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📖 Village Salpêtrière - Gare - Maison-Blanche - Croulebarbe Équipe Village
Bibliographie

Village Salpêtrière - Gare - Maison-Blanche - Croulebarbe

Équipe Village
Village Communication, 1995.
Livre
78 Fiches citant cet ouvrage
1995 Édition

Fiches citant cet ouvrage

78 fiches
Événement
1785
1785 — Catacombes (entrée de service)
p 4
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Événement
Événement
1667
Événement
1786
1786 – 1860 — Barrière de Croulebarbe/Mur des Fermiers généraux
p 11
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Événement
1786
1786 – 1860 — Barrière de la Glacière/Barrière de Lourcine ou de l'Ourcine (pendant la Révolution)/Barrière de Gentilly/Mur des Fermiers généraux
p 11
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Événement
1786
1786 – 1860 — Barrière de la Santé/Mur des Fermiers généraux
p 11
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Événement
1786
1786 – 1818 — Barrière des Deux Moulins/Barrière de l'Hôpital/Mur des Fermiers généraux
p 11 & 83
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Événement
1819
6 janvier 1819 – 1860 — Seconde Barrière des Deux Moulins/Barrière d'Ivry/Mur des Fermiers généraux
p 11 & 83
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Événement
Date imprécise — Souterrain sous le mur des Fermiers généraux
p 11 & 48
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Événement
Événement
Date imprécise — Cour remarquable
p 23
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Événement
Événement
1878
1878 — Cité Fleurie (construite avec les matériaux de l'Exposition universelle de 1878, comportant 29 ateliers)/Cité d'artistes
p 25
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Événement
Date imprécise — Clos Payen/Folie Lepreste de Neubourg
p 27
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Événement
Date imprécise — Clos Payen/Folie Lepreste de Neubourg (de 1762 à 1909)
p 27
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Événement
Date imprécise — Villa Auguste Blanqui
p 28
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Événement
1837
1837 – 1864 — Hôtel des Haricots (ancienne grange à blé)
p 29-30
Prison de la Garde nationale installée dans une grange à blé
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Événement
1819
6 janvier 1819 – 1860 — Seconde Barrière de la Gare/Mur des Fermiers généraux
p 30
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Événement
Événement
1785
1785 – 1818 — Première Barrière de la Gare/Barrière d'Austerlitz/Mur des Fermiers généraux
p 30
Première Barrière de la Gare ou d'Austerlitz du mur des Fermiers généraux
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Événement
1928
1928 — Petite Russie
p 32
Sorte de coron sur le toit d'un garage, loué à la compagnie de taxis André Citroën qui y logeait entre autres ses chauffeurs russes blancs exilés après la Révolution d'Octobre
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Événement
Date imprécise — Passage Bourgoin/Passage remarquable/Jardins ouvriers
p 36
Passage typique du 13ème arrondissement. Derniers jardins ouvriers de Paris ; impasse Nationale au 54
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Événement
Date imprécise — Bâtiment remarquable/Escalier Louis XIII
p 37
Maison remarquable du 17ème siècle comportant un escalier datant de Louis XIII
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Événement
Date imprécise — Bâtiment remarquable (porche d'entrée couvert)
p 40
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Événement
Date imprécise — Cour remarquable
p 41
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Événement
Date imprécise — Cour remarquable
p 45
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Événement
1780
1780 – 1960 — Caserne de Lourcine/Caserne de gardes-françaises
p 53
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Événement
1898
21 décembre 1898 — Demeure de Pierre et Marie Curie
p 53
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Événement
Événement
Événement
Événement
1894
1894 – 1904 — Concert de la Fauvette/Concert Pacra/Concert de l'Eden
p 54
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Événement
1393
28 janvier 1393 – 1404 — Hôtel de la Reine Blanche/Château de la Reine Blanche
p 55
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Événement
1393
28 janvier 1393 – 1404 — Hôtel de la Reine Blanche/Château de la Reine Blanche
p 55
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Événement
1910
1910 — Bâtiment remarquable (style Art nouveau)
p 55
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Événement
1926
1926 — Résidence Campo Formio (cité HBM, une des premières cités ouvrières à Paris)
p 56
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Événement
1848
25 juin 1848 — Bal de la Belle Moissonneuse (corps de garde des Insurgés de Juin 1848)
p 58
Il croyait désarmer l’insurrection par la parole. Le 25 juin 1848, le général Bréa franchit la barricade de la barrière d’Italie pour parlementer. Il n’en revient pas, et sa mort enflamme la répression. Le dimanche 25 ju …

Il croyait désarmer l’insurrection par la parole. Le 25 juin 1848, le général Bréa franchit la barricade de la barrière d’Italie pour parlementer. Il n’en revient pas, et sa mort enflamme la répression.

Le dimanche 25 juin 1848 est le troisième jour de l’insurrection ouvrière. Le général Bréa, cinquante-huit ans, vétéran de Leipzig, des Quatre-Bras et de Waterloo, a remplacé à la tête de sa division le général Damesme, mortellement blessé au Panthéon. Au matin, l’Assemblée a voté trois millions de secours pour les familles nécessiteuses, et le chef du pouvoir exécutif, le général Cavaignac, a lancé aux insurgés un dernier appel : « Venez à nous ; venez comme des frères repentants et soumis à la loi. » Bréa veut y croire.

À dix heures, il quitte la place du Panthéon avec deux mille hommes — gardes mobiles, soldats de ligne, sapeurs du génie, deux canons — et un représentant du peuple, M. de Ludre. Par le boulevard extérieur, le long du mur d’octroi, il s’arrête devant chaque groupe d’ouvriers et leur parle avec douceur. Aux barrières d’Enfer, Saint-Jacques et de la Santé, on l’écoute. C’est, remarque-t-il, le jour de sa fête : un bon présage.

À la barrière de Fontainebleau, ou barrière d’Italie, à l’emplacement de l’actuelle place d’Italie, quatre barricades lui font face ; la plus forte masque la barrière, derrière laquelle les insurgés, nombreux, tiennent les routes de Choisy et d’Italie. Bréa fait mettre ses canons en batterie, s’avance, lit la proclamation. Quelques applaudissements ; on l’invite à passer pour s’entendre avec les chefs. Un chef de bataillon de la garde nationale, Gobert, parti en reconnaissance, revient inquiet : ces hommes sont trop exaltés. Bréa passe outre. M. de Ludre refuse de le suivre ; Gobert, le major Desmarets, le capitaine d’état-major Armand de Mangin et un lieutenant l’accompagnent. La porte se referme sur eux.

Une foule armée les entoure. « C’est Cavaignac ! nous le tenons ! », crient les uns ; « C’est un vieux brave ! », répondent d’autres, qui l’emmènent chez le maire de Gentilly, dont la commune commence au-delà du mur. Les portes cèdent ; on contraint le général à signer une déclaration, puis l’ordre à sa troupe de se retirer. Resté à la tête de la colonne, le lieutenant-colonel Thomas comprend que son chef n’est plus libre. Consulté, Cavaignac tranche : « Le salut du pays avant celui des individus. » Si les insurgés ne se rendent pas dans le quart d’heure, on attaquera.

Les prisonniers ont été conduits au poste de garde, contre l’église Saint-Marcel, sur la route de Fontainebleau. Des gardes nationaux de la banlieue percent un mur pour les faire évader, quand un enfant les dénonce. La foule enfonce la porte. Au cri de « Trahison ! Voici la garde mobile ! », des coups de feu partent de la porte et des fenêtres : Bréa est atteint à la poitrine, Mangin à la tête. On s’acharne sur les corps. Vers six heures du soir, le canon ouvre une brèche dans la barricade en moins de dix minutes, et la troupe passe. Thomas retrouve les deux corps étendus sur un banc de l’octroi, un prêtre à genoux près d’eux.

La nouvelle soulève dans Paris une horreur que la presse réactionnaire étend à tous les insurgés. Cinq hommes sont condamnés à mort par un conseil de guerre, parmi lesquels Daix, un pauvre de l’hospice de Bicêtre, et Lahr, un ancien artilleur devenu maçon, qui menait l’insurrection à la barrière. Trois peines sont commuées. Daix et Lahr sont guillotinés en mars 1849, à la barrière de Fontainebleau, sous la garde de vingt-cinq mille soldats et de sept canons. « L’exécution des condamnés fut une faute », écrira Victor Hugo : l’échafaud reparaissait.

La famille du général rachète le poste de garde pour agrandir l’église, que l’on appelle désormais la « chapelle Bréa ». Le 28 avril 1871, la Commune en décrète la démolition, comme une « insulte permanente aux vaincus de juin » ; sa chute l’en empêche. La chapelle, au 76 avenue d’Italie, est démolie en 1901. Une rue de Paris porte, depuis 1850, le nom du général.

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Événement
1870
31 octobre 1870 — Ancienne mairie du 13ème arrondissement (dans un ancien pavillon d'octroi)
p 59
La mairie du 13ème est investie par les soldats du 101ème bataillon de la Garde nationale à l'annonce des tractations de Thiers avec Bismarck ; le drapeau rouge est hissé sur le bâtiment
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Événement
1871
19 mars 1871 — Ancienne mairie du 13ème arrondissement (dans un ancien pavillon d'octroi)
p 59
Le général Chanzy, retenu à la mairie du 13ème, échappe à l'exécution grâce à Léo Meilliet. Alfred Chanzy est l'un des rares généraux français à s'être distingué dans la guerre contre la Prusse, à la tête de l'armée de l …

Le général Chanzy, retenu à la mairie du 13ème, échappe à l'exécution grâce à Léo Meilliet.

Alfred Chanzy est l'un des rares généraux français à s'être distingué dans la guerre contre la Prusse, à la tête de l'armée de la Loire. Ce 19 mars, il arrive à la gare d'Orléans en provenance de province — et tombe directement entre les mains des fédérés du 13e arrondissement. La veille, Lecomte et Clément-Thomas ont été fusillés à Montmartre. La journée est électrique.

On l'amène à l'ancienne mairie place d'Italie, un ancien pavillon d'octroi reconverti. Émile Duval, ouvrier fondeur devenu commandant militaire de la Commune, est là. Pour lui, un général versaillais arrêté le lendemain du 18 mars n'a pas vocation à repartir vivant. La foule rassemblée devant la mairie partage cet avis.

C'est Léo Meilliet qui s'interpose. Jeune avocat républicain, maire du 13e, il n'est pas encore membre de la Commune — il le deviendra. Mais ce jour-là, il fait barrage entre Chanzy et ceux qui réclament sa tête. Il argumente, il s'impose, il prend physiquement en charge le prisonnier. Sérizier, commandant des bataillons fédérés locaux, finit par obtempérer.

Chanzy sera transféré à la prison de la Santé, puis relâché. Il survivra à la Commune, commandera des troupes en Algérie, sera ambassadeur en Russie. Duval, lui, sera fusillé par les versaillais le 4 avril 1871, après la sortie ratée sur Châtillon.

Ce que Meilliet avait sauvé ce jour-là, Versailles n'en tiendra aucun compte.

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Événement
1934
1er mai 1934 — Cité Jeanne d'Arc (cité ouvrière de 1884)
p 62
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Événement
1848
1848 – 1913 — Cité Doré (emplacement d'une des entrées)
p 62
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Événement
Date imprécise — Pavillon du 18ème siècle (qui aurait appartenu à Jean de Jullienne)
P 63
Pavillon du 18ème siècle, qui aurait appartenu à Jean de Jullienne
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Événement
Date imprécise — Magasin central des troupes coloniales
p 65
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Événement
1929
1929 — Cité Florale ou Floréale/Square des Mimosas
p 68
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Événement
Date imprécise — Moulin des Prés/Moulin à eau
p 68
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Événement
Date imprécise — Maison "campagnarde"/Bâtiment remarquable
p 69
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Événement
Date imprécise — Cour remarquable
p 71
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Événement
1909
26 juin 1909 — Bains-douches municipaux/Piscine de la Butte aux Cailles
p 72
Sous la Butte-aux-Cailles, une source d'eau chaude jaillit à vingt-huit degrés depuis 1866 : il aura fallu quarante-trois ans pour que Paris décide d'en faire profiter le quartier. En 1866, un forage artésien sur la Butt …

Sous la Butte-aux-Cailles, une source d'eau chaude jaillit à vingt-huit degrés depuis 1866 : il aura fallu quarante-trois ans pour que Paris décide d'en faire profiter le quartier.

En 1866, un forage artésien sur la Butte-aux-Cailles tombe sur une nappe d'eau chaude — 28 °C, jaillissant naturellement. Le quartier est alors un faubourg semi-rural du treizième arrondissement, fait de tanneries, de petites industries et de logements ouvriers. L'eau chaude coule, et personne ne sait qu'en faire.

Il faut attendre 1898 pour que la Ville de Paris envisage de construire un établissement de bains. En 1909, trente cabines de douches-bains ouvrent place Paul-Verlaine, au pied de la butte. L'enjeu est d'hygiène publique : dans les quartiers ouvriers, les logements n'ont ni salle de bains ni eau chaude. Les bains-douches municipaux sont l'instrument d'une politique hygiéniste portée par les républicains — donner aux travailleurs l'accès à l'eau que les bourgeois ont à domicile.

Mais les douches ne suffisent pas. Après la guerre, la Ville commande à Louis Bonnier l'agrandissement de l'établissement. Bonnier a soixante-cinq ans. Il est architecte-voyer de Paris, l'homme qui a dessiné le Salon de l'Art nouveau en 1895. Il conçoit un bassin de natation couvert d'une immense voûte en béton armé portée par sept arcs — un matériau moderne pour un programme social. La façade, en briques rouges, mêle rigueur géométrique et fantaisie ornementale dans un vocabulaire Art nouveau tardif. Les travaux durent trois ans. La piscine ouvre le 4 mai 1924 — l'une des toutes premières de Paris.

L'innovation est aussi technique : pour la première fois en France, les cabines sont séparées de l'accès au bassin par un « passage sanitaire » — le pédiluve que tout nageur parisien connaît encore. L'eau du bassin vient en partie du puits artésien, tiède et légèrement minérale.

L'ensemble est classé Monument Historique en 1990 — distinction rarissime pour un établissement de bains. Restauré en 2014, il fonctionne toujours. La fontaine de la place Paul-Verlaine coule encore à 28 degrés. Et les habitants du quartier se baignent dans la même eau chaude que celle qui a jailli sous les pieds des tanneurs de 1866.

Puit artésien, Paris 13, Eugène Atget, 1900 - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine

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Événement
Date imprécise — Impasse du Petit Modèle/Passage remarquable
p 73
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Événement
1926
1926 — Square des Peupliers/Rue Dieulafoy
p 73
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Événement
Événement
Date imprécise — Villa de Port-Royal
p 74
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Événement
1885
1885 — Bâtiment remarquable (de style néo-Renaissance)
p 75
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Événement
1929
5 octobre 1929 — Maison de santé du gardien de la paix
p 77
Hôpital créé après les manifestations Sacco et Vanzetti du 23 août 1927 ; afin d'éviter pour l'avenir la "promiscuité" entre manifestants et représentants des forces de "l'ordre" blessés
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Événement
Date imprécise — Nécropole mérovingienne
p 77
Plus grande nécropole mérovingienne de Paris, datant de la fin du 3ème siècle, où furent découvertes des centaines de tombes, devenue cimetière des Gobelins puis St Marcel
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Événement
1840
Événement
Événement
1664
1664 — Couvent des Filles Anglaises (bâtiments de l'ancien cloître)
p 79
Création d'un couvent de bénédictines suite aux persécutions en Angleterre, leur mission étant de prier pour le retour de cette nation à la foi catholique
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Événement
1915
20 octobre 1915 — Fabrique de grenades
p 80
L'armée avait exigé six fois plus de grenades par jour que les normes de sécurité ne l'autorisaient ; l'usine a sauté, et la majorité des morts sont des femmes. Louis Billant dirige un atelier au 173 rue de Tolbiac, dans …

L'armée avait exigé six fois plus de grenades par jour que les normes de sécurité ne l'autorisaient ; l'usine a sauté, et la majorité des morts sont des femmes.

Louis Billant dirige un atelier au 173 rue de Tolbiac, dans le 13e arrondissement. En 1915, la guerre a transformé des centaines d'ateliers parisiens en usines d'armement. La guerre de tranchées consomme des quantités de munitions que personne n'avait prévues ; la grenade, arme oubliée depuis le XVIIe siècle, est redevenue essentielle pour le combat rapproché.

L'usine Billant est chargée de produire la grenade P1. Elle est initialement autorisée à en fabriquer cinq mille par jour dans le respect des normes de sécurité. Le commandement militaire exige rapidement trente mille par jour, soit six fois plus. Les conditions de sécurité ne peuvent pas suivre : les explosifs s'accumulent, les manipulations s'accélèrent, les locaux sont saturés.

La main-d'œuvre a changé. Les hommes sont au front ; ce sont des femmes qui font tourner les usines d'armement. On les appelle les munitionnettes. Elles manipulent des explosifs et des produits toxiques, la tétralite, le TNT, dont la poussière jaunit la peau, ce qui leur vaut le surnom de canaris. Elles sont moins payées que les hommes qu'elles remplacent.

Le 20 octobre 1915, l'usine explose. Le bilan est de quarante-trois à quarante-six morts, dont vingt-sept femmes et dix-neuf hommes, et environ cent blessés. Les immeubles voisins sont soufflés, les façades arrachées. Les photographies de presse montrent un champ de ruines en plein tissu urbain.

La catastrophe ne fait pas scandale. La censure de guerre limite la couverture, l'union sacrée interdit de mettre en cause le commandement, et la production reprend ailleurs. L'usine sera transférée. La même année, l'explosion de l'usine de La Courneuve fera d'autres victimes.

Ces ouvrières mortes à Paris en 1915 ne figurent sur aucun monument aux morts. La guerre a tué des civils dans les usines de l'arrière avec la même indifférence administrative que dans les tranchées.

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Événement
Événement
1910
1910 — Raffinerie sucrière Say (alimentée par un puits artésien profond de 580 m)
p 83
Le militant libertaire Louis Lecoin travaille à la raffinerie de sucre Say
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