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2 août 1793
Événement

Marie-Antoinette est transférée du Temple à la Conciergerie dans la nuit du 1er au 2 août 1793

Conciergerie
Marie-Antoinette est transférée du Temple à la Conciergerie dans la nuit du 1er au 2 août 1793
Procès de Marie-Antoinette le 15 octobre 1793, dessin de Pierre Bouillon. Musée Carnavalet.

Dans la nuit du 1er au 2 août 1793, Marie-Antoinette quitta le Temple pour la Conciergerie. Elle avait trente-sept ans et soixante-seize jours à vivre.

Marie-Antoinette était prisonnière au donjon du Temple depuis le 13 août 1792, avec le roi, leur fils et leur fille. Louis XVI avait été guillotiné le 21 janvier 1793. Elle était restée au Temple avec ses enfants, soumise à une surveillance croissante, privée de toute nouvelle du monde extérieur.

Le Comité de salut public décida au début de l'été 1793 de la transférer à la Conciergerie, sur l'île de la Cité. La Conciergerie avait une réputation bien établie dans le Paris de la Terreur : on l'appelait l'antichambre de la guillotine. Depuis mars 1793, les condamnés du Tribunal révolutionnaire y transitaient avant l'exécution. Y entrer était, pour presque tous, le signe que la mort était proche.

Le transfert eut lieu en secret, dans la nuit du 1er au 2 août 1793. Marie-Antoinette fut conduite de la rue du Temple à l'île de la Cité, au 1-7 quai de l'Horloge. On lui avait aménagé, à la hâte, une cellule dans l'ancienne salle des gardes : un espace étroit, humide, où deux gardes demeuraient en permanence, y compris la nuit.

Elle y resta jusqu'au 14 octobre 1793, date de l'ouverture de son procès devant le Tribunal révolutionnaire. Le procès dura deux jours. Le 16 octobre 1793, elle fut guillotinée place de la Révolution (aujourd'hui place de la Concorde).

Sa cellule à la Conciergerie est aujourd'hui conservée et visitée. Le bâtiment, dont les tours médiévales sont visibles depuis le quai de l'Horloge, abrite aussi la Sainte-Chapelle et le Palais de justice. C'est l'un des rares endroits de Paris où l'on peut encore se tenir dans l'espace exact qu'occupait un acteur de la Révolution.