16e arr.
Voie · 16e arrondissement
Rue du Commandant Schloesing
De avenue Paul Doumer, et place José Marti, 1. à rue Pétrarque, 6.
Quartier Muette · Longueur ≈ 127 m
≈ 127 m
Longueur
1
Quartier
Centre de la voie
Adresse documentée
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I
Fiches
7 fiches · 1 adresseAuteur de comédies et de mots d’esprit qui courent encore, Tristan Bernard fait partie en 1904 de la première rédaction de L’Humanité, le journal de Jaurès. Juif, il est arrêté avec sa femme par les Allemands le 9 octobre 1943, à 77 ans, et envoyé à Drancy ; dans le car de la Gestapo, il lui dit : « Jusqu’à présent nous vivions dans l’angoisse, désormais, nous vivrons dans l’espoir. » Sacha Guitry et Arletty obtiennent sa libération le 21 octobre. Son petit-fils, résistant, est assassiné à Mauthausen. Il meurt à Paris le 7 décembre 1947, à 81 ans, et repose dans la 10e division avec sa seconde épouse, Marcelle Reiss, dite « Mamita ».
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Diplomate, Jean Giraudoux plaide pour la paix avec La guerre de Troie n’aura pas lieu (1935). En 1939, dans Pleins pouvoirs, il préfère « une immigration scandinave » et rejette « ces races primitives ou imperméables », symbolisées selon lui par les Arabes : un racisme alors prodigieusement banal, juge Pierre Vidal-Naquet. Commissaire général à l’Information de Daladier, il participe à l’instauration de la censure. Il meurt à Paris le 31 janvier 1944, à 61 ans. D’abord déposé à Montmartre, il est transféré à Passy, son fils, engagé dans la France libre, voulant l’éloigner de Sacha Guitry ; tous deux reposent dans la 9e division.
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Maître de chapelle puis organiste de la Madeleine, auteur d’un Requiem, Gabriel Fauré dirige le Conservatoire de Paris de 1905 à 1920, alors qu’il est presque sourd depuis 1903. En 1870, il s’engage dans l’armée et prend part aux combats pour lever le siège de Paris ; sous la Commune, il enseigne en Suisse, où son école s’est repliée. Il meurt d’une pneumonie à Paris le 4 novembre 1924, à 79 ans ; des funérailles nationales ont lieu à la Madeleine le 8 novembre. Il repose dans la 15e division du cimetière de Passy, avec son beau-père, le sculpteur Emmanuel Frémiet.
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Son père, capitaine de la garde nationale sous la Commune, est arrêté le 22 mai 1871 par les troupes de Mac-Mahon et condamné à quatre ans de prison ; c’est un codétenu, Charles de Sivry, beau-frère de Verlaine, qui fait du jeune Claude Debussy l’élève de sa mère, la pianiste Mme Mauté. L’auteur de Pelléas et Mélisande meurt à Paris le 25 mars 1918, à 55 ans ; il est inhumé au Père-Lachaise sans discours, sous les obus des canons allemands qui bombardent Paris. Transféré dans la 14e division de Passy, il y repose avec sa fille Chouchou, morte en 1919, et sa femme Emma, morte en 1934, dont les noms sont gravés au dos de la stèle.
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Plume de la propagande bonapartiste à ses débuts, rédacteur en chef en 1883 des Grimaces, hebdomadaire antisémite, ce dont il fait son autocritique dès 1885, Octave Mirbeau se rallie à l’anarchisme en 1890 et appelle à la grève des électeurs. Dreyfusard ardent, il rédige la pétition des intellectuels de janvier 1898 et paie de sa poche, le 8 août, l’amende de Zola condamné pour J’accuse. Désespéré par la boucherie de la guerre, il meurt à Paris le 16 février 1917, le jour de ses 69 ans. Après des obsèques civiles, il est inhumé dans la 2e division du cimetière de Passy, où Gustave Hervé, l’ancien antimilitariste passé à l’ultra-patriotisme, prononce sur sa tombe un discours qui fait fuir ses vrais amis : à la demande de la veuve, il a rédigé un faux « Testament politique » de Mirbeau.
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Républicain, Édouard Manet s’engage dans la garde nationale en 1870 ; élu par la Commune à sa Fédération des artistes, il se désolidarise de ses excès, mais la sauvagerie de la répression lui inspire La Barricade et Guerre civile. Il meurt à Paris le 30 avril 1883, à 51 ans. Sa belle-sœur Berthe Morisot, seule femme de la première exposition impressionniste, meurt le 2 mars 1895, à 54 ans, « sans profession » selon son acte de décès. Dans la 4e division, sous le buste de Manet par Ferdinand Leenhoff, ils reposent avec Suzanne, sa femme, et Eugène, son frère et l’époux de Berthe ; la tombe dit seulement d’elle : « Berthe Morisot, veuve d’Eugène Manet ».
Voir la fiche Charnier des cadavres de combattants de la Commune, environ 800, dont certains enterrés vivants
Voir la fiche Personnage(s) : Fédérés
II
Sur cette voie
Époques couvertes
Thèmes
III
Sources
Données Dénominations des emprises des voies, Ville de Paris ODbL · attribution