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Couverture — Des Mondes nouveaux
Bibliographie

Des Mondes nouveaux

TESSARECH Bruno
Calman-Lévy. Roman, 2001.
15 Fiches citant cet ouvrage
2001 Édition

Fiches citant cet ouvrage

15 fiches
Événement
1720
14 décembre 1720 — Hôtel de La Porte/Demeure et bureau général de la banque de John Law
p 113
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Événement
1852
1852 — Crédit Mobilier (banque de prêts à long terme pour les industriels)
p 113
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Événement
Événement
1871
18 mars 1871 — Gare d'Orléans/Gare d'Austerlitz
p 262
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Événement
Événement
Événement
Événement
1871
15 mars 1871 — Ministère des Affaires étrangères
p 312
Thiers est rentré à Paris le 13 mars pour reprendre la main avant l'ouverture de l'Assemblée à Versailles le 20. Son choix de résidence en dit long : plutôt que son hôtel particulier de la place Saint-Georges, au cœur d' …

Thiers est rentré à Paris le 13 mars pour reprendre la main avant l'ouverture de l'Assemblée à Versailles le 20. Son choix de résidence en dit long : plutôt que son hôtel particulier de la place Saint-Georges, au cœur d'un Paris agité, il s'installe au ministère des Affaires étrangères, quai d'Orsay — bâtiment officiel, plus défendable, à l'écart des faubourgs populaires de l'est et du nord.

C'est de là qu'il orchestre le plan de reprise des canons de Montmartre et Belleville, accumulés par la Garde nationale depuis janvier. Il entend frapper vite, avant que la Fédération ne se consolide davantage — le 15 mars, précisément, 1 325 délégués élisent au Tivoli Wauxhall le Comité central définitif.

Trois jours plus tard, l'opération tourne au désastre. Thiers quittera le quai d'Orsay par un escalier dérobé donnant sur la rue de l'Université, en voiture, vers Versailles — d'où il ne reviendra qu'en vainqueur, après avoir fait écraser dans le sang la Commune, deux mois plus tard.

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Événement
1871
1871 — Chapelle de la rue d'Aguesseau/Église St Michel (St Michael's church)
p 326
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Événement
1871
5 mai 1871 — Chapelle expiatoire
p 328
Décret de la Commune, daté du 16 floréal an 79, ordonnant de raser la Chapelle expiatoire ; il ne sera jamais appliqué, seules les chaînes qui l'entouraient seront supprimées
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Événement
Événement
1871
25 mai 1871 — Jardin de l'École polytechnique/Lieu de massacre de Communards
p 361
Sur la montagne Sainte-Geneviève, la bataille est perdue pour la Commune. Dans le jardin de Polytechnique, les exécutions commencent. Le 24 mai 1871 au soir, les Versaillais tiennent le Panthéon. Le 2e corps du général d …

Sur la montagne Sainte-Geneviève, la bataille est perdue pour la Commune. Dans le jardin de Polytechnique, les exécutions commencent.

Le 24 mai 1871 au soir, les Versaillais tiennent le Panthéon. Le 2e corps du général de Cissey a enlevé le Quartier latin barricade après barricade, et la répression y est particulièrement féroce : une quarantaine de fédérés ont été fusillés rue Saint-Jacques, avec Raoul Rigault, membre du Conseil de la Commune. Sous les ordres de Maxime Lisbonne et d’Eugène Varlin, les derniers défenseurs de la rive gauche se sont repliés par la rue Mouffetard et la rue des Gobelins vers la Butte-aux-Cailles, où le général Wroblewski a mis seize canons en batterie.

Le 25 mai, pendant qu’on se bat encore là-bas, les exécutions continuent à l’arrière du front. À deux pas du Panthéon, l’École polytechnique occupe depuis 1804, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève, les locaux de l’ancien collège de Navarre. Son jardin devient un lieu de massacre. On y fusille en priorité les soldats de l’armée régulière passés à la Commune, que l’on tient pour déserteurs, et les étrangers venus se battre pour elle. Selon un témoin, le tas de cadavres s’étendait sur cent mètres de long.

Le même jour, la Butte-aux-Cailles, attaquée de trois côtés, finit par tomber. Wroblewski se replie de justesse avec un millier d’hommes et quelques canons, franchit le pont d’Austerlitz avant que les Versaillais ne s’en emparent et gagne la rive droite, sa retraite couverte par l’incendie du Grenier de réserve. La rive gauche est tout entière aux mains de l’armée ; le lendemain, sur les marches du Panthéon, le député de la Seine Jean-Baptiste Millière est fusillé sommairement.

Ces tueries n’ont rien d’un débordement isolé. Pour l’historien Jacques Rougerie, « le vainqueur procéda à des massacres systématiques » : les soldats ratissent les quartiers, arrêtent au moindre soupçon, exécutent. Il en fait porter la responsabilité d’abord aux généraux de corps d’armée, bonapartistes ou monarchistes, comme Cissey, dont les troupes opèrent sur la rive gauche, alors que les massacres sont presque inexistants dans le Nord de Paris, sous les ordres du républicain Clinchant. L’historien britannique Robert Tombs parle, lui, de « tueries organisées et quasi légales », qui visent d’abord les prisonniers portant les marques des classes populaires, perçues comme dangereuses. Le nombre total des victimes de la Semaine sanglante, lui, reste débattu depuis 1871 : de l’ordre de dix mille selon Jacques Rougerie.

Polytechnique a quitté la montagne Sainte-Geneviève pour Palaiseau en 1976. Ses anciens bâtiments, le long de la rue Descartes, abritent depuis 1983 le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

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