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Couverture — Paris sous tension
Bibliographie

Paris sous tension

HAZAN Éric
La fabrique, 2011.
36 Fiches citant cet ouvrage
2011 Édition

Fiches citant cet ouvrage

36 fiches
Événement
1814
30 mars 1814 — Auberge Au Petit Jardinet (lieu controversé)
p 42 & 48
Armistice-trahison conclu par Marmont avec les troupes coalisées ; Mortier laisse faire ; Marmont étant duc de Raguse, le terme "ragusade" sera longtemps synonyme de forfaiture
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Événement
1814
30 mars 1814
p 45-46
Pourparlers d'armistice entre le maréchal Marmont et les puissances alliées contre la France
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Événement
1814
5 avril 1814 — Demeure de Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord/Séjour du tzar Alexandre 1er
p 45
Le 5 avril 1814, le tsar Alexandre Ier est l'hôte de Talleyrand au 2 rue Saint-Florentin, à deux pas des Tuileries. Napoléon vient d'abdiquer la veille à Fontainebleau. La question qui se pose maintenant à l'Europe est s …

Le 5 avril 1814, le tsar Alexandre Ier est l'hôte de Talleyrand au 2 rue Saint-Florentin, à deux pas des Tuileries. Napoléon vient d'abdiquer la veille à Fontainebleau. La question qui se pose maintenant à l'Europe est simple : qui va gouverner la France ?

Talleyrand a une réponse toute prête. Depuis plusieurs jours, il reçoit dans son hôtel les souverains alliés et leurs ministres, joue les intermédiaires, oriente les discussions. Il plaide pour le retour des Bourbons — Louis XVIII, frère de Louis XVI, en exil en Angleterre depuis vingt ans. Ce n'est pas l'option évidente : Alexandre Ier penchait plutôt pour une régence de Marie-Louise au nom du roi de Rome, ou pour Bernadotte. Mais Talleyrand fait valoir un argument habile : seule la légitimité dynastique peut garantir la stabilité et permettre à la France de négocier en position de force au congrès de paix à venir.

En quelques jours de conversations rue Saint-Florentin, il retourne le tsar. Louis XVIII montera sur le trône. Talleyrand sera son ministre des Affaires étrangères, puis représentera la France au congrès de Vienne — et y obtiendra des conditions surprenantes pour un pays vaincu.

Philippe appelait cela une forfaiture de plus. On peut voir les choses autrement : Talleyrand avait servi la Révolution, l'Empire, et il allait servir la Restauration — non par conviction mais par calcul permanent de l'intérêt de la France, tel qu'il le concevait. Ou le sien, selon les jours.

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Événement
1814
30 mars 1814 — Carrières de la butte de Chaumont
p 46-47
Le 30 mars 1814, lors de la bataille de Paris, les troupes françaises du général Michel Ordener opposent une forte résistance aux forces coalisées à la place Armand Carrel, dans le quartier de Belleville. Cette position …

Le 30 mars 1814, lors de la bataille de Paris, les troupes françaises du général Michel Ordener opposent une forte résistance aux forces coalisées à la place Armand Carrel, dans le quartier de Belleville. Cette position fait partie des défenses tenues par le 6e corps du maréchal Auguste-Frédéric-Louis Viesse de Marmont, déployé autour de Romainville et du Pré-Saint-Gervais.

Malgré cette résistance acharnée, Marmont ordonne au général Étienne Bordesoulle de faire cesser le combat. Bordesoulle commande la cavalerie qui soutient les positions françaises dans le secteur de Charonne et Ménilmontant, proche de la place Armand Carrel. Le maréchal Édouard Mortier couvre le flanc nord avec son corps d'armée, tandis que les généraux Louis Pierre Aimé Chastel et Henri Catherine Balthazard Vincent participent aux manœuvres défensives.

Ce jour-là, les coalisés attaquent sur plusieurs fronts, forçant les Français à se replier. Marmont réorganise ses divisions dispersées après des contre-attaques russes, mais manque de réserves. Les combats s'intensifient autour de Romainville et Pantin, où les troupes françaises, harassées, tiennent le plateau avant de céder du terrain.

L'ordre de cessation marque le début des négociations de capitulation, signée dans la nuit du 31 mars. Paris tombe aux mains des alliés, concluant la campagne de France par la retraite des défenseurs.![[Bataille de Paris - 1814 Entrée des Russes à Paris|Bataille de Paris - 1814 Entrée des Russes à Paris.jpg]]

Bataille de Paris - 1814: Entrée des Russes à Paris

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Événement
1832
10 janvier 1832 — Palais de Justice/Cour d'assises de la Seine
p 53
Procès des membres de la Société des Amis du Peuple, dit procès des Quinze, qui débouchera sur un acquittement de tous les prévenus sauf Blanqui, condamné pour atteinte à la tranquillité publique
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Événement
1848
1848 — Collège des Prémontrés (dans l'abside de la chapelle)/Atelier de Gustave Courbet
p 59
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Événement
1846
1846 — Demeure de Charles Baudelaire (chez Jeanne Duval)
p 61
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Événement
1848
23 juin 1848 — Lieu de l'arrestation d'Alexandre Legénissel
p 64
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Événement
1848
23 juin 1848 — Barricade rue Planche Mibray/Barricade en Juin 1848
p 64
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Événement
1832
Événement
1832
6 juin 1832
p 70
Une pièce de canon est pointée contre le QG de l'insurrection déclenchée à l'occasion des obsèques du général Lamarque ; C. Jeanne se fraye un chemin à la baïonnette pour s'enfuir de la barricade assiégée
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Événement
1832
6 juin 1832 — Barricade rue de la Chanverrerie (Chanvrerie)/Barricade en 1832/Cabaret du père Hucheloup
p 71
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Événement
1832
6 juin 1832 — Barricade rue St Merry (commandée par Eugène Charles Jeanne)/Barricade en 1832
p 71
Prise de la dernière barricade, que commande Bonjour, par la 6ème légion de la Garde nationale ; épisode décrit par Hugo dans "Les Misérables"
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Événement
1834
14 avril 1834 — Rue Transnonain
p 72 & 90
Au 12, rue Transnonain (aujourd'hui 62, rue Beaubourg, IIIe arr.), l'armée massacres des civils dans leur sommeil. Daumier en fera l'une des images les plus puissantes de l'histoire de la presse. Dans la nuit du 13 au 14 …

Au 12, rue Transnonain (aujourd'hui 62, rue Beaubourg, IIIe arr.), l'armée massacres des civils dans leur sommeil. Daumier en fera l'une des images les plus puissantes de l'histoire de la presse.

Dans la nuit du 13 au 14 avril 1834, Paris est quadrillé par 40 000 soldats. L'insurrection républicaine, partie de Lyon le 9, a gagné la capitale. Des barricades se dressent dans le quartier Sainte-Avoye, autour de la rue Beaubourg et du cloître Saint-Merri. Thiers, ministre de l'Intérieur, a donné des ordres clairs : écraser la révolte sans ménagement.

À l'aube du 14, les troupes du général Bugeaud investissent le quartier. Un coup de feu — on ne saura jamais d'où — aurait été tiré depuis le 12 rue Transnonain. C'est le prétexte. Les soldats enfoncent les portes et massacrent les habitants dans leurs lits. Douze morts, dont des femmes, un vieillard, un enfant. Aucun n'était armé.

L'affaire fait scandale, mais la répression continue. Thiers fait arrêter des milliers de républicains dans toute la France. Le procès monstre qui s'ensuit, devant la Chambre des pairs, tourne à la farce judiciaire.

C'est Honoré Daumier qui fixe la mémoire du massacre. Sa lithographie, publiée en juillet 1834, montre un homme en chemise étendu sur le dos, un enfant écrasé sous son corps, du sang sur les draps. L'image est d'une frontalité insoutenable. Le gouvernement fait saisir la pierre et traquer les épreuves. Trop tard : l'image est déjà entrée dans l'histoire. L'immeuble, lui, sera rasé par Haussmann. Mais au 79 rue Beaubourg, une inscription murale rappelle encore l'ancien nom de la rue.

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Événement
1782
janvier 1782 — Prison de la Force
p 73
Construction de la prison royale de la Force ; vestiges du mur d'enceinte au fond de la cour
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Événement
Date imprécise
p 77
Place fréquentée par les filous, dont le nom aurait donné le mot “matois”, synonyme de rusé
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Événement
Date imprécise — Siège de la corporation des Maçons
p 77-78
Siège de la corporation des Maçons au Moyen Âge et hébergement d'ouvriers, les morteliers étant les ouvriers qui préparaient le mortier pour la construction
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Événement
1832
5 juin 1832
p 80
Premiers coups de feu de l'insurrection de 1832 entre les insurgés et les dragons de la caserne des Célestins lors des obsèques du général Lamarque
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Événement
1202
1202
p 82
L'Université de Paris émerge au tournant du XIIIe siècle comme une corporation privilégiée de maîtres et étudiants. En 1200, Philippe Auguste confirme le privilège des maîtres et étudiants de ne dépendre que de la justic …

L'Université de Paris émerge au tournant du XIIIe siècle comme une corporation privilégiée de maîtres et étudiants. En 1200, Philippe Auguste confirme le privilège des maîtres et étudiants de ne dépendre que de la justice de l'évêque, marquant l'émergence officielle de l'institution. Les statuts de l'Université sont donnés en août 1215 par le légat pontifical Robert de Courçon.

Les cours se tenaient notamment rue du Fouarre, dans le quartier de la Sorbonne du 5e arrondissement. Cette rue tire son nom de la paille (fouarre en ancien français) sur laquelle les écoliers s'asseyaient pour écouter les leçons de leurs maîtres en plein air. Les écoles, d'abord limitées à la place Maubert, s'étendirent progressivement jusqu'à cette rue.

L'enseignement couvrait le trivium et le quadrivium, le droit canon et civil, la médecine et surtout la théologie. Dès 1210, Guillaume le Breton témoigne d'une affluence extraordinaire d'étudiants, comparable aux grandes écoles d'Athènes ou d'Égypte. La rue du Fouarre est devenue célèbre dans les écrits de Dante, Pétrarque et Rabelais. En 1535, le Parlement ordonna d'y installer deux portes pour empêcher le passage des voitures pendant les leçons.

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Événement
1656
1656 — Hôpital de la Salpêtrière/Maison de la Force
p 89
Prison pour femmes de l'hospice de la Salpêtrière, construite eu vue du "Grand enfermement" des "gueux" de la capitale en 1657 ; 8 000 personnes en 1790
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Événement
1947
1947 — Locaux du Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques (mouvement nationaliste algérien)
p 98
Local du Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques, le MTLD
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Événement
Date imprécise
p 104
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Événement
1792
1792
p 104
Nom de "rue de l'École de Médecine" donné en 1792, puis rue Marat de 1793 à 1794
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Événement
1793
1793
p 104
Place des Piques pendant la Révolution ; entre temps la statue équestre de Louis XIV avait été détruite
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