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Couverture — Augustin Avrial, un Communard inventif
Bibliographie

Augustin Avrial, un Communard inventif

CALVET Jean Paul/HERBAGE Bénédicte/BOISSEAU Philippe
Lauragais - Patrimoine, 2014.
18 Fiches citant cet ouvrage
2014 Édition

À propos de cet ouvrage

{{quote}} _Augustin Avrial Un communard inventif, //de Jean-Paul Calvet, Philippe Boisseau, Quentin Dupuis, Vincent Ertlé, Bénédicte Herbage. Celui-là est paru depuis 2015. J’ai eu beaucoup de mal à l’acheter (ça ne m’a pas pris cinq ans, quand même!!): cela ne se fait qu’en écrivant à la Société d’Histoire de Revel-Saint-Ferréol… Car Augustin Avrial est né à Revel. Le livre contient beaucoup d’informations sur ce mécanicien, que nous avons rencontré souvent sur ce site, notamment au cours du troisième procès de l’Internationale, — à ce sujet, on lit p. 5 de ce livre, comme dans tant d’autres, que ce procès a eu lieu à Blois, mais heureusement, au moment d’en parler plus sérieusement (p. 38), les auteurs se sont souvenus qu’il s’agissait du tribunal correctionnel de la Seine –, dans sa grande activité politique durant le siège de Paris (même si les auteurs ont manqué la réunion des mécaniciens le 6 novembre), nous l’avons vu aussi le 25 mai 1871 sur le boulevard Voltaire. Je pourrais encore faire deux ou trois reproches à ce livre, notamment d’avoir mal interprété le fait qu’Avrial « avait connu [Theisz] dans les rangs de l’armée prolétarienne sous l’empire », qui ne signifie évidemment pas qu’ils ont été soldats ensemble! Et que la tante d’Augustin Avrial, Madeleine Barthès, à qui j’ai dédié Josée Meunier 19 rue des Juifs, pourtant elle aussi originaire de Revel, ne soit pas mentionnée. Mais, je le répète, je ne parle pas des mauvais livres, et celui-là est loin d’être mauvais. C’est parce que je l’avais lu à la Bibliothèque nationale de France et que je le trouvais intéressant que je me suis acharnée à l’acheter. Il contient de nombreuses informations sur le parcours de ce mécanicien et inventeur, notamment, parmi les choses dont je n’ai jamais parlé sur ce site, sur ses années strasbourgeoises (pendant le court temps où des proscrits de la Commune ont pu s’installer en Alsace — ce n’était plus la France — avant que le cher ami Bismarck des dirigeants français ne les expulsent). {{/quote}}

https://macommunedeparis.com/2022/01/14/trois-livres-oublies/

Fiches citant cet ouvrage

18 fiches
Événement
1866
1866 — Demeure d'Augustin Avrial et de Louise Talbot
p 29
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Événement
1871
23 mai 1871 — Siège du journal "Le Moniteur universel"
p 114
Les Communards perquisitionnent les bureaux du Moniteur Universel à la recherche de "brassardiers" pro-versaillais
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Événement
1869
1869 — Siège de la Chambre des ouvriers mécaniciens
p 116
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Événement
1881
12 avril 1881 — Lieu de réunion de l'Alliance Socialiste Républicaine
p 139
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Événement
1885
14 février 1885 — Séjour de Jules Vallès
p 140-142
Jules Vallès meurt le 14 février 1885 dans un appartement du 77 boulevard Saint‑Michel, à Paris, épuisé par le diabète. Il est hébergé là par le docteur Guébhard et sa famille, qui l’entourent dans ses derniers mois, ent …

Jules Vallès meurt le 14 février 1885 dans un appartement du 77 boulevard Saint‑Michel, à Paris, épuisé par le diabète. Il est hébergé là par le docteur Guébhard et sa famille, qui l’entourent dans ses derniers mois, entre soins et solidarité militante. Loin du fracas de la Commune et des tribunaux militaires, la fin de ce combattant de 1871 se joue dans un cadre presque domestique, marqué par la présence discrète de proches et d’alliés politiques.

Au moment de sa mort, Vallès a repris depuis plusieurs années son activité de journaliste et d’écrivain : il a publié sa grande trilogie autobiographique et relancé Le Cri du Peuple, redevenu un point de repère pour une gauche radicale encore marquée par la défaite de la Commune mais à nouveau présente dans l’espace public. Son état de santé, en revanche, ne cesse de se dégrader, jusqu’à cette dernière crise de février 1885.

La nouvelle de sa disparition se répand vite. Le 16 février, ses obsèques rassemblent des dizaines de milliers de personnes, anciens communards, militants socialistes, simples lecteurs, dans un cortège qui va jusqu’au Père-Lachaise. Entre l’appartement du docteur Guébhard et l’ultime montée vers le cimetière, c’est toute une mémoire des combats communards et ouvriers du XIXᵉ siècle qui se donne rendez-vous autour de celui qui avait choisi pour devise : « Je ne renie rien. »

Plaque de la demeure où mourut Jules Vallès, Photo: Mu, Wikimedia

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Événement
1888
14 octobre 1888 — Salle Elliot
p 145 - 146
Un général populaire, une foule qui réclame un homme fort, des militants qui viennent casser les réunions adverses : la République découvre en 1888 ce que sera le siècle suivant. Le général Georges Boulanger a été minist …

Un général populaire, une foule qui réclame un homme fort, des militants qui viennent casser les réunions adverses : la République découvre en 1888 ce que sera le siècle suivant.

Le général Georges Boulanger a été ministre de la Guerre en 1886. Il a plu : allure martiale, barbe blonde, cheval noir, mesures démagogiques en faveur des soldats, discours revanchards contre l'Allemagne. Écarté du gouvernement, il devient le point de convergence de tous les mécontentements. Autour de lui se rassemble une coalition improbable : monarchistes et bonapartistes qui espèrent l'utiliser pour renverser la République, radicaux déçus par la corruption parlementaire, ouvriers écœurés par une République qui a réprimé la Commune et n'a rien fait pour eux, antisémites de Drumont, patriotes de Déroulède et de sa Ligue des patriotes.

Son programme tient en trois mots : "Dissolution, Constituante, Révision." Il s'agit de renverser le régime parlementaire au profit d'un pouvoir personnel plébiscité. Le modèle est le coup d'État de Louis-Napoléon en 1851, ce que les républicains comprennent parfaitement.

Contre lui se forment des ligues anti-plébiscitaires, comités républicains de quartier chargés de tenir les réunions publiques et de contrer la propagande boulangiste. Le boulangisme dispose de son côté de bandes organisées qui pratiquent l'attaque systématique des réunions adverses.

Le 14 octobre 1888, salle Elliot, avenue de La Bourdonnais dans le 7e arrondissement, la Ligue anti-plébiscitaire du 7e tient réunion. Les boulangistes l'attaquent. Les heurts font une douzaine de blessés. Parmi les orateurs figure Augustin Avrial, ouvrier mécanicien, membre de l'Internationale depuis 1869, élu du 11e arrondissement au Conseil de la Commune en 1871, revenu d'exil après l'amnistie. Que d'anciens communards se retrouvent à défendre la République de Thiers contre un général plébiscitaire dit assez la nouveauté du danger.

Boulanger échouera en janvier 1889, faute d'oser le coup d'État un soir où la foule le lui offrait. Il s'exilera et se suicidera sur la tombe de sa maîtresse en 1891. La coalition qu'il avait rassemblée se retrouvera intacte, dix ans plus tard, contre Dreyfus.

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Événement
Événement
1901
Événement
1885
Événement
Événement
Événement
1894
30 juillet 1894 — Imprimerie Walter frères/Imprimerie du journal "Le Réseau Français"
p 149
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Événement
1901
25 janvier 1901 — Demeure de Prosper-Olivier Lissagaray
p 151
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Événement
1904
1904 — Cimetière du Père Lachaise (91ème division)/Tombe d'Augustin Avrial
p 153 - 155
Ouvrier mécanicien, membre de l'Internationale, Augustin Avrial commande le 66e bataillon de la Garde nationale et joue un grand rôle à Montmartre le 18 mars ; élu du XIe arrondissement, il siège aux commissions du Trava …

Ouvrier mécanicien, membre de l'Internationale, Augustin Avrial commande le 66e bataillon de la Garde nationale et joue un grand rôle à Montmartre le 18 mars ; élu du XIe arrondissement, il siège aux commissions du Travail, exécutive et de la Guerre, puis combat sur les barricades. Exilé à Londres, inventeur d'une machine à coudre et d'un motocycle à pétrole, il meurt à Fécamp le 13 décembre 1904. Incinéré au Père-Lachaise, ses cendres sont d'abord déposées dans la case n° 2050 du columbarium, avant d'être transférées dans une concession gratuite.

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