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Couverture — Balades littéraires dans Paris (1900-1945)
Bibliographie

Balades littéraires dans Paris (1900-1945)

SARROT Jean-Christophe
Terres d'écrivains - Nouveau monde, 2005.
Livre
610 Fiches citant cet ouvrage
2005 Édition

Fiches citant cet ouvrage

610 fiches
Événement
1907
1907 — Demeure de Max Jacob
p 13 & 19 & 24
Max Jacob a la vision de la tête du christ qu'il entoure sur le mur de sa chambre ; il se convertit au catholicisme ; l'histoire ne dit pas ce qu'il avait bu ou fumé
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Événement
1901
1901 — Galerie Ambroise Vollard (annexe)
p 13 & 24
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Événement
1901
25 juin 1901 — Galerie Vollard (de 1896 à 1924)
p 13
Il a dix-neuf ans, il peint trois toiles par jour et dort à peine : le jeune Espagnol débarque rue Laffitte avec soixante-quatre tableaux sous le bras. Pablo Picasso est arrivé à Paris pour la deuxième fois au printemps …

Il a dix-neuf ans, il peint trois toiles par jour et dort à peine : le jeune Espagnol débarque rue Laffitte avec soixante-quatre tableaux sous le bras.

Pablo Picasso est arrivé à Paris pour la deuxième fois au printemps 1901. Il a quitté Barcelone, ses cafés, sa bohème catalane, et s'est installé dans un atelier au 130 ter boulevard de Clichy, à Montmartre. Il travaille comme un forcené — natures mortes, scènes de rue, femmes de café, danseuses, courses de taureaux. Il a dix-neuf ans et la certitude que Paris est l'endroit où tout se joue.

C'est Pedro Mañach, un marchand catalan installé à Paris — qui lui verse cent cinquante francs par mois —, qui organise la rencontre décisive. Il convainc Ambroise Vollard, le galeriste le plus audacieux de la rive droite, d'exposer les toiles du jeune homme. Vollard a du flair : c'est lui qui a révélé Cézanne en 1895, montré Van Gogh, exposé Renoir, Degas, Bonnard. Sa galerie du 6 rue Laffitte — un rez-de-chaussée étroit dans cette rue qui est alors le cœur du marché de l'art parisien — est un passage obligé pour quiconque veut compter.

Le 25 juin 1901, l'exposition ouvre. Picasso partage l'affiche avec le peintre basque Francisco Iturrino. Soixante-quatre toiles accrochées aux murs — certaines peintes dans les semaines précédentes, la peinture à peine sèche. Quinze sont déjà vendues avant le vernissage. Le critique Gustave Coquiot a annoncé l'événement dans Le Journal dès le 17 juin, et la presse réagit favorablement : on salue la virtuosité, la fougue, les influences encore visibles — Toulouse-Lautrec, Degas, Van Gogh — mais aussi quelque chose d'insolent, de sauvage, qui n'appartient qu'à lui.

L'exposition dure jusqu'au 14 juillet. Vollard, lui, ne considère pas que c'est un triomphe — il n'achètera plus à Picasso avant 1906. Mais le jeune Espagnol a été vu par ceux qui comptent. Matisse, Vlaminck, Derain passent rue Laffitte. Et puis il y a la cave.

La cave de Vollard est déjà légendaire. Depuis 1900, le galeriste y organise des dîners qui réunissent le Tout-Paris de l'avant-garde — Apollinaire, Alfred Jarry, Odilon Redon, Forain, Bonnard. Un caveau tout blanc, aux murs carrelés, qui ressemble à un petit réfectoire monastique, racontera Apollinaire dans Le Flâneur des deux rives. La cuisine est simple, relevée d'épices créoles — Vollard est originaire de la Réunion. On y mange, on y boit, on y refait l'art. L'exposition Picasso est l'occasion de quelques-uns de ces repas souterrains où un peintre de dix-neuf ans croise des maîtres qui ont trente ans de plus que lui.

Au 6 rue Laffitte, il ne reste rien de la galerie Vollard — les marchands d'art ont depuis longtemps migré vers d'autres quartiers. Mais c'est ici, au-dessus d'un caveau où Apollinaire faisait des calembours et où Jarry buvait trop, qu'a commencé la carrière parisienne du peintre le plus célèbre du XXe siècle.

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Événement
1920
1920 — Cabaret "le Rendez-vous des Voleurs"/Cabaret des Assassins/Cabaret du Lapin Agile
p 13
Proclamation de l'indépendance de la Commune Libre de Montmartre, porteuse d'une liste "antigrattecieliste" lors des élections
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Événement
1890
1890 — Siège de la revue "La Revue anarchiste"
p 13
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Événement
1907
1907 — Galerie de peinture de Daniel-Henry Kahnweiler, promoteur du Cubisme
p 13
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Événement
1906
1906 — Le Bateau-lavoir/Nom donné par Max Jacob
p 14
Naissance du Cubisme, avec la réalisation des "Demoiselles d'Avinyó" ; les demoiselles du bordel de la rue d'Avignon... à Barcelone
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Événement
1875
16 juin 1875 — Basilique du Sacré-Cœur
p 14
Pose solennelle de la première pierre du Sacré-Cœur, emblème de "l'ordre moral" déclaré d'utilité publique ; "Gallia poenitens"
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Événement
1909
1909 — Demeure et atelier de Pablo Ruiz Picasso (après le Bateau-lavoir)
p 14 & 17
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Événement
1912
1912 — Restaurant "La Closerie des Lilas"/Café des ombres
p 15
Paul Fort est élu "prince des poètes" ; il tient là ses "mardis littéraires"
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Événement
Événement
Événement
Date imprécise
p 16
Max Jacob songe à fonder une "Société des amis de Fantômas"
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Événement
1933
1933 — Demeure de Jehan-Rictus (de 1914 à sa mort)
p 16
Mort du poète Jehan-Rictus, qui finit sa vie dans la misère
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Événement
Date imprécise — Moulin Rouge
p 16
Picasso puise au Moulin Rouge l'inspiration pour plusieurs de ses toiles
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Événement
1901
1901 — Atelier commun de Carlos Casagemas et de Pablo Picasso
p 16
Premier atelier de Picasso à Paris à l'époque de sa rencontre avec Max Jacob et de sa "Période bleue"
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Événement
1900
1900 — Demeure et atelier de Pablo Picasso et Carlos Casagemas (à leur arrivée à Paris)
p 16 & 19
Premier séjour de Picasso à Paris ; il cohabite avec Carlos Casagemas et Isidre Nonell
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Événement
Événement
1908
1908 — Demeure de Paul Fort (avec sa seconde femme)
p 17
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Événement
1886
juin 1886 — Demeure de Vincent van Gogh/Demeure de Théo van Gogh
p 17
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Événement
Événement
1904
Événement
1895
Événement
1913
Événement
1923
1923 — Dispensaire Poulbot (créé en 1923)/Restaurant "La Pomponette"
p 17
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Événement
1917
24 juin 1917 — Conservatoire Renée Maubel/Théâtre Maubel-Galabru
p 17-18
Représentation des "Mamelles de Tirésias" ; dont le programme, réalisé par Guillaume Apollinaire, porte la première mention du "Sur-réalisme"
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Événement
1890
1890 — Demeure de Georges Moinaux dit Courteline
p 18
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Événement
1907
1907 — Demeure et atelier d'Amedeo Modigliani
p 18
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Événement
1907
1907 — Le Bateau-lavoir/Atelier de Pablo Ruiz Picasso (de 1904 à 1909)
p 18-19
Pablo Picasso peint les "Demoiselles d'Avinyó", souvenir d'une rue de Barcelone et de son bordel ; tableau qui marque le début du Cubisme, en concurrence avec le "Grand nu" de Georges Braque
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Événement
1903
1903 — Café Le Zut
p 19
Café de Frédéric Gérard, repaire d'anarchistes fermé par la police ; "Frédé" reprend alors le Lapin Agile
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Événement
Événement
1906
1906 — Le Bateau-lavoir/Demeure du romancier Pierre Mac Orlan
p 19
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Événement
Événement
Date imprécise — Hôtel du Poirier/Demeure de Pierre Reverdy
p 19 & 25
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Événement
1907
1907 — Le Bateau-lavoir/Demeure et atelier d'André Derain
p 19
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Événement
1905
1905 — Le Bateau-lavoir/Demeure et atelier de Kees van Dongen
p 19
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Événement
1908
1908 — Le Bateau-lavoir/Demeure et atelier d'Amedeo Modigliani
p 19
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Événement
1908
1908 — Le Bateau-lavoir/Demeure et atelier d'André Salmon
p 19
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Événement
1911
1911 — Le Bateau-lavoir/Demeure et atelier de Max Jacob
p 19 & 25
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Événement
1912
1912 — Le Bateau-lavoir/Demeure et atelier de Pierre Reverdy
p 19 & 25
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Événement
1908
1908 — Le Bateau-lavoir/Demeure et atelier de Juan Gris
p 19
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Événement
1902
1902 — Café Le Zut (tenu par Frédéric Gérard)
p 19
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Événement
1904
1904 — Café-restaurant "Chez Azon"/Café "Aux Enfants de la Butte"
p 19
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Événement
1899
1899 — Hôtel du Poirier/Demeure de Pierre Mac Orlan
p 19 & 27
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Événement
Événement
1906
1906 — Maison Rosimond/Demeure de Léon Bloy
p 20 & 21
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Événement
1903
1903 — Cabaret "le Rendez-vous des Voleurs"/Cabaret des Assassins/Cabaret du Lapin Agile
p 20-21
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Événement
Événement
1885
1885 — Hôtel Stevens/Second cabaret du Chat Noir
p 20
Transfert du cabaret du Chat Noir depuis le boulevard Rochechouart ; création d'un Théâtre d'ombres et édition d'une revue qui tirera à 17 000 exemplaires
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Événement
1910
1910 — Cabaret Le Lapin Agile (tenu par Frédé puis par Paulo)
p 21 & 28
Canular de Roland Dorgelès, qui fait peindre une toile "excessiviste", signée Boronali, anagramme d'Aliboron, par l'âne Lolo avec sa queue ; les critiques d'art vont s'entre-déchirer...
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Événement
1904
1904 — Château des Brouillards/Demeure de Léon Bloy
p 21
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Événement
Événement
1913
1913 — Cabaret Le Lapin Agile
p 21 & 27
Pierre Mac Orlan épouse la fille de Berthe, patronne du Lapin Agile, décor du roman "Quai des Brumes" écrit en 1927
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Événement
1904
1904 — Austin's Hôtel/Séjour de Pablo Ruiz Picasso
p 22
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Événement
1909
octobre 1909 — Demeure de Guillaume Apollinaire
p 22
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Événement
Événement
Événement
1903
1903 — Café Le Soleil d'Or (aujourd'hui le Départ St Michel)/Caveau du Soleil d'Or/Café Littéraire
p 22
Rencontre d'Apollinaire, Jarry et Salmon aux soirées de la Plume
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Événement
Événement
1910
Événement
1911
9 septembre 1911 — Prison de la Santé
p 23
Le 21 août 1911, la Joconde disparaît du Louvre. C'est le vol du siècle; toute la France s'en émeut. La police cherche un coupable. Quelques jours après le vol, un journaliste du Matin reçoit deux statuettes ibériques dé …

Le 21 août 1911, la Joconde disparaît du Louvre. C'est le vol du siècle; toute la France s'en émeut. La police cherche un coupable. Quelques jours après le vol, un journaliste du Matin reçoit deux statuettes ibériques dérobées au Louvre, apportées par un certain Géry Piéret qui cherche à monnayer son geste. Piéret avait déjà volé des pièces dans les réserves du musée en 1907 et les avait vendues à un peintre de Montmartre qui les avait gardées pour s'en inspirer: Pablo Picasso.

Apollinaire avait hébergé Piéret. Quand l'affaire éclate, il prend peur et alerte lui-même la presse pour signaler les vols anciens et se démarquer de son ami. Ce calcul se retourne contre lui: en se précipitant à révéler les faits, il s'implique. Le 7 septembre, il est convoqué par le juge. Le 9 septembre 1911, il est incarcéré à la prison de la Santé, 42 rue de la Santé, dans le 14e arrondissement, inculpé de complicité de recel.

Il passera cinq jours dans la cellule 15 de la onzième division. Cinq jours suffisent pour écrire six poèmes qu'il signe "le quinze de la onzième": une transposition ironique de ses coordonnées carcérales. Ces poèmes paraîtront dans "Alcools" en 1913, sous le titre "À la Santé". Ils sont parmi les plus dépouillés de son oeuvre, sans les jeux formels ni les accumulations d'images qui caractérisent le reste du recueil: juste une voix seule dans une cellule, comptant les bruits et les heures.

"Que je m'ennuie entre ces murs tout nus / Et peints de couleurs pâles / Une mouche sur le papier à pas menus / Parcourt mes lignes inégales." La mouche qui traverse la page: une image juste, prosaïque, intime, exactement à l'opposé des grandes constructions mythologiques d'"Alcools".

Il est libéré le 12 septembre, lavé de tout soupçon de vol de la Joconde. Picasso, convoqué lui aussi, avait tremblé. La Joconde réapparaît en décembre 1913 à Florence, volée par un ouvrier italien qui avait travaillé au Louvre. Apollinaire et Picasso n'y étaient pour rien. La cellule 15, elle, reste dans les vers.

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Événement
Événement
1912
1912 — Demeure de Blaise Cendrars/Siège des éditions "Les Hommes nouveaux"
p 23 & 99
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Événement
1912
janvier 1912 — Café de Flore/Rédaction de la revue "Les Soirées de Paris"
p 23
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Événement
1918
9 novembre 1918 — Demeure de Guillaume Apollinaire (à partir de janvier 1913)
p 23-24
Mort du poète Guillaume Apollinaire ; victime de l'épidémie de grippe espagnole, injustement dénommée ainsi car venant en fait d'Amérique avec les contingents états-uniens. Nétant pas en guerre, l'Espagne seule publiait …

Mort du poète Guillaume Apollinaire ; victime de l'épidémie de grippe espagnole, injustement dénommée ainsi car venant en fait d'Amérique avec les contingents états-uniens. Nétant pas en guerre, l'Espagne seule publiait ses chiffres

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Événement
1912
février 1912 — Demeure de Serge Férat/Siège de la revue "Les Soirées de Paris"
p 23
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Événement
1917
15 mars 1917 — Café de Flore/Quartier général de la revue "Nord-Sud"
p 24 & 38
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Événement
1903
1903 — Hôtel Voltaire/Demeure de Max Jacob
p 24
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Événement
1903
Événement
1928
1928 — Hôtel Nollet/Demeure de Max Jacob
p 25
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Événement
1875
1875 — Maison Rosimond/Musée du Vieux Montmartre
p 25-26
Plus vieille maison de Montmartre, demeure et atelier de nombreux artistes ; aujourd'hui Musée de Montmartre
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Événement
1917
1917 — Demeure de Pierre Mac Orlan/Salon littéraire
p 28
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Événement
1934
Événement
1908
Événement
1918
septembre 1918 — Hôtel des Grands Hommes/Séjour d'André Breton
p 31 & 42
Breton fait partir de là le Mouvement Surréaliste le 17 mars 1919 ; il y rédige avec Soupault les "Champs magnétiques"![[Plaque Breton-Soupault, PB|Panthéon place du 17 Hôtel des Grands Hommes Breton plaque.JPG]] Plaque …

Breton fait partir de là le Mouvement Surréaliste le 17 mars 1919 ; il y rédige avec Soupault les "Champs magnétiques"

Plaque Breton-Soupault, PB

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Événement
1922
janvier 1922 — Demeure d'André Breton
p 31 & 44
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Événement
Événement
1925
1925 — Café Le Cyrano/Quartier général des Surréalistes
p 31 & 44
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Événement
1925
1925 — Café Le Cyrano/Quartier général des Surréalistes
p 31 & 44
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Événement
1921
1921 — Librairie Shakespeare & Co (Shakespeare and Company)
p 33 & 40
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Événement
1924
octobre 1924 — Hôtel de Bérulle/Bureau de recherches surréalistes (surnommé "La Centrale")
p 36
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Événement
Événement
1920
1920 — Hôtel Élysée/Demeure d'Ezra Pound
p 37 & 54
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Événement
Événement
1921
1921 — Restaurant "Le Pré aux Clercs
p 37 & 69
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Événement
1920
1920 — Restaurant Michaud/Comptoir des Saints Pères
p 37
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Événement
1920
1920 — Restaurant Michaud/Comptoir des Saints Pères
p 37
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Événement
1921
22 décembre 1921 — Hôtel Jacob et d'Angleterre
p 37 & 69
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Événement
1930
1930 — Hôtel St Germain des Prés (dernier étage)
p 37 & 70
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Événement
1928
1928 — Hôtel de Paris/Demeure d'Henry Miller
p 37 & 70
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Événement
1783
1783 — Hôtel d'Angleterre/Ancienne ambassade d'Angleterre
p 37
Séjour de Benjamin Franklin ; c'est ici qu'auront lieu la rédaction et la négociation du traité d'indépendance des États-Unis d'Amérique, mais Franklin refuse de le signer en terre britannique En 1783, au 44 rue Jacob à …

Séjour de Benjamin Franklin ; c'est ici qu'auront lieu la rédaction et la négociation du traité d'indépendance des États-Unis d'Amérique, mais Franklin refuse de le signer en terre britannique

En 1783, au 44 rue Jacob à Paris, Benjamin Franklin séjourne en tant que diplomate américain, accompagné de John Jay et John Adams. Ce lieu devient le centre des négociations du traité de paix mettant fin à la guerre d’indépendance des États-Unis d’Amérique. Les discussions aboutissent à la rédaction du traité de Paris, qui reconnaît officiellement l’indépendance des États-Unis et fixe les frontières du nouveau pays. Franklin, soucieux de ne pas signer un acte aussi symbolique en territoire britannique, refuse d’apposer sa signature ailleurs qu’en France. La signature officielle du traité a lieu le 3 septembre 1783 à l’Hôtel York, situé au 56 rue Jacob, à proximité. Ce traité marque l’entrée des États-Unis sur la scène diplomatique internationale et consacre le rôle majeur de Franklin, Jay et Adams dans la naissance de la nation américaine.

Sources

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Événement
1805
1805 — Hôtel d'Angleterre/Séjour de Washington Irving
p 37
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Événement
1927
1927 — Hôtel de Bérulle/Siège de la revue "La Lutte des classes"
p 37
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Événement
1783
3 septembre 1783 — Hôtel d'York/Demeure de Benjamin Franklin
p 37
Dans un hôtel particulier de la rive gauche, Benjamin Franklin trempe sa plume et une nation de cent millions d'habitants futurs entre dans le droit des gens. Le 3 septembre 1783, à l'Hôtel d'York, 56 rue Jacob, Benjamin …

Dans un hôtel particulier de la rive gauche, Benjamin Franklin trempe sa plume et une nation de cent millions d'habitants futurs entre dans le droit des gens.

Le 3 septembre 1783, à l'Hôtel d'York, 56 rue Jacob, Benjamin Franklin, John Adams, John Jay et David Hartley apposent leurs signatures au bas d'un traité qui reconnaît formellement l'indépendance des États-Unis d'Amérique. La Grande-Bretagne admet sa défaite, renonce à ses treize colonies de la côte atlantique et fixe les frontières du nouvel État de l'Atlantique jusqu'au Mississippi. C'est la paix de Paris : un document de quelques pages qui redessine l'équilibre impérial dans l'hémisphère occidental.

La guerre d'Indépendance avait commencé en 1775, avec les premiers affrontements à Lexington et Concord. En 1778, la France de Louis XVI avait conclu une alliance formelle avec les insurgés américains, cherchant à affaiblir son adversaire britannique et à effacer l'humiliation du traité de 1763. La flotte française avait joué un rôle décisif à la bataille de Yorktown en octobre 1781, qui avait contraint la capitulation du général Cornwallis. À Paris, la présence de Benjamin Franklin était devenue celle d'un philosophe admiré des Lumières autant que d'un diplomate redoutable : il hantait les salons, lisait les encyclopédistes, et savait mieux que quiconque que la victoire diplomatique se gagnait dans les alcôves autant que sur les champs de bataille.

Les négociations avaient duré deux ans. Les Américains, instruits par leur expérience des alliances européennes, avaient choisi de traiter directement avec Londres sans en référer systématiquement à Versailles, froissant le comte de Vergennes. Ils obtenaient la pleine reconnaissance de leur souveraineté, des frontières généreuses, des droits de pêche dans les eaux de Terre-Neuve et le retrait des troupes britanniques.

Pour la France, la victoire avait un prix. Le coût de la guerre américaine, ajouté aux dettes accumulées sous Louis XV, précipitait la monarchie vers la banqueroute. Six ans plus tard, pour convoquer les États généraux destinés à régler la question financière, Louis XVI ouvrirait la boîte de Pandore de 1789. En soutenant la liberté des Américains, la France royale finançait sans le savoir sa propre révolution.

La rue Jacob, dans ce quartier de diplomates, d'éditeurs et de philosophes, garde la mémoire discrète de l'événement. Une plaque signale sur l'immeuble actuel que le traité fut signé en ce lieu. Les États-Unis, qui accueilleront un siècle plus tard la Statue de la Liberté offerte par la France, ne sont jamais si proches de Paris que dans cette pièce où les plumes grincèrent sur le parchemin.

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Événement
Événement
1938
1938 — Demeure de Gertrude Stein
p 38 & 59
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Événement
1926
1926 — Galerie Surréaliste (anciens locaux de la revue "Clarté")
p 38
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Événement
1935
Événement
Événement
1925
15 octobre 1925 — Siège de la revue "Clarté"
p 38
Pour la première fois, les poètes qui voulaient changer la vie et les militants qui voulaient changer le monde signent le même texte, et c'est contre une guerre coloniale. En 1925, la France mène au Maroc la guerre du Ri …

Pour la première fois, les poètes qui voulaient changer la vie et les militants qui voulaient changer le monde signent le même texte, et c'est contre une guerre coloniale.

En 1925, la France mène au Maroc la guerre du Rif contre la République confédérée des tribus du Rif proclamée par Abdelkrim el-Khattabi. Les Rifains ont écrasé l'armée espagnole à Anoual en 1921 ; Lyautey puis Pétain engagent contre eux des moyens massifs, jusqu'au bombardement des villages et à l'emploi de gaz de combat par les Espagnols. Le Parti communiste français est la seule force politique à s'opposer frontalement à cette guerre, ce qui lui vaut des poursuites.

Les surréalistes, eux, viennent de rompre avec la seule provocation littéraire. Le groupe formé autour d'André Breton, avec Aragon, Éluard, Péret, Desnos, Artaud, découvre que sa révolte contre la raison bourgeoise ne peut rester esthétique. La revue Clarté, fondée par Henri Barbusse, auteur du "Feu," rassemble les intellectuels communistes ; la revue Philosophies réunit de jeunes philosophes dont Georges Politzer, Henri Lefebvre, Norbert Guterman.

En juillet 1925, à l'occasion des protestations contre la guerre du Rif, les trois groupes se rapprochent. Après avoir signé un appel contre la guerre rédigé par Barbusse, les surréalistes acceptent avec Clarté d'élaborer un manifeste commun.

"La Révolution d'abord et toujours" paraît dans L'Humanité le 21 septembre 1925, puis en octobre dans Clarté et dans La Révolution surréaliste. Le siège de Clarté, 16 rue Jacques-Callot dans le 6e arrondissement, est l'un des lieux de cette élaboration. Le texte dénonce la guerre coloniale, l'armée, la patrie, l'Occident lui-même, avec une violence de ton qui appartient aux surréalistes et une référence explicite à Lénine qui vient des communistes.

L'alliance sera brève et houleuse. Le Parti communiste stalinisé exigera bientôt des artistes une discipline et un réalisme que les surréalistes refusent. Breton sera exclu, Aragon restera et deviendra stalinien, Péret partira au POUM en Espagne, Politzer sera fusillé par les nazis en 1942. Mais le texte de 1925 demeure : c'est là que l'anticolonialisme entre dans la littérature française.

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Événement
1750
1750 — Café Voltaire
p 39
Le Café Voltaire, situé au 1 place de l’Odéon dans le 6ᵉ arrondissement de Paris, est créé après la Révolution, probablement peu après la chute du Premier Empire. D’abord tenu par un certain Gache au moins jusqu’en 1826, …

Le Café Voltaire, situé au 1 place de l’Odéon dans le 6ᵉ arrondissement de Paris, est créé après la Révolution, probablement peu après la chute du Premier Empire. D’abord tenu par un certain Gache au moins jusqu’en 1826, il devient dès le XIXᵉ siècle un célèbre lieu de rendez-vous étudiant et littéraire autour du théâtre de l’Odéon. Il est fréquenté par de nombreuses figures intellectuelles et artistiques comme Eugène Delacroix, Honoré de Balzac, Léon Gambetta, Jules Vallès, Verlaine, André Gide, Anatole France, Mallarmé ou encore Rodin. Son ambiance attire étudiants, universitaires et hommes politiques durant tout le XIXᵉ siècle, jusqu’aux poètes symbolistes dans les années 1880. Le café ferme en 1956 ; ses locaux sont aujourd’hui occupés par les éditions Flammarion. Un panneau « Histoire de Paris » rappelle son passé sur la place de l’Odéon.

[Café fréquenté par les philosophes des Lumières, où se réunissent Voltaire, Rousseau et les Encyclopédistes. Bien plus tard, c'était le tour de Hemingway, Fitzgerald et T. S. Elliott. À vérifier]

Pelle Histoire de Paris

Le café Voltaire dans les années 1950

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Événement
1927
1927 — Demeure d'Ernest Hemingway
p 39 & 50
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Événement
Date imprécise — Demeure de Ford Madox Ford
p 39 & 68
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Événement
Événement
1928
1928 — Demeure de Francis Scott Key Fitzgerald et de Zelda Sayre
p 39 & 67
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Événement
1923
12 décembre 1923 — Chambre de Raymond Radiguet
p 39
Mort à 20 ans de Raymond Radiguet, auteur du "Diable au corps"
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Événement
1926
1926 — Demeure de Gerald Murphy/Séjour d'Ernest Hemingway
p 39 & 50
En août 1926, Ernest Hemingway se sépare de sa première épouse Hadley Richardson après six années de mariage. Cette rupture marque un tournant difficile dans la vie personnelle de l'écrivain américain expatrié à Paris. G …

En août 1926, Ernest Hemingway se sépare de sa première épouse Hadley Richardson après six années de mariage. Cette rupture marque un tournant difficile dans la vie personnelle de l'écrivain américain expatrié à Paris.

Gerald Murphy, peintre américain et figure centrale de la communauté artistique parisienne des années 1920, offre alors temporairement son studio situé au 69 rue Froidevaux à Hemingway. Cette aide intervient à un moment crucial de la carrière de l'écrivain, qui traverse une période personnelle tumultueuse.

Murphy fait partie, avec sa femme Sara, du cercle d'expatriés américains influents qui gravitent autour des avant-gardes parisiennes. Le couple entretient des relations étroites avec de nombreux artistes et écrivains de l'époque, notamment F. Scott Fitzgerald, Pablo Picasso, Fernand Léger et Cole Porter.

Pendant cette période, Hadley Richardson s'installe avec leur fils Jack ("Bumby") au 35 rue de Fleurus, près de l'appartement de Gertrude Stein. Hemingway continue de louer leur ancien appartement rue Notre-Dame-des-Champs pendant plusieurs mois, mais ni lui ni Hadley ne peuvent supporter d'y vivre après leur séparation.

Sources

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Événement
1925
juin 1925 — Grand hôtel des Principautés Unies/Demeure de William Faulkner
p 39
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Événement
1925
juin 1925 — Grand hôtel des Principautés Unies/Demeure de William Faulkner
p 39
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Événement
1919
1919 — Librairie Shakespeare & Co (Shakespeare and Company)
p 40
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Événement
1921
Événement
1924
1924 — Galerie du Zodiaque/Librairie d'occasion de Pierre Véry
p 40
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Événement
Date imprécise — Restaurant Polidor
p 40 & 54
Restaurant fondé en 1845, fréquenté par de nombreux écrivains ; il s'y tinrent des réunions du Collège de Pataphysique
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Événement
1902
1902 — Hôtel Corneille/Demeure de James Joyce
p 40 & 54
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Événement
1920
1920 — Demeure d'Edward Estlin Cummings
p 41
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Événement
1919
1919 — Demeure du romancier américain John Dos Passos
p 41
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Événement
Événement
1922
1922 — Siège des éditions "Three Mountains Press"/Siège de la revue "Transatlantic revew"
p 41 & 57
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Événement
Date imprécise — Hôtel-restaurant des Mariniers (tenu par Mme Lecomte)
p 41
QG de John Dos Passos et Ernest Hemingway ; décrit dans "Le soleil se lève aussi"
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Événement
Date imprécise — Hôtel du Mont Blanc
p 41 & 70
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Événement
1922
9 janvier 1922 — Demeure d'Ernest Hemingway
p 42 & 69
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Événement
Événement
1917
septembre 1917 — Hôpital militaire du Val de Grâce
p 42 & 112
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Événement
1913
1913 — Demeure de Paul Éluard (à partir de 1913, avec Gala qu'il vient d'épouser)
p 43 & 122
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Événement
1940
décembre 1940 — Demeure de Paul Éluard
p 43 & 124
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Événement
1932
1932 — Demeure de Paul Éluard
p 43 & 123
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Événement
1922
1922 — Atelier de Luc Lafnet (aujourd'hui galerie Roussard)
p 43
Le peintre Luc Lafnet héberge Georges Simenon à son arrivée à Paris, dans ce qui constitue le rendez-vous des Liégeois de la capitale
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Événement
Événement
1917
1917 — Demeure de Blaise Cendrars (avec Raymone Duchâteau)
p 44
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Événement
1924
1924 — Demeure d'André Breton
p 44
Clara Malraux vient demander son soutien à Breton ; son mari lui reprochera cette démarche
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Événement
Événement
Événement
Événement
1924
1924 — Demeure de Georges Simenon
p 44 & 74
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Événement
1922
décembre 1922 — Hôtel Bertha/Demeure de Georges Simenon (avec sa femme Tigy)
p 44 & 74
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Événement
1914
1914 — Hôtel Nissim de Camondo (aujourd'hui musée)
p 44-45
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Événement
Date imprécise — Café de la Place Blanche (aujourd'hui Buffalo Grill)
p 44
Repaire des Surréalistes dans les années 40 ; la nouvelle affectation du local les aurait certainement inspirés...
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Événement
1923
1923 — Villa Wagram St Honoré/Demeure de Georges Simenon
p 45 & 74
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Événement
Événement
1922
1922 — Demeure de Jean Binet-Valmer/Lieu de travail de Georges Simenon
p 45 & 74
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Événement
Événement
1923
6 juillet 1923 — Théâtre Michel
p 46 & 125
Pugila entre Tzara et Breton, entre Dadaïstes et futurs Surréalistes, à l'occasion de la "Soirée du Cœur à Barbe" où est représentée la pièce "le Cœur à Gaz"
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Événement
1926
6 février 1926 — Siège de l'Union des jeunes poètes
p 46 & 63
Le 6 février 1926, une soirée littéraire russe se tient au siège de l’Union des jeunes poètes, au 79 avenue Denfert‑Rochereau, dans le 14e arrondissement de Paris. Ce lieu, situé à proximité de Montparnasse, s’inscrit al …

Le 6 février 1926, une soirée littéraire russe se tient au siège de l’Union des jeunes poètes, au 79 avenue Denfert‑Rochereau, dans le 14e arrondissement de Paris. Ce lieu, situé à proximité de Montparnasse, s’inscrit alors dans un quartier marqué par la présence d’artistes, d’étudiants et d’exilés venus de toute l’Europe. L’Union des jeunes poètes y organise des lectures publiques et des rencontres destinées à faire connaître la littérature russe contemporaine, dans un contexte d’émigration politique et de bouleversements post‑révolutionnaires.

Lors de ces soirées, des écrivains et poètes russes installés à Paris lisent leurs œuvres, échangent avec le public et débattent des orientations de la littérature en exil. La langue russe domine, mais certains textes sont aussi traduits ou commentés pour un public plus large. Les rencontres réunissent des auteurs déjà reconnus dans les milieux émigrés et de jeunes plumes cherchant à se faire connaître. Le 79 avenue Denfert‑Rochereau devient ainsi l’un des points de ralliement de cette vie littéraire russe de l’entre‑deux‑guerres, en complément des revues et maisons d’édition de la diaspora.

Des figures comme Nina Berberova ou Marina Tsvetaeva y sont associées, par leur proximité avec ces milieux d’exilés et par leur participation à la vie littéraire russe à Paris. Leurs œuvres, marquées par la rupture avec la Russie soviétique et par l’expérience de l’exil, résonnent particulièrement dans ces soirées où se mêlent souvenirs de la Russie perdue, interrogations politiques et recherche de nouvelles formes poétiques. Les rencontres du 79 avenue Denfert‑Rochereau témoignent ainsi de la place de Paris comme capitale culturelle de l’émigration russe dans les années 1920.

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Événement
1923
Événement
Événement
Événement
1925
2 juillet 1925 — Restaurant "La Closerie des Lilas"/Banquet en l'honneur de Saint-Pol Roux
p 47-48
On avait organisé un dîner littéraire. On avait oublié d'inviter la littérature. Le 2 juillet 1925, la Closerie des Lilas accueille un banquet en l'honneur de Saint-Pol-Roux. Le vieux poète symboliste, retiré en Bretagne …

On avait organisé un dîner littéraire. On avait oublié d'inviter la littérature.

Le 2 juillet 1925, la Closerie des Lilas accueille un banquet en l'honneur de Saint-Pol-Roux. Le vieux poète symboliste, retiré en Bretagne depuis des années, est de passage à Paris. Les Nouvelles Littéraires ont organisé la soirée : tables mises, discours prévus, beau monde littéraire convoqué boulevard du Montparnasse.

Les surréalistes sont là aussi. Breton, Aragon, Éluard, Leiris, Desnos — toute la bande est à Montparnasse ce soir-là. Depuis quelques mois, le groupe a viré sa cuti politique : la guerre du Rif bat son plein au Maroc, Abd el-Krim tient tête à l'armée française et espagnole, et les surréalistes ont choisi leur camp — celui du colonisé contre le colonisateur. Paris littéraire, lui, préfère ne pas s'encombrer de ce genre de considérations.

L'incident part de rien, comme souvent. Rachilde — Marguerite Eymery, auteure respectée, figure du Tout-Paris — lâche à table qu'une Française ne peut décemment pas épouser un Allemand. La remarque nationaliste fait mouche. Les surréalistes bondissent. Les insultes fusent. Michel Leiris se penche à la fenêtre, hurle quelque chose d'incendiaire en direction de la rue. Les convives scandalisés ripostent. Des verres volent. Des tables basculent. La police intervient. Leiris est jeté dehors — littéralement.

Le lendemain, les journaux s'indignent. Les surréalistes, eux, publient en juillet leur manifeste La Révolution d'abord et toujours ! — une trentaine de signatures, un soutien explicite à Abd el-Krim, un appel à en finir avec « la civilisation occidentale ». La soirée de la Closerie était moins un dérapage qu'une déclaration de guerre.

Saint-Pol-Roux rentra en Bretagne. En juin 1940, des soldats allemands défoncèrent sa maison de Camaret-sur-Mer, tuèrent sa servante et agressèrent sa fille. La guerre que Rachilde ne voulait pas voir arriva chercher le vieux poète symboliste jusque chez lui.

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Événement
Événement
1923
Événement
1928
1928 — Demeure de Roger Gilbert-Lecomte/Demeure de Roger Vailland
p 48 & 177
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Événement
Date imprécise — Demeure de Ford Madox Ford
p 48 & 68
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Événement
Événement
1923
13 juillet 1923 — Café de la Rotonde
p 48-49
Lieu de rencontre des exilés Russes ; le patron est pris à parti pour avoir servi d'indicateur de police à l'époque de Lénine
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Événement
1936
1936 — Demeure de Louise Bryant
p 48
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Événement
1924
1924 — Passage à travers une boutique
p 48
Raccourci à travers une boulangerie, aujourd'hui traiteur chinois, menant vers le boulevard Montparnasse ; décrit par Hemingway dans "Paris est une fête"
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Événement
1866
2 septembre 1866 — Café de la Rotonde
p 48
Réintroduction de la bière à Paris par le café-brasserie de la Rotonde
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Événement
1910
1910 — Café de la Rotonde/Lieu de rencontre des exilés Russes
p 48-49
Rencontres des exilés russes ; le patron fait office d'indicateur de police
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Événement
1924
1924 — Restaurant "Le Nègre de Toulouse"
p 48
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Événement
1898
1898 — Café Le Dôme
p 49
Le Dôme, ouvert en 1898 au 108 boulevard du Montparnasse, devient dans l’entre-deux-guerres un centre majeur de la vie artistique et littéraire à Paris. Dès les années 1920, ce café-restaurant attire une génération d’écr …

Le Dôme, ouvert en 1898 au 108 boulevard du Montparnasse, devient dans l’entre-deux-guerres un centre majeur de la vie artistique et littéraire à Paris. Dès les années 1920, ce café-restaurant attire une génération d’écrivains et d’artistes anglo-saxons venus chercher à Montparnasse une atmosphère cosmopolite et abordable. Figures comme Ernest Hemingway, F. Scott Fitzgerald, Ezra Pound, Ford Madox Ford, Henry Miller ou Sinclair Lewis y côtoient Sylvia Beach, libraire et éditrice de James Joyce. Le Dôme détrône alors La Coupole comme lieu privilégié des expatriés américains, formant un véritable point de ralliement pour la « génération perdue ».

Le café du Dôme au début du XXe siècle

Le Café du Dôme vers 2011

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Événement
1936
1936 — Café Le Select
p 49
Café restant ouvert toute la nuit, devenu de ce fait le point de ralliement de la "lost generation" américaine ; discussions sur la guerre d'Espagne entre Desnos et Hemingway
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Événement
1920
octobre 1920 — Hôtel des Écoles/Hôtel Delambre/Demeure d'André Breton
p 49 & 125
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Événement
1925
avril 1925 — Dingo Bar/Auberge de Venise/Quartier général des auteurs américains
p 49 & 67
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Événement
Événement
1928
6 novembre 1928 — Bar de La Coupole
p 49 & 109
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Événement
1928
1928 — Grand Hôtel des Écoles/Hôtel Lenox/Demeure d'Henry Miller
p 49 & 70
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Événement
Événement
1921
1921 — Bibliothèque de Jacques Doucet (créée en 1916)
p 50
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Événement
1929
1929 — Demeure de Louis Aragon et d'Elsa Triolet
p 50 & 90
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Événement
Événement
1928
1928 — Demeure de Louis Aragon achetée à Marcel Duhamel
p 50 & 77
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Événement
1929
1929 — Demeure de Marcel Duhamel/Phalanstère de la rue du Château
p 50 & 60
Lieu de rencontre des surréalistes ; phalanstère d'artistes animé, c'est le moins qu'on puisse dire, par "la bande à Prévert"
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Événement
1930
1930 — Hôtel Central/Demeure d'Henry Miller
p 50 & 70 & 90
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Événement
1926
1926 — Siège de la Morgan Garanty Trust Company
p 51
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Événement
1921
24 décembre 1921 — Café de la Paix
p 51
Les Hemingway n'ont pas de quoi payer la note du réveillon
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Événement
Date imprécise — Bureaux de l'American Express
p 52
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Événement
1969
1969 — Hôtel St James et Albany/Hôtel de Noailles
p 52
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Événement
Événement
Date imprécise — Restaurant Prunier/Bananas Mambo
p 52
Restaurant fréquenté par les personnages de Marcel Proust, et plus tard par Ernest et Hadley Hemingway
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Événement
1924
1924 — Hôtel des Deux Mondes/Demeure de Francis Scott Key Fitzgerald
p 52 & 66
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Événement
1921
mai 1921 — Hôtel St James et Albany/Hôtel de Noailles/Demeure de Francis Scott Key Fitzgerald
p 52 & 66
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Événement
1921
octobre 1921 — Hôtel St James et Albany/Hôtel de Noailles/Demeure de Sinclair Lewis
p 52
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Événement
1920
juillet 1920 — Demeure de James Joyce
p 55 & 95
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Événement
1923
août 1923 — Victoria Palace Hôtel/Demeure de James Joyce
p 55
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Événement
1924
septembre 1924 — Demeure de James Joyce
p 55
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Événement
1922
novembre 1922 — Demeure de James Joyce
p 55
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Événement
1922
7 décembre 1922 — Librairie d'Adrienne Monnier/Maison des Amis des Livres
p 55
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Événement
1935
Événement
1939
avril 1939 — Demeure de James Joyce
p 56 & 95
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Événement
1925
juin 1925 — Demeure de James Joyce
p 56
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Événement
1932
novembre 1932 — Demeure de James Joyce
p 56 & 94
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Événement
1939
1939 — Hôtel Lutetia/Demeure de James Joyce
p 56
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Événement
1931
1931 — Hôtel Powers/Demeure de James Joyce
p 56 & 92
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Événement
1931
1931 — Hôtel La Résidence/Demeure de James Joyce
p 56 & 92
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Événement
1931
décembre 1931 — Demeure de James Joyce
p 56
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Événement
1960
24 novembre 1960 — Restaurant "Au Vrai Gascon"/Réunions de l'OuLiPo
p 59-60
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Événement
Événement
1928
1928 — Demeure de Raymond Queneau
p 60
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Événement
1948
1948 — Restaurant "de l'Épi d'Or"
p 60
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Événement
1952
Événement
Événement
Événement
1931
1931 — Librairie des sciences politiques/Siège de la revue "La Critique sociale"
p 61
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Événement
1938
1938 — Hôtel Innova/Demeure de Marina Tsvetaeva
p 64
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Événement
1936
15 février 1936 — Siège de l'Union pour le Retour dans la Patrie
p 64 & 85
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Événement
1925
1925 — Hôtel de Bérulle/Bureau de recherches surréalistes (surnommé "La Centrale")
p 65
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Événement
1921
1921 — Cité d'artistes/Atelier de Joan Miró
p 65
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Événement
1931
Événement
1947
13 janvier 1947 — Théâtre du Vieux Colombier
p 65
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Événement
1933
septembre 1933 — Demeure d'Antonin Artaud
p 65
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Événement
1934
1934 — Demeure d'Henry Miller (chez Michael Fraenkel en 1931)
p 65 & 71 & 91
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Événement
1925
avril 1925 — Hôtel Florida/Demeure de Francis Scott Key Fitzgerald
p 66-67
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Événement
Événement
1925
mai 1925 — Demeure de Francis Scott Key Fitzgerald
p 67 & 93
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Événement
1910
1910 — Demeure d'Edith Wharton (à partir de 1910)
p 67 & 72
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Événement
1922
1922 — Cité Fleurie/Demeure de Ford Madox Ford/Cité d'artistes
p 68
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Événement
1929
1929 — Demeure d'Anaïs Nin et Hugh Guiler
p 72
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Événement
Événement
Date imprécise — Hôtel du maréchal de Richelieu/Demeure de Georges Simenon
p 74
Demeure de Georges Simenon au rez-de-chaussée puis au 1er étage. Son voisin de palier s'appelle Maigret ; il va donner son nom au personnage principal des ses romans
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Événement
1945
avril 1945 — Hôtel Claridge/Demeure de Georges Simenon
p 75
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Événement
1924
1924
p 76
Chambre de Jacques Prévert avec Simone Dienne au début de leur mariage
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Événement
1912
4 mars 1912 — Maison d'enfance de Jacques Prévert
p 76
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Événement
1907
1 février 1907 — École communale de la rue de Vaugirard
p 76
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Événement
1915
Événement
1916
Événement
1910
1910 — Maison d'enfance de Jacques Prévert
p 76
Maison d'enfance de Jacques Prévert, alors âgé de 10 ans ; Henri Tiran, son voisin de palier et copain de jeux, lui fait découvrir les ratons-laveurs
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Événement
1908
1908 — Maison d'enfance de Jacques Prévert
p 76
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Événement
1906
1906 — Maison d'enfance de Jacques Prévert
p 76
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Événement
1929
1929
p 77
Pierre Batcheff héberge Jacques Prévert, qui commence à écrire des scénarios
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Événement
1933
4 juin 1933 — Salle Pleyel
p 80-81
Congrès antifasciste de Pleyel ; naissance du "Mouvement Amsterdam-Pleyel" ; 3 000 participants ; une première cession avait eu lieu à Amsterdam en 1932
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Événement
1935
21 juin 1935 — Palais de la Mutualité
p 81-82 & 85
Congrès international des écrivains pour la défense de la culture, organisé par l'AÉAR ; 230 participants, 38 pays représentés
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Événement
1934
1934 — Théâtre du Vieux Colombier/Comité France-Allemagne Otto Abetz
p 83
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Événement
1934
1934 — Salle des Sociétés savantes/Comité France-Allemagne Otto Abetz
p 83
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Événement
1934
1934 — Cinéma Bonaparte/Maison de la Chine/Comité France-Allemagne Otto Abetz
p 83
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Événement
Événement
Événement
1934
23 octobre 1934 — Palais de la Mutualité
p 85
Ils reviennent d'un congrès où l'on a décrété comment il fallait écrire ; devant la salle de la Mutualité, ils célèbrent l'URSS en taisant ce qui les inquiète. Le premier congrès des écrivains soviétiques s'est tenu à Mo …

Ils reviennent d'un congrès où l'on a décrété comment il fallait écrire ; devant la salle de la Mutualité, ils célèbrent l'URSS en taisant ce qui les inquiète.

Le premier congrès des écrivains soviétiques s'est tenu à Moscou en août 1934. Il a créé l'Union des écrivains d'URSS, organisation unique à laquelle tout écrivain doit désormais appartenir pour être publié. Il a surtout consacré une doctrine officielle : le réalisme socialiste. Andreï Jdanov, envoyé de Staline, y a défini les écrivains comme les "ingénieurs des âmes." La littérature doit représenter la réalité "dans son développement révolutionnaire," c'est-à-dire telle que le Parti la souhaite.

Des écrivains français y ont assisté. André Malraux, auteur de "La Condition humaine," prix Goncourt l'année précédente, y a prononcé un discours intitulé "L'art est une conquête." Il y salue l'émancipation du prolétariat soviétique tout en formulant une réserve nette : les principes du réalisme socialiste risquent d'étouffer la création. Louis Aragon, lui, rentre convaincu et travaillera à importer la doctrine en France.

Le 23 octobre 1934, un meeting de compte rendu se tient au Palais de la Mutualité, 24 rue Saint-Victor dans le 5e arrondissement, salle emblématique de la gauche parisienne. Sont annoncés André Gide, André Malraux, Jean Cassou, Fernand Léger, Jean Guéhenno.

Le contexte impose le silence sur les objections. Nous sommes huit mois après le 6 février 1934, la menace fasciste est la préoccupation dominante, le rapprochement communiste-socialiste vient de s'engager. Critiquer l'URSS publiquement, c'est faire le jeu de l'adversaire. Gide, le plus prestigieux des compagnons de route, incarne cette position : il a proclamé son adhésion au communisme en 1932 sans adhérer au Parti.

Deux ans plus tard, tout bascule. Gide se rend en URSS à l'été 1936, invité officiel, et publie en novembre "Retour de l'URSS," livre bref et dévastateur qui décrit la misère, le conformisme, le culte de Staline, la peur. La presse communiste le traite de traître et de fasciste. Il ne se rétractera jamais.

Malraux, lui, partira commander l'escadrille España en Espagne, et gardera longtemps le silence sur les procès de Moscou.

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Événement
1935
1935 — Grenier des Augustins
p 85
Prévert et le Groupe Octobre répètent le "Tableau des merveilles" au Grenier des Augustins
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Événement
Date imprécise — Hôtel des Breguet/Demeure de Daniel Halévy
p 85
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Événement
Date imprécise — Salle de la Société d'Encouragement pour l'Industrie Nationale (fondée en 1801)
p 86-87
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Événement
1944
décembre 1944 — Siège de la revue "Esprit"
p 86
Renaissance de la revue Esprit, interdite par Vichy ; elle avait été fondée en 1932
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Événement
Date imprécise — Union pour la Vérité
p 86
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Événement
1935
1935 — Hôtel Montana/Demeure de Jacques Prévert
p 86 & 134
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Événement
1937
1937 — Café Le Tournon
p 87
Café au bas de chez Roth, rendez-vous des exilés autrichiens et allemands ayant fui le nazisme Le Café-Comptoir Tournon, situé au 18 rue de Tournon dans le 6e arrondissement de Paris, sert de rendez-vous aux exilés autri …

Café au bas de chez Roth, rendez-vous des exilés autrichiens et allemands ayant fui le nazisme

Le Café-Comptoir Tournon, situé au 18 rue de Tournon dans le 6e arrondissement de Paris, sert de rendez-vous aux exilés autrichiens et allemands fuyant le nazisme en 1937. Joseph Roth y écrit quotidiennement, attablé près de la fenêtre sur la banquette, et y compose des textes comme un extrait de 1936 gravé sur une plaque : « Une heure, c'est un lac, une journée la mer, la nuit une éternité, le réveil l'horreur de l'enfer, le lever un combat pour la clarté. » Friderike Zweig, Stefan Zweig, Arthur Koestler et Gustav Regler fréquentent ce lieu avec lui. Roth, qui habite au même numéro, y boit un pastis par page écrite. Proche du Sénat, le café accueille aussi des déjeuners politiques. Ce comptoir préserve ses fresques du Jardin du Luxembourg, son zinc long et ses carrelages anciens.

Joseph Roth au café Tournon vers 1938

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Événement
1932
1932 — Demeure de Charles de Gaulle
p 87
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Événement
Date imprécise — Demeure de Roger Martin du Gard
p 87 & 98
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Événement
Événement
1951
19 février 1951 — Demeure d'André Gide (depuis 1928)
p 87 & 122
Mort d'André Gide ; il avait accueilli Klaus Mann et Albert Camus Le 19 février 1951, André Gide s’éteint dans son appartement parisien de la rue Vaneau, qu’il occupait depuis l’entre‑deux‑guerres. Malade depuis plusieur …

Mort d'André Gide ; il avait accueilli Klaus Mann et Albert Camus

Le 19 février 1951, André Gide s’éteint dans son appartement parisien de la rue Vaneau, qu’il occupait depuis l’entre‑deux‑guerres. Malade depuis plusieurs mois, il meurt à 81 ans, déjà reconnu de son vivant comme l’une des grandes consciences littéraires du XXᵉ siècle, prix Nobel de littérature en 1947.

Sa demeure est un lieu de passage pour plusieurs générations d’écrivains et d’exilés. Dans les années 1930, Gide y accueille Klaus Mann, fils de Thomas Mann, romancier antifasciste contraint à l’exil, qu’il soutient moralement et intellectuellement. Après la guerre, c’est Albert Camus, d’abord son éditeur chez Gallimard puis son ami, qui vient régulièrement lui rendre visite. Entre eux, s’invente un dialogue fécond entre deux morales de la révolte : celle, introspective et exigeante, de Gide, et celle, plus tragique, de l’auteur de La Peste et L’Homme révolté.

La mort de Gide clôt un itinéraire marqué par la remise en question permanente : critique du colonialisme après Voyage au Congo, rupture avec le communisme après son retour d’URSS, exploration impitoyable des hypocrisies bourgeoises et religieuses dans Les Faux‑Monnayeurs, La Symphonie pastorale ou L’Immoraliste. Son appartement de la rue Vaneau, discret et sans ostentation, a été le théâtre de ces conversations, de ces ruptures et de ces fidélités.

En disparaissant, Gide laisse une œuvre qui a profondément influencé aussi bien les écrivains de sa génération que ceux d’après‑guerre. La présence, à un moment ou à un autre, de Klaus Mann et d’Albert Camus dans ce lieu dit assez combien cette adresse parisienne fut un nœud de rencontres entre l’Europe frappée par les totalitarismes et la littérature qui cherchait, contre eux, une voie de vérité.

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Événement
1935
16 juin 1935 — Hôtel d'Estrée/Ambassade d'URSS
p 87
Négociations pour la venue de Maxime Gorki au congrès des écrivains
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Événement
Date imprécise — Café Méphisto/Rendez-vous des exilés allemands
p 87
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Événement
Date imprécise — Siège des éditions Rieder/Siège de la revue "Europe"
p 87
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Événement
1937
1937 — Hôtel Madison/Demeure d'André Malraux
p 87 & 115
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Événement
1940
Événement
1935
Événement
Événement
Événement
Événement
1936
1936 — Hôtel Royal Bretagne/Demeure de Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir
p 89 & 187
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Événement
1926
mars 1926 — Hôtel du Midi/Demeure de Walter Benjamin
p 89
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Événement
1936
1936 — Lycée Molière
p 89 & 95
Simone de Beauvoir, philosophe et écrivaine française, enseigne la philosophie au lycée Molière à Paris de 1936 à 1939. Elle y est nommée professeure après avoir déjà exercé à Marseille et Rouen. Le lycée Molière, situé …

Simone de Beauvoir, philosophe et écrivaine française, enseigne la philosophie au lycée Molière à Paris de 1936 à 1939. Elle y est nommée professeure après avoir déjà exercé à Marseille et Rouen. Le lycée Molière, situé au 71 rue du Ranelagh dans le 16e arrondissement de Paris, est un établissement secondaire public. Durant cette période, Beauvoir vit de manière indépendante, résidant dans des hôtels parisiens et fréquentant les cafés littéraires de Montparnasse. Son enseignement au lycée Molière marque une étape de sa carrière d’enseignante, avant qu’elle ne se consacre pleinement à l’écriture. Parmi ses élèves figure Bianca Bienenfeld, qui témoignera plus tard de la clarté et de la vivacité de ses cours. Cette expérience pédagogique s’inscrit dans le contexte de l’entre-deux-guerres, alors que Beauvoir développe ses idées philosophiques et littéraires, qui influenceront durablement la pensée féministe et existentialiste.

Le Lycée Molière au tournant du XX siècle

Sources

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Événement
1933
1933 — Demeure et bureau de Willi Münzenberg
p 90
Bureaux du responsable de la propagande de l'Internationale Communiste à Paris sous le nom de Comité international d'aide aux victimes du fascisme hitlérien
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Événement
Événement
Événement
1935
14 juin 1935 — Demeure de Louis Aragon (à partir de février 1935)
p 90 & 112
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Événement
Événement
1908
1908 — Demeure de Jean Schlumberger/Siège de la revue "La Nouvelle revue française"
p 91
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Événement
1933
30 décembre 1933 — Demeure de la famille Weil/Cachette de Léon Trotsky
p 91 & 107
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Événement
1935
18 juin 1935 — Demeure de René Crevel
p 91
Suicide au gaz de René Crevel, qui vient d'apprendre qu'il était atteint de tuberculose rénale ; il avait tenté de rapprocher Surréalistes et Communistes
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Événement
Date imprécise — Brasserie "Chez Francis"/Quartier général de Blaise Cendrars
p 92
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Événement
1949
Événement
1927
Événement
Événement
1936
30 juillet 1936 — Salle Wagram
p 93
Le 18 juillet 1936, les généraux franquistes se soulevaient contre la République espagnole. Treize jours plus tard, Paris avait son premier grand meeting de solidarité. André Malraux y prit la parole. Il était déjà en tr …

Le 18 juillet 1936, les généraux franquistes se soulevaient contre la République espagnole. Treize jours plus tard, Paris avait son premier grand meeting de solidarité. André Malraux y prit la parole. Il était déjà en train d'organiser son départ pour Madrid.

L'insurrection militaire du 17-18 juillet 1936 en Espagne avait pris de court la gauche française. Le Front Populaire, arrivé au pouvoir en mai, était confronté à un dilemme : aider la République espagnole légale, ou céder aux pressions britanniques qui dessinaient une politique de non-intervention.

Le 30 juillet, à la salle Wagram (37 avenue de Wagram), le premier grand rassemblement parisien de solidarité réunit plusieurs milliers de personnes. André Malraux y prit la parole. L'auteur de La Condition humaine (1933) ne se contenta pas de discours : en quelques semaines, avec l'accord tacite du gouvernement Blum, il organisa une escadrille de volontaires — l'Escuadrilla España — pour appuyer l'aviation républicaine espagnole, qui ne disposait d'aucun appareil. Il se rendit lui-même en Espagne et participa aux opérations aériennes pendant tout l'automne 1936.

Le gouvernement Blum, soumis aux pressions de Londres et à la fragilité de sa propre coalition, signa l'accord de non-intervention en août 1936. La France officielle abandonnait la République espagnole à son sort.

La salle Wagram, ce soir du 30 juillet 1936, fut le premier acte public du refus de cette passivité. Malraux en fut la voix. Son roman L'Espoir, écrit au retour d'Espagne, en resta le témoignage.

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Événement
1934
décembre 1934 — Demeure de Roger Vailland (avec sa future femme Andrée Blavette)
p 94 & 177
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Événement
1913
1913 — Demeure de François Mauriac
p 94 & 179
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Événement
1933
1933 — Demeure de Roger Vailland (dans un hôtel meublé)
p 94 & 177
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Événement
Événement
1936
1936 — Demeure d'Ilya Fondaminsky/Séjour de Vladimir Nabokov
p 94 & 106
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Événement
1932
1932 — Demeure d'Ilya Fondaminsky/Séjour de Vladimir Nabokov
p 94 & 106
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Événement
1921
1921 — Demeure de Sara et Gerald Clery Murphy
p 94
Gerald et Sara Murphy, riches expatriés américains, s’installent à Paris en 1921, au 2 rue Greuze, où leur appartement devient un lieu de rencontre majeur pour la communauté artistique et littéraire américaine des années …

Gerald et Sara Murphy, riches expatriés américains, s’installent à Paris en 1921, au 2 rue Greuze, où leur appartement devient un lieu de rencontre majeur pour la communauté artistique et littéraire américaine des années 1920. Passionnés d’art, de littérature et de musique, les Murphy organisent des réceptions et soutiennent de jeunes écrivains et artistes, dont Francis Scott Fitzgerald, Ernest Hemingway et John Dos Passos. Leur hospitalité et leur mode de vie inspirent plusieurs œuvres majeures de la « Génération perdue » ; Fitzgerald dédie notamment son roman Tendre est la nuit aux Murphy, et s’inspire d’eux pour ses personnages principaux. Le couple se distingue par son sens de l’esthétique et sa capacité à créer une atmosphère propice à la créativité et à l’échange, faisant de leur domicile parisien un véritable salon artistique. Leur influence s’étend également à la Côte d’Azur, où ils acquièrent la Villa America à Antibes, poursuivant leur rôle de mécènes et d’hôtes auprès de la communauté artistique internationale.

Sources

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Événement
1904
1904 — Demeure de René Crevel
p 94 & 116
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Événement
Date imprécise — Siège de l'American Field Service (équivalent de la Croix Rouge)
p 94
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Événement
1934
1934 — Demeure de la famille Blavette (beaux-parents de Roger Vailland)
p 94 & 167
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Événement
1925
1925 — Pretty Hôtel/Les Jardins d'Eiffel/Demeure de Nina Berberova
p 94 & 105
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Événement
1926
1926 — Demeure d'André et Clara Malraux
p 95 & 115
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Événement
Date imprécise — Brasserie "Aux Trois Obus"
p 95 & 105
Lieu de rencontre d'écrivains russes vers la fin des années 20
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Événement
1970
1 septembre 1970 — Demeure de François Mauriac (à partir de 1930)
p 95 & 179
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Événement
1939
1939 — Demeure d'Adrienne Monnier/Cachette d'Arthur Koestler
p 97
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Événement
Date imprécise — Hôtel Montalembert/Demeure d'Arthur Koestler
p 97
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Événement
Date imprécise — Maison d'enfance de Roger Martin du Gard
p 98
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Événement
1910
1910 — Grand Hôtel des Nations/Demeure de Blaise Cendrars
p 99
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Événement
1950
1950 — Demeure de Blaise Cendrars
p 100
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Événement
1919
1919 — Demeure de Georges Bernanos
p 101-102
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Événement
Événement
1900
1900 — Maison d'enfance de Georges Bernanos
p 101
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Événement
1897
septembre 1897 — Maison d'enfance de Georges Bernanos
p 101
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Événement
1888
20 février 1888 — Maison natale de Georges Bernanos
p 101
Le 20 février 1888 naît à Paris, dans une famille de petite bourgeoisie catholique, celui qui deviendra l’un des grands écrivains spirituels du XXᵉ siècle : Georges Bernanos. Il grandit entre un Paris populaire et la cam …

Le 20 février 1888 naît à Paris, dans une famille de petite bourgeoisie catholique, celui qui deviendra l’un des grands écrivains spirituels du XXᵉ siècle : Georges Bernanos. Il grandit entre un Paris populaire et la campagne de l’Artois, expérience fondatrice qui nourrit son imaginaire de villages, de curés et de paysans, loin des salons mondains.

Très tôt, il se passionne pour l’histoire, la littérature et la foi, dans un catholicisme ardent, bientôt traversé par la violence de la crise moderne. La Grande Guerre, qu’il fait comme engagé volontaire, puis les combats politiques de l’entre‑deux‑guerres, radicalisent son regard sur la lâcheté des élites, la menace fasciste et les illusions bourgeoises.

De cette vie heurtée naîtront des romans où le drame intérieur l’emporte sur l’anecdote : Sous le soleil de Satan, Journal d’un curé de campagne, Nouvelle histoire de Mouchette. Bernanos y scrute la grâce, le désespoir, le mal ordinaire, dans une langue tendue, lyrique, qui refuse autant le conformisme catholique que le scepticisme convenu.

La petite maison parisienne où il voit le jour ne deviendra pas un « lieu de pèlerinage » tapageur, mais elle marque le point de départ d’une trajectoire singulière : celle d’un enfant de la capitale qui choisit de faire entendre, contre les puissants de son temps, la voix fragile et obstinée des consciences inquiètes.

Plaque 26 rue Joubert, Bernanos, par Celette, Wikimedia

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Événement
1906
1906 — Hôtel de Tallemant/Demeure de la sœur de Georges Bernanos
p 101
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Événement
Date imprécise — Hôtel Cayré/Demeure de Georges Bernanos
p 103
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Événement
Événement
1937
31 octobre 1937 — Église de la Très-Sainte Trinité (église russe)
p 105
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Événement
1932
1932 — Demeure de Nicolas Nabokov/Séjour de Vladimir Nabokov
p 106
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Événement
Événement
1909
Événement
1929
1929 — Demeure de Simone Weil
p 107
Port d'attache de la philosophe Simone Weil, chez ses parents. Elle dispose d'une chambre au 5ème étage où elle rencontre Léon Trotski
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Événement
Événement
1939
août 1939 — Ambassade du Chili/Demeure de Pablo Neruda/Séjour de Louis Aragon
p 112-113
Louis Aragon se réfugie, suite à l'agression qu'il a subie après l'interdiction du PC en août 1939, chez Pablo Neruda qui séjourne à Paris
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Événement
1898
1898 — Maison d'enfance de Louis Aragon
p 112
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Événement
Événement
1982
24 décembre 1982 — Demeure de Louis Aragon et d'Elsa Triolet (à partir de 1960)
p 113
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Événement
1924
Événement
1901
3 novembre 1901 — Maison natale d'André Malraux
p 114 & 167
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Événement
Date imprécise — Restaurant Larue
p 114
Restaurant fréquenté par Marcel Proust puis par Malraux et ses amis
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Événement
1910
1910 — Demeure de René Crevel
p 116
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Événement
1875
1875 — Demeure d'André Gide
p 122
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Événement
1897
1897 — Demeure d'André Gide
p 122
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Événement
1903
1903 — Demeure d'André Gide
p 122
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Événement
1883
1883 — Demeure d'André Gide
p 122
Maison d'enfance d'André Gide avec sa mère ; il l'habitera plus tard avec sa femme; il rédige "Si le grain ne meurt"
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Événement
1910
1910 — Maison d'enfance de Paul Éluard
p 122
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Événement
1908
1908 — Maison d'enfance de Paul Éluard
p 122
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Événement
1869
22 novembre 1869 — Maison natale d'André Gide
p 122
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Événement
Date imprécise — Demeure de Lucien Scheler/Librairie Scheler/Planque de Paul Éluard
p 124
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Événement
Date imprécise — Demeure de Christian Zervos/Planque de Paul Éluard
p 124 & 147
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Événement
Date imprécise — Demeure de Michel Leiris/Planque de Paul Éluard
p 124 & 147
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Événement
Événement
1901
1901 — Demeure de Romain Rolland
p 126
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Événement
1885
1885 — Maison d'enfance de Romain Rolland
p 126
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Événement
1880
1880 — Maison d'enfance de Romain Rolland
p 126
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Événement
1880
1880 — Maison d'enfance de Romain Rolland
p 126
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Événement
Événement
1935
Événement
1912
9 octobre 1912 — Demeure de Georges Duhamel
p 134
Il a opéré pendant quatre ans dans les ambulances du front ; il en a rapporté deux livres qui ne parlent ni de gloire ni de patrie, seulement de corps détruits. Georges Duhamel s'installe en 1912 au 28 rue Vauquelin, dan …

Il a opéré pendant quatre ans dans les ambulances du front ; il en a rapporté deux livres qui ne parlent ni de gloire ni de patrie, seulement de corps détruits.

Georges Duhamel s'installe en 1912 au 28 rue Vauquelin, dans le 5e arrondissement, avec la comédienne Blanche Albane, son épouse. Il y vivra jusqu'en 1932. Il a vingt-huit ans, il est médecin et poète, et il vient de passer plusieurs années à l'Abbaye de Créteil, phalanstère d'artistes fondé avec Jules Romains, Charles Vildrac et René Arcos, communauté d'écrivains vivant en autarcie de leur imprimerie. L'expérience a échoué au bout de quatorze mois, comme toutes les tentatives de ce genre. Elle laisse une amitié durable et une conviction : la littérature doit servir à quelque chose.

En août 1914, il est mobilisé comme chirurgien. Il passera cinquante et un mois dans les ambulances de campagne et les hôpitaux du front. Il opère, il ampute, il trépane, il constate les décès. Il tient des carnets.

De cette expérience naissent deux livres. "Vie des martyrs" en 1917, "Civilisation" en 1918, qui obtient le prix Goncourt. Ce sont des récits brefs, cliniques, dépouillés de toute rhétorique patriotique, où des hommes anonymes souffrent et meurent dans des salles d'opération. Duhamel ne dénonce pas la guerre par des discours : il décrit ce qu'elle fait aux corps, et cette description suffit. Il publie ces textes en pleine guerre, sous la censure, ce qui suppose un courage certain.

Le mot qui donne son titre au second livre est ironique. La civilisation, c'est ce qui produit la mitrailleuse, l'obus explosif, le gaz, et aussi les hôpitaux perfectionnés qui recousent les hommes pour les renvoyer se faire déchirer.

Duhamel deviendra l'un des écrivains les plus lus de l'entre-deux-guerres avec le cycle de la Chronique des Pasquier. Académicien, il refusera sous l'Occupation toute collaboration et verra ses livres interdits par les Allemands. Son humanisme, qu'on a parfois jugé daté, était d'abord une position tenue.

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Événement
1932
1932 — Demeure de Jacques et Simone Prévert (dans le même immeuble que Léo Malet)
p 134
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Événement
1932
1932 — Hôtel de Ville/Bureau de Raymond Bussières
p 134
Quartier général du Groupe Octobre dans le bureau de Raymond Bussières
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Événement
1935
Événement
1945
1945 — Demeure de Jacques Prévert
p 135
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Événement
1937
1937 — Demeure de Jacques Prévert
p 135
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Événement
1943
janvier 1943 — Hôtel de Nice/Demeure de Jacques Prévert
p 135 & 145
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Événement
1945
1945 — Hôtel de Nice/Demeure de Jacques Prévert
p 135
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Événement
1944
22 août 1944 — Hôtel Majestic (centre de conférences)/Siège de l'état-major nazi
p 140
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Événement
1941
21 août 1941 — Station de métro Barbès-Rochechouart (quai de la ligne 4, direction Clignancourt)
p 140
Il avait vingt-deux ans, un revolver et la certitude que l'inaction était une capitulation en soi. Le 21 août 1941, à huit heures du matin, sur le quai de la ligne 4 de la station Barbès-Rochechouart, un jeune homme sort …

Il avait vingt-deux ans, un revolver et la certitude que l'inaction était une capitulation en soi.

Le 21 août 1941, à huit heures du matin, sur le quai de la ligne 4 de la station Barbès-Rochechouart, un jeune homme sort un revolver de sa poche et tire à bout portant sur un officier de la Kriegsmarine. L'aspirant Alfons Moser meurt sur le quai du métro parisien. C'est le premier acte armé mortel de la Résistance française contre les forces d'occupation.

L'homme qui tire s'appelle Pierre Georges. Il a vingt-deux ans. Connu sous le pseudonyme de "Frédo" dans les réseaux clandestins des Jeunesses communistes, il est encadré ce matin par Gilbert Brustlein, chargé de couvrir sa retraite, et par Albert Gueusquin et Fernand Zalkinow postés aux extrémités du quai pour surveiller et alerter. L'action est préparée dans le détail. Elle est volontaire et politique.

Le contexte est précis. Deux jours plus tôt, le 19 août, deux jeunes militants communistes — Samuel Tyszelman et Henri Gautherot — ont été arrêtés par les Allemands au cours d'une manifestation et fusillés en représailles. Le Parti communiste, engagé dans la Résistance armée depuis l'invasion de l'URSS par l'Allemagne en juin 1941, a décidé de répondre. Tyszelman et Gautherot seront les premiers d'une longue liste. Moser ne sera pas le dernier officier allemand à tomber à Paris.

Les conséquences sont immédiates et terribles. Les Allemands décrètent des représailles massives : des otages sont fusillés, des sections spéciales des tribunaux français condamnent rétroactivement des communistes arrêtés avant l'attentat. La spirale répression-résistance est enclenchée. Le nom de "Fabien" — pseudonyme que Pierre Georges adoptera ensuite — entre dans l'histoire comme celui du premier résistant à avoir tiré sur l'occupant dans les rues de Paris.

Pierre Georges mourra en décembre 1944 près de Mulhouse, tué par l'explosion d'une mine alors qu'il commandait les FTP-FFI de la région de Strasbourg sous le nom de colonel Fabien. Il avait vingt-cinq ans. Sa mémoire sera perpétuée par le nom d'une place du 19e arrondissement, la place du Colonel-Fabien, où le siège du Parti communiste français a été construit en 1971 par Oscar Niemeyer. Le 7 rue Le Goff, dans le 5e arrondissement, il retrouvera ses camarades quelques heures après l'attentat pour remettre son revolver à Jacques d'Andurain.

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Événement
1940
août 1940 — Ambassade de Tchécoslovaquie/Inforamationsabteilung (service de propagande nazi)
p 140
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Événement
1940
1940 — Hôtel Majestic/Siège de la Propaganda-Staffel
p 140
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Événement
Date imprécise — Grand Hôtel de Monaco/Hôtel de Sagan/Ambassade de Pologne/Institut allemand
p 140 & 149
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Événement
1941
février 1941 — Demeure de Louis-Ferdinand Destouches dit Céline
p 143 & 167
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Événement
1940
1940 — Siège de la maison d'édition Gallimard/Siège de la Nouvelle revue française
p 143 & 150
Pierre Drieu la Rochelle, collaborateur étroit des nazis, dirige la NRF pendant l'Occupation
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Événement
1942
1942 — Hôtel d'Aubusson/Demeure de Simone de Beauvoir
p 144 & 188
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Événement
1944
19 mars 1944 — Demeure de Michel Leiris
p 144
Le 19 mars 1944, au 53 bis quai des Grands Augustins, Michel Leiris ouvre son appartement à une assemblée improbable. On y lit du théâtre — une pièce en six actes écrite par Picasso en quatre jours de janvier 1941, dans …

Le 19 mars 1944, au 53 bis quai des Grands Augustins, Michel Leiris ouvre son appartement à une assemblée improbable. On y lit du théâtre — une pièce en six actes écrite par Picasso en quatre jours de janvier 1941, dans le froid et le dénuement de l'Occupation. Le titre : Le Désir attrapé par la queue.

Albert Camus dirige la lecture. Sartre joue le Grand Pied, Beauvoir la Cousine, Queneau le bout rond, Dora Maar une des Tarts. Picasso est là, dans la salle, spectateur de sa propre œuvre. Georges Hugnet complète la distribution. Autour d'eux, une assistance que Leiris a soigneusement triée : des amis, des complices, quelques curieux — tous conscients que se tenir ainsi ensemble, à lire du surréalisme subversif sous nez allemand, est en soi un acte.

La pièce elle-même est délibérément hermétique — un carnaval absurde de personnages allégoriques, de faim, de froid et de désir, qui ne raconte rien de lisible et dit pourtant tout sur ce que c'est que de vivre à Paris en 1941. Picasso n'avait pas cherché à faire du théâtre jouable. Il avait cherché à écrire.

Ce soir du 19 mars, quai des Grands Augustins, à deux pas de l'atelier où il peint depuis 1936, la lecture dure plusieurs heures. Paris est occupé, le couvre-feu attend. Mais pendant ce temps-là, dans ce salon, la ville résiste à sa façon — en lisant du Picasso à voix haute.

Première rangée : Sartre, Camus, Michel Leiris, Jean Aubier. Debout : Lacan, Cécile Éluard, Pierre Reverdy, Louise «Zette» Leiris, Picasso, Zanie Campan , Valentine Hugo , Simone de Beauvoir, Brassaï

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Événement
Événement
1943
20 juillet 1943 — Librairie "Au Vœu de Louis XIII" (tenue par Mme Wagner)/Boîte aux lettres du réseau "Défense de la France"
p 145-146
Une librairie de la rue Bonaparte servait de boîte aux lettres ; une trahison suffit à faire tomber tout un réseau. La librairie « Au Vœu de Louis XIII », au 68 de la rue Bonaparte, dans le 6e arrondissement, avait tout …

Une librairie de la rue Bonaparte servait de boîte aux lettres ; une trahison suffit à faire tomber tout un réseau.

La librairie « Au Vœu de Louis XIII », au 68 de la rue Bonaparte, dans le 6e arrondissement, avait tout d'un commerce ordinaire. C'était aussi l'une des boîtes aux lettres du réseau de résistance « Défense de la France », fondé en 1941 par Philippe Viannay pour produire et diffuser un journal clandestin du même nom.

Le 20 juillet 1943, Émile Marongin, membre du réseau, passe aux aveux. La Gestapo agit dans les heures qui suivent. La librairie est perquisitionnée, plusieurs membres sont arrêtés. Parmi eux : Jacques Lusseyran — aveugle depuis l'âge de huit ans, recruteur clé du réseau, qui compensait la perte de la vue par une mémoire et un sens de l'écoute hors du commun — et Geneviève de Gaulle, vingt-trois ans, nièce du général.

Geneviève de Gaulle est internée à Fresnes, puis déportée à Ravensbrück en février 1944. Elle survit. Rentrée en France en 1945, elle s'engage dans la lutte contre la grande pauvreté, préside ATD Quart Monde pendant vingt-six ans, publie en 1998 La Traversée de la nuit, récit sobre de sa déportation. Elle entre au Panthéon en 2015.

Lusseyran survécut à Buchenwald. Il écrivit Et la lumière fut, mémoire d'un aveugle qui avait choisi de résister en apprenant à lire les hommes autrement.

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Événement
1934
1934 — Demeure de Robert Desnos
p 145
Poète et Résistant, mort du typhus suite à sa déportation au camp de Térézin, en 1945
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Événement
1942
1942 — Demeure de Marguerite Duras
p 146 & 189
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Événement
1943
juillet 1943 — Café de Flore (terrasse)
p 146
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Événement
Événement
Date imprécise — Demeure de Ramon Fernandez
p 146
Rencontres entre collabos notoires, deux étages au dessous de l'appartement de Marguerite Duras
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Événement
1944
mars 1944 — Demeure de Lucien Scheler/Librairie Scheler/Planque de Louis Aragon
p 147
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Événement
1943
3 juin 1943 — Théâtre de la Cité/Théâtre Sarah Bernhardt/Théâtre de la Ville
p 147 & 170
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Événement
1943
1943 — Hôtel La Louisiane/Demeure de Jean-Paul Sartre
p 147 & 184
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Événement
Date imprécise — Siège de la revue "Le Mercure de France"
p 147-148
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Événement
1940
septembre 1940 — Cercle de la Librairie/Siège du Syndicat des éditeurs français
p 147
Publication de la "liste Otto" des titres interdits par la censure nazie
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Événement
1944
mai 1944 — Hôtel La Louisiane (chambre 10)
p 147 & 170
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Événement
1941
6 mai 1941 — Demeure de Jean Paulhan/Centrale de presse du réseau du "Musée de l'Homme"
p 148
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Événement
1941
21 novembre 1941 — Librairie Rive Gauche (librairie allemande pendant l'Occupation)/Attentat des Bataillons de la Jeunesse
p 148
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Événement
1943
1943 — Demeure de Jean Blanzat/Cachette de François Mauriac
p 148 & 179
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Événement
1837
1837 — Restaurant Flicoteaux
p 148
Restaurant bon marché cité à maintes reprises dans la littérature, entre autres par Balzac dans les "Illusions perdues"
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Événement
1837
1837 — Restaurant Flicoteaux
p 148
Restaurant bon marché cité à maintes reprises dans la littérature, entre autres par Balzac dans les "Illusions perdues"
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Événement
1941
1941 — Siège de la maison d'édition Gallimard/Bureau de Jean Paulhan
p 149
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Événement
1941
juillet 1941 — Jardin des Arènes de Lutèce (le domicile de Jean Paulhan étant surveillé)
p 149
Rencontre dans le jardin entre Jean Paulhan et Louis Aragon, afin de déjouer la surveillance allemande
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Événement
1940
1940 — Hôtel de Beauharnais/Ambassade d'Allemagne/Demeure d'Otto Abetz
p 150
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Événement
Événement
Événement
1941
1941 — Siège de la maison d'édition Gallimard/Bureau de Jean Paulhan
p 151
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Événement
1945
1945 — Gare d'Orsay/Centre d'accueil des prisonniers libérés
p 152 & 164
Centre d'accueil pour les prisonniers de guerre libérés à leur retour d'Allemagne
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Événement
1945
1945 — Hôtel Lutetia/Centre d'accueil des déportés de retour d'Allemagne
p 152
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Événement
Événement
Événement
1944
1944 — Demeure et bureau de Pierre Seghers
p 152
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Événement
1940
11 novembre 1940 — Prison militaire du Cherche-Midi/Prison militaire nazie (monument face au n° 35)
p 152
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Événement
Événement
1940
15 juin 1940 — Hôtel Lutetia/Siège de l'Abwehr à Paris (service de renseignement nazi)
p 152
QG de l'Abwehr, service de renseignement de l'état-major nazi ; police secrète de campagne
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Événement
1943
février 1943 — Demeure d'Édith Thomas/Comité national des Écrivains
p 152
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Événement
1943
janvier 1943 — Hôtel Aviatic/Séjour d'Albert Camus
p 152 & 170
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Événement
1942
Événement
1944
1944 — Imprimerie du journal "L'Aube"
p 154
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Événement
1944
Événement
1940
1940 — Siège du journal "Je suis partout" (journal collaborationniste)
p 154
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Événement
Événement
1944
1944 — Siège du journal "La Dépêche de Paris"
p 154
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Événement
Événement
1943
1943 — Siège du journal "La Gerbe"/Journal collaborationniste
p 154
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Événement
1942
1942 — Siège du journal "La Gerbe"/Journal collaborationniste
p 154
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Événement
Événement
1940
1940 — Siège du journal "Le Journal" (créé en 1892)
p 154
Siège du journal "Le Journal", qui approuve les accords de Munich
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Événement
1944
Événement
Événement
1937
1937 — Demeure de Pierre Lazareff
p 155-156
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Événement
1942
février 1942 — Cachette de Maurice Goudeket
p 155
Le mari de Colette est libéré sur intervention de Paul Morand auprès de Laval ; il se cache jusqu'à la fin de la guerre
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Événement
1939
décembre 1939 — Hôtel de Beaujolais/Demeure de Jean Cocteau
p 155 & 173
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Événement
1910
1910 — Hôtel de Beaujolais/Séjour de Stefan Zweig
p 155
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Événement
1942
septembre 1942 — Imprimerie du journal "Paris-Soir"
p 156
Les Lettres françaises sont imprimées clandestinement par les typographes de Paris-Soir pendant l'Occupation
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Événement
1945
1945 — Siège de la revue "Les Lettres françaises"
p 156
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Événement
1924
1924 — Siège du journal "Paris-Soir" (tire à 2 millions d'exemplaires)
p 156-157
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Événement
1944
1944 — Siège du journal "France libre"
p 156
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Événement
Événement
1940
1940 — Siège du journal "Paris-Soir" (qui tire à 2 millions d'exemplaires)
p 157
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Événement
1940
1940 — Siège du journal "Pariser zeitung"/Siège de la revue "Signal"/Comité Réaumur
p 157
Le siège du journal "l'Intransigeant" est transformé en centre de presse sous contrôle nazi ; il sera la cible de plusieurs attentats
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Événement
Date imprécise — Siège du journal "Paris-Midi" (journal collaborationniste)
p 157
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Événement
1944
25 août 1944 — Siège du journal "Ce soir" (journal du PCF)
p 157
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Événement
1944
août 1944 — Siège du journal "Combat"
p 157 & 171
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Événement
1944
novembre 1944 — Siège du journal "Défense de la France" (clandestin depuis 1941)
p 157-158
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Événement
1944
1944 — Siège du journal "Franc-Tireur"
p 157
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Événement
1944
1944 — Siège du journal "Front national" (quotidien gaulliste de gauche)
p 157
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Événement
1924
1924 — Siège du journal "L'Intransigeant"
p 157
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Événement
1944
21 août 1944 — Siège du journal "Libération"
p 157
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Événement
1941
10 février 1941 — Siège du journal "Le Petit parisien" (sous tutelle allemande)
p 158
Le Petit Parisien passe sous tutelle allemande ; il tire à 500 000 exemplaires
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Événement
1940
17 juin 1940 — Siège du journal "Le Matin"/Journal collaborationniste
p 158
Le seul journal à ne pas quitter Paris au moment de l'exode ; Montherlant y collabore pendant l'Occupation
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Événement
1945
1945 — Siège du journal "Le Parisien libéré"
p 158-159
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Événement
1923
août 1923 — Siège du journal "Le Petit parisien"
p 158
Publication du reportage d'Albert Londres qui entraînera la fermeture du bagne
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Événement
Date imprécise — Siège du journal "Révolution nationale"/Journal collaborationniste
p 158
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Événement
1944
Événement
1919
1919 — Siège du journal "L'Excelsior" (filiale du "Petit Parisien")
p 159
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Événement
1942
Événement
Date imprécise — Siège du journal "L'Excelsior" (filiale du "Petit Parisien")
p 159
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Événement
Date imprécise — Imprimerie Schiller/Imprimerie du journal "Le Petit Journal" (également au 11)
p 159
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Événement
Date imprécise — Imprimerie Schiller/Imprimerie du journal "Le Petit Journal" (également au 10)
p 159
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Événement
1937
1937 — Siège du journal "Le Petit journal" (créé en 1863)
p 159
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Événement
1937
1937 — Siège du journal "Le Petit journal" (créé en 1863)
p 159
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Événement
1918
11 avril 1918 — Siège du journal "Le Populaire de Paris"
p 159
Le 11 avril 1918, au 9 rue Victor Massé dans le 9e arrondissement, paraît le premier numéro du Populaire de Paris. Le journal est l'organe des socialistes minoritaires — ceux qui, au sein de la SFIO, refusent l'Union sac …

Le 11 avril 1918, au 9 rue Victor Massé dans le 9e arrondissement, paraît le premier numéro du Populaire de Paris. Le journal est l'organe des socialistes minoritaires — ceux qui, au sein de la SFIO, refusent l'Union sacrée et s'opposent à la poursuite de la guerre. Parmi ses fondateurs : Jean Longuet, petit-fils de Karl Marx, et Paul Faure. Léon Blum, qui n'en est pas encore le directeur, gravitera bientôt autour du journal.

La fracture est profonde. Depuis août 1914, la SFIO a rallié l'Union sacrée — participation au gouvernement, vote des crédits de guerre, suspension de la lutte des classes. C'était la position de la majorité, conduite par Albert Thomas. La minorité, elle, s'inspirait des résolutions de Zimmerwald et Kienthal — ces conférences de socialistes européens qui, en 1915 et 1916, avaient tenté de maintenir l'internationalisme contre les nationalismes en guerre. Jean Longuet en était l'une des figures centrales en France.

Le Populaire leur donnait une tribune. Il restera un journal confidentiel jusqu'en 1921, quand le congrès de Tours scinde la SFIO entre communistes et socialistes. La minorité zimmerwald-iste rejoint alors... la majorité du nouveau Parti socialiste, tandis que Blum s'impose comme son chef. En 1936, Le Populaire devient le quotidien du Front populaire au pouvoir — tirant à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires, publié jusqu'en 1970.

Jean Longuet, lui, est aussi le père de Jean-Charles Longuet — futur défenseur de la Commune et grand-père de Robert-Jean Longuet. Une famille qui traverse toute l'histoire du mouvement ouvrier français.

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Événement
1944
21 août 1944 — Siège du journal "L'Humanité"
p 159
Cinq ans qu'on l'imprimait dans les caves, cinq ans qu'on la distribuait sous les manteaux : ce 21 août 1944, L'Humanité sort enfin à la lumière. Le 21 août 1944, au 18 de la rue d'Enghien dans le 10e arrondissement, L'H …

Cinq ans qu'on l'imprimait dans les caves, cinq ans qu'on la distribuait sous les manteaux : ce 21 août 1944, L'Humanité sort enfin à la lumière.

Le 21 août 1944, au 18 de la rue d'Enghien dans le 10e arrondissement, L'Humanité paraît à nouveau au grand jour. Pour les passants qui la voient affichée et distribuée en pleine rue, c'est un signe que quelque chose a véritablement changé à Paris. Depuis juin 1940, le journal fondé par Jean Jaurès en 1904 était interdit, ses locaux saisis par les Allemands, ses responsables pourchassés. Pendant quatre ans, il avait continué à paraître clandestinement, imprimé dans des caves et des arrière-boutiques, distribué de main en main par des militants qui risquaient leur vie à chaque numéro.

Le retour public du journal est plus qu'un fait de presse : c'est un acte politique. L'Humanité clandestine avait été l'un des principaux vecteurs de l'organisation de la Résistance communiste à Paris, relayant les consignes des FTP, commentant les actions d'éclat, maintenant une identité collective dans une époque où les réunions étaient impossibles. Sa réapparition au grand jour, dans les premiers jours de l'insurrection, précède de quatre jours l'entrée officielle de la 2e DB et le discours de de Gaulle à l'Hôtel de Ville.

Marcel Cachin, figure tutélaire du PCF, figure au comité de direction de ce numéro historique. Marius Magnien, Francis Cohen, Albert Rigal et Charles Garcia ont participé à sa préparation. La rédaction clandestine avait fonctionné pendant toute l'Occupation avec une discipline et une organisation remarquables, constituant l'une des grandes réussites logistiques de la Résistance française.

Dans les mêmes jours, rue du Louvre, le journal "Libération" fondé par Emmanuel d'Astier de la Vigerie s'installe lui aussi dans ses nouveaux locaux. La presse clandestine, qui avait été l'épine dorsale de la Résistance culturelle et politique, reprend possession de Paris avant même que les combats soient terminés. C'est une manière de dire que le peuple de Paris a libéré sa ville non seulement avec des armes, mais avec des mots.

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Événement
1932
1932 — Siège du journal "L'Excelsior" (filiale du "Petit Parisien")
p 159
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Événement
1927
1927 — Demeure de Paul Morand (salon du Tout-Paris collaborateur)
p 161
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Événement
1944
17 avril 1944 — Gestapo française
p 162
Un bel immeuble bourgeois du 16e, un premier étage discret, et quatre mois qui suffiront à briser plus de trois cents résistants. Le 17 avril 1944, Friedrich Berger prend possession d'un appartement au premier étage du 1 …

Un bel immeuble bourgeois du 16e, un premier étage discret, et quatre mois qui suffiront à briser plus de trois cents résistants.

Le 17 avril 1944, Friedrich Berger prend possession d'un appartement au premier étage du 180 rue de la Pompe, entre la place Victor-Hugo et la Porte Dauphine. L'adresse n'a rien d'un lieu de police : c'est un immeuble haussmannien ordinaire, dans l'un des arrondissements les plus calmes de Paris occupé. C'est précisément ce qui en fait un outil redoutable.

Berger a trente-trois ans. Né en Allemagne en 1911, il est agent du SD — le service de renseignement de la SS — depuis plusieurs années. Son équipe est composite : une quarantaine d'auxiliaires français, recrutés dans les milieux de la collaboration et de la petite pègre, parfois motivés par l'argent, souvent par l'idéologie, toujours par l'impunité que leur offre la protection allemande. La presse libérée, puis les archives du procès, donneront à cette constellation un nom qui restera : la Gestapo de la rue de la Pompe. L'appellation est commode mais trompeuse — Berger est allemand, ses hommes sont français, et ce sont ces derniers qui commettent l'essentiel des arrestations, des interrogatoires et des tortures.

Le dispositif est efficace pour une raison simple : il pratique l'infiltration. Les auxiliaires français se présentent comme des résistants, des agents alliés parachutés, parfois comme des gaullistes en transit. Ils prennent contact avec des filières d'évasion vers l'Espagne, des réseaux du BCRA, des groupes de maquisards. Quand la confiance est acquise, ils donnent rendez-vous — et ce sont des dizaines de personnes qui disparaissent, raflées d'un coup au point de ralliement. Les prisonniers sont amenés rue de la Pompe. Le premier étage devient en quelques semaines l'un des lieux les plus redoutés de Paris.

Les méthodes sont celles de la Gestapo : baignoire, décharges électriques, passages à tabac prolongés. Certains parlent, la plupart meurent sans parler. En quatre mois, du 17 avril au 17 août 1944, l'équipe Berger arrête plus de trois cents résistants. Cent soixante-trois sont déportés ; une cinquantaine ne reviendront pas des camps. Quarante autres sont fusillés. Le procès tenu devant le Tribunal militaire permanent de Paris, du 19 novembre au 22 décembre 1952, établira un bilan d'au moins cent dix morts directement imputables à la rue de la Pompe.

Le chapitre le plus noir se joue dans les derniers jours de l'Occupation. Le 16 août 1944 — deux jours avant que les premiers chars de Leclerc n'entrent dans Paris — trente-cinq jeunes résistants, la plupart arrêtés par la bande Berger dans les semaines précédentes et détenus au 180 rue de la Pompe, sont emmenés au bois de Boulogne. Ils sont abattus à la mitraillette à la cascade de Longchamp. Leurs corps resteront sur place pendant deux jours. On parle aujourd'hui du massacre du bois de Boulogne ; sept autres résistants seront exécutés dans la nuit du 17 au 18 août au même endroit, portant le total à quarante-deux. La plupart avaient entre dix-huit et vingt-cinq ans.

Berger fuit Paris dans les convois allemands de l'été 1944. Arrêté en Allemagne après la guerre, puis relâché faute de preuves tangibles pour les occupants américains, il sera condamné à mort par contumace le 22 décembre 1952 par le Tribunal militaire permanent de Paris. Il ne sera jamais extradé. Il meurt à Munich en 1960, libre, d'une longue maladie.

Une plaque commémorative a été apposée sur la façade du 180 rue de la Pompe ; une autre, à la cascade du bois de Boulogne, rappelle le massacre des trente-cinq. L'immeuble lui-même n'a rien changé. On passe devant sans rien voir.

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Événement
Événement
1943
juin 1943 — Immeuble de la Gestapo
p 162
Jean Moulin est torturé par la Gestapo. Il mourra des suites des sévices endurés dans le train qui le menait en Allemagne pour un nouvel interrogatoire
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Événement
1941
1941 — Gestapo française (surnommée "la Carlingue")
p 162
Local annexe de la Gestapo ; prison où furent torturés et assassinés de nombreux Résistants
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Événement
1944
22 mars 1944 — Immeuble de la Gestapo
p 162
Pierre Brossolette torturé par la Gestapo se jette par la fenêtre pour ne pas parler. Le 19 mars 1944, la Gestapo identifie enfin Pierre Brossolette, détenu depuis six semaines à Rennes sans qu'on sache qui il était. Il …

Pierre Brossolette torturé par la Gestapo se jette par la fenêtre pour ne pas parler.

Le 19 mars 1944, la Gestapo identifie enfin Pierre Brossolette, détenu depuis six semaines à Rennes sans qu'on sache qui il était. Il est transféré au 84 avenue Foch, quartier général de la Gestapo à Paris. Les interrogatoires commencent. Deux jours et demi de torture.

Brossolette tient. Il connaît trop de noms, trop de réseaux, trop de visages — il sait ce que sa parole signifierait. Le 22 mars, profitant d'un instant d'inattention du gardien, menotté dans le dos, il se lève, ouvre la fenêtre de la chambre de bonne où il est enfermé au cinquième étage, et saute. Il tombe sur un balcon en contrebas, puis sur le trottoir. Il est ramassé vivant, transporté à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Il meurt le soir même sans avoir repris connaissance. Il avait quarante ans.

C'est Yeo-Thomas — arrêté le 21 mars, la veille, au métro Passy — qui avait organisé la mission dont l'objectif était de faire évader Brossolette avant que la Gestapo ne l'identifie. Il était arrivé trop tard.

Normalien, journaliste, homme de radio, résistant de la première heure, Brossolette avait été l'un des architectes de l'unification des mouvements de résistance de la zone nord. Son épitaphe la plus juste, il l'avait lui-même prononcée dans un discours à Londres le 18 juin 1943, en hommage aux résistants anonymes qu'il appelait les soutiers de la gloire.

Il est au Panthéon depuis 2015.

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Événement
1940
novembre 1940 — Librairie et Bibliothèque Universelles (couverture de Pierre Brossolette)
p 162
Pierre Brossolette rejoint le groupe du Trocadéro, le réseau du musée de l'Homme, puis devient secrétaire de Charles de Gaulle. Il achète une librairie dont il va se servir comme lieu de réunions
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Événement
1940
11 novembre 1940
p 162
L’occupant a interdit de célébrer le 11 novembre. Des milliers de lycéens et d’étudiants montent quand même à l’Étoile, aux cris de « Vive de Gaulle ! ». L’automne 1940 est celui de la défaite. Paris est occupé depuis ju …

L’occupant a interdit de célébrer le 11 novembre. Des milliers de lycéens et d’étudiants montent quand même à l’Étoile, aux cris de « Vive de Gaulle ! ».

L’automne 1940 est celui de la défaite. Paris est occupé depuis juin, et le 24 octobre, à Montoire, la poignée de main entre Pétain et Hitler a scellé la collaboration. Pour bien des jeunes, quelle que soit leur sensibilité politique, c’est une désillusion. Au Quartier latin, on trace des « V » sur les murs, on crie « Vive de Gaulle » dans les couloirs du métro, on porte une petite croix de Lorraine au cou. Le commandement allemand prohibe toute commémoration de l’armistice de 1918, « souvenir insultant pour le Reich » ; Vichy s’incline et fait du 11 novembre un jour de travail ordinaire. Depuis Londres, sur la BBC, de Gaulle appelle au contraire les Français à célébrer l’anniversaire de la victoire.

Tract dactylographié appelant à manifester

Le 11 novembre 1940, dès 5 h 30, trois membres du réseau du musée de l’Homme déposent au pied de la statue de Clemenceau, au bas des Champs-Élysées, une gerbe accompagnée d’une carte de visite d’un mètre de long : « Le général de Gaulle à l’organisateur de la victoire ». Toute la journée, des Parisiens défilent devant la tombe du Soldat inconnu. À partir de seize heures, lycéens et étudiants convergent vers l’Étoile ; ceux de Janson-de-Sailly arrivent en cortège avec une gerbe de deux mètres en forme de croix de Lorraine. Ils sont bientôt trois à cinq mille sur la place et sur l’avenue. On chante « La Marseillaise », on crie « Vive la France ! » et surtout « Vive de Gaulle ! » ; quelques-uns brandissent deux cannes à pêche, deux « gaules ».

Vers dix-huit heures, sur ordre de la Kommandantur, la Wehrmacht intervient avec une grande violence. Des camions encerclent l’Étoile, des mitrailleuses sont mises en batterie, les soldats chargent à la baïonnette et à coups de crosse. Puis des coups de feu éclatent : « Trois fois j’ai entendu tirer des mitraillettes », note l’écrivain Jean Guéhenno. On relève une quinzaine de blessés, dont cinq graves. Plus de deux cents jeunes gens sont arrêtés et conduits à la Santé, au Cherche-Midi ou à Fresnes ; cent quarante-trois sont encore détenus le 17 novembre. Dès le 12, l’occupant a fait fermer tous les établissements d’enseignement supérieur de Paris.

Plaque de bronze scellée dans le sol

C’est l’un des tout premiers actes publics de résistance en France occupée. Au 156, avenue des Champs-Élysées, à l’angle de la place de l’Étoile, une plaque inaugurée par le président René Coty le 11 novembre 1954 le rappelle : devant la tombe de l’Inconnu, « les étudiants de France, manifestant en masse, les premiers résistèrent à l’occupant ».

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Événement
1940
1940 — Service des Questions juives (immeuble réquisitionné par la Gestapo)
p 162
Pendant l'Occupation allemande de Paris, de 1940 à 1944, au 31 bis avenue Foch l'hôtel particulier du 16e arrondissement sert de quartier général à la section IV B de la Gestapo, la police secrète allemande, chargée des …

Pendant l'Occupation allemande de Paris, de 1940 à 1944, au 31 bis avenue Foch l'hôtel particulier du 16e arrondissement sert de quartier général à la section IV B de la Gestapo, la police secrète allemande, chargée des affaires juives.

Theodor Dannecker, chef du bureau des Affaires juives, y organise les opérations antijuives. Heinz Röthke, son adjoint, et Horst Ahnert, ainsi que Lopertz, y participent activement. C'est ici, en 1942, que se met en place l'organisation de la rafle du Vél' d'Hiv'.

Le 2 juillet 1942, une circulaire de la préfecture de police ordonne l'arrestation de 27 427 Juifs étrangers. Les autorités nazies de l'avenue Foch supervisent les préparatifs avec la police française. L'opération débute le 16 juillet 1942 à 4 heures du matin. Plus de 4 500 policiers parisiens arrêtent 12 884 personnes à Paris et en banlieue, dont 5 919 femmes, 4 115 enfants et 3 118 hommes. Près de 8 000 sont internés au Vélodrome d'hiver, les autres à Drancy. Le bilan atteint 13 152 arrestations au 20 juillet.

Les internés du Vél' d'Hiv' restent parqués cinq jours sans eau ni nourriture. Du 19 au 22 juillet, ils sont transférés vers les camps de Pithiviers et Beaune-la-Rolande, puis déportés vers Auschwitz.

Rafle juive du Vélodrome d'Hiver, 1942, photo BHVP

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Événement
1942
Événement
Événement
1956
1956 — Boucherie du film "La Traversée de Paris" (chez Jamblier)/Boutique remarquable
p 165
Cette scène emblématique du film La Traversée de Paris (1956) se déroule dans la boucherie du personnage Jambier, interprété par Louis de Funès. Avec Martin (Bourvil) et Grandgil (Jean Gabin), les trois hommes s'affairen …

Cette scène emblématique du film La Traversée de Paris (1956) se déroule dans la boucherie du personnage Jambier, interprété par Louis de Funès. Avec Martin (Bourvil) et Grandgil (Jean Gabin), les trois hommes s'affairent à découper clandestinement une carcasse de cochon pendant l'Occupation allemande. L'atmosphère est à la fois tendue et burlesque : le trio, mal assorti, travaille dans la pénombre de la boutique, entre blagues grinçantes et gestes maladroits, afin de répartir la viande dans des valises destinées à être acheminées discrètement jusqu'à la rue Lepic.

Cette scène a été tournée au 13 rue Poliveau dans le 5e arrondissement, où les vestiges de l'ancienne devanture restent encore visibles. La configuration du lieu, notamment la porte cochère caractéristique et la vue sur la ligne 5 du métro aérien qui passe en arrière-plan, correspondent parfaitement aux prises filmées par Claude Autant-Lara.

Aujourd'hui, le local situé au 45 rue Poliveau — l'adresse fictive mentionnée dans les dialogues du film — est occupé par un restaurant portant le nom du film : La Traversée de Paris.

Moment du film: 3 min

La file devant le magasin de Jambier rue Poliveau

La Traversée de Paris

Scène Traversée de Paris, La (1956) - Devanture du Restaurant homonyme rue Poliveau 45

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Événement
Événement
1934
1934 — Demeure de Marcel Aymé
p 167 & 191
Marcel Aymé y écrira aussi le roman "La Traversée de Paris" et suivra de près son adaptation cinématographique para Claude Autant-Lara,
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Événement
Événement
Événement
1917
1917 — Demeure et atelier de Gen Paul
p 167
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Événement
1967
14 octobre 1967 — Demeure de Marcel Aymé
p 167 & 191
Mort de MArcel Aymé, l'auteur du Passe-Muraille et de la Jument Verte
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Événement
Date imprécise — Grand Hôtel Goudeau/Tim Hôtel/Séjour de Roger Vailland
p 167
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Événement
1941
5 septembre 1941 — Palais Berlitz
p 168
On peut faire une exposition sur tout, même sur des êtres humains présentés comme une menace : il faut juste un État qui l'autorise et des gens qui paient pour entrer. Le 5 septembre 1941, le Palais Berlitz, 31 boulevard …

On peut faire une exposition sur tout, même sur des êtres humains présentés comme une menace : il faut juste un État qui l'autorise et des gens qui paient pour entrer.

Le 5 septembre 1941, le Palais Berlitz, 31 boulevard des Italiens, ouvre ses portes à une exposition qui se propose de démontrer, cartes, statistiques et portraits agrandis à l'appui, la "mainmise" des juifs sur la France. Organisée par l'Institut d'étude des questions juives (IEQJ) sous la direction de Paul Sézille, avec le soutien actif de l'ambassadeur allemand Otto Abetz, "Le Juif et la France" durera jusqu'en janvier 1942 et accueillera plusieurs centaines de milliers de visiteurs.

Le contexte est celui d'une collaboration antisémite qui a déjà produit ses premiers effets légaux. Le statut des juifs de Vichy, promulgué en octobre 1940 sans que les Allemands l'aient exigé, avait exclu les juifs des emplois publics, des professions libérales, de la presse, du cinéma. Une deuxième loi en juin 1941 avait étendu ces exclusions et introduit le numerus clausus dans les professions restantes. L'exposition de septembre 1941 est le prolongement culturel de cette législation : il s'agit de faire voir, de rendre visible, de donner à la haine un décor présentable.

Les salles du Palais Berlitz présentent des photographies démesurément agrandies de personnalités juives, des graphiques sur leur présence dans les médias, la finance, le commerce, le barreau. Le visiteur est guidé dans un parcours conçu pour déclencher le dégoût : chaque panneau est une accusation, chaque chiffre un mensonge présenté comme une vérité scientifique. La propagande nazie avait produit une exposition similaire, "Der ewige Jude" ("Le Juif éternel"), que les organisateurs parisiens prennent pour modèle.

Parmi les visiteurs, Louis-Ferdinand Céline visite l'exposition et se plaint que ses propres brochures antisémites n'aient pas été placées dans la bibliothèque de l'événement : le fascisme littéraire français voulait sa part du spectacle. La collaboration prend ici une forme que l'historiographie appelle "zèle" : des Français qui font plus que ce que les Allemands demandent, qui ajoutent de l'ardeur là où une simple obéissance aurait suffi.

Les premières rafles massives de juifs à Paris débuteront en juillet 1942. Entre l'exposition de septembre 1941 et ces rafles, il y a moins d'un an : le spectacle de la haine précède et prépare la logistique de l'extermination.

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1940
16 mars 1940 — Hôtel du Poirier/Demeure d'Albert Camus
p 169
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Date imprécise — Demeure de Joseph Kessel
p 169
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1914
1914 — Demeure de Joseph Kessel
p 169
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Événement
1979
23 juillet 1979 — Demeure de Joseph Kessel (à partir de 1950)
p 169
Il avait traversé les Pyrénées à pied en janvier 1943 pour rejoindre de Gaulle à Londres. De là, il écrivit les paroles du Chant des partisans. Puis il rentra, et vécut encore trente-six ans. Joseph Kessel naît en 1898 e …

Il avait traversé les Pyrénées à pied en janvier 1943 pour rejoindre de Gaulle à Londres. De là, il écrivit les paroles du Chant des partisans. Puis il rentra, et vécut encore trente-six ans.

Joseph Kessel naît en 1898 en Argentine — ses parents, juifs russes, étaient en transit — et grandit en France. Il devient journaliste, reporter, romancier. Belle de Jour paraît en 1928. Quand la guerre éclate, il refuse l'Occupation. En janvier 1943, il quitte la France clandestinement, traverse les Pyrénées à pied avec un passeur, gagne l'Angleterre et s'engage dans les Forces françaises libres. Il vole comme mitrailleur à bord d'un Halifax.

À Londres cette même année, avec son neveu Maurice Druon, il écrit les paroles du Chant des partisans — « Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines... » — sur une mélodie d'Anna Marly. La BBC le diffuse vers la France occupée. C'est l'hymne de la Résistance intérieure.

Il publie en 1943 L'Armée des ombres, roman sur la Résistance écrit à chaud depuis Londres, avant la victoire. Le film que Jean-Pierre Melville en tirera en 1969 reste l'une des œuvres les plus justes sur ce que fut la Résistance réelle — ses compromis, ses trahisons, sa solitude.

Membre de l'Académie française depuis 1962, il meurt le 23 juillet 1979, au 18 de la rue Quentin Bauchart, dans le 8e arrondissement, à quatre-vingt-un ans. Il habitait à quelques centaines de mètres des Champs-Élysées que les Allemands avaient défilé en juin 1940.

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1930
juillet 1930
p 169
Restaurant où se tenaient des repas entre pilotes ; première rencontre entre Jean Mermoz et Joseph Kessel
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1944
1944
p 170-171
Camus se cache chez des amis après avoir échappé à l'arrestation
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1941
1941 — Restaurant "Prunier" (devenu restaurant Goumard depuis 1992)
p 171
Durant l’Occupation allemande à Paris, Jean Cocteau et Jean Marais, figures majeures du monde artistique français, ont été vus fréquentant des cercles mondains où se côtoyaient des membres de l’élite nazie. Au 9 rue Duph …

Durant l’Occupation allemande à Paris, Jean Cocteau et Jean Marais, figures majeures du monde artistique français, ont été vus fréquentant des cercles mondains où se côtoyaient des membres de l’élite nazie. Au 9 rue Duphot, adresse associée à ces rassemblements, ils participaient à des salons où étaient également présents Gerhard Heller (responsable culturel allemand), Mme Abetz (épouse de l’ambassadeur du Reich à Paris) et Arno Breker (sculpteur officiel du régime nazi). Ces rencontres s’inscrivent dans le contexte d’une vie culturelle parisienne sous contrôle allemand, où certains artistes, pour préserver leur carrière ou par opportunisme, entretenaient des relations avec l’occupant. Cocteau et Marais, tout en subissant les pressions et les critiques de la presse collaborationniste, ont navigué dans cet environnement complexe, cherchant à maintenir leur activité artistique et leur réseau social malgré les risques et les ambiguïtés morales de l’époque.

Cocteau et Marais dans l'après-guerre

Sources

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Événement
1945
septembre 1945 — Théâtre Hébertot
p 171
Première représentation du "Caligula" de Camus ; révélation de Gérard Philipe dans le rôle titre
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Événement
1938
1938 — Hôtel de Castille/Demeure de Jean Cocteau
p 173
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1934
1934 — Madeleine Palace Hôtel/Demeure de Jean Cocteau
p 173
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Événement
1908
1908 — Hôtel de Biron/Demeure de Jean Cocteau
p 173
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Événement
1938
1938 — Demeure de Jean Cocteau et de Jean Marais
p 173
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Événement
1931
15 novembre 1931 — Demeure de Jean Cocteau
p 173
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Événement
1907
1907 — Demeure de Jean Cocteau
p 173
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Événement
1910
1910 — Demeure de Jean Cocteau (chez sa mère)
p 173
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Date imprécise — Demeure de Pierre Reverdy
p 173
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Événement
1891
1891 — Maison d'enfance de Jean Cocteau (propriété de son grand-père)
p 173
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1901
1901 — Maison d'enfance d'Henry de Montherlant
p 173
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Événement
1895
30 avril 1895 — Maison natale d'Henry de Montherlant
p 173
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1942
février 1942 — Hôtel Taranne
p 174
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1928
Événement
1839
1839 — Demeure d'Alfred de Musset
p 174
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1972
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1916
Événement
1893
juin 1893 — Demeure de Colette et d'Henry Gauthier-Villars
p 175
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1902
1902 — Demeure de Colette et d'Henry Gauthier-Villars
p 175
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1893
mai 1893 — Maison d'édition Gauthier-Villars/Demeure de Colette et d'Henry Gauthier-Villars
p 175
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Événement
1900
1900 — Demeure de Marcel Proust
p 175
Marcel Proust habite avec ses parents, puis avec sa mère seule ; ce sera le modèle de l'Hôtel de Guermantes
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1936
1936 — Immeuble Marignan/Demeure de Colette (avec Maurice Goudeket)
p 176
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Événement
Événement
1931
1931 — Hôtel Claridge/Demeure de Colette
p 176
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Événement
1932
1932 — Magasin de produits de beauté de Colette
p 176
Magasin de produits de beauté de Colette ; ce sera un échec au bout d'un an
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Événement
1910
1910 — Maison d'enfance de Roger Vailland
p 176
Maison d'enfance du futur romancier Roger Vailland, auteur de "325 000 Francs"
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Événement
1927
1927 — Demeure de Colette (à l'entresol qu'elle appelle "le tunnel")
p 176
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Événement
Événement
1931
1931 — Demeure de Roger Vailland
p 177
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Événement
1927
1927 — Demeure de Roger Vailland (chez sa grand-mère)
p 177
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1928
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1907
1907 — Pension tenue par les pères Maristes
p 179-180
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1938
1938 — Demeure de Léo Malet
p 181
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1927
Événement
1943
1943
p 181
Lieu qui a donné son titre au premier roman de Léo Malet dans la série des "nouveaux mystères de Paris"
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Date imprécise — Atelier et demeure de Robert Desnos
p 182
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1930
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1913
1913 — Demeure de Robert Desnos
p 182
Maison de jeunesse de Robert Desnos ; une chambre de bonne au 6ème
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1929
1929 — Cité internationale universitaire/Demeure de Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir
p 183 & 187
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Événement
1920
1920 — Maison d'enfance de Jean-Paul Sartre
p 183
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Événement
Événement
1941
1941 — Demeure de Jean-Paul Sartre (chez sa mère)
p 184
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Événement
1941
1941 — Restaurant "La Closerie des Lilas"/Réunions du groupe "Socialisme et Liberté"
p 185
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1945
29 octobre 1945 — Hôtel d'Essling/Maison des Centraux
p 186
Trois cents personnes s'entassent, on se bat pour entrer, des femmes s'évanouissent : une conférence de philosophie devient un événement mondain, et l'existentialisme naît comme phénomène public. Jean-Paul Sartre a quara …

Trois cents personnes s'entassent, on se bat pour entrer, des femmes s'évanouissent : une conférence de philosophie devient un événement mondain, et l'existentialisme naît comme phénomène public.

Jean-Paul Sartre a quarante ans. Il a publié "La Nausée" en 1938, "L'Être et le Néant" en 1943, pavé de sept cents pages que peu de gens ont lu jusqu'au bout. Il a passé la guerre en professeur de lycée, prisonnier quelques mois, membre d'un groupe de résistance intellectuelle sans grande efficacité, auteur de pièces jouées sous l'Occupation. Il vient de fonder avec Beauvoir, Merleau-Ponty et Aron la revue Les Temps modernes, dont le premier numéro a paru en octobre 1945.

Le 29 octobre 1945, il donne une conférence à la Maison des Centraux, hôtel d'Essling, 8 rue Jean-Goujon dans le 8e arrondissement, sous le titre "L'existentialisme est un humanisme."

L'affluence dépasse tout ce qui était prévu. Trois cents personnes s'entassent, la foule force les portes, des chaises sont cassées, la presse rapporte des évanouissements. Une conférence de philosophie devient un événement parisien.

Le contenu est une défense. Sartre répond à deux attaques : celle des communistes, qui accusent l'existentialisme d'être une philosophie bourgeoise du désespoir individuel, et celle des catholiques, qui l'accusent de nihilisme. Il expose sa thèse centrale dans une formule que tout le monde retiendra : "L'existence précède l'essence." L'homme n'a pas de nature donnée, il n'est rien d'autre que ce qu'il se fait, il est condamné à être libre et donc entièrement responsable de ce qu'il devient.

Le succès est immédiat et total. L'existentialisme devient en quelques mois une mode, avec ses caves de Saint-Germain-des-Prés, ses pulls noirs et ses caricatures. Sartre reniera plus tard ce texte, qu'il jugeait trop simplifié et publié contre son gré.

Il consacrera les décennies suivantes à concilier existentialisme et marxisme, soutiendra les luttes anticoloniales, refusera le prix Nobel en 1964, et sera de toutes les causes jusqu'à sa mort en 1980.

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Événement
1980
15 avril 1980 — Demeure de Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir (à partir de 1969)
p 186
Au 29, boulevard Edgar Quinet (XIVe arr.), un appartement au dixième étage vient de perdre son occupant le plus célèbre. Quatre jours plus tard, 50 000 Parisiens suivront son cercueil dans les rues. Sartre s'est éteint à …

Au 29, boulevard Edgar Quinet (XIVe arr.), un appartement au dixième étage vient de perdre son occupant le plus célèbre. Quatre jours plus tard, 50 000 Parisiens suivront son cercueil dans les rues.

Sartre s'est éteint à l'hôpital Broussais, rue Didot, à quelques centaines de mètres de chez lui. Un œdème pulmonaire, officiellement. Mais derrière le diagnostic, toute une décennie de délabrement physique : la quasi-cécité depuis 1973 — il ne distinguait plus que des taches de lumière —, l'hypertension, la cigarette sans fin, les amphétamines qu'il avalait par poignées pour tenir le rythme de son œuvre monumentale sur Flaubert. À 74 ans, le philosophe qui avait traversé le siècle comme un cyclone intellectuel n'était plus qu'une ombre aveugle, soutenue par les femmes qui l'entouraient.

Depuis les années soixante-dix, il habite le 29 boulevard Edgar Quinet, dans un immeuble moderne sans charme, à deux pas de chez Simone de Beauvoir et à une rue du cimetière Montparnasse — un voisinage dont l'ironie ne lui échappait pas. La disposition est pratique : Beauvoir passe cinq nuits par semaine, Arlette El Kaïm, sa fille adoptive, les deux autres. Depuis son bureau, Sartre voit, quand il voit encore, la tour Montparnasse et au loin la tour Eiffel.

Ses dernières années sont politiques jusqu'au bout. Il dirige nominalement La Cause du peuple pour protéger ses amis maoïstes de la répression, soutient la cause palestinienne, défend les immigrés, les détenus, les marges. Peu avant de mourir, il accorde à Benny Lévy, son secrétaire, une longue série d'entretiens pour Le Nouvel Observateur qui fait scandale — on y croit déceler un Sartre assagi, presque religieux. Légende urbaine qui mourra avec lui.

Le 19 avril, 50 000 personnes suivent le cortège du boulevard Edgar Quinet jusqu'au cimetière Montparnasse, division 20. Beauvoir, effondrée, jette une rose blanche sur le cercueil. C'est, dit-on, la dernière fois qu'une telle foule accompagnera un intellectuel français à sa dernière demeure.

Immeuble au n. 29 du bd Edgar Quinet, Archives Paris révolutionnaire

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Événement
1964
10 décembre 1964 — Demeure de Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir
p 186
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Événement
1945
janvier 1945 — Demeure de Jean-Paul Sartre (avec sa mère)
p 186
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Événement
1908
9 janvier 1908 — Café de la Rotonde/Maison natale de Simone de Beauvoir
p 187
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Événement
Événement
1937
1937 — Brasserie des Trois Mousquetaires
p 188
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Événement
1945
1945 — Hôtel de la Louisiane/Siège de la revue "Les Temps modernes"
p 188
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Événement
1941
1941 — Hôtel Mistral/Demeure de Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir
p 188
Première réunion du groupe "Socialisme et Liberté" dans la chambre de Simone de Beauvoir
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Événement
1939
octobre 1939 — Hôtel du Danemark/Demeure de Simone de Beauvoir
p 188
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Événement
1937
1937 — Hôtel des Bains/Demeure de Simone de Beauvoir
p 188
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Événement
Événement
Événement
1942
1942 — Demeure de Marguerite Duras/Groupe de la rue St Benoît
p 190
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Événement
1950
1950 — Café Le Clairon des Chasseurs à pied
p 191
Le café Le Clairon des Chasseurs, situé au 2 bis rue Norvins à Montmartre (18e arrondissement), fut un lieu de rendez-vous régulier de l’écrivain Marcel Aymé (1902-1967). Habitant le quartier, il y venait jouer aux carte …

Le café Le Clairon des Chasseurs, situé au 2 bis rue Norvins à Montmartre (18e arrondissement), fut un lieu de rendez-vous régulier de l’écrivain Marcel Aymé (1902-1967). Habitant le quartier, il y venait jouer aux cartes, fréquente activité de ses journées, qui témoigne de son enracinement dans la vie montmartroise. La proximité de la place qui porte aujourd’hui son nom, où l’on trouve la statue du « Passe-Muraille » sculptée par Jean Marais en 1989, rappelle cet attachement entre l’auteur et le quartier. La rue Norvins, reliant la place du Tertre et la rue des Saules, a longtemps concentré cafés et restaurants fréquentés par artistes, écrivains et habitants. Ce cadre animé permet de situer Marcel Aymé dans une sociabilité locale, entre littérature et vie quotidienne, loin des seuls cercles littéraires parisiens.

Café Le Clairon des Chasseurs à pied

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Événement
1941
Événement
1942
20 janvier 1942 — Imprimerie Oudeville/Imprimerie clandestine des Éditions de Minuit
p 192
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Événement
1926
1926 — Académie de la Grande Chaumière/Académie de peinture
p 192
Le futur Vercors étudie le dessin à l'atelier de la Grande Chaumière
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