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Couverture — Petite et grande histoire des rues de Paris
Bibliographie

Petite et grande histoire des rues de Paris

STÉPHANE Bernard
Albin Michel, 2000.
Livre
781 Fiches citant cet ouvrage
2000 Édition

Fiches citant cet ouvrage

781 fiches
Événement
1717
17 novembre 1717 — Maison de la nourrice de d'Alembert (et non au 21 comme l'indique un panneau erroné)
t1 p 240
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Événement
1822
Événement
1920
22 janvier 1920 — Demeure et atelier d'Amedeo Modigliani (à partir de 1917)
t1 p 155
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Événement
Événement
1887
30 mars 1887 — Théâtre Montparnasse-Montrouge/Théâtre Libre/Théâtre Naturaliste
t1 p 146
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Événement
1794
31 mars 1794 — Demeure de Camille Desmoulins (à partir de 1782)
t1 p 263
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Événement
1794
31 mars 1794 — Demeure de Camille Desmoulins (à partir de 1782)
t1 p 263
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Événement
1749
24 juillet 1749 — Demeure de Denis Diderot (de 1749 à 1754 chez la dame Chetel)
t1 p 119
Le 24 juillet 1749, des exempts de police se présentèrent au 3 de la rue de l'Estrapade. Ils cherchaient Diderot. Ils le trouvèrent. Denis Diderot venait de publier la Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient …

Le 24 juillet 1749, des exempts de police se présentèrent au 3 de la rue de l'Estrapade. Ils cherchaient Diderot. Ils le trouvèrent.

Denis Diderot venait de publier la Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient — un essai philosophique qui prenait la cécité comme point de départ pour démontrer que nos idées morales dépendent de nos sens, non d'une révélation divine. Dans la bouche d'un aveugle fictif mourant, il avait placé une négation de l'existence de Dieu. La censure royale n'avait pas apprécié.

Il fut conduit au château de Vincennes et y resta jusqu'en novembre 1749. L'emprisonnement fut relatif : il disposait d'une chambre, pouvait se promener dans le parc, recevoir des visites. Jean-Jacques Rousseau vint le voir. Sur le chemin de Vincennes, Rousseau eut la subite inspiration qu'il décrit dans ses Confessions comme une illumination — que la civilisation corrompt l'homme naturellement bon. La route de Vincennes vit naître, en quelques mois, à la fois les idées de Rousseau et l'entreprise encyclopédique.

Car Diderot, depuis 1746, travaillait pour le libraire Le Breton à traduire en français la Cyclopaedia de Chambers, encyclopédie anglaise. En prison, il convainquit ses associés de transformer ce projet modeste en quelque chose d'immense : une encyclopédie nouvelle, raisonnée, qui rassemblerait tout le savoir de son siècle. Le premier tome parut en 1751. Le vingt-huitième, en 1772.

L'arrestation du 24 juillet 1749 n'avait pas voulu faire une Encyclopédie. C'est pourtant ce qu'elle produisit.

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Événement
1943
9 juin 1943 — Station de métro La Muette
t1 p 152
Arrestation par Kramer, chef de l'Abwehr, du Charles Delestraint, trahi par Hardy ; il sera assassiné à Dachau
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Événement
1914
31 juillet 1914 — Café À la Chope du Croissant
t1 p 244
Le 31 juillet 1914, Raoul Villain tira deux coups de feu à travers la fenêtre du café du Croissant et tua Jean Jaurès. Villain fut acquitté cinq ans plus tard. En 1936, des miliciens anarchistes l'exécutèrent à Ibiza. Ja …

Le 31 juillet 1914, Raoul Villain tira deux coups de feu à travers la fenêtre du café du Croissant et tua Jean Jaurès. Villain fut acquitté cinq ans plus tard. En 1936, des miliciens anarchistes l'exécutèrent à Ibiza.

Jaurès avait passé sa dernière journée à courir Paris. Il avait rencontré le matin des socialistes allemands pour tenter d'organiser une riposte internationale à la guerre qui s'annonçait. Il avait rédigé un article pour L'Humanité. Il dîna avec des collaborateurs au café du Croissant, 146 rue Montmartre, dans le 2e arrondissement, au coin de la rue du Croissant, à deux pas des bureaux du journal qu'il avait fondé en 1904. C'était le soir du 31 juillet 1914.

Vers 21h40, Raoul Villain, vingt-neuf ans, nationaliste, s'approcha de la fenêtre ouverte du café. Il tira deux coups de revolver. Jaurès, frappé à la tête, mourut en quelques minutes. Villain fut arrêté sur place.

La France ordonna la mobilisation générale le lendemain.

Villain attendit cinq ans en prison avant d'être jugé. Le 29 mars 1919, le jury des assises de la Seine l'acquitta. Le tribunal condamna la veuve de Jaurès aux dépens. Des émeutes éclatèrent devant le palais de justice.

Après l'acquittement, Villain voyagea. Il finit par s'établir à Ibiza, dans les Baléares. En septembre 1936, au début de la guerre civile espagnole, des miliciens anarchistes le capturèrent et l'exécutèrent.

Jaurès avait cinquante-quatre ans. Sa mort, la veille de la mobilisation, laissa la SFIO sans son seul dirigeant capable de s'opposer à l'Union sacrée. La gauche socialiste vota les crédits de guerre.

Le café du Croissant est toujours au 146 rue Montmartre. Une plaque rappelle l'événement.

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Événement
1890
1890 — Atelier de Pierre Bonnard/Atelier d'Édouard Vuillard/Atelier de Maurice Denis/Atelier d'Aurélien Lugné-Poë
t1 p 283-284
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Événement
1830
1 juillet 1830 — Atelier de Camille Corot
t1 p 367
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Événement
Date imprécise — Comédie Française/Atelier de Jacques-Louis David/Ateliers d'Horace Vernet
t1 p 367
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Événement
1897
1897 — Castel Béranger/Maison des Diables/Atelier de Paul Signac/Bâtiment remarquable
t1 p 192
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Événement
1897
Événement
Événement
1906
1906 — Cité des Fusains/Atelier d'André Derain/Cité d'artistes
t1 p 361
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Événement
1885
1885 — Atelier d'Henri de Toulouse-Lautrec
t1 p 361
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Événement
1789
1789 — Atelier de Claude Joseph Vernet
t1 p 367
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Événement
1913
1913 — Cité des Fusains/Atelier de Pierre Bonnard/Cité d'artistes
t1 p 361
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Événement
Date imprécise — Atelier de Camille Corot
t1 p 56
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Événement
1902
1902 — La Ruche/Cité d'artistes
t1 p 98
Ateliers d'artistes conçus par Eiffel pour le "pavillon de la Femme" de l'Exposition universelle de 1900 ; sa réimplantation ici est financée par Jean Boucher, sculpteur et mécène
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Événement
1917
1917 — Siège du Secours mutuel des cuisiniers de France/Atlantes remarquables
t1 p 327
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Événement
1894
12 février 1894 — Hôtel Terminus (de 1889)/Attentat anarchiste
t1 p 321
L'attentat du café Terminus est une attaque à la bombe menée le 12 février 1894 par le militant anarchiste Émile Henry contre la clientèle du café Terminus. Entrepris pendant la période que l'opinion publique appelle l'È …

L'attentat du café Terminus est une attaque à la bombe menée le 12 février 1894 par le militant anarchiste Émile Henry contre la clientèle du café Terminus. Entrepris pendant la période que l'opinion publique appelle l'Ère des attentats (1892-1894), il est connu pour être l'un des premiers attentats de terrorisme de masse et modernes de l'histoire et pour la déclaration que fait Henry lors de son procès, considérée comme un élément fondateur de cette forme de terrorisme.

À la suite du vote des lois scélérates, la répression de janvier et février 1894 et l'exécution d'Auguste Vaillant sans qu'il soit gracié par Sadi Carnot, ce dernier devient un ennemi symbolique de l'ensemble du mouvement anarchiste, qui voit en lui le principal responsable des persécutions les touchant.

Le 12 février 1894, vers neuf heures du soir, Émile Henry, un jeune homme de 21 ans, entre dans le café de l’hôtel Terminus, tout près de la gare Saint-Lazare. Il porte dans la poche de son pardessus une bombe à main. L’établissement est plein : on y dîne, on y boit, on écoute l’orchestre, on profite de la chaleur et de la lumière avant de reprendre un train ou de rentrer chez soi.

Henry a renoncé à s’en prendre au président de la République, Sadi Carnot, l'Élysée est trop bien gardé, et a choisi ce lieu précisément parce qu’il y a du monde. Il allume la mèche avec son cigare, lance la bombe vers les musiciens et sort aussitôt. L’explosion fracasse glaces et boiseries, renverse les tables, blesse une quinzaine de personnes et en tue une. Dans la panique, un garçon de café et des passants se lancent à sa poursuite ; il tire au revolver, mais il est rapidement maîtrisé et arrêté non loin de là.

L’attentat du café Terminus s’inscrit dans ce que la presse appellera l’« ère des attentats », une vague d’actions violentes menées par des anarchistes contre une société jugée corrompue et inégalitaire. Lors de son procès, Émile Henry revendique pleinement son geste, visant non plus des responsables identifiés, mais la foule elle‑même, symbole à ses yeux d’un ordre social à abattre. Cet épisode marque l’un des premiers attentats de masse de l’histoire contemporaine et frappe durablement les esprits par son caractère froidement indiscriminé.

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Événement
1830
1830 — Demeure d'Honoré de Balzac (à partir de 1828)
t1 p 68
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Événement
1841
1841 — Maison de Balzac/Demeure d'Honoré de Balzac/Musée Balzac
t1 p 296-297
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Événement
1795
5 octobre 1795 — Auberge du Cadran Bleu (ancienne Hure d'Or)/Séjour de Napoléon Bonaparte
t1 p 169-170
Barras fait appel à Bonaparte, faute de Barthélemy Joubert d'abord choisi mais qui venait de se faire tuer à la bataille de Novi, pour mater l'insurrection présentée comme royaliste, mais seulement manipulée par eux
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Événement
1786
1786 — Barrière des Bons-hommes/Barrière de la Conférence/Barrière de Passy/Barrière de Versailles/Mur des Fermiers généraux
t1 p 73
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Événement
1786
1786 — Barrière de la Glacière/Barrière de Lourcine ou de l'Ourcine (pendant la Révolution)/Barrière de Gentilly/Mur des Fermiers généraux
t1 p 153
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Événement
1927
1927 — Maisons cubistes en béton/Bâtiment remarquable
p t1 p 223
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Événement
1631
30 mai 1631 — Maison du Grand Coq/Siège du journal "La Gazette de France"
t1 p 353
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Événement
Événement
1715
1715 — Cabaret des Marronniers (créé par Ruelle)/Cabaret du Tambour Royal
t1 p 324
Cabaret de la Courtille du Temple, devenu en 1758 le Tambour Royal de Ramponneau ; si fameux que "ramponner" était devenu synonyme de "faire la fête" ; il est repris par le fils Ramponneau en 1760
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Événement
1715
1715 — Cabaret des Marronniers (créé par Ruelle)/Cabaret du Tambour Royal
t1 p 324
Cabaret de la Courtille du Temple, devenu en 1758 le Tambour Royal de Ramponneau ; si fameux que "ramponner" était devenu synonyme de "faire la fête" ; il est repris par le fils Ramponneau en 1760
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Événement
1914
1914 — Cabaret Les tréteaux de Tabarin/Cabaret de la Lune Rousse
t1 p 284
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Événement
1840
1840 — Cabaret de La Bolée
t1 p 167-168
![[Caveau de la Bolée|25-rue-de-l-hirondelle.WebHome@Caveau de la Bolée, rue de l'Hirondelle, Agence Rol, 1932 BnF.JPEG]]Le Caveau de la Bolée, Agence ROI, 1932. BnF![[Le cabaret artistique de la Bolée|25-rue-de-l-hirond …

Le Caveau de la Bolée, Agence ROI, 1932. BnF

Le cabaret artistique de la Bolée, dessin de A. Délage, s.d.

Bar à l’histoire singulière, situé au 25 rue de l’Hirondelle, il a porté plusieurs noms au fil des décennies : La Bolée, le Caveau de la Bolée, puis La Vénus Noire, en hommage à Jeanne Duval, la muse et compagne de Charles Baudelaire. Ce lieu discret, doté d’une cave voûtée remontant à la fin du XIIIe siècle, a vu défiler plusieurs générations d’artistes et de poètes, dont Charles Baudelaire et Jeanne Duval eux-mêmes, mais aussi Paul Verlaine, Oscar Wilde, Gabriele d’Annunzio et Arthur Rimbaud. Le bar est cité dans les mémoires littéraires et évoqué dans les récits de Francis Carco et Pierre Mac Orlan.

La date d’ouverture du cabaret reste incertaine mais vraisemblablement antérieure à 1850. En 2020, le lieu rouvre ses portes, adoptant désormais le nom "L’Hirondelle", en référence à sa rue d’implantation, dans le quartier Saint-Michel au cœur du VIe arrondissement de Paris. Mais sa reinaissance a été de courte durée et il a dû fermer ses portes en 2023.

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Événement
1878
1878 — Cabaret La Grande Pinte/Cabaret L'Âne Rouge
t1 p 365
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Événement
1949
1949 — Cabaret de La Contrescarpe
t1 p 87
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Événement
1914
1914 — Cabaret de La Pie qui chante
t1 p 244
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Événement
1842
1842 — Café du Luxembourg/Café Tabourey/Café littéraire
t1 p 315
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Événement
1359
1359
t1 p 287
Canal qui divisait l'île pour servir de fossé à l'enceinte de Charles V ; construction de la tour Loriot
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Événement
1910
1910 — Cabaret Le Lapin Agile (tenu par Frédé puis par Paulo)
t1 p 336-337
Canular de Roland Dorgelès, qui fait peindre une toile "excessiviste", signée Boronali, anagramme d'Aliboron, par l'âne Lolo avec sa queue ; les critiques d'art vont s'entre-déchirer...
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Événement
1850
1850 — Demeure de Cham
t1 p 257
Cénacle littéraire créé par le caricaturiste Cham ; auteur de dessins orduriers sur la Commune, reprenant entre autres le mythe des "pétroleuses"
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Événement
Événement
Événement
1794
28 juillet 1794 — Auberge du Cygne Rouge/Cachette de Jean-Baptiste Coffinhal-Dubail
t1 p 175
Coffinhal, qui a réussi à s'enfuit de l'Hôtel de Ville par une fenêtre, vient se réfugier dans une auberge après Thermidor ; mais il sera trahi, arrêté et exécuté le 5 août
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Événement
1662
1662 — Collège des Écossais
t1 p 65
Collège pour les étudiants fuyant les persécutions religieuses ; inscription FCE (Fief du Collège des Écossais)
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Événement
1896
1896 — Demeure de Pierre de Coubertin
t1 p 129
Colonialiste, raciste, eugéniste, sexiste, concevant le sport comme une préparation militaire ; beau palmarès pour l'initiateur des Jeux Olympiques modernes
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Événement
1793
10 juillet 1793 — Demeure de Marie-Rose Vernet/Cachette de Condorcet
t1 p 367
Dans les guides pressés, on lit que Condorcet, traqué sous la Terreur, se réfugia « chez la veuve du peintre Joseph Vernet ». L'erreur est tenace. Sa logeuse s'appelait Marie-Rose Boucher, veuve de Louis-François Vernet …

Dans les guides pressés, on lit que Condorcet, traqué sous la Terreur, se réfugia « chez la veuve du peintre Joseph Vernet ». L'erreur est tenace. Sa logeuse s'appelait Marie-Rose Boucher, veuve de Louis-François Vernet — un sculpteur mort en 1784. Elle tenait une maison meublée rue des Fossoyeurs — rue étroite qui descend de Saint-Sulpice vers le Luxembourg, aujourd'hui rue Servandoni.

Le 8 juillet 1793, la Convention décrète l'arrestation des députés girondins. Condorcet est du lot : le mathématicien, l'académicien, qui avait refusé de voter la mort du roi, est désormais hors la loi. Les scellés sont posés sur son logement d'Auteuil. Averti à temps, il ne peut plus rentrer. Deux médecins de son cercle, Pinel et Boyer, frappent à la porte de la rue des Fossoyeurs.

La scène, rapportée par Arago, mérite qu'on s'y arrête. « Madame, nous voudrions sauver un proscrit. – Est-il honnête homme, est-il vertueux ? – Oui, Madame. – En ce cas, qu'il vienne ! » Marie-Rose Vernet ne demande pas le nom de l'homme qu'elle recueille : elle ne veut pas savoir. Elle abrite ainsi, au n° 21 de la rue — l'actuel n° 15 —, un homme dont la tête est mise à prix.

Il y restera neuf mois. Dans cette chambre, tandis que l'échafaud fonctionne à plein régime, Condorcet écrit le plus optimiste des livres : l'Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain. Quand il parle de partir, elle le retient d'une phrase : « La Convention, Monsieur, a le droit de mettre hors la loi : elle n'a pas le pouvoir de mettre hors de l'humanité ; vous resterez ! »

Il finit pourtant par céder, non à la peur, mais au scrupule. Le 25 mars 1794, il quitte la rue des Fossoyeurs. Une auberge de Clamart, une omelette commandée avec une maladresse d'aristocrate — combien d'œufs ? une douzaine — et le soupçon fait le reste. Arrêté, jeté dans un cachot de Bourg-l'Égalité, l'ancien Bourg-la-Reine, on l'y trouve mort le lendemain, 29 mars 1794. Poison dans une bague, épuisement : on ne sait au juste.

L'Esquisse fait de l'histoire la marche continue vers la raison — philosophie idéaliste que Marx et Engels retourneront dans l'Idéologie allemande, en substituant au progrès des idées le mouvement des conditions matérielles. Condorcet croyait la raison invincible ; on venait de lui prouver le contraire dans un cachot de banlieue.

Sur la façade du n° 15 de la rue Servandoni, une plaque rappelle aujourd'hui le refuge. Elle ne dit pas que la femme qui prononça ces mots n'était pas la veuve d'un peintre fameux, mais celle, presque oubliée, d'un modeste sculpteur.

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Événement
1930
1930 — Usine Bréguet
t1 p 106
Construction des premiers hélicoptères, et du "Point d'interrogation" de Costes et Bellonte, l'avion qui traversera le premier l'Atlantique Nord dans le sens Est-Ouest
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Événement
1789
1 décembre 1789 — Hôtel meublé de la Tranquillité/Salon de Mme Permon/Demeure de Cristofano Saliceti
t1 p 128
Conventionnel proche de Robespierre, auteur du décret de rattachement de la Corse à la France
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Événement
Date imprécise — Cour de la Grâce de Dieu/Cabaret Desnoyers
t1 p 154
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Événement
1819
1819 — Couvent de l'Adoration perpétuelle du très saint sacrement/Demeure de Sophie Blanchard
t1 p 67
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Événement
1257
septembre 1257 — Petite Sorbonne/Collège de Calvy ou de Calvi (dont on peut voir le tracé dans la cour de la Sorbonne)
t1 p 273
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Événement
1788
1788 — Siège de la Société Polymathique
t1 p 251-252
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Événement
Événement
1878
5 octobre 1878 — Hôtel Boileau/Café "de la Rive gauche"/Premier Cercle des Hydropathes
t1 p 94
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Événement
Événement
1764
29 août 1764 — Waux-Hall de Torré (premier Waux-Hall, ou Wauxhall)/Waux-Hall d'Été
t1 p 305
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Événement
1643
30 juin 1643 — Demeure de Madeleine Béjart
t1 p 278
Le 30 juin 1643, la troupe de l’Illustre Théâtre est officiellement créée devant notaire au 6 rue de la Perle, à Paris. Parmi les signataires figurent Jean-Baptiste Poquelin (qui n’utilise pas encore le nom de Molière), …

Le 30 juin 1643, la troupe de l’Illustre Théâtre est officiellement créée devant notaire au 6 rue de la Perle, à Paris. Parmi les signataires figurent Jean-Baptiste Poquelin (qui n’utilise pas encore le nom de Molière), Madeleine Béjart, Joseph et Geneviève Béjart, ainsi que d’autres comédiens débutants. Madeleine Béjart, seule membre expérimentée, obtient le privilège de choisir ses rôles. Cette association marque le début de la carrière théâtrale de Poquelin, qui renonce alors à la charge de tapissier du roi. La troupe s’installe d’abord à Paris, puis tente sa chance à Rouen, avant de revenir dans la capitale. Malgré la protection du duc d’Orléans, la troupe fait face à de graves difficultés financières et à une forte concurrence. Les recettes sont faibles, les dettes s’accumulent, et la troupe doit changer plusieurs fois de lieu. En 1645, l’Illustre Théâtre est dissous après l’emprisonnement de Poquelin pour dettes, mais cette expérience sera déterminante pour la suite de sa carrière et l’histoire du théâtre français.

Sources

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Événement
1619
1619 — Maison natale de Cyrano de Bergerac
t1 p 95
Cyrano de Bergerac, le personnage réel, écrivain "libertin" au sens noble du terme c'est-à-dire "libre-penseur", philosophe humaniste qui fréquentait le cercle de Gassendi
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Événement
1304
1304
t1 p 132
[[Dante|doc:dante-alighieri.WebHome]] est élève ici en 1304, et [[Buridan|doc:jean-buridan.WebHome]] professeur de philosophie en 1330 ; professeurs et étudiants viennent de différentes régions : Normandie, France, Angle …

Dante est élève ici en 1304, et Buridan professeur de philosophie en 1330 ; professeurs et étudiants viennent de différentes régions : Normandie, France, Angleterre, Picardie...

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Événement
1644
1 janvier 1644 — Salle de Gallois du Mestayer (emplacement de l'entrée)/Salle des Métayers
t1 p 278
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Événement
Événement
Événement
Événement
1963
10 octobre 1963 — Demeure d'Édith Piaf
t1 p 198
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Événement
1877
Événement
1890
1890 — Demeure d'Erik Satie (surnommée "le placard")
t1 p 88
Demeure d'Erik Satie, compositeur de "Gnossiennes", "Airs à faire fuir" et "Danses de travers" ; transformée en petit musée
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Événement
1846
Événement
Date imprécise — Demeure d'Émile Ollivier
t1 p 103
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Événement
Date imprécise — Demeure d'Auguste Blanqui
t1 p 226
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Événement
1939
1939 — Demeure de Charles Maurras
t1 p 52
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Événement
Date imprécise — Demeure de Charlotte de Latour
t1 p 253
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Événement
1864
1864 — Demeure de Jean-François Millet/Demeure d'Alexandre Cabanel
t1 p 201
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Événement
1672
1672 — Hôtel des Ursins/Demeure de Jean Racine
t1 p 75
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Événement
1672
1672 — Hôtel des Ursins/Demeure de Jean Racine
t1 p 75
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Événement
1846
Événement
Date imprécise — Demeure de Frédérick Lemaître
t1 p 304
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Événement
Date imprécise — Folie Clairon/Demeure de Mlle Clairon
t1 p 283
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Événement
1765
1765 — Demeure de Joseph de Lalande
t1 p 331
Auteur d'une célèbre carte astronomique ; il calcula la distance Terre-Lune.
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Événement
Date imprécise — Demeure de Louis Pergaud
t1 p 119-120
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Événement
1826
1826 — Hôtel de Brouilly/Demeure de Jean Anthelme Brillat-Savarin
t1 p 128
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Événement
1791
1791 — Demeure de Jean Anthelme Brillat-Savarin
t1 p 49
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Événement
Événement
1859
1859 — Demeure de Jules Barbey d'Aurevilly
t1 p 265
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Événement
1913
1913 — Demeure d'Alain-Fournier
t1 p 68
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Événement
1759
1759 — Demeure de Giacomo Casanova de Seingalt
t1 p 310
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Événement
1922
9 janvier 1922 — Demeure d'Ernest Hemingway
t1 p 65
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Événement
Date imprécise — Demeure de Jean Richepin
t1 p 201
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Événement
1913
1913 — Hôtel de Marsilly/Demeure de Marcelle Tinayre
t1 p 82
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Événement
1844
1844 — Maison de Clotilde/Chapelle de l'Humanité (de 1905)
t1 p 275
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Événement
Événement
1840
1840 — Demeure de la famille Sanson
t1 p 10
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Événement
Événement
1830
mai 1830 — Demeure de Victor Hugo (dans ce qui est alors la seule maison de la rue)
t1 p 173
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Événement
1652
1652 — Demeure de Mme de Maintenon
t1 p 338-339
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Événement
1838
1838 — Demeure de Marceline Desbordes-Valmore
t1 p 102-103
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Événement
1836
1836 — Demeure d'Alphonse de Lamartine
t1 p 319
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Événement
1848
Événement
1672
1672 — Demeure de Mme de Sévigné
t1 p 118
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Événement
1795
1795 — Demeure de Mme Récamier et de François-Joseph Talma
t1 p 217-218
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Événement
Événement
Date imprécise — Demeure d'Alexandre Cabanel/Demeure de Charles Gounod
t1 p 201
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Événement
1863
1863 — Demeure de Paul Verlaine (chez ses parents)
t1 p 205
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Événement
1851
1851 — Demeure de Paul Verlaine (le n° 2 est parfois cité par erreur)
t1 p 257
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Événement
Événement
1826
Événement
1626
1626 — Demeure de Théophraste Renaudot
t1 p 353
Demeure de Théophraste Renaudot, fondateur du journalisme en France, qui publie en 1612 registres d'adresses et petites annonces ; feuille récupérée par Richelieu
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Événement
Événement
1871
1 octobre 1871 — Hôtel Rousseau/Demeure de Victor Hugo
t1 p 202
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Événement
1898
21 décembre 1898 — Demeure de Pierre et Marie Curie
t1 p 153
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Événement
1850
Événement
Événement
Date imprécise — Demeure de François-Joseph Talma
t1 p 318
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Événement
Événement
Événement
Événement
Événement
Événement
Événement
Événement
1849
juillet 1849 — Demeure d'Hector Berlioz
t1 p 187
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Événement
Date imprécise — Demeure de Caran d'Ache
t1 p 165
Demeure du dessinateur humoristique Caran d'Ache ; nom qui signifie "crayon" en russe. Auteur du fameux double dessin à propos de l'affaire Dreyfus : "Surtout, n'en parlons pas !"... "Ils en ont parlé"
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Événement
Événement
Date imprécise — Demeure d'Armand du Plessis (futur cardinal-duc de Richelieu)
t1 p 49
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Événement
Date imprécise — Demeure du maréchal Joffre
t1 p 194
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Événement
1775
1775 — Hôtel d'Aguesseau/Demeure de Gilbert du Motier de La Fayette
t1 p 345
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Événement
Date imprécise — Demeure de Louis Antoine de Bougainville
t1 p 359
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Événement
Date imprécise — Demeure de Jean-Martin Charcot
t1 p 359-360
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Événement
Date imprécise — Demeure d'Horace Vernet
t1 p 367
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Événement
1902
Événement
1675
1675 — Résidence du Champ l'Évêque/Folie Regnault de Wandonne
t1 p 277
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Événement
Date imprécise — Demeure d'Hippolyte Taine
t1 p 26
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Événement
1848
Événement
1912
1912 — Demeure de Jules Supervielle
t1 p 197
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Événement
1852
1852 — Demeure de Gérard de Nerval
t1 p 217
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Événement
1953
1953 — Demeure de Jacques Prévert
t1 p 371
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Événement
Date imprécise — Demeure de Jean-François de La Harpe
t1 p 244
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Événement
Événement
Événement
1917
1917 — Demeure et atelier de Gen Paul
t1 p 182
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Événement
Date imprécise — Hôtel Martigny/Demeure de Pablo Ruiz Picasso (présumée)
t1 p 26
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Événement
Événement
1789
13 juillet 1789 — Demeure d'Edmond Louis Alexis Dubois-Crancé (de 1784 à 1799)
t1 p 240
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Événement
1897
1897 — Atelier d'Henri de Toulouse-Lautrec
t1 p 139
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Événement
Événement
1906
1 février 1906 — Demeure d'Émile Loubet/Atlantes remarquables
t1 p 97
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Événement
1644
1 décembre 1644 — Jeu de paume de la Croix Noire
t1 p 22 & 278
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Événement
1644
1 décembre 1644 — Jeu de paume de la Croix Noire
t1 p 22 & 278
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Événement
Événement
1851
1851 — Église catholique arménienne Ste Croix (ancienne église St Jean-St François)
t1 p 77
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Événement
1933
1933 — Église St Séraphin de Sarov
t1 p 204
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Événement
1720
Événement
1818
1818 — Cabinet de lecture fréquenté par Honoré de Balzac/Enseigne remarquable
t1 p 61
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Événement
1871
1871 — Hôtel de Mgr Dupanloup
t1 p 67
Évêque qui contestait le dogme de l'infaillibilité du pape mais qui s'opposa, à l'Académie française dont il était membre, à l'élection de Littré, Taine ou Renan ; une célèbre chanson anticléricale fut composée en son "h …

Évêque qui contestait le dogme de l'infaillibilité du pape mais qui s'opposa, à l'Académie française dont il était membre, à l'élection de Littré, Taine ou Renan ; une célèbre chanson anticléricale fut composée en son "honneur"

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Événement
1871
18 mars 1871 — Jardin de la veuve d'Eugène Scribe/Poste de la Garde nationale de la rue des Rosiers
t1 p 83-84
Exécution des généraux Claude Lecomte et Jacques Clément-Thomas ; le premier pour avoir donné l'ordre de tirer sur le peuple, le second en tant que massacreur de Juin 1848 Dans l'après-midi, Lecomte est transféré du Chât …

Exécution des généraux Claude Lecomte et Jacques Clément-Thomas ; le premier pour avoir donné l'ordre de tirer sur le peuple, le second en tant que massacreur de Juin 1848

Dans l'après-midi, Lecomte est transféré du Château Rouge au 36 rue du Chevalier de la Barre — l'ancien jardin de la veuve d'Eugène Scribe, devenu le poste de commandement des bataillons montmartrois. C'est là que tout bascule.

Un homme en civil est amené dans la cour au même moment : le général Jacques Clément-Thomas, reconnu sur un boulevard alors qu'il inspecte des barricades. Son nom suffit à enflammer la foule. Commandant de la Garde nationale pendant le siège, il est surtout dans les mémoires populaires comme l'homme de juin 1848 — l'officier qui avait participé à l'écrasement sanglant de l'insurrection ouvrière, faisant des milliers de morts dans les faubourgs. Vingt-trois ans de rancœur remontent d'un coup.

Les officiers fédérés présents — dont Théophile Ferré et Nicolas Garcin — tentent de contenir la foule et d'organiser un semblant de jugement. Clemenceau, prévenu, accourt mais n'arrive pas à temps. Un capitaine garibaldien, Herpin-Lacroix, risque sa vie pour s'interposer dans le couloir. En vain. La foule force l'entrée du jardin. Les deux généraux sont poussés dans la cour et fusillés — Clément-Thomas d'abord, Lecomte ensuite. Parmi les tireurs se trouvent des soldats du 88e, ceux-là mêmes que Lecomte avait fait enfermer le matin.

La propagande versaillaise fera de cet acte le symbole de la barbarie communarde. Les historiens ont depuis établi qu'il fut le fait d'une foule incontrôlée — et non d'une décision du Comité central, qui n'en fut informé qu'après coup.

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Événement
1783
15 octobre 1783 — Folie Titon/Manufacture de papiers-peints Réveillon (de 1763)/Lieu du premier vol humain (vol captif)
t1 p 355
Fabrication de la Montgolfière, et essais par Jean-François Pilâtre de Rozier en vol captif ; dans la manufacture de papiers peints Réveillon, qui comptait alors 350 ouvriers
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Événement
Date imprécise — Musée du Compagnonnage
t1 p 212-213
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Événement
1766
1766 — Folie Boutin/Premier Tivoli
t1 p 321-322
Folie Boutin, nommée Tivoli en référence au jardin de la villa d'Este, située dans la ville de Tivoli en Italie. Elle sera transformée en parc d'attraction en 1795 Au cœur du faubourg Saint‑Lazare, entre les actuelles ru …

Folie Boutin, nommée Tivoli en référence au jardin de la villa d'Este, située dans la ville de Tivoli en Italie. Elle sera transformée en parc d'attraction en 1795

Au cœur du faubourg Saint‑Lazare, entre les actuelles rues de Clichy et Saint‑Lazare, Simon‑Charles Boutin, receveur général des finances, fit naître vers 1766 l’une des plus célèbres folies de Paris : la Folie Boutin, qu’il baptisa Tivoli. Sur près de huit hectares, il façonna un jardin merveilleux, composé de bosquets, de fausses ruines, de grottes et de lacs parsemés d’îlots. Trois styles s’y entremêlaient — français, anglais et italien —, évoquant le raffinement cosmopolite du siècle des Lumières. L'entrée principale se trouvait au 66-106 rue Saint-Lazare, et une deuxième fut ouverte au n. 27 de la rue de Clichy.

Chaque jeudi, Boutin recevait peintres, savants et courtisans dans un pavillon orné de statues et de sarcophages rapportés d’Italie. Le soir, dans le scintillement des lanternes, les rires se perdaient au milieu des charmilles tandis que la baronne d’Oberkirch notait « les surprises à chaque pas » de ce décor d’opéra.

Mais la Révolution balaya la rêverie. Boutin, compromis par son séjour en Angleterre, fut guillotiné en juillet 1794, et sa propriété confisquée. Dès 1795, Tivoli rouvrit en parc d’attractions où les Ruggieri firent jaillir des feux d’artifice et où s’élevèrent les premiers aérostats. Sous le Directoire, plus de dix mille promeneurs s’y pressaient chaque dimanche.

Premier véritable « parc de loisirs » parisien, la Folie Boutin marqua la rencontre du faste aristocratique et du plaisir populaire — un Tivoli à la française, disparu mais rêvé encore dans les ruelles du 9e arrondissement.

Jardins de Tivoli et de Richelieu

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Événement
1828
1828 — Fontaine Gaillon (elle remplace la fontaine d'Antin, ou Louis le Grand)
t1 p 144
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Événement
1630
1630 — Collège de Dormans-Beauvais
t1 p 95
François Xavier y est professeur de Philosophie ; Cyrano de Bergerac, Boileau, les frères Perrault et Claude-Nicolas Ledoux, entre autres, y firent leurs études
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Événement
Événement
1884
1884 — Galerie d'art Georges Petit (de 1882)
t1 p 340
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Événement
Événement
1871
29 mai 1871 — Chantier de marchand de bois de Casimir Henricy/Cachette de Jean Baptiste Clément
t1 p 171
Henricy cache Jean Baptiste Clément et d'autres Communards sur son chantier de bois ; Clément y restera jusqu'au 10 août ; il écrit ici sa "Semaine sanglante" et un cinquième couplet du Temps des cerises : "Quand il revi …

Henricy cache Jean Baptiste Clément et d'autres Communards sur son chantier de bois ; Clément y restera jusqu'au 10 août ; il écrit ici sa "Semaine sanglante" et un cinquième couplet du Temps des cerises : "Quand il reviendra..."

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Événement
Date imprécise — Hôtel de Lucien Bonaparte
t1 p 310
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Événement
1789
1789 — Hôtel des États-Unis/Demeure de Louis Antoine de Saint-Just
t1 p 143
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Événement
Événement
1793
11 juillet 1793 — Hôtel de la Providence (chambre n° 7, au n° 17 selon certains)
t1 p 166
Le 11 juillet 1793, une voyageuse descend de la diligence de Caen et retient une chambre pour cinq nuits. Elle n'en occupera que deux. Il est environ midi, ce jeudi 11 juillet 1793, quand la voiture des Messageries s'arr …

Le 11 juillet 1793, une voyageuse descend de la diligence de Caen et retient une chambre pour cinq nuits. Elle n'en occupera que deux.

Il est environ midi, ce jeudi 11 juillet 1793, quand la voiture des Messageries s'arrête rue Notre-Dame-des-Victoires. En descend une jeune femme de vingt-quatre ans, arrivée de Caen. Elle s'appelle Marie-Anne Charlotte de Corday d'Armont. Un employé des Messageries lui glisse une adresse toute proche : « Mme Grollier tient l'hôtel de la Providence, rue des Vieux-Augustins, 19. »

Quelques centaines de mètres à pied, et la voici devant la maison. C'est aujourd'hui la rue Hérold, une courte voie du 1er arrondissement ; sous la Révolution, elle porte encore le vieux nom de rue des Vieux-Augustins. La tenancière lui donne la chambre n° 7, au premier étage, sur la rue : une pièce assez vaste, un lit, un secrétaire, des rideaux blancs et rouges. Corday y pose son maigre bagage et ne prévient personne de sa présence dans Paris.

Elle est venue avec une idée fixe. Girondine de cœur, révoltée par la chute de la Gironde, elle a fait le voyage pour frapper l'homme qu'elle tient pour responsable des massacres : Jean-Paul Marat, député à la Convention, la plume de L'Ami du peuple. De sa chambre, elle rayonne dans le quartier. Elle porte à Lauze Duperret les lettres dont l'a chargée Barbaroux ; elle tente d'approcher Marat une première fois sans y parvenir.

Le samedi 13 juillet au matin, elle sort. Sous les galeries de bois du Palais-Royal, chez un coutelier, elle achète un couteau à manche noir — une lame de cuisine, pour quelques dizaines de sous. Elle revient chambre n° 7, attend, écrit. Le soir, elle se fait conduire chez Marat, rue des Cordeliers — l'actuelle rue de l'École-de-Médecine. Éconduite deux fois, elle insiste : elle apporte, dit-elle, des nouvelles de Caen. Marat, malade, la reçoit dans sa baignoire. Elle le frappe une seule fois, en pleine poitrine. Il meurt presque aussitôt. On l'arrête sur place.

Charlotte Corday ne reverra jamais la chambre n° 7. Le 17 juillet, elle monte à l'échafaud. Ses cinq nuits réservées rue des Vieux-Augustins se seront réduites à deux.

La maison, elle, a survécu un siècle à la scène. La rue des Vieux-Augustins fut redécoupée et rebaptisée rue Hérold en 1881 ; l'ancien n° 19 devint le n° 14. L'hôtel de la Providence n'accueillait plus de voyageurs — il servait, dit-on, d'entrepôt d'archives de la Caisse d'épargne — quand on le démolit en 1893. La chambre d'où une jeune femme de Caen avait rêvé d'infléchir le cours de la Révolution avait fini en réserve de paperasses — puis en rien du tout.

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Événement
Date imprécise — Demeure de Leandro Fernández de Moratín
t1 p 355
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Événement
Événement
1927
1927 — Siège de la Banque coloniale/Bâtiment remarquable
t1 p 234
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Événement
1915
Événement
1900
1900 — Bâtiment remarquable (style Art nouveau, sculptures de la façade)
t1 p 292
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Événement
1901
1901 — Bâtiment remarquable (style Art nouveau, sculptures de la façade et du porche)
t1 p 292
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Événement
Date imprécise — Immeubles industriels du 19ème siècle
t1 p 355-356
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Événement
Événement
1791
1791 — Demeure et imprimerie de Restif de la Bretonne
t1 p 56
Imprimerie de Nicolas Edme Restif de la Bretonne, le "Rousseau du ruisseau", auteur du "Paysan perverti"
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Événement
1893
12 avril 1893 — Montagnes russes/Olympia
t1 p 62-63
Le 12 avril 1893, au 28 boulevard des Capucines, Joseph Oller inaugure l'Olympia — deux mille places, une salle en acier et en velours, et pour l'ouverture, des acrobates, des travestis, La Goulue qui danse le cancan. To …

Le 12 avril 1893, au 28 boulevard des Capucines, Joseph Oller inaugure l'Olympia — deux mille places, une salle en acier et en velours, et pour l'ouverture, des acrobates, des travestis, La Goulue qui danse le cancan. Tout le Paris qui compte est là. On vient voir ce que cet homme a encore inventé.

Car Oller est un inventeur compulsif. Catalan de naissance, arrivé à Paris enfant, il a fondé le pari mutuel aux courses, ouvert les Montagnes Russes boulevard des Capucines — à cet emplacement même —, puis le Moulin Rouge en 1889 avec Charles Zidler, au pied de la Butte. L'Olympia est son projet le plus ambitieux : le premier music-hall de Paris au sens moderne du terme, un lieu où tous les genres se côtoient dans la même soirée — chanson, danse, cirque, spectacle de variétés.

L'architecte Léon Carle a construit la salle sur les fondations en acier des anciennes Montagnes Russes, fermées l'année précédente par le préfet de police qui craignait l'incendie. Le bâtiment est moderne, fonctionnel, conçu pour le spectacle de masse. L'entrée, sous la grande enseigne lumineuse du boulevard des Capucines, deviendra l'une des images les plus reconnaissables de Paris.

Le succès est immédiat puis décline. Dans les années 1920, l'Olympia se convertit en cinéma. Il faudra attendre 1954 et Bruno Coquatrix pour que la salle retrouve sa vocation musicale. Brel, Piaf, les Beatles, les Rolling Stones, Dalida — le music-hall d'Oller deviendra le temple de la chanson française et du rock international. Son nom reste au fronton, boulevard des Capucines, à l'endroit exact où un Catalan de Paris a eu l'idée, en 1893, de mettre des acrobates et La Goulue sur la même scène.

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Événement
1900
Événement
1892
22 mai 1892 — Bourse du Travail
t1 p 79
Inauguration de la nouvelle Bourse du Travail, transférée de la rue Jean-Jacques Rousseau suite au premier congrès de la Fédération des bourses du travail, le 7 février 1892
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Événement
1811
7 juillet 1811 — Conservatoire national de Musique
t1 p 335
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Événement
1897
4 mai 1897 — Bazar de la Charité
t1 p 173
Incendie du Bazar de la Charité, aménagé dans un hangar en bois et toile, lors d'une projection de cinéma dont le projecteur s'enflamme. Il fait 126 victimeset 250 blessés. La chapelle de la Consolation est construite su …

Incendie du Bazar de la Charité, aménagé dans un hangar en bois et toile, lors d'une projection de cinéma dont le projecteur s'enflamme. Il fait 126 victimeset 250 blessés. La chapelle de la Consolation est construite sur l'emplacement

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Événement
1730
20 mars 1730 — Hôtel de Sommery
t1 p 52
Adrienne Lecouvreur meurt le 20 mars 1730, à quarante ans, dans son appartement de la rue des Fossés-Saint-Germain. Elle était la plus grande actrice de la Comédie-Française, admirée de toute l'Europe, maîtresse du maréc …

Adrienne Lecouvreur meurt le 20 mars 1730, à quarante ans, dans son appartement de la rue des Fossés-Saint-Germain. Elle était la plus grande actrice de la Comédie-Française, admirée de toute l'Europe, maîtresse du maréchal Maurice de Saxe. Le curé de Saint-Sulpice refuse de lui accorder les sacrements — elle n'a pas renoncé à sa profession de comédienne, état d'infamie aux yeux de l'Église. Sans sacrements, pas de sépulture chrétienne.

Le corps est donc emporté nuitamment, sans cérémonie, sans croix, sans nom. On l'enterre à la sauvette dans un terrain vague du faubourg Saint-Germain, côté rue de Grenelle, chaulé comme un indigent. Maurice de Saxe n'est pas là — il est reparti aux armées. Voltaire, lui, est présent. Il ne pardonnera pas.

Il tire de ce scandale l'une de ses pièces de combat les plus cinglantes, comparant le sort réservé à Lecouvreur à celui d'une actrice anglaise, Anne Oldfield, enterrée à Westminster avec les honneurs. La France, écrit-il en substance, couvre d'honneurs ses guerriers et jette ses artistes à la voirie. L'affaire Lecouvreur devient un des premiers épisodes du long procès des philosophes contre l'Église et l'intolérance.

Un siècle plus tard, Scribe et Legouvé en feront un drame à succès. Sarah Bernhardt y jouera Adrienne. La rue de Grenelle a oublié la fosse. Voltaire, lui, n'avait pas oublié.

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Événement
1673
21 février 1673 — Cimetière St Joseph
t1 p 244
Dans la nuit du 21 février 1673, Paris accompagne Molière à sa dernière demeure… à reculons. Mort le 17, le comédien a aussitôt posé un problème au clergé : acteur, donc réputé pécheur public, il n’a pas reçu les sacreme …

Dans la nuit du 21 février 1673, Paris accompagne Molière à sa dernière demeure… à reculons. Mort le 17, le comédien a aussitôt posé un problème au clergé : acteur, donc réputé pécheur public, il n’a pas reçu les sacrements dans les formes. Le curé refuse d’abord la sépulture chrétienne. Armande, sa veuve, multiplie démarches et supplications, et l’archevêque finit par accepter un compromis : Molière sera enterré, mais de nuit, sans pompe, au cimetière Saint‑Joseph, près de sa maison.

La scène principale de ce 21 février, c’est donc ce convoi réduit, presque à la sauvette, pour l’un des plus grands auteurs du royaume. Quelques proches, quelques torches, une cérémonie minimale : on rit de Molière dans tout Paris, mais on hésite encore à lui ouvrir les portes du cimetière comme à n’importe quel bon chrétien. L’humiliation frappe les esprits : la gloire littéraire ne protège pas de la méfiance des dévots.

La leçon n’échappe pas à Jean de La Fontaine. Ami de Molière, lui aussi réputé peu fervent, volontiers libertin, il comprend qu’un écrivain peut finir discuté jusqu’au bord de la fosse. Dans les jours qui suivent, il se rapproche de l’Église, accepte direction de conscience et gestes de pénitence : une manière de s’assurer, le moment venu, des obsèques moins problématiques que celles de son ami.

Ainsi, autour de ce 21 février 1673, deux destins se croisent : Molière, emportant avec lui l’image de l’artiste en marge, et La Fontaine, qui choisit de composer avec l’ordre religieux. Au Grand Siècle, on peut se moquer des hommes… mais il vaut mieux éviter de mourir en querelle ouverte avec le curé.

Lettre manuscrite au Père Boyvin concernant l'enterrement nocturne de Molière

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Événement
1832
Événement
1794
28 juillet 1794 — Hôtel des Barres/Hôtel de Charny
t1 p 28
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Événement
Événement
1913
23 octobre 1913 — Théâtre du Vieux Colombier (salle de 1905)
t1 p 374-375
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Événement
1766
1766 — Hôtel d'Hallwyll/Banque Thellusson Vernet et Necker/Demeure de Jacques Necker/Maison natale Mme de Staël
t1 p 240
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Événement
1952
1952 — Jardin de Casque d'or
t1 p 66
Jardin où furent tournées les scènes de la maison de Leca pour le film "Casque d'or" ; beau film, mais sans grand lien avec une réalité beaucoup plus sordide
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Événement
Événement
1792
Événement
1680
1680 — Demeure de Catherine Deshayes dite la Voisin/Affaire des poisons
t1 p 35
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Événement
1795
1795 — Folie Boutin/Premier Tivoli/Grand Tivoli (réouvert en 1812)
t1 p 321-322
À la mort de Simon-Charles Boutin, guillotiné en 1794, sa somptueuse Folie de la rue Saint-Lazare change radicalement de visage. Dès 1795, l’entrepreneur Gérard Desrivières transforme le domaine confisqué en parc d’attra …

À la mort de Simon-Charles Boutin, guillotiné en 1794, sa somptueuse Folie de la rue Saint-Lazare change radicalement de visage. Dès 1795, l’entrepreneur Gérard Desrivières transforme le domaine confisqué en parc d’attractions public, et le nom de Tivoli s’impose aussitôt dans le langage parisien. Là où naguère s’étaient promenés les financiers et les artistes, se pressent désormais les Incroyables et les Merveilleuses du Directoire, avides de danser, de rire et d’oublier les années de Terreur.

On y vient pour tout : voir les feux d’artifice des frères Ruggieri, écouter les orchestres, assister à des ascensions de ballons ou à des pantomimes en plein air. Le dimanche, dix mille curieux déambulent sous les allées illuminées de milliers de lampions, où la galanterie trouve toujours un recoin d’ombre pour s’épanouir. Tivoli devient bientôt « le jardin où il faut être », le miroir enchanté d’un Paris qui se réinvente dans la fête.

Mais, comme toute illusion, celle-ci ne dure qu’un temps. En 1826, les héritiers Boutin cèdent le terrain à un banquier suédois, Jonas Hagerman, qui lotit les lieux et ouvre un nouveau quartier. Du premier Tivoli, il ne reste que le souvenir d’un Paris entre renaissance et vertige, où la joie remplaçait la peur.

Francois Louis Joseph Watteau - Ball in the Tivoli Gardens Paris 1799, (MeisterDrucke)

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Événement
Événement
1868
1868 — Bal des Gigoteuses/Bal des Gigolettes/Bal des Escargots/Théâtre des Folies Bobino
t1 p 145
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Événement
1902
12 mai 1902 — Lieu de l'accident du dirigeable "Pax"
t1 p 220
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Événement
1804
21 mai 1804 — Domaine de Mont Louis (propriété des jésuites)/Cimetière de l'Est/Cimetière du Père Lachaise
t1 p 277
Le domaine des jésuites devient le Grand cimetière de l'Est, futur Père Lachaise
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Événement
1849
14 juillet 1849 — Demeure de la famille Oudinot
t1 p 52
Le maréchal Oudinot rétablit le pourvoir temporel du pape en prenant Rome
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Événement
1783
21 novembre 1783
t1 p 274
Le 21 novembre 1783, le premier vol libre habité en montgolfière a lieu à Paris. [[Jean-François Pilâtre de Rozier|doc:jean-francois-pilatre-de-rozier.WebHome]] et [[François Laurent d'Arlandes|doc:francois-laurent-d-arl …

Le 21 novembre 1783, le premier vol libre habité en montgolfière a lieu à Paris. Jean-François Pilâtre de Rozier et François Laurent d'Arlandes, à bord d’un ballon à air chaud conçu par Joseph et Jacques-Étienne Montgolfier, décollent du château de la Muette. Le ballon, d’un volume d’environ 2 200 à 2 800 m³, est chauffé par un foyer alimenté en paille et en laine. Après un vol d’environ 20 à 25 minutes, couvrant près de 9 à 10 kilomètres et atteignant une altitude d’environ 900 à 1 000 mètres, ils atterrissent sans encombre sur la Butte aux Cailles, marquant la première traversée aérienne humaine de l’histoire. Cet exploit, réalisé devant des membres de l’Académie des sciences et de nombreux témoins, consacre la montgolfière comme la première machine volante capable de transporter des personnes, ouvrant la voie à l’aérostation.

Sources

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Événement
1954
1954 — Cinéma Ciné 13/Cinéma du Moulin de la Galette/Ancien Théâtre de Montmartre/Théâtre du Tertre
t1 p 182
Le théâtre du Tertre est transformé en cinéma ; il appartient alors à Claude Lelouch
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Événement
1855
29 décembre 1855 — Théâtre de Monsieur Comte/Théâtre des Jeunes Élèves/Théâtre des Bouffes Parisiens
t1 p 241
Le théâtre du ventriloque Louis Comte devient les Bouffes Parisiens. Il est dirigé par Jacques Offenbach qui y crée, avec Halévy et Crémieux "Orphée aux enfers", qui crée un tollé mais fait finalement son triomphe
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Événement
1848
23 juin 1848 — École de Pharmacie
t1 p 13
Les insurgés envahissent l'École de Pharmacie pour fabriquer du coton-poudre explosif
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Événement
1771
1771
t1 p 86
Lieu d'amusement célèbre au 18ème siècle, où la bourgoisie vient se mêler à la noblesse
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Événement
1314
1314 — Tour de Nesle (ex tour Hamelin)/Porte de Nesle
t1 p 251
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Événement
1848
22 février 1848
t1 p 147
Lieu de remplacement prévu pour le banquet réformiste interdit par François Guizot ; des tentes installées en plein air sur un terrain vague
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Événement
1847
9 juillet 1847 — Le Château Rouge/Nouveau Tivoli
t1 p 147
Lieu du premier banquet réformiste contre la Monarchie de juillet ; 1 200 participants dont 86 députés ; Thiers décline l'invitation
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Événement
1895
1895 — Caves Pétrissans
t1 p 255-256
Magasin de vins qui servit de modèle pour "le Petit Café" de Tristan Bernard ; fréquenté par nombre d'artistes montmartrois
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Événement
1850
1850 — Siège du journal "L'Union"
t1 p 203
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Événement
1932
1932 — Demeure de Louis Barillet/Bâtiment remarquable
t1 p 366
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Événement
Date imprécise — Atelier d'Horace Vernet (supposé)/Bâtiment remarquable
t1 p 368
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Événement
1899
20 août 1899 — Église St Joseph
t1 p 324
Manifestation appelée par le "Journal du Peuple" à l'occasion du second procès en révision de Dreyfus ; une bagarre entre anarchistes et extrême droite se termine par un saccage de l'église
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Événement
1900
1900 — Demeure de Marcel Proust
t1 p 91
Marcel Proust habite avec ses parents, puis avec sa mère seule ; ce sera le modèle de l'Hôtel de Guermantes
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Événement
1901
1901 — Parquet aux moutons/Marché aux moutons
t1 p 220
Marché aux bestiaux, pour les ovins, jusqu'au début du 20ème siècle
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Événement
1796
9 mars 1796 — Hôtel de Mondragon/Ancienne mairie du 2ème arrondissement
t1 p 12
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Événement
1837
3 mai 1837 — Mairie de Montmartre
t1 p 7
Mariage de Paul Verlaine avec Mathilde Mauté le 11 août 1870
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Événement
Date imprécise — Théâtre de la Gaîté Montparnasse
t1 p 145-146
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Événement
1789
1789 — Demeure de Pierre Paul Royer-Collard
t1 p 264
Membre de la Commune jusqu'au 10 août 1792 puis Conseil des Cinq-Cents
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Événement
1900
19 juillet 1900
t1 p 45
Mise en service de la ligne n° 1 du métro Vincennes-Porte Maillot
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Événement
1950
6 mars 1950 — Demeure d'Albert Lebrun
t1 p 36
Mort d'Albert Lebrun, président de la République de 1932 à 1940
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Événement
1900
30 novembre 1900 — Hôtel d'Alsace/Séjour d'Oscar Wilde
t1 p 37
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Événement
1799
18 mai 1799 — Demeure de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais (construite en 1789)
t1 p 34
Mort de Beaumarchais dans son Hôtel, construit sur un bastion de l'enceinte de Louis XIII, entouré d'un magnifique jardin
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Événement
1692
23 juin 1692 — Demeure de Gilles Ménage (à partir de 1676)
t1 p 233
Mort de Gilles Ménage, écclésiastique libertin et « précieux », secrétaire de Paul de Gondi, pris par Molière comme modèle de Vadius dans Les Femmes savantes
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Événement
1880
5 octobre 1880 — Demeure de Jacques Offenbach (à partir de 1876 ; il n'en reste que le vestibule)
t1 p 62
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Événement
1826
1826 — Hôtel de Brouilly/Demeure de Jean Anthelme Brillat-Savarin
t1 p 128
Mort de Jean Anthelme Brillat-Savarin, l'auteur de la "Physiologie du goût"
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Événement
1764
12 septembre 1764 — Demeure de Jean-Philippe Rameau
t1 p 49
Mort de Jean-Philippe Rameau, compositeur et théoricien de la musique, auteur de "Castor et Pollux" et des "Indes galantes"
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Événement
1893
17 mars 1893 — Demeure de Jules Ferry
t1 p 30
Mort de Jules Ferry, promoteur de l'instruction publique laïque gratuite et obligatoire ; mais aussi des guerres coloniales
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Événement
1893
17 mars 1893 — Demeure de Jules Ferry
t1 p 30
Mort de Jules Ferry, qui mena systématiquement une politique de guerres coloniales
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Événement
1876
1876 — Demeure de Frédérick Lemaître
t1 p 304
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Événement
1666
23 septembre 1666 — Demeure de François Mansart
t1 p 275
Mort de l'architecte François Mansart ; il a donné son nom aux "mansardes"
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Événement
1918
2 décembre 1918 — Demeure d'Edmond Rostand
t1 p 184
Mort de l'auteur de "Cyrano", "Chantecler", "l'Aiglon". Il décède de la grippe dite espagnole, mais venant en fait d'Amérique avec les contingents états-uniens. Nétant pas en guerre, l'Espagne était la seule à publier se …

Mort de l'auteur de "Cyrano", "Chantecler", "l'Aiglon". Il décède de la grippe dite espagnole, mais venant en fait d'Amérique avec les contingents états-uniens. Nétant pas en guerre, l'Espagne était la seule à publier ses chiffres

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Événement
1910
Événement
1970
1 septembre 1970 — Demeure de François Mauriac (à partir de 1930)
t1 p 351-352
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Événement
1955
23 février 1955 — Demeure de Paul Claudel
t1 p 197
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Événement
1992
23 juillet 1992 — Demeure d'Arletty (depuis 1969)
t1 p 301
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Événement
Événement
1688
1688 — Hôpital des incurables/Demeure de Mme de La Sablière
t1 p 266
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Événement
1845
14 février 1845 — Demeure de Joseph Lakanal (à partir de 1794)
t1 p 46
Mort de Lakanal, député Montagnard qui créa en 1795 les écoles centrales ; les actuels lycées. Joseph Lakanal meurt à Paris le 14 février 1845, loin du fracas révolutionnaire qui avait fait de son nom un repère dans l’hi …

Mort de Lakanal, député Montagnard qui créa en 1795 les écoles centrales ; les actuels lycées.

Joseph Lakanal meurt à Paris le 14 février 1845, loin du fracas révolutionnaire qui avait fait de son nom un repère dans l’histoire de l’instruction publique. Ancien député montagnard à la Convention, il avait voté la mort de Louis XVI avant de se consacrer surtout aux questions d’éducation et de savoir.

Membre du Comité d’instruction publique, Lakanal joue un rôle central dans la refondation de l’enseignement pendant la Révolution. En 1794, il fait adopter la création de 24 000 écoles primaires, puis contribue à l’organisation des écoles centrales et des Écoles normales, conçues comme des instruments de diffusion des Lumières dans tout le pays. Il participe aussi à la mise en place de l’Institut national (futur Institut de France), dont il devient membre de la classe des sciences morales et politiques.

À sa mort, Lakanal laisse l’image d’un révolutionnaire qui aura déplacé le combat politique sur le terrain de l’école, persuadé que l’égalité des droits suppose une égalité devant le savoir. Sa biographie détaillée, publiée séparément, permet de suivre ce parcours singulier, depuis les bancs de la Montagne jusqu’aux grands chantiers de l’instruction publique.

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Événement
1688
1688 — Hôpital des incurables/Demeure de Mme de La Sablière
t1 p 266
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Événement
1950
28 mai 1950 — Demeure de Marc Sangnier (depuis 1873)
t1 p 230
Mort de Marc Sangnier, fondateur des Auberges de Jeunesse et du MRP
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Événement
1935
17 mai 1935 — Demeure de Paul Dukas (à partir de 1824)
t1 p 291
Mort de Paul Abraham Dukas, compositeur entre autres de "l'Apprenti sorcier", "d'Ariane et Barbe-bleue" et de "La Péri"
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Événement
1684
1 octobre 1684 — Demeure de Pierre Corneille (en 1682)
t1 p 16-17
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Événement
1879
6 septembre 1879 — Demeure de Séverin Taylor
t1 p 305
Mort de Séverin Taylor, protecteur des gens de lettres et des artistes ; il avait négocié l'achat de l'obélisque de Louqsor
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Événement
1707
30 mars 1707 — Demeure de Sébastien Le Prestre de Vauban
t1 p 327
Mort de Vauban, architecte militaire, auteur d'un essai sur la "Dîme royale" qui sera mis au pilori par Louis XIV, ce qui entraînera sa mort, de chagrin. Sébastien Le Prestre de Vauban meurt le 30 mars 1707 au 1 rue Sain …

Mort de Vauban, architecte militaire, auteur d'un essai sur la "Dîme royale" qui sera mis au pilori par Louis XIV, ce qui entraînera sa mort, de chagrin.

Sébastien Le Prestre de Vauban meurt le 30 mars 1707 au 1 rue Saint-Roch, à soixante-treize ans. La cause officielle est une pleurésie. La cause réelle, selon ceux qui l'ont connu, est le chagrin.

Vauban avait passé sa vie au service de Louis XIV. Ingénieur militaire de génie, il avait conçu ou renforcé plus de trois cents places fortes, conduit cinquante-trois sièges, réformé l'art de la guerre défensive au point que ses fortifications sont encore debout trois siècles plus tard. Maréchal de France depuis 1703, il était l'un des hommes les plus respectés du royaume.

En 1707, il publie la Dîme royale — un traité d'économie politique dans lequel il propose de remplacer le système fiscal chaotique et inégalitaire de l'Ancien Régime par un impôt unique et proportionnel, frappant tous les revenus sans exception, y compris ceux des nobles et du clergé. Le raisonnement est rigoureux, les chiffres précis, la conclusion implacable : la France saigne ses paysans pour épargner les privilégiés, et cela la ruine.

Louis XIV fait saisir et détruire le livre. Il le condamne comme subversif. Vauban, qui avait soumis son texte au roi avant publication par respect et fidélité, est disqualifié, ignoré, écarté de la cour. Pour un homme qui avait voué sa vie entière au service de son souverain, la désapprobation royale est insupportable.

Il meurt deux mois après la condamnation. En 1808, Napoléon fera transférer son cœur aux Invalides.

Paris, rue Saint-Roch n°1 plaque Vauban, Mbzt, Wikimedia

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Événement
1935
13 juillet 1935 — Demeure d'Alfred Dreyfus
t1 p 303
Le 12 juillet 1935, dans un appartement des Ternes, s'éteint sans bruit l'homme dont le nom avait, quarante ans plus tôt, coupé la France en deux. Il vivait depuis 1928 au 7 de la rue des Renaudes, une rue tranquille du …

Le 12 juillet 1935, dans un appartement des Ternes, s'éteint sans bruit l'homme dont le nom avait, quarante ans plus tôt, coupé la France en deux.

Il vivait depuis 1928 au 7 de la rue des Renaudes, une rue tranquille du quartier des Ternes, dans le 17e. C'est là qu'Alfred Dreyfus meurt le 12 juillet 1935, à soixante-quinze ans — lieutenant-colonel en retraite, discret, depuis longtemps sorti des gazettes. Le « capitaine Dreyfus » qui avait déchaîné la France était devenu un vieux monsieur des beaux quartiers, dont la mort, ce jour-là, passe presque inaperçue.

L'Affaire, pourtant, avait tout emporté. Condamné en 1894 pour trahison sur la foi d'une pièce truquée, dégradé dans la cour de l'École militaire, déporté à l'île du Diable ; puis le J'accuse…! de Zola en 1898, la révision, la grâce de 1899, enfin la réhabilitation de 1906 et la réintégration dans l'armée. Dreyfus reprit du service pendant la Grande Guerre, puis rentra dans le silence. Trente ans durant, l'homme au centre du séisme avait vécu en marge du bruit qu'il portait.

Le hasard du calendrier lui réserva une dernière ironie. Ses obsèques ont lieu le 14 juillet ; le cortège gagne le cimetière du Montparnasse en traversant la place de la Concorde, où sont massées les troupes rassemblées pour la revue de la fête nationale. L'armée qui l'avait brisé se trouvait là, en armes, sur le passage de son cercueil.

La réparation, elle, resta longtemps inachevée. Réintégré en 1906, Dreyfus n'avait pas été rétabli dans le grade auquel sa carrière l'aurait porté sans l'erreur judiciaire. Il aura fallu attendre quatre-vingt-dix ans : par la loi du 17 novembre 2025, la République l'a élevé, à titre posthume, au grade de général de brigade. Le capitaine de l'Affaire est enfin devenu général — bien après que l'appartement de la rue des Renaudes eut changé de mains.

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Événement
1873
21 septembre 1873 — Demeure d'Auguste Nélaton
t1 p 133
Mort du chirurgien de Napoléon III et, indirectement, de Garibaldi pour lequel il diagnostique la présence d'une balle dans le pied. Spécialisé dans le traitement des tumeurs du sein ; précurseur de la chirurgie plastiqu …

Mort du chirurgien de Napoléon III et, indirectement, de Garibaldi pour lequel il diagnostique la présence d'une balle dans le pied. Spécialisé dans le traitement des tumeurs du sein ; précurseur de la chirurgie plastique

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Événement
1998
1998 — Demeure de Jacques Fabbri
t1 p 182
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Événement
1893
18 octobre 1893 — Demeure de Charles Gounod (à partir de 1878)
t1 p 150
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Événement
1884
5 juillet 1884 — Demeure de Victor Massé
t1 p 138
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Événement
1923
14 décembre 1923 — Cat's cottage/Demeure et atelier deThéophile-Alexandre Steinlen (depuis 1878)
t1 p 71 & 361
Mort du dessinateur, peintre et illustrateur Alexandre Steinlen, dans un pavillon récupéré de l'Exposition universelle de 1900
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Événement
1814
1814 — Demeure de Jacques Henri Bernardin de Saint-Pierre (1801)
t1 p 39
Mort du disciple de Jean-Jacques Rousseau, tenant de la "Philosophie naturelle"
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Événement
1802
Événement
1676
1676 — Maison des Pères de la Doctrine Chrétienne
t1 p 65
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Événement
1898
18 avril 1898 — Demeure et atelier de Gustave Moreau (à partir de 1852 ; musée depuis 1903)
t1 p 201
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Événement
1857
1857 — Demeure du général Louis Eugène Cavaignac
t1 p 206
Mort du ministre de la Guerre Eugène Cavaignac, promu maréchal de France pour bons et loyaux massacres en Juin 1848
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Événement
1847
3 février 1847 — Demeure d'Alphonsine Plessis (immeuble de 1845, ex n° 11, au 17 pour Hillairet)
t1 p 215
Mort du modèle de "La Dame aux Camélias" de Dumas fils, et donc de la "Traviata" de Verdi
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Événement
1858
15 juin 1858 — Demeure d'Ary Scheffer (depuis 1830)/Musée de la Vie romantique
t1 p 76
Mort du peintre Ary Scheffer, qui recevait dans son salon le Tout-Paris artistique de l'époque
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Événement
1946
16 septembre 1946 — Demeure de Francisque Poulbot
t1 p 182-183
Mort du peintre des enfants de la butte, qui leur a laissé son nom
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Événement
1917
27 septembre 1917 — Demeure d'Edgar Degas (à partir de 1912)
t1 p 373
Mort du peintre Impressionniste Edgar Degas à 83 ans le 27 septembre 1917
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Événement
1916
6 juillet 1916 — Atelier d'Odilon Redon à partir de 1899)
t1 p 378
Odilon Redon meurt au 129 avenue de Wagram, La Vierge inachevée sur le chevalet Le 6 juillet 1916, Odilon Redon s'éteint en son domicile du 129 avenue de Wagram, dans le 17e arrondissement. Sur le chevalet, une huile sur …

Odilon Redon meurt au 129 avenue de Wagram, La Vierge inachevée sur le chevalet

Le 6 juillet 1916, Odilon Redon s'éteint en son domicile du 129 avenue de Wagram, dans le 17e arrondissement. Sur le chevalet, une huile sur toile représentant La Vierge reste inachevée. Son fils Arï, mobilisé, n'a pu arriver à temps du front.

Redon est né le 20 avril 1840 à Bordeaux, sous le nom de Bertrand Redon — le prénom vient de sa mère Odile, créole d'origine française née à La Nouvelle-Orléans. Pendant trente ans, il est le peintre de l'ombre. Ses « noirs » — fusains et lithographies aux formes oniriques, cyclopes flottants, araignées souriantes, têtes ailées — construisent une œuvre que Joris-Karl Huysmans, dans À rebours (1884), place entre les mains de son personnage des Esseintes comme l'exemple d'un art situé hors des catégories ordinaires. Mallarmé admire ses lithographies. Darwin et Lamarck traversent ses formes. Ce qui compte, c'est l'inconscient, la part sombre de l'âme humaine.

Dans les années 1890, quelque chose bascule. Après la mort de son premier fils, celle de son ami botaniste Armand Clavaud, et la perte du domaine familial de Peyrelebade, Redon traverse une crise mystique. Il abandonne le charbon. Il écrira en 1902 : « J'ai voulu faire un fusain comme autrefois, impossible, c'était une rupture avec le charbon. Au fond, nous ne survivons que grâce à des matières nouvelles. J'ai épousé la couleur depuis. » Ses pastels et ses huiles explosent. Les fleurs envahissent les toiles. Les bouddhas méditent dans des halos dorés.

En 1899, il s'installe avenue de Wagram. La même année, Maurice Denis le présente au groupe des nabis. En 1900, Denis le peint aux côtés de Pierre Bonnard, Édouard Vuillard, Ker-Xavier Roussel et Paul Sérusier dans L'Hommage à Cézanne— Redon debout devant une toile, figure de passage entre deux générations d'avant-garde. En 1904, une salle entière lui est consacrée au Salon d'automne, soixante-deux œuvres. En 1913, l'Armory Show de New York présente quarante de ses toiles — puis Chicago, puis Boston.

Juillet 1916. La bataille de Verdun dure depuis le 21 février. La bataille de la Somme a commencé le 1er juillet, cinq jours avant la mort de Redon. Arï est quelque part dans cette guerre. Le peintre du rêve et de la couleur meurt dans son appartement du 17e pendant que les fils de ses contemporains se font tuer.

Il est inhumé dans le petit cimetière de Bièvres, en Essonne, où il passait ses étés. Sur sa tombe, des fleurs — les vraies.

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Événement
1941
3 janvier 1941 — Demeure d'Henri Bergson
t1 p 36
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Événement
1941
17 novembre 1941 — Demeure d'Edmond Haraucourt
t1 p 130
Mort du poète Edmond Haraucourt, auteur de "partir, c'est mourir un peu"
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Événement
1869
28 février 1869 — Demeure d'Alphonse de Lamartine
t1 p 165
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Événement
1836
27 octobre 1836 — Demeure de François-Just Raynouard
t1 p 296
Mort du poète et littérateur François Raynouard, député suppléant à la Législative, proche des Girondins, emprisonné à la prison de l'abbaye, sauvé par Thermidor
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Événement
Événement
1864
1864 — Demeure de Prosper Enfantin
t1 p 25
Mort du principal propagateur du saint-simonisme, dont il trahit l'esprit sans vergogne, en faisant une idéologie de secte
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Événement
1910
10 septembre 1910 — Demeure d'Emmanuel Frémiet
t1 p 36
Mort du sculpteur Emmanuel Frémiet, auteur de "Gorille enlevant une femme" et "de Lesseps"
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Événement
1929
25 novembre 1929 — Demeure de Georges Clemenceau (de 1896)
t1 p 41-42
Mort du "Tigre", défenseur de Dreyfus, mais aussi responsable des massacres de Fourmies et autres lieux
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Événement
1826
19 septembre 1826 — Demeure de François-Joseph Talma (à partir de 1824, décorée par Delacroix)
t1 p 359
Mort du tragédien François-Joseph Talma, qui réforma le costume des comédiens en les adaptant à l'époque et au lieu évoqués ; il nomma ses enfants Henri-Castor et Charles-Pollux
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Événement
1881
1881 — Demeure d'Eugène Cortambert
t1 p 253
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Événement
1911
1911 — Demeure d'Henri Casadesus
t1 p 342-343
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Événement
1320
1320 — Moulin de la Tour des Dames/Moulin à vent
t1 p 360
Moulin en forme de tour appartenant à l'abbaye des "Dames de Montmartre"
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Événement
1804
1 juillet 1804 — Maison natale de George Sand
t1 p 239
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Événement
1619
6 août 1619
t1 p 95
Naissance d'Hercule Savinien Cyrano, dit Cyrano de Bergerac ; le vrai
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Événement
1791
28 janvier 1791 — Maison natale de Ferdinand Hérold
t1 p 166
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Événement
1871
10 juillet 1871 — Maison natale de Marcel Proust (appartenant à son oncle Louis Weil)
t1 p 193
À Auteuil, ce soir de juillet, on veille un nouveau-né qu'on croit à peine viable. Paris, lui, enterre encore ses morts. Il est près de onze heures et demie du soir, ce 10 juillet 1871, au 96 de la rue La Fontaine. C'est …

À Auteuil, ce soir de juillet, on veille un nouveau-né qu'on croit à peine viable. Paris, lui, enterre encore ses morts.

Il est près de onze heures et demie du soir, ce 10 juillet 1871, au 96 de la rue La Fontaine. C'est la résidence d'été de Louis Weil, grand-oncle maternel de l'enfant — à Auteuil, le quartier garde encore des airs de village. Jeanne Weil, épouse du docteur Adrien Proust, met au monde un garçon si faible que le père, médecin pourtant, craint qu'il ne passe pas la nuit. Il la passera, et cinquante et une années encore. Il s'appelle Marcel.

On oublie volontiers de quel Paris cet enfant hérite. Six semaines plus tôt s'achevait la Semaine sanglante : l'armée versaillaise avait repris la ville rue par rue et fusillé des milliers de communards, jusque contre le mur du Père-Lachaise. Quand Marcel naît, les cours martiales siègent encore, les Tuileries fument. Le futur poète du temps retrouvé vient au monde dans une ville qui vient de perdre le sien — et son œuvre sera l'élégie des salons du Faubourg Saint-Germain, ce monde-là même que les insurgés venaient de vouloir abolir.

Pourquoi Auteuil ? La tradition biographique a sa réponse : les Proust auraient fui les troubles pour se mettre à l'abri chez l'oncle Weil. On raconte que le docteur faillit être atteint par une balle pendant les combats, et que sa femme ne s'en remit jamais tout à fait — de quoi expliquer, dit-on, l'asthme qui rongera l'enfant.

L'histoire est belle ; elle demande prudence. L'historienne Michèle Audin l'a rappelé : les combats avaient cessé dans l'ouest parisien dès la fin mai, et Marcel naît un bon mois et demi plus tard, dans une Auteuil redevenue paisible. Quant à la mère, elle sortait d'une famille aisée qui n'avait guère manqué de pain. Le « refuge » tient sans doute autant du roman familial que du fait établi — ce qui, s'agissant de la naissance de Proust, ne manque pas de sel.

De la maison de Louis Weil, il ne reste rien. Vendue puis démolie en 1897, elle céda la place à des immeubles bientôt rasés pour percer l'avenue Mozart. Marcel y avait passé ses étés d'enfance, dans ce jardin d'Auteuil où l'on aime situer les premières sensations — l'aubépine, l'eau, les odeurs — qui feront la matière de la Recherche.

Aujourd'hui, une plaque au 96 rue Jean-de-La-Fontaine — la rue a changé de nom en 2004 — signale la naissance de l'écrivain à l'emplacement d'une maison qui n'existe plus, sur une façade qu'il n'a jamais vue, dans une rue qui ne porte plus le nom qu'il a connu. On ne saurait rêver hommage plus proustien : un lieu de mémoire dont l'objet s'est entièrement dérobé.

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Événement
1818
1818 — Maison natale de Charles Lefeuve
t1 p 304
Naissance de l'auteur de "l'Histoire de Paris, rue par rue, maison par maison"
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Événement
Événement
1626
6 février 1626 — Maison natale de Mme de Sévigné
t1 p 46
Le 6 février 1626, Marie de Rabutin-Chantal, la future Madame de Sévigné, naît dans un hôtel particulier de la place Royale, actuelle place des Vosges, au cœur du Marais parisien. L’édifice, situé à l’emplacement aujourd …

Le 6 février 1626, Marie de Rabutin-Chantal, la future Madame de Sévigné, naît dans un hôtel particulier de la place Royale, actuelle place des Vosges, au cœur du Marais parisien. L’édifice, situé à l’emplacement aujourd’hui compris entre le 1 bis place des Vosges et le 11 bis rue de Birague, appartient à sa famille maternelle. La place Royale est alors l’un des ensembles urbains les plus prestigieux de la capitale, récemment aménagé sous le règne d’Henri IV puis de Louis XIII, et lieu de résidence d’une partie de l’aristocratie de cour.

La naissance de Marie intervient dans un milieu nobiliaire lié à la haute magistrature et à la dévotion catholique. Son père, Celse-Bénigne de Rabutin, est gentilhomme bourguignon, tandis que sa mère, Marie de Coulanges, appartient à une famille de robe influente. Orpheline très tôt, la future marquise de Sévigné grandit entre Paris et la Bourgogne, mais garde un lien fort avec ce quartier du Marais, cœur social et mondain de la noblesse parisienne au XVIIe siècle. C’est depuis ce monde aristocratique, formé dans les hôtels particuliers et les salons du Marais, qu’elle deviendra l’une des grandes épistolières de la littérature française, connue sous le nom de Madame de Sévigné.

Plaque Place des Vosges Naissance de Madame de Sévigné  - Archives Paris révolutionnaire

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Événement
1915
1915 — Hôpital Tenon (maternité)
t1 p 85
Naissance de la "môme Piaf" à la maternité de Tonon, et non sur le trottoir de la rue de Belleville, comme le veut la légende
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Événement
1577
1577 — Maison natale de François-Joseph Leclerc du Tremblay
t1 p 244
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Événement
1842
18 mars 1842 — Maison natale de Stéphane Mallarmé
t1 p 190-191
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Événement
1575
1575 — Jeu de Paume de la Perle/Ancien crucifix
t1 p 279
Nom de la rue donné par un jeu de paume ; et auparavant par un crucifix marquant la limite de la crue de 1496
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Événement
1180
1180
t1 p 357-358
Nom qui viendrait d'une chanson de geste de 1180 sur un roi sarrasin du Portugal surnommé le géant Ysoré, d'où dériverait le nom de la rue de la Tombe Issoire
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Événement
1770
1770 — Passage de la Reine de Hongrie (de 1700)
t1 p 300
Nom venant d'une vendeuse des Halles remarquée par Marie-Antoinette pour sa ressemblance avec sa sœur, reine de Hongrie. Elle se prit si bien au jeu de sa "parenté" royale, qu'elle finit décapitée en 1794
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Événement
1766
1766 — Château des Porcherons/Jardin Ruggieri
t1 p 321
Parc d'attractions des initiateurs des établissements de fêtes champêtres à Paris, offrant bals, feux d'artifices et spectacles équestres
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Événement
1647
23 septembre 1647 — Hôtel de Roannès ou Roannez
t1 p 55
Pascal présente sa machine arithmétique chez son ami le duc de Roannès
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Événement
1792
1792 — Passage de la Reine de Hongrie (de 1700)
t1 p 300
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Événement
1859
1859 — Lycée Bonaparte/Collège Bourbon/Lycée Fontanes/Lycée Condorcet (actuel)
t1 p 274
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Événement
1794
28 juillet 1794 — Demeure de Philippe Le Bas
t1 p 15
Philippe Le Bas, arrêté avec Robespierre, se suicide à l'Hôtel de Ville
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Événement
Événement
1631
30 mai 1631 — Plaque "Au Grand Coq"/Siège du journal "La Gazette de France"
t1 p 353
Plaque délocalisée, le bureau d'adresses de la Gazette étant en fait rue de la Calandre. Il faisait également office de dispensaire
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Événement
1875
1875 — Maison Rosimond/Musée du Vieux Montmartre
t1 p 88-89
Plus vieille maison de Montmartre, demeure et atelier de nombreux artistes ; aujourd'hui Musée de Montmartre
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Événement
1823
1823 — Demeure de la famille Érard (qui comporte une salle de concerts)
t1 p 218
Plusieurs séjours de Franz Liszt, hébergé par les Érard, célèbre famille de luthiers
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Événement
1593
1593
t1 p 73
Porte de la Conférence de l'enceinte de Louis XIII, ainsi nommée en souvenir de la première négociation entre Henri IV et la Ligue ; plan sur le mur de la terrasse du Bord de l'Eau
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Événement
1364
1364 — Deuxième porte du Temple/Enceinte de Charles V
t1 p 239
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Événement
1364
1364 — Deuxième porte du Temple/Enceinte de Charles V
t1 p 239
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Événement
1370
22 avril 1370 — Forteresse de la Bastille
t1 p 20-21
Le prévôt qui la bâtit en sera le premier prisonnier. On ne saurait inventer ironie plus parfaite — et pourtant l'histoire l'a faite. Le 22 avril 1370, Hugues Aubriot, prévôt de Paris, pose la première pierre d'un ouvrag …

Le prévôt qui la bâtit en sera le premier prisonnier. On ne saurait inventer ironie plus parfaite — et pourtant l'histoire l'a faite.

Le 22 avril 1370, Hugues Aubriot, prévôt de Paris, pose la première pierre d'un ouvrage fortifié à la porte Saint-Antoine, sur l'ordre de Charles V le Sage. La guerre de Cent Ans ravage le royaume. Les Anglais tiennent Calais et menacent Paris. Douze ans plus tôt, la révolte d'Étienne Marcel a montré que la capitale pouvait se retourner contre son roi — Charles V, alors dauphin, a failli y laisser la vie. Le nouveau souverain veut une ville close et docile. Il fait renforcer l'enceinte, creuser des fossés, et confie à Aubriot le soin de verrouiller l'accès oriental de Paris, le plus vulnérable.

Au départ, la Bastille n'est qu'une simple bastide — deux tours massives encadrant une porte, un verrou de pierre sur la route de Vincennes. Mais le chantier ne s'arrête pas là. On ajoute deux tours en arrière, puis deux au nord, deux au sud. Le rectangle se ferme. Quand les travaux s'achèvent, vers 1382-1383, sous le règne de Charles VI, la Bastille est une forteresse de huit tours reliées par des courtines, entourée de fossés profonds. Elle n'a jamais été conçue comme prison — c'est un bastion militaire, une porte fortifiée dans l'enceinte de la ville. La prison viendra plus tard, par glissement d'usage.

Le prévôt bâtisseur Aubriot n'est pas seulement le maçon de la Bastille. C'est un administrateur hors pair, nommé par Charles V en 1367 pour reprendre en main une ville turbulente. Il fait paver des rues, construire les premiers égouts maçonnés de Paris, réorganise le guet royal, achève le Petit-Pont en pierre. C'est aussi un laïc convaincu, qui résiste aux empiétements de l'Université et de l'Église sur la juridiction royale — et un protecteur des juifs de Paris, qu'il défend contre les violences populaires, allant jusqu'à faire restituer à des familles juives leurs enfants enlevés pour être baptisés de force.

Le premier prisonnier Charles V meurt le 16 septembre 1380. Aubriot perd son protecteur. L'Université et l'évêché, qui le haïssent, passent à l'attaque. Le procès est instruit par l'officialité épiscopale : hérésie, sodomie, protection des juifs — un cocktail de charges qui relève autant de la vengeance que de la justice. Le 17 mai 1381, Aubriot est conduit sur un échafaud dressé devant le portail de Notre-Dame, contraint de s'agenouiller devant l'évêque et condamné à la prison perpétuelle « au pain de tristesse et à l'eau de douleur ». On l'enferme dans la forteresse qu'il a bâtie de ses mains.

Il n'y reste pas longtemps. Le 1er mars 1382, les Maillotins — artisans et petit peuple de Paris révoltés contre les taxes — enfoncent les portes de la Bastille et libèrent Aubriot, espérant en faire leur chef. L'ancien prévôt, qui a compris que Paris ne pardonne jamais deux fois, s'enfuit dans la nuit vers la Bourgogne. On perd sa trace. Il meurt probablement peu après, oublié de tous.

La Bastille, elle, vivra encore quatre siècles — jusqu'à ce qu'un autre 14 juillet vienne l'abattre.

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Événement
1842
1842 — Demeure de Louis-Marie de Belleyme
t1 p 77-78
Préfet de police qui instaura les omnibus en 1826, et le corps des sergents de ville
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Événement
1887
1887 — Atelier d'Henri de Toulouse-Lautrec
t1 p 71 & 361
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Événement
1907
1907 — Église anglicane (transformée en salle de concerts)/Cinéma Grand Action
t1 p 18
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Événement
1907
1907 — Église anglicane (transformée en salle de concerts)/Cinéma Grand Action
t1 p 18
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Événement
1960
1960 — Premier gratte-ciel d'habitation à Paris
t1 p 93
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Événement
1903
1903 — Maison construite par Auguste Perret/Bâtiment remarquable
t1 p 42
Premier immeuble d'habitation en béton armé à Paris, recouvert de grès, style Art déco
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Événement
1863
1863 — Siège du journal "Le Petit journal" (dit le journal à 1 sou)
t1 p 58-59
Premier quotidien populaire à 1 sou ; il tire à 800 000 exemplaires
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Événement
1797
22 octobre 1797
t1 p 124 & 233
Premier saut en parachute de 1 000 m depuis un ballon captif
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Événement
1797
22 octobre 1797 — Parc Monceau/Lieu du premier saut en parachute
t1 p 124 & 233
Il monte à mille mètres en ballon, il coupe la corde, il tombe : la foule du parc Monceau assiste à la première descente humaine sous un parachute. André-Jacques Garnerin a vingt-huit ans. Élève du physicien Charpentier, …

Il monte à mille mètres en ballon, il coupe la corde, il tombe : la foule du parc Monceau assiste à la première descente humaine sous un parachute.

André-Jacques Garnerin a vingt-huit ans. Élève du physicien Charpentier, il a été aérostier militaire pendant les guerres de la Révolution, capturé par les Autrichiens et détenu deux ans en Hongrie, où l'idée du parachute lui serait venue en regardant les murs de sa prison.

Le principe est ancien. Léonard de Vinci en a laissé un croquis. Sébastien Lenormand a sauté d'une tour de Montpellier en 1783 avec deux parasols. Blanchard a largué des animaux sous des parachutes depuis des ballons. Mais aucun homme n'est encore descendu de haute altitude.

Le 22 octobre 1797, soit le 1er brumaire an VI, Garnerin s'élève au-dessus du parc Monceau, dans l'actuel 8e arrondissement, sous un ballon à hydrogène. Le parc est alors la Folie de Chartres, ancienne propriété de Philippe Égalité, devenue bien national et lieu de promenade publique. Une foule considérable est venue.

Son parachute est une immense toile blanche en forme de parasol, d'environ sept mètres de diamètre, suspendue sous le ballon et prolongée par une nacelle d'osier. À environ mille mètres, Garnerin sectionne la corde qui le relie au ballon.

La descente est effroyable. La toile n'a pas d'orifice au sommet : l'air comprimé s'échappe alternativement par les bords, ce qui fait osciller violemment l'ensemble. Garnerin est ballotté, pris de vertiges et de nausées. Il atterrit dans le parc, secoué mais indemne, et remonte à cheval devant la foule pour montrer qu'il est vivant.

L'astronome Lalande, témoin, suggérera de percer un trou au sommet de la toile pour laisser passer l'air : c'est la solution, encore utilisée aujourd'hui.

Le 12 octobre 1799, son élève et future épouse Jeanne Labrosse devient la première femme parachutiste et la première à sauter avec un parachute percé. En 1802, elle déposera au nom de son mari le brevet numéro 195 sur l'appareil dit parachute.

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Événement
1904
23 octobre 1904 — Église St Jean l'Évangéliste/Église St Jean de Montmartre
t1 p 7
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Événement
1777
Événement
1874
15 avril 1874 — Atelier et galerie de Nadar/Premier Salon Impressionniste
t1 p 63
Au 35, boulevard des Capucines (IIe arr.), dans l'ancien atelier du photographe Nadar, trente artistes accrochent 165 toiles que personne n'a voulu exposer au Salon officiel. Ils ne le savent pas encore, mais ils sont en …

Au 35, boulevard des Capucines (IIe arr.), dans l'ancien atelier du photographe Nadar, trente artistes accrochent 165 toiles que personne n'a voulu exposer au Salon officiel. Ils ne le savent pas encore, mais ils sont en train de changer l'histoire de l'art.

L'idée germe depuis des mois. Puisque le jury du Salon refuse systématiquement leurs œuvres — trop esquissées, trop lumineuses, trop libres —, Monet, Renoir, Pissarro, Degas, Sisley, Cézanne, Berthe Morisot et leurs amis décident d'exposer par leurs propres moyens. Ils fondent la « Société anonyme coopérative des artistes peintres, sculpteurs et graveurs » et trouvent un lieu : le vaste atelier de Nadar, au deuxième étage du 35 boulevard des Capucines, avec ses grandes baies vitrées inondées de lumière. L'emplacement est idéal — en plein cœur du Paris des grands boulevards.

Le 15 avril 1874, l'exposition ouvre ses portes. Cent soixante-cinq œuvres de trente artistes tapissent les murs. On y trouve des paysages vibrants, des scènes de la vie moderne, des jeux de lumière sur l'eau et les feuillages. Parmi elles, un petit tableau de Claude Monet : une vue du port du Havre dans la brume matinale, intitulée Impression, soleil levant.

C'est ce titre qui met le feu aux poudres. Le 25 avril, le critique Louis Leroy publie dans Le Charivari un compte rendu assassin : « Impression, j'en étais sûr. Je me disais aussi, puisque je suis impressionné, il doit y avoir de l'impression là-dedans... » Le mot est lâché. Par dérision, Leroy baptise ces peintres « impressionnistes ». Le public rit. La critique académique se déchaîne. Les toiles sont jugées inachevées, les couleurs criardes, la technique bâclée.

Les artistes, eux, relèvent le gant. Ils adoptent le nom qu'on voulait leur jeter à la figure. L'impressionnisme est né — dans un atelier de photographe, au-dessus du boulevard, un jour d'avril.

Première Exposition 1874, 35 Boulevard des Capucines Catalogue, BnF

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Événement
Événement
1801
1801 — Raffinerie sucrière Delessert/Premières machines à vapeur
t1 p 177 & 296
Première raffinerie de sucre de betterave en France ; réponse au "blocus continental", qui interdisait les importations des Antilles. Utilisation des premières machines à vapeur dans l'industrie. Le 1er pain de sucre sor …

Première raffinerie de sucre de betterave en France ; réponse au "blocus continental", qui interdisait les importations des Antilles. Utilisation des premières machines à vapeur dans l'industrie. Le 1er pain de sucre sort en 1812

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Événement
1895
28 décembre 1895 — Hôtel Scribe/Café Le Grand café Capucines (salon Indien au sous-sol)
t1 p 62
Première séance publique payante du cinématographe ; elle eut lieu devant 35 spectateurs, dont Georges Méliès
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Événement
1728
1728 — Demeure de René Hérault
t1 p 275-276
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Événement
1803
9 août 1803 — Port Debilly ou de Billy
t1 p 142
Un engin fumant remontait la Seine à contre-courant, et l'homme qui allait remodeler l'Europe regardait passer l'avenir sans le reconnaître. Le 9 août 1803, au port de Billy, sur la rive droite de la Seine dans ce qui es …

Un engin fumant remontait la Seine à contre-courant, et l'homme qui allait remodeler l'Europe regardait passer l'avenir sans le reconnaître.

Le 9 août 1803, au port de Billy, sur la rive droite de la Seine dans ce qui est aujourd'hui le 16e arrondissement, Robert Fulton fit naviguer sur le fleuve un bateau propulsé par une machine à vapeur actionnant des roues à aubes. Les curieux rassemblés sur les quais assistaient à la première démonstration réussie de navigation à vapeur en France. La plaque commémorative posée plus tard au port Debilly devait retenir la formule du jour : "un chariot d'eau mû par le feu".

Fulton était à Paris depuis 1797. Né en 1765 en Pennsylvanie, ingénieur et peintre de formation, il avait d'abord proposé à Bonaparte un sous-marin, le Nautilus, dont les essais en mer avaient un moment intrigué puis refroidi les autorités militaires françaises. Il s'était ensuite consacré à la propulsion à vapeur. Bonaparte, premier consul, le tenait pour un charlatan et avait refusé de financer ses travaux.

L'essai du 9 août fut concluant dans son principe : le bateau avança, contre le courant. Mais la charpente de bois ne résistait pas aux vibrations de la machine, et l'embarcation sombra quelques jours plus tard. Sans soutien français, Fulton rentra aux États-Unis. En 1807, sur l'Hudson, son vapeur le Clermont inaugura le premier service régulier de navigation à vapeur au monde. Napoléon, qui avait eu l'occasion de soutenir cette révolution avant l'Angleterre, avait laissé passer le moment.

La plaque du port Debilly reste le seul témoignage parisien de ce choix manqué.

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Événement
1796
1796 — Château des Deux Girouettes
t1 p 204
Premiers essais en France, par le docteur François Colon, de la vaccination antivariolique, selon la méthode d'Edward Jenner
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Événement
1730
1730
t1 p 169
Prévost d'Exiles rédige une partie de l'Histoire du chevalier des Grieux
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Événement
1797
4 septembre 1797
t1 p 262-263
Proclamation du coup d'État du 18 Fructidor an V dans le théâtre de la Nation, qui abrite alors le Conseil des Cinq-Cents
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Événement
1832
1832 — Boulangerie de la Herse d'Or
t1 p 281
Quand Victor Hugo habitait place des Vosges, il fréquentait cette boulangerie, ainsi que la boulangère
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Événement
1822
1822
t1 p 359
Quartier d'artistes sous la Restauration et le Second Empire ; dont le nom fut donné par le Journal des débats
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Événement
1635
1635 — Moulin de la Lancette (à l'emplacement de la future Tour de Solférino)/Moulin à vent
t1 p 83
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Événement
1804
1804 — Fontaine des Savies/Regard St Martin/Regard des Petites Rigoles (du 14ème siècle)
t1 p 66
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Événement
1811
1811 — Regard des Messiers
t1 p 66
Regard de l'aqueduc de Belleville d'avant 1457 ; les "messiers" étaient les gardes-champêtres sous l'ancien régime
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Événement
Événement
1823
1823 — Cabaret de Mimi Pinson
t1 p 242
Rendez-vous de nombreux artistes ; la maison, disparue en 1925, est représentée par un bas-relief sur la façade de l'immeuble qui l'a remplacée
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Événement
1842
1842 — Pavillon Ledoyen/Carré Ledoyen
t1 p 113
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Événement
1232
1232 — Hôtel de Nesle
t1 p 251
Résidence de la mère de Louis IX, qui fut régente à deux reprises
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Événement
1885
11 avril 1885 — Hôtel Gaillard (dit "château Gaillard")
t1 p 150
Résidence du régent de la Banque de France, copie du château de Blois
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Événement
1791
1791 — Pavillon Ledoyen/Carré Ledoyen
t1 p 112
Restaurant fameux sous la Révolution ; détruit par les cosaques lors la première occupation de Paris en 1814
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Événement
Date imprécise — Restaurant "Le Pavillon Montsouris"
t1 p 149
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Événement
1917
1917 — Restaurant "Le Pavillon Montsouris"/Jardin de la Sagesse
t1 p 149
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Événement
Date imprécise — Restaurant "La Méditerranée"
t1 p 263
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Événement
1661
1661 — Demeure de Nicolas Boileau Despréaux
t1 p 374
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Événement
Date imprécise — Restaurant "Le Pavillon Montsouris"
t1 p 149
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Événement
1900
Événement
1382
1 mars 1382 — Hôtel du Boccador/Hôtel de Ville
t1 p 20-21
Le 1ᵉʳ mars 1382, Paris explose autour d’une question qui parle à tout le monde : les impôts sur la vie quotidienne. Depuis la mort de Charles V, ses oncles, régents du jeune Charles VI, ont rétabli des taxes sur les den …

Le 1ᵉʳ mars 1382, Paris explose autour d’une question qui parle à tout le monde : les impôts sur la vie quotidienne. Depuis la mort de Charles V, ses oncles, régents du jeune Charles VI, ont rétabli des taxes sur les denrées de base – vin, pain, viande – après les avoir un temps abolies, et la colère gronde dans les rues. Aux Halles, la dispute entre une marchande et un percepteur dégénère : des collecteurs d’impôts sont pris à partie, certains tués, et la foule se met à scander « Liberté ! Liberté ! Aux armes ! ».

Très vite, l’émeute prend une tournure insurrectionnelle. Les manifestants se ruent vers l’Hôtel de Ville, alors installé dans l’hôtel du Boccador : ils enfoncent les portes, s’emparent des maillets de plomb ou de fer que le prévôt Hugues Aubriot avait fait entreposer pour armer la milice bourgeoise en cas d’attaque ennemie. C’est de ces armes improvisées que vient leur surnom de « Maillotins ». Armés de ces maillets, ils se répandent dans la ville, frappent des percepteurs, brûlent des registres fiscaux, ouvrent les prisons, et s’en prennent aussi, dans un climat de haine religieuse, aux communautés juives, accusées d’usure.

Le jeune roi Charles VI n’est pas encore en mesure de réagir directement : ses oncles – notamment le duc d’Anjou et le duc de Bourgogne, Louis de Naples étant lui aussi impliqué dans les affaires financières du royaume – tentent d’abord la négociation, puis se retirent avec la cour à Vincennes, laissant Paris en effervescence. Hugues Aubriot, quant à lui, est libéré par les insurgés des prisons ecclésiastiques où il était détenu, ironie de l’histoire pour celui qui avait organisé les défenses de la ville quelques années plus tôt.

La répression viendra plus tard. Après avoir vaincu la révolte des Gantois à Roosebeke, le roi rentre à Paris en 1383 et, sous l’influence de ses oncles, fait pendre ou décapiter de nombreux Maillotins, sans toujours distinguer coupables et simples notables compromis. La ville perd pour des décennies sa municipalité autonome : prévôt des marchands et échevins sont supprimés, au profit d’un contrôle direct par le prévôt du roi.

La révolte des Maillotins reste dans l’histoire parisienne comme l’un des premiers grands soulèvements antifiscaux urbains : un mouvement parti du marché, armé d’outils détournés en armes, qui vise autant la misère provoquée par les impôts que les désordres et le luxe ostentatoire de la cour.

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Événement
1948
1948 — Théâtre La Bruyère (de 1943)
t1 p 186-187
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Événement
1860
21 septembre 1860
t1 p 267
Une rue du 20e arrondissement de Paris porte le nom d'une bataille qui ouvrit la route au pillage et à l'incendie du plus grand palais du monde : une victoire gravée dans les pierres de la ville. Le 21 septembre 1860, à …

Une rue du 20e arrondissement de Paris porte le nom d'une bataille qui ouvrit la route au pillage et à l'incendie du plus grand palais du monde : une victoire gravée dans les pierres de la ville.

Le 21 septembre 1860, à Palikao, village situé à une vingtaine de kilomètres de Pékin, les forces franco-britanniques livrent une bataille décisive contre l'armée impériale chinoise. Le corps expéditionnaire, commandé côté français par le général Cousin-Montauban, enfonce les lignes du général San Kolinsin. La bataille dure quelques heures. Les pertes chinoises sont lourdes ; les pertes alliées, minimes. La route de Pékin est ouverte.

La victoire de Palikao est le prélude immédiat au sac du Palais d'Été. Dans les jours qui suivent, les troupes franco-britanniques entrent dans Pékin et investissent le Yuanmingyuan, le "Jardin de la parfaite clarté" : un ensemble de palais, de pavillons, de jardins et de lacs couvrant plus de trois cents hectares, construit sur plusieurs siècles par les empereurs Qing, contenant des collections d'œuvres d'art, de bronzes, de soieries, de montres européennes, de curiosités du monde entier. Ce que les soldats des deux armées y font relève du pillage organisé.

Lord Elgin ordonne ensuite l'incendie du palais, le 18 octobre 1860, pour punir la Chine du mauvais traitement infligé à des émissaires britanniques. Trois mille cinq cents palais et pavillons brûlent pendant trois jours. Ce qui ne peut pas brûler est détruit.

Victor Hugo, alors en exil à Guernesey, adresse une lettre restée célèbre : "Un jour deux bandits entrèrent dans le Palais d'Été. L'un pilla, l'autre incendia. [...] L'une des deux victoires s'appelle la France, l'autre s'appelle l'Angleterre." Napoléon III anoblit Cousin-Montauban et le fait comte de Palikao pour ce fait d'armes.

Paris lui offre une rue dans le 20e arrondissement : la rue de Pali-Kao, dans le quartier de Belleville. Elle existe encore. C'est l'une des nombreuses rues parisiennes qui perpétuent, sans l'énoncer, la mémoire d'un crime de guerre contre la civilisation chinoise.

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Événement
1914
Événement
Date imprécise — Cimetière St Vincent
t1 p 330
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Événement
1907
1907 — Société des Auteurs et compositeurs dramatiques (SACD, créée en 1777)
t1 p 163-164
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Événement
1850
1850 — Société des Auteurs et compositeurs dramatiques (SACD, créée en 1777)
t1 p 24
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Événement
1944
19 août 1944 — PC de l'état-major national des FFI
t1 p 184
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Événement
Événement
1874
Événement
1905
3 août 1905
t1 p 83
On plaça la statue d'une victime de l'obscurantisme religieux directement en face de la basilique du Sacré-Coeur. Personne ne fit semblant de ne pas comprendre la provocation. Pétain fit fondre la statue en 1941. Jean-Fr …

On plaça la statue d'une victime de l'obscurantisme religieux directement en face de la basilique du Sacré-Coeur. Personne ne fit semblant de ne pas comprendre la provocation. Pétain fit fondre la statue en 1941.

Jean-François Lefebvre, chevalier de la Barre, avait dix-neuf ans quand il fut exécuté à Abbeville le 1er juillet 1766. Son crime : n'avoir pas ôté son chapeau au passage d'une procession religieuse, et avoir chanté des chansons impies. Il fut décapité après avoir eu la langue coupée et la main tranchée. Son exemplaire du Dictionnaire philosophique de Voltaire fut brûlé avec lui.

L'affaire avait scandalisé Voltaire, qui mena campagne pour sa réhabilitation jusqu'à sa mort. Le chevalier de la Barre devint le symbole des victimes de la justice d'Ancien Régime mêlée à la religion.

Le 3 août 1905, une statue en bronze du chevalier de la Barre fut inaugurée sur le parvis du Sacré-Coeur, à Montmartre. Georges Clemenceau, anticlérical convaincu, participa à la cérémonie. Le choix du lieu n'était pas fortuit : la basilique du Sacré-Coeur, dont la construction avait été décidée en « expiation » de la Commune de Paris de 1871, incarnait pour la gauche républicaine la réaction cléricale et la revanche sur les insurgés. Placer devant elle la statue d'une victime de l'Église, c'était affirmer que le parvis de la basilique n'appartenait pas qu'aux dévots.

La statue resta en place jusqu'en 1941. Le gouvernement de Vichy, dans le cadre de la collecte de métaux non ferreux destinés à l'industrie de guerre allemande, la fit fondre.

Une réplique en résine fut installée à l'identique en 1985. Elle est toujours là, face à la basilique, sur le parvis de Montmartre.

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Événement
Événement
1899
15 août 1899 — Locaux de la Ligue Antijuive/Siège du "Grand Occident de France"/Fort Chabrol
t1 p 72
Suite aux troubles provoqués à l'occasion du procès en révision de Dreyfus, Jules Guérin se retranche au "Grand Occident de France", origine de l'expression "Fort Chabrol"
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Événement
1868
1868 — Théâtre du Vaudeville/Cinéma Paramount/Caryatides remarquables
t1 p 62
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Événement
1840
16 mai 1840 — Théâtre du Vaudeville, ancien théâtre des Nouveautés
t1 p 180
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Événement
1709
1709 — Église St Paul-St Louis (de 1641)/Premier grand dôme parisien
t1 p 277
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Événement
1675
1675
t1 p 212
Un arménien nommé Pascal ouvre un établissement qui sert un nouveau breuvage, le café ; il sera repris par un de ses employés, Francesco Procopio Cutò, qui s'installera en 1686 à quelques pas de là pour fonder le café Pr …

Un arménien nommé Pascal ouvre un établissement qui sert un nouveau breuvage, le café ; il sera repris par un de ses employés, Francesco Procopio Cutò, qui s'installera en 1686 à quelques pas de là pour fonder le café Procope

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Événement
1721
14 octobre 1721 — Cabaret du Pistolet/Cabaret de la Grande Motte !!!/Cabaret des Trois Entonnoirs
t1 p 258
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Événement
Date imprécise — Atelier d'Auguste Renoir
t1 p 202
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Événement
1770
1770 — Caserne de la Pépinière/Caserne de la Pologne/Caserne de gardes-françaises
t1 p 316
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Événement
1926
1926 — Caryatides remarquables (style cubiste)
t1 p 209
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Événement
Événement
1763
1763 — Demeure de l'abbé Prévost d'Exiles (présumée)
t1 p 328
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Événement
Événement
1875
15 mai 1875 — Galerie Goupil (second siège, après le boulevard Montmartre)
t1 p 76
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Événement
1827
1827 — Hôtel de Mlle Mars (elle l'achète en 1824 et le fait rénover)
t1 p 359
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Événement
Événement
1851
3 décembre 1851 — Barricade en 1851
t2 p 12
Alphonse Baudin, député de l'Ain, se fait tuer sur une barricade. Il aurait dit aux ouvriers qui lui reprochaient son salaire de député : "Vous allez voir comment on meurt pour 25 Francs par jour !"
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Événement
1792
Événement
Événement
1579
1579 — Tribunal des Juges-Consuls (créé en 1563)
t2 p 246
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Événement
1867
30 septembre 1867 — L'Eldorado/Comédia théâtre
t2 p 281
Un ancien ouvrier fondeur devenu ténor crée sur la scène d'un café-concert du boulevard de Strasbourg une chanson d'amour qui deviendra le chant des vaincus de mai 1871. Jean-Baptiste Clément a écrit les paroles en 1866. …

Un ancien ouvrier fondeur devenu ténor crée sur la scène d'un café-concert du boulevard de Strasbourg une chanson d'amour qui deviendra le chant des vaincus de mai 1871.

Jean-Baptiste Clément a écrit les paroles en 1866. Chansonnier montmartrois, journaliste, il vit de sa plume et de ses chansons dans le Paris des cafés-concerts. Il rencontre Antoine Renard, né à Lille en 1825, ancien ouvrier fondeur devenu ténor d'opéra, qui compose la mélodie.

Le 30 septembre 1867, Antoine Renard crée la chanson à l'Eldorado, café-concert du 4 boulevard de Strasbourg dans le 10e arrondissement, lors d'un spectacle donné par les "chanteurs rouges." Le titre du spectacle dit assez le milieu : sous le Second Empire finissant, le café-concert est l'un des rares espaces où une parole d'opposition peut circuler, sous couvert de divertissement populaire.

Le texte est une chanson d'amour. Il parle de cerises, de rossignols, de merles moqueurs, de belles qui auront la folie en tête, d'amoureux du soleil au cœur, de blessures ouvertes. Rien qui annonce une insurrection. Rien de politique.

Ce qui la rend politique vient après. En mai 1871, pendant la Semaine sanglante, Jean-Baptiste Clément combat sur les barricades de Belleville. Il y rencontre une jeune ambulancière nommée Louise, qui soigne les blessés sous le feu et dont il perd la trace. Il lui dédie sa chanson. À partir de là, les cerises rouges qui tombent des arbres deviennent, dans l'écoute des survivants, les gouttes de sang du peuple de Paris. Les "belles" et les "amoureux" deviennent les fusillés du Père-Lachaise et les déportés de Nouvelle-Calédonie. Le "temps des cerises" devient le temps trop court de la Commune, ces soixante-douze jours où Paris s'est gouvernée elle-même.

Aucun mot du texte n'a changé. C'est l'histoire qui l'a réécrit. La chanson d'amour de 1867 est devenue l'hymne de la Commune, chantée par les militants ouvriers pendant un siècle et demi. Antoine Renard, qui l'avait mise en musique, meurt en mai 1872, un an après la Semaine sanglante.

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Événement
1794
7 mars 1794 — Demeure d'Emmanuel Pastoret
t2 p 42
Depuis près d'un an, André Chénier vit reclus à Versailles, sortant à peine après la tombée de la nuit. Poète admiré, journaliste constitutionnel qui a attaqué Marat et les Jacobins dans les colonnes du Journal de Paris, …

Depuis près d'un an, André Chénier vit reclus à Versailles, sortant à peine après la tombée de la nuit. Poète admiré, journaliste constitutionnel qui a attaqué Marat et les Jacobins dans les colonnes du Journal de Paris, il sait qu'il est en danger. Il s'est réfugié chez ses amis Lecouteulx à Versailles, où il compose en secret ses Odes à Fanny et ses iambes venimeux contre la Convention.

Ce soir du 7 mars 1794, il commet l'imprudence de se rendre à Passy, rue Bois-le-Vent, rendre visite à Adélaïde, marquise de Pastoret. Il est accompagné d'Émilie-Lucrèce d'Estat, une femme compromise dans une affaire d'achat de votes de conventionnels lors du procès de Louis XVI — et qui détient des papiers explosifs que les comités de l'an II recherchent activement. Les agents du Comité de sûreté générale, conduits par un dénommé Guénot, sont précisément là ce soir pour perquisitionner : ils cherchent le marquis de Pastoret, en fuite.

Chénier n'est pas leur cible. Mais ses réponses lors du questionnaire d'identité les intriguent, son attitude leur paraît suspecte. Surtout, il choisit délibérément de faire diversion, de se mettre en avant pour permettre à Mlle d'Estat de s'esquiver. Le geste est courageux — et fatal. On l'embarque.

Il est conduit d'abord au Luxembourg, puis à Saint-Lazare. Pendant les cent quarante jours de sa détention, il écrit en secret ses derniers poèmes, glissés à sa famille par un geôlier complaisant. Le Tribunal révolutionnaire le condamne pour avoir « recélé les papiers de l'ambassadeur d'Espagne ». Il monte à l'échafaud le 25 juillet 1794, deux jours avant la chute de Robespierre.

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Événement
1794
31 mars 1794 — Demeure de Georges Jacques Danton (donnant alors sur la rue Marat)
t2 p 81
Arrestation de Danton à son domicile, à 6 heures du matin. Il avait refusé de s'enfuir, disant "on n'emporte pas sa patrie sous la semelle de ses souliers" Le 31 mars 1794, à six heures du matin, on frappe à la porte du …

Arrestation de Danton à son domicile, à 6 heures du matin. Il avait refusé de s'enfuir, disant "on n'emporte pas sa patrie sous la semelle de ses souliers"

Le 31 mars 1794, à six heures du matin, on frappe à la porte du 130 boulevard Saint-Germain — la rue s'appelait alors rue des Cordeliers, puis rue Marat. Georges Danton dort encore. Sa jeune femme Louise Gély est à ses côtés. Les agents du Comité de sûreté générale sont là pour l'arrêter.

Il ne s'enfuit pas. On lui en avait donné l'occasion — des amis l'avaient prévenu, des chevaux de poste étaient disponibles. Il avait refusé, avec cette phrase que Philippe avait notée dans sa fiche : "on n'emporte pas sa patrie sous la semelle de ses souliers."

Danton était l'un des hommes de la Révolution. Il avait contribué à renverser la monarchie, à organiser la défense nationale en septembre 1792, à fonder le Tribunal révolutionnaire — l'instrument qui allait maintenant le juger. Depuis plusieurs mois, il appelait à modérer la Terreur, à clémence, à en finir avec les exécutions en masse. Robespierre et Saint-Just y voyaient une trahison.

Le procès est une mascarade — Danton le transforme en tribune, rugit, domine la salle au point que le Tribunal finit par suspendre les débats pour le faire taire. Il est guillotiné le 5 avril avec Camille Desmoulins et leurs amis. Sa dernière parole au bourreau, selon la tradition : "Tu montreras ma tête au peuple, elle en vaut la peine."

Dix semaines plus tard, Robespierre passait à son tour sous la lame.

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Événement
1789
24 décembre 1789 — Lieu de l'arrestation du marquis de Favras (chez un ami)
t2 p 109-110
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Événement
1892
30 mars 1892 — Lieu de l'arrestation de Ravachol
t2 p 181
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Événement
1851
2 décembre 1851 — Hôtel où fut arrêté le général Lamoricière
t2 p 173
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Événement
1804
27 février 1804 — Lieu de l'arrestation du général Pichegru
t2 p 56
Arrestation de Pichegru, impliqué dans la conjuration de Cadoudal, dénoncé par un indicateur infiltré dans le complot qui l'hébergeait
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Événement
1815
2 août 1815 — Demeure de Charles Angélique François Huchet de La Bédoyère
t2 p 191-192
Arrestation du général de La Bédoyère, rétrogradé colonel, dans le cadre de la "Terreur blanche" qui suit la restauration de la royauté
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Événement
1572
24 août 1572 — Hôtel de Ponthieu/Massacre de la St Barthélemy
t2 p 212
Deux jours après avoir échappé à un coup d’arquebuse, l’amiral de Coligny est tué dans son lit. Son meurtre ouvre la nuit la plus sanglante de l’histoire de Paris. L’été 1572 devait sceller la paix. Pour réconcilier cath …

Deux jours après avoir échappé à un coup d’arquebuse, l’amiral de Coligny est tué dans son lit. Son meurtre ouvre la nuit la plus sanglante de l’histoire de Paris.

L’été 1572 devait sceller la paix. Pour réconcilier catholiques et protestants, la reine mère Catherine de Médicis a voulu marier sa fille Marguerite de Valois au prince protestant Henri de Navarre, le futur Henri IV. Les noces sont célébrées le 18 août : tous les grands du royaume y sont conviés, et une foule de gentilshommes huguenots a escorté le prince jusqu’à Paris. La ville, farouchement catholique, travaillée par les prédicateurs, les voit d’un très mauvais œil. Les récoltes ont été mauvaises, les prix montent, et le luxe des fêtes attise la colère.

Parmi les protestants présents, le plus considérable est l’amiral Gaspard de Coligny. Il a cinquante-trois ans ; converti à la Réforme vers 1560, il a mené les troupes protestantes pendant les guerres de Religion, jusqu’à menacer Paris en 1570. Rentré à la cour l’année suivante, il a été bien accueilli par Charles IX, mais les catholiques de l’entourage royal le haïssent. Le 22 août, un coup d’arquebuse est tiré sur lui depuis une maison qui appartient à un fidèle des Guise, le chanoine de Villemur, ancien précepteur du duc. Coligny s’est penché pour renouer le lacet de sa chaussure : la balle ne l’atteint qu’au bras gauche et à la main. Le tireur est un certain Maurevert ; les historiens hésitent encore sur le commanditaire, les Guise en tête des suspects. Le roi Charles IX envoie son chirurgien, Ambroise Paré, puis vient lui-même, avec sa mère et son frère, au chevet du blessé, et lui promet justice.

Gravure : une vieille maison à pignon et tourelle d’angle, au-dessus d’une boutique à l’enseigne « À l’amiral Coligny »

Mais la décision est prise d’éliminer d’un coup tous les chefs protestants. Dans la nuit du 23 au 24 août, trois seigneurs sont chargés de l’amiral : le duc Henri de Guise, le duc d’Aumale et le grand prieur de France, demi-frère du roi. Leurs hommes forcent l’hôtel de Ponthieu, rue de Béthisy, où il loge. Coligny est achevé dans son lit, à coups de dague, par un capitaine venu de Bohême, Charles Danowitz, dit Besme. Son corps est jeté par la fenêtre ; dans la cour, on le mutile et on le décapite. La dépouille est portée jusqu’à la Seine, traînée dans les rues par des enfants, puis pendue au gibet de Montfaucon.

C’est alors, rapporte-t-on, que sonne le tocsin, à la cloche de Saint-Germain-l’Auxerrois, près du Louvre, bientôt reprise par les autres clochers. L’opération militaire contre les chefs tourne au massacre général : les Parisiens les plus exaltés, croyant défendre leur ville, pourchassent tous les protestants, sans distinction d’âge, de sexe ni de rang. On estime à trois mille le nombre des morts à Paris, à cinq ou dix mille dans tout le royaume, où la tuerie gagne une ville après l’autre, d’Orléans et Meaux le 25 août jusqu’à Bordeaux, Rouen et Toulouse en octobre. Le 26 septembre, Henri de Navarre abjure le protestantisme.

En juillet 1889, un monument à l’amiral, œuvre de Gustave Crauk, est inauguré rue de Rivoli, au chevet du temple protestant de l’Oratoire du Louvre, à trois cents mètres de l’ancien hôtel de Ponthieu. Et en 2022, pour le 450e anniversaire, la Ville a créé un jardin mémorial de la Saint-Barthélemy devant Saint-Germain-l’Auxerrois, là où tout a commencé.

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Événement
1944
22 août 1944 — Hôtel Majestic (centre de conférences)/Siège de l'état-major nazi
t2 p 169-170
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Événement
1892
10 mars 1892 — Domicile du juge Benoît
t2 p 181
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Événement
1892
27 mars 1892 — Domicile du substitut Bulot
t2 p 181
Le 27 mars 1892, une bombe explose au cinquième étage du 39 rue de Clichy. C'est le domicile du substitut Léon Bulot, magistrat qui avait requis des peines sévères contre des manifestants anarchistes lors du procès de Cl …

Le 27 mars 1892, une bombe explose au cinquième étage du 39 rue de Clichy. C'est le domicile du substitut Léon Bulot, magistrat qui avait requis des peines sévères contre des manifestants anarchistes lors du procès de Clichy en 1891. Bulot est absent. Les dégâts sont matériels. L'auteur est un certain François Claudius Koenigstein, dit Ravachol.

C'est le deuxième attentat en moins d'une semaine — le 11 mars, une bombe avait déjà visé le domicile du président du tribunal qui avait jugé la même affaire. Ravachol revendique une logique de représailles : la justice bourgeoise frappe les anarchistes, les anarchistes frappent les juges. La propagande par le fait dans toute sa rigueur.

Ravachol est arrêté quelques jours plus tard, trahi par un garçon de restaurant qui l'avait reconnu. Au moment de son arrestation, il chantait. Son procès devient une tribune. Condamné à mort pour ces attentats et pour plusieurs meurtres commis avant de venir à Paris, il monte à l'échafaud en juillet 1892 en criant ses convictions. Le mouvement anarchiste en fait aussitôt un martyr — on "ravacholise" pour désigner l'acte révolutionnaire par excellence.

L'affaire Ravachol marque le début d'une vague d'attentats anarchistes qui secoue Paris jusqu'en 1894 — Vaillant à la Chambre, Émile Henry au café Terminus, puis l'assassinat du président Carnot à Lyon. La IIIe République répond par les lois scélérates, qui restreignent la liberté de la presse.

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Événement
Événement
Événement
Date imprécise — Bal de l'Élysée Montmartre (de 1807)
t2 p 250
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Événement
Événement
Date imprécise — Basilique mérovingienne
t2 p 181-182
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Événement
1857
1857 — Bal de la Boule Noire (de 1822)
t2 p 251-252
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Événement
1799
6 novembre 1799 — Hôtel Chantereine/Hôtel Bonaparte/Demeure de Joséphine de Beauharnais
t2 p 66-67
Bonaparte a épousé Joséphine de Beauharnais le 9 mars 1796 ; il prépare le coup d'État du 18 Brumaire ; la rue a été rebaptisée en l'honneur de ses razzias en Italie
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Événement
1799
8 novembre 1799 — Hôtel Chantereine/Hôtel Bonaparte/Demeure de Joséphine de Beauharnais
t2 p 66-67
Bonaparte convoque, le 17 brumaire au matin, les généraux et les adjudants de 48 sections à sa résidence de la rue Chantereine pour s'assurer de leur fidélité, en prévision du coup d'état du 18 brumaire
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Événement
1881
1881 — Cabaret du Chat Noir (le premier)/Cabaret Louis XIII
t2 p 251
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Événement
Événement
1794
7 mai 1794 — Cachette d'Antoine-Laurent de Lavoisier
t2 p 134
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Événement
1777
1 janvier 1777
t2 p 297
Cadet de Vaux crée le premier quotidien publié dans la capitale
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Événement
1887
23 septembre 1887 — Bal de la Boule Noire (fermé en 1880)/Caf'conc' La Cigale (à partir de 1887)
t2 p 251-252
Caf'conc' célèbre dans l'entre deux guerres ; Mistinguett y fit ses débuts
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Événement
1853
1853 — Siège de la Caisse d'Épargne, aujourd'hui d'Île de France
t2 p 82
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Événement
1796
1 février 1796 — Agence des Poids et Mesures
t2 p 101
Calcul de la longueur du méridien de Dunkerque à Barcelone par Delambre et Méchain ; décision de la Convention en avril 1795 d'établir le mètre comme 40 millionième partie du méridien terrestre, base du Système internati …

Calcul de la longueur du méridien de Dunkerque à Barcelone par Delambre et Méchain ; décision de la Convention en avril 1795 d'établir le mètre comme 40 millionième partie du méridien terrestre, base du Système international d'unités

La mesure de la méridienne de France par Delambre et Méchain, ou plus précisément de l'« arc de méridien situé entre Dunkerque et Barcelone », est un levé géodésique réalisé par les scientifiques français Jean-Baptiste Joseph Delambre et Pierre-François Méchain entre 1792 et 1798. Cette mesure fait suite à la décision de l'Assemblée nationale française en 1791 d'établir un système de mesure unique s'appuyant sur une unité de longueur universelle prise dans la nature : la dix millionième partie du quart du méridien terrestre, qui sera ultérieurement nommée le mètre.

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Événement
1842
1842 — Géorama (carte de la France à l'échelle 3 millième)
t2 p 22
Carte à grande échelle et en relief de la France sur 33 ares
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Événement
1842
1842 — Château du Maine/Géorama (carte de la France à l'échelle 3 millième)
t2 p 22
Carte à grande échelle et en relief de la France sur 33 ares
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Événement
Événement
Événement
1843
octobre 1843 — Hôtel Lauzun/Hôtel Pimodan/Demeure de Charles Baudelaire/Demeure de Théophile Gautier
t2 p 16
Charles Baudelaire et Théophile Gautier sont locataires ; l'Hôtel accueille un cénacle romantique, mais aussi le club des "Haschischins"
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Événement
1450
1450 — Manoir de Reuilly (alors en ruine)/Cour des miracles
t2 p 247
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Événement
635
635 — Cimetière de l'église St Paul des Champs/Cimetière St Paul
t2 p 269
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Événement
1933
1933 — Cité-refuge de l'Armée du Salut/Bâtiment remarquable
t2 p 70
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Événement
1914
16 mars 1914 — Clinique de la rue Piccini
t2 p 216
Clinique où mourut Gaston Calmette, directeur du Figaro, tué par la femme du ministre des Finances Le 16 mars 1914, en fin d'après-midi, Henriette Caillaux se présente au siège du Figaro, rue Drouot. Épouse du ministre d …

Clinique où mourut Gaston Calmette, directeur du Figaro, tué par la femme du ministre des Finances

Le 16 mars 1914, en fin d'après-midi, Henriette Caillaux se présente au siège du Figaro, rue Drouot. Épouse du ministre des Finances Joseph Caillaux, elle est venue régler une affaire personnelle. Depuis trois mois, le Figaro mène campagne contre son mari, lui imputant tous les maux — plus de cent dix articles l'accablant. Le 13 mars, Gaston Calmette a franchi un pas supplémentaire en publiant une lettre intime que Caillaux avait autrefois adressée à sa première femme, menaçant d'en révéler davantage.

Henriette Caillaux est introduite dans le bureau de Calmette vers 18 heures. Lui demandant s'il sait pourquoi elle est venue, puis sans attendre sa réponse, elle tire six coups de pistolet Browning automatique dans l'abdomen du directeur. Elle ne tente pas de fuir. Transportée à la préfecture dans sa propre voiture — elle a refusé le panier à salade — elle déclare : « Il n'y a plus de justice en France. »

Calmette, mortellement blessé, est transporté à la clinique de la rue Piccini. Il meurt six heures après avoir été atteint.

Le procès s'ouvre le 20 juillet 1914 dans une atmosphère passionnée, faisant la une de tous les journaux, loin devant les affaires balkaniques. Défendue par Fernand Labori — l'avocat de Zola et de Dreyfus — Henriette plaide l'impulsion irrésistible et le crime passionnel. Elle est acquittée par le jury d'assises le 28 juillet 1914. Trois jours plus tard, la France décrète la mobilisation générale.

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Événement
1853
1853 — Hôtel de la princesse de Lamballe/Clinique du docteur Blanche
t2 p 105
Clinique psychiatrique du docteur Blanche ; où séjournent Gérard de Nerval en 1853-1854, et Gounod en 1857
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Événement
1871
4 mai 1871 — Église Ste Marguerite/Club des Prolétaires
t2 p 264
Club de Ste Marguerite, qui devient "Club du Prolétaire" après le 4 mai ; il publie 4 numéros du journal "Le Prolétaire" à partir du 10 mai
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Événement
1871
24 mai 1871 — Église Notre-Dame de la Croix
t2 p 163
Club où fut votée l'exécution des otages pendant la Commune ; le premier à investir une église sous la Commune
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Événement
1871
24 mai 1871 — Église Notre-Dame de la Croix
t2 p 163
Club où fut votée l'exécution des otages pendant la Commune ; le premier à investir une église sous la Commune
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Événement
1572
1572 — Hôtel de la Reine/Hôtel de Soissons/Colonne Médicis
t2 p 301-302
Colonne supposée d'observation astrologique érigée pour Catherine de Médicis à l'usage de son astrologue et "parfumeur" Cosimo Ruggieri
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Événement
1885
1885 — École de Médecine/Chapelle St Pierre
t2 p 275
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Événement
1549
1549 — Collège de Coqueret (de 1439)
t2 p 64
Constitution de la Pléiade, qui va donner naissance au français classique
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Événement
1889
1889 — Demeure de Léon Serpollet
t2 p 241
Constructeur de voitures rapides roulant à 120 km par heure, mais à vapeur
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Événement
1782
janvier 1782 — Prison de la Force
t2 p 253
Construction de la prison royale de la Force ; vestiges du mur d'enceinte au fond de la cour
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Événement
1375
1375 — Chapelle du collège de Dormans-Beauvais
t2 p 161
Construction par Raymond du Temple d'une chapelle aujourd'hui vouée au culte orthodoxe roumain
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Événement
1801
1801 — Couvent de la Madeleine de Traisnel (de 1654)
t2 p 62
Couvent des Dames de Tresnel ou Traisnel, un village de l'Aube, transformé en filature et en atelier de tissage ; il en subsiste une arcade et le clocher. L'ntreprise employait 7900 ouvriers sur l'ensemble de la France
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Événement
1920
1920 — Demeure et atelier d'Émile Lejeune
t2 p 155
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Événement
1852
4 juin 1852 — Demeure de James Pradier
t2 p 272-273
Demeure, à l'époque de sa mort, à Bougival, du sculpteur James Pradier, auteur des statues de Lille et de Strasbourg qui ornent la place de la Concorde
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Événement
Événement
Événement
1777
1777 — Demeure de Mme Récamier
t2 p 273
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Événement
1839
1839 — Demeure d'Honoré de Balzac
t2 p 233
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Événement
1792
10 août 1792 — Hôtel de la Liberté
t2 p 130-131
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Événement
1972
1972 — Demeure de François Mitterrand
t2 p 36-37
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Événement
1828
1828 — Château des Brouillards (de 1772)/Maquis de Montmartre
t2 p 48
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Événement
Date imprécise — Demeure de Jean-François Thérèse Chalgrin
t2 p 96
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Événement
1980
15 avril 1980 — Demeure de Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir (à partir de 1969)
t2 p 115
Au 29, boulevard Edgar Quinet (XIVe arr.), un appartement au dixième étage vient de perdre son occupant le plus célèbre. Quatre jours plus tard, 50 000 Parisiens suivront son cercueil dans les rues. Sartre s'est éteint à …

Au 29, boulevard Edgar Quinet (XIVe arr.), un appartement au dixième étage vient de perdre son occupant le plus célèbre. Quatre jours plus tard, 50 000 Parisiens suivront son cercueil dans les rues.

Sartre s'est éteint à l'hôpital Broussais, rue Didot, à quelques centaines de mètres de chez lui. Un œdème pulmonaire, officiellement. Mais derrière le diagnostic, toute une décennie de délabrement physique : la quasi-cécité depuis 1973 — il ne distinguait plus que des taches de lumière —, l'hypertension, la cigarette sans fin, les amphétamines qu'il avalait par poignées pour tenir le rythme de son œuvre monumentale sur Flaubert. À 74 ans, le philosophe qui avait traversé le siècle comme un cyclone intellectuel n'était plus qu'une ombre aveugle, soutenue par les femmes qui l'entouraient.

Depuis les années soixante-dix, il habite le 29 boulevard Edgar Quinet, dans un immeuble moderne sans charme, à deux pas de chez Simone de Beauvoir et à une rue du cimetière Montparnasse — un voisinage dont l'ironie ne lui échappait pas. La disposition est pratique : Beauvoir passe cinq nuits par semaine, Arlette El Kaïm, sa fille adoptive, les deux autres. Depuis son bureau, Sartre voit, quand il voit encore, la tour Montparnasse et au loin la tour Eiffel.

Ses dernières années sont politiques jusqu'au bout. Il dirige nominalement La Cause du peuple pour protéger ses amis maoïstes de la répression, soutient la cause palestinienne, défend les immigrés, les détenus, les marges. Peu avant de mourir, il accorde à Benny Lévy, son secrétaire, une longue série d'entretiens pour Le Nouvel Observateur qui fait scandale — on y croit déceler un Sartre assagi, presque religieux. Légende urbaine qui mourra avec lui.

Le 19 avril, 50 000 personnes suivent le cortège du boulevard Edgar Quinet jusqu'au cimetière Montparnasse, division 20. Beauvoir, effondrée, jette une rose blanche sur le cercueil. C'est, dit-on, la dernière fois qu'une telle foule accompagnera un intellectuel français à sa dernière demeure.

Immeuble au n. 29 du bd Edgar Quinet, Archives Paris révolutionnaire

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Événement
Date imprécise — Demeure de Jules Michelet
t2 p 273
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Événement
Événement
Date imprécise — Demeure de Salomon de Brosse
t2 p 275-276
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Événement
Date imprécise — Hôtel de Falcony/Demeure d'Eugène-Emmanuel Viollet-le-Duc
t2 p 272
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Événement
Date imprécise — Demeure de Pierre Loti
t2 p 120
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Événement
1888
1888 — Demeure d'Auguste Villiers de l'Isle-Adam
t2 p 141
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Événement
Événement
1745
1745 — Demeure de Charles Simon Favart/Demeure de Marie Justine Benoîte Duronceray
t2 p 290-291
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Événement
1699
1699 — Au Soleil d'Or/Demeure de Jean-François Regnard
t2 p 177-178
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Événement
1776
1776 — Demeure de Restif de la Bretonne
t2 p 36
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Événement
1792
1792 — Demeure de Birard
t2 p 205
Demeure de l'auteur présumé de la Carmagnole, dont l'air viendrait de Carmagnola, une petite ville du Piémont italien d'où il serait originaire ; rapport ou non avec la petite veste de travail, la carmagnole, qui sait ?
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Événement
Date imprécise — Demeure d'Henry Bataille
t2 p 119-120
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Événement
1895
Événement
Événement
1905
1905 — Demeure de Paul Léautaud
t2 p 256
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Événement
Date imprécise — Hôtel de Meilleraie/Demeure de Firmin Didot
t2 p 276
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Événement
Événement
1728
1728 — Demeure de Marie Anne de Camargo dite la Camargo
t2 p 109
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Événement
Événement
Événement
Date imprécise — Demeure de Pierre Alexis de Ponson du Terrail
t2 p 123
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Événement
1897
1897 — Demeure d'Edmond Rostand et Rosemonde Gérard
t2 p 11
Demeure de Rostand et de sa femme, Rosemonde Gérard, auteure de "Car vois-tu chaque jour je t'aime davantage, aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain"
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Événement
1917
Événement
1893
1893 — Demeure de Tristan Bernard
t2 p 119
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Événement
Date imprécise — Demeure de Cassini de Thury
t2 p 278
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Événement
1848
1848 — Demeure du général Louis Eugène Cavaignac
t2 p 152
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Événement
Événement
1908
1908 — Demeure de Maurice Ravel
t2 p 52
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Événement
1854
Événement
1904
1904 — Demeure de Jules Massenet
t2 p 146
Demeure du compositeur de "Manon", "Sapho", "Don Quichotte", "Werther", "Thaïs"...
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Événement
1960
1960 — Demeure de Paul Misraki
t2 p 50
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Événement
Événement
1783
Événement
Date imprécise — Demeure d'Henry Gauthier-Villars
t2 p 58
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1865
Événement
Événement
1920
octobre 1920 — Hôtel des Écoles/Hôtel Delambre/Demeure d'André Breton
t2 p 101
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Événement
1613
1613 — Demeure de Vincent de Paul)
t2 p 291
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Événement
1935
1935 — Demeure de James Joyce
t2 p 117
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Événement
1902
Événement
Événement
1851
4 décembre 1851 — Barricade en 1851
t2 p 110 & 196
Denis Dussoubs est abattu par la troupe, alors qu'il remplaçait son frère malade, le député Gaston Dussoubs, sur une barricade dressée contre le coup d'État de Badinguet
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Événement
1851
4 décembre 1851 — Barricade en 1851
t2 p 110 & 196
Denis Dussoubs est abattu par la troupe, alors qu'il remplaçait son frère malade, le député Gaston Dussoubs, sur une barricade dressée contre le coup d'État de Badinguet
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1871
26 mai 1871 — Chapelle des otages/Lieu de l'exécution des otages de la Commune
t2 p 150
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1824
27 juillet 1824 — Demeure d'Alexandre Dumas père/Maison natale d'Alexandre Dumas fils
t2 p 41
Le 27 juillet 1824, Catherine Labay mit au monde, place Boieldieu, un enfant que son père ne reconnut que sept ans plus tard. Cet enfant allait écrire La Dame aux camélias et cette phrase : « Mon père est un grand enfant …

Le 27 juillet 1824, Catherine Labay mit au monde, place Boieldieu, un enfant que son père ne reconnut que sept ans plus tard. Cet enfant allait écrire La Dame aux camélias et cette phrase : « Mon père est un grand enfant que j'ai eu quand j'étais petit. »

Alexandre Dumas père avait vingt-deux ans lorsque naquit son fils. Il était arrivé à Paris deux ans plus tôt depuis Villers-Cotterêts, sans argent, avec une lettre de recommandation, et avait trouvé un poste de secrétaire chez le duc d'Orléans. Il habitait au 1 de la place Boieldieu, près de l'Opéra-Comique, dans le même immeuble que Catherine Labay, couturière et lingère, dont il était l'amant.

Leur fils naquit le 27 juillet 1824. Dumas père ne le reconnut pas. Il poursuivit sa vie — ses Trois Mousquetaires et son Comte de Monte-Cristo n'étaient pas encore écrits, mais sa carrière au théâtre, ses dettes et ses femmes avaient commencé.

En 1831, quand l'enfant eut sept ans, Dumas père le reconnut enfin devant notaire et l'enleva à sa mère pour l'élever lui-même. Catherine Labay n'eut pas son mot à dire. Elle passa le reste de sa vie sans son fils.

Alexandre Dumas fils (1824-1895) devint l'un des auteurs les plus joués de la seconde moitié du XIXe siècle. La Dame aux camélias (roman, 1848 ; pièce, 1852) inspira à Verdi son opéra La Traviata. Il fut élu à l'Académie française en 1874 — son père, candidat à répétition, n'y avait jamais été admis.

De cet homme prodigue et absent, il garda une affection mêlée d'ironie. La phrase qu'on lui prête résume tout : « Mon père est un grand enfant que j'ai eu quand j'étais petit. »

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Événement
Événement
Événement
1897
1897 — Église Notre-Dame du Travail
t2 p 286
Église construite avec des éléments du "Palais de l'Industrie" de l'Exposition universelle de 1855 ; sa cloche avait été pillée par les troupes de Badinguet après la prise de Sébastopol L’église Notre-Dame-du-Travail, si …

Église construite avec des éléments du "Palais de l'Industrie" de l'Exposition universelle de 1855 ; sa cloche avait été pillée par les troupes de Badinguet après la prise de Sébastopol

L’église Notre-Dame-du-Travail, située au 59 rue Vercingétorix à Paris, a été construite entre 1897 et 1902 sous l’impulsion de l’abbé Roger Soulange-Bodin et sur les plans de l’architecte Jules-Godefroy Astruc. Elle se distingue par sa structure métallique, réalisée à partir d’éléments du Palais de l’Industrie, édifice démonté après l’Exposition universelle de 1855. Ce choix architectural visait à rappeler aux ouvriers du quartier leur environnement de travail, en lien avec l’Exposition universelle de 1900. La façade en pierre masque un intérieur de style industriel, avec charpente et poutrelles apparentes. La cloche de l’église provient de Sébastopol, prise lors de la guerre de Crimée en 1855. L’église, classée monument historique depuis 2016, rend hommage à la condition ouvrière et fut conçue comme un lieu de rassemblement pour les travailleurs du 14e arrondissement.

Façade de l'Église Notre-Dame du Travail

L'intérieur avec les structures métalliques

Sources utilisées :
expositions-universelles.fr/1855-notre-dame-travail.html
fr.wikipedia.org/wiki/Église_Notre-Dame-du-Travail_de_Paris
paris-unplugged.fr/paris-14-notre-dame-du-travail

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Événement
1628
1628 — Église Notre-Dame de Bonne-Nouvelle
t2 p 177
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Événement
Événement
Date imprécise
t2 p 233
Emplacement du cours de l'ancien bras ou ancien cours de la seine, appelé plus tard "ceinture Ste Opportune" ; Jean de Laborde en fait couvrir une partie à ses frais en 1771
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Événement
1944
août 1944 — Entrée du PC de la Résistance FTP à Paris
t2 p 9
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Événement
1672
Événement
Événement
1871
23 mai 1871 — Prison de Ste Pélagie
t2 p 74-75
Exécution de Gustave Chaudey, tenu responsable de la mort de Théodore Sapia lors de la tuerie du 22 janvier. Trois gendarmes sont fusillés en même temps que lui
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Événement
1871
26 mai 1871 — Prison de Mazas/Lieu de massacre de Communards
t2 p 103
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Événement
1792
3 septembre 1792 — Prison de la Force/Grande Force (à partir de 1780)/Massacres de Septembre
t2 p 253
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Événement
1794
25 juillet 1794
t2 p 42
Le 25 juillet 1794 — 7 thermidor an II —, André Chénier monta à l'échafaud place du Trône renversé. Il avait trente et un ans. Quarante-huit heures plus tard, Robespierre tombait. André Chénier est né en 1762 à Constanti …

Le 25 juillet 1794 — 7 thermidor an II —, André Chénier monta à l'échafaud place du Trône renversé. Il avait trente et un ans. Quarante-huit heures plus tard, Robespierre tombait.

André Chénier est né en 1762 à Constantinople d'un père français et d'une mère grecque. Il grandit à Paris, fut élève au Collège de Navarre, et devint le plus grand poète français de son siècle — un siècle qui ne le lut qu'après sa mort.

La Révolution le trouva enthousiaste, puis horrifié. Il avait d'abord salué 1789 ; il se détourna de la Terreur et rédigea pour le Journal de Paris des articles qui attaquaient les excès jacobins. En mars 1794, il fut arrêté près de Passy et emprisonné à Saint-Lazare — l'ancien hospice du 107 rue du Faubourg Saint-Denis, converti en prison. Il y écrivit les Iambes, poèmes de la colère froide d'un homme qui sait ce qui l'attend.

Le 7 thermidor, il fut conduit à la guillotine avec une cinquantaine d'autres condamnés. Selon une anecdote transmise par ses contemporains — peut-être apocryphe, certainement vraie dans son esprit —, il frappa son front du poing avant de monter à l'échafaud en disant : Il y avait quelque chose là.

Le 9 thermidor — le 27 juillet —, Robespierre était arrêté. La Terreur prenait fin.

Ses poèmes ne furent publiés qu'en 1819. Les Romantiques le découvrirent et en furent bouleversés. Il repose dans la fosse commune du cimetière de Picpus, avec les autres victimes de la place du Trône renversé.

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Événement
Événement
1894
5 avril 1894 — Restaurant Foyot
t2 p 25
Le 5 avril 1894, une bombe explose au restaurant Foyot, 33 rue de Tournon, établissement bourgeois face au Sénat où se retrouvent parlementaires et gens de lettres. Plusieurs clients sont blessés. L'un d'eux, le poète sy …

Le 5 avril 1894, une bombe explose au restaurant Foyot, 33 rue de Tournon, établissement bourgeois face au Sénat où se retrouvent parlementaires et gens de lettres. Plusieurs clients sont blessés. L'un d'eux, le poète symboliste Laurent Tailhade, perd un œil.

L'ironie est cruelle. Un an plus tôt, le 9 décembre 1893, l'anarchiste Auguste Vaillant avait lancé une bombe dans l'hémicycle de la Chambre des députés — sans faire de morts. Tailhade avait alors déclaré à un dîner : "Qu'importent les victimes si le geste est beau !" La formule avait fait le tour de Paris.

Le voilà maintenant victime du geste beau. La presse s'empressa de noter la coïncidence. Tailhade, lui, ne renia pas ses convictions anarchisantes — mais perdit effectivement un œil dans l'explosion, dont l'auteur ne fut jamais identifié avec certitude.

Le Foyot était l'un des restaurants les plus fréquentés du quartier latin depuis le Second Empire. Zweig y dînera plus tard, Radiguet aussi — ce lieu qui sentait le Sénat et le pouvoir, juste en face du Luxembourg, attirait autant les politiques que les écrivains qui les observaient.

L'attentat du Foyot survient dans le contexte des années anarchistes : depuis 1892, Ravachol, puis Vaillant, puis Émile Henry ont ensanglanté Paris de leurs bombes. En juin 1894, le président Carnot sera assassiné à Lyon. La série prendra fin avec les lois scélérates qui musèlent la presse anarchiste.

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Événement
1819
6 juillet 1819 — Chute du ballon de Sophie Blanchard
t2 p 233
Le 6 juillet 1819, à quarante et un ans, Sophie Blanchard s’élève une dernière fois dans le ciel de Paris depuis les jardins de Tivoli, alors situés près de la rue de Provence. Elle prévoyait d’illuminer la nuit d’un feu …

Le 6 juillet 1819, à quarante et un ans, Sophie Blanchard s’élève une dernière fois dans le ciel de Paris depuis les jardins de Tivoli, alors situés près de la rue de Provence. Elle prévoyait d’illuminer la nuit d’un feu d’artifice aérien, spectacle qu’elle maîtrisait depuis des années. Son ballon, gonflé à l’hydrogène, s’élève lentement au-dessus des arbres tandis que la foule acclame la frêle figure vêtue de blanc qui agite un drapeau lumineux.

Mais une fusée mal orientée met feu à l’enveloppe du ballon. L’aérostat, en flammes, dérive et vient heurter le toit d’un immeuble au coin des rues Chauchat et de Provence. La nacelle se renverse, projetant la courageuse aéronaute dans la rue. Retrouvée vivante, mais grièvement blessée, Sophie succombe quelques minutes plus tard, la nuque brisée.

Ainsi s’achève, à l’âge de 41 ans, la vie de celle que Napoléon appelait « l’aéronaute des fêtes impériales ». Sa mort spectaculaire bouleverse tout Paris. On la pleure comme une héroïne de l’ère nouvelle, figure de passion et de témérité dans la conquête du ciel. Elle repose aujourd’hui au cimetière du Père-Lachaise, division 13, sous une stèle ornée d’un ballon en flammes — symbole d’un destin consumé par la gloire.

Mort de Sophie Blanchard, 1819

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1907
26 juillet 1907 — Couvent des Oiseaux (transformée en prison en 1794)
t2 p 159
Le 26 juillet 1907, les dernières religieuses du Couvent des Oiseaux furent expulsées de leurs bâtiments. C'était la deuxième fois que ce couvent devenait une prison. La première, c'était en 1794. Le Couvent des Oiseaux …

Le 26 juillet 1907, les dernières religieuses du Couvent des Oiseaux furent expulsées de leurs bâtiments. C'était la deuxième fois que ce couvent devenait une prison. La première, c'était en 1794.

Le Couvent des Oiseaux occupait les 84-88 de la rue de Sèvres et les 59-67 du boulevard des Invalides, dans le 7e arrondissement. Les Dames des Oiseaux y tenaient depuis des décennies une pension pour jeunes filles « de bonne famille » — une maison d'éducation choisie par l'aristocratie et la haute bourgeoisie catholiques. On y apprenait la piété, les langues, les arts.

En 1794, le couvent avait une première fois été converti en prison. Les religieuses revenues après la Révolution avaient repris leurs activités, reconstruisant à l'intérieur du régime laïque une enclave d'éducation confessionnelle qui traversa la Restauration, la Monarchie de Juillet et le Second Empire.

La loi de 1901 sur les associations, puis celle de 1905 sur la séparation de l'Église et de l'État, mirent fin à ce monde. Sous le gouvernement Clemenceau, l'application des lois fut rigoureuse. Le 26 juillet 1907, les dernières religieuses furent expulsées. Les bâtiments furent transformés en prison — exactement comme en 1794.

Il est rare qu'un même bâtiment subisse deux fois la même transformation, sous deux régimes opposés, avec cent treize ans d'écart.

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Événement
1947
1947 — Maison de tolérance "le Chabanais" (de 1878)
t2 p 56
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Événement
1879
29 avril 1879 — Salle de l'Élysée Montmartre
t2 p 250
Fête, à l'occasion de la 100ème, du succès de la pièce "l'Assommoir", rassemblant le "Tout Paris", déguisé en blanchisseuses et mauvais garçons ; mais on ne remarqua dans l'assistance, aucune vraie blanchisseuse...
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Événement
1945
1945 — Hôtel de Meilleraie/École Nationale d'Administration
t2 p 276
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Événement
1833
11 novembre 1833 — Jockey Club
t2 p 152
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Événement
1895
1895 — Musée social
t2 p 173
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Événement
Événement
Événement
Événement
1882
1882 — Cirque Fernando (construit en 1874)/Futur cirque Médrano
t2 p 250
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Événement
1827
24 août 1827 — Cimetière du Père Lachaise (28ème division)/Tombe de Jacques-Antoine Manuel
t2 p 183
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Événement
1986
1986 — Le Petit Journal Montparnasse/Club de Jazz
t2 p 78
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Événement
1971
1971 — Le Petit Journal St Michel/Club de Jazz
t2 p 78
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Événement
1789
1789 — Hôtel construit pour Paul Barras
t2 p 233-234
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Événement
Date imprécise — Hôtel de Louis-Philippe d'Orléans
t2 p 235
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Événement
1831
1831 — Hôtel de France/Demeure de George Sand et de Franz Liszt
t2 p 235
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Événement
1912
3 juin 1912 — Bâtiment remarquable (style Art déco)
t2 p 299
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Événement
1895
1 juillet 1895 — Ateliers de fournitures militaires Godillot (de 1876)
t2 p 287
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Événement
1795
12 juin 1795 — Cimetière Ste Marguerite (appartenant à l'ex prieuré du Bon Secours)/Tombe de Louis XVII (présumée)
t2 p 263-264
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Événement
1971
1971 — Siège du Parti communiste français
t2 p 76
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Événement
1675
Événement
1675
Événement
1776
24 octobre 1776 — Château de Ménilmontant (panneau)
t2 p 209
Il tombe, il perd connaissance, il se réveille au crépuscule sans savoir qui il est : il en tirera l'une des rares descriptions d'un bonheur pur de la littérature française. Jean-Jacques Rousseau a soixante-quatre ans en …

Il tombe, il perd connaissance, il se réveille au crépuscule sans savoir qui il est : il en tirera l'une des rares descriptions d'un bonheur pur de la littérature française.

Jean-Jacques Rousseau a soixante-quatre ans en 1776. Il vit rue Plâtrière, aujourd'hui rue Jean-Jacques-Rousseau, dans le 1er arrondissement, dans un modeste appartement où il copie de la musique pour vivre. Il est brouillé avec presque tout le monde : avec Voltaire, avec Diderot, avec Hume. Il se croit victime d'un complot universel, ce qui n'est pas entièrement faux et pas entièrement vrai. Il ne publie plus. Il herborise et il marche.

Le 24 octobre 1776, il redescend de Ménilmontant, alors village campagnard hors de Paris, où il est allé herboriser. Sur la route, un grand chien danois lancé au galop devant un carrosse le renverse. Il est projeté violemment au sol, tête la première.

Il perd connaissance. Ce qu'il écrit ensuite est resté célèbre. Revenant à lui à la nuit tombante, il ne se souvient ni de sa chute, ni de son nom, ni de rien : "Je naissais dans cet instant à la vie, et il me semblait que je remplissais de ma légère existence tous les objets que j'apercevais. Tout entier au moment présent, je ne me souvenais de rien ; je n'avais nulle notion distincte de mon individu. Je sentais dans tout mon être un calme ravissant."

Ce texte forme la Deuxième Promenade des "Rêveries du promeneur solitaire," dernier livre de Rousseau, resté inachevé à sa mort en 1778. C'est l'une des premières descriptions littéraires d'un état de conscience pure, sans mémoire ni identité, et l'un des textes fondateurs de tout ce que la littérature fera ensuite de l'introspection.

L'anecdote a une suite grinçante. Le bruit court dans Paris que Rousseau est mort. Un journal publie même une notice nécrologique. Rousseau, qui lit cela vivant, y voit une nouvelle preuve du complot ourdi contre lui. Un panneau au 128 rue Pelleport, dans le 20e arrondissement, rappelle l'emplacement approximatif de la chute.

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Événement
1871
Événement
1775
1775 — École des Sourds de naissance/Institut national des Jeunes sourds
t2 p 9
L'abbé de l'Épée fonde la première école pour sourds et muets, futur Institut national des Jeunes sourds. Il meurt dans cette maison le 23 décembre 1779
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Événement
1892
23 avril 1892 — Bal de l'Élysée Montmartre
t2 p 250
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Événement
1830
28 juillet 1830 — Demeure de Jacques Laffitte/Quartier général des Libéraux
t2 p 172
Laffitte reçoit les députés de l'opposition ; élaboration du "manifeste de Thiers" proposant la couronne au duc d'Orléans, futur Louis-Philippe 1er ; La Fayette est nommé commandant de la Garde nationale
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Événement
1910
1910 — Grand Concert Parisien (de 1867)/Concert Mayol (en 1910)
t2 p 113
En 1910, le Grand Concert parisien, situé au 10 rue de l'Échiquier dans le 10ᵉ arrondissement de Paris, est racheté par le chanteur Félix Mayol, qui lui donne son nom : le Concert Mayol. Ce café-concert, fondé en 1881, é …

En 1910, le Grand Concert parisien, situé au 10 rue de l'Échiquier dans le 10ᵉ arrondissement de Paris, est racheté par le chanteur Félix Mayol, qui lui donne son nom : le Concert Mayol. Ce café-concert, fondé en 1881, était auparavant une scène majeure pour les artistes de la Belle Époque. Mayol, déjà vedette du spectacle, y lance de nombreux jeunes talents comme Raimu et Maurice Chevalier. L'entrée principale est déplacée rue de l'Échiquier à cette occasion. Mayol dirige l’établissement jusqu’en 1914, date à laquelle il cède la direction à Oscar Dufrenne. Le Concert Mayol devient alors un lieu emblématique du music-hall parisien, accueillant de nombreux artistes et évoluant au fil des décennies vers des spectacles plus audacieux, avant de fermer définitivement ses portes en 1976. Henri de Régnier, poète et écrivain, n’est pas directement lié à la gestion ou à la programmation du lieu à cette période.

Sources

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Événement
1876
1876 — Demeure de Gustave Caillebotte
t2 p 249
Le legs Gustave Caillebotte, peintre et mécène, est refusé par les "autorités"
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Événement
1814
30 mars 1814 — Restaurant "À la Mère Catherine" (de 1793)
t2 p 199
Les cosaques auraient lancé ici le mot "Bistrot", qui signifie "vite" en russe, pendant l'occupation de 1814 ; mais une autre tradition le lie à la consommation de "bistrouille", un café arrosé. Le 30 mars 1814, pendant …

Les cosaques auraient lancé ici le mot "Bistrot", qui signifie "vite" en russe, pendant l'occupation de 1814 ; mais une autre tradition le lie à la consommation de "bistrouille", un café arrosé.

Le 30 mars 1814, pendant que Joseph Bonaparte signe la capitulation de Paris au Château Rouge et que les élèves de Polytechnique se battent au Père-Lachaise, des cosaques du général Langeron occupent la butte Montmartre. Certains s'attablent au restaurant À la Mère Catherine, 6 rue Norvins, tenu depuis 1793 par Catherine Lamothe.

C'est là, selon la tradition montmartroise, que serait né le mot bistrot. Pressés de repartir, les soldats russes auraient crié bystro ! — vite ! en russe — à la patronne pour qu'elle serve plus rapidement. Le mot aurait glissé dans l'argot parisien, puis dans la langue.

L'histoire est belle. Elle est aussi presque certainement fausse.

Les linguistes ont relevé que le mot bistrot n'apparaît dans aucun texte français avant 1884 — soit soixante-dix ans après l'occupation cosaque. Difficile d'imaginer qu'un mot d'argot populaire ait attendu sept décennies pour être attesté à l'écrit. La piste concurrente, que Philippe notait dans sa fiche, est plus solide : bistrot dériverait de bistrouille, un café allongé d'alcool bon marché, boisson populaire des campagnes du Nord. Ou peut-être de bistingo, un petit cabaret de bas étage.

À la Mère Catherine existe toujours, place du Tertre — un des plus vieux restaurants de Paris, fondé l'année même où Louis XVI montait à l'échafaud. Il accueille surtout des touristes aujourd'hui, et la plaque qui rappelle l'étymologie cosaque est fièrement visible sur la façade. L'histoire inexacte a parfois plus de vie que l'histoire vraie.

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Événement
1886
1 avril 1886 — Théâtre des Folies Rambuteau (de 1879)/Taverne de la Révolution française
t2 p 239
Le 1er avril 1886, Maxime Lisbonne transforme les Folies Rambuteau, rue Rambuteau, en Théâtre de la Révolution française. C'est son troisième établissement parisien en quelques années — et le plus explicitement politique …

Le 1er avril 1886, Maxime Lisbonne transforme les Folies Rambuteau, rue Rambuteau, en Théâtre de la Révolution française. C'est son troisième établissement parisien en quelques années — et le plus explicitement politique.

Lisbonne, on l'a croisé plusieurs fois dans notre série. Communard de la première heure, commandant de barricade pendant la Semaine sanglante, condamné aux travaux forcés en Nouvelle-Calédonie. Amnistié en 1880, il revient à Paris et comprend très vite qu'il ne peut pas vivre de politique. Il va vivre de spectacle — ce qui revient, pour lui, au même.

Il ouvre d'abord une taverne, Le Bagne, à Montmartre en 1885 — les serveurs sont habillés en forçats, la carte propose des plats avec des noms de bagne, les clients jouent le jeu. C'est provocateur, populaire, et ça marche. Puis il ouvre La Taverne du Bagne, puis ce Théâtre de la Révolution française où il monte des pièces à sujets révolutionnaires pour un public ouvrier. L'enseigne dit tout : sur les boulevards du Paris bourgeois, Lisbonne installe la mémoire des vaincus.

L'entreprise tient deux ans — jusqu'en 1888. Le théâtre est trop politique pour durer longtemps dans une IIIe République qui amnistie les communards mais préfère les voir discrets. Lisbonne enchaîne les projets, les faillites, les rebonds. Il meurt en 1905, toujours debout, toujours rouge.

Didier Daeninckx lui a consacré un roman — Le Banquet des affamés — qui est aussi, en creux, une biographie du Paris populaire de la Belle Époque.

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Événement
1640
1640 — Auberge Au Grand St Martin/Siège de la Compagnie des Fiacres
t2 p 267
Les voitures de place de Sauvage prennent le nom de l'auberge où elles sont remisées ; qui le tient elle même d'une image de St Fiacre voisine.
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Événement
1871
21 janvier 1871 — Prison de Mazas
t2 p 103
Libération de Gustave Flourens et Henry Bauër, emprisonnés après le 31 octobre
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Événement
1715
1715 — Château des Ternes
t2 p 222
Lieu de méditation de Jacques Bénigne Bossuet ; le nom vient d'un établissement gallo-romain nommé la "villa externa"
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Événement
1927
1927
t2 p 102
Lieu de rencontre de nombreux peintres et artistes ; la Rotonde (103), le Dôme (108), le Select (99), la Coupole (102)
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Événement
Date imprécise — Collège de Dormans-Beauvais
t2 p 161-162
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Événement
1787
1787 — Hôtel de Genlis/Musée de Paris (salle laissée vacante après son départ rue Ste Avoie)
t2 p 193
Lieu de réunions de la loge maçonnique des Neuf-Sœurs, référence aux 9 muses
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Événement
1810
1 juillet 1810 — Cité d'Antin/Hôtel de Montesson/Ambassade d'Autriche (tentes installées 5-7 rue La Fayette)
t2 p 235-236
Il avait épousé une archiduchesse pour consolider son empire. Le bal donné en leur honneur tua plusieurs dizaines d'invités. En décembre 1809, Napoléon avait divorcé de Joséphine — stérile, selon lui. En avril 1810, il é …

Il avait épousé une archiduchesse pour consolider son empire. Le bal donné en leur honneur tua plusieurs dizaines d'invités.

En décembre 1809, Napoléon avait divorcé de Joséphine — stérile, selon lui. En avril 1810, il épousait Marie-Louise d'Autriche, fille de l'Empereur François Ier d'Autriche, son ennemi d'hier. Mariage dynastique : il s'agissait de légitimer l'Empire en s'alliant à la plus vieille maison régnante d'Europe. L'Autriche venait d'être battue à Wagram. Elle offrait sa fille.

Le prince Karl von Schwarzenberg, ambassadeur d'Autriche à Paris, donne le 1er juillet 1810 un grand bal en l'honneur du couple impérial. On a construit dans les jardins de l'hôtel de Montesson — rue du Mont-Blanc, aujourd'hui rue de la Chaussée-d'Antin — de vastes tentes provisoires dessinées par l'architecte Bénard : lambrissées, tendues de mousseline blanche, éclairées par des centaines de bougies. Douze cents invités. L'élite de l'Empire, les ambassadeurs des cours alliées, la famille des maréchaux.

Vers onze heures du soir, une tenture prend feu au contact d'un candélabre. Le tissu s'embrase, les mâts s'effondrent, la toile brûlante retombe sur les invités. La panique est immédiate. Les portes étroites ne permettent pas d'évacuer rapidement une foule de cette densité. On se piétine. On brûle.

Napoléon était présent ; il put s'échapper. Le bilan est difficile à établir : Marie-Louise écrit à son père qu'il y eut « une vingtaine de morts » ; Léonce Grasilier nota qu'on dénombra au moins quatre-vingt-dix convois funèbres quittant l'ambassade dans les jours suivants. Parmi les victimes identifiées : la princesse Pauline d'Arenberg, belle-sœur de Schwarzenberg, brûlée vive. Napoléon fit tenir la presse pour minimiser l'ampleur de la catastrophe — il craignait qu'on y voie un présage.

L'incendie eut une conséquence durable : par décret impérial du 18 septembre 1811, Napoléon créa le bataillon des sapeurs-pompiers de Paris, troupe militaire spécialisée dans la lutte contre les incendies. Elle existe encore.

Schwarzenberg lui-même commanda en 1813 les forces de la coalition alliée. À Leipzig, en octobre, ses armées infligèrent à Napoléon la défaite qui scella sa chute. L'ambassadeur du bal avait fini chef de guerre.

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Événement
1837
Événement
1407
1407 — Maison de Nicolas Flamel/Plus vieille maison de Paris
t2 p 305
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Événement
1805
1805 — Folie Sandrin (de 1774)
t2 p 199
Maison de santé psychiatrique où Gérard de Nerval fut interné en mars 1841
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Événement
Événement
482
482 — Manoir de Reuilly
t2 p 122 & 247
Manoir champêtre des rois mérovingiens dans le hameau de Reuilly, vers 628
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Événement
1823
2 mai 1823 — Demeure de Jacques-Antoine Manuel (premier pavillon dans la cour)
t2 p 183
Manuel demande à l'Assemblée de refuser les crédits pour une expédition en Espagne
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Événement
1634
1634 — Manufacture royale des glaces/Manufacture des glaces à miroirs
t2 p 247
Manufacture royale des glaces, concurrente de Venise, transférée ensuite à St Gobain
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Événement
1776
1776 — Folie Genlis/Demeure de Pierre Marie Auguste Broussonnet
t2 p 68
Médecin naturaliste qui introduisit en France le mouton mérinos et la chèvre angora, ainsi que de la classification zoologique de Linné, soutenu par Parmentier
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Événement
1813
17 décembre 1813 — Folie Genlis/Demeure d'Antoine Augustin Parmentier (en 1808)
t2 p 68
Mort d'Antoine Parmentier, qui introduisit en France la consommation des pommes de terre
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Événement
1932
7 mars 1932 — Demeure d'Aristide Briand
t2 p 170
Mort d'Aristide Briand, secrétaire général du PS en 1901, 11 fois président du Conseil, prix Nobel de la Paix 1926
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Événement
1936
18 mars 1936 — Demeure d'Elefthérios Venizélos
t2 p 26-27
Mort d'Elefthérios Venizélos, exilé révolutionnaire crétois ; artisan du rattachement de la Crête à la Grèce
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Événement
1881
2 juin 1881 — Demeure d'Émile Littré
t2 p 20
Mort d'Émile Littré ; auteur du monumental "Dictionnaire de la langue française"
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Événement
1793
27 novembre 1793 — Demeure de Goldoni
t2 p 109
Mort de Carlo Goldoni, à 86 ans ; appelé le "Molière italien", il avait réformé la commedia dell'arte en supprimant les masques
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Événement
1867
31 août 1867 — Maison de santé du docteur Duval (à partir du 4 juillet 1866)
t2 p 107-108
Mort de Charles Baudelaire dans la maison de santé du docteur Duval
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Événement
1778
30 mai 1778 — Hôtel de Villette
t2 p 28
Mort de François-Marie Arouet, dit Voltaire ; il va donner son nom au quai voisin
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Événement
1599
10 avril 1599 — Hôtel de Sourdis
t2 p 212-213
Gabrielle d'Estrée meurt le 10 avril 1599 à l'Hôtel de Sourdis, rue Perrault, à vingt-six ans. Elle était enceinte de son quatrième enfant d'Henri IV. Leur mariage était prévu pour la semaine suivante — le roi venait d'o …

Gabrielle d'Estrée meurt le 10 avril 1599 à l'Hôtel de Sourdis, rue Perrault, à vingt-six ans. Elle était enceinte de son quatrième enfant d'Henri IV. Leur mariage était prévu pour la semaine suivante — le roi venait d'obtenir l'annulation de son union avec Marguerite de Valois.

La mort est soudaine et terrible. Après un dîner chez un financier florentin, Sébastien Zamet, elle est prise de convulsions violentes. Elle agonise plusieurs jours, défigurée, méconnaissable. Le diagnostic officiel est l'éclampsie — une complication grave de la grossesse. Mais le bruit court aussitôt qu'elle a été empoisonnée, peut-être par une orange offerte lors du dîner. Les suspects ne manquent pas : les ennemis d'Henri IV, les partisans du duc de Guise, les agents de Marie de Médicis qu'on s'apprête à lui faire épouser à la place.

L'affaire n'a jamais été élucidée. Les historiens penchent aujourd'hui pour l'éclampsie, mais le doute subsiste. Ce qui est certain, c'est que sa mort arrangeait beaucoup de monde.

Henri IV fut anéanti. Il écrivit à Gabrielle les plus belles lettres d'amour de son règne, et la porta en deuil plusieurs semaines — ce qui était extraordinaire pour un roi de France. Six mois plus tard, il épousait Marie de Médicis.

Gabrielle d'Estrée est immortalisée par un tableau célèbre conservé au Louvre — deux femmes nues dans un bain, l'une pinçant le sein de l'autre, allusion à sa grossesse royale. Son identité exacte dans ce portrait reste discutée.

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Événement
Événement
1832
9 mai 1832 — Demeure de Georges Cuvier
t2 p 95
Mort de Georges Dagobert Cuvier, un des fondateurs de la paléontologie
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Événement
1694
7 décembre 1694
t2 p 290
Mort de l'acteur de la Comédie Italienne qui créa le premier en France le personnage de Scaramouche
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Événement
1907
1907 — Demeure de Joris-Karl Huysmans
t2 p 157-158
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Événement
1889
23 avril 1889 — Demeure de Jules Barbey d'Aurevilly (à partir de 1859)
t2 p 255-256
Il portait des jabots de dentelle sous la Troisième République et recevait ses visiteurs dans une chambre qui servait aussi de cuisine. Le dernier des romantiques vivait comme un personnage de ses propres livres. Jules B …

Il portait des jabots de dentelle sous la Troisième République et recevait ses visiteurs dans une chambre qui servait aussi de cuisine. Le dernier des romantiques vivait comme un personnage de ses propres livres.

Jules Barbey d'Aurevilly meurt le 23 avril 1889 au 25 rue Rousselet, dans le petit appartement qu'il occupe depuis une trentaine d'années. Il a quatre-vingts ans. La cause est une hémorragie — le corps lâche, mais le personnage, lui, est resté intact jusqu'au bout : royaliste, catholique, provocateur, magnifique.

La rue Rousselet est une voie tranquille du faubourg Saint-Germain, entre l'École militaire et le boulevard des Invalides. L'appartement — premier étage, une pièce principale donnant sur le jardin des frères de Saint-Jean-de-Dieu — n'a rien d'un hôtel particulier. Barbey l'appelle son « tourne-bride de sous-lieutenant ». La chambre fait aussi office de cuisine. C'est là qu'il écrit, qu'il reçoit, qu'il règne sur un cercle de fidèles qui viennent écouter le vieux lion normand gronder contre son siècle.

Le Normand à Paris Barbey est arrivé à Paris en 1833, à vingt-quatre ans, depuis son Cotentin natal. Il n'en repartira jamais vraiment. Pendant un demi-siècle, il traverse les régimes — monarchie de Juillet, République, Empire, République encore — sans jamais s'y résigner. Dandy impénitent, il arpente les boulevards en habits d'un autre âge, jabot de dentelle, gilet rouge, canne à pommeau, saluant les bourgeois d'un air qui tient du mépris et de la bénédiction.

Son œuvre est à cette image : éclatante, dérangeante, inclassable. Les Diaboliques (1874), six nouvelles d'une cruauté élégante où le désir et la mort se confondent, lui valent un procès pour outrage aux mœurs — à soixante-six ans, sous la République des notaires. Un prêtre marié, L'Ensorcelée, Le Chevalier des Touches : ses romans sont des mondes clos, nocturnes, où la passion brûle sous la surface d'une société figée. La critique académique le tient à distance. Lui s'en moque — il préfère Balzac à Zola, Byron à Hugo, et le XVIIe siècle à tout le reste.

Critique littéraire féroce au Constitutionnel puis au Pays, il est redouté pour ses éreintements et adoré pour ses enthousiasmes. Il défend Baudelaire quand personne ne le lit. Il attaque le naturalisme avec une violence joyeuse. Il refuse l'Académie et le ruban — non qu'on les lui offre, d'ailleurs.

Au 25 rue Rousselet, après sa mort, sa secrétaire Louise Read veille sur l'appartement et la mémoire. Une plaque orne aujourd'hui la façade. Le jardin des frères, derrière le mur, est toujours là.

Plaque de commémoration de Jules Barbey d'Aurevilly, Archives Paris

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Événement
1907
1 novembre 1907 — Hôpital de la Charité/Hospice de l'Unité
t2 p 274 & 307
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Événement
1884
19 juin 1884 — Demeure de Juan Bautista Alberdi
t2 p 52
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Événement
1841
1841 — Demeure d'Étienne Garnier-Pagès
t2 p 234-235
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Événement
1923
1923 — Demeure de Sarah Bernhardt
t2 p 210
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Événement
1822
1822 — Demeure de Reine Philiberte Rouph de Varicourt
t2 p 134
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Événement
1823
1823 — Demeure de Pierre-Jean Garat
t2 p 259-260
Mort du chanteur qui lança le costume des Inc'oyables, jeunesse dorée revancharde, en 1795
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Événement
1880
9 juillet 1880 — Hôtel de Falcony/Demeure de Paul Broca
t2 p 272
C'est ici, au 1, rue des Saints-Pères, que Paul Broca a vécu ses dernières années. Son appartement n'était pas seulement un domicile, c'était un cabinet d'anatomiste, avec sa collection de crânes rangés. Il meurt le 9 ju …

C'est ici, au 1, rue des Saints-Pères, que Paul Broca a vécu ses dernières années. Son appartement n'était pas seulement un domicile, c'était un cabinet d'anatomiste, avec sa collection de crânes rangés. Il meurt le 9 juillet 1880, à cinquante-six ans, foudroyé par la rupture d'un anévrisme — chez lui, selon toute vraisemblance, au milieu de ses crânes.

Une mort brutale, ironique presque, pour l'homme qui avait passé sa vie à chercher dans la matière du cerveau l'endroit exact où logent nos facultés. Son nom désigne aujourd'hui un territoire : l'aire de Broca, cette zone du lobe frontal gauche où se fabrique la parole articulée.

L'histoire commence en 1861, à l'hospice de Bicêtre. Un pensionnaire, Louis Victor Leborgne, ne prononce plus qu'une syllabe — « Tan » — répétée à l'infini. Il comprend tout, répond par gestes, mais les mots ne sortent plus. Il meurt le 17 avril. Broca ouvre le crâne, découvre une lésion nette dans la troisième circonvolution frontale gauche, et ose la conclusion : la parole a une adresse dans la chair. La parole, que l'on croyait être l'une des choses les plus immatérielles en nous, devient une topographie, avec ses circonvolutions et ses ruines.

En 1859, Broca fonde la Société d'anthropologie de Paris. L'anthropologie physique qu'il y déploie devient une obsession de la mesure : peser les cerveaux, calculer les indices crâniens, classer les peuples. Une part de ces travaux nourrit les théories racialistes de l'époque. Les crânes du 1 rue des Saints-Pères servaient à cela aussi.

Le quartier lui offrait un décor à sa mesure : académies, bibliothèques, ateliers. Il meurt au moment où la Troisième République installe ses savants dans son panthéon civil — sénateur inamovible depuis peu, membre de l'Académie de médecine, bientôt inscrit parmi les soixante-douze noms de la tour Eiffel.

Ce qui résiste au temps n'est ni le titre ni le fauteuil. C'est cette syllabe misérable, « Tan », devenue l'une des plus célèbres de l'histoire de la médecine. Broca collectionnait les crânes des autres ; c'est le sien, foudroyé rue des Saints-Pères, qui a fini par se taire le premier.

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Événement
1886
1886 — Demeure d'Octave Terrillon
t2 p 146
Mort du chirurgien Octave Terrillon, instaurateur de l'asepsie chirurgicale à la Salpêtrière
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Événement
1924
22 mars 1924 — Demeure de Louis Delluc
t2 p 28-29
Mort du cinéaste Louis Delluc, théoricien de la dramaturgie cinématographique ; le prix Louis-Delluc a été instauré en son honneur
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Événement
1918
24 octobre 1918 — Demeure de Charles Lecocq
t2 p 128
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Événement
1903
28 janvier 1903 — Demeure de Robert Planquette
t2 p 210
Mort du compositeur de la "Marche de Sambre et Meuse" et des "Cloches de Corneville"
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Événement
1869
8 mars 1869 — Demeure d'Hector Berlioz
t2 p 234
Au quatrième étage du 4 rue de Calais, dans le quartier de la Nouvelle-Athènes, Hector Berlioz s'éteint au petit matin du 8 mars 1869. Il a soixante-cinq ans. À son chevet, son fidèle compagnon Pierre-Guillaume Schumann …

Au quatrième étage du 4 rue de Calais, dans le quartier de la Nouvelle-Athènes, Hector Berlioz s'éteint au petit matin du 8 mars 1869. Il a soixante-cinq ans. À son chevet, son fidèle compagnon Pierre-Guillaume Schumann et son ami le compositeur Ernest Reyer. Aucune plainte ne s'échappe de ses lèvres — il perd connaissance dans les dernières heures, le visage traversé, dit-on, d'une expression de douleur vaincue.

Il habite cette adresse depuis octobre 1856 — treize ans, son plus long domicile parisien. C'est là qu'il a achevé Les Troyens, son opéra monumental que la scène n'a jamais pu accueillir en entier de son vivant, et Béatrice et Bénédict, sa dernière œuvre lyrique. C'est là aussi qu'il a mis le point final à ses Mémoires, ce testament littéraire d'un homme convaincu d'être mal aimé de son propre pays.

Le crépuscule avait été long et douloureux. La mort de sa seconde femme Marie Recio en 1862, puis celle de son fils Louis en 1866, l'avaient laissé seul et brisé. Ses derniers voyages — une tournée triomphale en Russie où il influença le jeune groupe des Cinq, un ultime passage à Grenoble en août 1868 — n'étaient déjà plus que des adieux.

Le service funèbre a lieu le 11 mars à l'église de la Sainte-Trinité, toute proche. Les chœurs et l'orchestre de l'Opéra jouent Cherubini, Mozart, Gluck — et Berlioz lui-même. Il est enterré au cimetière de Montmartre, avenue Berlioz, auprès de ses deux femmes qui l'y ont précédé. Un petit square porte son nom au bout de la rue de Calais. Paris l'avait souvent déçu ; Paris l'a quand même gardé.

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Événement
1792
1792 — Demeure d'Antoine Cerrutti
t2 p 171
Mort du conventionnel Antoine Cerrutti, directeur de "La Feuille Villageoise", membre de la Commune de 1792
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Événement
1868
1868 — Demeure de Pierre-Antoine Berryer
t2 p 96
Mort du défenseur du maréchal Michel Ney et du général Pierre Cambronne ; il fut parlementaire en 1830, 1848 et 1863
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Événement
1782
21 novembre 1782 — Hôtel de Mortagne/Demeure de Jacques Vaucanson (en 1746)
t2 p 62
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Événement
1849
10 juin 1849 — Demeure de Thomas Robert Bugeaud
t2 p 272
Mort du maréchal Bugeaud ; responsable des massacres du peuple algérien et de celui de la rue Transnonain
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Événement
1849
10 juin 1849 — Demeure de Thomas Robert Bugeaud
t2 p 272
Mort du maréchal Bugeaud ; responsable des massacres du peuple algérien et de celui de la rue Transnonain
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Événement
1920
24 janvier 1920 — Hôpital de la Charité
t2 p 274 & 307
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Événement
Événement
1953
30 novembre 1953 — Demeure de Francis Picabia
t2 p 97-98
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Événement
1868
11 février 1868 — Demeure de Jean Bernard Léon Foucault
t2 p 20
Mort du physicien Léon Faucault, à qui l'on doit le pendule expérimental installé au Panthéon, démontrant pratiquement la rotation de la Terre Le 11 février 1868, le physicien Jean-Bernard Léon Foucault meurt à Paris, à …

Mort du physicien Léon Faucault, à qui l'on doit le pendule expérimental installé au Panthéon, démontrant pratiquement la rotation de la Terre

Le 11 février 1868, le physicien Jean-Bernard Léon Foucault meurt à Paris, à l’âge de quarante-huit ans, dans son logement situé 28–30 rue d’Assas, dans le 6ᵉ arrondissement. Sa disparition prématurée met fin à une carrière scientifique brève mais décisive, marquée par une exigence constante : rendre visibles, par l’expérience, les lois fondamentales de la nature.

Foucault est déjà gravement malade depuis plusieurs mois. Atteint d’une affection neurologique dégénérative, il poursuit néanmoins ses travaux aussi longtemps que son état le lui permet. Sa mort suscite une vive émotion dans les milieux scientifiques et intellectuels parisiens. Il est alors reconnu comme l’un des savants majeurs du Second Empire, membre de l’Académie des sciences depuis 1865.

Si son nom reste indissociable du pendule expérimental installé au Panthéon, qui démontra de manière spectaculaire la rotation de la Terre, Foucault incarne plus largement une nouvelle manière de faire de la science : expérimentale, rigoureuse, accessible au public, et étroitement liée aux institutions parisiennes. Ses travaux ont profondément marqué l’optique, la mécanique et la physique expérimentale, sans jamais se départir d’une méfiance envers les spéculations abstraites.

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Événement
1926
12 décembre 1926 — Demeure de Jean Richepin
t2 p 295-296
Mort du poète Jean Richepin, auteur de "La Chanson des Gueux"
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Événement
1904
4 octobre 1904 — Demeure d'Auguste Bartholdi
t2 p 20
Mort du sculpteur du Lion de Belfort et de la statue de la Liberté
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Événement
1856
1856 — Demeure de Pierre-Jean David d'Angers
t2 p 20
Mort du sculpteur et statuaire David d'Angers, membre de la Société centrale démocratique
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Événement
1858
1858 — L'Eldorado/Comédia théâtre
t2 p 281
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Événement
1876
22 septembre 1876 — Maison natale d'André Tardieu
t2 p 189-190
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Événement
1655
7 février 1655 — Maison natale de Jean-François Regnard
t2 p 240
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Événement
1848
5 février 1848 — Maison natale de Joris-Karl Huysmans
t2 p 283-284
Huysmans naît le 5 février 1848 au 11 (actuel n^o^ 9), rue Suger dans le 6^e^ arrondissement de Paris dans une famille de la petite bourgeoisie, d'un père néerlandais du nom de Victor Godefridus Johannes Huysmans (1815-1 …

Huysmans naît le 5 février 1848 au 11 (actuel n^o^ 9), rue Suger dans le 6^e^ arrondissement de Paris dans une famille de la petite bourgeoisie, d'un père néerlandais du nom de Victor Godefridus Johannes Huysmans (1815-1856), frère de Constant Cornelis Huijsmans, lithographe, et d'une mère française, Malvina Badin, maîtresse d'école, petite-fille d'Antoine-François Gérard. Il passe toute son enfance dans cette maison.

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Événement
1780
19 août 1780 — Maison natale de Pierre-Jean de Béranger
t2 p 195-196
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Événement
1879
22 janvier 1879 — Demeure de Francis Picabia
t2 p 97-98
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Événement
1894
24 décembre 1894 — Maison natale de Georges Guynemer
t2 p 296
Naissance du pilote de l'Aéropostale, as de l'aviation de la guerre de 14-18, Georges Guynemer
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Événement
1810
8 avril 1810 — Demeure d'Hégésippe Moreau
t2 p 271
Naissance puis demeure de l'écrivain et poète Hégésippe Moreau, archétype du romantisme maudit Hégésippe Moreau naît le 8 avril 1810 au 9 rue Saint-Placide et y vivra aussi dans ses dernières années, avant de mourir à vi …

Naissance puis demeure de l'écrivain et poète Hégésippe Moreau, archétype du romantisme maudit

Hégésippe Moreau naît le 8 avril 1810 au 9 rue Saint-Placide et y vivra aussi dans ses dernières années, avant de mourir à vingt-huit ans à l'hôpital de la Charité. Il est l'archétype du poète romantique maudit — pauvre, doué, consumé.

Fils illégitime abandonné très jeune, il grandit à Provins, apprenti typographe, puis remonte à Paris tenter sa chance avec des poèmes dans ses poches. Le Paris de la monarchie de Juillet n'est pas tendre avec les jeunes gens sans argent et sans relations. Moreau enchaîne les petits emplois, les périodes de faim, les logements de fortune. Il écrit néanmoins — des vers légers et mélancoliques, des fables, des contes en prose. Son style a une grâce délicate que ses contemporains admiraient.

Il publie en 1838 un recueil, Le Myosotis, du nom de cette petite fleur bleue qui signifie "ne m'oubliez pas". Il meurt quelques mois plus tard, le 20 décembre 1838, épuisé, tuberculeux, soigné à la Charité comme tant d'autres indigents de son époque. Il avait vingt-huit ans.

Le Myosotis connut un succès posthume considérable — plusieurs dizaines d'éditions tout au long du XIXe siècle. Les lecteurs y trouvaient le charme mélancolique d'une vie brève et pure, consumée par l'art et la misère. Verlaine, Rimbaud, Baudelaire lui devront quelque chose sans l'avouer.

Aujourd'hui son nom ne dit plus rien à presque personne. La rue Saint-Placide non plus.

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Événement
1805
1805 — Hôtel Odiot/Cité Odiot
t2 p 308
Orfèvre attitré du Premier Empire ; il réalise le sceptre et l'épée du sacre de l'ogre, et le berceau de son rejeton
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Événement
1780
1780 — Salon du marquis de Sade
t2 p 269
Orgies organisées par Sade, dit le "divin" marquis ; on se demande encore pourquoi...
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Événement
1784
1784 — Orphelinat du Roule/Hôpital Beaujon
t2 p 26
Orphelinat du Roule, qui devint hôpital de l'Ouest en 1795 et hôpital Beaujon en 1803
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Événement
Événement
1644
1644 — Maison à colombages
t2 p 305
Pastiche de maison moyenâgeuse, que l'on croyait être de 1292, prise longtemps et encore par certains pour la plus vieille maison de Paris
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Événement
1793
1793 — Maison de santé de Jacques Belhomme (fondée en 1768)
t2 p 63
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Événement
1948
1948 — Cabaret-théâtre Les Trois Baudets
t2 p 86
Pépinière d'artistes jusqu'à la mort de son animateur Jacques Canetti, qui révéla Édith Piaf, Charles Trenet, et amena à la chanson Jeanne Moreau et Serge Reggiani
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Événement
1792
10 août 1792 — Demeure de Jean-Joseph de Laborde (à partir de 1772)
t2 p 171-172
Pillage, le soir du 10 août, de l'Hôtel du fermier général Laborde, enrichi entre autres dans la traite des esclaves, conseiller financier de Louis XV et de Voltaire ; il sera guillotiné en 1794
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Événement
1844
1844 — Plaque de numérotation remarquable
t2 p 239
Plaques en faïence à chiffres blancs sur fond bleu pour la numérotation des immeubles ; prescrite par le préfet Rambuteau
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Événement
1786
1786 — Jeu de paume
t2 p 32
Plus beau jeu de paume de Paris, à l'emplacement du théâtre Déjazet
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Événement
1814
30 mars 1814 — Le Château Rouge (construit en 1780, bal depuis 1844)
t2 p 92-93
Poste de commandement et siège du Conseil de défense ; Joseph Bonaparte y signe la capitulation
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Événement
1148
1148
t2 p 37
Premier détournement de la Bièvre par un canal irriguant l'abbaye de St Victor, dont les émanations, les "maubuées", auraient donné le nom de lieu "Maubert", plutôt que Maître Albert
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Événement
1148
1148
t2 p 37
Premier détournement de la Bièvre par un canal irriguant l'abbaye de St Victor ; souvent représenté par erreur comme le cours de la Bièvre dans l'antiquité
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Événement
1793
12 juillet 1793 — Parc du château de Ménilmontant/Station du télégraphe de Chappe
t2 p 209
Premier essai de transmission par le télégraphe optique, entre Ménilmontant et St Martin du Tertre
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Événement
1793
12 juillet 1793 — Parc du château de Ménilmontant/Station du télégraphe de Chappe
t2 p 209
Premier essai de transmission par le télégraphe optique, entre Ménilmontant et St Martin du Tertre
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Événement
1789
12 septembre 1789 — Imprimerie de Marat/Imprimerie du journal "Le Publiciste parisien"/Imprimerie du journal "L'Ami du Peuple"
t2 p 81
Le 12 septembre 1789, moins de deux mois après la prise de la Bastille, Jean-Paul Marat publie le premier numéro de son journal dans une imprimerie de la cour du Commerce Saint-André, dans le 6e arrondissement. Le titre …

Le 12 septembre 1789, moins de deux mois après la prise de la Bastille, Jean-Paul Marat publie le premier numéro de son journal dans une imprimerie de la cour du Commerce Saint-André, dans le 6e arrondissement. Le titre initial: "Le Publiciste parisien", qui deviendra dès le quatrième numéro "L'Ami du Peuple, ou le Publiciste parisien". Ce titre sera celui du journal jusqu'à la mort de Marat, le 13 juillet 1793.

Marat a quarante-six ans. Médecin de formation, physicien contesté dont les théories sur la lumière ont été rejetées par l'Académie des sciences, pamphlétaire depuis les années 1770, il entre dans la Révolution avec la conviction que la trahison et la corruption sont au coeur du système: la Cour, les parlements, les ministres, les généraux, les aristocrates déguisés en patriotes. Son journal sera l'organe de cette conviction.

"L'Ami du Peuple" paraît en moyenne cinq fois par semaine, à deux mille exemplaires. Il est lu à voix haute dans les carrefours, les cafés, les assemblées de section. Marat dénonce, nomme, accuse: Lafayette qui surveille le roi sous prétexte de le protéger; les Girondins qui modèrent la Révolution quand elle devrait s'accélérer; les spéculateurs qui profitent de la pénurie de pain. Il exige des têtes, au sens littéral: il fixe des chiffres, propose des listes, et ses lecteurs le croient.

Il est forcé de fuir à plusieurs reprises pour échapper aux mandats d'arrêt: en Angleterre en 1790, dans les égouts et les caves de Paris dont il ressort la santé brisée. Sa dermatite chronique, aggravée par des années de clandestinité dans des endroits humides, le ronge. À la fin de sa vie, il travaille dans son bain.

Un détail: le futur maréchal d'Empire Guillaume Brune travaille à l'imprimerie de la cour du Commerce Saint-André au moment de la fondation du journal. Il y est typographe. Le même atelier abrite l'imprimerie de Marat et le début de carrière d'un futur maréchal: la Révolution a ses coïncidences.

Marat est assassiné par Charlotte Corday le 13 juillet 1793, dans sa baignoire, au 30 rue des Cordeliers. "L'Ami du Peuple" cesse le jour de sa mort. Il avait publié son journal pendant près de quatre ans, sans interruption ou presque.

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Événement
Événement
1870
1870 — Académie Julian/Académie de peinture
t2 p 140
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Événement
1850
1850 — Fourrière municipale
t2 p 228
Première fourrière comprenant des geôles et des cages ; pour les cochers en infraction et chiens errants
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Événement
1780
1 juillet 1780 — Demeure de Louise Contat
t2 p 275
Première rencontre de Talma et de sa future femme, chez la comédienne Louise Contat
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Événement
1792
25 avril 1792
t2 p 81
Le montage a pris du temps. L'exécution n'a lieu que la nuit venue, aux chandelles. Le 25 avril 1792, place de Grève, les Parisiens s'écrasent depuis l'aube. On se masse aux fenêtres, on grimpe sur les toits. Tout le mon …

Le montage a pris du temps. L'exécution n'a lieu que la nuit venue, aux chandelles.

Le 25 avril 1792, place de Grève, les Parisiens s'écrasent depuis l'aube. On se masse aux fenêtres, on grimpe sur les toits. Tout le monde veut voir la nouvelle machine, celle dont on parle depuis des semaines — la « Louison », la « Louisette », comme on la surnomme d'après le docteur Antoine Louis qui l'a conçue. Le projet de loi a été voté le 25 mars. Le charpentier allemand Tobias Schmidt, qui a présenté le devis le moins cher — 305 livres contre 824 à ses concurrents —, a construit l'engin dans son atelier de la cour du Commerce-Saint-André. On l'a essayé d'abord sur des moutons vivants, le 9 avril, dans un atelier de charpente ; puis à l'hôpital de Bicêtre, dans la salle de dissection, sur trois cadavres — ceux de deux prisonniers et celui d'une folle. Les essais ont été concluants.

Mais ce 25 avril, le montage de la machine place de Grève traîne en longueur. Les heures passent. La foule attend. Quand enfin le couperet est en place, la nuit est tombée. On allume des chandelles. Le condamné est un détrousseur nommé Nicolas-Jacques Pelletier, arrêté le 14 octobre précédent rue Bourbon-Villeneuve pour avoir assailli un passant à coups de couteau et volé un portefeuille contenant 800 livres en assignats. Condamné à mort, sa sentence a été confirmée en appel le 24 décembre 1791, puis une troisième fois le 24 janvier 1792. Pelletier a attendu quatre mois dans sa cellule que la nouvelle machine soit prête.

Le bourreau Charles-Henri Sanson actionne le mécanisme. Le couperet siffle. La tête tombe. C'est fini. La foule, habituée aux lentes agonies de la potence et de la roue, reste interdite. Tout s'est passé si vite que les badauds se sentent floués. Dès le lendemain, une chanson circule dans Paris pour réclamer « qu'on leur rendît leur potence de bois ».

On ne leur rendra pas. Au contraire : après Pelletier, trois soldats, trois faussaires — dont un abbé — et un faux-monnayeur passeront sous le couperet. La machine ne s'arrêtera plus. C'est le journal royaliste les Actes des Apôtres qui lui donnera son nom définitif : la « guillotine », d'après le docteur Joseph-Ignace Guillotin qui avait suggéré en 1789 que la décapitation mécanique remplace « la potence, la roue, le bûcher, l'écartèlement et autres douceurs ». Guillotin, emprisonné sous la Terreur, échappera de justesse à sa propre machine grâce au 9 Thermidor. Il mourra dans son lit, en 1814, d'un anthrax à l'épaule — au 209 rue Saint-Honoré, où il avait installé son cabinet médical et où il perdait beaucoup de patients à cause de son nom.

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Événement
1792
1792 — Brasserie d'Antoine-Joseph Santerre
t2 p 247
Préparation de la journée du 20 juin et de l'assaut des Tuileries le 10 août 1792
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Événement
1861
11 septembre 1861 — Cathédrale Alexandre Newsky (église russe)
t2 p 99
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Événement
Date imprécise — Résidence des abbés de Pontigny (dans l'Yonne)
t2 p 15
Prison construite au haut Moyen Âge qui a conservé le nom d'origine romaine, carcer ayant donné "chartre"
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Événement
1792
1792 — Prison de Ste Pélagie
t2 p 74-75
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Événement
1107
1107 — Prison St Éloi
t2 p 269-270
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Événement
1923
1923 — Cabaret Le Cri-Cri/Siège de la Principauté de Montparnasse
t2 p 116
Proclamation de la "principauté de Montparnasse", qui deviendra "République" en 1926
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Événement
1870
17 septembre 1870 — Comité central révolutionnaire de la Corderie
t2 p 84-85
Proclamation du Comité central révolutionnaire annoncée par une première affiche émanant de celui-ci
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Événement
1814
30 mars 1814 — Folie Sandrin (de 1774)
t2 p 199
QG du général de Langeron, au service des russes, pendant le siège de la capitale par les coalisés
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Événement
1914
2 septembre 1914 — Lycée Victor Duruy/Quartier général du général Gallieni
t2 p 159-160
QG du général Gallieni au début de la guerre de 14-18
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Événement
1933
1933 — Cité-refuge de l'Armée du Salut/Bâtiment remarquable
t2 p 70
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Événement
1860
1860 — Magasin "À la Belle Héloïse"
t2 p 240
Rencontre des 2 vendeurs, futurs fondateurs de la Samaritaine
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Événement
1860
1860 — Magasin "À la Belle Héloïse"
t2 p 240
Rencontre des 2 vendeurs, futurs fondateurs de la Samaritaine
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Événement
1900
1900 — Restaurant "Le Train bleu"/Gare de Lyon (campanile)/Décor remarquable
t2 p 103
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Événement
1871
20 mai 1871 — Section parisienne de la première Internationale, l'A.I.T.
t2 p 84-85
Réunion de l'A.I.T. consacrée à une reddition de comptes sur le vote à propos du Comité de Salut public ; Durand, qui a voté pour, fait son autocritique
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Événement
Événement
1830
1830 — Hôtel meublé de Rouen/Demeure de Charles-Augustin Sainte-Beuve
t2 p 80
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Événement
Événement
1842
1842 — Demeure de Mlle Mars
t2 p 261
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Événement
1810
1810 — Hôtel Saint-Julien/Palais de la reine Hortense (démoli 1899)
t2 p 171
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Événement
1800
1800 — Château de la Tuilerie (l'invisible)
t2 p 24
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Événement
1896
février 1896 — Pension Orfila/Demeure d'August Strindberg
t2 p 20
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Événement
1838
1838 — Séminaire St Nicolas du Chardonnet
t2 p 228-229
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Événement
1870
19 avril 1870 — Siège de l'Association Internationale des Travailleurs
t2 p 84-85
Un troisième étage dans le Marais, d'où partira tout ce qui compte dans le mouvement ouvrier parisien. C'est ici, au 14 rue de la Corderie, dans le 3e arrondissement, au troisième étage, que s'installe le bureau permanen …

Un troisième étage dans le Marais, d'où partira tout ce qui compte dans le mouvement ouvrier parisien.

C'est ici, au 14 rue de la Corderie, dans le 3e arrondissement, au troisième étage, que s'installe le bureau permanent de la Fédération parisienne de l'Association Internationale des Travailleurs, au lendemain de sa fondation en avril 1870 à la salle de la Marseillaise. L'adresse est modeste — un immeuble du quartier des Enfants-Rouges, à deux pas de la place de la République. Mais pendant les dix-huit mois qui suivent, elle devient le centre névralgique du mouvement ouvrier parisien.

Les statuts adoptés par les quelque 1 200 délégués prévoient un Conseil fédéral composé de représentants de chaque section, proportionnellement au nombre d'adhérents. C'est là que siège ce conseil. C'est là que se coordonnent les grèves, que se rédigent les manifestes, que se prennent les décisions. Eugène Varlin en est l'âme — mais il n'est pas seul. Les noms qui figurent parmi les délégués fondateurs donnent le vertige quand on sait ce qui suit : Jules Vallès, Benoît Malon, Zéphirin Camélinat, Édouard Vaillant, Eugène Pottier, Camille Langevin, Antoine Bourdon. Un état-major ouvrier qui, un an plus tard, se retrouvera presque au complet dans les organes de la Commune.

L'été 1870 accélère tout. Quand la guerre contre la Prusse se profile, c'est rue de la Corderie que la section parisienne de l'AIT rédige son manifeste contre la guerre — un texte internationaliste qui appelle les ouvriers français et allemands à refuser de s'entre-tuer pour leurs gouvernements respectifs. Après Sedan et la chute de l'Empire en septembre, c'est encore rue de la Corderie que se coordonne l'opposition ouvrière au Gouvernement de la Défense nationale. Et quand Paris se soulève le 18 mars 1871, la Fédération parisienne de l'AIT est l'une des structures qui fournissent à la Commune ses cadres, ses réseaux, et une partie de son programme social — abolition du travail de nuit des boulangers, remise des loyers, ateliers coopératifs.

La rue de la Corderie a été partiellement absorbée par les remaniements urbanistiques du quartier. Mais l'adresse reste inscrite dans l'histoire du mouvement ouvrier comme le lieu où, pour la première fois, les sections parisiennes de l'Internationale ont fonctionné comme une organisation permanente — et non plus comme un réseau clandestin harcelé par la police impériale.

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Événement
Date imprécise — Archives de la police secrète
t2 p 273
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Événement
1871
23 mai 1871
t2 p 303
Siège du Club Montrougien, ambulance et poste de guet pendant la Commune ; un canon avait été hissé dans le clocher ; il s'y déroula de violents combats pendant la Semaine sanglante ; 37 Fédérés furent fusillés sous le p …

Siège du Club Montrougien, ambulance et poste de guet pendant la Commune ; un canon avait été hissé dans le clocher ; il s'y déroula de violents combats pendant la Semaine sanglante ; 37 Fédérés furent fusillés sous le porche

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Événement
Événement
Événement
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Événement
1871
11 avril 1871 — Siège de l'Association Internationale des Travailleurs
t2 p 84-85
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Événement
1885
1885 — Hôtel Stevens/Second cabaret du Chat Noir
t2 p 251
Transfert du cabaret du Chat Noir depuis le boulevard Rochechouart ; création d'un Théâtre d'ombres et édition d'une revue qui tirera à 17 000 exemplaires
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Événement
1900
1900 — Trianon Concert/Théâtre du Trianon (salle construite en 1894)
t2 p 251
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Événement
1806
1806 — Restaurant "Au Rocher de Cancale"/Restaurant "de la Baleine" (en 1787)
t2 p 195
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Événement
1610
1610 — Jeu de Paume transformé en théâtre
t2 p 288
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Événement
1734
1734 — Demeure du sculpteur Nicolas Adam
t2 p 68
Nicolas Sébastien Adam (1705-1778), dit « Adam le Jeune », est un sculpteur français issu d’une dynastie lorraine d’artistes. Il se forme auprès de son père Jacob Sigisbert Adam, puis rejoint son frère Lambert-Sigisbert …

Nicolas Sébastien Adam (1705-1778), dit « Adam le Jeune », est un sculpteur français issu d’une dynastie lorraine d’artistes. Il se forme auprès de son père Jacob Sigisbert Adam, puis rejoint son frère Lambert-Sigisbert à Paris. Après un séjour à Rome de 1726 à 1734, il revient à Paris où il entame une carrière active, notamment dans le style Rocaille, courant ornemental du début du XVIIIe siècle caractérisé par ses formes asymétriques et ses motifs inspirés de la nature. Dès son retour, il collabore à des commandes prestigieuses, comme le groupe sculpté du « Triomphe de Neptune et d’Amphitrite » pour le bassin de Neptune à Versailles (1735-1740), et réalise des bas-reliefs pour le salon de la princesse à l’Hôtel de Soubise (1736). Il travaille également pour la Couronne et des institutions religieuses, produisant des œuvres majeures du style Rocaille. Il demeura à l’adresse du 70 rue du Chemin Vert à Paris.

Nicolas Adam, Prométhée, Musée du Louvre, Jastrow Wikimedia

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Événement
Date imprécise — Demeure de Mlle George
t2 p 34
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