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Couverture — Paris des films culte
Bibliographie

Paris des films culte

Marc Lemonier
Christime Bonneton, 2008.
7 Fiches citant cet ouvrage
2008 Édition

À propos de cet ouvrage

![[Paris-des-films-cultes-.jpg|Paris-des-films-cultes-.jpg]]

Fiches citant cet ouvrage

7 fiches
Événement
1947
1947 — Studios Jenner
p 62
De 1947 à sa mort en 1973, Jean-Pierre Melville occupe et exploite les Studios Jenner, installés au 25 bis rue Jenner dans le 13ᵉ arrondissement de Paris. Il y tourne la majeure partie de son œuvre, dont des classiques c …

De 1947 à sa mort en 1973, Jean-Pierre Melville occupe et exploite les Studios Jenner, installés au 25 bis rue Jenner dans le 13ᵉ arrondissement de Paris. Il y tourne la majeure partie de son œuvre, dont des classiques comme Les Enfants terribles ou Le Samouraï, profitant d’une indépendance rare pour l’époque : Melville habite littéralement au-dessus de son studio et peut y travailler jour et nuit, ce qu’il compare à la vie d’un artisan dans son échoppe. Propriétaire de son espace, il rejoint dans cette démarche les quelques illustres cinéastes à posséder leurs propres studios, à l’image de Chaplin ou de Pagnol.

L’incendie des Studios Jenner survient dans la nuit du 28 au 29 juin 1967, alors que Jean-Pierre Melville tourne Le Samouraï. Le feu éclate vers 8h40 au deuxième étage, mobilisant neuf casernes de pompiers qui parviennent à circonscrire l’incendie en environ deux heures, sans faire de victimes. Melville, qui habitait sur place, assiste impuissant à la destruction de son studio et de son appartement, ne sauvant qu’un seul bien : sa chatte Griffaulait.

La perte est immense : les décors et les efforts de plusieurs semaines partent en fumée, et Melville apparaît hagard, trempé par les lances à incendie, arpentant les débris encore fumants. L’origine du sinistre reste incertaine — une panne électrique est envisagée, mais Melville soupçonne aussi un acte de malveillance. Alain Delon, vedette du film, échappe de peu au drame : il avait quitté les lieux quelques heures plus tôt. Malgré tout, la production reconstruit le décor rapidement dans un autre studio, permettant au tournage de se poursuivre.![[Studios Jenner, INA|Studios Jenner.jpg]]

Studios Jenner, INA![[Plaque Studios Jenner|Plaque_Jean-Pierre_Melville.jpg]]

Plaque Studios Jenner

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Événement
1926
21 janvier 1926 — Cinéma Studio des Ursulines
p 82
Le 21 janvier 1926, le Studio des Ursulines est inauguré au 10 rue des Ursulines, dans le Quartier Latin à Paris. Ce cinéma, fondé par Armand Tallier et Laurence Myrga, se distingue comme l’un des premiers lieux parisien …

Le 21 janvier 1926, le Studio des Ursulines est inauguré au 10 rue des Ursulines, dans le Quartier Latin à Paris. Ce cinéma, fondé par Armand Tallier et Laurence Myrga, se distingue comme l’un des premiers lieux parisiens dédiés à la projection de films d’avant-garde et à la défense d’un cinéma artistique, en rupture avec le cinéma commercial dominant de l’époque. Dès son ouverture, il attire l’attention des milieux intellectuels et artistiques, comme André Breton, Fernand Léger, Man Ray, Robert Desnos et René Clair. Le premier films projetés dans la salle sont Entr'acte, de René Clair et Die freudlose Gasse (La Rue sans joie) de Georg Wilhelm Pabst.  Le Studio des Ursulines devient rapidement un espace de rencontre et d’expérimentation pour les artistes et les amateurs de cinéma novateur, préfigurant le mouvement des cinémas d’Art et d’Essai qui se développera en France. Ce lieu joue un rôle important dans la diffusion de films expérimentaux et étrangers, contribuant à l’émergence d’une cinéphilie exigeante à Paris.![[Cinéma Studio des Ursulines par LPLT CC BY-SA 3.0, Wikimedia|Le Studio des Ursulines par LPLT — Travail personnel, CC BY-SA 3.0.jpeg]]

Cinéma Studio des Ursulines par LPLT CC BY-SA 3.0, Wikimedia

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Événement
1940
1940 — Cinéma Studio des Ursulines
p 82
L’histoire mouvementée du chef-d’œuvre de Jean Vigo, disparu en 1934 peu après avoir achevé le film, connaît un tournant essentiel avec la tentative de reconstitution d’une version fidèle de L’Atalante. En 1940, Henri Be …

L’histoire mouvementée du chef-d’œuvre de Jean Vigo, disparu en 1934 peu après avoir achevé le film, connaît un tournant essentiel avec la tentative de reconstitution d’une version fidèle de L’Atalante. En 1940, Henri Beauvais, nouveau détenteur des droits et ancien actionnaire de la Gaumont, propose une version qu’il estime la plus complète possible, projetée en première au Studio des Ursulines : il s’agit d’une reconstitution partielle, réalisée selon ses moyens, sous le titre et la musique originaux, bien que Beauvais ait lui-même contribué aux mutilations antérieures du film. Malheureusement, le négatif de cette copie est détruit pendant la guerre.

En 1950, Henri Langlois et la Cinémathèque française s’appuient sur la version Beauvais, qu’ils corrigent à partir de copies diverses retrouvées çà et là et grâce à des échanges avec l’entourage de Vigo. La qualité technique de cette restauration reste toutefois médiocre. Des versions successives sont publiées au fil des décennies, chaque fois enrichies de nouveaux éléments retrouvés ou restaurés, jusqu’à la version numérique 4K de 2017, présentée comme la plus aboutie et fidèle à l’esprit original de l’œuvre.![[Affiche du film L'Atalante|L'Atalante.jpg]]

Affiche du film L'Atalante

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Événement
1961
1961 — Café du Dôme
p 110
Au café du Dôme, Cléo (interprétée par Corinne Marchand) attend les résultats de son test pour savoir si elle est atteinte de cancer.
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Événement
1959
septembre 1959 — Tournage de À bout de souffle
p 116-117
Dans À bout de souffle (1960), Jean-Paul Belmondo (Michel) et Jean Seberg (Patricia) se retrouvent sur les Champs-Élysées, au milieu de la foule et des voitures. Patricia vend le journal New York Herald Tribune sous le s …

Dans À bout de souffle (1960), Jean-Paul Belmondo (Michel) et Jean Seberg (Patricia) se retrouvent sur les Champs-Élysées, au milieu de la foule et des voitures. Patricia vend le journal New York Herald Tribune sous le soleil, tandis que Michel, en cavale, la cherche parmi les passants. La caméra les suit dans la rue, en prise directe avec le réel, entre dialogues spontanés, regards échangés et pas pressés. Michel tente de convaincre Patricia de partir à Rome avec lui : elle hésite, il insiste, la conversation est vive et parfois drôle.

La scène, tournée en septembre 1959. capte la liberté du Paris des années 1960, filmée à la volée, sans mise en place classique. Belmondo s’inspire de Bogart, clope au bec, Patricia garde son accent américain et son fameux tee-shirt blanc. Leurs échanges, simples mais intenses, donnent à la promenade une force unique : tout semble possible pour ces deux jeunes, même fuir leur quotidien. Ce passage, devenu symbole de la Nouvelle Vague, révèle le charme brut et le naturel du duo sur la plus célèbre avenue de Paris.

Dans la scène on peut apercevoir le jadis cinéma UGC Normandie, fermé en 2024, ce que qui permet de la situer à sa proximité.![[À bout de souffle|À bout de souffle.jpeg]]

À bout de souffle

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Événement
1963
1963 — Église de Saint-Germain-de-Charonne
p 204, 212
Dans l’une des scènes les plus savoureuses du film de Georges Lautner Les Tontons Flingueurs (1963), les célèbres complices du défunt gangster — incarnés par Lino Ventura, Francis Blanche, Bernard Blier, Robert Dalban et …

Dans l’une des scènes les plus savoureuses du film de Georges Lautner Les Tontons Flingueurs (1963), les célèbres complices du défunt gangster — incarnés par Lino Ventura, Francis Blanche, Bernard Blier, Robert Dalban et Jean Lefebvre — se recueillent en prière dans l’église Saint‑Germain‑de‑Charonne. Leur jeune protégée, Patricia (Sabine Sinjen), fille du bandit disparu dont elle ignore les activités, se marie ce jour‑là à Auteuil avec Antoine Delafoy (Claude Rich), le fils, pour le moins original, du vice‑président du Fonds monétaire international.

![[Tontons Fligueurs 1963 Église Saint-Germain de Charonne.jpg|Tontons Fligueurs 1963 Église Saint-Germain de Charonne.jpg]]

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