Meeting de solidarité avec l'Espagne républicaine ; Malraux prend la parole et part pour Madrid

Salle Wagram

André Malraux et  l'Escuadrilla España.

Le 18 juillet 1936, les généraux franquistes se soulevaient contre la République espagnole. Treize jours plus tard, Paris avait son premier grand meeting de solidarité. André Malraux y prit la parole. Il était déjà en train d'organiser son départ pour Madrid.

L'insurrection militaire du 17-18 juillet 1936 en Espagne avait pris de court la gauche française. Le Front Populaire, arrivé au pouvoir en mai, était confronté à un dilemme : aider la République espagnole légale, ou céder aux pressions britanniques qui dessinaient une politique de non-intervention.

Le 30 juillet, à la salle Wagram (37 avenue de Wagram), le premier grand rassemblement parisien de solidarité réunit plusieurs milliers de personnes. André Malraux y prit la parole. L'auteur de La Condition humaine (1933) ne se contenta pas de discours : en quelques semaines, avec l'accord tacite du gouvernement Blum, il organisa une escadrille de volontaires — l'Escuadrilla España — pour appuyer l'aviation républicaine espagnole, qui ne disposait d'aucun appareil. Il se rendit lui-même en Espagne et participa aux opérations aériennes pendant tout l'automne 1936.

Le gouvernement Blum, soumis aux pressions de Londres et à la fragilité de sa propre coalition, signa l'accord de non-intervention en août 1936. La France officielle abandonnait la République espagnole à son sort.

La salle Wagram, ce soir du 30 juillet 1936, fut le premier acte public du refus de cette passivité. Malraux en fut la voix. Son roman L'Espoir, écrit au retour d'Espagne, en resta le témoignage.

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