Le 11 novembre 1940, au 28 avenue des Champs-Élysées, les jeunes manifestants s’en prennent aux fascistes français qui servent d’auxiliaires à l’occupant.
Depuis le début du mois d’août 1940, le 28 avenue des Champs-Élysées abrite Jeune Front, la section de jeunesse, pour les seize-vingt et un ans, des Gardes françaises, la milice du Parti français national-collectiviste de Pierre Clémenti. Son chef a vingt ans : Robert Hersant. Le groupe distribue Au Pilori, journal antisémite, l’un des plus extrémistes de la collaboration, et ses membres s’en prennent aux commerçants juifs du quartier. Le 25 août, Hersant a inauguré là, devant des journalistes allemands et italiens, un « Centre de propagande du Jeune Front ».
Le 11 novembre, en fin d’après-midi, des manifestants envahissent le local, jettent des pierres et brisent les vitrines ; les militants fascistes s’enfuient de justesse. Vers 17 h 30, ils prennent leur revanche : ils désignent cinq étudiants aux soldats allemands, qui interviennent pour la première fois de la journée. Selon Anne Thoraval, une cinquantaine de jeunes pronazis, ceux du Front franc, se battent aussi contre les manifestants, pour prêter main-forte aux Feldgrau.
Condamné en 1947 à dix ans d’indignité nationale, Robert Hersant est amnistié en 1952. Il sera député de l’Oise et rachètera Le Figaro.
Texte rédigé avec l’aide de l’IA, relu et corrigé par la rédaction.