Capitaine d’artillerie de confession juive, Alfred Dreyfus est condamné à tort en 1894, par antisémitisme, pour espionnage au profit de l’Allemagne. Dégradé dans la cour de l’École militaire, il crie « Soldats, on dégrade un innocent ! », puis il est déporté à l’île du Diable ; l’état-major, informé de son innocence, l’y laisse plutôt que de perdre la face. Réhabilité en 1906, il est réintégré à un grade inférieur à celui que lui valait son ancienneté ; en 1908, au transfert de Zola au Panthéon, un journaliste antisémite, qui sera acquitté, le blesse par balles. Il meurt à Paris le 12 juillet 1935, à 75 ans, dans l’indifférence générale. Il repose dans la 28e division, aux côtés de son épouse Lucie. En novembre 2025, une loi l’élève, à titre posthume, au grade de général de brigade.