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📖 Gavroche. Revue d'histoire populaire PELLETIER Georges & POTVIN Georges
Bibliographie

Gavroche. Revue d'histoire populaire

PELLETIER Georges & POTVIN Georges
Éditions Floréal.
43 Fiches citant cet ouvrage

Fiches citant cet ouvrage

43 fiches
Événement
Date imprécise — Demeure d'Henri de Rochefort
n° 27-28, p 18
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Événement
1893
1893 — Cabaret La Brioche Politique
n° HP 109 p. 18-19
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Événement
1888
1888 — Restaurant "Les Frites Révolutionnaires"
n° HP 109 p. 18-19
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Événement
1884
12 février 1884 — Cabaret La Taverne du Bagne (le second)
n° HP 109 p. 18-19
Le 12 février 1884, s'ouvre au no 12 de la rue de Belleville la "Taverne du Bagne et des Ratapoils". On est à deux pas de la Courtille, avec ses bals et ses cabarets ; sur tout ce quartier dédié par excellence au plaisir …

Le 12 février 1884, s'ouvre au no 12 de la rue de Belleville la "Taverne du Bagne et des Ratapoils". On est à deux pas de la Courtille, avec ses bals et ses cabarets ; sur tout ce quartier dédié par excellence au plaisir, plane encore le souvenir de Mylord l'Arsouille, ce demi-mondain qui, cinquante ans plus tôt, animait des ses extravagances les fêtes de Carnaval de la Monarchie de Juillet. Étrange établissement que cette Taverne du Bagne qui propose à ses clients, tous les soirs à 11 heures, "soupe canaque, gourgane de Toulon et Badinguet".

Le fondateur et directeur de l'établissement, Maxime Lisbonne, est un aventurier de haut vol et un authentique héros de la Commune de Paris. La Taverne du Bagne de la rue de Belleville est l'exacte réplique d'un autre établissement, portant le même nom, que Maxime Lisbonne avait ouvert, quelques mois auparavant, à l'angle de la rue des Martyrs et du boulevard de Clichy.

La Taverne du Bagne, écrivait le Figaro de l'époque, avait la prétention de représenter exactement une des casernes de Nouméa. On eût dit d'une prison. Au dessus de la porte, une lanterne rouge. Sur la toiture, à droite et à gauche, deux canons. A l'intérieur, qui était d'un minable à faire fuir, mais dans lequel on s'empilait, le service était confié à des forçats, ayant tous au pied une chaîne se terminant par un boulet. Seulement le boulet était creux.s 'accrochait à la ceinture, s'ouvrait et contenait... la serviette avec laquelle on essuyait les tables. La, le bock s'appelait un boulet. Sur les murailles, une trentaine de tableaux représentant des scènes de bagne et les principaux forçats : Rochefort, Alphonse Humbert, Fortin, etc. [...] On ne sortait de l'étrange établissement qui est resté " la gloire de Lisbonne" qu'à l'aide d'un carton vert ou jaune dont voici un spécimen :

TAVERNE DU BAGNE

CERTIFICAT DE LIBÉRATION

Le Condamné a consommé

et s'est bien conduit.

Le Directeur

M. Lisbonne

Source: Gavroche n 109, p. 18

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Événement
1886
1 avril 1886 — Théâtre des Folies Rambuteau (de 1879)/Taverne de la Révolution française
n° HP 109 p. 18-19
Le 1er avril 1886, Maxime Lisbonne transforme les Folies Rambuteau, rue Rambuteau, en Théâtre de la Révolution française. C'est son troisième établissement parisien en quelques années — et le plus explicitement politique …

Le 1er avril 1886, Maxime Lisbonne transforme les Folies Rambuteau, rue Rambuteau, en Théâtre de la Révolution française. C'est son troisième établissement parisien en quelques années — et le plus explicitement politique.

Lisbonne, on l'a croisé plusieurs fois dans notre série. Communard de la première heure, commandant de barricade pendant la Semaine sanglante, condamné aux travaux forcés en Nouvelle-Calédonie. Amnistié en 1880, il revient à Paris et comprend très vite qu'il ne peut pas vivre de politique. Il va vivre de spectacle — ce qui revient, pour lui, au même.

Il ouvre d'abord une taverne, Le Bagne, à Montmartre en 1885 — les serveurs sont habillés en forçats, la carte propose des plats avec des noms de bagne, les clients jouent le jeu. C'est provocateur, populaire, et ça marche. Puis il ouvre La Taverne du Bagne, puis ce Théâtre de la Révolution française où il monte des pièces à sujets révolutionnaires pour un public ouvrier. L'enseigne dit tout : sur les boulevards du Paris bourgeois, Lisbonne installe la mémoire des vaincus.

L'entreprise tient deux ans — jusqu'en 1888. Le théâtre est trop politique pour durer longtemps dans une IIIe République qui amnistie les communards mais préfère les voir discrets. Lisbonne enchaîne les projets, les faillites, les rebonds. Il meurt en 1905, toujours debout, toujours rouge.

Didier Daeninckx lui a consacré un roman — Le Banquet des affamés — qui est aussi, en creux, une biographie du Paris populaire de la Belle Époque.

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Événement
1882
1882 — Théâtre des Bouffes du Nord
n° HP 109 p. 18-19
Maxime Lisbonne dirige les Bouffes du Nord ; il y programme "Nadine", de Louise Michel, et "Germinal"
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Événement
1888
8 août 1888 — Théâtre Lyrique/Théâtre des Nations
n° HP 109 p. 18-19
Maxime Lisbonne monte le "Sommeil de Danton" de Clovis Hugues au théâtre Lyrique
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Événement
1883
septembre 1883 — Cabaret La Taverne du Bagne (le premier, qui dût déménager après quelques mois)
n° HP 109 p. 18-19
Ouverture par le Citoyen Lisbonne de la Taverne du Bagne, avec un bail précaire de 6 mois
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Événement
1885
Événement
1870
novembre 1870 — Ateliers de la Société anonyme des ouvriers de la métallurgie/Coopérative ouvrière
n° HP 110 p. 8-12
Coopérative de transformation des fusils à piston en fusils à tabatière, regroupant 80 ouvriers mécaniciens ; fabrication de "bombes-fronde"
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Événement
1870
novembre 1870 — Coopérative de transformation de fusils (créée et organisée par l'A.I.T.)/Coopérative ouvrière
n° HP 110 p. 8-12
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Événement
1871
12 mai 1871 — Mont de Piété (41 928 articles : 323 407 F)
n° HP 110 p. 8-12
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Événement
1871
12 mai 1871 — Mont de Piété (41 928 articles : 323 407 F)
n° HP 110 p. 8-12
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Événement
1871
12 mai 1871 — Mont de Piété (41 928 articles : 323 407 F)
n° HP 110 p. 8-12
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Événement
1901
décembre 1901 — Demeure d'Augustin Avrial
n° HP 110 p. 8-12
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Événement
1885
1885 — Demeure d'Augustin Avrial
n° HP 110 p. 8-12
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Événement
1869
1869 — Demeure d'Augustin Avrial et de Louise Talbot
n° HP 110 p. 8-12
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Événement
1887
novembre 1887 — Demeure d'Augustin Avrial
n° HP 110 p. 8-12
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Événement
1886
1886 — Demeure d'Augustin Avrial
n° HP 110 p. 8-12
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Événement
1888
Événement
1894
avril 1894 — Demeure d'Augustin Avrial
n° HP 110 p. 8-12
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Événement
1870
1870 — Demeure d'Augustin Avrial et de Louise Talbot
n. 110 p 8-12
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Événement
1870
19 avril 1870 — Salle de la Marseillaise
n° HP 110 p. 8-12
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Événement
1904
1904 — Cimetière du Père Lachaise (91ème division)/Tombe d'Augustin Avrial
n° HP 110 p. 8-12
Incinération d'Augustin Avrial ; ses cendres seront d'abord déposées dans la case n° 2050 du columbarium avant d'être transférées dans une concession gratuite
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Événement
1871
1 août 1871 — Demeure d'Adolphe Clémence (chez son beau-père, Mr Oblet)
n° HP 110 p. 8-12
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Événement
1869
1869 — Siège de la Chambre des ouvriers mécaniciens
n° HP 110 p. 8-12
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Événement
1870
12 juillet 1870 — Siège du journal "La Cloche"
n° HP 110 p. 8-12
Dans sept jours, la France déclare la guerre à la Prusse. Ce 12 juillet 1870, au 5 rue Coq-Héron, on croit encore qu'un manifeste peut changer le cours des choses. La rédaction de La Cloche tient dans un immeuble du 1er …

Dans sept jours, la France déclare la guerre à la Prusse. Ce 12 juillet 1870, au 5 rue Coq-Héron, on croit encore qu'un manifeste peut changer le cours des choses.

La rédaction de La Cloche tient dans un immeuble du 1er arrondissement, entre les Halles et le Palais-Royal. C'est là que Louis Ulbach — qui signe « Ferragus » — dirige depuis août 1868 un journal pamphlétaire que le Second Empire digère mal. Condamné à six mois de prison en juin 1869 pour avoir insulté Napoléon III, il a continué à paraître sans interruption. Devenu quotidien en décembre 1869, La Cloche s'est affirmé comme l'une des voix républicaines les plus tranchantes de Paris.

Ce 12 juillet 1870, la crise avec la Prusse est à son comble. Depuis que la France réclame des garanties au roi Guillaume sur la succession d'Espagne, la presse belliciste bat la chamade. Le ministre Gramont a déjà tenu ses discours guerriers à la tribune. La rue crie vengeance. Dans ce vacarme nationaliste, La Cloche publie un manifeste contre la guerre.

Le texte prend le contre-pied du mouvement général. La guerre serait une catastrophe pour le peuple des deux côtés du Rhin. Ce ne sont pas les affaires des travailleurs de régler les querelles dynastiques de deux empires. L'argument n'est pas seulement pacifiste — il est internationaliste. La section parisienne de l'Association Internationale des Travailleurs, autour de figures comme Eugène Varlin, tient le même discours depuis des semaines. Que La Cloche relaye ce manifeste est un acte éditorial net dans un paysage de presse qui, pour l'essentiel, se tait ou acclame.

Sept jours plus tard, la France déclare la guerre. Le manifeste n'a rien arrêté. La guerre dure quatre mois, se conclut par l'écrasement de Sedan, la chute de l'Empire, le siège de Paris. La Cloche suspend sa parution. Le 23 juillet, onze jours après la rue Coq-Héron, Marx rédige pour le Conseil général de l'AIT sa première adresse sur la guerre franco-prussienne : « guerre dynastique », écrit-il, dans laquelle le prolétariat européen ne doit prendre aucune part. La Cloche avait dit à peu près la même chose — depuis Paris plutôt que depuis Londres, et la première.

Elle reprendra en 1871, traversera la Commune et la naissance de la Troisième République, et ne s'arrêtera qu'en décembre 1872, après 985 numéros.

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Événement
1871
1871 — Palais du Louvre (salle du Trône)
n° HP 110 p. 8-12
Un atelier de transformation des fusils dans la salle du Trône, et un de rayage des canons dans la grande galerie des tableaux, fonctionnent dans le palais du Louvre pendant la Commune. Les délégués à la direction en son …

Un atelier de transformation des fusils dans la salle du Trône, et un de rayage des canons dans la grande galerie des tableaux, fonctionnent dans le palais du Louvre pendant la Commune. Les délégués à la direction en sont élus

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Événement
Date imprécise — École laïque de la rue St Hippolyte
n° HP 139 p. 7
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Événement
1840
27 novembre 1840 — Maison d'enfance puis demeure d'Émile Duval
n° HP 139 p. 7
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Événement
Événement
1871
22 mars 1871 — Hôtel de Ville
n° HP 143 p. 1-9
Arrestation de Charles Lullier, dont Martin a dénoncé les visées dictatoriales, par le capitaine Fossé sur l'ordre d'Assi, avec l'aide de Maxime Lisbonne. Brunel, Eudes et Duval sont nommés chefs militaires à sa place
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Événement
1871
18 mars 1871 — Demeure de Charles-Ernest Lullier
n° HP 143 p. 1-9
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Événement
1871
juillet 1871 — Cachette supposée d'Augustin Avrial
110 p 8-12
Avrial se cache en l'attente d'un passeport pour Londres ; il parvient à fuir grâce à des cheminots, vote contre le Comité de Salut public, signataire du Manifeste de la minorité
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Événement
1869
1869 — Siège de l'Association Internationale des Travailleurs
110 p 8-12
En novembre 1869, une Fédération parisienne des sociétés ouvrières est créée sous l'égide de l'Association Internationale des Travailleurs (AIT), également appelée Première Internationale. Cette fédération établit son lo …

En novembre 1869, une Fédération parisienne des sociétés ouvrières est créée sous l'égide de l'Association Internationale des Travailleurs (AIT), également appelée Première Internationale. Cette fédération établit son local provisoire au 75 rue Saint-Maur à Paris, dans un contexte de développement important du mouvement ouvrier international.

À cette période, l'Internationale connaît un essor considérable en France. À Paris, elle compte près de dix mille adhérents ayant rejoint l'organisation à travers des sociétés coopératives, des chambres syndicales et des sociétés de résistance. Cette nouvelle Internationale française, très différente de celle fondée en 1865 par Tolain et Fribourg qui se limitait à des sociétés d'études, adopte désormais une orientation tournée vers le conflit social et l'activité politique.

Parmi les figures importantes de cette Fédération parisienne figurent Eugène Varlin et Augustin Avrial, militants actifs de l'Internationale. Varlin, déjà présent au premier congrès de Genève en 1866, s'était distingué en défendant l'amélioration des conditions de travail des femmes. Ces militants joueront par la suite un rôle important lors de la Commune de Paris en 1871.

Sources

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Événement
1868
12 mars 1868 — Siège de l'Association Internationale des Travailleurs/Siège du journal "La Tribune ouvière"
110 p 8
Le 12 mars 1868, le second siège de l’Association internationale des travailleurs (A.I.T.) et du journal ouvrier La Tribune ouvrière se trouvait au 16 rue Chapon, Paris. L’A.I.T., fondée en 1864, regroupait des militants …

Le 12 mars 1868, le second siège de l’Association internationale des travailleurs (A.I.T.) et du journal ouvrier La Tribune ouvrière se trouvait au 16 rue Chapon, Paris. L’A.I.T., fondée en 1864, regroupait des militants ouvriers et socialistes, jouant un rôle central dans l’organisation syndicale et la diffusion des idées collectivistes et syndicalistes. La Tribune ouvrière, fondée par des membres de l’A.I.T. dont Eugène Varlin, servait de porte-voix aux revendications ouvrières et à la mobilisation sociale. Parmi les figures associées à cet événement figurent Augustin Avrial, Lazare Lévy, Joseph Piconel, Henry, Eugène Varlin et Jacques Durand, tous actifs dans le mouvement ouvrier parisien. Après ce siège, l’A.I.T. et le journal déménagèrent place de la Corderie, poursuivant leur activité militante dans un contexte de surveillance policière et de répression accrue sous le Second Empire.

Sources

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Événement