Mort de Jules Vallès, hébergé par la mère du docteur Guébhard

Séjour de Jules Vallès

Jules Vallès en 1885, par Étienne Carjat

Jules Vallès meurt le 14 février 1885 dans un appartement du 77 boulevard Saint‑Michel, à Paris, épuisé par le diabète. Il est hébergé là par le docteur Guébhard et sa famille, qui l’entourent dans ses derniers mois, entre soins et solidarité militante. Loin du fracas de la Commune et des tribunaux militaires, la fin de ce combattant de 1871 se joue dans un cadre presque domestique, marqué par la présence discrète de proches et d’alliés politiques.

Au moment de sa mort, Vallès a repris depuis plusieurs années son activité de journaliste et d’écrivain : il a publié sa grande trilogie autobiographique et relancé Le Cri du Peuple, redevenu un point de repère pour une gauche radicale encore marquée par la défaite de la Commune mais à nouveau présente dans l’espace public. Son état de santé, en revanche, ne cesse de se dégrader, jusqu’à cette dernière crise de février 1885.

La nouvelle de sa disparition se répand vite. Le 16 février, ses obsèques rassemblent des dizaines de milliers de personnes, anciens communards, militants socialistes, simples lecteurs, dans un cortège qui va jusqu’au Père-Lachaise. Entre l’appartement du docteur Guébhard et l’ultime montée vers le cimetière, c’est toute une mémoire des combats communards et ouvriers du XIXᵉ siècle qui se donne rendez-vous autour de celui qui avait choisi pour devise : « Je ne renie rien. »

Plaque de la demeure où mourut Jules Vallès, Photo: Mu, Wikimedia

Plaque de la demeure où mourut Jules Vallès, Photo: Mu, Wikimedia