑traitance ne sont pas de simples arrangements privés, mais bien des mécanismes de spoliation du salaire, appelés à être bannis au nom du droit au travail et de la dignité ouvrière.

Pour Marx, les concessions sociales de mars 1848 (journée de dix heures, interdiction du marchandage, projets d’associations ouvrières) relèvent davantage de la manœuvre politique que d’une transformation du rapport capital‑travail : elles ne touchent pas au pouvoir de la bourgeoisie sur les moyens de production. Le « marchandage », au sens marxiste, n’est qu’une forme parmi d’autres de l’exploitation dans le salariat ; essayer de moraliser ou d’encadrer cette forme sans remettre en cause la logique de la marchandise et de la plus‑value reste, à ses yeux, du socialisme utopique plus que du communisme révolutionnaire.

Affiche sur la durée de la journée de travail et l'interdiction du marchandage 2 mars 1848, BnF
Affiche sur la durée de la journée de travail et l'interdiction du marchandage 2 mars 1848, BnF

Emplacement : dans l'ancienne chambre des Pairs
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Personnage(s) : Louis Blanc
17 rue de Vaugirard — 6e arr.
Palais du Luxembourg — Siège de la Commission du Luxembourg
Institution d'une Commission du gouvernement pour les travailleurs, alors que ceux-ci voulaient un ministère du Travail, dit "ministère du Progrès". Louis Blanc se laisse fléchir et accepte le gadget
Emplacement : dans l'ancienne chambre des Pairs
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17 rue de Vaugirard — 6e arr.
Palais du Luxembourg — Siège du Directoire — Chambre des Pairs — Le Sénat
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17 rue de Vaugirard — 6e arr.
Petit Luxembourg — Demeure de Napoléon Bonaparte
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Personnage(s) : Napoléon Bonaparte
17 rue de Vaugirard — 6e arr.
17 rue de Vaugirard — 6e arr.
Palais du Luxembourg — Conseil des Cinq-Cents
Les Cinq-Cents nomment Bonaparte à la tête de l'armée ; Murat et Sébastiani positionnent leurs troupes autour du Luxembourg afin d'impressionner les députés auxquels on va conseiller de se transporter à St Cloud
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17 rue de Vaugirard — 6e arr.
17 rue de Vaugirard — 6e arr.
17 rue de Vaugirard — 6e arr.
Palais du Luxembourg — Prison du Luxembourg
Wiltcheritz et Faro refusent d'interner Robespierre à la prison du Luxembourg le 9 thermidor. Il demande à être conduit au siège de la police municipale rue de Jérusalem
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17 rue de Vaugirard — 6e arr.
17 rue de Vaugirard — 6e arr.
17 rue de Vaugirard — 6e arr.
Petit Luxembourg — Petit Bourbon — Hôtel du prince de Condé
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17 rue de Vaugirard — 6e arr.
Petit Luxembourg — Demeure du cardinal de Richelieu
« Si je n’avais pas négligé de fermer un verrou, le cardinal était perdu. » Marie de Médicis a oublié une porte : par elle, Richelieu revient au pouvoir, et c’est elle qui part en exil. En 1630, la France n’est pas…

« Si je n’avais pas négligé de fermer un verrou, le cardinal était perdu. » Marie de Médicis a oublié une porte : par elle, Richelieu revient au pouvoir, et c’est elle qui part en exil.

En 1630, la France n’est pas encore entrée dans la guerre de Trente Ans, mais le cardinal de Richelieu, principal ministre de Louis XIII, conseille de s’allier aux princes protestants d’Allemagne contre les Habsbourg catholiques, qui règnent sur l’Empire et sur l’Espagne. Cette politique révolte le parti des dévots, qui fait passer la foi avant la raison d’État. À sa tête : la reine mère, Marie de Médicis, et le garde des sceaux, Michel de Marillac. Marie avait fait entrer Richelieu au Conseil en 1624 ; elle ne lui pardonne pas ce qu’elle tient pour une trahison, et réclame son renvoi.

Le roi a failli mourir. À Lyon, en septembre, une dysenterie l’a mis si bas qu’on lui a donné l’extrême-onction le 27, jour de son anniversaire ; il en réchappe, et la cour rentre à Paris pour l’hiver. Marie de Médicis y habite le palais qu’elle s’est fait construire, le Luxembourg. Juste à côté, rue de Vaugirard, se trouve l’ancien hôtel des ducs de Piney, le Petit Luxembourg : elle l’a donné en 1627 au cardinal, alors son protégé.

Le samedi 9 novembre, au Luxembourg, Louis XIII annonce à sa mère qu’il garde son ministre. Elle entre dans une colère noire, accable d’injures la nièce du cardinal, Mme de Combalet, qui sort en larmes, et retire à Richelieu ses charges dans sa maison. Le roi quitte le palais sans un mot ni un regard pour le cardinal, qui se croit perdu et songe à se retirer à Brouage.

Le dimanche 10, Marie reprend l’offensive et exige que Marillac remplace Richelieu. Elle a fait fermer les portes pour empêcher le cardinal d’entrer. Mais un passage relie le Petit Luxembourg au palais : Richelieu surgit dans la salle, à la stupeur du roi et de sa mère. « Je gagerai que Leurs Majestés parlent de moi ? » La reine lui reproche son ingratitude et lui ordonne de ne plus jamais paraître devant elle. Le cardinal s’agenouille en larmes et baise le bas de sa robe. « Préférez-vous un laquais à votre propre mère ? », lance-t-elle à son fils. Louis XIII part pour son relais de chasse de Versailles sans un regard pour Richelieu, qui regagne le Petit Luxembourg et se prépare à sa disgrâce. Chez la reine mère, on se félicite déjà.

Le soir même, pourtant, le roi fait venir le cardinal à Versailles. Au cours d’un long entretien, il lui déclare : « Je suis plus attaché à mon État qu’à ma mère. » Il refuse sa démission et l’embrasse en le quittant. Le lundi 11, la foudre tombe sur les dévots : Michel de Marillac est arrêté et mourra en prison en 1632 ; son frère, le maréchal Louis de Marillac, sera exécuté la même année ; le maréchal de Bassompierre est enfermé à la Bastille jusqu’à la mort de Richelieu. Marie de Médicis, reléguée à Compiègne en février 1631, s’en échappe en juillet pour les Pays-Bas espagnols — son fils a fait retirer les gardes — et mourra en exil en 1642. Devant un tel retournement, le poète Guillaume Bautru s’écrie : « C’est la journée des Dupes ! »

Photographie : la cour d’un hôtel classique, avec un portail sculpté et deux ailes à hautes fenêtres
La cour du Petit Luxembourg, rue de Vaugirard, aujourd’hui résidence du président du Sénat — Archives Paris révolutionnaire

Richelieu léguera le Petit Luxembourg à sa nièce, Mme de Combalet, devenue duchesse d’Aiguillon. L’hôtel est depuis 1825 la résidence du président du Sénat.

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17 rue de Vaugirard — 6e arr.
Petit Luxembourg — Petit Bourbon
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Personnage(s) : Pierre-Simon de Laplace
17 rue de Vaugirard — 6e arr.

Aujourd'hui

Le Palais du Luxembourg abrite aujourd'hui le Sénat de la République française. Les jardins, ouverts au public, restent l'un des espaces verts les plus aimés des Parisiens. Des visites du palais sont organisées ponctuellement, notamment lors des Journées du Patrimoine. En 1995, un disque de bronze marquant le passage du méridien de Paris a été apposé dans les parages.

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