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2e arr.
Voie · 2e arrondissement

Rue du Mail

De place des Petits Pères, 9 et rue Vide-Gousset. à rue du Louvre, 37 et rue Montmartre, 83.
Quartier Mail · Longueur ≈ 196 m
≈ 196 m
Longueur
1633
Ouverte en
1
Quartier
I

Histoire de la rue

La rue du Mail doit son nom à ce qu'elle a littéralement remplacé : un mail, cette longue allée bordée d'ormes où les Parisiens frappaient des boules de bois selon le jeu en vogue au XVII⁰ siècle. L'allée longeait les fossés de l'enceinte de Charles IX, et c'est par arrêté du Conseil du Roi du 23 novembre 1633 qu'on décide de la lotir. Entre 1633 et 1636, une rue naît là où l'on jouait — large, rectiligne, ambitieuse, à l'image du Paris que Louis XIII et Richelieu veulent construire.

Dès ses premières décennies, la rue attire des hôtels particuliers cossus. L'un d'eux, au n° 13, est lié à Voltaire par ricochet : sa nièce Mme Denis y séjourne après la mort du philosophe. C'est dans ce même immeuble que les frères Érard — Sébastien, Pierre et Jean-Baptiste — installent dès 1780 leurs ateliers de facture instrumentale, rivaux déclarés des Pleyel : pianos à queue, harpes à pédales, innovations mécaniques s'y succèdent. La maison accueille le jeune Franz Liszt lors de plusieurs séjours entre 1823 et 1878, et c'est dans ses salons que Claude Debussy présente pour la première fois son Prélude à l'après-midi d'un faune, le 22 décembre 1894.

La rue est aussi un carrefour de destins révolutionnaires. Au n° 13, Olympe de Gouges réside en 1778, déjà militante contre l'esclavage et pour les droits des femmes. Au n° 9, le jeune Chateaubriand pose ses valises pour la première fois à Paris en 1788, à la veille du grand bouleversement. Au n° 12, Juliette Récamier et Talma sont voisins de palier entre 1795 et 1798. Le philosophe utopiste Charles Fourier y vit une double présence en 1826 : il habite au n° 13 et travaille aux écritures chez Curtis and Lamb au n° 29, à quelques pas de son logement.

Sous la Restauration puis la Monarchie de Juillet, la rue reste politique. Le n° 5 abrite en 1830 les presses du premier Temps — dont la saisie par le gouvernement Polignac met le feu aux poudres des Trois Glorieuses. En 1851, le n° 27 est le siège du président du Club des Clubs, actif dans la résistance au coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte. Le poète Gérard de Nerval s'installe au n° 9 en 1852. Plus tard, au n° 14, le Rappel, journal fondé par la famille Hugo, y tient ses bureaux et tire jusqu'à 30 000 exemplaires.

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II

Fiches

17 fiches · 13 adresses
12
12 rue du Mail
Demeure de Mme Récamier et de François-Joseph Talma
1 fiche
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13
13 rue du Mail
Salle Érard/Société nationale de Musique
4 fiches
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Le 22 décembre 1894, Claude Debussy présente pour la première fois son « Prélude à l'après-midi d'un faune » à Paris, lors d’un concert de la Société nationale de musique, sous la direction de Gustave Doret. L’œuvre, une…
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Militante féministe, contre l'esclavage et pour le divorce, proche des Girondins
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Personnage(s) : Olympe de Gouges
19
19 rue du Mail
Siège du Club des Étrangers
1 fiche
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23
23 rue du Mail
Fabrique d'instruments de musique Érard (piano à queue et harpe à fourchette)
1 fiche
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27
27 rue du Mail
Boutique de Longepied père et fils
1 fiche
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Président du Club des Clubs, actif contre le coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte
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29
29 rue du Mail
Comptoir parisien de Curtis & Lamb (employeur de Charles Fourier)
1 fiche
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III

Sur cette voie

IV

Sources

Données Dénominations des emprises des voies, Ville de Paris ODbL · attribution