🗺 Lieux & Arrondissements 🎭 Thèmes ⏳ Époques 👤 Personnages 📅 Événements 🚶 Balades 🧭 Explorer 📚 Bibliographie À propos
📖 Le Nouveau Paris LABÉDOLLIÈRE Émile de & DORÉ Gustave
Bibliographie

Le Nouveau Paris

LABÉDOLLIÈRE Émile de & DORÉ Gustave
La Butte aux Cailles, 1986.
24 Fiches citant cet ouvrage
1986 Édition

Fiches citant cet ouvrage

24 fiches
Événement
1871
24 mai 1871 — Marché des Carmes/Marché Maubert/Lieu de massacre de Communards
p 80-81
Massacre de combattants pendant la Semaine sanglante ; en priorité les soldats considérés comme déserteurs et les étrangers ayant rejoint la Commune. Le "tribunal" était installé dans un café
Voir la fiche →
Événement
1733
Événement
1871
2 avril 1871 — Siège du Comité central de la Garde nationale
p 160-161
Premier transfert du siège du Comité central de la Garde nationale depuis l'Hôtel de Ville
Voir la fiche →
Événement
Événement
1838
1838 — Restaurant du traiteur Guignet/Réunions de la société des Frileux
p 223
Les habitués de la mère Saguet, membres de la Société des Joyeux, se réunissaient ici l'hiver et organisaient un banquet les premiers mardis du mois ; parmi eux, un certain Adolphe Thiers, bien triste sire pour un "Joyeu …

Les habitués de la mère Saguet, membres de la Société des Joyeux, se réunissaient ici l'hiver et organisaient un banquet les premiers mardis du mois ; parmi eux, un certain Adolphe Thiers, bien triste sire pour un "Joyeux"...

Voir la fiche →
Événement
1821
1821 — Cabaret de la mère Saguet (de 1784)/Société des Joyeux
p 223
Pierre-Jean de Béranger est président de la Société du Moulin Vert, association de chansonniers également appelée Société des Joyeux
Voir la fiche →
Événement
1871
23 mai 1871 — Lieu de massacre de Communards
p 272-273
Massacre de combattants pendant la Semaine sanglante ; en priorité les soldats considérés comme déserteurs et les étrangers ayant rejoint la Commune
Voir la fiche →
Événement
1776
24 octobre 1776 — Château de Ménilmontant (panneau)
p 309
Il tombe, il perd connaissance, il se réveille au crépuscule sans savoir qui il est : il en tirera l'une des rares descriptions d'un bonheur pur de la littérature française. Jean-Jacques Rousseau a soixante-quatre ans en …

Il tombe, il perd connaissance, il se réveille au crépuscule sans savoir qui il est : il en tirera l'une des rares descriptions d'un bonheur pur de la littérature française.

Jean-Jacques Rousseau a soixante-quatre ans en 1776. Il vit rue Plâtrière, aujourd'hui rue Jean-Jacques-Rousseau, dans le 1er arrondissement, dans un modeste appartement où il copie de la musique pour vivre. Il est brouillé avec presque tout le monde : avec Voltaire, avec Diderot, avec Hume. Il se croit victime d'un complot universel, ce qui n'est pas entièrement faux et pas entièrement vrai. Il ne publie plus. Il herborise et il marche.

Le 24 octobre 1776, il redescend de Ménilmontant, alors village campagnard hors de Paris, où il est allé herboriser. Sur la route, un grand chien danois lancé au galop devant un carrosse le renverse. Il est projeté violemment au sol, tête la première.

Il perd connaissance. Ce qu'il écrit ensuite est resté célèbre. Revenant à lui à la nuit tombante, il ne se souvient ni de sa chute, ni de son nom, ni de rien : "Je naissais dans cet instant à la vie, et il me semblait que je remplissais de ma légère existence tous les objets que j'apercevais. Tout entier au moment présent, je ne me souvenais de rien ; je n'avais nulle notion distincte de mon individu. Je sentais dans tout mon être un calme ravissant."

Ce texte forme la Deuxième Promenade des "Rêveries du promeneur solitaire," dernier livre de Rousseau, resté inachevé à sa mort en 1778. C'est l'une des premières descriptions littéraires d'un état de conscience pure, sans mémoire ni identité, et l'un des textes fondateurs de tout ce que la littérature fera ensuite de l'introspection.

L'anecdote a une suite grinçante. Le bruit court dans Paris que Rousseau est mort. Un journal publie même une notice nécrologique. Rousseau, qui lit cela vivant, y voit une nouvelle preuve du complot ourdi contre lui. Un panneau au 128 rue Pelleport, dans le 20e arrondissement, rappelle l'emplacement approximatif de la chute.

Voir la fiche →
Événement
1871
25 mai 1871 — Ministère des Affaires étrangères
p 322
Voir la fiche →
Événement
1871
17 mars 1871 — École dite de la rue Basfroi/Comité central de la Garde nationale (siège pendant la Commune)
p 334
Voir la fiche →
Événement
1907
10 juin 1907 — Hall du journal "L'Illustration"
p 343
Voir la fiche →
Événement
Événement
Événement
1796
1796 — Demeure de Louis Rœttiers de Montaleau/Grand Orient de France
p 384
Voir la fiche →
Événement
1824
7 mars 1824 — Théâtre Italien/Salle Ventadour
p 435
Franz Liszt a douze ans — il en aura treize en octobre — lorsqu'il monte pour la première fois sur la scène du Théâtre-Italien, rue Méhul, ce 7 mars 1824. Son père Adam, régisseur reconverti en imprésario impitoyable, a …

Franz Liszt a douze ans — il en aura treize en octobre — lorsqu'il monte pour la première fois sur la scène du Théâtre-Italien, rue Méhul, ce 7 mars 1824. Son père Adam, régisseur reconverti en imprésario impitoyable, a tout manœuvré : la location de la salle, les conditions négociées avec le directeur Habeneck, la mise en scène d'un enfant prodige venu conquérir la capitale de la musique.

La famille est arrivée à Paris le 11 décembre 1823, avec de grandes ambitions et une première déconvenue : le directeur du Conservatoire, Cherubini, a refusé l'inscription de Franz au motif que le règlement interdit les étrangers. Qu'importe. La maison Érard a accueilli le jeune Hongrois dans ses salons de la rue du Mail, lui a offert un piano superbe, et le Tout-Paris des salons a déjà entendu parler de ce gamin qui peut tout jouer à la première lecture.

Le concert du Théâtre-Italien est, selon le mot des biographes, « un des tournants de sa carrière ». Le public parisien est conquis, la presse dithyrambique. Le critique Alphonse Martainville écrit : « Depuis hier, je crois à la métempsycose. Je suis convaincu que l'âme et le génie de Mozart sont passés dans le corps du jeune Liszt. » La comparaison avec Mozart — mort trente-trois ans plus tôt — dit tout de la fièvre qui s'empare de la salle.

Paris restera le centre de gravité de Liszt pendant vingt ans. C'est ici qu'il rencontrera Chopin, Berlioz, Paganini, Hugo et George Sand — et qu'il inventera le récital de piano tel que nous le connaissons encore.


Voir la fiche →