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14e arr.
Voie · 14e arrondissement

Rue Campagne Première

De boulevard du Montparnasse, 146. à boulevard Raspail, 237.
Quartier Montparnasse · Longueur ≈ 266 m
≈ 266 m
Longueur
1
Quartier
I

Histoire de la rue

Avant de porter son nom singulier, la voie n'était qu'une ruelle du Montparnasse, modeste chemin de traverse à la lisière de la ville. C'est au milieu du XIXe siècle qu'elle prend forme et caractère, lorsque le général Taponnier, propriétaire des terrains environnants, lui offre un baptême tout militaire : Campagne Première, en souvenir de sa toute première campagne, menée à Wissembourg. Le nom a quelque chose d'insolite dans ce quartier d'artistes — une odeur de poudre au pays des pinceaux et des pellicules.

La rue conserve longtemps des traces de son passé plus ancien : au n° 13 s'ouvre dès 1785 une entrée de service des Catacombes, discret seuil vers le monde souterrain. Au n° 21 subsiste jusqu'en 1887 le vieux passage du Montparnasse, avalé par le percement du boulevard Raspail. Et Rochegude signale encore, au n° 31, une école nationale d'équitation installée depuis 1805 avec ses bas-reliefs — vestige d'une époque où le quartier n'avait pas encore basculé dans la bohème.

C'est pourtant la bohème qui fait la légende de la rue. Durant la Commune de 1871, le n° 21 sert de cachette à Jules Vallès, réfugié chez son ami le sculpteur François Roubaud avec le journaliste Pierre Denis — cependant que des agents versaillais restés clandestins à Paris y mènent leurs propres opérations de sabotage, sur ordre du ministre de la Guerre depuis Versailles. À peine la répression terminée, Arthur Rimbaud s'installe au n° 18 pour y cohabiter trois mois tumultueux avec Jean-Louis Forain, en compagnie de Paul Verlaine — les « orgies » de la rue Campagne-Première entrent dans la légende rimbaldienne.

Le siècle suivant confirme la vocation de la rue comme refuge d'élection pour les créateurs. François Pompon y sculpte ses animaux monumentaux de 1877 à 1933 ; Eugène Atget y vit et y meurt au n° 17 bis, photographiant Paris avec une obstination de visionnaire ; Man Ray y installe son atelier surréaliste de 1922 à 1940 ; Elsa Triolet et Louis Aragon s'y retrouvent ; Rainer Maria Rilke, Giorgio de Chirico et Léonard Foujita y séjournent tour à tour. En 1960, c'est au n° 11 que Godard filme une scène de À bout de souffle avec Belmondo — dernière épiphanie d'une rue qui n'a cessé de nourrir l'imaginaire.

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II

Fiches

21 fiches · 15 adresses
5
5 rue Campagne Première
Demeure de Louis Aragon et d'Elsa Triolet
1 fiche
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7
7 rue Campagne Première
Demeure de Georges Maxime Lorin
1 fiche
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11
11 rue Campagne Première
Lieu du tournage du film "À bout de souffle"
1 fiche
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13
13 rue Campagne Première
Catacombes (entrée de service)
1 fiche
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17
17 rue Campagne Première
Demeure de Rainer Maria Rilke
1 fiche
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17
17 bis rue Campagne Première
Atelier 17/Demeure d'Eugène Atget
1 fiche
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Le 17 bis rue Campagne-Première, dans le 14e arrondissement de Paris, fut à partir de 1898 la demeure du photographe Eugène Atget, qui y vécut jusqu’à sa mort en 1927. Ce lieu, situé au cœur du quartier Montparnasse…
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18
18 rue Campagne Première
Remise des Petites voitures (immeuble habité par les cochers)/Demeure d'Arthur Rimbaud
1 fiche
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19
19 rue Campagne Première
Théâtre Campagne Première
1 fiche
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23
23 rue Campagne Première
Demeure et atelier de Léonard Foujita
1 fiche
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31
31 bis rue Campagne Première
Demeure et atelier de Man Ray/Bâtiment remarquable
2 fiches
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Associé au promoteur Charles Henry Bréal, André Arfvidson élève en 1911 vingt appartements-ateliers en duplex, éclairés par de grandes verrières, autour d'une cour commune. La façade en ciment armé, garnie de grès flammés du céramiste Alexandre Bigot, reçoit le 2e prix du concours de façades de la Ville de Paris en 1912 ; Man Ray compte parmi ses locataires.
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Personnage(s) : André Arfvidson ·Alexandre Bigot
III

Sur cette voie

IV

Sources

Données Dénominations des emprises des voies, Ville de Paris ODbL · attribution