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32 Fiches citant cette encyclopédie
Note éditoriale
Édition CD-ROM citée « EUCD » dans la base ; l'article consulté est porté par le champ page de chaque citation.

Fiches citant cette encyclopédie

32 fiches
Événement
Date imprécise
article « Paris »
Port du bourg St Germain sur la Seine ; "l'école" est une déformation du latin scala, pour le "port", qui a donné, "échelle", "escale" ; rien à voir donc avec l'enseignement
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Événement
Événement
Événement
50
50 – 486 — Temple de Mercure/Nécropole gallo-romaine
article « Paris »
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Événement
1307
13 octobre 1307 — Prieuré du Temple/Enclos du Temple
article « Templiers »
Une opération de police secrète, ordonnée un mois à l'avance, exécutée simultanément dans tout le royaume : le roi de France invente la rafle d'État pour effacer sa dette. L'ordre du Temple est né des croisades. Moines e …

Une opération de police secrète, ordonnée un mois à l'avance, exécutée simultanément dans tout le royaume : le roi de France invente la rafle d'État pour effacer sa dette.

L'ordre du Temple est né des croisades. Moines et soldats, les Templiers ont accumulé en deux siècles une puissance considérable. Ils possèdent des milliers de commanderies en Europe, ils sont exempts d'impôts et ne relèvent que du pape. Surtout, ils sont devenus les banquiers de la chrétienté : ils gardent les dépôts, transportent les fonds, prêtent aux souverains. L'enclos du Temple, à Paris, est leur quartier général et le coffre-fort du royaume.

Philippe IV le Bel a besoin d'argent. Ses guerres contre la Flandre et l'Angleterre ont ruiné le Trésor. Il a déjà spolié et expulsé les Lombards en 1291, puis les Juifs de France en 1306, en confisquant leurs biens et leurs créances. Il est lui-même lourdement endetté auprès du Temple.

L'opération est préparée dans le secret par Guillaume de Nogaret, garde du sceau. Des ordres scellés sont envoyés un mois à l'avance aux baillis et sénéchaux du royaume, avec interdiction de les ouvrir avant la date fixée.

Le vendredi 13 octobre 1307, à l'aube, tous les Templiers de France sont arrêtés simultanément. À Paris, Jacques de Molay, grand maître de l'ordre, et cent quarante chevaliers sont saisis à l'enclos du Temple, dans l'actuel 3e arrondissement. Tous leurs biens sont confisqués sur-le-champ.

Suivent sept années de procédure. Les aveux sont obtenus par la torture : idolâtrie, reniement du Christ, sodomie. Beaucoup se rétractent ensuite et sont brûlés comme relaps. Le pape Clément V, installé en Avignon et dépendant du roi de France, dissout l'ordre en 1312. Jacques de Molay est brûlé vif le 18 mars 1314 sur l'île aux Juifs, en aval de la Cité.

La superstition du vendredi 13 daterait, dit-on, de cette journée. L'affaire est surtout la première grande démonstration de ce que peut un État moderne : la loi, la police, la justice et la propagande mobilisées pour anéantir un corps et prendre son argent.

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Événement
1588
1588 — Porte St Denis/Enceinte de Charles V
article « Guise »
Porte où furent exposés les restes de l'assassin de Guise et où fut pendue une femme pour la première fois à Paris
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Événement
1650
18 janvier 1650 — Palais Royal
article « Fronde »
Il a gagné Rocroi à vingt et un ans et assiégé Paris pour la régente. Le 18 janvier 1650, Mazarin fait arrêter le Grand Condé au Palais-Royal, avec son frère et leur beau-frère : la Fronde change de camp. Louis XIV a onz …

Il a gagné Rocroi à vingt et un ans et assiégé Paris pour la régente. Le 18 janvier 1650, Mazarin fait arrêter le Grand Condé au Palais-Royal, avec son frère et leur beau-frère : la Fronde change de camp.

Louis XIV a onze ans. Depuis la mort de Louis XIII, en 1643, sa mère, Anne d’Autriche, gouverne en régente, secondée par le cardinal Mazarin, son principal ministre. Elle a quitté les appartements incommodes du Louvre pour le Palais-Cardinal, que Richelieu avait donné au roi en 1636 : c’est désormais le Palais-Royal. Depuis 1648, le royaume est en révolte. La guerre a fait flamber les impôts, le Parlement de Paris s’est dressé contre le ministre, la ville s’est couverte de barricades : c’est la Fronde. Dans la nuit du 5 au 6 janvier 1649, la cour a quitté Paris pour Saint-Germain, et l’armée royale a mis le siège devant la capitale.

Portrait peint : un homme aux longs cheveux bruns, en armure, une écharpe bleue sur l’épaule

À la tête de cette armée, Louis de Bourbon, prince de Condé. En 1643, à vingt et un ans, il a écrasé les Espagnols à Rocroi ; il a remporté depuis toutes ses batailles. En face, le Parlement a nommé généralissime de la Fronde son propre frère cadet, le prince de Conti, tandis que leur beau-frère, le duc de Longueville, tentait de soulever la Normandie. L’appui de Condé à la régente permet la paix de Rueil, en mars 1649. Il entend en être payé : il réclame l’amirauté pour lui, les commandements de l’armée pour ses amis, une place au gouvernement. Mazarin, qu’il tient pour un usurpateur étranger et surnomme le « faquin écarlate », lui devient insupportable. À la fin de 1649, poussé par sa sœur, la duchesse de Longueville, il rallie à son tour la Fronde, qu’il dirige désormais avec Conti et Longueville. Le 11 décembre, des coups de feu sont tirés sur son carrosse ; une procédure est engagée contre le duc de Beaufort et le coadjuteur de Paris, Paul de Gondi, sans résultat.

Mazarin retourne alors les anciens ennemis contre le nouveau. En janvier 1650, par l’entremise de la duchesse de Chevreuse, des chefs de la vieille Fronde se rallient secrètement à la cour ; à Gondi, Mazarin a promis le chapeau de cardinal.

Vue en couleurs : le palais et son grand jardin, bordé d’allées d’arbres, avec les toits de Paris à l’arrière-plan

Le 18 janvier 1650, au Palais-Royal, Condé, Conti et Longueville sont arrêtés sur ordre de la régente et de son ministre, puis enfermés au château de Vincennes. La famille connaît cette prison : le père des deux princes, Henri II de Bourbon, prince de Condé, y avait été détenu pour s’être opposé au favori de Marie de Médicis — Longueville avait trempé dans ce complot —, et leur sœur y était née, en 1619.

C’est un coup de théâtre. La clientèle des princes se soulève, et leurs provinces avec elle : c’est le début de la Fronde des princes. La duchesse de Longueville échoue à soulever la Normandie, puis rejoint Turenne à Stenay, d’où elle négocie avec les Espagnols. Turenne songeant à marcher sur Vincennes, les prisonniers sont transférés le 29 août au château de Marcoussis, puis, en novembre, dans la citadelle du Havre. Au début de sa détention, Conti s’est volontairement blessé à la tête : on ne peut plus refuser aux princes des médecins et des chirurgiens, dont certains leur servent d’intermédiaires avec l’extérieur.

Mais Paris se retourne contre le cardinal. Le 30 janvier 1651, Gaston d’Orléans, l’oncle du roi, les anciens frondeurs et les partisans des princes signent un traité secret pour obtenir leur libération et le départ de Mazarin. Les deux Frondes s’unissent ; le 6 février, Mazarin s’enfuit de Paris. Au Palais-Royal, pour faire taire la rumeur d’une nouvelle fuite de la famille royale, on montre à la foule, dans la nuit du 9 au 10, le petit roi endormi : les émeutiers défilent des heures devant son lit. La Fronde marquera Louis XIV. Mazarin court au Havre libérer lui-même les princes, geste dont il espère tirer profit, puis se réfugie à Brühl, chez l’archevêque-électeur de Cologne. Le 16 février 1651, après treize mois de captivité, Condé, Conti et Longueville font à Paris un retour triomphal.

Le vainqueur de Rocroi prend alors la tête de la révolte, s’allie à l’Espagne, lève des troupes et marche sur Paris. Battu par Turenne, il quitte la capitale le 13 octobre 1652 pour se mettre au service du roi d’Espagne ; il ne rentrera en France que gracié par Louis XIV. Quant à Gondi, devenu cardinal de Retz, il est enfermé à son tour à Vincennes en décembre 1652.

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Événement
1659
18 novembre 1659 — Hôtel de Bourbon/Salle du Petit Bourbon
article « Molière »
Première des "Précieuses ridicules" par la troupe de Molière. Il créera également là son "Sganarelle ou le Cocu imaginaire" le 28 mai 1660
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Événement
1717
16 novembre 1717 — Chapelle St Jean le Rond (ancien baptistère jouxtant Notre-Dame, démolie en 1748)
article « d'Alembert »
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Événement
1749
1749 – 1777 — Salon de Mme Geoffrin
article « Geoffrin »
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Événement
Événement
1795
1795 — Hôpital de la Salpêtrière (asile d'aliénés pour femmes)
article « Pinel »
Philippe Pinel améliore le sort des aliénées en s'appuyant sur l'expérience de Jean-Baptiste Pussin qui supprime les chaînes
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Événement
1796
1796 — Château des Deux Girouettes
article « Jenner »
Premiers essais en France, par le docteur François Colon, de la vaccination antivariolique, selon la méthode d'Edward Jenner
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Événement
1801
18 septembre 1801 — Cour carrée du Louvre
article « Jacquard »
Première exposition industrielle nationale ; présentation du métier à tisser de Jacquard
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Événement
1824
15 septembre 1824 – 1832 — Hôtel de Gesvres/Siège du journal "Le Globe"
article « Leroux »
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Événement
1832
1832 — Demeure de Pauline Roland et Pierre Leroux
article « Leroux »
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Événement
Événement
1840
1er juillet 1840 — Taverne Dénoyez (à l'enseigne du Grand St Martin)/Banquet communiste de Belleville
article « Dezamy »
En 1840, le mot « communiste » n'avait pas encore de parti. Il avait un banquet. En juillet 1840, la Taverne Dénoyez, sur les hauteurs de Belleville — alors commune indépendante à l'est de Paris, non encore annexée —, ac …

En 1840, le mot « communiste » n'avait pas encore de parti. Il avait un banquet.

En juillet 1840, la Taverne Dénoyez, sur les hauteurs de Belleville — alors commune indépendante à l'est de Paris, non encore annexée —, accueille douze cents convives pour un banquet organisé par Théodore Dézamy et Jean-Jacques Pillot. Ce n'est pas une réunion de notables. C'est la première grande assemblée de ce qu'on appelle désormais les « communistes ».

Le mot est nouveau, ou presque. Depuis Babeuf et la Conjuration des Égaux de 1796 — supprimée par le Directoire, ses chefs guillotinés en 1797 —, la tradition révolutionnaire radicale s'était maintenue discrètement, par des cercles, des brochures, des sociétés secrètes. En 1834, la Société des Familles. En 1837, la Société des Saisons de Blanqui et Barbès. Mais le terme « communiste » commence à circuler vraiment à partir de 1839, popularisé par la presse militante.

Dézamy est l'un des théoriciens les plus précis de ce courant. Ancien disciple d'Étienne Cabet — qui prêche un communisme pacifique et utopique, son Voyage en Icarie — il s'en est séparé pour une position plus radicale : pas de réforme progressive, pas de colonie idéale, pas d'attente. Son Code de la Communauté, publié en 1842, est un programme matérialiste et révolutionnaire. Pillot, lui, publie en 1840 Ni châteaux ni chaumières : titre explicite.

Cabet n'est pas là ce soir-là. Il a refusé. Ce n'est pas son monde — trop bruyant, trop radical. Les douze cents présents à Belleville le savent : ils font la différence entre un communisme de propagande douce et une tradition qui remonte directement à Babeuf, à la communauté des biens, à la redistribution forcée des richesses.

On porte des toasts. Aux droits du peuple. À la Pologne opprimée. À la mémoire des révolutionnaires exécutés.

Marx arrive à Paris en octobre 1843 — trois ans après Belleville. Il lit Dézamy, fréquente les cercles qui ont connu ces hauteurs de Belleville. En 1844, avec Engels, il rédige La Sainte Famille (publié en février 1845) — il sera expulsé de France avant même d'en voir les premiers exemplaires. Ce banquet de juillet 1840 est l'un des nœuds où la tradition babouviste transmet son fil au socialisme du XIXe siècle.

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Événement
1841
1841 – 1867 — Demeure de Jacques Fromental Halévy
article « Halévy »
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Événement
1844
1844 — Siège de la revue "Vorwärts"/Bureaux des "Annales franco-allemandes"
article « Heine »
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Événement
1861
8 décembre 1861 — Maison natale de Georges Méliès
article « Méliès »
Naissance du futur illusionniste et cinéaste Georges Méliès, dans un passage typique du quartier
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Événement
1864
1864 — Demeure de Jean-François Millet/Demeure d'Alexandre Cabanel
article « Cabanel »
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Événement
1867
1867 — Demeure de Charles Gounod
article « Gounod »
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Événement
1871
12 mai 1871 — Demeure de Daniel-François-Esprit Auber (à partir de 1839)
article « Auber »
Mort du compositeur Daniel-François-Esprit Auber, directeur du Conservatoire après Luigi Cherubini
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Événement
Événement
1875
25 juin 1875 — Demeure d'Antoine-Louis Barye
article « Barye »
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Événement
1935
1935 — École Normale Supérieure
article « Césaire »
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Événement
1955
1955 – 1975 — Siège du Comité d'action pour les États-Unis d'Europe
article « Monnet »
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Événement
1955
1955 – 1975 — Siège du Comité d'action pour les États-Unis d'Europe
article « Monnet »
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