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Couverture — La Commune de 1871
Bibliographie

La Commune de 1871

ROUGERIE Jacques
PUF (Que sais-je ?), 1997.
59 Fiches citant cet ouvrage
1997 Édition

Fiches citant cet ouvrage

59 fiches
Événement
Événement
1870
4 septembre 1870 — Docks de la Librairie/Siège du journal "Le Combat"
p 26
Premier numéro du journal "Le Combat" créé par Félix Pyat de retour d'exil à Londres où il avait appelé à l'assassinat de Napoléon III, mettant l'A.I.T. en difficulté
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Événement
1871
1871 — Salle du Bal Favié/Folies de Belleville/Palais du Travail/Club Favié
p 27
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Événement
1870
31 octobre 1870 — Caserne Lobau/Souterrain de l'Hôtel de Ville
p 27-28
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Événement
1870
31 octobre 1870 — Hôtel de Ville
p 27-28
Metz a capitulé, Thiers négocie avec Bismarck : Paris envahit l'Hôtel de Ville, séquestre le gouvernement, proclame la Commune, et perd tout avant l'aube. Trois nouvelles arrivent coup sur coup à la fin d'octobre 1870. B …

Metz a capitulé, Thiers négocie avec Bismarck : Paris envahit l'Hôtel de Ville, séquestre le gouvernement, proclame la Commune, et perd tout avant l'aube.

Trois nouvelles arrivent coup sur coup à la fin d'octobre 1870. Bazaine a capitulé à Metz le 27 octobre avec cent soixante-treize mille hommes, la plus grande reddition de l'histoire militaire française. Le Bourget, repris quelques jours plus tôt, est perdu. Et l'on apprend que Thiers négocie un armistice avec Bismarck. Pour les quartiers populaires, c'est la preuve de ce qu'ils soupçonnent depuis septembre : le gouvernement de la Défense nationale ne défend rien, il prépare la capitulation.

Le 31 octobre 1870, les bataillons de Belleville et des faubourgs marchent sur l'Hôtel de Ville. Un garibaldien du groupe de Paolo Tibaldi parvient à ouvrir les verrous d'une porte. La foule investit le bâtiment. Le gouvernement, réuni en séance, est fait prisonnier dans ses propres salles.

Les insurgés proclament la Commune et dressent des listes de gouvernement révolutionnaire. Gustave Flourens monte sur la table du conseil, en bottes. Blanqui arrive à la nuit tombée, après avoir attendu de voir la tournure des événements dans sa cachette du 191 rue du Temple, et installe son quartier général au café du Gaz, rue de Rivoli. Delescluze, Millière, Ranvier, Avrial, Jules Vallès sont présents. La mairie du 19e est occupée, celle du 13e aussi, où le drapeau rouge est hissé.

La confusion règne. Plusieurs listes concurrentes circulent, personne ne commande. Le gouvernement négocie, promet des élections municipales et l'impunité. Vers trois heures du matin, deux bataillons de mobiles bretons pénètrent par le souterrain reliant la caserne Lobau à l'Hôtel de Ville et libèrent les ministres. Trochu s'était déjà échappé.

Les promesses ne sont pas tenues. Flourens et Henry Bauër sont arrêtés. Blanqui, Flourens, Levrault et Cyrille seront condamnés à mort par contumace. Rochefort démissionne du gouvernement. Quatre mois et demi plus tard, le 18 mars 1871, la même ville recommencera et réussira.

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Événement
1870
1870 — Salle du Pré aux Clercs (40 réunions)
p 27
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Événement
1870
Événement
1870
1870 — Bal de la Reine Blanche/Club de la Reine Blanche
p 27
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Événement
1871
22 janvier 1871
p 40
Chaudey fait tirer sur la foule protestant contre le défaitisme du gouvernement ; la fusillade fait 5 tués, dont Sapia, et 18 blessés du côté des manifestants, 2 blessés dont un officier du côté de "l'ordre"
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Événement
1871
6 janvier 1871 — Comité central révolutionnaire de la Corderie
p 40
Publication de la "seconde affiche rouge", portée par 140 signataires, réclamant la Commune et la poursuite de la guerre
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Événement
1871
22 janvier 1871 — Café du Gaz/Café de la Garde nationale
p 40
Quartier général de Blanqui lors de la tentative du 22 janvier, qui verra la mort de Théodore Sapia ; Blanqui devra fuir une nouvelle fois
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Événement
1871
22 janvier 1871 — Demeure de Paul Lefèbvre-Roncier
p 40
Paris a faim, Paris a froid, et le gouvernement veut capituler. Le 22 janvier 1871, Delescluze et ses amis guettent le soulèvement depuis la rue de Rivoli. Depuis quatre mois, les Prussiens assiègent Paris. Le 19 janvier …

Paris a faim, Paris a froid, et le gouvernement veut capituler. Le 22 janvier 1871, Delescluze et ses amis guettent le soulèvement depuis la rue de Rivoli.

Depuis quatre mois, les Prussiens assiègent Paris. Le 19 janvier 1871, une dernière grande sortie, lancée vers Buzenval et Montretout, tourne au désastre : plus de quatre mille morts, dont un tiers de gardes nationaux, c’est-à-dire de simples Parisiens. Pour beaucoup, le gouvernement de la Défense nationale du général Trochu ne cherche plus qu’à capituler. Le 21, des délégués de la Garde nationale, des clubs et des comités de vigilance décident de manifester le lendemain devant l’Hôtel de Ville, où siège le gouvernement. Le même jour, une petite troupe va délivrer Gustave Flourens, enfermé à la prison Mazas.

Le 22 janvier, Charles Delescluze installe son quartier général et son poste d’observation au 60, rue de Rivoli, chez Paul Lefèbvre-Roncier, à deux pas de l’Hôtel de Ville. Le vieux journaliste a soixante et un ans ; il a connu sous l’Empire la prison, puis la déportation à Cayenne. Le 6 janvier, il a démissionné de la mairie du 19e arrondissement en appelant à « la lutte armée contre les capitulards ». Autour de lui se retrouvent des républicains qui feront la Commune : Arthur Arnould, Eugène Protot, Eugène Razoua, Frédéric Cournet, les frères Edmond et Léonce Levraud.

Sur la place, la foule est d’abord clairsemée ; une délégation est reçue par l’adjoint au maire, Gustave Chaudey. Vers trois heures, des gardes nationaux arrivent, conduits par Duval, Rigault et Sapia. Un coup de feu part, tiré par un provocateur. Les gardes mobiles bretons postés dans l’Hôtel de Ville ouvrent le feu sur la foule, et des gardes nationaux ripostent. On relève cinq morts et quelques dizaines de blessés parmi les manifestants. C’est ce jour-là que Louise Michel prend les armes pour la première fois.

Le soir, l’insurrection a échoué. Le gouvernement fait arrêter quatre-vingt-trois meneurs, Delescluze parmi eux ; les clubs sont interdits, et des journaux suspendus, dont « Le Réveil », le sien. Les mains libres, Jules Favre ouvre dès le lendemain les négociations avec les Allemands. L’armistice est signé le 26 janvier.

Deux mois plus tard naît la Commune. Élu à son Conseil, Delescluze en devient le délégué à la Guerre. Le 25 mai, pendant la Semaine sanglante, désespéré, il ne fait rien pour éviter la mort sur la barricade du Château-d’Eau. Gustave Chaudey, lui, sera exécuté par les communards pendant ces mêmes journées.

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Événement
1871
26 février 1871 — Port de l'Arsenal
p 47
Un policier qui notait les numéros des bataillons rebelles est lynché et jeté à l'eau par les manifestants ; Augustin Avrial essaie en vain de le protéger
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Événement
1871
15 février 1871 — Bal du Tivoli Waux-Hall (ou Tivoli-Wauxhall)
p 48
Démission de Clément-Thomas. Désignation d'une commission des statuts par 3 000 gardes nationaux. Forme fédérative suggérée par Louis Chalain. Boursier propose que le département de la Seine devienne république indépenda …

Démission de Clément-Thomas. Désignation d'une commission des statuts par 3 000 gardes nationaux. Forme fédérative suggérée par Louis Chalain. Boursier propose que le département de la Seine devienne république indépendante.

Le 15 février 1871, la salle de bal du Tivoli Waux‑Hall, près de la porte Saint‑Martin, ne résonne pas de musique mais de prises de parole enfiévrées. Trois mille délégués de la Garde nationale parisienne y sont réunis pour discuter de l’avenir de ce corps armé, qui s’est radicalisé pendant le siège et refuse la capitulation et la perspective d’un désarmement imposé par l’Assemblée monarchiste élue le 8 février.

Depuis des mois, le général Jacques Clément‑Thomas, républicain « de la vieille roche », nommé commandant de la Garde nationale de la Seine, multiplie dissolutions de bataillons, ordres sévères, dénonciations publiques de l’« indiscipline » des gardes, en particulier dans les quartiers populaires comme Belleville. Aux yeux d’une grande partie de la troupe, il apparaît de plus en plus comme un général‑gendarme, plus préoccupé de maintien de l’ordre que de défense de Paris.

Face à la montée d’une organisation autonome des bataillons, Clément‑Thomas comprend qu’il ne « tient » plus la Garde nationale et remet sa démission autour du 14‑15 février. Le même jour, au Tivoli Waux‑Hall, les délégués adoptent une orientation inverse : ils désignent une commission chargée d’élaborer des statuts, sur une base fédérative proposée par Louis‑Denis Chalain. Il s’agit de reconnaître explicitement le droit des bataillons à s’organiser entre eux, par élus, en dehors du contrôle direct du gouvernement central.

Dans ce climat de bouillonnement politique, certains vont plus loin encore. Léopold Boursier suggère que le département de la Seine devienne une « république indépendante », idée qui préfigure, de façon radicale, l’autonomie communale que porteront bientôt les insurgés de mars. La démission de Clément‑Thomas et la réunion du Tivoli Waux‑Hall marquent ainsi un tournant : la rupture entre une partie de la Garde nationale et l’autorité gouvernementale est actée, et les bases de la future Commune de Paris commencent à se structurer, non plus seulement dans la rue, mais dans des salles de réunion comme celle‑ci.

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Événement
1871
15 mars 1871 — Bal du Tivoli Waux-Hall (ou Tivoli-Wauxhall)
p 50
Élection des 38 membres du Comité Central de la Garde nationale ; les Fédérés refusent de reconnaître d'Aurelle de Paladines comme général en chef et proclament Garibaldi à l'unanimité moins une voix. Quand Arnold procla …

Élection des 38 membres du Comité Central de la Garde nationale ; les Fédérés refusent de reconnaître d'Aurelle de Paladines comme général en chef et proclament Garibaldi à l'unanimité moins une voix.

Quand Arnold proclame les noms des élus ce soir-là, les 38 membres du nouveau Comité central n'ont rien des chefs politiques habituels. Pas de tribuns connus, pas de notables. Ce sont des délégués issus des conseils de légion et des bataillons de chaque arrondissement — deux par arrondissement, plus un chef de bataillon par légion.

Leurs noms parlent peu à l'opinion : Assi, mécanicien à Creusot, Varlin, relieur, Maljournal, Clémence, Demeule, Géresme, Bouit. Sur les 38, une quinzaine appartiennent à l'Internationale ouvrière ou aux chambres syndicales. Quelques blanquistes. Des hommes qui ont fait leur apprentissage dans les réunions de bataillons pendant le siège, pas dans les cercles républicains bourgeois. C'est précisément ce qui les distingue de tous les comités révolutionnaires qui ont précédé.

Sur la question du commandement militaire, l'assemblée est unanime — à une voix près : elle refuse d'Aurelle de Paladines, le général monarchiste imposé par Thiers, et proclame Garibaldi général en chef. Le héros de l'unité italienne déclinera le poste, mais le geste compte : le Comité central ne reconnaît d'autorité qu'à ses propres élus.

Trois jours plus tard, après l'insurrection du 18 mars, ces 38 inconnus se retrouveront à l'Hôtel de Ville, à gouverner Paris. Ils convoqueront les élections de la Commune, lèveront l'état de siège, rétabliront la liberté de la presse, suspendront les expulsions. Leur légitimité : le suffrage des bataillons populaires de Paris.

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Événement
1871
22 février 1871 — Siège du journal "Le Cri du Peuple"
p 51 & 98
Le 22 février 1871, en plein Paris assiégé, paraît le premier numéro du Cri du Peuple, le journal de Jules Vallès. Le titre est un programme : faire entendre la voix des petits, des « sans-grade », des ouvriers et employ …

Le 22 février 1871, en plein Paris assiégé, paraît le premier numéro du Cri du Peuple, le journal de Jules Vallès. Le titre est un programme : faire entendre la voix des petits, des « sans-grade », des ouvriers et employés que la guerre, le siège et la misère ont jetés dans la rue. Vallès, déjà connu pour ses prises de position contre l’Empire, entend donner à ces colères un organe politique régulier.

Autour de lui se rassemble une équipe où se croisent militants et écrivains : Casimir Bouis, Jean‑Baptiste Clément, Pierre Denis, la romancière André Léo, Henri Bauër, bientôt aussi Gustave Courbet qui apporte sa notoriété d’artiste engagé. Tous partagent l’idée que la République ne peut se limiter à un changement de régime : elle doit devenir sociale, égalitaire, et respecter Paris, que Thiers et l’Assemblée de Bordeaux traitent comme une ville vaincue à mater.

Le journal atteint rapidement des tirages considérables, jusqu’à 100 000 exemplaires, avec 82 numéros publiés durant la séquence qui mène à la Commune puis l’accompagne. C’est à la fois un organe d’information, un lieu de polémique et une caisse de résonance des clubs, des comités d’arrondissement, de la Garde nationale.

En donnant ce titre, Le Cri du Peuple, Vallès sait qu’il s’inscrit dans une histoire longue : celle d’un Paris où, lorsque les institutions ferment la porte, la presse radicale ouvre une fenêtre. Quelques semaines plus tard, ce « cri » trouvera son prolongement sur les barricades de la Commune.

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Événement
1871
11 mars 1871 — Imprimerie Chevallier/Imprimerie du journal "Le Cri du Peuple"
p 51 & 98
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Événement
1871
18 mars 1871
p 51-53
Prise de l'Hôtel de Ville par des bataillons bellevillois de la Garde nationale, commandés par Émile Eudes. Le Comité central de la Garde nationale s'y installe dans la soirée. Jules ferry s'enfuit au dernier moment
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Événement
1871
18 mars 1871 — Le Château Rouge (corps de garde Fédéré)
p 52
Le général Lecomte, ainsi que d'autres officiers, sont détenus au Château Rouge, dont le commandant Lartet qui parvient à s'enfuir. Lecomte est pris dans un premier temps pour le général Vinoy Le Château Rouge — une anci …

Le général Lecomte, ainsi que d'autres officiers, sont détenus au Château Rouge, dont le commandant Lartet qui parvient à s'enfuir. Lecomte est pris dans un premier temps pour le général Vinoy

Le Château Rouge — une ancienne demeure bourgeoise reconvertie en bal populaire, l'un des plus fréquentés de Montmartre — devient ce matin-là le quartier général des bataillons fédérés. C'est là qu'on conduit Lecomte après son arrestation, entouré d'autres officiers capturés dans la débâcle de l'opération.

L'arrivée du général est marquée par une confusion révélatrice : la foule le prend d'abord pour Vinoy, le gouverneur militaire de Paris. Vinoy — dont le nom symbolise à lui seul la répression — aurait été lynché sur place. Le capitaine Simon Charles Mayer, responsable du poste, doit intervenir pour faire comprendre à la foule qu'il s'agit de Lecomte, un officier d'un rang inférieur. Ce malentendu sauve momentanément la vie du général.

À l'intérieur, Lecomte est traité avec une relative correction par les officiers fédérés qui comprennent que le tuer serait une faute politique. Il signe l'ordre d'évacuation de la butte — un ultime acte d'autorité que personne n'exécutera. Le commandant Lartet, lui, profite de la confusion pour s'enfuir.

Mais dehors, la situation se détériore. Les soldats du 88e qu'il avait fait enfermer quelques heures plus tôt arrivent au Château Rouge. La rancœur est vive. Dans l'après-midi, Lecomte sera transféré rue des Rosiers — et l'arrivée simultanée du général Clément-Thomas, reconnu en civil dans le quartier, fera basculer la foule vers l'irréparable.

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Événement
1871
18 mars 1871 — Hôtel de Rohan/Imprimerie nationale
p 53
Pindy et Debock s'emparent de l'imprimerie nationale avec le 86ème bataillon de la Garde nationale ; Louis Debock en prend la direction
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Événement
1871
18 mars 1871 — Siège de l'état-major général de la Garde nationale
p 53
Prise du quartier général de l'état-major de la Garde nationale par 4 bataillons des Batignolles et de Montmartre réunissant 2 000 hommes ; Bergeret y installe sont propre état-major
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Événement
1871
19 mars 1871 — Mairie du 3ème arrondissement
p 53
Réunion de maires et de députés de Paris à qui Versailles a délégué l'administration provisoire de Paris ; ils décident d'envoyer une délégation au Comité central de la Garde nationale. Les blanquistes veulent les faire …

Réunion de maires et de députés de Paris à qui Versailles a délégué l'administration provisoire de Paris ; ils décident d'envoyer une délégation au Comité central de la Garde nationale. Les blanquistes veulent les faire arrêter

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Événement
1871
17 mars 1871 — École dite de la rue Basfroi/Comité central de la Garde nationale (siège pendant la Commune)
p 53
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Événement
1871
19 mars 1871 — Mairie du 2ème arrondissement
p 55
Négociations entre la Commune et les élus parisiens après l'échec de l'Hôtel de Ville
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Événement
1871
24 mars 1871 — Mairie du 2ème arrondissement
p 60
Négociations pour les élections de la Commune ; un certain nombre de maires refusent de signer la convention électorale
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Événement
1871
24 mars 1871 — Mairie du 1er arrondissement
p 60
Négociations pour les élections de la Commune ; la mairie, aux mains des opposants à la Commune, sera reprise par Brunel
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Événement
1871
6 mai 1871 — Première école professionnelle pour garçons
p 67
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Événement
1871
21 mai 1871 — Palais des Tuileries
p 89-90
Aux Tuileries, Agar récite Victor Hugo et la Bordas chante « La Canaille ». À l’autre bout de Paris, les Versaillais franchissent les remparts. Depuis que la Commune est maîtresse des Tuileries, l’ancien palais impérial …

Aux Tuileries, Agar récite Victor Hugo et la Bordas chante « La Canaille ». À l’autre bout de Paris, les Versaillais franchissent les remparts.

Depuis que la Commune est maîtresse des Tuileries, l’ancien palais impérial s’est ouvert au peuple. On y donne des fêtes et des concerts, dans le salon des Maréchaux comme au jardin, au profit des blessés de la Garde nationale, des veuves et des orphelins des fédérés. La Fédération des artistes du spectacle, qui veut rendre du travail aux chanteurs et aux comédiens, participe activement à leur organisation. Le 6 mai, le 10 mai, le 18 mai, où l’on donne trois concerts à la suite, la foule se presse dans les salons de l’Empereur déchu.

Le dimanche 21 mai 1871, un dernier grand concert est donné, au jardin cette fois, au profit des veuves et des orphelins. Deux vedettes de la Commune sont à l’affiche. La tragédienne Agar, de la Comédie-Française, lit des passages des « Châtiments », le réquisitoire en vers de Victor Hugo contre Napoléon III ; le 6 mai déjà, elle était venue réciter « La Marseillaise » aux Tuileries. La chanteuse Rosa Bordas, « la Bordas », qui s’est fait connaître au Grand Concert parisien et au théâtre du Châtelet, entre en scène vêtue d’un péplos blanc, enveloppée dans un grand drapeau rouge, et chante « La Canaille », la chanson des pauvres qui revendiquent fièrement le nom qu’on leur jette au visage.

Au même moment, vers trois heures, un agent versaillais fait signe aux assiégeants depuis le rempart du Point-du-Jour : le bastion n’est plus gardé. Deux heures plus tard, les premiers soldats entrent dans Paris par la porte de Saint-Cloud. Au jardin, on écoute la musique en tâchant d’oublier la canonnade ; personne ne sait encore rien ; le soir, le délégué à la Guerre, Delescluze, fait même afficher que l’ennemi est repoussé. C’est le premier jour de la Semaine sanglante.

Deux jours plus tard, le 23 mai, les communards Bergeret, Bénot et Boudin font entrer dans la cour des fourgons de poudre, de pétrole et de goudron, et mettent le feu au palais. Les Tuileries brûlent jusqu’au 26 mai ; leurs ruines seront rasées en 1883.

Les artistes paient le prix de leur engagement. On fait de ces soirées un crime à Agar, qui se défend simplement : elle est, dit-elle, « partout où je puis être en aide aux malheureux ». Elle doit quitter la Comédie-Française en 1872 ; il lui faudra six ans d’ostracisme avant d’y être rappelée. La Bordas tombe dans l’oubli ; quand elle remonte sur scène, trois ans plus tard, la presse conservatrice l’éreinte.

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Événement
1871
11 mai 1871 — Église St Bernard de La Chapelle/Club Bernard/Club de la Révolution
p 92
Club blanquiste réunissant 3 000 membres pendant la Commune ; il tint ses assises le 21 floréal an 79
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Événement
1871
29 avril 1871 — Église St Germain l'Auxerrois/Club Germain l'Auxerrois/Club des Libres Penseurs/Club de femmes
p 92
Club de femmes pendant la Commune de 1871, animé par Lodoïska Kawecka. Une cantinière des "Vengeurs de Paris VIII" propose de voter en faveur du divorce
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Événement
1871
4 mai 1871 — Église Ste Marguerite/Club des Prolétaires
p 92
Club de Ste Marguerite, qui devient "Club du Prolétaire" après le 4 mai ; il publie 4 numéros du journal "Le Prolétaire" à partir du 10 mai
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Événement
1871
5 mai 1871 — Église St Eustache/Club central de Paris/Club Eustache/Comité central des Vingt arrondissements
p 92
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Événement
1871
1871 — Église St Jacques du Haut-Pas/Club Jacques du Haut-Pas
p 92
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Événement
Événement
1871
1871 — Église St Séverin/Réunions du Club de l'église Séverin
p 92
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Événement
1871
6 avril 1871 — Église St Sulpice/Club de la Victoire/Club Sulpice/Club du 6ème arrondissement
p 92
Club révolutionnaire pendant la Commune ; les offices étaient maintenus le matin
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Événement
1871
1871 — Église St Lambert de Vaugirard/Club Lambert/Club des Femmes patriotes
p 92
Club révolutionnaire pendant la Commune ; très antireligieux et essentiellement féminin
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Événement
1871
6 mai 1871 — Église St Nicolas des Champs/Club Nicolas des Champs (qui édite le "Bulletin communal", organe des clubs)
p 92
Club révolutionnaire qui œuvre pour une tentative de fédération pendant la Commune
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Événement
Événement
1871
10 mai 1871 — Siège du journal "Le Prolétaire"
p 92
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Événement
1871
11 avril 1871 — Mairie du 10ème arrondissement/Siège de l'Union des Femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés
p 97
Le 11 avril 1871, à la mairie du 10e arrondissement, rue du Faubourg-Saint-Martin, des citoyennes se réunissent pour fonder l'Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés. Vingt comités s'organisent …

Le 11 avril 1871, à la mairie du 10e arrondissement, rue du Faubourg-Saint-Martin, des citoyennes se réunissent pour fonder l'Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés. Vingt comités s'organisent, un par arrondissement, reliés à un comité central. C'est la première organisation féminine de masse de l'histoire française.

À sa tête, deux femmes que tout semble opposer. Nathalie Le Mel est bretonne, ouvrière relieuse, militante de l'Internationale depuis des années, proche d'Eugène Varlin — une femme du peuple enracinée dans le mouvement ouvrier parisien. Élisabeth Dmitrieff a vingt ans, elle est russe, aristocrate, a contracté un mariage blanc pour pouvoir voyager librement, a rencontré Marx à Londres en 1870 et est arrivée à Paris en mars 1871 envoyée par l'Internationale. Leurs parcours divergent, leur engagement converge : toutes deux voient dans la Commune une occasion unique d'arracher aux femmes une place dans la révolution, pas seulement comme soignantes mais comme combattantes et comme forces politiques.

Ensemble elles signent l'adresse aux citoyennes, publiée dans le Journal Officiel du 14 avril et dans Le Cri du peuple du 16 avril. L'Union ne se limite pas aux ambulances que son nom évoque. Ses statuts, publiés dans La Sociale du 20 avril, prévoient des comités d'arrondissement chargés de recenser les citoyennes prêtes à servir aux ambulances, aux fourneaux — et aux barricades. Elle formule des revendications sociales concrètes : égalité de salaire entre hommes et femmes, réorganisation du travail en coopératives ouvrières, prise en charge des enfants.

Autour d'elles gravitent Blanche Lefebvre, Anna Jaclard, André Léo, Sophie Graix, Adélaïde Valentin — une constellation de femmes aux origines diverses, ouvrières et intellectuelles, françaises et étrangères, unies par la conviction que la question sociale et la question des femmes sont indissociables.

La Semaine sanglante met fin à leurs activités. Le Mel sera déportée en Nouvelle-Calédonie. Dmitrieff parviendra à fuir et disparaîtra en Russie. Leur organisation, éphémère, reste un moment fondateur de l'histoire du féminisme socialiste.

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Événement
1871
23 avril 1871 — Siège du journal "L'Ami du Peuple" d'Auguste Vermorel
p 98
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Événement
Événement
1871
2 avril 1871 — Siège du journal "L'Affranchi" (avec l'équipe de La Marseillaise)
p 98
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Événement
1871
20 mars 1871 — Siège du "Journal officiel" (rédaction et imprimerie)
p 98
Le Journal officiel, créé le 1er janvier 1869, est investi le 19 mars par trois bataillons de Fédérés et devient le Journal officiel de la Commune. deux éditions paraîssent quotidiennement. Il continue parallèlement à êt …

Le Journal officiel, créé le 1er janvier 1869, est investi le 19 mars par trois bataillons de Fédérés et devient le Journal officiel de la Commune. deux éditions paraîssent quotidiennement. Il continue parallèlement à être publié par Versailles

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Événement
Événement
1871
22 mai 1871 — État-major des troupes versaillaises
p 115
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Événement
1871
21 mai 1871
p 115
Les versaillais entrent dans Paris grâce aux signaux que leur fait l'ingénieur civil Ducâtel, un mouchard envoyé par le général Douay, leur indiquant l'absence de gardes sur les fortifications
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Événement
1871
23 mai 1871
p 116
Centre de résistance Rive Gauche pendant la Semaine sanglante. Il sera contourné par les troupes versaillaises et pris à revers le 24 mai
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Événement
1871
3 mai 1871 — Ancienne église St Michel des Batignolles (de 1857)/Club Michel/Club de la Révolution Sociale
p 192
Club de la Révolution pendant la Commune, tenu par les Internationaux du 17ème arrondissement
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