🗺 Lieux & Arrondissements 🎭 Thèmes ⏳ Époques 👤 Personnages 📅 Événements 🚶 Balades 🧭 Explorer 📚 Bibliographie À propos
Couverture — La Vérité sur la Libération de Paris
Bibliographie

La Vérité sur la Libération de Paris

CRÉMIEUX Francis
Belfond, 1971.
21 Fiches citant cet ouvrage
1971 Édition

Fiches citant cet ouvrage

21 fiches
Événement
1944
1 juillet 1944 — Manifestation du PCF pendant l'Occupation (encadrée par les FTP)
p 22
Manifestation antinazie ; démonstration de force du PCF avant la Libération
Voir la fiche
Événement
1944
14 juillet 1944 — Carrefour des Gobelins
p 23
Manifestation interdite pour le 14 juillet 1944, regroupant 5 000 personnes, protégée par des FTP ostensiblement armés
Voir la fiche
Événement
1944
10 août 1944 — Ateliers de construction et de réparation des chemins de fer
p 25
Trois ans après avoir tué un officier allemand dans le métro Barbès, le même homme qui avait allumé la résistance armée à Paris en appelait maintenant à l'insurrection générale. Le 10 août 1944, Pierre Georges, dit le co …

Trois ans après avoir tué un officier allemand dans le métro Barbès, le même homme qui avait allumé la résistance armée à Paris en appelait maintenant à l'insurrection générale.

Le 10 août 1944, Pierre Georges, dit le colonel Fabien, se rendit aux ateliers de la Compagnie des chemins de fer d'Orléans, rue du Chevaleret dans le 13e arrondissement. Il s'adressa aux cheminots et aux ouvriers pour les convaincre de déclencher la grève générale insurrectionnelle. Ce jour-là, la grève des cheminots de la région parisienne éclata et s'étendit rapidement à l'ensemble des services publics.

Pierre Georges avait vingt-cinq ans. Né à Paris en 1919, engagé dans les Brigades internationales en Espagne dès l'adolescence, membre du Parti communiste, il était devenu, le 21 août 1941, l'auteur du premier attentat armé contre un militaire allemand à Paris : il avait abattu l'aspirant de marine Alfons Moser sur le quai de la station Barbès-Rochechouart. L'acte déclencha une vague de répression allemande et vichyste, dont les fusillades d'otages à Châteaubriant. Il déclencha aussi, pour d'autres, la conviction que la résistance armée était possible.

Trois ans plus tard, Fabien était commandant de l'insurrection qui devait précéder la libération de Paris. La grève du 10 août fut le premier signal. Le 18 août, la CGT clandestine appela à la grève générale. Le 19, l'insurrection parisienne commença. Le 25 août, Paris était libéré.

Fabien, à la tête d'un groupe de cinq cents hommes, se battit aux côtés de la 2e DB. Il ne vit pas la paix : il mourut le 27 décembre 1944 près de Habsheim, en Alsace, tué par une mine.

La station de métro Colonel Fabien, sur la place du même nom dans le 19e arrondissement, porte son nom.

Voir la fiche
Événement
1944
13 août 1944 — Front National de la police (lieu de réunions clandestines de la police parisienne)
p 33
Voir la fiche
Événement
1944
19 août 1944 — Service des Égouts de Paris/PC du colonel Rol-Tanguy (accès)
p 38
Entrée d'un abri de la Défense passive relié aux Catacombes ; QG de Rol-Tanguy à la veille de la Libération de Paris, connu en fait des allemands qui, tactique ou crainte, n'interviendront cependant pas
Voir la fiche
Événement
1944
1944 — Magasin de la Défense passive
p 38
Voir la fiche
Événement
1944
août 1944
p 38 & 88
QG de Rol-Tanguy, chef de la Résistance parisienne, dans un abri de la Défense passive relié aux Catacombes ; juste sous le Lion de Belfort
Voir la fiche
Événement
1944
19 août 1944 — Lieu de réunion du Conseil National de la Résistance
p 43 & 52
Le 19 août 1944, le Comité Parisien de Libération (CPL), en coordination avec le Conseil National de la Résistance (CNR), décide de déclencher l’insurrection pour la libération de Paris de l’occupation allemande. Cette d …

Le 19 août 1944, le Comité Parisien de Libération (CPL), en coordination avec le Conseil National de la Résistance (CNR), décide de déclencher l’insurrection pour la libération de Paris de l’occupation allemande. Cette décision est prise au 41 rue de Bellechasse, Paris, où siègent alors le bureau du CNR, présidé par Georges Bidault, et celui du CPL. L’appel à l’insurrection est rédigé et lancé depuis ce lieu, invitant la population parisienne à se soulever, à occuper les bâtiments publics, les gares, les mairies et les centraux téléphoniques, et à dresser des barricades pour entraver les mouvements des troupes allemandes.

Alexandre Parodi, représentant du Gouvernement provisoire de la République française, apporte son soutien à l’insurrection et rencontre Henri Rol-Tanguy, chef des Forces Françaises de l’Intérieur (FFI) d’Île-de-France, qui coordonne les actions militaires de la Résistance. La police parisienne, jusque-là fidèle au régime de Vichy, bascule dans le camp de la Résistance à partir du 15 août, renforçant le mouvement insurrectionnel. L’insurrection, déclenchée le 19 août, marque le début d’une semaine de combats qui aboutiront à la libération de Paris le 25 août 1944, avec l’entrée des troupes alliées et de la 2e division blindée du général Leclerc.

Sources

Voir la fiche
Événement
1944
20 août 1944 — Lieu de réunion du Conseil National de la Résistance
p 74
Voir la fiche
Événement
1944
20 août 1944 — Immeuble de la Gestapo
p 83
Il allait vers l'ennemi pour parler, et l'ennemi a choisi les menottes ; le lendemain, il présidait le gouvernement. Paris est en insurrection depuis deux jours. Des barricades s'élèvent dans les arrondissements populair …

Il allait vers l'ennemi pour parler, et l'ennemi a choisi les menottes ; le lendemain, il présidait le gouvernement.

Paris est en insurrection depuis deux jours. Des barricades s'élèvent dans les arrondissements populaires, des coups de feu claquent aux carrefours, des policiers en armes défendent la Préfecture depuis le 19 août. Mais dans les coulisses de l'insurrection, une autre bataille se livre, moins visible et plus complexe : celle de la trêve. Des responsables de la Résistance proches du courant gaulliste estiment qu'une négociation avec le commandant du Grand Paris, le général Dietrich von Choltitz, pourrait épargner des milliers de vies et préserver les quartiers anciens d'une destruction que Hitler a explicitement ordonnée.

Alexandre Parodi est l'homme au centre de ce moment. Délégué général du Gouvernement provisoire de la République française en zone occupée, représentant personnel du général de Gaulle à Paris, il est chargé de superviser la transition du pouvoir et de s'assurer que la Résistance intérieure reconnaît l'autorité du GPRF. Ce 20 août, accompagné de Roland Pré et d'Émile Laffon, il prend une décision qui aurait pu lui coûter la vie : il se rend au 101 avenue Henri Martin, dans le 16e arrondissement, bâtiment occupé par la Gestapo, pour négocier. À peine arrivés, les trois hommes sont arrêtés.

Ce qui se passe ensuite tient du calcul froid d'un militaire professionnel. Von Choltitz, qui a déjà reçu d'Hitler l'ordre de détruire les ponts et les monuments de Paris, sait que la ville tombera dans les jours qui viennent. Pragmatique, il a accepté de rencontrer des intermédiaires suédois. Arrêter et fusiller le représentant du futur gouvernement français serait politiquement absurde. Il fait libérer Parodi et ses deux compagnons. Les trois résistants repartent libres.

Le lendemain, 22 août, c'est Parodi en personne qui préside le premier conseil des ministres du Gouvernement provisoire à l'Hôtel de Matignon, tandis que la trêve — précaire, contestée par le colonel Rol-Tanguy et les FFI communistes qui refusent de cesser le combat — tient à peine. L'homme que la Gestapo détenait quarante-huit heures plus tôt dirige maintenant les affaires de la France occupée. La rapidité du retournement illustre la nature du moment : une ville qui bascule d'un régime à l'autre en une semaine, où l'arrestation d'hier prépare la prise du pouvoir de demain.

La trêve ne tiendra pas. Les combats continueront jusqu'au 25.

Voir la fiche
Événement
1944
20 août 1944 — Service des Égouts de Paris (eaux et assainissement)
p 105-106
Voir la fiche
Événement
1944
19 août 1944 — Collège de France/Laboratoire de Frédéric Joliot-Curie
p 117
Voir la fiche
Événement
1944
20 août 1944 — Hôtel de Ville
p 118
Occupation de l'Hôtel de Ville avant que ne débute la trêve conclue avec Dietrich von Choltitz
Voir la fiche