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Couverture — Fourier
Bibliographie

Fourier

BEECHER Jonathan
Fayard, 1993.
13 Fiches citant cet ouvrage
1993 Édition

Fiches citant cet ouvrage

13 fiches
Événement
1822
novembre 1822 — Demeure de Charles Fourier (chez Saussol)
p 377
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Événement
Événement
1825
15 décembre 1825 — Hôtel de Hollande/Demeure de Charles Fourier
p 401 & 403
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Événement
1826
1 mai 1826 — Comptoir parisien de Curtis & Lamb (employeur de Charles Fourier)
p 401
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Événement
1826
14 mai 1826 — Folie Bouëxière ou Bouxière/Troisième Tivoli
p 403
La Folie Bouxière est transformée en troisième Tivoli ; un des premiers parcs d'attractions, qui propose entre autres des ascensions aéronautiques et un tir au pigeon ; il est fréquenté par Charles Fourier
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Événement
1824
1824 — Bibliothèque de l'Arsenal/Appartement de fonction de Charles Nodier
p 404
Charles Nodier, conservateur de la bibliothèque de l'Arsenal, réunit chez lui les auteurs romantiques
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Événement
1828
1828 — Imprimerie de la Maison Gauthier (où travaille Pierre-Joseph Proudhon)
p 413
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Événement
1829
20 mai 1829 — Salle de réunion des saint-simoniens
p 431
Premier contact de Charles Fourier avec les saint-simoniens ; il assiste à une conférence sur l'éducation
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Événement
1830
Événement
1831
février 1831 — Salle où se tenaient des conférences philosophiques
p 435 & 578
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Événement
Événement
1837
10 octobre 1837 — Demeure de Charles Fourier
p 490 & 510
Il attendit pendant des années, chaque midi, chez lui, le mécène qui financerait son phalanstère ; personne ne vint, et il mourut seul dans un logement de la rue Paul Lelong. Charles Fourier meurt le 10 octobre 1837 au 9 …

Il attendit pendant des années, chaque midi, chez lui, le mécène qui financerait son phalanstère ; personne ne vint, et il mourut seul dans un logement de la rue Paul Lelong.

Charles Fourier meurt le 10 octobre 1837 au 9 rue Paul Lelong, dans le 2e arrondissement. Il a soixante-cinq ans. Sa concierge le trouve à genoux au milieu de ses pots de fleurs. Il vivait seul, employé de commerce puis rentier modeste, ancien commis voyageur en tissus.

Son œuvre est l'une des plus étranges et des plus fécondes du socialisme français. Il l'a construite seul, contre son époque, en autodidacte forcené. Sa thèse fondamentale est que la "civilisation" marchande est un système absurde qui contredit systématiquement la nature humaine. Le commerce y produit la pénurie pour faire monter les prix ; le mariage y produit l'adultère et le malheur ; le travail y produit le dégoût de travailler. Fourier accumule les preuves de cette absurdité avec une ironie glaciale, et sa critique du commerce reste l'une des plus radicales jamais écrites.

Sa solution est le phalanstère : une communauté de mille six cent vingt personnes, vivant dans un même bâtiment, organisant le travail selon l'"attraction passionnée." Chacun ferait ce qui lui plaît, changerait de tâche plusieurs fois par jour, travaillerait dans les groupes affinitaires de son choix. Les enfants, qui adorent la saleté, seraient chargés des tâches sales. Le travail deviendrait attrayant, donc infiniment plus productif que le travail contraint.

Fourier est aussi l'un des premiers à poser l'émancipation des femmes comme critère du progrès social : "Le degré d'émancipation de la femme est la mesure naturelle de l'émancipation générale." La phrase sera reprise par Marx.

Pendant des années, il rentre chez lui chaque jour à midi et attend le mécène qui financerait le premier phalanstère. Aucun ne vint. Après sa mort, ses disciples fonderont des colonies en France, en Roumanie, aux États-Unis, presque toutes éphémères. Le Familistère de Guise, construit par Jean-Baptiste Godin, fonctionnera pourtant en coopérative ouvrière pendant près d'un siècle.

Marx et Engels rangeront Fourier parmi les "socialistes utopiques," terme moins méprisant qu'il n'y paraît : ils reconnaissaient sa critique de la société bourgeoise comme géniale, tout en jugeant sa solution sans prise sur les forces réelles de l'histoire.

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