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📖 La Vérité sur le gouvernement de la Défense nationale, la Commune et les Versaillais VERGÈS D'ESBŒUFS Alphons-Joseph-Antoine
Bibliographie

La Vérité sur le gouvernement de la Défense nationale, la Commune et les Versaillais

VERGÈS D'ESBŒUFS Alphons-Joseph-Antoine
Imprimerie coopérative, Genève, 1871.
18 Fiches citant cet ouvrage
1871 Édition

Fiches citant cet ouvrage

18 fiches
Événement
1871
février 1871
p 7
Les fédérés prennent les canons entreposés avenue des Champs-Élysées pour les soustraire aux prussiens qui vont occuper Paris
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Événement
1871
22 mars 1871
p 8-9
Manifestation d'un millier de soi-disant "Amis de l'ordre" contre la Commune
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Événement
1871
22 mars 1871
p 8-9
Manifestation des "Amis de l'ordre", un millier de provocateurs portant des rubans bleus comme signe de reconnaissance ; des coups de feu sont tirés sur les gardes nationaux qui répliquent. Deux gardes sont tués
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Événement
1871
22 mars 1871
p 8-9
Manifestation des "Amis de l'ordre", un millier de provocateurs portant des rubans bleus comme signe de reconnaissance ; des coups de feu sont tirés sur les gardes nationaux qui répliquent
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Événement
1871
22 mars 1871
p 8-9
Manifestation des "Amis de l'ordre", principalement bonapartistes, contre le Comité central de la Garde nationale. Le 22 mars 1871, les "Amis de l'ordre" descendent dans la rue. Partis de la place de l'Opéra et du Grand …

Manifestation des "Amis de l'ordre", principalement bonapartistes, contre le Comité central de la Garde nationale.

Le 22 mars 1871, les "Amis de l'ordre" descendent dans la rue. Partis de la place de l'Opéra et du Grand Hôtel, cocardes bleues à la boutonnière, ils convergent vers la place Vendôme au cri de : Vive l'ordre ! Vive la loi ! Sous la colonne, leur colonne — celle que Napoléon avait fait fondre avec le bronze des canons d'Austerlitz — ils entendent signifier au Comité central que Paris bourgeois existe encore.

Ils sont en majorité bonapartistes. L'ironie ne leur échappe peut-être pas, ou peut-être si : manifester pour l'ordre légal quatre jours après que Thiers a fui Paris en laissant la ville aux insurgés demande une certaine souplesse de conviction.

Jules Bergeret les attend. Commandant fédéré, il a déployé ses hommes autour de la place. La confrontation tourne à la fusillade — les gardes nationaux ouvrent le feu sur les manifestants qui s'enfuient. Le bilan est lourd : quinze morts et une dizaine de blessés parmi les manifestants, tous issus de l'aristocratie, de la finance et de la presse parisiennes.

C'est la première tentative organisée de la réaction parisienne contre le Comité central. Elle échoue, mais laisse des morts — ce qui radicalise les deux camps. Versailles en tirera argument. Dans six semaines, ce sera différent.

La colonne Vendôme, elle, sera abattue le 16 mai. Courbet en assumera la responsabilité, à ses dépens.

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Événement
1871
18 mars 1871
p 8
Tentative de prise des 171 pièces d'artillerie de Montmartre avec 250 soldats du 88ème bataillon de ligne commandés par le général Lecomte. Mais faute d'attelages l'opération est retardée de plusieurs heures. On parlera …

Tentative de prise des 171 pièces d'artillerie de Montmartre avec 250 soldats du 88ème bataillon de ligne commandés par le général Lecomte. Mais faute d'attelages l'opération est retardée de plusieurs heures. On parlera de provocation.

À 3 heures du matin, sous une pluie glaciale, la brigade Lecomte monte en silence vers le sommet de la butte Montmartre. Le plan est simple : 250 soldats du 88e régiment de ligne s'emparent des 171 pièces d'artillerie parquées au Champ des Polonais, en haut de la rue Saint-Éleuthère. Les attelages arrivent dans la foulée, les canons descendent vers les Invalides, et Paris se réveille désarmé.

La première partie se déroule comme prévu. Les gardes de faction sont surpris — certains s'enfuient, d'autres sont capturés. À 5 heures, les canons sont sous contrôle versaillais. Louise Michel, de garde au comité de vigilance de Montmartre, a donné l'alerte. Le tocsin sonne. Mais Lecomte n'en est pas encore inquiet.

C'est là que les attelages font défaut. Nul n'a prévu suffisamment de chevaux pour déplacer 171 pièces. Les soldats attendent, immobiles au sommet de la butte, autour de canons qu'ils ne peuvent pas bouger. Une heure passe, puis deux. Montmartre s'éveille.

Clemenceau, maire du 18e, accoure au Château-Rouge où Lecomte a établi son PC. Il tente de négocier, propose un compromis. Lecomte balaie la démarche. Ce que Vinoy et Aurelle de Paladines avaient prédit la veille — l'opération est trop précipitée, les moyens insuffisants — est en train de se réaliser heure par heure. Ce qui devait être un coup de main silencieux se transforme en attente interminable, sous les yeux d'une population qui se rassemble et d'une Garde nationale qui prend les armes. Plus tard, on parlera de provocation délibérée.

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Événement
1871
22 mai 1871
p 13
Auguste Okolowicz et Louis Charles Maljournal, blessés, sont capturés par les versaillais alors qu'ils étaient soignés à l'ambulance de la Société internationale. Okolowicz parviendra à s'échapper. Un de ses frères sera …

Auguste Okolowicz et Louis Charles Maljournal, blessés, sont capturés par les versaillais alors qu'ils étaient soignés à l'ambulance de la Société internationale. Okolowicz parviendra à s'échapper. Un de ses frères sera fusillé

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Événement
1871
24 mai 1871 — Square St Jacques la Boucherie
p 14
Charnier de 1 200 Fédérés fusillés sans jugement à la caserne Lobau, dont certains enterrés vivants. Les corps seront recouverts de chaux vive
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Événement
1871
24 mai 1871
p 14
Massacre de combattants pendant la Semaine sanglante ; en priorité les soldats considérés comme déserteurs et les étrangers ayant rejoint la Commune. Un groupe de trente femmes sont fusillées
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Événement
1871
23 mai 1871 — Théâtre du Châtelet/Cour prévôtale (dans le foyer, au 1er étage du Théâtre)
p 15
Cour martiale pendant et après la Semaine sanglante, constituée sur ordre direct d'Adolphe Thiers. Les étrangers sont systématiquement fusillés. Des gamins de 6 à 12 ans sont envoyés à la mort. Le général Drouay supervis …

Cour martiale pendant et après la Semaine sanglante, constituée sur ordre direct d'Adolphe Thiers. Les étrangers sont systématiquement fusillés. Des gamins de 6 à 12 ans sont envoyés à la mort. Le général Drouay supervise

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Événement
1871
25 mai 1871 — Demeure de Messieurs Roswadowski et Schweitzer
p 15
Deux hommes âgés sont fusillés parce que la lampe qui leur servait d'éclairage avait été prise par les versaillais pour un signal adressé aux Fédérés. Peut-être aussi parce que l'un d'eux était polonais
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Événement
1871
27 mai 1871 — Demeure de Messieurs Vernicki et Dalewski
p 19-20
Deux polonais sont fusillés simplement parce qu'ils sont trouvés lors d'une perquisition en possession d'une petite quantité de pétrole d'éclairage ; et peut être aussi parce qu'ils sont polonais
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Événement
1871
25 mai 1871
p 20-21
Incendie du grenier d'abondance pendant la Semaine sanglante ; allumé par les versaillais contrairement aux accusations de leur propagande. 238 bâtiments seront incendiés dans Paris, dont beaucoup par les canons de Versa …

Incendie du grenier d'abondance pendant la Semaine sanglante ; allumé par les versaillais contrairement aux accusations de leur propagande. 238 bâtiments seront incendiés dans Paris, dont beaucoup par les canons de Versailles

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Événement
1871
17 mai 1871
p 21
Explosion de la cartoucherie de l'avenue Rapp suite à un sabotage des agents versaillais restés à Paris ; elle fait une quarantaine de victimes. La Commune adopte leurs familles
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Événement
1870
1870 — Demeure de Jules Favre
p 32-33
Demeure d'un des fondateurs de la Troisième République ; un des "trois Jules", escroc capteur d'héritage, faussaire, promoteur de la cession de l'Alsace-Lorraine aux prussiens, commanditaire de l'assassinat de Jean-Bapti …

Demeure d'un des fondateurs de la Troisième République ; un des "trois Jules", escroc capteur d'héritage, faussaire, promoteur de la cession de l'Alsace-Lorraine aux prussiens, commanditaire de l'assassinat de Jean-Baptiste Millière

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Événement
1870
1870 — Demeure de Jules Favre
p 34
Demeure d'un des membres du gouvernement dit de "Défense nationale" ; un des "trois Jules", sans conteste le plus crapuleux. Il vit là avec "sa fille", qui n'est pas sa fille, mais qu'il revendique comme telle pour en dé …

Demeure d'un des membres du gouvernement dit de "Défense nationale" ; un des "trois Jules", sans conteste le plus crapuleux. Il vit là avec "sa fille", qui n'est pas sa fille, mais qu'il revendique comme telle pour en détourner un héritage. Voleur, en plus !

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