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📖 Les Débuts de l'époque contemporaine BERTIER de SAUVIGNY Guillaume de
Bibliographie

Les Débuts de l'époque contemporaine

BERTIER de SAUVIGNY Guillaume de
Éditions de Gigord, 1964.
7 Fiches citant cet ouvrage
1964 Édition

Fiches citant cet ouvrage

7 fiches
Événement
1794
28 juillet 1794 — Hôtel de Ville/Maison Commune
p 116-117
Maximilien Robespierre, blessé par le gendarme Merda, est arrêté vers 3 heures du matin le 10 thermidor
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Événement
1795
20 mai 1795 — Palais des Tuileries (aile Nord, côté pavillon de Marsan)/Siège de la Convention
p 119-120
« Du pain et la Constitution de 1793 ! » Dans la salle des séances des Tuileries, une tête au bout d’une pique se dresse devant le président. Paris a faim. L’hiver 1794-1795 a été le plus rude depuis celui de 1709 : les …

« Du pain et la Constitution de 1793 ! » Dans la salle des séances des Tuileries, une tête au bout d’une pique se dresse devant le président.

Paris a faim. L’hiver 1794-1795 a été le plus rude depuis celui de 1709 : les fleuves ont gelé, les routes sont restées impraticables, et l’on a vu les loups s’avancer jusqu’aux portes de la ville. Depuis la chute de Robespierre, la Convention thermidorienne est revenue à la liberté du commerce ; le maximum du prix des grains a été aboli à Noël 1794, et l’assignat s’effondre : en avril, il ne vaut plus que 8 % de sa valeur. Les rations de pain distribuées aux Parisiens diminuent de semaine en semaine. Le 12 germinal (1er avril 1795), une première manifestation a déjà marché sur la Convention ; le général Pichegru l’a dispersée sans violence.

Le 1er prairial an III, 20 mai 1795, les faubourgs Saint-Antoine et Saint-Marcel marchent de nouveau sur la Convention. Depuis mai 1793, l’assemblée siège aux Tuileries, dans l’ancienne salle des Machines réaménagée par l’architecte Gisors. Femmes et sans-culottes y font irruption en réclamant « du pain et la constitution de l’an I » : des mesures contre la disette, et l’application de la constitution démocratique votée le 24 juin 1793, jamais mise en vigueur.

Le député des Hautes-Pyrénées Jean-Bertrand Féraud, chargé avec Barras et Rouyer de surveiller l’arrivée des subsistances à Paris, tente de barrer aux émeutiers l’accès à la tribune ; il est tué. On lui tranche la tête, on la plante sur une pique et on la présente au président de séance, Boissy d’Anglas. Celui-ci la salue, se rassoit, se couvre — et refuse de céder. On a longtemps dit que Féraud avait été tué par méprise, confondu avec son collègue Fréron ; les historiens pensent plutôt que la foule savait qui il était. « Le peuple en colère n’a pas tué au hasard », écrit Pierre Serna : Féraud était l’homme du ravitaillement, et il venait de se battre avec les émeutiers.

Dans la nuit, la garde nationale et les troupes des généraux Menou et Murat dégagent l’assemblée. Les sections sont désarmées. Quatorze députés montagnards, accusés d’avoir soutenu l’insurrection, sont décrétés d’arrestation ; six d’entre eux — Romme, Goujon, Duquesnoy, Bourbotte, Duroy et Soubrany —, condamnés à mort le 17 juin, tentent de se donner la mort avant l’échafaud. Prairial est la dernière insurrection populaire de la Révolution ; il faudra attendre 1830 pour revoir Paris se soulever ainsi.

La scène de Boissy d’Anglas saluant la tête de Féraud a fait le bonheur des peintres. En 1830, Guizot, ministre de l’Intérieur, ouvre un concours pour orner le Palais-Bourbon de ce « Boissy d’Anglas tenant tête à l’émeute » ; cinquante-trois peintres y répondent, dont Delacroix, et c’est Auguste Vinchon qui l’emporte. Des Tuileries, en revanche, il ne reste rien : incendiées pendant la Commune, le 23 mai 1871, leurs ruines ont été abattues en 1883.

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Événement
1793
10 mai 1793 – 1799 — Palais des Tuileries (aile Nord, côté pavillon de Marsan)/Siège de la Convention
p 119-120
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Événement
1820
13 février 1820 — Salle Louvois/Opéra de Paris
p 293-294
Il vient de raccompagner sa femme à sa voiture et revient voir la fin du spectacle. Un homme surgit « comme une flèche ». C’est le dimanche gras, 13 février 1820. L’Opéra de Paris joue alors rue de Richelieu, dans la sal …

Il vient de raccompagner sa femme à sa voiture et revient voir la fin du spectacle. Un homme surgit « comme une flèche ».

C’est le dimanche gras, 13 février 1820. L’Opéra de Paris joue alors rue de Richelieu, dans la salle qui occupait l’emplacement de l’actuel square Louvois. Le duc de Berry y assiste au spectacle avec son épouse. Second fils du comte d’Artois — le futur Charles X —, neveu du roi Louis XVIII, qui n’a pas d’enfant, il est le seul prince de la famille royale qui puisse encore lui donner un héritier : l’avenir de la dynastie repose sur lui. À l’entracte, vers onze heures du soir, il raccompagne sa femme à sa voiture puis revient à pied vers l’entrée, sans chapeau ni manteau. Un homme surgit devant la voiture et le frappe à la poitrine. Le prince croit d’abord à un coup de poing : « Ah ! C’est un poignard, je suis mort ! »

L’arme est une alêne longue de vingt-cinq centimètres, que les Archives nationales conservent encore. Le duc a la force de l’arracher lui-même avant de perdre connaissance. Transporté dans une salle du théâtre, il agonise toute la nuit, demandant, dit-on, « grâce pour l’homme » qui l’a frappé. Sur son lit de mort, la famille royale reconnaît les enfants qu’il a eus en Angleterre, pendant l’émigration, avec Amy Brown. Il meurt à six heures et demie du matin.

Le meurtrier, Louis Pierre Louvel, est arrêté sur-le-champ. Ouvrier sellier né à Versailles, ancien soldat de la Garde impériale, il a suivi Napoléon à l’île d’Elbe. Il a agi seul, par conviction, au terme d’un projet médité depuis des années : il n’a aucune haine contre sa victime, il veut « détruire la souche » des Bourbons. Dès 1814, il était allé jusqu’à Calais dans le même dessein, quand Louis XVIII devait y débarquer. Devant ses juges, il ne renie rien : les Bourbons, dit-il, n’avaient pas le droit de revenir régner en France. Il est guillotiné place de Grève le 7 juin 1820.

Il échoue pourtant. Le 29 septembre suivant naît le fils posthume du duc, le duc de Bordeaux, que les royalistes surnomment aussitôt « l’enfant du miracle ». Mais l’attentat emporte le principal ministre de Louis XVIII, Élie Decazes, que les ultras jugeaient trop libéral et tenaient pour responsable du crime. Chateaubriand a ce mot cruel : « le pied lui a glissé dans le sang ». La voie est libre pour les ultras.

Louis XVIII fait raser la salle pour effacer le lieu du crime, et l’on entreprend d’y élever un monument expiatoire, qui doit abriter un tombeau sculpté par Dupaty, Cortot et Cartelier. La révolution de 1830 balaie le projet. Le monument funéraire, relégué à Saint-Denis, restera plus d’un siècle dans un débarras avant d’être remonté en 1976 derrière le chevet de la basilique. Sur l’emplacement de l’Opéra s’étend aujourd’hui le square Louvois, où Louis Visconti a dressé en 1844 une fontaine aux quatre grands fleuves de France : la Seine, la Garonne, la Loire et la Saône.

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Événement
1830
31 juillet 1830 — Hôtel de Ville
p 304
Manœuvre de Thiers, déjà ; trahison de La Fayette, une de plus... la Monarchie de Juillet était instaurée
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Événement
1835
28 juillet 1835 — Appartement loué par Giuseppe Fieschi
p 315
Attentat manqué de Fieschi contre Louis-Philippe à l'aide d'une machine infernale ; il fait 19 morts. Fieschi avait travaillé comme indicateur pour le préfet Baude
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