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📖 La Commune de Paris 1871. Les Insurgés MARTINE Paul
Bibliographie

La Commune de Paris 1871. Les Insurgés

Éditions Laville, 2012.
187 Fiches citant cet ouvrage
2012 Édition

Fiches citant cet ouvrage

187 fiches
Événement
1871
18 mars 1871 — Carrefour Barbès Rochechouart
p 13
Les soldats du 88ème de marche fraternisent avec la foule et la Garde nationale. Colonel et chef de bataillon sont arrêtés
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Événement
1871
23 mai 1871 — Poste de la Garde nationale de la rue des Rosiers/Lieu de massacre de Communards
p 18
Là où la Commune a commencé, les vainqueurs choisissent le lieu de leur vengeance : le mur du jardin de la rue des Rosiers. Montmartre, le 18 mars 1871. À l’aube, les soldats de Thiers sont venus reprendre les canons de …

Là où la Commune a commencé, les vainqueurs choisissent le lieu de leur vengeance : le mur du jardin de la rue des Rosiers.

Montmartre, le 18 mars 1871. À l’aube, les soldats de Thiers sont venus reprendre les canons de la Garde nationale parqués sur la Butte ; la foule s’y oppose, la troupe fraternise, et deux généraux, Claude Lecomte et Clément-Thomas, sont tués dans un jardin de la rue des Rosiers. La version officielle parle d’une exécution ; pour des historiens comme William Serman ou pour Lissagaray, c’est la foule qui les a abattus. Le gouvernement quitte Paris pour Versailles ; la Commune est née de cette journée.

Deux mois plus tard, le 21 mai, l’armée versaillaise entre dans Paris. Le 23 mai, elle concentre son effort sur Montmartre en contournant les barricades et les batteries tournées vers le sud. La Butte tombe presque sans combat, tant ses défenseurs sont désorganisés. La répression commence aussitôt. Les prisonniers sont conduits rue des Rosiers, devant le mur même où les deux généraux étaient tombés, et fusillés à genoux : quarante-deux hommes, trois femmes et quatre enfants. L’une des femmes exhorte ses compagnons à mourir debout.

Le même jour, rue Myrha, le général de la Commune Jarosław Dąbrowski est mortellement blessé. Dans l’après-midi, les Versaillais descendent de la Butte pour enlever les barricades des places Clichy, Blanche et Pigalle, défendues par une centaine de femmes, dont Louise Michel et Élisabeth Dmitrieff. Au même moment, les premiers grands incendies s’allument au centre de Paris.

Cinq jours plus tard, le 28 mai, les combats cessent. Eugène Varlin, l’un des chefs de la Commune, est reconnu et dénoncé par un prêtre rue Lafayette. On le conduit à Montmartre, rue des Rosiers, où il est fusillé à son tour.

Le nom de la rue n’a pas survécu. Réunie à la rue de la Fontenelle en 1868, elle devient en 1885 la rue de La Barre, puis en 1907 la rue du Chevalier-de-La-Barre : les anticléricaux de la IIIe République ont choisi le nom de ce jeune homme torturé et exécuté pour blasphème en 1766, alors que s’élevait au sommet de la Butte la basilique du Sacré-Cœur. Le jardin des fusillés se trouvait à la hauteur de l’actuel n° 36.

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Événement
1871
8 mai 1871 — Siège du journal "Le Corsaire"
p 23
Reprise du Petit National, interdit par la Commune ; il en paraîtra 9 numéros
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Événement
1871
22 mars 1871 — Mairie du 9ème arrondissement
p 29
Mairie occupée par les bataillons versaillais de la Garde nationale, les "Amis de l'ordre". Les Rothschild viennet exhorter les conservateurs à attaquer les Fédérés
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Événement
1871
20 mars 1871 — Palais Brongniart/Bourse des valeurs
p 29
Un des quartiers généraux des "Amis de l'ordre" contre la Commune. Les maires et les adjoints s'y sont installés et prétendent représenter le pouvoir, face au Comité central de la Garde nationale
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Événement
1871
22 mars 1871 — Manifestation des tenants de "l'Ordre"
p 31
Les manifestants de "l'Ordre" désarment les sentinelles gardant la place Vendôme
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Événement
1871
22 mars 1871
p 31-32
Manifestation des "Amis de l'ordre", un millier de provocateurs portant des rubans bleus comme signe de reconnaissance ; des coups de feu sont tirés sur les gardes nationaux qui répliquent. Deux gardes sont tués
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Événement
1871
22 mars 1871
p 31
Manifestation des "Amis de l'ordre", un millier de provocateurs portant des rubans bleus comme signe de reconnaissance ; des coups de feu sont tirés sur les gardes nationaux qui répliquent
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Événement
Événement
1871
22 mars 1871
p 31
Le 22 mars 1871, rue de la Paix, un homme observe depuis sa fenêtre la manifestation des Amis de l'ordre qui descend vers la place Vendôme. Il n'est pas français, n'a aucun intérêt partisan dans l'affaire, et ce qu'il vo …

Le 22 mars 1871, rue de la Paix, un homme observe depuis sa fenêtre la manifestation des Amis de l'ordre qui descend vers la place Vendôme. Il n'est pas français, n'a aucun intérêt partisan dans l'affaire, et ce qu'il voit le rend perplexe. Il s'appelle Philip Sheridan.

Sheridan est l'un des généraux les plus célèbres de la guerre de Sécession américaine — commandant de la cavalerie de l'Union, artisan de la victoire finale sur Lee en 1865. En 1871, il est à Paris en observateur militaire, envoyé par Washington pour suivre la guerre franco-prussienne. Il a assisté au siège, vu la capitulation, et se trouve encore dans la ville quand éclate la Commune.

Ce jour-là, il assiste donc à la fusillade de la place Vendôme depuis sa fenêtre de la rue de la Paix. Sa position lui permet de voir ce que la version versaillaise contestera ensuite : les coups de feu sont partis des rangs des manifestants, pas des gardes nationaux fédérés. Son témoignage, consigné dans ses mémoires et repris par plusieurs historiens de la Commune, contredit directement la propagande réactionnaire qui fera des fédérés les agresseurs de ce 22 mars.

Un général américain, vainqueur d'une guerre civile, témoin d'une autre — et dont la déposition froide et militaire pèse, dans l'historiographie de la Commune, bien plus que les indignations de la presse versaillaise.

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Événement
1871
mars 1871 — Gare des Batignolles
p 34
Les Fédérés arrêtent les trains encore contrôlés par les versaillais et libèrent leurs camarades emmenés à Versailles
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Événement
1871
25 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante (dite barricade du Château d'Eau)
p 38
Charles Delescluze se fait tuer volontairement sur la barricade ; trois volontaires seront abattus en tentant de le secourir. Benoît Malon parle de la "barricade Bataclan", qui est située plus haut sur le boulevard, mais …

Charles Delescluze se fait tuer volontairement sur la barricade ; trois volontaires seront abattus en tentant de le secourir. Benoît Malon parle de la "barricade Bataclan", qui est située plus haut sur le boulevard, mais sans doute à tort

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Événement
1870
1870 — Folies Bergère (10 réunions)/Club des Folies Bergère (club modéré)
p 38
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Événement
1871
1871 — Demeure de Félix Pyat
p 39
Demeure du journaliste Félix Pyat, membre de la Commune, personnage très controversé ; le "mauvais génie de la révolution du 18 mars" selon Benoît Malon, jugement repris par Marx
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Événement
1871
26 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante (dirigée par Eugène Protot)
p 39 & 87
Eugène Protot, blessé au visage par une balle explosive utilisée par les versaillais en dépit des conventions internationales, est évacué et caché par des habitants
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Événement
1894
12 février 1894 — Hôtel Terminus (de 1889)/Attentat anarchiste
p 40-41
L'attentat du café Terminus est une attaque à la bombe menée le 12 février 1894 par le militant anarchiste Émile Henry contre la clientèle du café Terminus. Entrepris pendant la période que l'opinion publique appelle l'È …

L'attentat du café Terminus est une attaque à la bombe menée le 12 février 1894 par le militant anarchiste Émile Henry contre la clientèle du café Terminus. Entrepris pendant la période que l'opinion publique appelle l'Ère des attentats (1892-1894), il est connu pour être l'un des premiers attentats de terrorisme de masse et modernes de l'histoire et pour la déclaration que fait Henry lors de son procès, considérée comme un élément fondateur de cette forme de terrorisme.

À la suite du vote des lois scélérates, la répression de janvier et février 1894 et l'exécution d'Auguste Vaillant sans qu'il soit gracié par Sadi Carnot, ce dernier devient un ennemi symbolique de l'ensemble du mouvement anarchiste, qui voit en lui le principal responsable des persécutions les touchant.

Le 12 février 1894, vers neuf heures du soir, Émile Henry, un jeune homme de 21 ans, entre dans le café de l’hôtel Terminus, tout près de la gare Saint-Lazare. Il porte dans la poche de son pardessus une bombe à main. L’établissement est plein : on y dîne, on y boit, on écoute l’orchestre, on profite de la chaleur et de la lumière avant de reprendre un train ou de rentrer chez soi.

Henry a renoncé à s’en prendre au président de la République, Sadi Carnot, l'Élysée est trop bien gardé, et a choisi ce lieu précisément parce qu’il y a du monde. Il allume la mèche avec son cigare, lance la bombe vers les musiciens et sort aussitôt. L’explosion fracasse glaces et boiseries, renverse les tables, blesse une quinzaine de personnes et en tue une. Dans la panique, un garçon de café et des passants se lancent à sa poursuite ; il tire au revolver, mais il est rapidement maîtrisé et arrêté non loin de là.

L’attentat du café Terminus s’inscrit dans ce que la presse appellera l’« ère des attentats », une vague d’actions violentes menées par des anarchistes contre une société jugée corrompue et inégalitaire. Lors de son procès, Émile Henry revendique pleinement son geste, visant non plus des responsables identifiés, mais la foule elle‑même, symbole à ses yeux d’un ordre social à abattre. Cet épisode marque l’un des premiers attentats de masse de l’histoire contemporaine et frappe durablement les esprits par son caractère froidement indiscriminé.

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Événement
1871
26 mai 1871
p 41
Lefrançais, combattant sur une barricade contournée par les versaillais et encerclée, est recueilli et caché par des habitants du quartier. Il parviendra à s'enfuir à Genève
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Événement
1871
25 mai 1871
p 41
Lefrançais se réfugie chez son ami Lavaud, après avoir combattu sur les barricades ; vote contre le Comité de Salut public, signataire du Manifeste de la minorité
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Événement
1901
16 mai 1901 — Cimetière du Père Lachaise/Tombe de Gustave Lefrançais
p 41
Instituteur révoqué pour ses idées, militant de 1848 et des réunions publiques de la fin de l'Empire, Gustave Lefrançais est élu au Conseil de la Commune par le 4e arrondissement. Exilé en Suisse, il s'y rapproche des an …

Instituteur révoqué pour ses idées, militant de 1848 et des réunions publiques de la fin de l'Empire, Gustave Lefrançais est élu au Conseil de la Commune par le 4e arrondissement. Exilé en Suisse, il s'y rapproche des anarchistes de la Fédération jurassienne et publie ses Souvenirs. Il meurt en mai 1901 et il est inhumé au Père-Lachaise, dans la 76e division, face au Mur des Fédérés, sous une dalle ornée de son médaillon.

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Événement
1870
11 février 1870 — Demeure d'Edmond Mégy
p 43
Arrestation d'Edmond Mégy, ouvrier mécanicien, suite aux évènements de février 1870 ; il tue un inspecteur de police
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Événement
1871
1871
p 43-44
Chambre où Théo Ferré, militant blanquiste, membre de la Commune, cachait des documents
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Événement
1870
14 août 1870 — Caserne des pompiers de La Villette
p 43
Les blanquistes tentent, avec 60 hommes, de s'emparer sans préparation de la caserne de pompiers de La Villette, pensant y trouver des armes ; le coup échoue, Eudes et Brideau sont arrêtés
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Événement
1888
5 août 1888 — Salle Favié/Folies de Belleville
p 43
Il avait pris la parole à la salle Favié pour dire honte aux riches, honte aux traîtres, honte à la bourgeoi... Il tomba. C'était sa dernière tribune. Émile Eudes était né en 1843 à Roncey dans la Manche. Il avait fait d …

Il avait pris la parole à la salle Favié pour dire honte aux riches, honte aux traîtres, honte à la bourgeoi... Il tomba. C'était sa dernière tribune.

Émile Eudes était né en 1843 à Roncey dans la Manche. Il avait fait des études de pharmacie à Paris et s'était entièrement consacré à la politique blanquiste, ce courant révolutionnaire qui voyait dans l'insurrection armée et organisée le seul chemin vers l'émancipation ouvrière.

Pendant la Commune de Paris, il avait joué un rôle militaire décisif. Dans la nuit du 17 au 18 mars 1871, avec Ranvier, il commandait les bataillons de Belleville qui rejoignirent ceux de Montmartre pour s'emparer de l'Hôtel de Ville et y hisser le drapeau rouge. Il fut l'un des généraux de la Commune.

Après la Semaine sanglante, l'exil, la condamnation à mort par contumace, puis la déportation, l'amnistie de 1880 lui permit de rentrer en France. Il fut l'un des fondateurs du Comité révolutionnaire central en 1881, aux côtés d'Édouard Vaillant et d'Ernest Granger, pour perpétuer l'héritage de Blanqui.

Le 5 août 1888, lors d'une réunion des blanquistes à la salle Favié, au 13 rue de Belleville dans le 19e arrondissement, il prit la parole. Il dit : "honte aux riches, honte aux traîtres, honte à la bourgeoi..." et s'effondra. Il était mort à quarante-quatre ans, à la tribune de Belleville, le quartier qui avait été le sien depuis toujours.

Auguste Blanqui était mort en 1881, quelques semaines après avoir été libéré de prison. Eudes mourut en plein discours, sept ans plus tard, dans la même salle où il avait appris la politique de la révolte. Il ne finit pas sa phrase.

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Événement
1871
24 mai 1871 — Cimetière Montmartre/Tombe de Raoul Rigault (disparue)
p 44-45
Blanquiste condamné dix fois sous le Second Empire, Raoul Rigault est placé à la tête de la préfecture de police le 20 mars 1871, puis devient procureur de la Commune. Il fait arrêter des otages, dont l’archevêque Darboy …

Blanquiste condamné dix fois sous le Second Empire, Raoul Rigault est placé à la tête de la préfecture de police le 20 mars 1871, puis devient procureur de la Commune. Il fait arrêter des otages, dont l’archevêque Darboy. Le 23 mai, au début de la Semaine sanglante, il fait fusiller à Sainte-Pélagie l’avocat Gustave Chaudey, qui l’avait autrefois défendu et qu’il accuse d’avoir fait tirer sur les insurgés le 22 janvier, avec trois gendarmes ; le lendemain, selon le Maitron, il charge Genton d’exécuter l’archevêque et quatre otages. Le 24 mai, il est fusillé sans procès rue Gay-Lussac sur l’ordre d’un sergent versaillais ; il a 24 ans. Son corps, laissé plusieurs heures sur place, est rendu à son frère ; il aurait été inhumé au cimetière de Montmartre, où sa tombe n’a pas été retrouvée.

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Événement
1871
24 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante (dite barricade Royer-Collard)
p 47-48
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Événement
1871
28 mai 1871 — Banc de la place Cadet/Lieu de l'arrestation d'Eugène Varlin
p 49
Varlin est dénoncé par un écclésiastique en civil et arrêté vers 15 heures par le misérable lieutenant Sicre ; l'union "du sabre et du goupillon". Martyr de celui que ses camarades appelaient à juste titre "l'Honneur du …

Varlin est dénoncé par un écclésiastique en civil et arrêté vers 15 heures par le misérable lieutenant Sicre ; l'union "du sabre et du goupillon". Martyr de celui que ses camarades appelaient à juste titre "l'Honneur du Prolétariat"

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Événement
1870
31 octobre 1870 — Hôtel de Ville
p 50
Metz a capitulé, Thiers négocie avec Bismarck : Paris envahit l'Hôtel de Ville, séquestre le gouvernement, proclame la Commune, et perd tout avant l'aube. Trois nouvelles arrivent coup sur coup à la fin d'octobre 1870. B …

Metz a capitulé, Thiers négocie avec Bismarck : Paris envahit l'Hôtel de Ville, séquestre le gouvernement, proclame la Commune, et perd tout avant l'aube.

Trois nouvelles arrivent coup sur coup à la fin d'octobre 1870. Bazaine a capitulé à Metz le 27 octobre avec cent soixante-treize mille hommes, la plus grande reddition de l'histoire militaire française. Le Bourget, repris quelques jours plus tôt, est perdu. Et l'on apprend que Thiers négocie un armistice avec Bismarck. Pour les quartiers populaires, c'est la preuve de ce qu'ils soupçonnent depuis septembre : le gouvernement de la Défense nationale ne défend rien, il prépare la capitulation.

Le 31 octobre 1870, les bataillons de Belleville et des faubourgs marchent sur l'Hôtel de Ville. Un garibaldien du groupe de Paolo Tibaldi parvient à ouvrir les verrous d'une porte. La foule investit le bâtiment. Le gouvernement, réuni en séance, est fait prisonnier dans ses propres salles.

Les insurgés proclament la Commune et dressent des listes de gouvernement révolutionnaire. Gustave Flourens monte sur la table du conseil, en bottes. Blanqui arrive à la nuit tombée, après avoir attendu de voir la tournure des événements dans sa cachette du 191 rue du Temple, et installe son quartier général au café du Gaz, rue de Rivoli. Delescluze, Millière, Ranvier, Avrial, Jules Vallès sont présents. La mairie du 19e est occupée, celle du 13e aussi, où le drapeau rouge est hissé.

La confusion règne. Plusieurs listes concurrentes circulent, personne ne commande. Le gouvernement négocie, promet des élections municipales et l'impunité. Vers trois heures du matin, deux bataillons de mobiles bretons pénètrent par le souterrain reliant la caserne Lobau à l'Hôtel de Ville et libèrent les ministres. Trochu s'était déjà échappé.

Les promesses ne sont pas tenues. Flourens et Henry Bauër sont arrêtés. Blanqui, Flourens, Levrault et Cyrille seront condamnés à mort par contumace. Rochefort démissionne du gouvernement. Quatre mois et demi plus tard, le 18 mars 1871, la même ville recommencera et réussira.

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Événement
1871
21 janvier 1871 — Prison de Mazas
p 51
Libération de Gustave Flourens et Henry Bauër, emprisonnés après le 31 octobre
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Événement
1871
10 avril 1871 — Ancienne préfecture de police
p 68
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Événement
Événement
1871
26 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante (dite de la rue des Partants)
p 68
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Événement
Événement
1871
21 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 74-75
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Événement
1871
juin 1871
p 76
Arrestation de Victor Jaclard qui échappe à l'exécution sommaire alors qu'un homme pris pour lui avait été assassiné à sa place. Il parviendra à s'enfuir de Versailles
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Événement
1904
14 avril 1904 — Crématorium du cimetière du Père Lachaise
p 77
Mort de Victor Jaclard, incinéré au crématorium du cimetière du Père Lachaise ; mais nous n'avons pas trace de ses cendres au columbarium
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Événement
1871
12 avril 1871 — Barricade sous la Commune
p 83
Le 12 avril 1871, la Commune ordonne l'édification de dix-huit barricades fortifiées et armées de canons aux points stratégiques de Paris — Bastille, Hôtel de Ville, place de l'Opéra, avenue Foch, place Charles-de-Gaulle …

Le 12 avril 1871, la Commune ordonne l'édification de dix-huit barricades fortifiées et armées de canons aux points stratégiques de Paris — Bastille, Hôtel de Ville, place de l'Opéra, avenue Foch, place Charles-de-Gaulle, boulevard Beaumarchais, place Vendôme, rue de Rivoli, et une dizaine d'autres. La ville se prépare à l'assaut versaillais qu'elle sait inévitable depuis que Thiers a refusé toute négociation.

Ce même jour, Napoléon Gaillard est nommé colonel et reçoit les pleins pouvoirs pour organiser les barricades des 1er et 20e arrondissements. L'homme est cordonnier de métier — compagnon du Devoir sous le nom de "Nîmois le Loyal", inventeur breveté d'une forme anatomique de chaussure, militant de Belleville depuis les années 1848. Rien ne le prédestinait à devenir ingénieur militaire. Mais il conçoit les barricades autrement que ses prédécesseurs : non plus un simple amas de pavés perpendiculaire à la rue, facilement contournable, mais un système défensif en profondeur — fossé large, chemin couvert, double masse de terre compactée dans des sacs et des tonneaux, embrasures pour les canons, fortifications secondaires en retrait. Une barricade comme un fort en miniature.

Sa plus grande réalisation s'élève à l'angle de la rue de Rivoli et de la rue Saint-Florentin, sur près de deux étages, avec bastion, redan et courtine. On l'appelle aussitôt, avec une ironie qui dit l'admiration mêlée de moquerie, le "Château-Gaillard". C'est la seule des dix-huit barricades fortifiées que les troupes versaillaises ne parviendront pas à contourner lors de la Semaine sanglante. Toutes les autres seront débordées.

Les critiques ne manquent pas. Le directeur du Génie, Roselli-Mollet, lui reproche d'avoir fortifié des arrondissements peu menacés au détriment des points stratégiques réels — Trocadéro, Arc de Triomphe, butte Montmartre. Rossel, qui l'a nommé, balaie ces objections. Gaillard démissionne le 15 mai, contesté et épuisé, huit jours après Rossel lui-même.

Il fuira en Suisse lors de la Semaine sanglante, sera condamné par contumace à la déportation, finira concierge à Paris après l'amnistie de 1880. Une loge de concierge — voilà tout ce que la Commune avait rapporté au constructeur en chef des barricades.

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Événement
1871
30 avril 1871 — Cour carrée du Louvre (d'où part un cortège en direction de l'Hôtel de Ville)
p 104
Manifestation dite des Républicains de province en soutien à la Commune. Ils s'organisent en "Fédération des Associations départementales"
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Événement
1871
1er mai 1871 — Prison de Mazas
p 105
Cluseret est incarcéré à Mazas sous l'accusation de trahison après la reddition du fort d'Issy
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Événement
1871
21 mai 1871
p 105 & 149
Libéré de Mazas où il avait été interné par la Commune sous l'accusation d'avoir abandonné le fort d'Issy, Cluseret se cache pendant la Semaine sanglante. Il parviendra à s'enfuir de Paris
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Événement
1871
24 mai 1871
p 114 & 171
Veysset, agent versaillais, est exécuté pour avoir tenté de compromettre le général Dombrowski. Ce dernier envisagea, de connivence avec Rossel, d'en profiter pour tendre un piège aux versaillais
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Événement
1871
5 mai 1871 — Chapelle expiatoire
p 115
Décret de la Commune, daté du 16 floréal an 79, ordonnant de raser la Chapelle expiatoire ; il ne sera jamais appliqué, seules les chaînes qui l'entouraient seront supprimées
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Événement
1871
11 mai 1871 — Hôtel de Sophie Dosne/Demeure d'Adolphe Thiers (à partir de 1833)
p 115-116
La maison de Thiers, "la cambuse à Foutriquet", est détruite sur décision de la Commune. Les meubles vont au Mobilier national, les objets d'art au Louvre et le linge aux hôpitaux. L'ensemble estimé à 2 millions sera rem …

La maison de Thiers, "la cambuse à Foutriquet", est détruite sur décision de la Commune. Les meubles vont au Mobilier national, les objets d'art au Louvre et le linge aux hôpitaux. L'ensemble estimé à 2 millions sera rembouré 3

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Événement
1871
19 mai 1871 — Ancienne préfecture de police
p 117
Arrestation d'Émile Léopold Clément, membre de la Commune accusé d'avoir été un indicateur de police sous l'empire, peut-être à tort. Le 19 mai 1871, Émile Léopold Clément, membre élu de la Commune de Paris pour le XVIIe …

Arrestation d'Émile Léopold Clément, membre de la Commune accusé d'avoir été un indicateur de police sous l'empire, peut-être à tort.

Le 19 mai 1871, Émile Léopold Clément, membre élu de la Commune de Paris pour le XVIIe arrondissement, est arrêté au 38 quai des Orfèvres à Paris. Ouvrier chausseur de formation, Clément avait été actif dans des sociétés secrètes sous le Second Empire, ce qui lui valut plusieurs emprisonnements. Durant la Commune, il siège à la commission des Subsistances puis à la commission de Sûreté générale, et vote pour la création du Comité de Salut public. Son arrestation intervient après la découverte de ses activités antérieures sous l’Empire. Détenu à la préfecture de police, il est libéré brièvement le 23 mai, puis se réfugie sous divers pseudonymes avant de s’exiler en Angleterre. Condamné à mort par contumace en 1872, il est finalement arrêté à son retour en France en 1873, condamné aux travaux forcés à perpétuité, puis déporté en Nouvelle-Calédonie. Sa peine sera commuée en bannissement, et il reviendra en France après l’amnistie de 1880.

Sources

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Événement
1871
1871
p 117
Demeure de Stanisals Blanchet, membre du premier Comité central de la Garde nationale ; démasqué par Rigault, il sera enfermé à Mazas et démissionnera du Conseil de la Commune
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Événement
1871
10 mai 1871 — Hôtel de Ville
p 127
Louis Rossel démissionne de son poste de délégué à la Guerre et demande "une cellule à Mazas". Il est effectivement arrêté mais s'échappe avec la complicité de Charles Gérardin
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Événement
1871
10 mai 1871
p 127
Rossel passe en revue les troupes, convoquées selon certains pour la reprise du fort d'Issy, pour d'autres afin de tenter un putsch sur la Commune. Faute d'effectifs il renonce et donne sa démission
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Événement
Événement
Événement
1871
mai 1871 — Demeure d'Auguste Joulon
p 134
Auguste Joulon, qui a déjà trois fils dans la Garde nationale, supplie Delescluze d'accepter d'incorporer le quatrième qui n'a que 15 ans. Cité par Paul Martine
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Événement
1871
23 mai 1871 — Barricade sous la Commune
p 135 & 166
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Événement
1871
Événement
1871
17 mai 1871
p 135
Explosion de la cartoucherie de l'avenue Rapp suite à un sabotage des agents versaillais restés à Paris ; elle fait une quarantaine de victimes. La Commune adopte leurs familles
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Événement
1871
12 avril 1871 — Barricade sous la Commune/Barricade dite de la rue de la Paix
p 135 & 166
Une des 18 barricades fortifiées avec canons de la Commune. Il y eut de l'ordre de 900 barricades érigées dans Paris pendant la Commune et la Semaine sanglante
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Événement
1871
6 avril 1871
p 141
Le 6 avril 1871, à neuf heures du matin, des fédérés du 130e bataillon de la Garde nationale se rendent au 60 rue de la Folie-Regnault, là où est remisé entre les exécutions ce que les ouvriers du faubourg appellent la V …

Le 6 avril 1871, à neuf heures du matin, des fédérés du 130e bataillon de la Garde nationale se rendent au 60 rue de la Folie-Regnault, là où est remisé entre les exécutions ce que les ouvriers du faubourg appellent la Veuve. Ils y trouvent deux guillotines — l'ancienne et une nouvelle, plus expéditive et portative. Ils les chargent et les portent place Voltaire, devant la statue du philosophe. Aux applaudissements d'une foule immense, ils les brisent et les brûlent.

Le Rappel du lendemain décrit la scène et souligne le choix du lieu : c'est devant "le défenseur de Sirven et de Calas, l'apôtre de l'humanité, le précurseur de la Révolution française" que la machine est détruite.

La portée symbolique est immédiate mais le Siècle pose la question qui dérange : si l'on brûle l'échafaud sans abolir la peine de mort, à quoi bon ? Rochefort dans Le Mot d'Ordre est encore plus direct — supprimer la guillotine ne sert à rien si on garde le chassepot pour fusiller. La Commune, en effet, n'a pas formellement voté l'abolition. Le Père Duchêne tranche à sa manière : pour que la Commune brûle toutes les guillotines, que les réactionnaires se tiennent tranquilles.

Ce même 6 avril, Gustave Courbet publie dans le Journal officiel un appel lyrique aux artistes — il les convoque à une assemblée, pour fonder ce qui deviendra la Fédération des artistes de Paris.

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Événement
1871
mai 1871
p 142
Charles Gérardin, qui se cache après avoir aidé Rossel à s'enfuir, est hébergé par Paul Martine chez Lavigne
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Événement
1871
21 mai 1871 — Palais des Tuileries
p 143
Aux Tuileries, Agar récite Victor Hugo et la Bordas chante « La Canaille ». À l’autre bout de Paris, les Versaillais franchissent les remparts. Depuis que la Commune est maîtresse des Tuileries, l’ancien palais impérial …

Aux Tuileries, Agar récite Victor Hugo et la Bordas chante « La Canaille ». À l’autre bout de Paris, les Versaillais franchissent les remparts.

Depuis que la Commune est maîtresse des Tuileries, l’ancien palais impérial s’est ouvert au peuple. On y donne des fêtes et des concerts, dans le salon des Maréchaux comme au jardin, au profit des blessés de la Garde nationale, des veuves et des orphelins des fédérés. La Fédération des artistes du spectacle, qui veut rendre du travail aux chanteurs et aux comédiens, participe activement à leur organisation. Le 6 mai, le 10 mai, le 18 mai, où l’on donne trois concerts à la suite, la foule se presse dans les salons de l’Empereur déchu.

Le dimanche 21 mai 1871, un dernier grand concert est donné, au jardin cette fois, au profit des veuves et des orphelins. Deux vedettes de la Commune sont à l’affiche. La tragédienne Agar, de la Comédie-Française, lit des passages des « Châtiments », le réquisitoire en vers de Victor Hugo contre Napoléon III ; le 6 mai déjà, elle était venue réciter « La Marseillaise » aux Tuileries. La chanteuse Rosa Bordas, « la Bordas », qui s’est fait connaître au Grand Concert parisien et au théâtre du Châtelet, entre en scène vêtue d’un péplos blanc, enveloppée dans un grand drapeau rouge, et chante « La Canaille », la chanson des pauvres qui revendiquent fièrement le nom qu’on leur jette au visage.

Au même moment, vers trois heures, un agent versaillais fait signe aux assiégeants depuis le rempart du Point-du-Jour : le bastion n’est plus gardé. Deux heures plus tard, les premiers soldats entrent dans Paris par la porte de Saint-Cloud. Au jardin, on écoute la musique en tâchant d’oublier la canonnade ; personne ne sait encore rien ; le soir, le délégué à la Guerre, Delescluze, fait même afficher que l’ennemi est repoussé. C’est le premier jour de la Semaine sanglante.

Deux jours plus tard, le 23 mai, les communards Bergeret, Bénot et Boudin font entrer dans la cour des fourgons de poudre, de pétrole et de goudron, et mettent le feu au palais. Les Tuileries brûlent jusqu’au 26 mai ; leurs ruines seront rasées en 1883.

Les artistes paient le prix de leur engagement. On fait de ces soirées un crime à Agar, qui se défend simplement : elle est, dit-elle, « partout où je puis être en aide aux malheureux ». Elle doit quitter la Comédie-Française en 1872 ; il lui faudra six ans d’ostracisme avant d’y être rappelée. La Bordas tombe dans l’oubli ; quand elle remonte sur scène, trois ans plus tard, la presse conservatrice l’éreinte.

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Événement
1871
23 mai 1871 — Parc à canons du Moulin de la Galette
p 146 & 159
Le parc d'artillerie de Montmartre tombe pratiquement sans combat aux mains des troupes de Versailles. Les canons s'étaient déjà tus, faute de munitions
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Événement
1871
21 mai 1871
p 146-147
Les versaillais entrent dans Paris grâce aux signaux que leur fait l'ingénieur civil Ducâtel, un mouchard envoyé par le général Douay, leur indiquant l'absence de gardes sur les fortifications
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Événement
1871
24 mai 1871 — Viaduc de la ligne du chemin de fer de St Denis
p 147
Violents combats lors de l'entrée des troupes de Thiers dans Paris. Les Fédérés sont submergés par le flot de soldats versaillais qui entrent par le Point du Jour. Blessés et prisonniers Fédérés sont égorgés
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Événement
1871
21 mai 1871
p 148
L'école militaire, bombardée par les versaillais qui ont pris le Trocadéro, doit être évacuée. Les Fédérés se réfugient dans les baraquements du Champ de Mars. Razoua est blessé à la cheville
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Événement
1871
23 mai 1871
p 148 & 202
Massacre de combattants pendant la Semaine sanglante. D'immenses fosses sont creusées et les corps des victimes sont brûlées au pétrole
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Événement
1871
21 mai 1871
p 148
Violents combats pendant la Semaine sanglante. Le poste de la Muette est pris entre deux feux. Tous les blessés et prisonniers seront massacrés par les troupes versaillaises
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Événement
1871
21 mai 1871
p 148-149
Violents combats pendant la Semaine sanglante. Les Fédérés réfugiés dans des baraquements en bois résistent courageusement aux trouves versaillaises supérieures en nombre
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Événement
1871
22 mai 1871 — Mairie du 17ème arrondissement/Mairie des Batignolles
p 153
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Événement
1871
23 mai 1871
p 153 & 156
Centre de résistance Rive Gauche pendant la Semaine sanglante. Il sera contourné par les troupes versaillaises et pris à revers le 24 mai
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Événement
1871
22 mai 1871 — Ancienne mairie des Batignolles-Monceaux/Mairie du 17ème arrondissement
p 154 & 157
Benoît Malon est obligé d'évacuer la mairie des Batignolles devant l'avancée versaillaise. Il refuse d'exécuter l'ordre de mettre le feu au quartier. Les versaillais fusilleront les combattants pris les armes à la main
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Événement
1871
22 mai 1871 — Collège Chaptal/Cour prévôtale/Lieu de massacre de Communards
p 154 & 202
Forte résistance des Zouaves de la Commune dans le collège alors en construction ; les versaillais massacrèrent les survivants. Une cour martiale s'installe ici dès le lundi 22 mai
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Événement
1871
Événement
1871
23 mai 1871
p 157
Massacre de combattants pendant la Semaine sanglante ; en priorité les soldats considérés comme déserteurs et les étrangers ayant rejoint la Commune
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Événement
1871
23 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 157
Prise par les troupes versaillaises du général Clinchant de la barricade de la place Clichy, tenue par des Fédérés des Batignolles, équipée de 8 canons et 2 mitrailleuses
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Événement
1871
23 mai 1871 — Dispensaire du pasteur Vernes
p 158
Les blessés accueillis par le pasteur Vernes sont massacrés par les versaillais jusque dans leurs lits
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Événement
1871
mai 1871 — Cimetière Marcadet (de 1804 à 1849, puis de 1870 à 1878)
p 159
Inhumation de nombreux combattants de la Commune pendant la Semaine sanglante selon un témoin. Ce cimetière avait été rouvert pendant le siège de 1870 et a disparu depuis, remplacés par des écoles
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Événement
1871
Événement
1871
23 mai 1871 — Demeure d'Adolphe Thiers/Lieu de massacre de Communards
p 160
Massacre, par vengeance, de Fédérés prisonniers et blessés dans le jardin de l'Hôtel de Thiers
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Événement
Événement
Événement
1871
23 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 162 & 173
Barricade qui résista deux jours aux assauts des versaillais ; les Communards allumèrent des incendies de protection et firent sauter leur dépôt de munitions avant de se retirer. Les Enfants du Père Duchêne participent a …

Barricade qui résista deux jours aux assauts des versaillais ; les Communards allumèrent des incendies de protection et firent sauter leur dépôt de munitions avant de se retirer. Les Enfants du Père Duchêne participent au combat

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Événement
1871
23 mai 1871 — Cimetière Montparnasse/Lieu de massacre de Communards
p 162
Massacre de combattants pendant la Semaine sanglante ; en priorité les soldats considérés comme déserteurs et les étrangers ayant rejoint la Commune
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Événement
1871
24 mai 1871 — Lieu de massacre de Communards
p 162
Un collégien est fusillé avec d'autres combattants par les versaillais. Un bataillon de Fédérés du 11ème arrondissement perd 60 hommes dans ces affrontements
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Événement
1871
23 mai 1871 — Palais d'Orsay/Conseil d'État (au rez-de-chaussée)/Cour des Comptes (au 1er étage)
p 163
Le palais d'Orsay est incendié pendant la Semaine sanglante par les 67ème et 135èmes bataillons, pour couvrir leur retraite
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Événement
1871
24 mai 1871 — Cité Berryer
p 163
Les troupes versaillaises parviennent à surprendre les Fédérés en empruntant la cité Berryer leurs colonels se fait tuer
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Événement
1871
23 mai 1871 — Palais d'Orsay/Conseil d'État (au rez-de-chaussée)/Cour des Comptes (au 1er étage)
p 163
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Événement
1871
24 mai 1871 — Rue de Rivoli
p 165
Les artilleurs de la barricade St Florentin se repliant sur les Tuileries sont mitraillés par les versaillais qui les ont contournés par la rue de Castiglione. Les corps des victimes sont enterrés dans le fossé de la bar …

Les artilleurs de la barricade St Florentin se repliant sur les Tuileries sont mitraillés par les versaillais qui les ont contournés par la rue de Castiglione. Les corps des victimes sont enterrés dans le fossé de la barricade

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Événement
1871
24 mai 1871 — Ministère de la Justice
p 166
Les Fédérés qui tiennent les barricades Castiglione et côté rue de la Paix sont pris à revers par des versaillais qui ont traversé par le ministère de la Justice
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Événement
1871
24 mai 1871 — Hôtel de Ville
p 168
Dernière réunion du Conseil de la Commune à l'Hôtel de Ville, à 7 heures du matin. Pindy prend la décision d'incendier le bâtiment ; une erreur politique qui précipite la retraite des Fédérés
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Événement
1871
25 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 168
Le cuisinier en chef du Café Anglais tient jusqu'au bout la barricade construite devant son établissement et se fait tuer, à court de munitions, en montant sur un réverbère
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Événement
1871
26 mai 1871
p 168 & 188
Un des principaux points de résistance des Fédérés dans le Nord-Est de Paris pendant la Semaine sanglante. Il sera pris à revers par les troupes versaillaises
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Événement
1871
27 mai 1871 — Cimetière du Père Lachaise/Batterie de canons pendant la Semaine sanglante
p 169 & 188
Deux batteries d'artillerie de la Commune sont positionnées au Père Lachaise, 8 pièces en avant du mausolée de Morny, 3 autres au pied de la pyramide de Félix de Beaujour
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Événement
1871
24 mai 1871 — Hôtel de Ville
p 169
Lefrançais propose à ses collègues de s'enfermer dans l'Hôtel de Ville et de se faire sauter à l'arrivée des versaillais. Le Conseil décide de le replier sur la mairie du 11ème arrondissement
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Événement
1871
25 mai 1871 — Palais Brongniart/Bourse des valeurs/Lieu de massacre de Communards
p 169 & 187
Massacre de combattants de la Commune blessés, attachés aux grilles de la Bourse. Furent fusillés ici un homme qu'on prit pour Gustave Lefrançais et un autre pour Auguste Serraillier
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Événement
1871
24 mai 1871
p 171
Arrestation et exécution du capitaine de Beaufort par le 66ème bataillon de la Garde nationale ; Delescluze intervient en vain
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Événement
1871
24 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 171
Combats pendant la Semaine sanglante. La barricade est contournée par les troupes versaillaises
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Événement
Événement
1871
juin 1871
p 173
Quinze jours après les combats de la Semaine sanglante, les corps de plusieurs Fédérés sont retrouvés dans les égouts où ils étaient restés cachés plutôt que de se rendre aux versaillais
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Événement
1871
Événement
1871
Événement
1871
24 mai 1871 — Hôtel des Monnaies
p 174
Camélinat fait évacuer l'Hôtel de la Monnaie et emporte in extremis 153 000 F de la nouvelle pièce qu'il a fait graver pour pouvoir payer les gardes nationaux
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Événement
1871
24 mai 1871 — Batterie de canons versaillaise
p 174
Les versaillais installent une batterie de canons qui va couvrir les quartiers de la Sorbonne et St Michel et provoquer leur chute
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Événement
1871
24 mai 1871 — Batterie de canons versaillaise
p 174
Les versaillais installent une batterie de canons qui va couvrir le Luxembourg et la rue d'Assas et provoquer la chute de ces secteurs
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Événement
1871
24 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante (une des trois défendant le Panthéon)/Lieu de massacre de Communards
p 174
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Événement
1871
24 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante (une des trois défendant le Panthéon)/Lieu de massacre de Communards
p 174
Violents combats pour défendre le Panthéon ; la barricade est contournée par les versaillais ; 400 Fédérés faits prisonniers sont fusillés après les combats
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Événement
1871
24 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 175
Barricade du système de défense du Panthéon pendant la Semaine sanglante. Elle est contournée par les troupes versaillaises. Tous ses défenseurs sont massacrés
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Événement
1871
24 mai 1871
p 175-176
Combats autour de la Fontaine Médicis pendant la Semaine sanglante. Tous les Fédérés seront massacrés
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Événement
1871
24 mai 1871 — Le Panthéon (depuis la coupole)
p 176
Des Fédérés postés dans la coupole du Panthéon tiennent en respect les troupes versaillaises débouchant de la rue d'Ulm. Les survivants seront pris et massacrés, leurs corps jetés dans le vide
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Événement
1871
24 mai 1871
p 177-178
Massacre de combattants de la Commune pendant la Semaine sanglante. Exécution de nombreuses femmes
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Événement
1871
24 mai 1871 — Hôtel des Abbés de Cluny/Lieu de massacre de Communards
p 177
Massacre de combattants de la Commune pendant la Semaine sanglante, dans l'angle à droite de la cour
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Événement
1871
25 mai 1871
p 177
Massacre de combattants pendant la Semaine sanglante ; en priorité les soldats considérés comme déserteurs et les étrangers ayant rejoint la Commune. Bounetou s'érige en juge et improvise un tribunal militaire
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Événement
1871
24 mai 1871 — Lieu de massacre de Communards
p 186
Massacre de combattants pendant la Semaine sanglante ; en priorité les soldats considérés comme déserteurs et les étrangers ayant rejoint la Commune
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Événement
1871
25 mai 1871 — Ancienne mairie du 20ème arrondissement (de 1847 à 1875)
p 187
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Événement
1871
25 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante (dite barricade du Château d'Eau, barrant les boulevards Voltaire et du Temple)
p 188
Le 25 mai 1871, la barricade qui ferme l’entrée du boulevard Voltaire, sur l’actuelle place de la République, tient tête à l’armée de Versailles. Au soleil couchant, Charles Delescluze, délégué à la Guerre, y monte sans …

Le 25 mai 1871, la barricade qui ferme l’entrée du boulevard Voltaire, sur l’actuelle place de la République, tient tête à l’armée de Versailles. Au soleil couchant, Charles Delescluze, délégué à la Guerre, y monte sans arme.

Au cinquième jour de la Semaine sanglante, les Versaillais tiennent l’ouest et le centre de Paris. Les derniers membres de la Commune se sont repliés à la mairie du 11e arrondissement, place Voltaire. Les généraux Clinchant et Douay font converger leurs colonnes vers la place du Château-d’Eau, qui ne prendra qu’en 1879 le nom de place de la République.

La place, d’où rayonnent sept larges avenues, est bordée par les Magasins réunis et par la caserne du Prince-Eugène, bâtie sous le Second Empire pour pouvoir, au besoin, encercler le faubourg Saint-Antoine. Faute de direction, les fédérés l’ont mal fortifiée. La barricade de l’entrée du boulevard Voltaire reçoit les obus et les balles tirés du boulevard Magenta, du boulevard Saint-Martin, de la rue de Turbigo. Les énormes pièces de fer de la fontaine sont tordues ou renversées, les arbres hachés, les maisons éventrées.

Prosper-Olivier Lissagaray, qui y était, a raconté la défense. Une jeune fille de dix-neuf ans, habillée en fusilier marin, s’y bat toute la journée et retourne plusieurs fois chercher des munitions à l’église Saint-Ambroise. Auguste Vermorel, élu du 18e arrondissement, parcourt les barricades à cheval, ceint d’une écharpe rouge pour être mieux reconnu, et tient plus de deux heures à celle du boulevard avant d’être grièvement blessé. Albert Theisz et Augustin Avrial l’emportent sur une civière ; fait prisonnier, il mourra à Versailles faute de soins, le 20 juin. Le colonel Maxime Lisbonne, qui organise la défense du Château-d’Eau, sera blessé le lendemain rue Amelot, puis amputé.

Photographie en médaillon : portrait d’un homme âgé à barbe blanche, en redingote

Vers sept heures moins le quart, Lissagaray voit passer, sur le trottoir du boulevard, Charles Delescluze. Délégué civil à la Guerre, il a soixante et un ans. Il porte son costume ordinaire, chapeau, redingote et pantalon noirs, l’écharpe rouge nouée à la ceinture, peu apparente ; il est sans arme et s’appuie sur une canne. La veille, il appelait encore à la guerre des quartiers : « Place au peuple, aux combattants aux bras nus ! » À cinquante mètres de la barricade, les gardes qui l’accompagnent s’effacent sous les balles. Lui continue, seul sur le boulevard dans le soleil couchant, gravit les pavés et tombe, comme foudroyé. Trois des quatre hommes qui courent le relever sont tués. Le membre de la Commune Jules Johannard, en larmes, lève son fusil et crie aux fédérés qu’ils ne sont pas dignes de défendre la Commune. Delescluze ne voulait à aucun prix « servir de victime ou de jouet à la réaction victorieuse ».

La barricade tient encore : toute la soirée, les Versaillais s’acharnent sur elle, puis l’incendie des deux maisons d’angle les arrête pendant la nuit. Le corps de Delescluze, abandonné sur place, est enterré en secret par les vainqueurs dans la fosse commune du cimetière de Montmartre, pour que sa tombe ne devienne pas un lieu de mémoire. En 1874, tenu pour en fuite, il sera condamné à mort par contumace.

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Événement
1870
10 janvier 1870 — Pharmacie où mourut Victor Noir
p 188
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Événement
Événement
Événement
Événement
1871
25 mai 1871
p 191
Incendie du grenier d'abondance pendant la Semaine sanglante ; allumé par les versaillais contrairement aux accusations de leur propagande. 238 bâtiments seront incendiés dans Paris, dont beaucoup par les canons de Versa …

Incendie du grenier d'abondance pendant la Semaine sanglante ; allumé par les versaillais contrairement aux accusations de leur propagande. 238 bâtiments seront incendiés dans Paris, dont beaucoup par les canons de Versailles

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Événement
1871
26 mai 1871
p 192-193
Résistance des Fédérés de la Bastille, retranchés dans la gare, contre la division Vergé des troupes versaillaises, brigade Derroja arrivant à revers par la voie ferrée
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Événement
1871
26 mai 1871
p 192-193
Violents combats pendant la Semaine sanglante. Une barricade est dressée pendant l'affrontement même au pied de la colonne côté Sud. Tous les Fédérés sont massacrés
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Événement
1871
26 mai 1871 — Cimetière du Père Lachaise
p 193 & 205
Les versaillais investissent le Père Lachaise par le Nord. Violent combats entre les tombes. Tous les défenseurs pris seront massacrés. Certains resteront cachés plusieurs jours dans des tombes
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Événement
1871
28 mai 1871 — Barricade pendant la Semaine sanglante
p 194-195
Jean Baptiste Clément dédie à l'ambulancière Louise, la jeune femme qui avait assisté les combattants de la barricade et dont on ne connait ni le nom ni ce qu'elle est devenue, son "Temps des Cerises"
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Événement
1871
24 mai 1871 — Marché des Carmes/Marché Maubert/Lieu de massacre de Communards
p 199
Massacre de combattants pendant la Semaine sanglante ; en priorité les soldats considérés comme déserteurs et les étrangers ayant rejoint la Commune. Le "tribunal" était installé dans un café
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Événement
1871
24 mai 1871
p 199 & 201
Massacre de combattants pendant la Semaine sanglante ; en priorité les soldats considérés comme déserteurs et les étrangers ayant rejoint la Commune. Un groupe de trente femmes sont fusillées
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Événement
1871
25 mai 1871 — Cour prévôtale du Jardin des Plantes/Cour martiale/Lieu de massacre de Communards
p 201
Cour martiale installée dans le Jardin des Plantes pendant la Semaine sanglante. Exécution de nombreuses femmes
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Événement
1871
26 mai 1871
p 201
Massacre de combattants pendant la Semaine sanglante ; en priorité les soldats considérés comme déserteurs et les étrangers ayant rejoint la Commune. Exécution de nombreuses femmes
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Événement
Événement
1871
24 mai 1871 — Square St Jacques la Boucherie
p 202
Charnier de 1 200 Fédérés fusillés sans jugement à la caserne Lobau, dont certains enterrés vivants. Les corps seront recouverts de chaux vive
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Événement
1871
25 mai 1871 — Palais du Luxembourg/Cour prévôtale
p 202
Cour martiale installée dans une salle du rez-de-chaussée du Palais du Luxembourg. Maxime Vuillaume est sauvé par un officier qu'il connaissait
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Événement
Événement
1944
23 août 1944
p 202
Ils leur ont fait tenir les pelles. C'est la dernière chose que le nazisme a exigée d'eux : leur propre tombe. Le 23 août 1944, Paris se bat. Les barricades tiennent dans les faubourgs, La Nueve de la 2e DB approche de l …

Ils leur ont fait tenir les pelles. C'est la dernière chose que le nazisme a exigée d'eux : leur propre tombe.

Le 23 août 1944, Paris se bat. Les barricades tiennent dans les faubourgs, La Nueve de la 2e DB approche de la capitale, le colonel Rol-Tanguy dirige l'insurrection depuis son QG souterrain de Denfert-Rochereau. Mais dans le Jardin du Luxembourg, dans ce parc d'État au centre du 6e arrondissement que l'occupant a transformé en place forte depuis 1940 et que la Luftwaffe a fait de son quartier général, quelque chose se passe qui ne ressemble pas à une bataille.

Six jeunes combattants des FFI ont été capturés. Leur âge, leurs noms précis nous sont imparfaitement connus. Ce qui est documenté, c'est le rituel de leur exécution. Les soldats nazis leur ordonnent de creuser eux-mêmes la fosse dans laquelle ils seront enterrés, au fond du jardin. Les pelles, la terre, le travail forcé de sa propre mort : c'est une mise en scène de domination absolue, un dernier acte de terreur pédagogique destiné non seulement à tuer mais à humilier.

Les six hommes creusent. Puis ils sont fusillés et jetés dans la fosse qu'ils viennent de creuser.

À quelques centaines de mètres de là, les combats continuent. Le palais du Luxembourg lui-même — siège de la Luftwaffe — sera pris le lendemain, le 25 août, après l'intervention de cinq chars de la 2e DB commandés par le colonel Pierre Georges, dit "Fabien," ancien militant des Jeunesses communistes. Le jardin qu'ils aimaient, que les Parisiens aimaient pour ses chaises vertes et ses enfants jouant autour du bassin central, sera rendu à la ville. Mais ces six hommes-là ne le verront pas.

Ce crime de guerre, perpétré dans les dernières heures d'une occupation qui s'achève, est l'une des atrocités caractéristiques des retraites nazies : plus la défaite approche, plus la violence contre les civils et les résistants s'intensifie, comme si l'ennemi, ne pouvant plus rien tenir, tenait à laisser des traces de sa capacité de nuire.

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Événement
1871
27 mai 1871 — Parc des Buttes Chaumont/Lieu de massacre de Communards
p 202
Massacre de combattants pendant la Semaine sanglante ; en priorité les soldats considérés comme déserteurs et les étrangers ayant rejoint la Commune. Les exécutions ont lieu à la mitrailleuse
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Événement
1871
mai 1871
p 202
Massacre de combattants pendant la Semaine sanglante ; en priorité les soldats considérés comme déserteurs et les étrangers ayant rejoint la Commune
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Événement
1871
mai 1871 — Hôtel des Invalides/Lieu de massacre de Communards
p 202
Massacre de combattants pendant la Semaine sanglante ; en priorité les soldats considérés comme déserteurs et les étrangers ayant rejoint la Commune
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Événement
1871
25 mai 1871
p 202-203
Massacre de combattants pendant la Semaine sanglante ; en priorité les soldats considérés comme déserteurs et les étrangers ayant rejoint la Commune. Plus de 400 cadavres furent ramassés dans les rues du quartier
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Événement
1871
mai 1871
p 202
Nombre de Communards, hommes et femmes, sont exécutés sur la rive du canal St Martin
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Événement
1871
26 mai 1871 — Marches du Panthéon
p 203-204
Exécution de Jean-Baptiste Millière avocat, journaliste et député de la Seine, n'ayant pas paticipé aux combats de la Commune, il est faussement accusé d'avoir tiré à trois reprises sur des soldats
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Événement
1870
31 octobre 1870 — Caserne Lobau/Souterrain de l'Hôtel de Ville
p 204
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Événement
1871
30 mai 1871 — Cimetière du Père Lachaise/Mur des Fédérés/Lieu de massacre de Communards
p 206
Fosse commune creusée pour les 1018 victimes des combats de la Semaine sanglante tués dans le cimetière et aux alentours ; 147 Fédérés sont fusillés sur place, à la mitrailleuse. 152 selon Maxime Du Camp
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Événement
1871
mai 1871 — Demeure d'Auguste Ottiin/Cachette de Benoît Malon
p 207
Cachette de Benoît Malon après la Semaine sanglante, procurée par le pasteur Edmond de Pressensé. C'est le couple Ottin qui fera passer la frontière suisse à Benoît Malon, avec le passeport de leur fils
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Événement
1871
28 mai 1871
p 207
Exécution d'Eugène Varlin, ouvrier relieur, fondateur de l'A.I.T. ; l'assassin Sicre vole sa montre pour s'en faire un trophée. Plusieurs personnes avaient déjà été exécutées à sa place par confudion
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