🗺 Lieux & Arrondissements 🎭 Thèmes ⏳ Époques 👤 Personnages 📅 Événements 🚶 Balades 🧭 Explorer 📚 Bibliographie À propos
📖 Quartier Latin. Les Cafés Littéraires LOP Ferdinand
Bibliographie

Quartier Latin. Les Cafés Littéraires

LOP Ferdinand
Cahiers du Temps présent, 1958.
18 Fiches citant cet ouvrage
1958 Édition

Fiches citant cet ouvrage

18 fiches
Événement
1903
1903 — Café Le Soleil d'Or (aujourd'hui le Départ St Michel)/Caveau du Soleil d'Or/Café Littéraire
p 6-7
Rencontre d'Apollinaire, Jarry et Salmon aux soirées de la Plume
Voir la fiche →
Événement
1889
1889 — Café Le Soleil d'Or (aujourd'hui le Départ St Michel)/Caveau du Soleil d'Or/Café Littéraire
p 6-7
Voir la fiche →
Événement
1873
1873 — Café Soufflet (surnommé "la Gifle")
p 8
Voir la fiche →
Événement
1885
1885 — Café Vachette (créé en 1855)/Café littéraire
p 9
Voir la fiche →
Événement
1885
1885 — Café Vachette (créé en 1855)/Café littéraire
p 9
Voir la fiche →
Événement
Date imprécise — Café La Source/Café littéraire
p 10
Café littéraire fondé en 1855 ; un des quartiers généraux de Paul Verlaine
Voir la fiche →
Événement
Événement
1912
1912 — Restaurant "La Closerie des Lilas"/Café des ombres
p 12-13
Paul Fort est élu "prince des poètes" ; il tient là ses "mardis littéraires"
Voir la fiche →
Événement
Date imprécise — Bal de La Closerie des Lilas (futur bal Bullier)/Cercle des Zutistes
p 12-13
Première période littéraire de la Closerie des Lilas ; rencontres du cercle des "poètes zutistes"
Voir la fiche →
Événement
Événement
Événement
Événement
Événement
1751
28 juin 1751 — Café Au Saint Suaire de Turin/Café Procope
p 15-17
Le café a été fondé par le Sicilien Francesco Procopio di Coltelli — d'abord sous le nom de Café Au Saint Suaire de Turin, en face de la Comédie-Française, dans la rue des Fossés-Saint-Germain-des-Prés. Voltaire, Fontene …

Le café a été fondé par le Sicilien Francesco Procopio di Coltelli — d'abord sous le nom de Café Au Saint Suaire de Turin, en face de la Comédie-Française, dans la rue des Fossés-Saint-Germain-des-Prés. Voltaire, Fontenelle et Montesquieu y ont leurs habitudes. On y lit les journaux, on joue aux échecs, on refait la physique et le droit des gens entre deux tasses. Au milieu du siècle, le Procope est devenu le lieu de travail officieux des philosophes.

Le projet de l'Encyclopédie a cinq ans. En 1746, le libraire André-François Le Breton et ses associés — David, Durand, Briasson — obtiennent un privilège royal pour adapter la Cyclopedia de l'Anglais Chambers. L'abbé Gua de Malves, premier directeur, abandonne en octobre 1747. Denis Diderot et Jean le Rond d'Alembert prennent la direction. Ce qui devait être une traduction devient autre chose : un inventaire raisonné de tout ce que la raison humaine a produit, organisé selon l'Arbre des connaissances de Francis Bacon, avec l'homme — et non Dieu — au sommet. En 1750, le Prospectus de Diderot lance une souscription pour dix volumes de textes et deux de planches. Les jésuites, via les Mémoires de Trévoux, protestent aussitôt.

Ce 28 juin 1751, le premier volume est finalisé au Procope. Il couvre la lettre A jusqu'à Azyme — 914 pages. Il s'ouvre sur le Discours préliminaire de d'Alembert, qui classe mémoire, raison et imagination comme les trois facultés fondatrices de la connaissance humaine. C'est un manifeste. Jean-François Marmontel a fourni plusieurs articles. L'abbé Prévost, auteur de Manon Lescaut, a collaboré. Jean-Jacques Rousseau a rédigé les articles de musique. Alexis Piron, poète mordant et habitué du café, est là. Élie Fréron, critique acéré dont la plume servira bientôt à combattre l'entreprise, fréquente encore la même table — il ne fondera son Année littéraire qu'en 1754.

Pour Marx et Engels, le mouvement philosophique du XVIIIe siècle a été l'idéologie par laquelle la bourgeoisie montante a conduit son offensive théorique contre l'ordre féodal et clérical. L'Encyclopédie en est l'instrument central : elle substitue la raison à la révélation, traite les métiers et les techniques comme des savoirs nobles, et fait de l'autorité un objet de critique. Ce n'est pas un dictionnaire. C'est le programme intellectuel d'une classe qui prépare sa révolution.

En janvier 1752, le Conseil du roi condamne les deux premiers volumes au pilon. Malesherbes, directeur de la Librairie, cache les manuscrits de Diderot chez lui. La publication reprend en 1753.

Voir la fiche →
Événement
1847
1847 — Bal de La Closerie des Lilas (futur bal Bullier)
p 17-18
Voir la fiche →