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Couverture — Bulletin des Amies et Amis de la Commune
Bibliographie

Bulletin des Amies et Amis de la Commune

|Collectif
Association des Amies et Amis de la Commune de Paris.
Livre
96 Fiches citant cet ouvrage

Fiches citant cet ouvrage

96 fiches
Événement
1888
Événement
1896
1896 — Villa des Platanes
20 p 9-11
Résidence privée remarquable ; bas-reliefs évoquant la révolution de 1830 ou 1848 ; escalier à double volute
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Événement
1896
1896 — Villa des Platanes
20 p 9-11
Résidence privée remarquable ; bas-reliefs évoquant la révolution de 1830 ou 1848 ; escalier à double volute
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Événement
1871
1871
25 p 9
Participation de femmes à la batterie la plus exposée de Paris
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Événement
Événement
1908
16 août 1908 — Cimetière du Père Lachaise (76ème division, face au Mur des Fédérés)/Tombe de Walery Antoni Wróblewski
33 p 4
Il refusa le commandement en chef de la Commune mourante, et se battit jusqu'à la fin dans les rangs comme simple soldat. Walery Antoni Wróblewski naît le 27 décembre 1836 dans le gouvernement de Grodno, alors sous domin …

Il refusa le commandement en chef de la Commune mourante, et se battit jusqu'à la fin dans les rangs comme simple soldat.

Walery Antoni Wróblewski naît le 27 décembre 1836 dans le gouvernement de Grodno, alors sous domination russe. Issu de la petite noblesse polonaise, il fait ses études à l'Institut des Eaux et Forêts de Saint-Pétersbourg, mais c'est la politique qui l'absorbe. En 1863, il prend part à l'insurrection de Janvier : le soulèvement national polonais contre le tsar Alexandre II. Blessé, condamné par contumace, il s'exile à Paris en 1864.

Il vit là de petits travaux, touche à l'agitation socialiste, fréquente les milieux de l'émigration polonaise et internationale. Paris, en 1871, lui donne une occasion inattendue. Le 18 mars, quand la Commune s'empare de la capitale, Wróblewski s'engage aussitôt. Nommé général fédéré, il reçoit le commandement du secteur sud de Paris. Sous ses ordres, le 101e bataillon, composé d'ouvriers des 5e et 13e arrondissements, tient ses positions.

Les 24 et 25 mai 1871, lors de la Semaine sanglante, les troupes versaillaises convergent vers la Butte aux Cailles. Wróblewski organise la défense du plateau et résiste victorieusement à l'avancée ennemie pendant deux jours, alors que le reste de Paris tombe quartier par quartier. Lorsque la situation devient intenable et que les officiers supérieurs de la Commune sont morts ou hors de combat, on lui propose le commandement en chef de ce qui reste de l'armée communarde. Il refuse : il n'y a plus, dit-il, assez d'hommes capables de combattre de manière disciplinée. Il finit la Semaine sanglante à fusil dans les mains, aux côtés des derniers combattants.

Exilé à Londres, Wróblewski rejoint le Conseil général de l'Association internationale des travailleurs : la Première Internationale, celle de Marx. Les deux hommes se fréquentent ; Marx tient Wróblewski en haute estime, voyant en lui l'incarnation vivante du lien entre la lutte nationale polonaise et la cause internationale du prolétariat. Marx avait lui-même suivi avec passion la défense de la Butte aux Cailles.

Après l'amnistie de 1880, Wróblewski rentre en France. Il vit difficilement, dans l'oubli relatif que l'histoire réserve aux vaincus. Il meurt en août 1908. Le mouvement ouvrier ne l'a pas oublié : il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise le 16 août, dans la 76e division, face au Mur des Fédérés, là où reposent les figures de la Commune et où le 1er mai les cortèges viennent encore déposer des gerbes.

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Événement
1871
23 mai 1871 — Chevet de l'église Notre-Dame de Lorette
70 p 7-10
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Événement
1870
1870 — Demeure de Maria et Napoléon La Cécilia
72 p 9
Demeure du couple La Cécilia au moment de leur mariage le 3 septembre 1870. Marie se fera passer pour morte pendant la Semaine sanglante pour ne pas risquer un chantage contre son mari
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Événement
1869
janvier 1869 — Demeure de Marie David/Siège de la Société de la revendication des Droits des Femmes
72 p 9
Marie ou Maria David est secrétaire de la "Société pour la revendication des droits civils de la femme", à laquelle appartiennent André Léo, Noémi Reclus, Augustin et Caroline Verdure
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Événement
1869
Événement
1866
1866 — Demeure d'Augustin Avrial et de Louise Talbot
73 p 4
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Événement
1870
Événement
1870
novembre 1870 — Ateliers de la Société anonyme des ouvriers de la métallurgie/Coopérative ouvrière
73 p 5
Coopérative de transformation des fusils à piston en fusils à tabatière, regroupant 80 ouvriers mécaniciens ; fabrication de "bombes-fronde"
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Événement
1870
novembre 1870 — Coopérative de transformation de fusils (créée et organisée par l'A.I.T.)/Coopérative ouvrière
73 p 5
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Événement
1871
1871 — Demeure de Mlle Accard/Cachette de Paschal Grousset
75 p 4-7
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Événement
1909
1909 — Cimetière du Père Lachaise (89ème division)/Tombe de Paschal Grousset
75 p 4-7
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Événement
1871
3 février 1871 — Siège du journal "Le Vengeur" (qui succède au "Combat")
83 p 3-6
Le 3 février 1871, Félix Pyat crée le journal Le Vengeur au numéro 10 rue Tiquetonne, dans le 2e arrondissement de Paris. Cette adresse abrite l'imprimerie où paraissent les premiers numéros de ce périodique républicain …

Le 3 février 1871, Félix Pyat crée le journal Le Vengeur au numéro 10 rue Tiquetonne, dans le 2e arrondissement de Paris. Cette adresse abrite l'imprimerie où paraissent les premiers numéros de ce périodique républicain radical.

Félix Pyat, journaliste et homme politique, dirige le journal. Il réunit une équipe de collaborateurs : Odilon Delimal, Auguste Rogeard, Henri Brissac, Henry Maret, Camille Clodong, Jean-Baptiste Millière, Maxime Vuillaume, Alphonse Humbert, Gustave Cluseret et Germain Casse. Ces individus contribuent aux articles publiés dans Le Vengeur.

La création intervient au lendemain de la capitulation de Paris face aux Prussiens, le 28 janvier 1871. Le journal défend des positions hostiles à l'armistice signé par Adolphe Thiers. Il appelle à la résistance et soutient les idées révolutionnaires dans le contexte de la fin du Second Empire et du début de la Troisième République.

Il est imprimé au 14, rue des Jeuneurs dans l’établissement « G Masquin & Cie ». Le journal se présente sous la forme d'une feuille simple, grand format, et coûte 10 centimes pièce.. Les numéros sortent quotidiennement pendant plusieurs semaines. Le Vengeur devient un organe de presse influent parmi les milieux ouvriers et républicains parisiens.

Sources

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Événement
1906
1906 — Cimetière du Père Lachaise (columbarium 2184)/Sépulture d'Henri Brissac
83 p 3-6
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Événement
1871
22 mai 1871
83 p 7-10
Cour martiale et exécutions en masse de combattants de la Commune à l'École militaire pendant la Semaine sanglante. Les prisonniers sont massacrés à la mitrailleuse
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Événement
1871
21 mai 1871
83 p 7-10
L'école militaire, bombardée par les versaillais qui ont pris le Trocadéro, doit être évacuée. Les Fédérés se réfugient dans les baraquements du Champ de Mars. Razoua est blessé à la cheville
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Événement
1865
1865 — Siège des Marmites/Demeure de Nathalie Le Mel
84 p 4
Nathalie Le Mel se réfugie au siège des cuisines coopératives de "La Marmite" avec ses 3 enfants
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Événement
1861
17 août 1861 — Demeure de Julie-Victoire Daubié
84 p 4
Le jury masculin a rendu son verdict. Une femme est reçue. Le ministre estime que cela ridiculise son ministère. Le 17 août 1861, le jury du baccalauréat ès lettres de Lyon déclare Julie-Victoire Daubié reçue. Elle est l …

Le jury masculin a rendu son verdict. Une femme est reçue. Le ministre estime que cela ridiculise son ministère.

Le 17 août 1861, le jury du baccalauréat ès lettres de Lyon déclare Julie-Victoire Daubié reçue. Elle est la première femme à obtenir ce diplôme en France. Elle a trente-sept ans. Il lui aura fallu dix ans de demandes, de refus et de patience pour que l'administration consentît à lui permettre de se présenter aux épreuves.

Julie-Victoire Daubié est née le 26 juillet 1824 à Bains-les-Bains, dans les Vosges. Elle n'a pas suivi le cursus normal : les lycées sont réservés aux garçons. Elle s'est instruite seule, avec l'aide de son frère abbé, lisant, apprenant les langues, la philosophie, l'histoire. Pendant dix ans, elle a posé et reposé sa candidature au baccalauréat, obtenant chaque fois un refus de l'académie ou du ministère, qui n'envisageait pas qu'une femme pût prétendre à ce titre.

En 1861, le recteur de l'académie de Lyon accepte enfin sa candidature. Elle passe les épreuves et les réussit, mention « passable ». Le jury, entièrement composé d'hommes, doit le reconnaître.

Il reste une dernière humiliation : le ministre de l'Instruction publique, Gustave Rouland, refuse de signer son diplôme. Il estime que cela « ridiculiserait son ministère ». Il faut l'intervention du couple impérial, Napoléon III et l'impératrice Eugénie, pour que le ministre s'exécute. Le diplôme est signé en décembre 1861. Daubié ne le retirera à Lyon qu'en mars 1862.

Elle publie en 1866 un essai social intitulé La Femme pauvre au XIXe siècle, qui décrit avec précision les conditions économiques des femmes des classes populaires : salaires inférieurs, impossibilité d'accéder aux professions réglementées, exclusion de l'instruction publique. C'est un document de premier ordre sur la condition féminine sous le Second Empire.

En 1871, elle obtient la licence ès lettres : là encore une première pour une femme en France. Elle meurt le 26 juin 1874 à Paris, à cinquante ans, avant d'avoir vu la moindre de ses revendications institutionnellement reconnues.

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Événement
1871
21 juin 1871
84 p 8-11
Arrestation, suite à une dénonciation, de Pierre-Philippe Lebeau, combattant de la Commune dans le quartier du Château d'Eau. Il sera le seul Communard qui parviendra à s'évader, lors d'une escale au Brésil, du bateau qu …

Arrestation, suite à une dénonciation, de Pierre-Philippe Lebeau, combattant de la Commune dans le quartier du Château d'Eau. Il sera le seul Communard qui parviendra à s'évader, lors d'une escale au Brésil, du bateau qui le menait en Kanaky

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Événement
1871
23 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante/Lieu de massacre de Communards
20 p 10
Massacre de combattants pendant la Semaine sanglante ; en priorité les soldats considérés comme déserteurs et les étrangers ayant rejoint la Commune
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Événement
1871
23 mai 1871 — Rue Lepic/Lieu de massacre de Communards
20 p 10
Massacre de Fédérés pendant la Semaine sanglante dont de nombreuses femmes
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Événement
1871
23 mai 1871 — Moulin de la Galette/Lieu de massacre de Communards
20 p 11
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Événement
1871
23 mai 1871 — Le Château Rouge/Lieu de massacre de Communards
20 p 11
Massacre de combattants pendant la Semaine sanglante ; en priorité les soldats considérés comme déserteurs et les étrangers ayant rejoint la Commune
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Événement
1870
1870 — Demeure de Paul Verlaine (pendant le siège de Paris)
21 p 14
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Événement
1901
16 mai 1901 — Cimetière du Père Lachaise (76ème division, face au Mur des Fédérés)/Tombe de Gustave Lefrançais
23 p 21
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Événement
Date imprécise — Demeure de Jules Vallès (au-dessus d'André Gill)
25 p 12
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Événement
1871
26 mai 1871 — Marches du Panthéon
25 p 15-16
Exécution de Jean-Baptiste Millière avocat, journaliste et député de la Seine, n'ayant pas paticipé aux combats de la Commune, il est faussement accusé d'avoir tiré à trois reprises sur des soldats
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Événement
1862
1862 — Demeure d'Eugène Varlin/Siège des Marmites (fondées en 1864)
46 p 19
Demeure d'Eugène Varlin membre de la Commune et de l'A.I.T. ; premier siège social de l'association "la Marmite", qui comptera jusqu'à 8 000 adhérents
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Événement
1893
17 janvier 1893 — Demeure et atelier d'Augustin Jean Moreau-Vauthier (depuis 1876)
49 p 14
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Événement
1909
1909 — Monument "Aux Victimes des révolutions"/Faux mur des Fédérés
49 p 14
Monument ambigu "Aux Victimes des Révolutions", à "toutes" les victimes, de "toutes" les révolutions ; souvent confondu avec le vrai "Mur des Fédérés", situé lui à l'intérieur du cimetière du Père Lachaise
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Événement
1871
30 avril 1871
49 p 18
Après l'échec de la négociation avec Thiers, des francs-maçons décident de s'armer
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Événement
1871
29 avril 1871
49 p 18
Les francs-maçons des trois rites se rassemblent contre l'avis de leur direction pour aller négocier la paix sur les remparts ; 6 000 francs-maçons, représentant 45 loges
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Événement
1871
26 avril 1871 — Théâtre du Châtelet
49 p 18
Nouvelle réunion des francs-maçons, qui cette fois appelle à soutenir la Commune
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Événement
1893
3 juin 1893 — Institut de France/Académie française
49 p 19-20
Canular d'Achille Le Roy qui postule à l'Académie française pour la ridiculiser ; dépôt d'une fausse marmite explosive par les "Académicides"
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Événement
1871
1871 — Salle du Bal Favié/Folies de Belleville/Palais du Travail/Club Favié
50 p 20
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Événement
Événement
1871
28 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
50 p 20
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Événement
1884
12 février 1884 — Cabaret La Taverne du Bagne (le second)
50 p 20
Le 12 février 1884, s'ouvre au no 12 de la rue de Belleville la "Taverne du Bagne et des Ratapoils". On est à deux pas de la Courtille, avec ses bals et ses cabarets ; sur tout ce quartier dédié par excellence au plaisir …

Le 12 février 1884, s'ouvre au no 12 de la rue de Belleville la "Taverne du Bagne et des Ratapoils". On est à deux pas de la Courtille, avec ses bals et ses cabarets ; sur tout ce quartier dédié par excellence au plaisir, plane encore le souvenir de Mylord l'Arsouille, ce demi-mondain qui, cinquante ans plus tôt, animait des ses extravagances les fêtes de Carnaval de la Monarchie de Juillet. Étrange établissement que cette Taverne du Bagne qui propose à ses clients, tous les soirs à 11 heures, "soupe canaque, gourgane de Toulon et Badinguet".

Le fondateur et directeur de l'établissement, Maxime Lisbonne, est un aventurier de haut vol et un authentique héros de la Commune de Paris. La Taverne du Bagne de la rue de Belleville est l'exacte réplique d'un autre établissement, portant le même nom, que Maxime Lisbonne avait ouvert, quelques mois auparavant, à l'angle de la rue des Martyrs et du boulevard de Clichy.

La Taverne du Bagne, écrivait le Figaro de l'époque, avait la prétention de représenter exactement une des casernes de Nouméa. On eût dit d'une prison. Au dessus de la porte, une lanterne rouge. Sur la toiture, à droite et à gauche, deux canons. A l'intérieur, qui était d'un minable à faire fuir, mais dans lequel on s'empilait, le service était confié à des forçats, ayant tous au pied une chaîne se terminant par un boulet. Seulement le boulet était creux.s 'accrochait à la ceinture, s'ouvrait et contenait... la serviette avec laquelle on essuyait les tables. La, le bock s'appelait un boulet. Sur les murailles, une trentaine de tableaux représentant des scènes de bagne et les principaux forçats : Rochefort, Alphonse Humbert, Fortin, etc. [...] On ne sortait de l'étrange établissement qui est resté " la gloire de Lisbonne" qu'à l'aide d'un carton vert ou jaune dont voici un spécimen :

TAVERNE DU BAGNE

CERTIFICAT DE LIBÉRATION

Le Condamné a consommé

et s'est bien conduit.

Le Directeur

M. Lisbonne

Source: Gavroche n 109, p. 18

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Événement
1871
28 mai 1871 — Lieu de l'arrestation de Jean Allemane (chez un ami qui le cachait)
50 p 21-22
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Événement
1871
25 mai 1871 — Ancienne mairie du 20ème arrondissement (de 1847 à 1875)
50 p 21
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Événement
1932
5 mars 1932 — Demeure de Rémy Zéphirin Camélinat
50 p 22
Mort de Zéphirin Camélinat ; un des fondateurs du PCF en 1920 ; "l'orgueil du Parti" dans la chanson du "Grand métinge"
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Événement
Événement
1871
11 mars 1871 — Siège du journal "La Bouche de fer" (2 numéros du 8 au 11 mars)
63 p 12
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Événement
Événement
1871
17 mai 1871 — Siège du journal "Le Tribun du Peuple"
63 p 12
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Événement
2015
20 juin 2015
64 p 23-24
Inauguration de la rue portant le nom du colonel de la Commune Maxime Lisbonne, trois fois condamné à mort et finalement déporté en Kanaky. Fresque dÉlodie Barthélemy "Quand nous serons grands nous combattrons les tyrans …

Inauguration de la rue portant le nom du colonel de la Commune Maxime Lisbonne, trois fois condamné à mort et finalement déporté en Kanaky. Fresque dÉlodie Barthélemy "Quand nous serons grands nous combattrons les tyrans"

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Événement
Date imprécise — Demeure d'Emmanuel Jean Jules Chauvière
65 p 12-15
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Événement
1871
1871 — Demeure d'Emmanuel Jean Jules Chauvière
65 p 12-15
Membre du Comité central de la Garde nationale pendant la Commune
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Événement
1910
1910 — Cimetière du Père Lachaise (columbarium ex case 2655)/Sépulture d'Emmanuel Chauvière
65 p 12-15
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Événement
Date imprécise — Crèche de l'Espérance
65 p 15
Marie Toilliez, épouse d'Emmanuel Chauvière, fonde une crèche associative toujours en activité
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Événement
1880
1880 — Musée Orfila/Musée d'anatomie Delmas-Orfila-Rouvière/École de Médecine
72 p 10-11
Le musée expose la prétendue main de Mme La Cécilia amputée, après sa prétendue exécution sur une barricade pendant la Semaine sanglante, au corps d'une femme qu'on avait prise pour elle
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Événement
1871
mai 1871
72 p 11
Hôtel où se cache Marie La Cécilia pendant la Semaine sanglante pour ne pas risquer de servir à un chantage contre son mari. son enfant de deux mois y meurt sous une fausse identité
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Événement
1871
6 avril 1871
73 p 28-31
Le 6 avril 1871, à neuf heures du matin, des fédérés du 130e bataillon de la Garde nationale se rendent au 60 rue de la Folie-Regnault, là où est remisé entre les exécutions ce que les ouvriers du faubourg appellent la V …

Le 6 avril 1871, à neuf heures du matin, des fédérés du 130e bataillon de la Garde nationale se rendent au 60 rue de la Folie-Regnault, là où est remisé entre les exécutions ce que les ouvriers du faubourg appellent la Veuve. Ils y trouvent deux guillotines — l'ancienne et une nouvelle, plus expéditive et portative. Ils les chargent et les portent place Voltaire, devant la statue du philosophe. Aux applaudissements d'une foule immense, ils les brisent et les brûlent.

Le Rappel du lendemain décrit la scène et souligne le choix du lieu : c'est devant "le défenseur de Sirven et de Calas, l'apôtre de l'humanité, le précurseur de la Révolution française" que la machine est détruite.

La portée symbolique est immédiate mais le Siècle pose la question qui dérange : si l'on brûle l'échafaud sans abolir la peine de mort, à quoi bon ? Rochefort dans Le Mot d'Ordre est encore plus direct — supprimer la guillotine ne sert à rien si on garde le chassepot pour fusiller. La Commune, en effet, n'a pas formellement voté l'abolition. Le Père Duchêne tranche à sa manière : pour que la Commune brûle toutes les guillotines, que les réactionnaires se tiennent tranquilles.

Ce même 6 avril, Gustave Courbet publie dans le Journal officiel un appel lyrique aux artistes — il les convoque à une assemblée, pour fonder ce qui deviendra la Fédération des artistes de Paris.

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Événement
1874
10 novembre 1874 — Demeure de Jean-Charles Mabille
74 p 10-12
Arrestation de Jean-Charles Mabille qui vivait en clandestin, recherché par toutes les polices depuis la Semaine sanglante. Né en 1812, il sera un des plus vieux déportés de la Commune
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Événement
1834
10 avril 1834
75 p 28-29
Banquet de fondation du 4ème "Caveau", appelé dans un premier temps "Les Enfants du Caveau", goguette élitiste, contrairement à sa rivale, la "Lice chansonnière", qui fit connaître Eugène Pottier
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Événement
1856
1856 — Cabaret "Aux Vendanges de Bourgogne"/Siège de la Lice chansonnière
75 p 28-29
Goguette fondée en 1831 par Charles Le Page. Elle entrera en concurrence amicale avec la quatrième société du Caveau, intitulée "Les Enfants du Caveau"
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Événement
1831
1831 — Cabaret "Au Grand Turc"/Premier siège de la Lice chansonnière
75 p 28-29
Goguette fondée en 1831 par Charles Le Page. Elle entrera en concurrence amicale avec la quatrième société du Caveau, intitulée "Les Enfants du Caveau"
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Événement
1848
1848
75 p 28-29
Gustave Nadaud, membre de la Société du Caveau, entend Eugène Pottier pour la première fois. C'est lui qui éditera ses œuvres, dont l'Internationale, Pottier étant alors dans la misère, en 1884
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Événement
1868
6 juillet 1868 — Quartier des politiques de la prison de Ste Pélagie (second procès de l'A.I.T.)
76 p 13-14
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Événement
Date imprécise — Atelier de Jules Héreau
76 p 29-30
Atelier de Jules Héreau, membre de la Fédération des Artistes pendant la Commune, qui ne se remit jamais de sa condamnation, trois ans plus tard, sous l'accusation par cette crapule de Maxime Du Camp d'avoir voulu brûler …

Atelier de Jules Héreau, membre de la Fédération des Artistes pendant la Commune, qui ne se remit jamais de sa condamnation, trois ans plus tard, sous l'accusation par cette crapule de Maxime Du Camp d'avoir voulu brûler le Louvre

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Événement
1879
27 juin 1879
76 p 29-30
Il avait sauvé le Louvre — et c'est pour ça qu'on l'avait ruiné. Au 59 boulevard Rochechouart, Jules Héreau a son atelier. Peintre de l'école de Barbizon, aquafortiste salué au Salon de 1863 et 1868, proche de Millet, de …

Il avait sauvé le Louvre — et c'est pour ça qu'on l'avait ruiné.

Au 59 boulevard Rochechouart, Jules Héreau a son atelier. Peintre de l'école de Barbizon, aquafortiste salué au Salon de 1863 et 1868, proche de Millet, de Jongkind, ami de l'éditeur Alfred Cadart — il appartient à ce monde des peintres sérieux, sans gloire immense, qui font le tissu de l'art parisien du Second Empire. En 1871, la Commune change tout.

Le 17 mai, la Commune le nomme administrateur adjoint des musées du Louvre. Héreau entre dans le palais. Les semaines qui suivent sont celles de la Semaine sanglante : les Versaillais entrent dans Paris le 21 mai, les combats de rue font rage, les incendies commencent. Héreau prend la tête d'une délégation de peintres et tient le bâtiment. Le Louvre ne brûle pas.

Maxime du Camp, lui, n'était pas là. L'écrivain académicien, contempteur acharné de la Commune, publie après les événements ses Convulsions de Paris. Dans ces pages, Héreau devient l'homme qui a voulu mettre le feu au Louvre. L'inversion est complète, la calomnie est imprimée, et Du Camp a des lecteurs. Pendant trois ans, le mensonge circule.

En avril 1874, Héreau est arrêté. Le 4 mai, le 4e conseil de guerre le condamne à six mois de prison — non pour incendie, l'accusation est impossible à soutenir, mais pour « usurpation de fonctions » : avoir exercé une charge sous la Commune. Des dizaines d'artistes signent une pétition. Il est libéré le 8 août 1874. Il reprend son travail, peint en Angleterre, aux Pays-Bas, des vues urbaines que la presse saluera plus tard pour leur « beauté impressionniste ».

Le 27 juin 1879, il monte sur l'impériale d'un train en gare Saint-Lazare — le compartiment supérieur ouvert, le siège du dessus, celui d'où l'on voit Paris. Le convoi s'engage dans le tunnel des Batignolles, sous la place de l'Europe. La paroi est basse. La tête de Héreau heurte la roche. Il a cinquante ans.

La presse parle d'accident. La fiche du site dit « probablement » suicide. Nul ne sait. Ce qu'on sait : il laisse une femme peintre, Louise Darru, deux enfants, et une réputation que Du Camp avait passé huit ans à défaire.

Quelques mois plus tard, la galerie Georges Petit organise une vente de bienfaisance au profit de sa famille. Philippe Burty — son vieil ami — en rédige la présentation. On y vend ses dernières toiles normandes.

La Fédération des artistes à laquelle Héreau avait participé était l'une des expériences les plus radicales de la Commune : des artistes s'organisant collectivement pour gérer les musées et la production artistique, sans tutelle de l'État ni du marché. Marx, dans La Guerre civile en France, y vit l'esquisse de ce que pouvait être un travail intellectuel affranchi de la propriété bourgeoise. Ce que Du Camp ne pouvait pas pardonner à Héreau, c'est peut-être moins un incendie imaginaire que cette idée-là.

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Événement
1871
1871 — Demeure de Marie Rogissart
80 p 13
Demeure de Marie Rogissart, combattante de la Commune, membre de l'union des Femmes, du club Éloi et du bataillon des femmes du 12ème arrondissement, dernière survivante des Communardes déportées en Kanaky
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Événement
Date imprécise — Demeure du père Tanguy
80 p 27-28
Après son retour de captivité, suite à sa participation comme garde national à la Commune de 1871, le père Tanguy loue une petite maison au fond d'un parc dans la rue Cortot, où il avait été concierge
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Événement
1873
1873 — Boutique du marchand de couleurs Édouard (chez qui le Père Tanguy était broyeur)
80 p 27-28
Julien François Tanguy, dit le père Tanguy, d'abord plâtrier, devient broyeur de couleurs chez Édouard
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Événement
1871
1871 — Demeure d'Eugène Châtelain/Ligue républicaine de défense nationale à outrance
80 p 29-31
Demeure d'Eugène Châtelain, poète et chansonnier, militant Radical de l'Association Internationale des Travailleurs, combattant de la Commune. Condamné par contumace à la déportation dans une enceinte fortifiée, réfugié …

Demeure d'Eugène Châtelain, poète et chansonnier, militant Radical de l'Association Internationale des Travailleurs, combattant de la Commune. Condamné par contumace à la déportation dans une enceinte fortifiée, réfugié en Angleterre

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Événement
1870
1870 — Demeure d'Eugène Châtelain/Ligue républicaine de défense nationale à outrance
80 p 29-31
Membre du Comité républicain du 1er arrondissement, condamné par contumade à la déportation et se réfugia en Angleterre. Auteur de poèmes sur la Commune
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Événement
1871
6 mars 1871 — Siège du journal "Le Père Duchêne"
83 p 12
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Événement
1871
6 mars 1871 — Café de la Salamandre
83 p 12
Place Saint-Michel, au numéro 4, le Café de la Salamandre bruisse ce soir-là d'une agitation particulière. Une poignée d'hommes s'y retrouvent pour préparer ce qui deviendra l'une des voix les plus tonitruantes de la Com …

Place Saint-Michel, au numéro 4, le Café de la Salamandre bruisse ce soir-là d'une agitation particulière. Une poignée d'hommes s'y retrouvent pour préparer ce qui deviendra l'une des voix les plus tonitruantes de la Commune de Paris : le nouveau Père Duchêne.

Autour de la table, du beau monde rouge. Gustave Maroteau et Eugène Vermersch, qui prendront la plume principale ; Alphonse Humbert, Maxime Vuillaume — dont les Cahiers rouges nous restituent la scène —, le caricaturiste André Gill, Jules Vallès, Charles Longuet et Léon Sornet. Une rédaction improvisée, fiévreuse, à l'image des semaines qui s'ouvrent.

Le titre est un choix délibérément provocateur. En reprenant le nom du journal d'Hébert, figure de la Terreur et de l'enragé par excellence, l'équipe revendique une filiation explosive avec la Révolution de 1793. Le ton sera à l'avenant : grossier, virulent, populaire — le Père Duchêne jure, cogne et exige. Il s'adresse aux faubourgs, aux gardes nationaux, à ceux qui n'ont jamais eu voix au chapitre.

Le premier numéro paraîtra quelques jours plus tard. Le journal tirera jusqu'à soixante-dix mille exemplaires à son pic, diffusé dans les clubs, les casernes et les rues de Paris insurgé. Vermersch y déversera une verve haineuse contre Versailles ; Vallès, plus nuancé, y tiendra une place à part.

Soixante-douze jours plus tard, la Semaine sanglante mettra fin à la Commune — et aux grandes gueules du Café de la Salamandre.

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