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Couverture — Les Hommes de la Commune
Bibliographie

Les Hommes de la Commune

CLÈRE Jules
E. Dentu, 1871.
8 Fiches citant cet ouvrage
1871 Édition

Fiches citant cet ouvrage

8 fiches
Événement
1869
19 décembre 1869 — Siège du journal "La Marseillaise"
p 40
Création de La Marseillaise, journal républicain Le 19 décembre 1869 paraît le premier numéro de La Marseillaise, quotidien républicain et satirique opposé au Second Empire. Henri Rochefort en est le rédacteur en chef. J …

Création de La Marseillaise, journal républicain

Le 19 décembre 1869 paraît le premier numéro de La Marseillaise, quotidien républicain et satirique opposé au Second Empire. Henri Rochefort en est le rédacteur en chef. Jean-Baptiste Millière assure le rôle de directeur-gérant. Le journal coûte 15 centimes et compte quatre pages. Il succède à La Lanterne, publication précédente d'Henri Rochefort arrêtée après 77 numéros.

La rédaction inclut Charles Habeneck comme secrétaire de rédaction. Parmi les collaborateurs figurent Prosper-Olivier Lissagaray, Paul Lafargue, Victor Noir, Gustave Flourens, Paschal Grousset, Eugène Varlin et Jenny Marx. Le numéro 1 contient une chronique de Paris par Henri Rochefort, des nouvelles politiques par Charles Habeneck, une lettre de Raspail et des articles de Germain Casse et Arthur Arnould.

La Marseillaise critique Napoléon III et le pouvoir impérial. Elle défend une république inspirée des États-Unis et s'oppose à la colonisation en Algérie. Le journal soutient les catégories sociales défavorisées et relaie les luttes ouvrières, comme les grèves au Creusot.

Le 10 janvier 1870, Victor Noir, collaborateur, est tué par le prince Pierre Bonaparte. Le journal publie un article d'Henri Rochefort encadré de noir. Le 11 janvier 1870, Henri Rochefort et les rédacteurs sont arrêtés. La Marseillaise paraît jusqu'au 24 juillet 1870, avec des interruptions en février et de mai à juillet.

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Événement
1871
18 mars 1871
p 109
Tentative de prise des 171 pièces d'artillerie de Montmartre avec 250 soldats du 88ème bataillon de ligne commandés par le général Lecomte. Mais faute d'attelages l'opération est retardée de plusieurs heures. On parlera …

Tentative de prise des 171 pièces d'artillerie de Montmartre avec 250 soldats du 88ème bataillon de ligne commandés par le général Lecomte. Mais faute d'attelages l'opération est retardée de plusieurs heures. On parlera de provocation.

À 3 heures du matin, sous une pluie glaciale, la brigade Lecomte monte en silence vers le sommet de la butte Montmartre. Le plan est simple : 250 soldats du 88e régiment de ligne s'emparent des 171 pièces d'artillerie parquées au Champ des Polonais, en haut de la rue Saint-Éleuthère. Les attelages arrivent dans la foulée, les canons descendent vers les Invalides, et Paris se réveille désarmé.

La première partie se déroule comme prévu. Les gardes de faction sont surpris — certains s'enfuient, d'autres sont capturés. À 5 heures, les canons sont sous contrôle versaillais. Louise Michel, de garde au comité de vigilance de Montmartre, a donné l'alerte. Le tocsin sonne. Mais Lecomte n'en est pas encore inquiet.

C'est là que les attelages font défaut. Nul n'a prévu suffisamment de chevaux pour déplacer 171 pièces. Les soldats attendent, immobiles au sommet de la butte, autour de canons qu'ils ne peuvent pas bouger. Une heure passe, puis deux. Montmartre s'éveille.

Clemenceau, maire du 18e, accoure au Château-Rouge où Lecomte a établi son PC. Il tente de négocier, propose un compromis. Lecomte balaie la démarche. Ce que Vinoy et Aurelle de Paladines avaient prédit la veille — l'opération est trop précipitée, les moyens insuffisants — est en train de se réaliser heure par heure. Ce qui devait être un coup de main silencieux se transforme en attente interminable, sous les yeux d'une population qui se rassemble et d'une Garde nationale qui prend les armes. Plus tard, on parlera de provocation délibérée.

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Événement
1871
26 mai 1871 — Chapelle des otages/Lieu de l'exécution des otages de la Commune
p 281-282
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Événement
1871
21 mai 1871
p 308
Les versaillais entrent dans Paris grâce aux signaux que leur fait l'ingénieur civil Ducâtel, un mouchard envoyé par le général Douay, leur indiquant l'absence de gardes sur les fortifications
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Événement
1871
Événement