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Couverture — La Littérature à Paris
Bibliographie

La Littérature à Paris

CLÉBERT Jean-Paul
Larousse, 1999.
Livre
560 Fiches citant cet ouvrage
1999 Édition

Fiches citant cet ouvrage

560 fiches
Événement
Date imprécise — Cabaret de la Pomme de Pin
p 17
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Événement
Événement
1843
octobre 1843 — Hôtel Lauzun/Hôtel Pimodan/Demeure de Charles Baudelaire/Demeure de Théophile Gautier
p 19-20
Charles Baudelaire et Théophile Gautier sont locataires ; l'Hôtel accueille un cénacle romantique, mais aussi le club des "Haschischins"
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Événement
1776
1776 — Demeure de Restif de la Bretonne
p 19
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Événement
1842
mars 1842 — Hôtel Lefebvre la Malmaison/Demeure de Charles Baudelaire
p 19
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Événement
Événement
1930
1930 — Maison du Centaure/Demeure de Pierre Drieu la Rochelle
p 21
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Événement
1949
Événement
Événement
1885
1885 — Café Vachette (créé en 1855)/Café littéraire
p 22
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Événement
1885
1885 — Café Vachette (créé en 1855)/Café littéraire
p 22
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Événement
Événement
1889
1889 — Café Le Soleil d'Or (aujourd'hui le Départ St Michel)/Caveau du Soleil d'Or/Café Littéraire
p 22
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Événement
Date imprécise — Boutique de l'éditeur Léon Vanier
p 23
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Événement
1662
1 septembre 1662
p 23
À vingt-trois ans, on peut mourir pour quelques vers impies et quelques rimes obscènes. Le 1er septembre 1662, la place de Grève accueille une exécution qui se veut exemplaire. Claude Le Petit, jeune poète né vers 1638, …

À vingt-trois ans, on peut mourir pour quelques vers impies et quelques rimes obscènes.

Le 1er septembre 1662, la place de Grève accueille une exécution qui se veut exemplaire. Claude Le Petit, jeune poète né vers 1638, est conduit au bûcher pour avoir, selon l'arrêt du Parlement, "médit de la religion". L'exécuteur lui tranche d'abord la main droite, puis l'étrangle discrètement avant de livrer le corps aux flammes : cette double grâce, l'étranglement préalable, avait été accordée par les magistrats pour épargner au condamné l'agonie la plus lente. Dans la foule qui regarde, personne ne proteste. Le roi est jeune, la piété est de mise, et la censure règne sans partage sur les imprimeries du royaume.

Le crime de Claude Le Petit tenait en quelques recueils manuscrits. "Le Bordel des Muses ou les Neuf Pucelles putains" avait circulé sous le manteau dans les cercles lettrés de Paris : textes licencieux et railleurs, qui se moquaient des dévots, des femmes pieuses et de la chasteté comme d'une valeur marchande. À cela s'ajoutaient des satires en vers sur la ville elle-même, tournant en dérision les institutions, les mœurs et, fatalement, la religion d'État. La monarchie absolutiste de Louis XIV, qui allait bientôt persécuter les protestants et épurer les belles-lettres au nom de la grandeur royale, ne pouvait tolérer de tels écarts.

L'arrestation du poète avait des origines obscures. Certains chroniqueurs rapportent que, sa fenêtre restant ouverte par négligence, le vent emporta dans la rue une feuille sur laquelle était inscrite une chanson impie sur la Vierge : un prêtre passant par là la ramassa et courut la porter au procureur du roi. D'autres disent que son imprimeur, après une querelle, le livra à la justice. Peu importe le détail : la machine judiciaire de l'Ancien Régime se saisit du jeune homme et ne le lâcha plus.

Le cas de Claude Le Petit s'inscrit dans une période de resserrement idéologique que la noblesse de robe et le clergé gallican s'efforçaient de faire coïncider avec le triomphe militaire de la monarchie. Le libertinage intellectuel, héritage du scepticisme de Montaigne et de la pensée critique du siècle, inquiétait les autorités dans la mesure où il pouvait s'étendre à la remise en cause des hiérarchies sociales. Brûler un jeune poète en place publique, c'était rappeler à tous les esprits curieux que la pensée avait des limites, et que ces limites se payaient chair.

Son œuvre, justement parce qu'elle fut persécutée, a survécu dans quelques copies dispersées. Sa mort préfigure celles des libraires et philosophes que le siècle suivant verra encore poursuivre, embastiller et censurer : l'histoire longue du livre contre le pouvoir, qui ne s'achèvera qu'avec la Révolution.

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Événement
Événement
1549
1549 — Cabaret l'Hostellerie de la Rose Rouge
p 24
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Événement
Date imprécise — Hôtel du Mont Blanc
p 24
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Événement
1546
3 août 1546
p 25-26
Étienne Dolet avait trente-sept ans. Il était imprimeur, humaniste et traducteur. Il fut pendu, puis brûlé avec ses livres place Maubert. Son crime : avoir traduit Platon d'une manière qui laissait entendre que l'âme ne …

Étienne Dolet avait trente-sept ans. Il était imprimeur, humaniste et traducteur. Il fut pendu, puis brûlé avec ses livres place Maubert. Son crime : avoir traduit Platon d'une manière qui laissait entendre que l'âme ne survivait pas au corps.

Étienne Dolet était arrivé à Paris depuis Orléans et Lyon, après des études à Padoue et Toulouse. Imprimeur installé à Lyon, il avait publié des textes humanistes, des traductions de l'Antiquité, des éditions du Nouveau Testament. Il était lié à Rabelais, à Marot, aux cercles évangéliques qui circulaient, avec précaution, dans la France de François Ier.

Il avait déjà été arrêté et condamné à mort une première fois en 1542, puis gracié. Il récidiva : la Sorbonne et l'Inquisition lui reprochaient ses traductions de Platon, notamment le dialogue Axiochus, dans lequel il avait glissé des mots impliquant que la mort signifiait la fin complète de l'être, sans résurrection ni vie de l'âme. C'était suffisant.

Le 3 août 1546, Étienne Dolet fut conduit à la Croix Hémon, lieu d'exécution situé sur ce qui est aujourd'hui la place Maubert, dans le 5e arrondissement. Il fut pendu, puis son corps et ses livres furent brûlés.

Il avait trente-sept ans.

Trois siècles et demi plus tard, en 1889, les libres-penseurs et les socialistes érigèrent une statue en son honneur sur la place Maubert, par souscription publique. Elle représentait Dolet enchaîné, les yeux levés. En 1896, vingt mille personnes se rassemblèrent devant cette statue pour le commémorer. La place Maubert avait changé de camp.

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Événement
1836
mai 1836 — Hôtel de Bazancourt/Hôtel des Haricots/Maison d'arrêt de la Garde nationale (1800-1837)
p 26-27
Balzac est incarcéré à la Maison d'arrêt de la Garde nationale, appelée l'hôtel des Haricots ; en référence sans doute au plat principal présenté au "menu"
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Événement
1304
1304
p 26
[[Dante|doc:dante-alighieri.WebHome]] est élève ici en 1304, et [[Buridan|doc:jean-buridan.WebHome]] professeur de philosophie en 1330 ; professeurs et étudiants viennent de différentes régions : Normandie, France, Angle …

Dante est élève ici en 1304, et Buridan professeur de philosophie en 1330 ; professeurs et étudiants viennent de différentes régions : Normandie, France, Angleterre, Picardie...

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Événement
1202
1202
p 26
L'Université de Paris émerge au tournant du XIIIe siècle comme une corporation privilégiée de maîtres et étudiants. En 1200, Philippe Auguste confirme le privilège des maîtres et étudiants de ne dépendre que de la justic …

L'Université de Paris émerge au tournant du XIIIe siècle comme une corporation privilégiée de maîtres et étudiants. En 1200, Philippe Auguste confirme le privilège des maîtres et étudiants de ne dépendre que de la justice de l'évêque, marquant l'émergence officielle de l'institution. Les statuts de l'Université sont donnés en août 1215 par le légat pontifical Robert de Courçon.

Les cours se tenaient notamment rue du Fouarre, dans le quartier de la Sorbonne du 5e arrondissement. Cette rue tire son nom de la paille (fouarre en ancien français) sur laquelle les écoliers s'asseyaient pour écouter les leçons de leurs maîtres en plein air. Les écoles, d'abord limitées à la place Maubert, s'étendirent progressivement jusqu'à cette rue.

L'enseignement couvrait le trivium et le quadrivium, le droit canon et civil, la médecine et surtout la théologie. Dès 1210, Guillaume le Breton témoigne d'une affluence extraordinaire d'étudiants, comparable aux grandes écoles d'Athènes ou d'Égypte. La rue du Fouarre est devenue célèbre dans les écrits de Dante, Pétrarque et Rabelais. En 1535, le Parlement ordonna d'y installer deux portes pour empêcher le passage des voitures pendant les leçons.

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Événement
1921
14 avril 1921 — Église St Julien le Pauvre/Canular des Dadaïstes
p 27-28
Au 1, rue Saint-Julien-le-Pauvre (Ve arr.), une cinquantaine de personnes attendent une visite guidée d'un nouveau genre. Elles ne le savent pas encore, mais il n'y a rien à voir. Le tract est alléchant : « Excursions & …

Au 1, rue Saint-Julien-le-Pauvre (Ve arr.), une cinquantaine de personnes attendent une visite guidée d'un nouveau genre. Elles ne le savent pas encore, mais il n'y a rien à voir.

Le tract est alléchant : « Excursions & Visites DADA — 1ère visite : Église Saint-Julien-le-Pauvre ». Les organisateurs promettent de « remédier à l'incompétence de guides et de cicerones suspects ». Suivront, annonce-t-on, le Louvre, le canal Saint-Martin, la gare Saint-Lazare. Le rendez-vous est fixé à 15 heures, dans le jardin de la plus vieille église de Paris.

Ce 14 avril 1921, la fine fleur de Dada est au complet : André Breton, Tristan Tzara, Louis Aragon, Paul Éluard, Benjamin Péret, Francis Picabia, Jean Arp, Philippe Soupault, Jacques Rigaut, Théodore Fraenkel, Gabrielle Buffet. Une cinquantaine de curieux les rejoignent. L'idée est simple et géniale : transformer la visite touristique en geste artistique, démontrer que n'importe quel coin de Paris vaut bien un musée — ou qu'aucun ne vaut rien du tout.

Le résultat est à la hauteur de l'ambition : il ne se passe strictement rien. Breton et Tzara prononcent quelques mots dans le jardin. Georges Ribemont-Dessaignes fait la visite en lisant à voix haute des définitions piochées au hasard dans le dictionnaire Larousse. Et puis il se met à pleuvoir.

C'est un fiasco magnifique. Le public repart trempé et perplexe. Les excursions suivantes n'auront jamais lieu. Mais l'idée est lancée : l'art peut naître du banal, de l'absurde, du rien. Les surréalistes s'en souviendront.

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Événement
1582
1582 — Embarcadère du coche d'eau de Fontainebleau/Cabaret de la Tour d'Argent
p 28
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Événement
1951
1951 — Librairie Shakespeare & Co (Shakespeare and Company)
p 28
Librairie anglo-saxonne tenue par le petit-fils du poète américain Walt Whitman
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Événement
1870
1870 — Demeure de Paul Verlaine (pendant le siège de Paris)
p 28-29
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Événement
1582
1582 — Restaurant "La Tour d'Argent"
p 28
La Tour d’Argent, située au 15 quai de la Tournelle à Paris, est considérée comme le plus vieux restaurant de la capitale, fondé en 1582 sous le règne d’Henri III. L’établissement, initialement une auberge, doit sa renom …

La Tour d’Argent, située au 15 quai de la Tournelle à Paris, est considérée comme le plus vieux restaurant de la capitale, fondé en 1582 sous le règne d’Henri III. L’établissement, initialement une auberge, doit sa renommée à son emplacement face à l’embarcadère du coche d’eau sur la Seine. Selon la tradition, c’est à la table de la Tour d’Argent qu’Henri III aurait introduit l’usage de la fourchette en France, un ustensile alors rare et déjà utilisé dans certaines maisons italiennes. Au fil des siècles, le restaurant a accueilli de nombreuses personnalités historiques et littéraires, dont George Sand, Alfred de Musset, Alexandre Dumas père et Victor Hugo. La Tour d’Argent est également célèbre pour sa cuisine gastronomique et ses spécialités, notamment le canard au sang. L’établissement a traversé les époques, modernisé au début du XXe siècle, et reste un symbole du patrimoine culinaire et culturel parisien.

Sources

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Événement
1922
9 janvier 1922 — Demeure d'Ernest Hemingway
p 29
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Événement
Événement
1908
4 juin 1908 — Le Panthéon
p 30
Alfred Dreyfus est blessé par Louis-Anthelme Grégori pendant la cérémonie houleuse de transfert des cendres d'Émile Zola au Panthéon ; Grégori sera acquitté Le 4 juin 1908, une cérémonie officielle a eu lieu pour transfé …

Alfred Dreyfus est blessé par Louis-Anthelme Grégori pendant la cérémonie houleuse de transfert des cendres d'Émile Zola au Panthéon ; Grégori sera acquitté

Le 4 juin 1908, une cérémonie officielle a eu lieu pour transférer les cendres d'Émile Zola au Panthéon à Paris. Cette cérémonie a été marquée par une tentative d'assassinat contre Alfred Dreyfus, qui a été légèrement blessé par deux coups de feu tirés par Louis-Anthelme Grégori, un journaliste nationaliste. Grégori a été arrêté mais acquitté par la suite. La cérémonie était tendue, reflétant les divisions politiques et sociales de l'époque, notamment en raison de l'affaire Dreyfus.

La décision de panthéoniser Zola a été le résultat d'une initiative parlementaire soutenue par des figures comme Georges Clemenceau, malgré l'opposition de certains nationalistes qui critiquaient le rôle de Zola dans l'affaire Dreyfus.

Sources

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Événement
1918
septembre 1918 — Hôtel des Grands Hommes/Séjour d'André Breton
p 30
Breton fait partir de là le Mouvement Surréaliste le 17 mars 1919 ; il y rédige avec Soupault les "Champs magnétiques"![[Plaque Breton-Soupault, PB|Panthéon place du 17 Hôtel des Grands Hommes Breton plaque.JPG]] Plaque …

Breton fait partir de là le Mouvement Surréaliste le 17 mars 1919 ; il y rédige avec Soupault les "Champs magnétiques"

Plaque Breton-Soupault, PB

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Événement
1960
1960 — Hôtel des Grands Hommes
p 30
Chambre de Belmondo dans le film de Godard "À bout de souffle"
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Événement
1791
2 avril 1791 — Église Ste Geneviève/Le Panthéon/Temple de la Mémoire
p 30
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Événement
1896
8 janvier 1896 — Demeure de Paul Verlaine (à partir de septembre 1895)
p 31
Mort du poète Paul Verlaine ; ses obsèques ont lieu à l'église St Étienne du Mont
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Événement
Événement
Événement
Événement
1878
5 octobre 1878 — Hôtel Boileau/Café "de la Rive gauche"/Premier Cercle des Hydropathes
p 33
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Événement
1837
1837 — Restaurant Flicoteaux
p 33
Restaurant bon marché cité à maintes reprises dans la littérature, entre autres par Balzac dans les "Illusions perdues"
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Événement
1837
1837 — Restaurant Flicoteaux
p 33
Restaurant bon marché cité à maintes reprises dans la littérature, entre autres par Balzac dans les "Illusions perdues"
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Événement
1910
1910 — Grand Hôtel des Nations/Demeure de Blaise Cendrars
p 34
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Événement
Événement
1837
Événement
1888
Événement
1888
1888 — Grand Hôtel des Nations/Demeure de Paul Verlaine
p 34
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Événement
1915
1915 — Librairie d'Adrienne Monnier/Maison des Amis des Livres
p 35
Librairie fréquentée par Breton et Louis Aragon, où se fit leur première rencontre
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Événement
1917
septembre 1917 — Hôpital militaire du Val de Grâce
p 35
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Événement
1860
1860 — Demeure d'Émile Zola
p 38
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Événement
1781
1781 — Demeure de Jacques Henri Bernardin de Saint-Pierre
p 38
Rédaction des "Études de la Nature", et du début de "Paul et Virginie"
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Événement
1847
1847 — Couvent des Bénédictines de l'Adoration perpétuelle
p 39
Couvent où Victor Hugo situe la première version de son roman "les Misères", qu'il déplacera pour des raisons de "sécurité" au "Petit Picpus" dans ses "Misérables"
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Événement
1947
Événement
1819
1819 — Pension Vauquer (dans le roman de Balzac)
p 39-40
Lieu où Balzac situe la pension Vauquer dans le Père Goriot
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Événement
1831
15 janvier 1831 — Quartier des politiques de la prison de Ste Pélagie
p 39
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Événement
1792
1792 — Jardin des Plantes/Ménagerie d'animaux rares
p 40
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Événement
1910
Événement
1905
1905 — Serre du Jardin des Plantes
p 40
Le Douanier Rousseau peint ses forêts vierges dans la serre exotique du Jardin des Plantes
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Événement
1956
1956 — Boucherie du film "La Traversée de Paris" (chez Jamblier)/Boutique remarquable
p 41
Cette scène emblématique du film La Traversée de Paris (1956) se déroule dans la boucherie du personnage Jambier, interprété par Louis de Funès. Avec Martin (Bourvil) et Grandgil (Jean Gabin), les trois hommes s'affairen …

Cette scène emblématique du film La Traversée de Paris (1956) se déroule dans la boucherie du personnage Jambier, interprété par Louis de Funès. Avec Martin (Bourvil) et Grandgil (Jean Gabin), les trois hommes s'affairent à découper clandestinement une carcasse de cochon pendant l'Occupation allemande. L'atmosphère est à la fois tendue et burlesque : le trio, mal assorti, travaille dans la pénombre de la boutique, entre blagues grinçantes et gestes maladroits, afin de répartir la viande dans des valises destinées à être acheminées discrètement jusqu'à la rue Lepic.

Cette scène a été tournée au 13 rue Poliveau dans le 5e arrondissement, où les vestiges de l'ancienne devanture restent encore visibles. La configuration du lieu, notamment la porte cochère caractéristique et la vue sur la ligne 5 du métro aérien qui passe en arrière-plan, correspondent parfaitement aux prises filmées par Claude Autant-Lara.

Aujourd'hui, le local situé au 45 rue Poliveau — l'adresse fictive mentionnée dans les dialogues du film — est occupé par un restaurant portant le nom du film : La Traversée de Paris.

Moment du film: 3 min

La file devant le magasin de Jambier rue Poliveau

La Traversée de Paris

Scène Traversée de Paris, La (1956) - Devanture du Restaurant homonyme rue Poliveau 45

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Événement
1656
1656 — Hôpital de la Salpêtrière/Maison de la Force
p 41-42
Prison pour femmes de l'hospice de la Salpêtrière, construite eu vue du "Grand enfermement" des "gueux" de la capitale en 1657 ; 8 000 personnes en 1790
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Événement
1634
1634 — Petit Arsenal/La Salpêtrière
p 41-42
Vestiges de la poudrerie de l'Arsenal, éloignée par sécurité sur l'autre rive de la Seine, dans le pavillon de la lingerie de l'hôpital de la Salpêtrière ; d'où le nom de ce dernier
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Événement
1832
1832 — Masure Gorbeau (dans "les Misérables")
p 43-44
Lieu où Victor Hugo situe la masure Gorbeau dans les Misérables
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Événement
1832
1832 — Masure Gorbeau (dans "les Misérables")
p 43-44
Lieu où Victor Hugo situe la masure Gorbeau dans les Misérables
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Événement
1832
1832
p 44
Demeure du colonel Chabert dans le roman de Balzac intitulé d'abord "la Transaction", paru dans la revue "L'Artiste", avant de devenir "le Colonel Chabert"
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Événement
1943
1943
p 45
Lieu qui a donné son titre au premier roman de Léo Malet dans la série des "nouveaux mystères de Paris"
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Événement
1947
1947 — Café Chez Fraysse
p 46
Rencontres entre Prévert et Robert Giraud ; illustrée par une photo de Doisneau
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Événement
1857
5 septembre 1857 — Demeure d'Auguste Comte (à partir de 1841)
p 48
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Événement
1662
19 août 1662 — Maison à l'enseigne du Lion d'Or/Demeure de Blaise Pascal (chez sa sœur)
p 48
Quelqu'un déchire la doublure d'un vêtement et trouve un parchemin cousu là depuis huit ans. Blaise Pascal est né le 19 juin 1623 à Clermont-Ferrand. À seize ans, il avait rédigé un Essai sur les coniques qui stupéfia le …

Quelqu'un déchire la doublure d'un vêtement et trouve un parchemin cousu là depuis huit ans.

Blaise Pascal est né le 19 juin 1623 à Clermont-Ferrand. À seize ans, il avait rédigé un Essai sur les coniques qui stupéfia les mathématiciens. À dix-neuf ans, il construisit la Pascaline, première machine à calculer mécanique. À vingt-trois ans, il conduisit les expériences de Torricelli sur la pression atmosphérique et démontra l'existence du vide contre les aristotéliciens. À trente-neuf ans, il mourait dans la maison de sa sœur Gilberte Périer, au 67 rue du Cardinal Lemoine, dans le 5e arrondissement, après des semaines d'agonie.

L'autre Pascal, celui des Pensées et des Provinciales, avait commencé le soir du 23 novembre 1654. Ce soir-là, entre dix heures et minuit, il connut ce qu'il appellera simplement dans ses notes : « Feu. » Une expérience mystique dont il rédigea immédiatement le compte rendu sur un parchemin, qu'il transcrivit ensuite sur du papier, et qu'il cousit dans la doublure de son manteau pour le porter sur lui jusqu'à la mort. Ce parchemin, le « Mémorial », ne fut découvert qu'après son décès : ses serviteurs, dépliant ses habits, sentirent quelque chose de dur dans la doublure. Il commençait par le mot : « FEUX. »

À partir de cette nuit de 1654, Pascal abandonna progressivement les sciences et se consacra à la polémique religieuse et à la réflexion sur la condition humaine. Les Provinciales (1656-1657), dix-huit lettres satiriques contre la casuistique des jésuites, furent l'une des œuvres de prose française les plus lues du siècle. Les Pensées, fragments d'une apologétique du christianisme jamais achevée, furent publiées après sa mort : elles comptent parmi les grandes œuvres de la philosophie française.

Pascal est mort à trente-neuf ans. Les médecins avaient identifié une « vapeur » au cerveau, probablement un cancer ou une méningite tuberculeuse. Il était épuisé, douloureux, mais lucide. Il refusa les secours religieux pour lui-même tant qu'un pauvre n'en aurait pas bénéficié d'abord. La nuit du 18 au 19 août 1662, il dit : « Que Dieu ne m'abandonne jamais. » Il mourut quelques heures plus tard.

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Événement
1842
1842 — Galeries de l'Odéon/Café Tabourey
p 49
Café fréquenté par de nombreux auteurs, sous les galeries de l'Odéon
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Événement
Événement
1877
1877 — Café Voltaire/Siège de l'Association La Cigale (groupe d'écrivains méridionaux)
p 49-50
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Événement
Date imprécise — Café Voltaire/Bibliothèque Benjamin Franklin
p 50
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Événement
Date imprécise — Café Voltaire/Restaurant "La Méditerranée"
p 50
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Événement
1919
1919 — Librairie Shakespeare & Co (Shakespeare and Company)
p 51-52
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Événement
1921
1921 — Librairie Shakespeare & Co (Shakespeare and Company)
p 51-52
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Événement
1763
1763 — Demeure de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais
p 52
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Événement
Date imprécise — Librairie Monte Cristo (01 43 26 49 03)
p 52
Librairie entièrement consacrée à Jules Verne, diffusant les fameuses reliures Hetzel
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Événement
1740
2 juin 1740 — Hôtel de Condé/Maison natale du marquis de Sade
p 52
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Événement
1875
1875 — Demeure d'André Gide
p 53
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Événement
1827
1827 — Hôtel de Chatillon/Demeure de Hyacinthe Tabaud de Latouche/Demeure d'Honoré de Balzac
p 53
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Événement
1869
22 novembre 1869 — Maison natale d'André Gide
p 53
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Événement
1852
1852 — Café Mariage/Quartier général et réunions du Parnasse
p 53
Première lecture, citée par Jules Vallès, des "Poèmes antiques" et "Poèmes barbares" de Leconte de Lisle
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Événement
1889
1889 — Demeure de Marguerite Eymery/Siège de la revue "Le Mercure de France"
p 53
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Événement
1889
Événement
1857
novembre 1857 — Hôtel meublé du Sénat et des Nations (caravansérail d'étudiants)
p 54
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Événement
Événement
Événement
1894
5 avril 1894 — Restaurant Foyot
p 54
Le 5 avril 1894, une bombe explose au restaurant Foyot, 33 rue de Tournon, établissement bourgeois face au Sénat où se retrouvent parlementaires et gens de lettres. Plusieurs clients sont blessés. L'un d'eux, le poète sy …

Le 5 avril 1894, une bombe explose au restaurant Foyot, 33 rue de Tournon, établissement bourgeois face au Sénat où se retrouvent parlementaires et gens de lettres. Plusieurs clients sont blessés. L'un d'eux, le poète symboliste Laurent Tailhade, perd un œil.

L'ironie est cruelle. Un an plus tôt, le 9 décembre 1893, l'anarchiste Auguste Vaillant avait lancé une bombe dans l'hémicycle de la Chambre des députés — sans faire de morts. Tailhade avait alors déclaré à un dîner : "Qu'importent les victimes si le geste est beau !" La formule avait fait le tour de Paris.

Le voilà maintenant victime du geste beau. La presse s'empressa de noter la coïncidence. Tailhade, lui, ne renia pas ses convictions anarchisantes — mais perdit effectivement un œil dans l'explosion, dont l'auteur ne fut jamais identifié avec certitude.

Le Foyot était l'un des restaurants les plus fréquentés du quartier latin depuis le Second Empire. Zweig y dînera plus tard, Radiguet aussi — ce lieu qui sentait le Sénat et le pouvoir, juste en face du Luxembourg, attirait autant les politiques que les écrivains qui les observaient.

L'attentat du Foyot survient dans le contexte des années anarchistes : depuis 1892, Ravachol, puis Vaillant, puis Émile Henry ont ensanglanté Paris de leurs bombes. En juin 1894, le président Carnot sera assassiné à Lyon. La série prendra fin avec les lois scélérates qui musèlent la presse anarchiste.

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Événement
1790
30 novembre 1790 — Demeure de Jacques-René Hébert
p 54
Hébert commence la publication du Père Duchesne, initié par Lemaire qui publiait "Les lettres bougrement patriotiques du père Duchesne" et "La trompette du père Duchesne"
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Événement
Événement
1923
12 décembre 1923 — Chambre de Raymond Radiguet
p 54
Mort à 20 ans de Raymond Radiguet, auteur du "Diable au corps"
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Événement
1888
Événement
1974
18 octobre 1974 — Café de la Mairie
p 55-56
Il décide de décrire non pas les monuments de la place mais ce que personne ne regarde : les autobus, les passants, les pigeons, la pluie, le temps qui passe. Georges Perec a trente-huit ans en 1974. Il a publié "Les Cho …

Il décide de décrire non pas les monuments de la place mais ce que personne ne regarde : les autobus, les passants, les pigeons, la pluie, le temps qui passe.

Georges Perec a trente-huit ans en 1974. Il a publié "Les Choses" en 1965, "La Disparition" en 1969, roman de trois cents pages écrit sans la lettre e. Il appartient à l'Oulipo, l'Ouvroir de littérature potentielle fondé par Raymond Queneau et François Le Lionnais, qui pratique l'écriture sous contrainte formelle. Il travaille alors à "La Vie mode d'emploi," qui paraîtra en 1978.

Son enfance explique une part de son œuvre. Né en 1936 dans une famille juive polonaise émigrée, il perd son père en 1940, mort des blessures reçues au combat, et sa mère en 1943, déportée à Auschwitz et jamais revenue. Perec est un enfant caché de la guerre, élevé par une tante. Toute son œuvre est traversée par l'absence, le manque, le vide qu'on contourne : la lettre e absente de "La Disparition" est aussi le "eux" des disparus.

Les 18, 19 et 20 octobre 1974, il s'installe au Café de la Mairie, 8 place Saint-Sulpice dans le 6e arrondissement, et met en pratique un projet précis. Il ne s'agit pas de décrire l'église, la fontaine, la mairie, les monuments répertoriés. Il s'agit de noter ce qu'il appelle "l'infra-ordinaire" : ce que l'on ne voit plus parce qu'on le voit tout le temps. Les autobus qui passent, leurs numéros, les gens qui portent des sacs, les Japonais dans un car, un chien, la couleur des vêtements, l'heure, la pluie qui commence.

Le texte paraît en 1975 sous le titre "Tentative d'épuisement d'un lieu parisien." Il tient en une cinquantaine de pages. Il n'y a ni intrigue, ni personnage, ni conclusion.

L'exercice est plus politique qu'il n'y paraît. Perec écrit ailleurs : "Ce qui se passe chaque jour et qui revient chaque jour, le banal, le quotidien, l'évident, le commun, l'ordinaire, l'infra-ordinaire, le bruit de fond, l'habituel, comment en rendre compte ?" Interroger l'habituel, c'est refuser que la vie ordinaire soit invisible. Perec est mort en 1982, à quarante-cinq ans.

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Événement
1871
1871 — Siège du journal "L'Atelier"
p 56
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Événement
Date imprécise — Café de la Mairie
p 56
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Événement
1897
1897 — Hôtel du Rocher de Bazancourt/Demeure d'Alfred Jarry
p 56-57
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Événement
1938
1938 — Atelier de Georges Hugnet (à l'enseigne du "Livre-Objet")
p 57-58
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Événement
1729
1729 — Caveau du traiteur Landelle/Académie de chansonniers
p 57
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Événement
1742
Événement
1806
1806 — Restaurant "Au Rocher de Cancale"/Restaurant "de la Baleine" (en 1787)
p 57 & 116
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Événement
1684
1684 — Café Procope ("Au Saint Suaire de Turin")/Jeu de boules de Malus
p 58
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Événement
Événement
1801
1801 — Maison natale d'Émile Littré
p 59
Chef de l'école positiviste après Comte ; il est le père du fameux dictionnaire de la langue française qui porte son nom
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Événement
Événement
1676
1676 — Demeure de Jean de La Bruyère (loge du concierge, vestige de la maison)
p 59
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Événement
1837
1837 — Hôtel de Savoie-Carignan
p 59
Lieu où Balzac situe sa nouvelle : "Le chef d'œuvre inconnu"
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Événement
1936
1936 — Grenier des Augustins/Atelier de Pablo Ruiz Picasso
p 59
Picasso occupe cet atelier, à la suite de Jean-Louis Barrault, pendant toute la période de la guerre ; il y peint Guernica ; il doit incliner sa toile, le plafond n'étant pas assez haut
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Événement
1937
1937 — Restaurant "Le Catalan"
p 59-60
Premier restaurant "Le Catalan", où se déroulent les "mercredis de Georges Hugnet"
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Événement
1935
1935 — Grenier des Augustins
p 59
Prévert et le Groupe Octobre répètent le "Tableau des merveilles" au Grenier des Augustins
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Événement
1689
18 avril 1689 — Jeu de paume de l'Étoile (ou de l'Estoile, de 1547)
p 59
Chassés par leurs voisins trop studieux du futur Institut de France, les Comédiens du Roi prennent leurs quartiers dans un ancien jeu de paume — en face d'un petit café qui n'a pas encore son heure de gloire. Le 18 avril …

Chassés par leurs voisins trop studieux du futur Institut de France, les Comédiens du Roi prennent leurs quartiers dans un ancien jeu de paume — en face d'un petit café qui n'a pas encore son heure de gloire.

Le 18 avril 1689, la troupe de la Comédie-Française inaugure sa nouvelle salle au 14 de la rue des Fossés-Saint-Germain-des-Prés. Au programme : Phèdre de Racine et Le Médecin malgré lui de Molière — les deux auteurs tutélaires de la maison, associés pour l'ouverture comme un double parrainage. La troupe elle-même est jeune : elle n'a que neuf ans. Louis XIV l'a créée en 1680 par fusion autoritaire des comédiens de l'Hôtel Guénégaud et de ceux de l'Hôtel de Bourgogne, avec pour mission de « rendre les représentations des comédies plus parfaites ».

Le déménagement n'a rien d'un choix artistique. Depuis 1680, la troupe joue à l'Hôtel de Guénégaud, rue Mazarine. Juste à côté, sur le quai de Conti, s'élève depuis peu le Collège des Quatre-Nations — fondation posthume de Mazarin ouverte en 1688, le bâtiment conçu par Le Vau face au Louvre, qui abrite aujourd'hui l'Institut de France. Les académiciens, les enseignants et les étudiants supportent mal le voisinage des comédiens : les entractes bruyants, les carrosses dans les rues étroites, la fréquentation peu recommandable qui encombre le quartier aux heures de spectacle. Les plaintes remontent. Dès juin 1687, Louis XIV tranche : la troupe doit déguerpir de l'Hôtel Guénégaud.

On cherche un lieu de repli. Le choix se porte, à quelques centaines de mètres de là, sur un ancien jeu de paume — celui de l'Estoile, construit en 1547 — rue des Fossés-Saint-Germain-des-Prés. L'emplacement est bon : faubourg animé mais encore à l'écart des grands flux, suffisamment éloigné du Collège pour ne plus gêner personne. La troupe achète le bâtiment et confie la transformation à François d'Orbay le Jeune, neveu et collaborateur du d'Orbay qui a travaillé avec Le Vau à Versailles et — précisément — au Collège des Quatre-Nations. Les travaux durent près de deux ans. Pendant ce temps, la troupe joue où elle peut, dans des salles provisoires. La nouvelle salle ouvre enfin le 18 avril 1689. Et pas n'importe laquelle : c'est la première salle italienne de Paris, à plan semi-elliptique, avec des galeries sur deux niveaux — une révolution architecturale qui servira de modèle aux théâtres français pendant un siècle.

La salle fonctionnera pendant exactement quatre-vingt-un ans. Quatre-vingt-un ans pendant lesquels elle voit passer à peu près tout ce que le théâtre français compte d'auteurs et d'acteurs : Regnard, Lesage, Marivaux, Voltaire, Beaumarchais. En face, au 13, un Italien nommé Francesco Procopio dei Coltelli a ouvert dès 1686 un établissement qui sert un produit encore nouveau — du café. La proximité est immédiate : les comédiens traversent la rue, les spectateurs aussi. Le Procope devient le vestibule informel du théâtre. Au XVIIIe siècle, on y croisera Voltaire, Diderot, Rousseau, Benjamin Franklin. Plus tard, Marat, Danton, Desmoulins. Le café deviendra un foyer révolutionnaire — mais c'est une autre histoire, qui commence précisément par cette adresse voisine et par cette installation d'avril 1689.

En 1770, la troupe part une fois encore. Les lieux sont jugés trop étroits, la salle vieillie, et l'on construit pour elle un théâtre neuf au faubourg Saint-Germain — le futur Odéon, qui ne sera achevé qu'en 1782. En attendant, la Comédie-Française se réfugie provisoirement dans la salle des Machines des Tuileries. La rue, elle, prend alors son nouveau nom : rue de l'Ancienne-Comédie. Les Parisiens préfèrent toujours nommer les choses par ce qu'elles ont été.

On passe aujourd'hui devant le 14 sans soupçonner qu'un théâtre s'y est tenu. Seule la plaque commémorative, et le nom de la rue, en gardent la trace.

Plaque de l'Ancienne Comédie Française,

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Événement
Événement
1944
19 mars 1944 — Demeure de Michel Leiris
p 60-61
Le 19 mars 1944, au 53 bis quai des Grands Augustins, Michel Leiris ouvre son appartement à une assemblée improbable. On y lit du théâtre — une pièce en six actes écrite par Picasso en quatre jours de janvier 1941, dans …

Le 19 mars 1944, au 53 bis quai des Grands Augustins, Michel Leiris ouvre son appartement à une assemblée improbable. On y lit du théâtre — une pièce en six actes écrite par Picasso en quatre jours de janvier 1941, dans le froid et le dénuement de l'Occupation. Le titre : Le Désir attrapé par la queue.

Albert Camus dirige la lecture. Sartre joue le Grand Pied, Beauvoir la Cousine, Queneau le bout rond, Dora Maar une des Tarts. Picasso est là, dans la salle, spectateur de sa propre œuvre. Georges Hugnet complète la distribution. Autour d'eux, une assistance que Leiris a soigneusement triée : des amis, des complices, quelques curieux — tous conscients que se tenir ainsi ensemble, à lire du surréalisme subversif sous nez allemand, est en soi un acte.

La pièce elle-même est délibérément hermétique — un carnaval absurde de personnages allégoriques, de faim, de froid et de désir, qui ne raconte rien de lisible et dit pourtant tout sur ce que c'est que de vivre à Paris en 1941. Picasso n'avait pas cherché à faire du théâtre jouable. Il avait cherché à écrire.

Ce soir du 19 mars, quai des Grands Augustins, à deux pas de l'atelier où il peint depuis 1936, la lecture dure plusieurs heures. Paris est occupé, le couvre-feu attend. Mais pendant ce temps-là, dans ce salon, la ville résiste à sa façon — en lisant du Picasso à voix haute.

Première rangée : Sartre, Camus, Michel Leiris, Jean Aubier. Debout : Lacan, Cécile Éluard, Pierre Reverdy, Louise «Zette» Leiris, Picasso, Zanie Campan , Valentine Hugo , Simone de Beauvoir, Brassaï

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Événement
1851
1851 — Café Belge
p 61
Café fréquenté par la "Bohèmes" et les grisettes, où fut lancée la tradition parisienne de la "soupe à l'oignon"
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Événement
1827
Événement
1828
1828 — Demeure de Charles Baudelaire
p 61
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Événement
1828
1828 — Maison d'enfance de Charles Baudelaire
p 61
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Événement
1658
1658 — Demeure de Jean Racine (chez son cousin Vitard)
p 61
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Événement
1862
22 novembre 1862 — Restaurant Magny/Réunions d'écrivains célibataires misogynes
p 61-62
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Événement
1779
1779 — Auberge du Cheval Blanc
p 61
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Événement
1821
9 avril 1821 — Maison natale de Charles Baudelaire
p 61
Charles Baudelaire naît le 9 avril 1821 au 13 rue Hautefeuille, dans le quartier Latin. La maison n'existe plus — elle a été rasée sous le Second Empire lors du percement du boulevard Saint-Germain. Une plaque décalée au …

Charles Baudelaire naît le 9 avril 1821 au 13 rue Hautefeuille, dans le quartier Latin. La maison n'existe plus — elle a été rasée sous le Second Empire lors du percement du boulevard Saint-Germain. Une plaque décalée au 17 rue Hautefeuille rappelle l'événement. L'emplacement exact correspond aujourd'hui au 106 boulevard Saint-Germain — cette artère haussmannienne qui a effacé le Paris où il était né.

Il y a quelque chose de juste là-dedans. Baudelaire est le poète de la ville en transformation, de la modernité qui détruit et engendre simultanément, de la beauté arrachée au transitoire. "La forme d'une ville change plus vite, hélas, que le cœur d'un mortel" — ce vers du Cygne, écrit en regardant le Paris que Haussmann démolissait, est peut-être le plus baudelairien qui soit.

Il perd son père à cinq ans, supporte le remariage de sa mère avec le général Aupick — officier rigide qu'il détestera toute sa vie — et commence à écrire. Paris est son territoire absolu : ses quais, ses cafés, ses prostituées, ses ivrognes, ses flâneurs, ses chiffonniers. Il le parcourt sans argent, endetté, souvent malade.

Les Fleurs du Mal paraissent en 1857. Le livre est aussitôt poursuivi pour outrage à la morale publique. Baudelaire est condamné, six poèmes sont censurés. Il mourra dix ans plus tard, à quarante-six ans, dans une maison de santé de la rue du Dôme, aphasique, ruiné, lucide.

Plaque commémorative de la naissance de Baudelaire, 17 rue Hautefeuille, Tangopaso, Wikimedia

Acte de naissance de Baudelaire

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Événement
1960
4 janvier 1960 — Demeure d'Albert Camus
p 62-63
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Événement
Événement
1891
13 mars 1891 — Demeure de Théodore de Banville
p 62
Mort du poète parnassien Théodore de Banville ; il organise les "dimanches de la rue de l'Éperon", de 1870 à 1880
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Événement
1840
1840 — Cabaret de La Bolée
p 63
![[Caveau de la Bolée|25-rue-de-l-hirondelle.WebHome@Caveau de la Bolée, rue de l'Hirondelle, Agence Rol, 1932 BnF.JPEG]]Le Caveau de la Bolée, Agence ROI, 1932. BnF![[Le cabaret artistique de la Bolée|25-rue-de-l-hirond …

Le Caveau de la Bolée, Agence ROI, 1932. BnF

Le cabaret artistique de la Bolée, dessin de A. Délage, s.d.

Bar à l’histoire singulière, situé au 25 rue de l’Hirondelle, il a porté plusieurs noms au fil des décennies : La Bolée, le Caveau de la Bolée, puis La Vénus Noire, en hommage à Jeanne Duval, la muse et compagne de Charles Baudelaire. Ce lieu discret, doté d’une cave voûtée remontant à la fin du XIIIe siècle, a vu défiler plusieurs générations d’artistes et de poètes, dont Charles Baudelaire et Jeanne Duval eux-mêmes, mais aussi Paul Verlaine, Oscar Wilde, Gabriele d’Annunzio et Arthur Rimbaud. Le bar est cité dans les mémoires littéraires et évoqué dans les récits de Francis Carco et Pierre Mac Orlan.

La date d’ouverture du cabaret reste incertaine mais vraisemblablement antérieure à 1850. En 2020, le lieu rouvre ses portes, adoptant désormais le nom "L’Hirondelle", en référence à sa rue d’implantation, dans le quartier Saint-Michel au cœur du VIe arrondissement de Paris. Mais sa reinaissance a été de courte durée et il a dû fermer ses portes en 2023.

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Événement
Événement
1912
1912 — Demeure de Blaise Cendrars/Siège des éditions "Les Hommes nouveaux"
p 63
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Événement
1948
1948 — Demeure de Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir/Comité de rédaction des "Temps modernes"
p 65
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Événement
1946
mai 1946 — Le Club du Lorientais//Club de Jazz
p 65
Luter et Vian animent le club de Jazz New Orleans du Lorientais
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Événement
1930
1930 — Café de Flore
p 66
Le Café de Flore, situé au 172 boulevard Saint-Germain à Paris, est un café emblématique du quartier de Saint-Germain-des-Prés, ouvert dans les années 1880. Il doit son nom à une statue de Flore, déesse romaine, qui se t …

Le Café de Flore, situé au 172 boulevard Saint-Germain à Paris, est un café emblématique du quartier de Saint-Germain-des-Prés, ouvert dans les années 1880. Il doit son nom à une statue de Flore, déesse romaine, qui se trouvait en face. Dès la fin du XIXe siècle, il devient un lieu de rencontre pour écrivains et intellectuels. Au XXe siècle, il est fréquenté par de nombreux auteurs majeurs, dont Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, André Breton, Jacques Audiberti et Jacques Prévert, qui y travaillent, débattent et écrivent. Le Café de Flore est associé à la naissance du surréalisme et à l’effervescence littéraire et philosophique de la rive gauche parisienne. Il conserve aujourd’hui son décor Art déco et reste un symbole de la vie intellectuelle parisienne.

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Événement
Événement
1931
Événement
1824
12 janvier 1824 — Demeure et atelier d'Eugène Delacroix
p 69
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Événement
1824
1824 — Demeure et atelier d'Eugène Delacroix
p 69
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Événement
1829
1829 — Couvent des Théatins (désaffecté)/Demeure et atelier d'Eugène Delacroix
p 69 & 73
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Événement
1944
1944 — Café "Le Bar Vert"
p 69
Le Bar Vert, ouvert en 1944 au 14 rue Jacob à Paris, fut le premier « bar américain » de la capitale, accessible toute la nuit, notamment pour les ouvriers des Messageries de la Presse Parisienne. Rapidement, il devint u …

Le Bar Vert, ouvert en 1944 au 14 rue Jacob à Paris, fut le premier « bar américain » de la capitale, accessible toute la nuit, notamment pour les ouvriers des Messageries de la Presse Parisienne. Rapidement, il devint un lieu de rencontre pour écrivains, journalistes, intellectuels et artistes de scène, dont Juliette Gréco, Roger Vadim, Isidore Isou, Gabriel Pomerand et Bernard Lucas, ce dernier en assurant la direction. Le Bar Vert se distingua par son ambiance littéraire et artistique : ses toilettes étaient ornées de graffitis littéraires, témoignant de l’esprit créatif et subversif de ses habitués. On pouvait y lire des phrases telles que « Demandez un arsenic-menthe pour apaiser votre soif d’éternité » ou « Un existentialiste est un homme qui a du Sartre sur les dents ». Ce lieu a contribué à l’effervescence culturelle de Saint-Germain-des-Prés à la Libération, avant que la scène ne se déplace vers d’autres établissements comme Le Tabou.

Sources

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Événement
1863
13 août 1863 — Demeure et atelier d'Eugène Delacroix (à partir de 1857)
p 69
Il avait fait entrer la couleur dans la peinture française comme d'autres avaient fait entrer la vapeur dans les machines : sans retour possible. Eugène Delacroix naquit le 26 avril 1798 à Charenton-Saint-Maurice. Il mou …

Il avait fait entrer la couleur dans la peinture française comme d'autres avaient fait entrer la vapeur dans les machines : sans retour possible.

Eugène Delacroix naquit le 26 avril 1798 à Charenton-Saint-Maurice. Il mourut le 13 août 1863 dans son appartement et atelier du 6 rue de Furstemberg, dans le 6e arrondissement, où il s'était installé en 1857 pour être près de l'église Saint-Sulpice, dont il achevait alors les grandes peintures murales. Il avait soixante-cinq ans.

Son œuvre couvre quarante ans de peinture française. Le Massacre de Chios (1824) et La Mort de Sardanapale (1827) l'avaient imposé comme le chef du Romantisme, contre l'Académie et contre Ingres. La Liberté guidant le Peuple (1830), achevée quelques mois après les journées de juillet, avait fait entrer dans la peinture la rue, le peuple et le fusil. Il avait voyagé au Maroc en 1832 et en avait rapporté une palette qui n'appartenait plus à la tradition française.

À Saint-Sulpice, entre 1858 et 1861, il avait peint trois grandes compositions murales dont La Lutte de Jacob avec l'Ange, dans la chapelle des Saints-Anges. Baudelaire, l'un de ses plus fidèles défenseurs, écrivit sur lui des pages décisives. Cézanne et Renoir déclarèrent tous deux leur dette envers sa couleur.

Il n'avait pas de descendants. Son atelier et son appartement de la rue de Furstemberg sont aujourd'hui le musée Delacroix, l'un des plus petits et des plus intenses musées de Paris.

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Événement
1851
1851 — Siège de la revue "La Revue des Deux Mondes" (créée le 1er août 1829)
p 70
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Événement
1955
1955 — Café Le Pré aux Clercs
p 70
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Événement
1849
1849 — Demeure de Charles-Augustin Sainte-Beuve
p 70
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Événement
1950
1950 — Demeure de Léo Larguier
p 70
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Événement
1661
décembre 1661 — Cabaret du Petit Maure/Enseigne remarquable
p 70-71
![[Marc-AntoineGérarddeSaint-Amantplaque-26ruedeSeine,Paris6.jpg|Marc-AntoineGérarddeSaint-Amantplaque-26ruedeSeine,Paris6.jpg]]Marc-Antoine Gérard de Saint-Amant; plaque avec inscription (en lettres majuscules) : Le poè …

Marc-Antoine Gérard de Saint-Amant; plaque avec inscription (en lettres majuscules) : Le poète Marc-Antoine Gérard de Saint-Amant né à Rouen en 1594 est mort dans cette maison le 29 décembre 1661, 26 rue de Seine, VIe arrondissement, Paris, France.

Saint-Amant meurt ici après avoir été roué de coups sur le Pont Neuf pour s'être moqué de Monsieur le Prince ; l'Académie l'avait chargé de répertorier les termes d'argot et du langage populaire.

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Événement
Événement
Événement
Date imprécise — Hôtel du Pont Royal/Séjour d'Alberto Moravia
p 71
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Événement
Événement
1900
30 novembre 1900 — Hôtel d'Alsace/Séjour d'Oscar Wilde
p 71
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Événement
1699
21 avril 1699 — Demeure de Jean Racine (à partir de 1692)
p 71-72
Il avait quitté le théâtre depuis douze ans. C'est dans le silence qu'il meurt, à deux pas de la scène où il avait régné. Le 21 avril 1699, Jean Racine s'éteint dans sa maison de la rue des Marais-Saint-Germain — aujourd …

Il avait quitté le théâtre depuis douze ans. C'est dans le silence qu'il meurt, à deux pas de la scène où il avait régné.

Le 21 avril 1699, Jean Racine s'éteint dans sa maison de la rue des Marais-Saint-Germain — aujourd'hui rue Visconti — au cœur du faubourg Saint-Germain. Il a cinquante-neuf ans. La cause officielle est un abcès au foie ; la cause profonde, personne ne la connaît vraiment. Depuis Phèdre, en 1677, Racine n'a plus rien donné au théâtre profane. Il s'est rangé, marié, est devenu historiographe du roi, père de sept enfants, dévot.

La rue des Marais est alors un ruban étroit entre les rues de Seine et Bonaparte, déjà vieux de trois siècles. Racine s'y est installé dans les années 1690 — probablement en 1692 — dans une maison appartenant à Mareschal, premier chirurgien de Louis XIV. Le quartier est celui des libraires, des imprimeurs, des théâtres : le jeu de paume de la rue Mazarine, où Molière a joué, est à quelques enjambées. Racine vit à l'ombre de ce qu'il a été.

Les dernières années sont marquées par un retour à Port-Royal, dont il avait été l'élève avant d'en devenir, par sa carrière mondaine, le fils ingrat. Il rédige un Abrégé de l'histoire de Port-Royal, inachevé, où perce le remords. La disgrâce auprès de Louis XIV — pour avoir, dit-on, évoqué trop librement la misère du peuple — assombrit ses derniers mois. La légende veut que le roi l'ait regardé mourir de loin, sans un geste.

Racine demande à être enterré à Port-Royal-des-Champs. Louis XIV y consent. En 1711, quand le roi fait raser l'abbaye — sa vieille ennemie janséniste —, les restes de Racine sont transférés à Saint-Étienne-du-Mont, où ils reposent encore, à côté de ceux de Pascal. Le poète des passions tragiques et le géomètre de l'infini, voisins pour l'éternité.

Rue Visconti, une plaque rappelle sa mémoire. Elle a longtemps été posée au mauvais numéro — le 26 au lieu du 24. La maison elle-même a disparu depuis longtemps. Mais la rue, l'une des plus étroites de Paris, a gardé son échelle du XVIIe siècle — et son silence.

Plaque de Racine 26 rue Visconti, Archives Paris révolutionnaire

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Événement
Événement
1832
Événement
1831
Événement
1867
1867
p 72
Passage dans lequel Zola situe la maison du crime de son roman
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Événement
1934
1934 — Demeure de Robert Desnos
p 72
Poète et Résistant, mort du typhus suite à sa déportation au camp de Térézin, en 1945
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Événement
1830
1 juillet 1830 — Atelier de Camille Corot
p 73
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Événement
Événement
1825
1825 — Demeure de Dominique Vivant Denon
p 73-74
Demeure de Dominique Vivant Denon, dessinateur et écrivain libertin ; auteur du "Déjeuner de Ferney" et de "Point de lendemain", organisateur du musée du Louvre
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Événement
1844
16 avril 1844 — Maison natale d'Anatole France
p 73
Librairie politique ancienne et moderne du père d'Anatole France, qui nait dans l'arrière-boutique
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Événement
1778
30 mai 1778 — Hôtel de Villette
p 73
Mort de François-Marie Arouet, dit Voltaire ; il va donner son nom au quai voisin
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Événement
1778
Événement
1867
14 janvier 1867 — Hôtel Boulleau/Demeure de Jean-Auguste-Dominique Ingres
p 73
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Événement
1856
juillet 1856 — Hôtel Voltaire/Demeure de Charles Baudelaire
p 74
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Événement
1883
1883 — Hôtel Voltaire/Demeure d'Oscar Wilde
p 74
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Événement
1972
Événement
Événement
1861
Événement
Événement
1918
9 novembre 1918 — Demeure de Guillaume Apollinaire (à partir de janvier 1913)
p 75
Mort du poète Guillaume Apollinaire ; victime de l'épidémie de grippe espagnole, injustement dénommée ainsi car venant en fait d'Amérique avec les contingents états-uniens. Nétant pas en guerre, l'Espagne seule publiait …

Mort du poète Guillaume Apollinaire ; victime de l'épidémie de grippe espagnole, injustement dénommée ainsi car venant en fait d'Amérique avec les contingents états-uniens. Nétant pas en guerre, l'Espagne seule publiait ses chiffres

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Événement
1960
24 novembre 1960 — Restaurant "Au Vrai Gascon"/Réunions de l'OuLiPo
p 75
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Événement
1960
1960 — Restaurant "Laborderie"/Réunions de l'OuLiPo
p 75
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Événement
1945
1945 — Hôtel Bochart de Saron/Siège de la maison d'édition Gallimard
p 76
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Événement
1930
1930 — Siège de la maison d'édition Gallimard
p 76
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Événement
1646
1646 — Hôtel Bochart de Saron/Demeure de Gédéon Tallemant des Réaux
p 76
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Événement
1897
16 décembre 1897 — Demeure d'Alphonse Daudet
p 76
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Événement
1921
1921 — Café du Dragon
p 77-78
Café fréquenté par les auteurs des éditeurs voisins, "Grassetiers" et "Gallimardeux"
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Événement
1921
1921 — Siège de la maison d'édition Gallimard
p 77-78
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Événement
1924
octobre 1924 — Hôtel de Bérulle/Bureau de recherches surréalistes (surnommé "La Centrale")
p 78
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Événement
Événement
1824
1824 — Demeure d'Alfred de Musset
p 78
Maison de jeunesse d'Alfred de Musset, qui vit avec sa mère et son frère ; il y écrit "La Nuit de mai" et "Contes d'Espagne et d'Italie"
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Événement
1821
1821 — Demeure de Victor Hugo (après la mort de sa mère)
p 78
Mansarde où demeure Victor Hugo à 19 ans ; il y écrit ses "Odes et Ballades"
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Événement
Date imprécise — Restaurant "À la petite Chaise"/Dîners du Crapouillot
p 78
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Événement
Date imprécise — Demeure de Jacques Copeau
p 79
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Événement
1913
23 octobre 1913 — Théâtre du Vieux Colombier (salle de 1905)
p 79-80
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Événement
1661
1661 — Demeure de Nicolas Boileau Despréaux
p 79
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Événement
Événement
1819
1819 — Abbaye aux Bois/Salon de Mme Récamier
p 80
Maison de repos laïque où Mme Récamier tint un salon célèbre
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Événement
1889
23 avril 1889 — Demeure de Jules Barbey d'Aurevilly (à partir de 1859)
p 81
Il portait des jabots de dentelle sous la Troisième République et recevait ses visiteurs dans une chambre qui servait aussi de cuisine. Le dernier des romantiques vivait comme un personnage de ses propres livres. Jules B …

Il portait des jabots de dentelle sous la Troisième République et recevait ses visiteurs dans une chambre qui servait aussi de cuisine. Le dernier des romantiques vivait comme un personnage de ses propres livres.

Jules Barbey d'Aurevilly meurt le 23 avril 1889 au 25 rue Rousselet, dans le petit appartement qu'il occupe depuis une trentaine d'années. Il a quatre-vingts ans. La cause est une hémorragie — le corps lâche, mais le personnage, lui, est resté intact jusqu'au bout : royaliste, catholique, provocateur, magnifique.

La rue Rousselet est une voie tranquille du faubourg Saint-Germain, entre l'École militaire et le boulevard des Invalides. L'appartement — premier étage, une pièce principale donnant sur le jardin des frères de Saint-Jean-de-Dieu — n'a rien d'un hôtel particulier. Barbey l'appelle son « tourne-bride de sous-lieutenant ». La chambre fait aussi office de cuisine. C'est là qu'il écrit, qu'il reçoit, qu'il règne sur un cercle de fidèles qui viennent écouter le vieux lion normand gronder contre son siècle.

Le Normand à Paris Barbey est arrivé à Paris en 1833, à vingt-quatre ans, depuis son Cotentin natal. Il n'en repartira jamais vraiment. Pendant un demi-siècle, il traverse les régimes — monarchie de Juillet, République, Empire, République encore — sans jamais s'y résigner. Dandy impénitent, il arpente les boulevards en habits d'un autre âge, jabot de dentelle, gilet rouge, canne à pommeau, saluant les bourgeois d'un air qui tient du mépris et de la bénédiction.

Son œuvre est à cette image : éclatante, dérangeante, inclassable. Les Diaboliques (1874), six nouvelles d'une cruauté élégante où le désir et la mort se confondent, lui valent un procès pour outrage aux mœurs — à soixante-six ans, sous la République des notaires. Un prêtre marié, L'Ensorcelée, Le Chevalier des Touches : ses romans sont des mondes clos, nocturnes, où la passion brûle sous la surface d'une société figée. La critique académique le tient à distance. Lui s'en moque — il préfère Balzac à Zola, Byron à Hugo, et le XVIIe siècle à tout le reste.

Critique littéraire féroce au Constitutionnel puis au Pays, il est redouté pour ses éreintements et adoré pour ses enthousiasmes. Il défend Baudelaire quand personne ne le lit. Il attaque le naturalisme avec une violence joyeuse. Il refuse l'Académie et le ruban — non qu'on les lui offre, d'ailleurs.

Au 25 rue Rousselet, après sa mort, sa secrétaire Louise Read veille sur l'appartement et la mémoire. Une plaque orne aujourd'hui la façade. Le jardin des frères, derrière le mur, est toujours là.

Plaque de commémoration de Jules Barbey d'Aurevilly, Archives Paris

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Événement
Événement
1857
août 1857 — Demeure de Charles Leconte de Lisle
p 83
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Événement
1897
1897 — Demeure de Julia Daudet
p 83
Mme Daudet maintient après la mort de son mari un salon très lié à l'Action Française
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Événement
Date imprécise — Demeure de la duchesse de Rohan
p 84
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Événement
1891
Événement
Événement
1929
1929 — Demeure de Marcel Duhamel/Phalanstère de la rue du Château
p 86
Lieu de rencontre des surréalistes ; phalanstère d'artistes animé, c'est le moins qu'on puisse dire, par "la bande à Prévert"
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Événement
1921
1921 — Cité d'artistes/Atelier de Joan Miró
p 87-88
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Événement
Événement
1877
31 mai 1877 — Atelier de Georges Becker
p 88
Représentation d'une pièce paillarde de Maupassant, intitulée "À la feuille de rose, maison Turque"
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Événement
1896
février 1896 — Pension Orfila/Demeure d'August Strindberg
p 89
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Événement
Événement
Événement
Événement
1912
1912 — Restaurant "La Closerie des Lilas"/Café des ombres
p 90
Paul Fort est élu "prince des poètes" ; il tient là ses "mardis littéraires"
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Événement
1924
Événement
1920
25 février 1920 — Restaurant "La Closerie des Lilas"
p 91
Le 25 février 1920, la Closerie des Lilas, au carrefour Vavin, n’est pas seulement un café de plus dans le Paris littéraire : c’est un ring. D’un côté, les dadaïstes emmenés par Tristan Tzara, fraîchement installé à Pari …

Le 25 février 1920, la Closerie des Lilas, au carrefour Vavin, n’est pas seulement un café de plus dans le Paris littéraire : c’est un ring. D’un côté, les dadaïstes emmenés par Tristan Tzara, fraîchement installé à Paris, entouré d’André Breton, Philippe Soupault et de leurs complices. De l’autre, des artistes et écrivains proches des cubistes dissidents de la « Section d’or », attachés à une avant‑garde plus construite, plus « sérieuse », qui voient dans Dada une agitation gratuite, une provocation sans œuvre.

La tension couvait depuis quelque temps déjà, à coups de manifestes, de tracts, de petites phrases dans les journaux et de soirées houleuses. À la Closerie, elle tourne à la bataille rangée : insultes, coups, verres qui volent, chaises renversées. On s’arrache des manifestes, on déchire des brochures, on règle des comptes esthétiques mais aussi de personnes. Car derrière les grands mots – « destruction », « construction », « esprit nouveau » – se jouent des rivalités d’ego, des questions de leadership sur la scène d’avant‑garde parisienne.

Pour les dadaïstes, il s’agit de pousser jusqu’au bout la logique de rupture : moquer les vieilles formes, refuser les systèmes, faire de l’art un geste de sabotage joyeux. Pour leurs adversaires du soir, cette radicalité tourne au nihilisme et menace de dissoudre tout ce qui a été patiemment conquis depuis le cubisme. La bagarre de la Closerie, avec ses airs de rixe de café, condense cette opposition : d’un côté ceux qui veulent tout dynamiter, de l’autre ceux qui entendent garder un socle, même bouleversé.

L’épisode, devenu presque légendaire, marque aussi un tournant. Peu après, Breton et Soupault, puis d’autres, infléchiront le geste dada vers ce qui deviendra le surréalisme : moins la provocation pure que la construction d’un nouveau territoire poétique, nourri de rêve, d’inconscient et d’écriture automatique. La soirée du 25 février 1920, avec ses éclats et ses coups, ressemble rétrospectivement à une scène de rupture entre deux âges de l’avant‑garde.

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Événement
1910
1910 — Restaurant "La Closerie des Lilas"
p 91
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Événement
1925
2 juillet 1925 — Restaurant "La Closerie des Lilas"/Banquet en l'honneur de Saint-Pol Roux
p 91
On avait organisé un dîner littéraire. On avait oublié d'inviter la littérature. Le 2 juillet 1925, la Closerie des Lilas accueille un banquet en l'honneur de Saint-Pol-Roux. Le vieux poète symboliste, retiré en Bretagne …

On avait organisé un dîner littéraire. On avait oublié d'inviter la littérature.

Le 2 juillet 1925, la Closerie des Lilas accueille un banquet en l'honneur de Saint-Pol-Roux. Le vieux poète symboliste, retiré en Bretagne depuis des années, est de passage à Paris. Les Nouvelles Littéraires ont organisé la soirée : tables mises, discours prévus, beau monde littéraire convoqué boulevard du Montparnasse.

Les surréalistes sont là aussi. Breton, Aragon, Éluard, Leiris, Desnos — toute la bande est à Montparnasse ce soir-là. Depuis quelques mois, le groupe a viré sa cuti politique : la guerre du Rif bat son plein au Maroc, Abd el-Krim tient tête à l'armée française et espagnole, et les surréalistes ont choisi leur camp — celui du colonisé contre le colonisateur. Paris littéraire, lui, préfère ne pas s'encombrer de ce genre de considérations.

L'incident part de rien, comme souvent. Rachilde — Marguerite Eymery, auteure respectée, figure du Tout-Paris — lâche à table qu'une Française ne peut décemment pas épouser un Allemand. La remarque nationaliste fait mouche. Les surréalistes bondissent. Les insultes fusent. Michel Leiris se penche à la fenêtre, hurle quelque chose d'incendiaire en direction de la rue. Les convives scandalisés ripostent. Des verres volent. Des tables basculent. La police intervient. Leiris est jeté dehors — littéralement.

Le lendemain, les journaux s'indignent. Les surréalistes, eux, publient en juillet leur manifeste La Révolution d'abord et toujours ! — une trentaine de signatures, un soutien explicite à Abd el-Krim, un appel à en finir avec « la civilisation occidentale ». La soirée de la Closerie était moins un dérapage qu'une déclaration de guerre.

Saint-Pol-Roux rentra en Bretagne. En juin 1940, des soldats allemands défoncèrent sa maison de Camaret-sur-Mer, tuèrent sa servante et agressèrent sa fille. La guerre que Rachilde ne voulait pas voir arriva chercher le vieux poète symboliste jusque chez lui.

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Événement
1909
1909 — Institut d'Art et d'Archéologie/Bibliothèque Jacques Doucet
p 92
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Événement
1880
1880 — Demeure d'Alphonse Daudet (et de sa femme Julia)
p 92
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Événement
1892
1892 — Statue de Balzac commandée par Zola en 1892 érigée en 1939
p 92-93
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Événement
1927
1927
p 93
Lieu de rencontre de nombreux peintres et artistes ; la Rotonde (103), le Dôme (108), le Select (99), la Coupole (102)
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Événement
1928
6 novembre 1928 — Bar de La Coupole
p 93-94
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Événement
1928
1928 — Demeure de Roger Gilbert-Lecomte/Demeure de Roger Vailland
p 94
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Événement
1928
1928 — Bar du Château/Réunions du groupe du Grand Jeu
p 94
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Événement
Événement
1930
14 février 1930 — Boîte de Nuit le "Maldoror" (ouverte pour le nouvel an 1929)
p 95-96
Un soir de Saint‑Valentin, ce n’est pas une histoire d’amour qui s’écrit, mais une déclaration de guerre littéraire. Sur le fond d'une dispute entre courants surréalistes, le 14 février 1930, une boîte de nuit parisienne …

Un soir de Saint‑Valentin, ce n’est pas une histoire d’amour qui s’écrit, mais une déclaration de guerre littéraire. Sur le fond d'une dispute entre courants surréalistes, le 14 février 1930, une boîte de nuit parisienne baptisée « Maldoror » devient la cible d’un petit commando surréaliste – André Breton, Louis Aragon, Elsa Triolet, René Char, Yves Tanguy, Georges Sadoul – furieux de voir le titre fétiche de Lautréamont transformé en simple enseigne à la mode. Pour eux, les Chants de Maldoror ne sont pas un décor chic, mais un texte de rupture, incompatible avec les banquettes de velours et les cocktails mondains.

Ce soir‑là, ils se présentent au « Maldoror » sans intention de danser. Leur objectif est clair : dénoncer la récupération commerciale d’un symbole de révolte poétique. La protestation prend vite la forme d’une intervention musclée : invectives contre la direction, slogans contre la bourgeoisie nocturne, perturbation de la soirée, échanges vifs avec le service et les clients. "Nous sommes les invités du compte de Lautrémont" crie Breton en ouvrant la casse. L’action est brève, mais suffisamment spectaculaire pour marquer les esprits. Robert Desnos se trouvait dans la boîte cette nuit‑là et prit part à la bagarre, cette fois aux côtés des clients plutôt que de ses anciens compagnons surréalistes.

L’épisode s’inscrit dans la série d’actions directes menées par les surréalistes à cette époque : irruptions dans les salles de cinéma, attaques contre les institutions culturelles jugées réactionnaires, refus que l’avant‑garde serve de vitrine à un mode de vie qu’ils combattent. En visant cette boîte de nuit, ils défendent à la fois un auteur, Lautréamont, et une idée : les signes de la révolte ne sont pas des marques déposées pour nuits branchées.

Au passage, cette affaire rappelle une tension toujours actuelle : dès qu’un geste artistique devient référence, il est tenté d’être récupéré, adouci, vendu. Le « commando Maldoror » rappelle bruyamment que certaines œuvres ont été écrites pour ébranler l’ordre, pas pour l’ambiancer.

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Événement
1906
1906 — Théâtre de la Gaîté Montparnasse
p 96
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Événement
Événement
Date imprécise — Guinguette des Îles Marquises
p 96
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Événement
Événement
Événement
1898
1898 — Atelier 17/Demeure d'Eugène Atget
p 97
Le 17 bis rue Campagne-Première, dans le 14e arrondissement de Paris, fut à partir de 1898 la demeure du photographe Eugène Atget, qui y vécut jusqu’à sa mort en 1927. Ce lieu, situé au cœur du quartier Montparnasse, éta …

Le 17 bis rue Campagne-Première, dans le 14e arrondissement de Paris, fut à partir de 1898 la demeure du photographe Eugène Atget, qui y vécut jusqu’à sa mort en 1927. Ce lieu, situé au cœur du quartier Montparnasse, était proche de la Cité des Artistes, un ensemble d’ateliers ayant accueilli de nombreux créateurs majeurs du XXe siècle. Atget y réalisa une grande partie de son œuvre documentaire sur Paris, vendant ses photographies à des artistes et institutions. Dans les années 1920, il y rencontra des figures de l’avant-garde comme Berenice Abbott et Man Ray, qui contribuèrent à la reconnaissance posthume de son travail. Le quartier fut également un point de rencontre pour des artistes tels qu’Alberto Giacometti et Max Ernst, qui fréquentaient la Cité des Artistes voisine. L’adresse est ainsi associée à la vie artistique intense de Montparnasse et à la transmission du patrimoine visuel de Paris.

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Événement
1933
septembre 1933 — Demeure d'Antonin Artaud
p 97-98
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Événement
Événement
1937
1937 — Demeure et atelier de Chaïm Soutine
p 97
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Événement
1934
1934 — Demeure d'Henry Miller (chez Michael Fraenkel en 1931)
p 97-98
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Événement
Date imprécise — Demeure de Marcel Gromaire
p 98
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Événement
1932
1932 — Demeure de Salvador Dali (avec Gala)
p 98
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Événement
1932
1932 — Demeure de Jacques et Simone Prévert (dans le même immeuble que Léo Malet)
p 98
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Événement
Événement
Date imprécise — Rue Blottière (disparue, face au passage de Gergovie)
p 98
Lieu où se situe le roman de Léo Malet "Les Rats de Montsouris"
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Événement
1911
1911 — Demeure de Joseph Henri Rosny aîné
p 99
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Événement
Événement
Événement
1310
1 juin 1310
p 101
Une femme a écrit un livre sur l’amour de Dieu, en français, et continue de le faire lire malgré l’interdiction. L’Inquisition la condamne : elle est brûlée en place de Grève, avec son livre. On ne sait presque rien de M …

Une femme a écrit un livre sur l’amour de Dieu, en français, et continue de le faire lire malgré l’interdiction. L’Inquisition la condamne : elle est brûlée en place de Grève, avec son livre.

On ne sait presque rien de Marguerite Porete, sinon son livre et son procès. Elle est née vers 1250 dans le comté de Hainaut, probablement à Valenciennes ; même son nom est incertain : les actes l’appellent « Marguerite dite Porete », d’un mot qui désigne un petit oignon. Elle appartient au mouvement des béguines, très vivant en Flandre : des femmes pieuses qui se vouent à Dieu et aux bonnes œuvres, sans forcément vivre en communauté ni obéir à une règle. Elle-même se dit « béguine errante ».

Elle a écrit, en langue d’oïl et non en latin, un livre dont le titre résume la pensée : Le Miroir des simples âmes anéanties et qui seulement demeurent en vouloir et désir d’amour. Il présente l’amour de l’âme touchée par Dieu et fait dialoguer, en allégories, l’Amour et la Raison. Ses adversaires y voient une démarche qui se passe de l’Église comme institution, relativise les sacrements et rejette la morale.

Une première fois, l’évêque de Cambrai fait brûler un exemplaire du livre sur la place d’Armes de Valenciennes et le déclare hérétique. Marguerite continue pourtant de le faire circuler. L’évêque de Châlons, où elle réside sans doute alors, la dénonce à l’inquisiteur du royaume de France, le dominicain Guillaume de Paris. Celui-ci consulte l’université de Paris : une commission de théologiens examine une quinzaine d’extraits du livre ; des canonistes se prononcent sur le comportement de l’accusée, qui doit être jugée relapse, pour avoir bravé la première condamnation. Réunissant les deux avis, l’inquisiteur condamne à la fois le livre et son autrice, et la livre au bras séculier.

Le 1er juin 1310, elle est brûlée vive en place de Grève, au pied de la croix dressée sur huit marches devant la Maison aux Piliers, que la municipalité achètera en 1357 et où s’élève aujourd’hui l’Hôtel de Ville. Son livre brûle avec elle. Les Grandes Chroniques de France rapportent la mort de cette « béguine clergesse », qui « avoit trespassée et transcendée l’escripture devine » et avait tenu, sur le sacrement de l’autel, des paroles « contraires et préjudiciables ». Elles viennent de raconter le supplice des Templiers brûlés « vers le moulin saint Antoine » : la même année, le roi et l’Inquisition font taire ceux qu’ils jugent hérétiques.

Avec elle s’ouvre la longue liste des exécutions de la place de Grève, qui verra mourir, au fil des siècles, Anne du Bourg, la Brinvilliers, la Voisin, Cartouche, Ravaillac ou Damiens.

Manuscrit ouvert : deux pages d’écriture gothique, avec des notes dans la marge

Sa condamnation nourrit, en 1312, un canon du concile de Vienne contre l’« hérésie du Libre-Esprit », dont les historiens ont montré qu’elle n’existait guère que dans l’esprit de ceux qui la condamnaient. Et le livre survit : on le lit en latin, en italien, en moyen anglais, et, en français, dans une copie du milieu du XVe siècle ; trois pages du texte original ont été retrouvées récemment dans un manuscrit de Valenciennes. Maître Eckhart l’a peut-être connu. En 2024, le Conseil de Paris a donné le nom de Marguerite Porete à une place du 4e arrondissement, à quelques pas de l’ancienne Grève.

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Événement
1060
1060
p 102-103
Logettes d'écrivains publics autour de l'église St Jacques la Boucherie, dont celle d'écrivain-juré de Nicolas Flamel
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Événement
Événement
1947
1947 — Centre géographique de Paris
p 103
Selon Alexandre Arnoux, écrivain et membre de l'Académie Goncourt, le lampadaire situé à hauteur du chevet de l'église Saint-Germain-l'Auxerrois marquerait le centre de gravité de Paris. Pour étayer cette affirmation, il …

Selon Alexandre Arnoux, écrivain et membre de l'Académie Goncourt, le lampadaire situé à hauteur du chevet de l'église Saint-Germain-l'Auxerrois marquerait le centre de gravité de Paris. Pour étayer cette affirmation, il décrit l'expérience suivante : on découpe un plan de Paris, incluant les bois de Vincennes et de Boulogne, puis on le suspend par différents points de son périmètre à un clou auquel est également fixé un fil à plomb. En traçant les positions successives du fil, on constate que toutes les lignes obtenues se croisent devant le chevet de Saint-Germain-l'Auxerrois. (Source: Alexandre Arnoux, France-Illustration littéraire et théâtrale, n° 5, juillet 1947.)

Si cette théorie littéraire demeure populaire, l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN) situe quant à lui officiellement le centre géographique de Paris à la pointe de l'île de la Cité, place Dauphine, selon la méthode scientifique Affholder de 1980 qui calcule le centre de gravité des surfaces sur un ellipsoïde.

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Événement
1848
1848 — Café Momus
p 103
Rencontres des artistes des Scènes de la vie de bohème de Murger
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Événement
1622
15 janvier 1622 — Pavillon des singes/Maison natale de Molière
p 104
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Événement
1620
1620 — Fausse maison natale de Molière
p 104
Prétendue maison natale de Monsieur "de" Molière, ornée d'un buste et d'une inscription qui donne une date fausse également
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Événement
1750
1750 — Café fréquenté par les philosophes des Lumières
p 104-105
Rédaction de l'Encyclopédie, dont le premier tome parut en juillet 1751
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Événement
1647
1647 — Hôtel de Roannès ou Roannez
p 105
Demeure de l'inventeur, avec Blaise Pascal, des carrosses à 5 sols : anc^tres des "Omnibus", en 1662. Ils périclitèrent après la décision royale de les interdire aux gens du peuple, leur faisant perdre une partie de leur …

Demeure de l'inventeur, avec Blaise Pascal, des carrosses à 5 sols : anc^tres des "Omnibus", en 1662. Ils périclitèrent après la décision royale de les interdire aux gens du peuple, leur faisant perdre une partie de leur clientèle

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Événement
1647
23 septembre 1647 — Hôtel de Roannès ou Roannez
p 105
Pascal présente sa machine arithmétique chez son ami le duc de Roannès
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Événement
1635
juin 1635 — Demeure de Blaise Pascal
p 105-106
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Événement
1902
1902 — Maison d'enfance de Robert Desnos
p 106
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Événement
1913
1913 — Demeure de Robert Desnos
p 106
Maison de jeunesse de Robert Desnos ; une chambre de bonne au 6ème
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Événement
1832
6 juin 1832 — Demeure d'Arsène (héros du roman de George Sand)
p 107-108
Demeure d'Arsène, héros ouvrier qui s'enfuit par les toits lors de l'insurrection de 1832 dans le roman "Horace", que George Sand écrivit en 1842 ; elle ne fut pas toujours par la suite du côté des "héros ouvriers"
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Événement
1407
1407 — Maison de Nicolas Flamel/Plus vieille maison de Paris
p 107
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Événement
1674
1674 — Demeure de Jean Chapelain
p 107
Mort du poète Jean Chapelain, chargé par Richelieu de dresser le plan du dictionnaire ; il organisa le dictionnaire par ordre de racines, ce qui le rendait inutilisable
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Événement
1808
22 mai 1808 — Maison natale de Gérard de Nerval
p 107
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Événement
1832
6 juin 1832 — Barricade rue de la Chanverrerie (Chanvrerie)/Barricade en 1832/Cabaret du père Hucheloup
p 108
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Événement
1854
1854 — Pavillons des Halles
p 108-109
Construction des pavillons des Halles, seconde construction à Paris réalisée en métal. Les "Forts des Halles" étaient la plus ancienne corporation parisienne, fondée par Louis IX en 1250. "Le Ventre de Paris" selon Émile …

Construction des pavillons des Halles, seconde construction à Paris réalisée en métal. Les "Forts des Halles" étaient la plus ancienne corporation parisienne, fondée par Louis IX en 1250. "Le Ventre de Paris" selon Émile Zola

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Événement
1718
1718 — Hôtel de Beaufort/Banque de Law
p 108
Installation de la banque générale de John Law, expert en agiotage ; l'Hôtel deviendra par la suite un bordel ; un lieu décidément voué à des activités peu honorables
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Événement
1832
6 juin 1832 — Auberge de l'Escargot Couronné/Cabaret Corinthe
p 109
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Événement
1199
1199
p 109
Plus vaste cimetière de Paris jusqu'au 18ème siècle, mais aussi lieu marchand
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Événement
1199
1199
p 109
Plus vaste cimetière de Paris jusqu'au 18ème siècle, mais aussi lieu marchand
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Événement
1770
24 juin 1770 — Hôtel du Grand Esprit ou du Saint-Esprit/Demeure de Jean-Jacques Rousseau (avec Thérèse Levasseur)
p 110-111
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Événement
1774
28 décembre 1774 — Demeure de Jean-Jacques Rousseau
p 110-111
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Événement
1741
1741 — Hôtel de Vins/Demeure de la famille Dupin/Cadran solaire
p 110-111
En 1741, Jean-Jacques Rousseau, alors peu connu, entre au service de la famille Dupin à Paris, au 68 rue Jean-Jacques Rousseau. Il y occupe brièvement le rôle de précepteur pour le fils de Madame Dupin, Jacques-Armand, p …

En 1741, Jean-Jacques Rousseau, alors peu connu, entre au service de la famille Dupin à Paris, au 68 rue Jean-Jacques Rousseau. Il y occupe brièvement le rôle de précepteur pour le fils de Madame Dupin, Jacques-Armand, pendant huit jours, en attendant l’arrivée d’un nouveau tuteur. Par la suite, Rousseau devient secrétaire de Madame Dupin, participant à la rédaction et à la recherche pour ses projets littéraires, notamment une défense des droits des femmes au XVIIIe siècle. Madame Dupin, femme d’influence et d’esprit, est alors mariée à Claude Dupin, mais entretient une relation étroite avec Louis Dupin de Francueil, qui partage avec Rousseau un intérêt pour la musique. Le séjour de Rousseau dans cette maison marque une étape importante dans sa carrière intellectuelle, lui permettant de fréquenter des cercles influents de la société parisienne. La cour de la demeure comporte un cadran solaire, élément architectural typique de l’époque.

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Événement
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1790
avril 1790 — Demeure de Donatien Aldonse François de Sade
p 112
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Événement
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Date imprécise — La Maison du chat-qui-pelote (boutique de drapier)
p 113
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Événement
1920
23 janvier 1920 — Salle du Palais des Fêtes/Réunions de la revue "Littérature"
p 113-114
Première matinée du mouvement Dada autour de la revue "Littérature" : les "vendredis" de Littérature
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Événement
1798
1798 — Passage du Caire/Façade style égyptien
p 115
Plus long et plus ancien passage couvert de Paris ; 370 m ; canular du "nez de Bouginier"
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Événement
1870
1870 — Siège de la maison d'édition "de la Lune de l'Éclipse et du Croissant"
p 116-117
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Événement
1250
1250
p 116
La Cour des miracles de la rue Neuve St Sauveur, appelée le "royaume d'Argot", était dominée par le grand Coësre, ou le Ragot sous Henri II. Elle est démantelée par La Reynie en 1667
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Événement
1250
1250
p 116
La Cour des miracles de la rue Neuve St Sauveur, appelée le "royaume d'Argot", était dominée par le grand Coësre, ou le Ragot sous Henri II. Elle est démantelée par La Reynie en 1667
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Événement
1840
2 avril 1840 — Maison natale d'Émile Zola
p 116
Émile Zola naît le 2 avril 1840 au 10 rue Saint-Joseph, au quatrième étage, dans un quartier de petits commerçants et d'artisans du 2e arrondissement. Son père, Francesco Zola, est un ingénieur d'origine vénitienne qui m …

Émile Zola naît le 2 avril 1840 au 10 rue Saint-Joseph, au quatrième étage, dans un quartier de petits commerçants et d'artisans du 2e arrondissement. Son père, Francesco Zola, est un ingénieur d'origine vénitienne qui mourra trois ans plus tard en laissant la famille dans une situation précaire. Sa mère, Émilie Aubert, est française. Il a le double sang de l'observateur — étranger et natif à la fois.

Il grandit à Aix-en-Provence, revient à Paris à dix-huit ans, y connaît la misère, les greniers froids, la faim. Il entre chez Hachette comme employé, commence à écrire. En 1871, il est journaliste pendant la Commune, témoin des barricades et du feu. Ce Paris-là — ses chantiers haussmanniens, ses marchés, ses mines, ses cafés, ses bouges, ses grands magasins — il en fait la matière de vingt romans.

Les Rougon-Macquart, cette fresque en vingt volumes sur "l'histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire", est une entreprise sans précédent dans la littérature française : cartographier la société entière, des mines du Nord aux Halles de Paris, du monde paysan aux coulisses de la Bourse, en suivant les ramifications d'une hérédité à travers les classes sociales. Germinal, Nana, L'Assommoir, Au Bonheur des Dames — Paris est à la fois décor et personnage.

En 1898, il publie J'Accuse dans L'Aurore — lettre ouverte au président de la République pour défendre Dreyfus. Il risque sa liberté. Il choisit quand même.

Plaque apposée sur la maison natale d'Émile Zola (1840-1902) au n° 10 de la rue Saint-Joseph, Mu - Wikimedia

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Événement
Date imprécise — Restaurant "Au Rocher de Cancale"/Restaurant "de la Baleine" (en 1787)
p 116
Restaurant fréquenté par de nombreuses personnalités, et par les personnages de la Comédie humaine
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Événement
1854
1854 — Caserne du Prince Eugène/Caserne Vérines
p 118
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Événement
1873
1873 — Demeure de la famille Proust
p 118-119
Maison d'enfance de Marcel Proust où il demeure encore à 30 ans
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Événement
1871
10 juillet 1871 — Maison natale de Marcel Proust (appartenant à son oncle Louis Weil)
p 118
À Auteuil, ce soir de juillet, on veille un nouveau-né qu'on croit à peine viable. Paris, lui, enterre encore ses morts. Il est près de onze heures et demie du soir, ce 10 juillet 1871, au 96 de la rue La Fontaine. C'est …

À Auteuil, ce soir de juillet, on veille un nouveau-né qu'on croit à peine viable. Paris, lui, enterre encore ses morts.

Il est près de onze heures et demie du soir, ce 10 juillet 1871, au 96 de la rue La Fontaine. C'est la résidence d'été de Louis Weil, grand-oncle maternel de l'enfant — à Auteuil, le quartier garde encore des airs de village. Jeanne Weil, épouse du docteur Adrien Proust, met au monde un garçon si faible que le père, médecin pourtant, craint qu'il ne passe pas la nuit. Il la passera, et cinquante et une années encore. Il s'appelle Marcel.

On oublie volontiers de quel Paris cet enfant hérite. Six semaines plus tôt s'achevait la Semaine sanglante : l'armée versaillaise avait repris la ville rue par rue et fusillé des milliers de communards, jusque contre le mur du Père-Lachaise. Quand Marcel naît, les cours martiales siègent encore, les Tuileries fument. Le futur poète du temps retrouvé vient au monde dans une ville qui vient de perdre le sien — et son œuvre sera l'élégie des salons du Faubourg Saint-Germain, ce monde-là même que les insurgés venaient de vouloir abolir.

Pourquoi Auteuil ? La tradition biographique a sa réponse : les Proust auraient fui les troubles pour se mettre à l'abri chez l'oncle Weil. On raconte que le docteur faillit être atteint par une balle pendant les combats, et que sa femme ne s'en remit jamais tout à fait — de quoi expliquer, dit-on, l'asthme qui rongera l'enfant.

L'histoire est belle ; elle demande prudence. L'historienne Michèle Audin l'a rappelé : les combats avaient cessé dans l'ouest parisien dès la fin mai, et Marcel naît un bon mois et demi plus tard, dans une Auteuil redevenue paisible. Quant à la mère, elle sortait d'une famille aisée qui n'avait guère manqué de pain. Le « refuge » tient sans doute autant du roman familial que du fait établi — ce qui, s'agissant de la naissance de Proust, ne manque pas de sel.

De la maison de Louis Weil, il ne reste rien. Vendue puis démolie en 1897, elle céda la place à des immeubles bientôt rasés pour percer l'avenue Mozart. Marcel y avait passé ses étés d'enfance, dans ce jardin d'Auteuil où l'on aime situer les premières sensations — l'aubépine, l'eau, les odeurs — qui feront la matière de la Recherche.

Aujourd'hui, une plaque au 96 rue Jean-de-La-Fontaine — la rue a changé de nom en 2004 — signale la naissance de l'écrivain à l'emplacement d'une maison qui n'existe plus, sur une façade qu'il n'a jamais vue, dans une rue qui ne porte plus le nom qu'il a connu. On ne saurait rêver hommage plus proustien : un lieu de mémoire dont l'objet s'est entièrement dérobé.

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Événement
1854
1854 — Rue Transnonain (subsistent quelques numéros impairs)
p 118
Percement des rues Beaubourg et Turbigo dans le but stratégique explicite de supprimer un "quartier des émeutes et des barricades"
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Événement
1900
1900 — Demeure de Marcel Proust
p 119
Marcel Proust habite avec ses parents, puis avec sa mère seule ; ce sera le modèle de l'Hôtel de Guermantes
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Événement
1893
7 avril 1893 — Restaurant Maxim's (d'abord un rendez-vous de cochers)
p 119
Ouverture du restaurant Maxim's à l'emplacement de la boutique du glacier Imoda
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Événement
Événement
1900
Événement
1816
Événement
1907
1907 — Hôtel Ritz
p 120
Marcel Proust reçoit ses amis au Ritz ; il y organise un dîner en l'honneur de Gaston Calmette
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Événement
1869
1869 — Opéra Garnier
p 121-122
Construction de l'Opéra Garnier ; au dessus d'une nappe phréatique qui a suscité la légende d'une rivière souterraine, popularisée par Gaston Leroux et son Fantôme de l'Opéra
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Événement
1920
1920 — Café Le Gaya/Groupe des Six (dîners du samedi)
p 121
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Événement
Événement
Date imprécise — Opéra Garnier/Société de gramophones
p 122
Les voix des grands chanteurs, enregistrées pour la postérité, sont déposées dans une urne
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Événement
1883
1883 — Au Bonheur des Dames
p 122-123
Lieu où Zola situe le magasin du roman "Au Bonheur des dames"
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Événement
1903
28 octobre 1903 — Café de Paris
p 122-123
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Événement
1914
Événement
1762
1762 — Hôtel d'Épinay/Demeure de Mme d'Épinay/Séjour de Melchior Grimm
p 123
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Événement
Événement
1790
novembre 1790 — Demeure de Donatien Aldonse François de Sade
p 124
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Événement
1784
31 juillet 1784 — Hôtel de Bezons/Demeure de Denis Diderot (14 jours avant sa mort)
p 124
Catherine II, la tsarine de Russie lui avait loué un appartement plus accessible pour lui épargner l'escalier de la rue Taranne. Il y mourut quatorze jours après s'y être installé. L'auteur de l'Encyclopédie finissait sa …

Catherine II, la tsarine de Russie lui avait loué un appartement plus accessible pour lui épargner l'escalier de la rue Taranne. Il y mourut quatorze jours après s'y être installé. L'auteur de l'Encyclopédie finissait sa vie dans une location payée par un despote éclairé.

Denis Diderot était arrivé à Paris en 1728, fils d'un coutelier de Langres, pour y suivre des études de philosophie. En 1784, il en était à sa cinquante-sixième année de vie parisienne. Il avait coordonné vingt-huit volumes de l'Encyclopédie, passé trois mois à Vincennes sous les verrous, rompu avec Rousseau, correspondu avec Voltaire, Grimm et d'Alembert. Les portes de l'Académie française lui étaient restées fermées, bloquées par les dévots qui n'avaient pas pardonné l'Encyclopédie.

En 1765, Catherine II de Russie avait racheté sa bibliothèque pour quinze mille livres, lui laissant la charge d'en rester le conservateur jusqu'à sa mort, avec un traitement de bibliothécaire. Diderot était allé la remercier à Saint-Pétersbourg en 1773-1774. À son retour, il vivait rue Taranne, dans ce qui est aujourd'hui le 6e arrondissement, dans un appartement dont les escaliers devenaient difficiles à gravir pour le vieux philosophe.

Le baron Grimm, représentant de Catherine à Paris, fit louer à l'été 1784 un appartement de plain-pied plus commode, au 39 rue de Richelieu, non loin de la Bibliothèque royale. L'hôtel de Bezons, comme on l'appelait, était dans l'actuel 1er arrondissement. Diderot s'y installa autour du 17 juillet 1784.

Le 31 juillet, à table, il mourut. Il avait soixante-dix ans.

Il fut inhumé en l'église Saint-Roch, rue Saint-Honoré. Ses restes furent dispersés à la Révolution. L'Encyclopédie, elle, survécut.

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Événement
1673
17 février 1673 — Maison du tailleur Baudelet/Demeure de Molière (à partir de 1672)
p 124
Mort de Molière après une attaque survenue au Petit Cardinal, lors de la 4ème représentation du "Malade imaginaire" Le 17 février 1673, Molière vit une de ces soirées où la scène et la vie se confondent dangereusement. I …

Mort de Molière après une attaque survenue au Petit Cardinal, lors de la 4ème représentation du "Malade imaginaire"

Le 17 février 1673, Molière vit une de ces soirées où la scène et la vie se confondent dangereusement. Il joue pour la quatrième fois Le Malade imaginaire au théâtre du Palais‑Royal, dans le rôle d’Argan, alors qu’il est lui‑même miné par une affection pulmonaire, amaigri, épuisé. Au cours de la représentation, pris de violentes quintes de toux et de crachements de sang, il vacille mais insiste pour terminer la pièce, refusant qu’on interrompe le spectacle.

Ce n’est donc pas « sur scène » qu’il meurt, mais peu après, dans sa maison de la rue de Richelieu, au 40 actuel, anciennement maison du tailleur Baudelet, qu’il occupe depuis 1672. Transporté du Petit‑Cardinal (salle du Palais‑Royal) à sa demeure, il y succombe vers dix heures du soir, entouré de quelques proches, avant même que puisse être appelée une assistance médicale efficace.

La bâtisse, issue des lotissements du Palais‑Cardinal de Richelieu, est alors une maison de rapport relativement récente, dont Baudelet, maître tailleur, a été un propriétaire notable avant Molière. Située « vis‑à‑vis de la fontaine, du côté qui donne sur le jardin du Palais‑Royal », elle offre au dramaturge un logement commode, à quelques pas seulement de son théâtre.

La mort de Molière dans cette maison nourrit très tôt la légende : on imagine le comédien expirant en costume, confondant son agonie avec celle d’Argan. Les recherches érudites du XIXᵉ siècle, notamment celles d’Auguste Vitu sur la « maison mortuaire », permettent de préciser l’adresse, l’histoire du bâtiment et son intégration dans le tissu issu des opérations immobilières de Richelieu. Aujourd’hui encore, la façade et l’escalier de l’immeuble, classés monuments historiques, rappellent ce dernier domicile où s’achève la vie de Jean‑Baptiste Poquelin, devenu Molière.

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Événement
1817
14 juillet 1817 — Demeure de Mme de Staël
p 124
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Événement
1826
1826 — Galerie Colbert/Passage du Trésor
p 125
Construction de la galerie Colbert ; restaurée par Adrien Blanchet en 1990
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Événement
1826
1826 — Galerie Colbert/Passage du Trésor
p 125
Construction de la galerie Colbert ; restaurée par Adrien Blanchet en 1990
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Événement
1822
1822 — Hôtel des Lillois/Demeure de Giuditta Pasta/Demeure de Stendhal
p 125
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Événement
Événement
1828
1828 — Hôtel de Valois/Demeure de Stendhal
p 125
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Événement
1868
1868 — Bibliothèque nationale/Salle des Imprimés
p 125
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Événement
1899
1899 — Maison d'enfance de Louis-Ferdinand Céline/Le "passage des Bérésinas"
p 126
Céline passe son enfance dans le passage Choiseul, où sa mère tient un commerce de dentelles : le "passage des Bérésinas" du "Voyage au bout de la nuit"
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Événement
1864
1864 — Boutique d'Alphonse Lemerre (maison d'édition fondée en 1862)
p 126
Maison d'édition et lieu de rencontres de poètes ; édite les premières œuvres de Verlaine
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Événement
1866
1866 — Boutique de Lemerre (éditeur des poètes parnassiens)
p 126
Naissance du mouvement du Parnasse ; siège de la revue "l'Art"
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Événement
1794
1794 — Lycée des Arts/Demeure de Chamfort
p 132-133
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Événement
1826
1826 — Galeries de Bois (construites en 1784, détruites en 1826)/Camp des Tartares
p 132
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Événement
1852
Événement
1792
1792 — Café des Aveugles/Caveau du Sauvage
p 133
Rendez-vous des Sans-culottes pendant la Révolution ; l'établissement affichait la devise : "Ici on s'honore du titre de citoyen, on se tutoie et on fume"
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Événement
1784
1784 — Théâtre d'ombres chinoises et de marionnettes de Séraphin
p 134
Célèbre théâtre d'ombres chinoises érotiques ; représentations vantant les "mérites" de Philippe d'Orléans
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Événement
Événement
1762
1762 — Premier Café de la Régence (fondé en 1681, rendez-vous des joueurs d'échecs)
p 135-136
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Événement
Événement
1837
1837 — Parfumerie "La Reine des roses" (de César Birotteau)
p 135
Parfumerie de César Birotteau, à l'enseigne de "La Reine des Roses" ; dans le roman éponyme de Balzac
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Événement
1717
1717 — Demeure et salon de Mme de Tencin (enclavée dans le couvent de la Conception)
p 135
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Événement
1841
1841
p 136
Peut-être la rue ayant servi de modèle à Edgar Poe pour sa "rue Morgue"
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Événement
1845
5 juillet 1845
p 136
Le 5 juillet 1845, la police entre dans une chambre du passage Saint-Roch, dans le 1er arrondissement. Elle y trouve Victor Hugo et Léonie Biard — née Léonie d'Aunet, vingt-cinq ans, épouse du peintre François-Auguste Bi …

Le 5 juillet 1845, la police entre dans une chambre du passage Saint-Roch, dans le 1er arrondissement. Elle y trouve Victor Hugo et Léonie Biard — née Léonie d'Aunet, vingt-cinq ans, épouse du peintre François-Auguste Biard. Flagrant délit d'adultère. Le commissaire hésite, puis laisse partir Hugo. Il a invoqué son immunité.

Trois mois plus tôt — le 13 avril 1845 — Louis-Philippe l'avait nommé pair de France. La Chambre des pairs n'est pas seulement législative : elle est judiciaire. Un pair ne peut être arrêté ni jugé par la police ordinaire. Hugo rappelle le principe. Le commissaire comprend. Le poète repart. Léonie est conduite à la prison Saint-Lazare.

L'affaire a sa mécanique propre. Léonie avait demandé la séparation de corps d'avec Biard. Pour l'obtenir à ses conditions, le mari l'avait fait suivre — dans le seul but de la surprendre en adultère. Le Code Napoléon y pourvoit : l'adultère féminin est passible de deux ans de prison et d'amende. L'adultère masculin n'est poursuivi que s'il est commis au domicile conjugal. Le passage Saint-Roch n'est le domicile de quiconque. Hugo ne risquait donc presque rien, même sans la pairie. La pairie lui a simplement épargné le commissariat.

Léonie passe deux mois à Saint-Lazare, puis six mois dans un couvent des Augustines. Adèle Hugo lui rend visite dans le couvent — soulagée, selon les chroniqueurs, de voir une rivale de Juliette Drouet ainsi neutralisée. Louis-Philippe, de son côté, accorde une commande au peintre Biard pour calmer son courroux. Tout le monde s'arrange. Léonie perd la garde de ses deux enfants.

Elle retrouvera la plume. En 1854, sous son nom de naissance, elle publie Voyage d'une femme au Spitzberg — le récit de l'expédition arctique à laquelle elle avait participé seize ans plus tôt, première femme à atteindre ces latitudes. Des romans suivront. Hugo, en exil à Jersey après le coup d'État de 1851, lui enverra régulièrement de l'argent.

Dans Voyage d'une femme au Spitzberg, il n'est pas question du passage Saint-Roch.

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Événement
Événement
Événement
Événement
1855
Événement
1851
1851 — Hôtel de la Païva (modèle de l'Hôtel particulier de Nana dans le roman de Zola)
p 140
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1884
1884 — Demeure et second salon de la comtesse de Loynes
p 140-141
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Événement
1850
18 août 1850 — Folie Beaujon/Hôtel de Balzac/Demeure d'Honoré de Balzac (à partir de 1847)
p 142-143
Victor Hugo sonne à la porte ; un domestique lui dit que Monsieur est en train d'agoniser. La maison du 14 rue Fortunée, dans le 8e arrondissement (aujourd'hui 22 rue Balzac), Honoré de Balzac l'avait achetée, rénovée, m …

Victor Hugo sonne à la porte ; un domestique lui dit que Monsieur est en train d'agoniser.

La maison du 14 rue Fortunée, dans le 8e arrondissement (aujourd'hui 22 rue Balzac), Honoré de Balzac l'avait achetée, rénovée, meublée avec soin pendant des années, en vue d'un retour d'Ukraine qui n'avait cessé d'être repoussé. Il avait tapissé les pièces, rempli les armoires, accroché aux murs des tableaux de maîtres, disposé des bibelots rares. Il attendait Eveline.

Balzac est né le 20 mai 1799 à Tours. Dès les années 1830, il avait entrepris ce qu'il appelait la Comédie humaine : une somme de quatre-vingt-dix romans et nouvelles voulant représenter la société française dans toute son épaisseur, du paysan au banquier, de la provinciale à la courtisane parisienne. Dumas, Hugo et lui sont les trois géants de la fiction du XIXe siècle français. Mais Balzac travaillait comme un forçat, quinze heures par jour, la nuit souvent, au café noir, s'endettant pour acheter tout ce que ses personnages possédaient, se ruinant autant qu'il gagnait.

En 1832, il avait reçu une lettre d'une inconnue, signée « L'Étrangère ». C'était Eveline Hanska, comtesse polonaise mariée à un riche propriétaire ukrainien. S'ensuivit une correspondance de dix-huit ans, entrecoupée de voyages en Ukraine. Quand le comte mourut en 1841, ils parlèrent enfin de mariage. Mais les obstacles s'accumulèrent. Ce n'est qu'en mars 1850, à Berdychiv, que la cérémonie eut lieu.

Balzac revint à Paris en mai 1850. Il était méconnaissable : hydropique, atteint d'une maladie de cœur grave, une gangrène commençant à ronger sa jambe, à moitié aveugle. Il s'installa rue Fortunée. Il avait cinquante et un ans.

Victor Hugo lui rendit visite dans la nuit du 17 au 18 août. Il trouva un homme qui agonisait, entouré des chefs-d'œuvre qu'il ne pouvait plus voir. Balzac mourut le 18 août 1850. Hugo prononça l'oraison funèbre au Père-Lachaise, là où la statue de Rodin le représente plus tard, le dos voûté, le regard fixé sur la ville qu'il avait passé sa vie à dépeindre.

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Événement
1919
Événement
1885
22 mai 1885 — Demeure de Victor Hugo (à partir de 1881, au n° 50 de l'avenue selon son acte de décès. Visage d'Hugo sculpté au fronton du porche)
p 143
Mort de Victor Hugo ; l'avenue portait déjà son nom depuis 1881. On décide à cette occasion de rendre le Panthéon aux grands hommes ; mais pas encore des grandes femmes... Mort également de Juliette Drouet le 11 mai 1883
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Événement
1929
1929 — Demeure de Marie Laure de Noailles
p 143-144
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Événement
1945
20 juillet 1945 — Demeure de Paul Valéry (à partir de 1902)
p 144
Il vivait dans une rue à son nom depuis 1937 — distinction posthume accordée de son vivant, ce qui était déjà, peut-être, une façon de lui signifier qu'il était entré dans l'histoire. Au 40 de la rue Paul Valéry, dans le …

Il vivait dans une rue à son nom depuis 1937 — distinction posthume accordée de son vivant, ce qui était déjà, peut-être, une façon de lui signifier qu'il était entré dans l'histoire.

Au 40 de la rue Paul Valéry, dans le 16e arrondissement, Paul Valéry meurt le 20 juillet 1945. Il a soixante-treize ans. La rue s'appelait autrefois rue de Villejust ; elle fut rebaptisée en son honneur en 1937, alors qu'il y vivait encore. Valéry déclara ne pas savoir s'il devait s'en réjouir.

Il était né en 1871 à Sète, au bord de la Méditerranée. Paris l'avait pris très tôt : il y arriva dans les années 1890, fréquenta Mallarmé, travailla vingt ans dans le silence, puis publia en 1917 La Jeune Parque, long poème d'une difficulté voulue, salué comme un événement. Le Cimetière marin parut en 1920, Charmes en 1922. Académicien depuis 1925, professeur au Collège de France à partir de 1937, il était devenu l'une des figures tutélaires des lettres françaises.

La guerre le trouva à Paris, dans son appartement du 16e. Il n'émigra pas, n'écrivit rien de compromettant. À l'enterrement d'Henri Bergson en janvier 1941, il prononça un éloge que Vichy n'avait pas commandé et qui sonna, dans le silence de l'Occupation, comme une discréte résistance.

Il mourut deux mois après la capitulation de l'Allemagne. De Gaulle ordonna des obsèques nationales ; le cercueil traversa Paris en cortège. Paul Valéry fut enterré à Sète, dans le Cimetière marin qu'il avait immortalisé : « Ce toit tranquille, où marchent des colombes, / Entre les pins palpite, entre les tombes. »

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Événement
1922
18 novembre 1922 — Demeure de Marcel Proust (à partir de 1919)
p 144
Refuge de Marcel Proust, chassé du boulevard Haussmann ; il mourra ici
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Événement
1857
Événement
1875
1875 — Demeure de Gustave Flaubert (après la ruine de sa nièce)
p 145
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Événement
Date imprécise — Demeure de Mathilde-Létizia Wilhelmine Bonaparte
p 145-146
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Événement
1869
1869 — Demeure de Gustave Flaubert/Dîners des auteurs sifflés
p 145 & 164
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Événement
1868
1868 — Demeure de Mathilde-Létizia Wilhelmine Bonaparte (dîners du mercredi)
p 145-146
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Événement
1894
1894 — Demeure de Pierre Louÿs
p 148-149
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Événement
1752
1752 — Demeure de François Mussard/Séjour de Jean-Jacques Rousseau
p 148
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Événement
1917
Événement
1841
1841 — Maison de Balzac/Demeure d'Honoré de Balzac/Musée Balzac
p 149-150
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Événement
Événement
1853
1853 — Hôtel de la princesse de Lamballe/Clinique du docteur Blanche
p 150
Clinique psychiatrique du docteur Blanche ; où séjournent Gérard de Nerval en 1853-1854, et Gounod en 1857
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Événement
1893
6 juillet 1893 — Hôtel de la princesse de Lamballe/Clinique du docteur Meuriot
p 150
Clinique psychiatrique du docteur Meuriot, où meurt Guy de Maupassant en 1892
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Événement
1666
Événement
1685
1685 — Demeure de Nicolas Boileau Despréaux
p 151
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Événement
1868
19 septembre 1868 — Demeure des frères Goncourt (ils reçoivent dans leur “Grenier”)
p 151-152
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Événement
1796
1796
p 154
Rendez vous sous le Directoire des émigrés de retour de Coblentz, et référence à l'exil de Louis XVIII, réfugié à Gand en Belgique, origine du mot "gandins" désignant la jeunesse dorée
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Événement
Date imprécise — Café Tortoni/Lieu de rencontres politiques et littéraires
p 155-156
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Événement
Date imprécise — Café Tortoni
p 155-156
Lieu de rencontres littéraires et poétiques, mais aussi politiques, sous le Second Empire
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Événement
1888
1888 — Café Riche/Quartier général du Boulangisme
p 156
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Événement
1837
1837 — Café Le Divan Le Peletier/Café du Divan
p 156
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Événement
1829
1829 — Hôtel de Novilos (de 1760)/Cénacle romantique d'Alfred Tattet
p 156
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Événement
Date imprécise — Maison Dorée (restaurant)
p 156
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Événement
1857
octobre 1857 — Café Riche (fondé en 1791, ancien Hôtel de La Borde)
p 156
Restaurant fréquenté par de nombreux écrivains et artistes ; lieu de rencontres des opposants au régime
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Événement
1830
3 janvier 1830 — Siège du journal "Le National"
p 156
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Événement
Événement
1867
1867 — Demeure de Lautréamont
p 160
Chambre d'hôtel d'Isidore Ducasse, alias comte de Lautréamont, auteur des "Chants de Maldoror", mort à 24 ans
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Événement
1869
octobre 1869 — Demeure de Lautréamont
p 160
Demeure d'Isidore Ducasse, alias comte de Lautréamont ; pseudonyme inspiré par Latréaumont, personnage de roman, lui-même inspiré d'un personnage réel qui tenta de renverser Louis XIV
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Événement
1866
Événement
Événement
1866
1866 — Salon de Mme de Ricard
p 163
Les poètes parnassiens se rencontrent dans le salon de la Marquise de Ricard
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Événement
1894
1894 — Salon-atelier de Madeleine Lemaire (elle habite au 32)
p 163
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Événement
1851
1851 — Demeure de Paul Verlaine (le n° 2 est parfois cité par erreur)
p 164-165
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Événement
1875
1875 — Demeure de Stéphane Mallarmé
p 165-166
Chapelle salon de Stéphane Mallarmé ; il y organise "les mardis de Stéphane Mallarmé"
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Événement
Date imprécise — Café d'Orient
p 167
Lieu de rencontres des Symbolistes, qui y constituent une opposition aux Parnassiens
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Événement
1879
1879 — Cabaret du Père Lathuille/Barrière de Clichy
p 168-169
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Événement
Événement
1843
1843 — Pont de l'Europe (poutres métalliques de la Gare St Lazare)
p 168
Vestige des poutres métalliques du Pont de l'Europe qui ont inspiré plusieurs peintres ; dont Monet pour ses "Gare St Lazare" et Caillebotte pour "le Pont de l'Europe"
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Événement
1922
janvier 1922 — Demeure d'André Breton
p 170-171
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Événement
1925
1925 — Café Le Cyrano/Quartier général des Surréalistes
p 170
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Événement
1925
1925 — Café Le Cyrano/Quartier général des Surréalistes
p 170
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Événement
1933
1933 — Demeure de Jehan-Rictus (de 1914 à sa mort)
p 170
Mort du poète Jehan-Rictus, qui finit sa vie dans la misère
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Événement
1893
1893 — Cabaret des Quat'z'Arts (créé par François Trombert)
p 172-173
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Événement
1902
29 septembre 1902 — Demeure d'Émile Zola (à partir de septembre 1889)
p 172
Une cheminée bouchée, un homme mort dans son lit, une femme qui survit : quatre ans après avoir sauvé Dreyfus, Zola meurt d'un accident que personne n'a jamais pu vraiment expliquer. Émile Zola meurt dans la nuit du 28 a …

Une cheminée bouchée, un homme mort dans son lit, une femme qui survit : quatre ans après avoir sauvé Dreyfus, Zola meurt d'un accident que personne n'a jamais pu vraiment expliquer.

Émile Zola meurt dans la nuit du 28 au 29 septembre 1902 au 21 bis de la rue de Bruxelles, dans le 9e arrondissement, où il vit depuis 1889. Il a soixante-deux ans. La cause officielle est l'asphyxie par oxyde de carbone : le conduit de la cheminée de la chambre était obstrué. Sa femme Alexandrine, dans le même lit, survit de justesse.

L'enquête conclut à l'accident. Les experts vérifient la cheminée et constatent l'obstruction. Ils ne parviennent pas à expliquer comment elle s'est produite. Des expériences sont conduites avec des cobayes, qui ne meurent pas. Le doute s'installe immédiatement.

Zola était devenu, quatre ans plus tôt, l'homme le plus haï de France par les milieux nationalistes et antisémites. Le 13 janvier 1898, il avait publié dans L'Aurore une lettre ouverte au président Félix Faure : "J'accuse." Le texte, écrit en une nuit, accusait nommément les officiers de l'état-major d'avoir sciemment condamné un innocent, le capitaine Dreyfus, et couvert le vrai coupable. Il valut à Zola un procès, une condamnation, un exil en Angleterre. Il fit basculer l'Affaire : la révision devint inévitable, et Dreyfus sera réhabilité en 1906.

Les nationalistes ne le lui pardonnèrent jamais. Sa maison fut menacée, ses livres brûlés, sa personne insultée quotidiennement dans la presse de droite. En 1953, cinquante et un ans après sa mort, le journal Libération publia le témoignage recueilli auprès d'un fumiste parisien nommé Henri Buronfosse, militant d'extrême droite, qui aurait avoué avant de mourir avoir bouché la cheminée de Zola par vengeance politique. Le témoignage est indirect et n'a jamais pu être vérifié. Il n'a jamais été réfuté non plus.

Ses obsèques ont lieu au cimetière de Montmartre. Anatole France prononce l'éloge funèbre : "Il fut un moment de la conscience humaine." Dreyfus, encore officiellement coupable, y assiste. Zola sera transféré au Panthéon en 1908 ; le jour de la cérémonie, un journaliste nationaliste tirera deux coups de revolver sur Dreyfus, le blessant au bras.

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Événement
1880
1880 — Cabaret Le Lapin Agile (à Gill)/Cabaret des Assassins (à l'origine, en 1860)/Cabaret "À ma Campagne" (en 1886)
p 173
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Événement
1885
29 avril 1885 — Cabaret Le Mirliton (dans la salle du premier Chat Noir)
p 173
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Événement
1876
1876 — Café de la Nouvelle Athènes (ouvert en 1870)
p 173
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Événement
1852
octobre 1852 — Demeure de Charles Baudelaire
p 173
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Événement
1881
Événement
1887
23 septembre 1887 — Bal de la Boule Noire (fermé en 1880)/Caf'conc' La Cigale (à partir de 1887)
p 174
Caf'conc' célèbre dans l'entre deux guerres ; Mistinguett y fit ses débuts
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Événement
1876
1876 — Débit de boisson du père Colombe (dans l'Assommoir)
p 174-175
Lieu où Zola situe le café du père Colombe dans l'Assommoir
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Événement
1940
Événement
1890
1890 — Demeure de Georges Moinaux dit Courteline
p 176
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Événement
1885
1885 — Demeure de Georges Moinaux dit Courteline
p 176
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Événement
Événement
Date imprécise — Café La Potinière (dit "Chez Georges")/Café Le Sabot Rouge
p 177
Café fréquenté par Marcel Aymé ; d'où il observait la société en jouant des parties de dominos qui rassemblaient le "Tout Montmartre"
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Événement
Date imprécise — Café-restaurant Bouscarat
p 177
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Événement
1943
1943 — Demeure de Marcel Aymé et du "Passe-Muraille"
p 177
Lieu où demeure le personnage du "Passe-Muraille", dans le roman éponyme de Marcel Aymé
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Événement
1830
1830 — Demeure d'Alphonse Karr (ancien Tivoli désaffecté)
p 178
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Événement
Événement
1907
1907 — Demeure de Max Jacob
p 178
Max Jacob a la vision de la tête du christ qu'il entoure sur le mur de sa chambre ; il se convertit au catholicisme ; l'histoire ne dit pas ce qu'il avait bu ou fumé
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Événement
1908
1908 — Le Bateau-lavoir/Place Émile Goudeau
p 178
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Événement
1883
1883 — La Maison du Trappeur (ex fabrique en bois de pianos construite)/Atelier d'Auguste Renoir/Le Bateau-lavoir
p 178
Renoir peint "Danse à la ville" et "Danse à la campagne". Le nom de "bateau-lavoir" a été donné au lieu par Max Jacob, en référence à la structure des fameuses constructions établies sur les berges de la Seine
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Événement
1828
1828 — Château des Brouillards (de 1772)/Maquis de Montmartre
p 179
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Événement
Événement
1904
1904 — Château des Brouillards/Demeure de Léon Bloy
p 179-180
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Événement
1805
1805 — Folie Sandrin (de 1774)
p 179
Maison de santé psychiatrique où Gérard de Nerval fut interné en mars 1841
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Événement
1840
1840 — Palais Botherel/Demeure de Théophile Gautier
p 179
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Événement
1941
février 1941 — Demeure de Louis-Ferdinand Destouches dit Céline
p 180
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Événement
1903
1903 — Cabaret "le Rendez-vous des Voleurs"/Cabaret des Assassins/Cabaret du Lapin Agile
p 180
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Événement
1885
1885 — Atelier d'Henri de Toulouse-Lautrec
p 181
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Événement
1894
Événement
Date imprécise — Demeure de Félix Fénéon
p 181
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Événement
1917
24 juin 1917 — Conservatoire Renée Maubel/Théâtre Maubel-Galabru
p 181
Représentation des "Mamelles de Tirésias" ; dont le programme, réalisé par Guillaume Apollinaire, porte la première mention du "Sur-réalisme"
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Événement
1899
1899 — Hôtel du Poirier/Demeure de Pierre Mac Orlan
p 181
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Événement
1844
15 octobre 1844 — Demeure et atelier d'Eugène Delacroix
p 182
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Événement
1861
1861 — Hôtel Austin/Demeure d'Alphonse Daudet
p 183
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Événement
1848
1848 — Demeure d'Heinrich Heine
p 183
Chambre misérable où le poète allemand Heinrich Heine passe ses dernières années
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Événement
1885
Événement
Événement
1833
Événement
1856
1856 — Demeure d'Ernest Renan/Musée de la Vie romantique
p 185
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Événement
1842
1842 — Demeure de Frédéric Chopin/Square d'Orléans
p 185
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Événement
1858
15 juin 1858 — Demeure d'Ary Scheffer (depuis 1830)/Musée de la Vie romantique
p 185
Mort du peintre Ary Scheffer, qui recevait dans son salon le Tout-Paris artistique de l'époque
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Événement
1822
1822
p 185
Quartier d'artistes sous la Restauration et le Second Empire ; dont le nom fut donné par le Journal des débats
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Événement
1847
août 1847 — Escalier de l'immeuble de Mme Marliani
p 185-186
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Événement
1860
1860 — Brasserie des Martyrs (tenue par Monsieur Bourgeois)
p 186-187
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Événement
Événement
1898
18 avril 1898 — Demeure et atelier de Gustave Moreau (à partir de 1852 ; musée depuis 1903)
p 186
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Événement
1846
juin 1846
p 186
Rencontre de Gustave Flaubert et Louise Colet dans l'atelier du sculpteur James Pradier
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Événement
1891
Événement
1838
1838 — Demeure de Rodolphe (dans les "Mystères de Paris")/Loge de concierge de Monsieur Pipelet
p 188-189
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Événement
Événement
1862
1862 — Demeure de Jean Valjean (son dernier refuge)
p 189
Demeure de Jean Valjean et de Cosette après qu'ils aient fui la rue Plumet ; le n° 7 rue de l'Homme Armé n'existait pas, la rue s'arrêtait au n° 5, actuel 31 rue des Archives
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Événement
1715
Événement
1762
17 juin 1762 — Demeure de Crébillon père (à partir de 1741)
p 190
Mort du dramaturge Prosper Jolyot de Crais-Billon, dit Crébillon père, précurseur du "Grand Guignol". Il avait donné des cours à Giacomo Casanova
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Événement
1660
1660 — Demeure de Paul Scarron (à partir de 1654)
p 190
Mort du poète et dramaturge Paul Scarron, auteur du "Roman comique"
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Événement
1660
1660 — Demeure de Paul Scarron (à partir de 1654)
p 190
Mort du poète et dramaturge Paul Scarron, auteur du "Roman comique"
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Événement
Événement
1639
1639 — Hôtel de Loménie de Brienne/Demeure de Marion Delorme
p 191
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Événement
1626
6 février 1626 — Maison natale de Mme de Sévigné
p 191
Le 6 février 1626, Marie de Rabutin-Chantal, la future Madame de Sévigné, naît dans un hôtel particulier de la place Royale, actuelle place des Vosges, au cœur du Marais parisien. L’édifice, situé à l’emplacement aujourd …

Le 6 février 1626, Marie de Rabutin-Chantal, la future Madame de Sévigné, naît dans un hôtel particulier de la place Royale, actuelle place des Vosges, au cœur du Marais parisien. L’édifice, situé à l’emplacement aujourd’hui compris entre le 1 bis place des Vosges et le 11 bis rue de Birague, appartient à sa famille maternelle. La place Royale est alors l’un des ensembles urbains les plus prestigieux de la capitale, récemment aménagé sous le règne d’Henri IV puis de Louis XIII, et lieu de résidence d’une partie de l’aristocratie de cour.

La naissance de Marie intervient dans un milieu nobiliaire lié à la haute magistrature et à la dévotion catholique. Son père, Celse-Bénigne de Rabutin, est gentilhomme bourguignon, tandis que sa mère, Marie de Coulanges, appartient à une famille de robe influente. Orpheline très tôt, la future marquise de Sévigné grandit entre Paris et la Bourgogne, mais garde un lien fort avec ce quartier du Marais, cœur social et mondain de la noblesse parisienne au XVIIe siècle. C’est depuis ce monde aristocratique, formé dans les hôtels particuliers et les salons du Marais, qu’elle deviendra l’une des grandes épistolières de la littérature française, connue sous le nom de Madame de Sévigné.

Plaque Place des Vosges Naissance de Madame de Sévigné  - Archives Paris révolutionnaire

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Événement
1867
1867 — Hôtel d'Angoulême/Hôtel de Lamoignon/Demeure d'Alphonse Daudet
p 192-193
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Événement
1828
1828 — Demeure de Théophile Gautier (chez ses parents)
p 192
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Événement
Événement
Date imprécise — Demeure d'André Pieyre de Mandiargues
p 193
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Événement
1844
Événement
Événement
1789
4 juillet 1789 — Prison de la Bastille
p 196
Le 2 juillet 1789, le marquis de Sade se poste à la fenêtre de sa cellule dans la tour Liberté, sixième étage, et harangue le faubourg Saint-Antoine à travers un entonnoir de tôle qu'il a fabriqué lui-même. Sa voix porte …

Le 2 juillet 1789, le marquis de Sade se poste à la fenêtre de sa cellule dans la tour Liberté, sixième étage, et harangue le faubourg Saint-Antoine à travers un entonnoir de tôle qu'il a fabriqué lui-même. Sa voix porte loin. Il crie que l'on égorge les détenus à l'intérieur. Le quartier s'agite. Les passants s'arrêtent. Le gouverneur Bernard-René Jordan de Launay, affolé, écrit dans la journée au ministre : il faut transférer « cet être qu'on ne peut soumettre » sans délai.

Le 4 juillet, Sade doit partir. Il est à la Bastille depuis cinq ans, transféré là depuis Vincennes en 1784 par lettre de cachet signée de Louis XVI, sur plainte de sa belle-mère. Cinq ans qu'il a mis à profit : des centaines de volumes dans sa cellule, des manuscrits, des cahiers. Et dissimulé dans une fente du mur, un rouleau de papier d'une douzaine de mètres : Les Cent Vingt Journées de Sodome, rédigé en minuscules caractères sur des feuilles collées bout à bout.

On lui laisse peu de temps pour rassembler ses affaires. Le rouleau reste dans le mur.

Sade est conduit à Charenton, maison de santé tenue par les frères de la Charité, au bord de la Marne. Il écrira plus tard avoir pleuré « des larmes de sang » sur ce manuscrit qu'il croit perdu à jamais. Il passera vingt-cinq ans à Charenton, où le père de Coulmiers, directeur bienveillant convaincu des vertus thérapeutiques du spectacle, lui laissera organiser des représentations théâtrales avec les pensionnaires — des mises en scène qui feront scandale dans tout Paris.

Dix jours après le transfert, le 14 juillet, la Bastille tombe. La foule envahit les cellules, pille les salles, fouille les recoins. Dans la cellule du sixième étage, quelqu'un trouve le rouleau. Launay, lui, est tué par la foule dans la journée — celui qui avait signé l'ordre de transfert.

Le manuscrit passe de mains en mains — collectionneurs, marchands, bibliophiles à travers l'Europe — avant d'être publié pour la première fois en 1904, à Berlin, par un psychiatre allemand. Sade était mort en 1814 en demandant dans son testament que les traces de sa tombe « disparaissent de dessus la surface de la terre ». Les Cent Vingt Journées, elles, ne disparaissent pas.

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Événement
1992
Événement
Date imprécise — Café Le Mazet/Café philosophique
p 197
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Événement
Date imprécise — Café Le Relais Jussieu/Café philosophique
p 197
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Événement
Date imprécise — Café Le Pont 9/Café philosophique
p 197
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Événement
Date imprécise — Café Le Relais des Arts/Café philosophique
p 197
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Événement
Date imprécise — Café L'Escholier/Café philosophique
p 197
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Événement
Événement
Événement
1880
1880 — Banc au milieu du boulevard Bourdon
p 198
Rencontre de Bouvard et Pécuchet au début roman éponyme de Gustave Flaubert ; son dernier
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Événement
1824
1824 — Bibliothèque de l'Arsenal (surnommée la "Boutique du romantisme")
p 199
Le Cénacle romantique, constitué dès 1827 autour de Victor Hugo, désigne un groupe d’écrivains et de poètes réunis pour promouvoir le renouveau littéraire du romantisme en France. Le terme « cénacle » fait référence à la …

Le Cénacle romantique, constitué dès 1827 autour de Victor Hugo, désigne un groupe d’écrivains et de poètes réunis pour promouvoir le renouveau littéraire du romantisme en France. Le terme « cénacle » fait référence à la salle où Jésus réunit ses disciples, soulignant la dimension quasi mystique de ce cercle. Le groupe se réunissait dans divers lieux parisiens, parmi lesquels la bibliothèque de l'Arsenal. Sous l’impulsion de Charles Nodier, celle-ci avait dès 1824 ouvert son salon aux écrivains, dont Victor Hugo, qui formeront bientôt le Cénacle romantique. Aux côtés de Hugo, le Cénacle rassemblait des figures majeures telles que Charles-Augustin Sainte-Beuve, Eugène Devéria, Gérard de Nerval, Anaïs Ségalas, Louise Colet et Félix Arvers. Le Cénacle visait à défendre la liberté de l’art, à rompre avec les conventions classiques et à affirmer une nouvelle esthétique littéraire. Les discussions portaient sur la poésie, l’histoire, l’émotion et l’individualité artistique. Ce mouvement a joué un rôle central dans l’affirmation du romantisme français, influençant durablement la littérature et la culture du XIXe siècle.

Le cénacle romantique, estampe, 1895

Bibliothèque de l'Arsenal

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Événement
1824
1824 — Bibliothèque de l'Arsenal/Appartement de fonction de Charles Nodier
p 199
Charles Nodier, conservateur de la bibliothèque de l'Arsenal, réunit chez lui les auteurs romantiques
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Événement
1911
1911
p 202
Lieu des exploits de Fantômas où se réunit la "Bande des Ténébreux" ; Fleur de Rogue, Mort Subite...
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Événement
1888
12 septembre 1888 — Maison natale de Maurice Chevalier
p 202
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Événement
1924
1924 — Parc des Buttes Chaumont/Pont des Suicidés
p 202
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Événement
1822
1822 — Orphelinat de St Vincent de Paul/Demeure des frères Goncourt
p 203
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Événement
1907
1907 — Demeure de Georges Moinaux dit Courteline
p 204-205
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