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📖 La Commune et les communards ROUGERIE Jacques
Bibliographie

La Commune et les communards

ROUGERIE Jacques
Gallimard. Folio histoire, 2018.
43 Fiches citant cet ouvrage
2018 Édition
Note éditoriale
Identifié depuis le code « LCJR » (= La Commune, Jacques Rougerie — même motif que KMJA/CWSR/HDPB, initiales du titre + de l'auteur) ; 43 citations, events = clubs blanquistes et journal-club La Patrie en Danger pendant le Siège. Les pages citées (p 6 à 132) excluent le « Que sais-je » (128 p.) ; l'alternative serait « Paris libre 1871 » (Seuil, 1971) du même auteur — à trancher si un exemplaire permet de vérifier une page.

Fiches citant cet ouvrage

43 fiches
Événement
1865
1865 — Siège du journal "L'Avenir national" fondé par Alphonse Peyrat
p 6
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Événement
1870
8 juillet 1870 — Demeure d'Amédée Combault (membre fondateur de l'A.I.T.)/Siège de la Section de Vaugirard de l'Internationale
p 18
Procès des membres de l'A.I.T. arrêtés le 30 avril 1870 ; il donna lieu à de lourdes condamnations
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Événement
1870
4 septembre 1870 — Hôtel de Ville
p 20
Proclamation de la 3ème République. Un gouvernement de défense nationale est constitué précipitamment sans aucune consultation populaire
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Événement
1870
7 septembre 1870 — Imprimerie du journal "La Patrie en danger" (blanquiste)
p 25 & 26
Un journal est parfois la dernière arme disponible. Sedan est tombée le 2 septembre. Napoléon III s'est rendu avec cent mille hommes. Le 4 septembre, la République est proclamée à l'Hôtel de Ville, et Auguste Blanqui, li …

Un journal est parfois la dernière arme disponible.

Sedan est tombée le 2 septembre. Napoléon III s'est rendu avec cent mille hommes. Le 4 septembre, la République est proclamée à l'Hôtel de Ville, et Auguste Blanqui, libéré après des années de détention, entre pour la première fois depuis longtemps dans Paris en homme libre. Il a soixante-cinq ans; il en a passé plus de trente en prison. Il sait que le temps presse.

Le gouvernement de la Défense nationale, formé dans la précipitation, est composé de républicains modérés que Blanqui juge incapables de défendre la patrie: Jules Favre, Jules Ferry, Gambetta, des avocats et des journalistes, des hommes de discours. Blanqui, lui, veut l'armement du peuple, la levée en masse, la guerre révolutionnaire, ce que la Convention avait fait en 1793 face à la coalition des rois. Le 6 septembre, il rencontre Jules Vallès pour la première fois; ils partagent le même diagnostic sur la trahison du gouvernement.

Le 7 septembre, il agit. Depuis l'imprimerie de la rue du Croissant, dans le 2e arrondissement, au coeur du quartier de la presse parisienne, il lance "La Patrie en danger", journal quotidien dont il est le rédacteur en chef et la voix principale. Les premiers numéros sont distribués provisoirement depuis le 34 rue des Écoles. Simultanément, il ouvre le Club de la Patrie en danger, rue d'Arras, tribune populaire où les habitants débattent de la résistance. Le journal et le club fonctionnent de concert: l'un analyse, l'autre mobilise.

Le premier numéro pose le problème sans détour. "La guerre a changé de caractère. Ce n'est plus la guerre du gouvernement, c'est la guerre du peuple." La formule est exacte et prophétique: c'est précisément la Commune qui tentera, cinq mois plus tard, de réaliser ce programme.

"La Patrie en danger" paraît jusqu'au 8 février 1871, quatre-vingt-douze numéros en tout, sans interruption durant tout le siège. Blanqui est arrêté le 17 mars 1871 par les gendarmes de Versailles, la veille même du soulèvement de la Commune, alors qu'il tente d'organiser la résistance en province. Les communards l'éliront à l'unanimité à leur assemblée sans qu'il puisse jamais siéger. La France le gardera en prison jusqu'en 1879. Il avait soixante-quinze ans à sa libération.

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Événement
1870
11 septembre 1870 — Comité central révolutionnaire de la Corderie
p 25
Une ville qui s'organise pour se défendre est déjà à moitié en révolution. La Corderie du Temple, au 14 rue de la Corderie dans le 3e arrondissement, est depuis 1864 le coeur du mouvement ouvrier parisien: c'est là que s …

Une ville qui s'organise pour se défendre est déjà à moitié en révolution.

La Corderie du Temple, au 14 rue de la Corderie dans le 3e arrondissement, est depuis 1864 le coeur du mouvement ouvrier parisien: c'est là que siège la section parisienne de l'Association Internationale des Travailleurs, la Première Internationale. Le 11 septembre 1870, une semaine après la proclamation de la République, des délégués des comités de vigilance des vingt arrondissements s'y réunissent et constituent le Comité central de Défense nationale des Vingt arrondissements de Paris.

Le principe: deux délégués par arrondissement, formant une assemblée populaire parallèle au gouvernement officiel. La revendication: que la défense de Paris ne soit pas confiée aux seuls officiers de l'armée régulière et aux républicains modérés du gouvernement Trochu-Favre, mais qu'elle soit organisée démocratiquement, par et pour le peuple armé. Le Comité pousse à l'armement général, à la formation de bataillons populaires, à l'élection des officiers par leurs soldats: c'est le programme de la Convention en 1793, actualisé.

En face: le gouvernement de la Défense nationale, composé d'hommes que Blanqui appelle des "avocats" et que les délégués de la Corderie voient comme des obstacles à une défense vraiment populaire. Le Comité ne dispose ni de troupes ni de budget; son pouvoir est celui de la parole et de la pression. Il publie en janvier 1871 une "Affiche rouge" qui résume ses exigences et dénonce le gouvernement comme capitulard, exigeant la réquisition des vivres, la suppression du loyer pendant le siège, l'armement général. Ce programme sera celui de la Commune.

Les membres du Comité se retrouvent pour la plupart dans les instances de la Commune élue en mars 1871: Eugène Varlin, cordier et membre de l'Internationale, qui sera fusillé en mai 1871; Édouard Vaillant, futur fondateur du Parti socialiste; et d'autres militants dont les noms forment le répertoire de la démocratie ouvrière parisienne.

La Corderie est ainsi le berceau organisationnel de la Commune. Ce n'est pas une coïncidence: c'est le lieu où le mouvement ouvrier parisien a appris, depuis six ans, à débattre, à s'organiser, à formuler ses revendications politiques. Quand la Commune naît le 18 mars 1871, elle naît en partie de ce qui a été pensé et construit rue de la Corderie à l'automne 1870.

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Événement
1870
8 novembre 1870 — Salle de la rue d'Arras/Club de la Patrie en Danger
p 27
Club Blanquiste qui propose une motion sur la fabrication de canons avec la fonte du bronze de la colonne Vendôme
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Événement
1870
31 octobre 1870
p 29
Occupation de la mairie du 19ème arrondissement par les insurgés de l'Hôtel de Ville
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Événement
1870
10 novembre 1870 — Siège du journal "La Résistance"/Ligue républicaine de défense nationale à outrance/Comité des Vingt arrondissements
p 39
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Événement
1870
27 décembre 1870 — Siège du journal "La Lutte à outrance"/Club de l'École de Médecine
p 39
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Événement
1871
10 janvier 1871
p 39
Publication de 6 numéros de l'organe de la Section des Batignolles de l'Association Internationale des Travailleurs, l'A.I.T.
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Événement
1871
21 janvier 1871 — Mairie de Belleville/Ancienne mairie du 20ème arrondissement (de 1847 à 1875)
p 40
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Événement
1871
18 mars 1871 — Parc à canons de Belleville/Mairie de Belleville
p 47 & 52
Parc où sont entreposés les canons transférés la veille de la place des Vosges ; le général Faron, venu les récupérer, doit battre en retraite, ses troupes refusant de mettre les mitrailleuses en batterie
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Événement
1871
18 mars 1871
p 47 & 52
Tentative de prise des 171 pièces d'artillerie de Montmartre avec 250 soldats du 88ème bataillon de ligne commandés par le général Lecomte. Mais faute d'attelages l'opération est retardée de plusieurs heures. On parlera …

Tentative de prise des 171 pièces d'artillerie de Montmartre avec 250 soldats du 88ème bataillon de ligne commandés par le général Lecomte. Mais faute d'attelages l'opération est retardée de plusieurs heures. On parlera de provocation.

À 3 heures du matin, sous une pluie glaciale, la brigade Lecomte monte en silence vers le sommet de la butte Montmartre. Le plan est simple : 250 soldats du 88e régiment de ligne s'emparent des 171 pièces d'artillerie parquées au Champ des Polonais, en haut de la rue Saint-Éleuthère. Les attelages arrivent dans la foulée, les canons descendent vers les Invalides, et Paris se réveille désarmé.

La première partie se déroule comme prévu. Les gardes de faction sont surpris — certains s'enfuient, d'autres sont capturés. À 5 heures, les canons sont sous contrôle versaillais. Louise Michel, de garde au comité de vigilance de Montmartre, a donné l'alerte. Le tocsin sonne. Mais Lecomte n'en est pas encore inquiet.

C'est là que les attelages font défaut. Nul n'a prévu suffisamment de chevaux pour déplacer 171 pièces. Les soldats attendent, immobiles au sommet de la butte, autour de canons qu'ils ne peuvent pas bouger. Une heure passe, puis deux. Montmartre s'éveille.

Clemenceau, maire du 18e, accoure au Château-Rouge où Lecomte a établi son PC. Il tente de négocier, propose un compromis. Lecomte balaie la démarche. Ce que Vinoy et Aurelle de Paladines avaient prédit la veille — l'opération est trop précipitée, les moyens insuffisants — est en train de se réaliser heure par heure. Ce qui devait être un coup de main silencieux se transforme en attente interminable, sous les yeux d'une population qui se rassemble et d'une Garde nationale qui prend les armes. Plus tard, on parlera de provocation délibérée.

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Événement
Événement
1871
6 mars 1871 — Siège du journal "Le Père Duchêne"
p 51 & 98
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Événement
1871
3 février 1871 — Siège du journal "Le Vengeur" (qui succède au "Combat")
p 51 & 98
Le 3 février 1871, Félix Pyat crée le journal Le Vengeur au numéro 10 rue Tiquetonne, dans le 2e arrondissement de Paris. Cette adresse abrite l'imprimerie où paraissent les premiers numéros de ce périodique républicain …

Le 3 février 1871, Félix Pyat crée le journal Le Vengeur au numéro 10 rue Tiquetonne, dans le 2e arrondissement de Paris. Cette adresse abrite l'imprimerie où paraissent les premiers numéros de ce périodique républicain radical.

Félix Pyat, journaliste et homme politique, dirige le journal. Il réunit une équipe de collaborateurs : Odilon Delimal, Auguste Rogeard, Henri Brissac, Henry Maret, Camille Clodong, Jean-Baptiste Millière, Maxime Vuillaume, Alphonse Humbert, Gustave Cluseret et Germain Casse. Ces individus contribuent aux articles publiés dans Le Vengeur.

La création intervient au lendemain de la capitulation de Paris face aux Prussiens, le 28 janvier 1871. Le journal défend des positions hostiles à l'armistice signé par Adolphe Thiers. Il appelle à la résistance et soutient les idées révolutionnaires dans le contexte de la fin du Second Empire et du début de la Troisième République.

Il est imprimé au 14, rue des Jeuneurs dans l’établissement « G Masquin & Cie ». Le journal se présente sous la forme d'une feuille simple, grand format, et coûte 10 centimes pièce.. Les numéros sortent quotidiennement pendant plusieurs semaines. Le Vengeur devient un organe de presse influent parmi les milieux ouvriers et républicains parisiens.

Sources

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Événement
1871
11 mars 1871 — Docks de la Librairie/Siège du journal "Le Combat"
p 51
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Événement
1871
Événement
1871
18 mars 1871 — Caserne du Prince Eugène/Caserne Vérines
p 53
Le général Brunel et Maxime Lisbonne prennent la caserne du Château d'Eau avec 2 bataillons de la 10ème légion de la Garde nationale
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Événement
1871
18 mars 1871 — Caserne des Minimes (de 1823)
p 53
Pindy occupe la caserne de gendarmerie des Minimes avec deux bataillons de la 3ème légion de la Garde nationale
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Événement
1871
18 mars 1871
p 53
Prise de la poudrière du Panthéon par les Blanquistes, avec 4 bataillons de la 13ème légion de la Garde nationale
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Événement
1871
13 avril 1871 — Grand amphithéâtre de l'École de Médecine
p 68
Constitution de la Fédération des Artistes par Gustave Courbet ; elle regroupe 500 membres
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Événement
Événement
1871
6 mai 1871 — Palais des Tuileries (salle des Maréchaux)
p 89-90
Grand concert patriotique lors duquel Mme Bordas chante "La Canaille". Un tel succès qu'un autre concert sera organisé la semaine suivante, au cours duquel Mlle Agar déclamera "Le Lion blessé" et chantera la Marseillaise
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Événement
1871
1871 — Église Ste Marguerite/Club Marguerite (filiale du Club Ambroise)/Club des Prolétaires
p 92
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Événement
1871
12 mai 1871 — Église St Leu/Église Leu/Club Leu
p 92
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Événement
1871
1871 — Imprimerie du journal "La Sociale"/Bataillon du Père Duchêne (bataillon de travailleurs de la Presse)
p 98
Imprimerie Vallée, puis de la Presse ; elle imprimait les journaux républicains ; il s'était formé autour d'elle un "Bataillon du Père Duchêne", constitué de travailleurs de la Presse
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Événement
1871
1871 — Rédaction du journal "La Vérité" (jusqu'au 25 mars 1870)
p 99-100
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Événement
1871
1871 — Siège du journal "La Vérité" (qui paraît depuis le 25 mars 1870)
p 99-100
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Événement
1871
1871 — Bureaux du journal "La Vérité" (jusqu'au 25 mars 1870)
p 99-100
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Événement
1871
26 mai 1871
p 116
Théâtre de violents combats pendant la Semaine sanglante autour de la Rotonde de La Villette. 111 barricades furent édifiées dans le 20ème arrondissement pendant la Commune
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Événement
1832