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📖 Paris Villages. Paris Patrimoine Équipe Village
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Paris Villages. Paris Patrimoine

Équipe Village
Paris Villages.
Livre
188 Fiches citant cet ouvrage

Fiches citant cet ouvrage

188 fiches
Événement
1926
1926 — Bâtiment remarquable (style Art déco)
n°0 p 36
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Événement
1877
1877 — Demeure de Paul Gauguin
n° 2 p. 23
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Événement
Événement
Date imprécise — Bâtiment remarquable (style Art déco)
n° 2 p. 22
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Événement
1889
1889 — Faïencerie de Choisy le Roi (maison Boulenger)/Bâtiment remarquable
n° 2 p. 18
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Événement
1910
1910 — Cité Rose/Cité d'artistes (escalier métallique dans la cour)/Atelier d'Amedeo Modigliani/Atelier de Chaïm Soutine
n° 2 p. 23
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Événement
1908
1908 — Colonie d'artistes (lieu de vie créé par le docteur Paul Alexandre)
n° 2 p. 6
Phalanstère d'artistes, demeure et atelier de Modigliani et du sculpteur roumain Brâncusi
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Événement
1857
1857 — Café-restaurant "L'écritoire" (ancienne librairie)/Premier siège du Crapouillot
n° 3 p. 14
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Événement
1610
14 mai 1610 — Boutique à l'enseigne du Cœur couronné (percé d'une flèche)
n° 3 p. 11
Une charrette de foin, un haquet chargé de vin, une rue de quatre mètres de large : il n’en faut pas plus pour arrêter le carrosse du roi. La veille, à Saint-Denis, Henri IV a enfin fait couronner la reine, Marie de Médi …

Une charrette de foin, un haquet chargé de vin, une rue de quatre mètres de large : il n’en faut pas plus pour arrêter le carrosse du roi.

La veille, à Saint-Denis, Henri IV a enfin fait couronner la reine, Marie de Médicis ; jovial et ému, il a pris le dauphin dans ses bras : « Messieurs, voici le roi ». Il s’apprête à partir en guerre pour disputer à l’empereur la succession de Clèves et de Juliers, quitte à soutenir des princes protestants, ce qui inquiète une partie des catholiques. Il doit rejoindre son armée le 17 mai. Les présages se sont multipliés ; un astrologue a tenté de le mettre en garde contre la journée du 14, et le roi a refusé de le recevoir. Il a déjà échappé à une vingtaine de tentatives d’assassinat : en 1594, le couteau de Jean Châtel lui a fendu la lèvre.

Le 14 mai 1610, peu avant quatre heures de l’après-midi, le roi quitte le Louvre pour l’Arsenal, où Sully, son surintendant des Finances, est cloué au lit par la grippe. C’est tout près : il juge inutile la garde à cheval, se contente de quelques fantassins et monte dans son grand carrosse avec quatre de ses officiers, dont les ducs d’Épernon et de Montbazon. Il fait même lever les rideaux de cuir pour voir les préparatifs de l’entrée solennelle de la reine. Depuis la sortie du Louvre, un homme suit la voiture : François Ravaillac, un catholique fervent, tourmenté par des visions, qui a vainement cherché à rencontrer le roi pour le convaincre de combattre les huguenots, et qui a volé un couteau dans une auberge.

À cinq cents mètres à l’est du Louvre, la rue de la Ferronnerie longe alors le cimetière des Innocents. Elle est si étroite — quatre mètres — qu’une charrette de foin et un haquet chargé de tonneaux suffisent à la boucher. Le carrosse s’arrête devant l’enseigne du Cœur couronné percé d’une flèche. Les valets de pied s’éloignent pour écarter la foule qui a reconnu le roi ; Henri salue les badauds d’un signe de tête. Ravaillac bondit et frappe trois fois. Le premier coup glisse près de l’aisselle, le deuxième atteint le poumon, le troisième perce la manche de Montbazon. Ramené au Louvre à grand train, le roi y meurt presque aussitôt.

Ravaillac ne cherche pas à fuir. Le duc d’Épernon le soustrait à la foule qui veut le lyncher. Son procès, présidé par Achille de Harlay, dure dix jours ; les juges, qui ne peuvent croire qu’un homme de si basse extraction ait agi seul, cherchent surtout des complices, sans en trouver. Le Parlement conclut à l’acte isolé d’un fanatique catholique. Le 27 mai, après avoir fait amende honorable devant Notre-Dame, pieds nus, un cierge à la main, Ravaillac est tenaillé et arrosé de plomb fondu en place de Grève, puis écartelé par quatre chevaux ; la foule se dispute les morceaux de son corps. « On m’a bien trompé quand on m’a voulu persuader que le coup que je ferais serait bien reçu du peuple », aurait-il dit au milieu du supplice. L’hypothèse d’un complot — l’Espagne, l’archiduc Albert, des proches de la reine comme Épernon ou Concini —, apparue dès les premiers jours, fait encore discuter les historiens quatre siècles plus tard.

Le cœur du roi est porté au collège des jésuites de La Flèche, selon son vœu ; au Louvre, pendant plus de dix jours, des domestiques font mine de servir deux repas par jour à son effigie de cire. La régente fait décréter qu’on l’appellera désormais Henri le Grand : la légende du bon roi commence.

Où exactement ? En 1669, Louis XIV fait élargir la rue et raser les maisons adossées au cimetière, et les récits ne s’accordent pas sur le numéro. Une plaque au sol, aux armes de France et de Navarre, marque aujourd’hui le lieu, et un restaurant, au n° 6, porte le nom du Cœur couronné. Les recoupements de ce site situent l’enseigne devant les actuels n° 8 et 10, et non devant le n° 11 comme l’indique une autre plaque, erronée.

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Événement
1796
1 février 1796 — Agence des Poids et Mesures
n° 3 p. 14
Calcul de la longueur du méridien de Dunkerque à Barcelone par Delambre et Méchain ; décision de la Convention en avril 1795 d'établir le mètre comme 40 millionième partie du méridien terrestre, base du Système internati …

Calcul de la longueur du méridien de Dunkerque à Barcelone par Delambre et Méchain ; décision de la Convention en avril 1795 d'établir le mètre comme 40 millionième partie du méridien terrestre, base du Système international d'unités

La mesure de la méridienne de France par Delambre et Méchain, ou plus précisément de l'« arc de méridien situé entre Dunkerque et Barcelone », est un levé géodésique réalisé par les scientifiques français Jean-Baptiste Joseph Delambre et Pierre-François Méchain entre 1792 et 1798. Cette mesure fait suite à la décision de l'Assemblée nationale française en 1791 d'établir un système de mesure unique s'appuyant sur une unité de longueur universelle prise dans la nature : la dix millionième partie du quart du méridien terrestre, qui sera ultérieurement nommée le mètre.

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Événement
1792
1792 — Cimetière de la Madeleine
n° 3 p. 20
Chapelle expiatoire de 1816, sur l'emplacement du charnier des exécutions de la Concorde
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Événement
1794
14 juin 1794 — Cimetière de Picpus
n° 3 p. 24
Charnier des 1306 condamnés guillotinés place du trône renversé, dont les carmélites de Compiègne
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Événement
1912
1912 — Bâtiment remarquable (style Art nouveau)
n° 3 p. 11
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Événement
1814
30 mars 1814 — Restaurant "À la Mère Catherine" (de 1793)
n° 3 p. 31
Les cosaques auraient lancé ici le mot "Bistrot", qui signifie "vite" en russe, pendant l'occupation de 1814 ; mais une autre tradition le lie à la consommation de "bistrouille", un café arrosé. Le 30 mars 1814, pendant …

Les cosaques auraient lancé ici le mot "Bistrot", qui signifie "vite" en russe, pendant l'occupation de 1814 ; mais une autre tradition le lie à la consommation de "bistrouille", un café arrosé.

Le 30 mars 1814, pendant que Joseph Bonaparte signe la capitulation de Paris au Château Rouge et que les élèves de Polytechnique se battent au Père-Lachaise, des cosaques du général Langeron occupent la butte Montmartre. Certains s'attablent au restaurant À la Mère Catherine, 6 rue Norvins, tenu depuis 1793 par Catherine Lamothe.

C'est là, selon la tradition montmartroise, que serait né le mot bistrot. Pressés de repartir, les soldats russes auraient crié bystro ! — vite ! en russe — à la patronne pour qu'elle serve plus rapidement. Le mot aurait glissé dans l'argot parisien, puis dans la langue.

L'histoire est belle. Elle est aussi presque certainement fausse.

Les linguistes ont relevé que le mot bistrot n'apparaît dans aucun texte français avant 1884 — soit soixante-dix ans après l'occupation cosaque. Difficile d'imaginer qu'un mot d'argot populaire ait attendu sept décennies pour être attesté à l'écrit. La piste concurrente, que Philippe notait dans sa fiche, est plus solide : bistrot dériverait de bistrouille, un café allongé d'alcool bon marché, boisson populaire des campagnes du Nord. Ou peut-être de bistingo, un petit cabaret de bas étage.

À la Mère Catherine existe toujours, place du Tertre — un des plus vieux restaurants de Paris, fondé l'année même où Louis XVI montait à l'échafaud. Il accueille surtout des touristes aujourd'hui, et la plaque qui rappelle l'étymologie cosaque est fièrement visible sur la façade. L'histoire inexacte a parfois plus de vie que l'histoire vraie.

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Événement
1932
1932 — Demeure de Louis Barillet/Bâtiment remarquable
n° 3 p. 26
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Événement
1849
8 mai 1849 — Cité Napoléon (un des familistères créés en 1848 par la Commission du Travail)
n° 3 p. 21
Pose de la 1ère pierre de la cité ouvrière, proche de l'usine à gaz où travaillent la plupart des futurs locataires. Opératiion démagogique de propagande au bénéfice du futur dictateur, auteur en 1844 de "L'extinction du …

Pose de la 1ère pierre de la cité ouvrière, proche de l'usine à gaz où travaillent la plupart des futurs locataires. Opératiion démagogique de propagande au bénéfice du futur dictateur, auteur en 1844 de "L'extinction du paupérisme"

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Événement
1856
1856 — Magasin Dufayel/Palais de la Nouveauté/Palais du travailleur
n° 3 p. 28
Premier magasin à stratégie commerciale moderne, adoptant un système novateur d'abonnement et de vente à crédit
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Événement
1885
11 avril 1885 — Hôtel Gaillard (dit "château Gaillard")
n° 3 p. 28
Résidence du régent de la Banque de France, copie du château de Blois
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Événement
1868
19 septembre 1868 — Demeure des frères Goncourt (ils reçoivent dans leur “Grenier”)
n° 3 p. 27
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Événement
1915
18 mars 1915 — Cimetière Montparnasse (22ème division)/Tombe de Charles Pigeon
n° 3 p. 25
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Événement
1901
1901 — Syndicat de l'Épicerie/Bâtiment remarquable (style Art nouveau)
n° 3 p. 13
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Événement
Événement
1872
1872
n° 3 p. 32
Village dans le 19ème arrondissement autour d'anciennes carrières, dont le nom à fait l'objet d'une légende à propos d'un plâtre exporté jusqu'en Amérique ; en fait un lieu-dit
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Événement
Événement
1886
1886 — Clos Payen/Folie Lepreste de Neubourg
n° 4 p. 38
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Événement
1796
9 septembre 1796 — Auberge du Soleil d'Or/Conjuration du camp de Grenelle/Conjuration des Égaux
n° 4 p. 39-40
Auberge d'où partent 60 conjurés babouvistes pour rallier le 21ème régiment cantonné au camp de Grenelle. Tentative trahie par Grisel, il y aura 132 arrestations et 52 condamnation à la déportation ou à la prison. Drouet …

Auberge d'où partent 60 conjurés babouvistes pour rallier le 21ème régiment cantonné au camp de Grenelle. Tentative trahie par Grisel, il y aura 132 arrestations et 52 condamnation à la déportation ou à la prison. Drouet parvient à s'enfuir

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Événement
1841
1841 — Maison de Balzac/Demeure d'Honoré de Balzac/Musée Balzac
n° 4 p. 41
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Événement
1845
17 mars 1845 — Palais Brongniart/Grande salle de la Bourse/Chambre de commerce de Paris
n° 4 p. 18
Six mois plus tôt le banquet, le 14 août 1844, Bugeaud avait écrasé à la bataille d'Isly l'armée marocaine venue au secours d'Abd el-Kader. La victoire fut totale — vingt mille hommes mis en déroute, le Maroc contraint d …

Six mois plus tôt le banquet, le 14 août 1844, Bugeaud avait écrasé à la bataille d'Isly l'armée marocaine venue au secours d'Abd el-Kader. La victoire fut totale — vingt mille hommes mis en déroute, le Maroc contraint de signer la paix, Abd el-Kader privé de son dernier refuge extérieur. Louis-Philippe en avait fait le duc d'Isly. C'est ce héros triomphant que Paris reçoit à la Bourse le 17 mars 1845.

Le banquet est fastueux, la grande salle du Palais Brongniart pavoisée pour l'occasion. On célèbre le « pacificateur de l'Algérie » — le titre dit tout du récit que la monarchie de Juillet construit autour de sa conquête : une œuvre de « civilisation » menée à son terme, une résistance enfin brisée. Bugeaud, gouverneur général depuis 1840, a effectivement transformé la guerre. Ses colonnes légères et mobiles, ses razzias systématiques, la destruction des récoltes et des troupeaux, ont épuisé les tribus là où les opérations classiques échouaient. C'est ce qu'on fête ce soir-là, sans sourciller.

Ce que le banquet ne dit pas : la même année 1845 verra les enfumades du Dahra — des centaines de femmes, d'enfants et de vieillards asphyxiés dans des grottes sur ordre du colonel Pélissier, un massacre exécuté sur les instructions de Bugeaud. Ce dernier avait écrit en juin : « Si ces gredins se retirent dans leurs cavernes, imitez Cavaignac aux Sbéahs ; fumez-les à outrance, comme des renards. » L'affaire fera scandale jusqu'à la Chambre. Bugeaud ne sera pas inquiété. Il mourra en 1849, comblé d'honneurs. Paris lui a une avenue dans le 16e.

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Événement
1572
1572 — Hôtel de la Reine/Hôtel de Soissons/Colonne Médicis
n° 4 p. 17
Colonne supposée d'observation astrologique érigée pour Catherine de Médicis à l'usage de son astrologue et "parfumeur" Cosimo Ruggieri
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Événement
1854
1854 — Pavillons des Halles
n° 4 p. 15
Construction des pavillons des Halles, seconde construction à Paris réalisée en métal. Les "Forts des Halles" étaient la plus ancienne corporation parisienne, fondée par Louis IX en 1250. "Le Ventre de Paris" selon Émile …

Construction des pavillons des Halles, seconde construction à Paris réalisée en métal. Les "Forts des Halles" étaient la plus ancienne corporation parisienne, fondée par Louis IX en 1250. "Le Ventre de Paris" selon Émile Zola

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Événement
1889
24 septembre 1889 — Halle aux blés (de 1765)/Bourse de Commerce
n° 4 p. 17-18
Coupole remarquable de la Bourse du commerce ; ornée d'une fresque sur l'histoire du commerce, symbole de l'Impérialisme français triomphant
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Événement
1923
1923 — Magasin du Printemps (coupole)
n° 4 p. 35
Coupole remarquable des magasins du Printemps, constituée de 3 185 panneaux de verre sur armature métallique
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Événement
1382
1 mars 1382 — Halles de Paris
n° 4 p. 15
Début de la révolte des Maillotins, suite à une altercation entre une marchande de cresson et un fermier de l'impôt ; la répression de cette émeute entraînera une perte de pouvoir pour la Prévôté de l'eau
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Événement
1774
28 décembre 1774 — Demeure de Jean-Jacques Rousseau
n° 4 p. 18
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Événement
1854
1854 — Hôtel de Normandie/Demeure de Gérard de Nerval
n° 4 p. 28
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Événement
1892
8 novembre 1892 — Commissariat de Police de la rue des Bons Enfants
n° 4 p. 28
Émile Henry a déposé une bombe au siège des Mines de Carmaux, mais elle explose une fois ramenée au commissariat ; les situationnistes en feront une chanson qu'ils attribueront à Raymond-la-science : la Java des Bons Enf …

Émile Henry a déposé une bombe au siège des Mines de Carmaux, mais elle explose une fois ramenée au commissariat ; les situationnistes en feront une chanson qu'ils attribueront à Raymond-la-science : la Java des Bons Enfants

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Événement
1900
1900 — Gare de Javel/Pont Mirabeau/Pont de l'Alma (construit pour l'Exposition de 1889)
n° 4 p. 39
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Événement
1318
1318 — Gibet des Halles/Croix des Halles
n° 4 p. 15
Gibet remplacé, après l'arrêt en ce lieu des exécutions capitales pour raison de salubrité, par une croix au pied de laquelle les débiteurs étaient exposés coiffés d'un bonnet vert
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Événement
1720
1720 — Hôtel de Soissons (devenu tripot, puis banque de Law ; ce qui ne le changeait pas fondamentalement d'affectation)
n° 4 p. 17
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Événement
1909
1909 — Bâtiment remarquable (style Art nouveau)
n° 4 p. 33
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Événement
Date imprécise — Bâtiment remarquable
n° 4 p. 35
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Événement
1789
1789 — Cour d'Alsace-Lorraine (vieilles écuries)/Cour remarquable
n° 4 p. 37
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Événement
1477
1477 — Gibet des Halles (près du pilori)
n° 4 p. 15
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Événement
1741
1741 — Hôtel de Vins/Demeure de la famille Dupin/Cadran solaire
n 4 p 18
En 1741, Jean-Jacques Rousseau, alors peu connu, entre au service de la famille Dupin à Paris, au 68 rue Jean-Jacques Rousseau. Il y occupe brièvement le rôle de précepteur pour le fils de Madame Dupin, Jacques-Armand, p …

En 1741, Jean-Jacques Rousseau, alors peu connu, entre au service de la famille Dupin à Paris, au 68 rue Jean-Jacques Rousseau. Il y occupe brièvement le rôle de précepteur pour le fils de Madame Dupin, Jacques-Armand, pendant huit jours, en attendant l’arrivée d’un nouveau tuteur. Par la suite, Rousseau devient secrétaire de Madame Dupin, participant à la rédaction et à la recherche pour ses projets littéraires, notamment une défense des droits des femmes au XVIIIe siècle. Madame Dupin, femme d’influence et d’esprit, est alors mariée à Claude Dupin, mais entretient une relation étroite avec Louis Dupin de Francueil, qui partage avec Rousseau un intérêt pour la musique. Le séjour de Rousseau dans cette maison marque une étape importante dans sa carrière intellectuelle, lui permettant de fréquenter des cercles influents de la société parisienne. La cour de la demeure comporte un cadran solaire, élément architectural typique de l’époque.

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Événement
1313
mars 1313
n° 4 p. 18
Lieu possible de naissance de Boccace, fils d'un lombard de Florence
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Événement
1610
14 mai 1610 — La Salamandre (boutique)
n° 4 p. 18
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Événement
1137
1137 — Les Champeaux/Halles de Paris
n° 4 p. 14
Louis VI le gros décide d'établir le premier marché public à Paris ; il deviendra "Les Halles" en 1183
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Événement
1905
Événement
1854
1854 — Marché du Château d'Eau/Marché St Martin/Marché de la Porte St Martin
n° 4 p. 36
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Événement
1854
1854 — Marché du Château d'Eau/Marché St Martin/Marché de la Porte St Martin
n° 4 p. 36
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Événement
1866
Événement
Événement
1695
13 avril 1695 — Hôtel d'Hervart/Hôtel Pagevin
n° 4 p. 18
Jean de La Fontaine meurt le 13 avril 1695 à l'Hôtel d'Hervart, rue Plâtrière — aujourd'hui rue Jean-Jacques Rousseau, dans le 1er arrondissement. Une plaque au numéro 61 rappelle l'événement, avec en dessous la mention …

Jean de La Fontaine meurt le 13 avril 1695 à l'Hôtel d'Hervart, rue Plâtrière — aujourd'hui rue Jean-Jacques Rousseau, dans le 1er arrondissement. Une plaque au numéro 61 rappelle l'événement, avec en dessous la mention « Ancienne rue Plâtrière ». La fiche indique le 63 — les deux numéros se jouxtent, l'hôtel devait s'étendre sur plusieurs parcelles. Il avait soixante-treize ans.

La Fontaine avait vécu vingt ans chez Mme de La Sablière, sa protectrice, rue Neuve-des-Petits-Champs. À la mort de celle-ci en janvier 1693, il se retrouva sans toit. C'est Barthélemy d'Hervart, riche financier d'origine suisse, qui le recueillit. La phrase qu'on prête à Hervart — « J'allais vous chercher » — dit la réputation de La Fontaine : un homme que tout le monde voulait héberger, parce que sa conversation valait un loyer.

Il était arrivé à Paris vers 1657, champenois sans fortune, avec des vers dans la poche et l'art de se faire inviter. Fouquet fut son premier protecteur — il lui dédia Le Songe de Vaux, et ne le renia jamais après sa disgrâce, ce qui lui valut la défaveur de Louis XIV pour le restant de ses jours. Les Fables, publiées en trois recueils entre 1668 et 1694, firent de lui le plus lu des poètes français — mais jamais le mieux payé. Les Contes licencieux lui valurent la censure et une conversion tardive à la dévotion, qu'on dit sincère.

On l'enterra le lendemain au cimetière des Saints-Innocents. Ses restes furent transférés au Père-Lachaise en 1817, où il repose aux côtés de Molière — deux hommes qui ne s'étaient guère fréquentés de leur vivant.

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Événement
1764
12 septembre 1764 — Demeure de Jean-Philippe Rameau
n° 4 p. 28
Mort de Jean-Philippe Rameau, compositeur et théoricien de la musique, auteur de "Castor et Pollux" et des "Indes galantes"
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Événement
1619
6 août 1619
n° 4 p. 18
Naissance d'Hercule Savinien Cyrano, dit Cyrano de Bergerac ; le vrai
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Événement
1613
15 décembre 1613
n° 4 p. 28
Naissance de François de La Rochefoucauld, moraliste célèbre, auteur des "Maximes"
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Événement
1622
15 janvier 1622 — Pavillon des singes/Maison natale de Molière
n° 4 p. 18
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Événement
1732
24 janvier 1732 — Maison natale de Beaumarchais (angle de la rue de la Ferronnerie)
n° 4 p. 18
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Événement
1791
25 décembre 1791 — Maison natale d'Eugène Scribe
n° 4 p. 18
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Événement
1628
1628 — Marché des Enfants Rouges/Marché de Beauce
n° 4 p. 30
Petit marché du Marais, le plus vieux de Paris toujours existant
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Événement
1250
1250 — Pilori des Halles/Pilori du Roi (pilori rotatif qui donna son nom à la rue "Pirouette")
n° 4 p. 15-16
Pilori où étaient exposés marchands véreux et escrocs ; il était rotatif, d'où le nom de "pirouette", pour un tour complet, que prit la rue qui y débouchait ; détruit en 1786
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Événement
1865
1865 — Marché de l'Europe
n° 4 p. 33-34
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Événement
1199
1199
n° 4 p. 16
Plus vaste cimetière de Paris jusqu'au 18ème siècle, mais aussi lieu marchand
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Événement
1199
1199
n° 4 p. 16
Plus vaste cimetière de Paris jusqu'au 18ème siècle, mais aussi lieu marchand
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Événement
1648
26 août 1648 — Carrefour de la Croix du Trahoir
n° 4 p. 15
Point de départ de la Fronde, suite à l'arrestation de Pierre Broussel et de René Potier de Blancmesnil. 600 barricades vont être dressées dans Paris
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Événement
1863
1863 — Siège du journal "Le Petit journal" (dit le journal à 1 sou)
n° 4 p. 35
Premier quotidien populaire à 1 sou ; il tire à 800 000 exemplaires
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Événement
1904
17 mars 1904 — Enclos du Temple/Halle au vieux linge/Carreau du Temple/Marché du Temple
n° 4 p. 29-30
Première "Foire de Paris" dans les bâtiments du carreau du Temple, construits en 1860
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Événement
1425
août 1425
n° 4 p. 16
Réalisation de la “Danse macabre”, fresque célèbre du charnier des Saints-Innocents, commencée en août 1925 selon le "Bourgeois de Paris"
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Événement
1819
1819 — Marché des Blancs-Manteaux
n° 4 p. 30-31
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Événement
Date imprécise — Villa Hallé
n° 4 p. 38
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Événement
Date imprécise — Bains de Châteaudun (centre d'hydrothérapie)/Bâtiment remarquable
n° 5 p. 36
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Événement
1549
1549 — Collège de Coqueret (de 1439)
n° 5 p. 19 & 26
Constitution de la Pléiade, qui va donner naissance au français classique
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Événement
1304
1304
n° 5 p. 26
[[Dante|doc:dante-alighieri.WebHome]] est élève ici en 1304, et [[Buridan|doc:jean-buridan.WebHome]] professeur de philosophie en 1330 ; professeurs et étudiants viennent de différentes régions : Normandie, France, Angle …

Dante est élève ici en 1304, et Buridan professeur de philosophie en 1330 ; professeurs et étudiants viennent de différentes régions : Normandie, France, Angleterre, Picardie...

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Événement
Date imprécise — Demeure de Jean Jaurès/Atlante et caryatide remarquables
n° 5 p. 34
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Événement
1922
1922 — Immeuble doté d'équipements collectifs/Bâtiment remarquable
n° 5 p. 41-42
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Événement
1922
Événement
1546
3 août 1546
n° 5 p. 26
Étienne Dolet avait trente-sept ans. Il était imprimeur, humaniste et traducteur. Il fut pendu, puis brûlé avec ses livres place Maubert. Son crime : avoir traduit Platon d'une manière qui laissait entendre que l'âme ne …

Étienne Dolet avait trente-sept ans. Il était imprimeur, humaniste et traducteur. Il fut pendu, puis brûlé avec ses livres place Maubert. Son crime : avoir traduit Platon d'une manière qui laissait entendre que l'âme ne survivait pas au corps.

Étienne Dolet était arrivé à Paris depuis Orléans et Lyon, après des études à Padoue et Toulouse. Imprimeur installé à Lyon, il avait publié des textes humanistes, des traductions de l'Antiquité, des éditions du Nouveau Testament. Il était lié à Rabelais, à Marot, aux cercles évangéliques qui circulaient, avec précaution, dans la France de François Ier.

Il avait déjà été arrêté et condamné à mort une première fois en 1542, puis gracié. Il récidiva : la Sorbonne et l'Inquisition lui reprochaient ses traductions de Platon, notamment le dialogue Axiochus, dans lequel il avait glissé des mots impliquant que la mort signifiait la fin complète de l'être, sans résurrection ni vie de l'âme. C'était suffisant.

Le 3 août 1546, Étienne Dolet fut conduit à la Croix Hémon, lieu d'exécution situé sur ce qui est aujourd'hui la place Maubert, dans le 5e arrondissement. Il fut pendu, puis son corps et ses livres furent brûlés.

Il avait trente-sept ans.

Trois siècles et demi plus tard, en 1889, les libres-penseurs et les socialistes érigèrent une statue en son honneur sur la place Maubert, par souscription publique. Elle représentait Dolet enchaîné, les yeux levés. En 1896, vingt mille personnes se rassemblèrent devant cette statue pour le commémorer. La place Maubert avait changé de camp.

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Événement
Événement
1630
1630 — Collège de Dormans-Beauvais
n° 5 p. 26
François Xavier y est professeur de Philosophie ; Cyrano de Bergerac, Boileau, les frères Perrault et Claude-Nicolas Ledoux, entre autres, y firent leurs études
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Événement
1900
1900 — Sculpture à la gloire de la famille
n° 5 p. 41
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Événement
Date imprécise — Maison des Cigognes/Bâtiment remarquable
n° 5 p. 34
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Événement
1905
1905 — Immeuble style "Nouille" (variante de l'Art nouveau)/Bâtiment remarquable
n° 5 p. 40
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Événement
1752
1752 — Hôtel du président Lamoignon de Malesherbes/Cité Malesherbes
n° 5 p. 35
Le président Malesherbes, censeur de la bibliothèque royale, protège les philosophes et entrepose chez lui les œuvres de Diderot
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Événement
1936
11 juin 1936 — Gymnase Jean Jaurès
n° 5 p. 43
Maurice Thorez lance la formule "il faut savoir terminer une grève dès que satisfaction a été obtenue"
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Événement
1826
16 janvier 1826 — Demeure de Juan Crisóstomo de Arriaga/Cour remarquable
n° 5 p. 28
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Événement
1826
16 janvier 1826 — Demeure de Juan Crisóstomo de Arriaga/Cour remarquable
n° 5 p. 28
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Événement
1928
30 octobre 1928 — Demeure et atelier d'Albert Bartholomé
n° 5 p. 48
Mort du sculpteur Albert Bartholomé dans son atelier, qui vit passer plusieurs artistes
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Événement
Date imprécise — Enseigne "À l'image Notre-Dame"/Enseigne remarquable
n° 5 p. 29
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Événement
1909
26 juin 1909
n° 5 p. 38
Sous la Butte-aux-Cailles, une source d'eau chaude jaillit à vingt-huit degrés depuis 1866 : il aura fallu quarante-trois ans pour que Paris décide d'en faire profiter le quartier. En 1866, un forage artésien sur la Butt …

Sous la Butte-aux-Cailles, une source d'eau chaude jaillit à vingt-huit degrés depuis 1866 : il aura fallu quarante-trois ans pour que Paris décide d'en faire profiter le quartier.

En 1866, un forage artésien sur la Butte-aux-Cailles tombe sur une nappe d'eau chaude — 28 °C, jaillissant naturellement. Le quartier est alors un faubourg semi-rural du treizième arrondissement, fait de tanneries, de petites industries et de logements ouvriers. L'eau chaude coule, et personne ne sait qu'en faire.

Il faut attendre 1898 pour que la Ville de Paris envisage de construire un établissement de bains. En 1909, trente cabines de douches-bains ouvrent place Paul-Verlaine, au pied de la butte. L'enjeu est d'hygiène publique : dans les quartiers ouvriers, les logements n'ont ni salle de bains ni eau chaude. Les bains-douches municipaux sont l'instrument d'une politique hygiéniste portée par les républicains — donner aux travailleurs l'accès à l'eau que les bourgeois ont à domicile.

Mais les douches ne suffisent pas. Après la guerre, la Ville commande à Louis Bonnier l'agrandissement de l'établissement. Bonnier a soixante-cinq ans. Il est architecte-voyer de Paris, l'homme qui a dessiné le Salon de l'Art nouveau en 1895. Il conçoit un bassin de natation couvert d'une immense voûte en béton armé portée par sept arcs — un matériau moderne pour un programme social. La façade, en briques rouges, mêle rigueur géométrique et fantaisie ornementale dans un vocabulaire Art nouveau tardif. Les travaux durent trois ans. La piscine ouvre le 4 mai 1924 — l'une des toutes premières de Paris.

L'innovation est aussi technique : pour la première fois en France, les cabines sont séparées de l'accès au bassin par un « passage sanitaire » — le pédiluve que tout nageur parisien connaît encore. L'eau du bassin vient en partie du puits artésien, tiède et légèrement minérale.

L'ensemble est classé Monument Historique en 1990 — distinction rarissime pour un établissement de bains. Restauré en 2014, il fonctionne toujours. La fontaine de la place Paul-Verlaine coule encore à 28 degrés. Et les habitants du quartier se baignent dans la même eau chaude que celle qui a jailli sous les pieds des tanneurs de 1866.

Puit artésien, Paris 13, Eugène Atget, 1900 - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine

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Événement
Date imprécise — Maison la plus étroite de Paris
n° 5 p. 36
Plus petite maison de Paris ; largeur : 1,20 m, hauteur : 5 m
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Événement
1899
1899 — Bâtiment remarquable
n° 5 p. 33
Premier immeuble de rapport en béton armé de Paris ; construit pour lui-même par l'architecte François Hennebique
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Événement
1872
1872 — Église St Ephrem (ancienne chapelle du collège des Lombards, fondé en 1333)
n° 5 p. 26
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Événement
Date imprécise — Borne kilométrique (en fonte, indiquant "N 20, 3 Km de Notre-Dame")
n.5 p 39
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Événement
Date imprécise — Borne kilométrique (en fonte, indiquant "N 20 3,5 Km de Notre-Dame")
n.5 p 39
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Événement
1392
13 juin 1392 — Hôtel de Clisson (abords)
n° 6 p. 13
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Événement
1914
1914 — Atelier d'Achille-Émile Othon Friesz
n° 6 p. 17
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Événement
1765
1765 — Café du Musée
n° 6 p. 11
Auberge qui arborait la devise en latin "Venite ad me, omnes qui stomacho laboratis, et ego restaurabo vos" : "Venez à moi, vous dont l’estomac crie misère, et je vous restaurerai" ; qui fut à l'origine de l'appellation …

Auberge qui arborait la devise en latin "Venite ad me, omnes qui stomacho laboratis, et ego restaurabo vos" : "Venez à moi, vous dont l’estomac crie misère, et je vous restaurerai" ; qui fut à l'origine de l'appellation "restaurant"

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Événement
1901
1901 — Boîte à sable
n° 6 p. 20-21
![[Boîte à sable, Avenue Trudaine, Archives Paris Révo|Trudaine av 39 Boîte à sable 07.JPG]]Boîte à sable, Avenue Trudaine, Archives Paris Révo
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Événement
1901
1901 — Boîte à sable
n° 6 p. 20-21
![[Boîte à sable, Avenue Gabriel, Archives Paris Révo|Gabriel av face 48 Boîte à sable 02.jpg]]Boîte à sable, Avenue Gabriel, Archives Paris Révo
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Événement
1901
1901 — Boîte à sable
n° 6 p. 20-21
![[Boîte à sable, Place de la Reine Astrid, Archives Paris Révo|Reine Astrid place de la 2 Boîte à sable 09.JPG]]
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Événement
1300
1300
n.6 p 13
Durant la Guerre de Cent Ans et jusqu’à la fin du Moyen Âge, l’usage de bornes équipées d’anneaux et de chaînes tendues constituait un moyen courant de contrôler les accès et de réguler les mouvements sur la voie publiqu …

Durant la Guerre de Cent Ans et jusqu’à la fin du Moyen Âge, l’usage de bornes équipées d’anneaux et de chaînes tendues constituait un moyen courant de contrôler les accès et de réguler les mouvements sur la voie publique à Paris, notamment autour de la place de Grève (actuelle place de l’Hôtel-de-Ville). Ces chaînes étaient fixées à des bornes en pierre disposées aux extrémités des rues ou à des points stratégiques, permettant de fermer rapidement un quartier ou d’empêcher les rassemblements populaires et les manifestations d’atteindre la place ou le centre du pouvoir municipal. Leur mise en place relevait d’une décision des autorités urbaines et répondait à la nécessité de défense ou de maintien de l’ordre, particulièrement lors de troubles urbains, d’insurrections ou de menaces extérieures. Les chroniques rapportent que ces dispositifs furent régulièrement utilisés lors des crises du XIVe et XVe siècles à Paris.

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Événement
1572
23 août 1572 — Hôtel de Guise/Hôtel de Soubise/Quartier général de la Ligue/Massacre de la St Barthélemy
n° 6 p. 13
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Événement
1868
septembre 1868 — Demeure et atelier de William Bouguereau
n° 6 p. 17
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Événement
1896
1896 — Bâtiment remarquable (style Art nouveau)/Pharmacie Cotinat
n° 6 p. 18
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Événement
1644
1644 — Maison à colombages
n° 6 p. 12
Pastiche de maison moyenâgeuse, que l'on croyait être de 1292, prise longtemps et encore par certains pour la plus vieille maison de Paris
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Événement
1783
1783 — Halle aux Blés (ancienne halle au Bled)/Bourse de Commerce (coupole)
n° 6 p. 11
Plus grande coupole de Paris ; construite selon la technique de Philibert de l'Orme
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Événement
1727
29 décembre 1727 — Borne limite de Paris (déplacée)
n° 6 p. 22
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Événement
1724
1724 — Borne milliaire d'une demi-lieue/Fleur de lys grattée pendant la Révolution
n.7 p 11
Au 85 rue de Vaugirard, dans le 6ᵉ arrondissement de Paris, se trouve une borne discrète mais singulière : elle marque la première demi-lieue, soit 500 toises, c’est-à-dire 2 kilomètres, depuis le parvis de Notre-Dame. C …

Au 85 rue de Vaugirard, dans le 6ᵉ arrondissement de Paris, se trouve une borne discrète mais singulière : elle marque la première demi-lieue, soit 500 toises, c’est-à-dire 2 kilomètres, depuis le parvis de Notre-Dame. Cette borne, installée en 1724, témoigne d’un système de mesure hérité de l’Ancien Régime, où la lieue valait 2 000 toises, soit environ 3,9 kilomètres. Les bornes de ce type servaient à jalonner les routes royales et à indiquer les distances à partir d’un point zéro, ici la cathédrale Notre-Dame, qui fut longtemps le centre géographique officiel de Paris.

L’initiative de ces bornes s’inscrit dans la volonté de rationalisation et de modernisation du réseau routier sous le règne de Louis XIV. Le monarque, soucieux d’améliorer la circulation et le contrôle du territoire, encourage la pose de repères réguliers le long des grands axes. Ces bornes, souvent en pierre, étaient gravées d’indications précises sur la distance parcourue depuis le point d’origine. Celle de la rue de Vaugirard est l’une des rares à avoir subsisté dans la capitale, la plupart ayant disparu au fil des aménagements urbains.

La borne du 85 rue de Vaugirard rappelle ainsi l’importance des mesures anciennes dans l’organisation de l’espace parisien et la centralité de Notre-Dame dans la topographie de la ville. Elle constitue un vestige tangible de la manière dont Paris et ses routes étaient structurés avant l’introduction du système métrique à la Révolution.

Borne rue Vaugirard 85, Archives Paris révolutionnaire

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Événement
1848
mai 1848 — Cabaret Au Vieux Chêne/Club de l'émeute révolutionnaire/Enseigne remarquable
n° 7 p. 11
Club révolutionnaire dans un bal populaire ; enseigne remarquable en bois d'épave sculpté sur la façade
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Événement
1848
1848 — Maison-puits/Bâtiment remarquable
n° 7 p. 11
Maison aménagée dans une ancienne citerne, éclairée par un puits de lumière
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Événement
1909
1909 — Statue intitulée "La Grisette"
n° 7 p. 14-15
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Événement
1824
1824 — Passage du Cheval Blanc/Cité Parchappe
n° 8 p. 30
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Événement
1704
1704 — Caserne des Mousquetaires Noirs
n° 8 p. 33
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Événement
1684
1684 — Hôtel des Chevaliers de l'Arbalète
n° 8 p. 30
Compagnie royale des Chevaliers de l'Arbalète et de l'Arquebuse, milice bourgeoise pour la défense de Paris ; ils étaient 180 en 1108
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Événement
1868
1868 — Cour des Bourguignons (anciens établissements Krieger-Darmon)/Cour industrielle
n° 8 p. 33
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Événement
Événement
Date imprécise — Cour Delépine/Cour remarquable
n° 8 p. 33
Cour typique du Fbg St Antoine consacrée au travail de dorure au mercure
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Événement
1361
1361 — Cour de l'Ours/Cour remarquable
n° 8 p. 33
Cour typique du Fbg St Antoine, propriété de l'abbaye d'Ourscamp dans l'Oise ; enseigne "À l'Ours", représentant l'animal, sculptée au-dessus du porche
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Événement
1751
1751 — Cour de l'Étoile d'Or/Cadran solaire/Cour remarquable
n° 8 p. 32-33
Cour vouée à l'ébénisterie ; cadran solaire sur la façade du bâtiment qui sépare la cour du fond
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Événement
Événement
1789
14 juillet 1789 — Prison de la Bastille
n.8 p 27-28
On imagine une foule courant délivrer des captifs ; elle courait surtout après de la poudre. Le 14 juillet 1789, Paris est déjà en armes. Depuis le renvoi de Necker, la ville s'est soulevée ; au matin, la foule a forcé l …

On imagine une foule courant délivrer des captifs ; elle courait surtout après de la poudre.

Le 14 juillet 1789, Paris est déjà en armes. Depuis le renvoi de Necker, la ville s'est soulevée ; au matin, la foule a forcé l'hôtel des Invalides et raflé près de trente mille fusils. Mais un fusil sans poudre ne vaut guère mieux qu'un gourdin — et de poudre, justement, il n'y en a presque plus. Or tout le monde sait où trouver le reste : à la Bastille.

Car la vieille forteresse ne renferme pas que sept prisonniers. Quelques jours plus tôt, on avait vidé les réserves de l'Arsenal, tout proche, pour les mettre à l'abri derrière ses murs : environ deux cent cinquante barils de poudre, transférés sur ordre du lieutenant du roi. Voilà le vrai butin. Ce 14 juillet, la foule ne marche pas sur la Bastille pour délivrer des captifs — ils ne sont que sept, quatre faussaires, deux déments et un noble débauché — mais pour mettre la main sur sa poudrière.

Au bout de la rue Saint-Antoine, la forteresse dresse ses huit tours. Le gouverneur, Bernard-René de Launay, ne dispose que d'une garnison maigre : quelques dizaines d'invalides et une poignée de Suisses du régiment de Salis-Samade, sous les ordres du lieutenant Louis de Flue. On parlemente : l'électeur Thuriot est reçu dans la cour, en ressort bredouille. Vers midi, des assaillants tranchent les chaînes du pont-levis et se ruent dans la première cour ; la fusillade éclate. Le siège s'enlise, jusqu'à ce que des Gardes françaises passés à l'insurrection arrivent en renfort avec cinq canons braqués sur la porte. Devant l'artillerie, Launay capitule en fin d'après-midi. L'assaut aura coûté environ quatre-vingt-dix-huit morts aux assaillants.

Le reste est connu : Launay traîné jusqu'à l'Hôtel de Ville et massacré, sa tête promenée au bout d'une pique ; les sept prisonniers portés en triomphe, un peu ahuris ; la poudre enfin distribuée. Ceux qui se sont battus sont, pour l'essentiel, des gens du faubourg Saint-Antoine, à deux pas — artisans du bois, ouvriers : sur les 954 « vainqueurs de la Bastille » que l'Assemblée reconnaîtra officiellement l'année suivante, près de sept sur dix sont des travailleurs du quartier.

Ce sont eux qui ont pris la forteresse ; ce ne sont pas tout à fait eux qui en récolteront les fruits. Dès le lendemain, le comité bourgeois installé à l'Hôtel de Ville encadre ce peuple en armes — milice bourgeoise, La Fayette — pour tenir la rue autant que pour faire face au roi. Mais ce 14 juillet, c'est le faubourg qui a parlé.

De la Bastille elle-même, il ne reste presque rien : dès l'été, l'entrepreneur Palloy la démolit pierre à pierre. Aujourd'hui, une ligne de pavés plus clairs dessine son contour sur la place et en travers de la rue Saint-Antoine ; le seul vrai vestige, la base d'une tour dite « de la Liberté », a été exhumé lors du creusement du métro en 1899 et remonté dans le square Henri-Galli, près du boulevard Henri-IV. Quant à la colonne qui domine la place, elle ne célèbre pas 1789 : elle porte les morts d'une autre révolution, celle de 1830.

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Événement
1471
1471 — Abbaye St Antoine des Champs
n° 8 p. 26-27
Octroi par Louis XI d'une charte accordant privilèges, franchises et exemptions aux artisans dans l'enceinte de l'abbaye ; origine du développement industriel de quartier
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Événement
1883
15 octobre 1883 — Hôtel de Villayer/Lycée Fénelon (premier lycée pour jeunes filles à Paris)
n° 8 p. 22
La République ouvre des lycées aux filles moins pour les émanciper que pour les arracher aux couvents : elle obtiendra les deux. Jusqu'en 1880, l'instruction des filles au-delà du primaire relève presque entièrement des …

La République ouvre des lycées aux filles moins pour les émanciper que pour les arracher aux couvents : elle obtiendra les deux.

Jusqu'en 1880, l'instruction des filles au-delà du primaire relève presque entièrement des congrégations religieuses. Les pensionnats de bonnes sœurs forment des épouses catholiques et pieuses. Pour les républicains anticléricaux, c'est un problème politique majeur : la femme instruite par l'Église fait voter son mari à droite et élève ses enfants dans la soumission au clergé. Jules Ferry le dit sans détour : "Il faut choisir, citoyens : les femmes appartiennent à la science ou elles appartiennent à l'Église."

La loi Camille Sée du 21 décembre 1880 crée l'enseignement secondaire public de jeunes filles. Le projet est ambivalent : arracher les femmes à l'influence cléricale, oui, mais sans en faire les égales des hommes. Le programme est allégé, sans latin ni grec, avec plus de "travaux à l'aiguille" et de morale. Il ne conduit pas au baccalauréat, donc pas à l'université ni aux carrières libérales. Les élèves obtiennent un simple diplôme de fin d'études.

Le 15 octobre 1883, le premier lycée de jeunes filles de Paris ouvre ses portes dans l'ancien hôtel de Villayer, 2 rue de l'Éperon et 47 rue Saint-André-des-Arts, dans le 6e arrondissement. Cent vingt-trois élèves s'y présentent. L'établissement prendra le nom de lycée Fénelon, du prélat qui avait écrit au XVIIe siècle un traité sur l'éducation des filles.

L'ambivalence se dissipe par la pratique. Les élèves et leurs professeures réclament le latin, puis le baccalauréat, puis les classes préparatoires. Fénelon deviendra l'un des grands lycées préparant aux concours des Écoles normales supérieures. Les programmes seront alignés sur ceux des garçons en 1924, quarante-quatre ans après la loi Sée.

Le lycée est devenu mixte en 1968 pour les classes préparatoires et en 1979 pour le secondaire. Il occupe toujours les mêmes bâtiments du XVIIIe siècle.

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Événement
1883
15 octobre 1883 — Hôtel de Villayer/Lycée Fénelon (premier lycée pour jeunes filles à Paris)
n° 8 p. 22
Ouverture du premier lycée féminin à Paris, pour 123 jeunes filles
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Événement
1700
1700 — Passage de la Boule Blanche
n° 8 p. 33
Passage typique reliant la caserne des mousquetaires à la rue du Faubourg St Antoine ; une boule blanche décore effectivement le portail
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Événement
1789
28 avril 1789 — Manufacture de papiers-peints Jean-Baptiste Réveillon
n° 8 p. 27
Pillage et incendie de la manufacture de Réveillon, candidat aux états généraux qui aurait déclaré que 15 sous de salaire par jour suffisaient si les ouvriers n'allaient pas les boire à la taverne. La répression fait 100 …

Pillage et incendie de la manufacture de Réveillon, candidat aux états généraux qui aurait déclaré que 15 sous de salaire par jour suffisaient si les ouvriers n'allaient pas les boire à la taverne. La répression fait 100 morts et 300 blessés

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Événement
1782
1782 — Maison de santé de Jacques Belhomme (fondée en 1768)
n° 8 p. 33
Pinel exerce chez Belhomme au début de sa carrière ; il sera l'un des grands précurseurs de la psychiatrie
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Événement
1902
1902 — Bal musette "Au Chalet"/Bousca-bal
n° 8 p. 28
Rencontre des deux instruments et fin des rivalités entre les deux communautés ; origine du "bal musette"
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Événement
Événement
1719
1719 — Fontaine Trogneux/Fontaine de Charonne (alimentée par la pompe à feu de Chaillot)
n° 8 p. 28 & 32
Une des trois fontaines du faubourg St Antoine, jusqu'alors sans eau publique ; alimentée à l'origine par la pompe à feu de Chaillot, elle a été restaurée en 1806
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Événement
1824
1824 — Hôtel de Beaune/Demeure de François-René de Chateaubriand
n° 9 p. 24
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Événement
1847
1847 — Plaque indiquant une borne-fontaine des eaux de l'Ourc
n° 9 p. 46-47
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Événement
Date imprécise — Cabaret du Croissant/Enseigne remarquable
n° 9 p. 10
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Événement
1929
1929 — Bâtiment remarquable (enseigne et décoration)
n° 9 p. 13
La fresque remarquable située au 134 rue Mouffetard à Paris est une œuvre décorative réalisée entre 1929 et 1931 par le maçon italien Adigheri (ou Eldi Gueri selon certaines sources). Elle orne la façade d’un immeuble du …

La fresque remarquable située au 134 rue Mouffetard à Paris est une œuvre décorative réalisée entre 1929 et 1931 par le maçon italien Adigheri (ou Eldi Gueri selon certaines sources). Elle orne la façade d’un immeuble du début du XVIIe siècle, qui abritait alors une charcuterie-traiteur tenue par un commerçant italien, Facchetti. La technique employée est celle du sgraffito, une méthode de gravure sur plâtre ou ciment, appliquant plusieurs couches colorées puis grattées pour révéler motifs et contrastes, technique héritée de la Renaissance italienne et remise au goût du jour par l’Art Nouveau au début du XXe siècle.

Le décor représente principalement des animaux comestibles — cochons, cerfs, chèvres, gibiers, volailles — ainsi que des motifs végétaux, des volutes et des arabesques typiques de l’Art Nouveau. Cette façade, commandée pour attirer la clientèle dans un quartier très commerçant, se distingue par sa richesse ornementale et son originalité à Paris, où ce type de décor est rare. La fresque a été classée monument historique en 1993 en raison de sa singularité et de sa valeur artistique. Aujourd’hui, bien que la charcuterie ait fermé en 2001, la façade reste un point d’intérêt architectural et artistique du 5e arrondissement.

Sources

Adigheri - Sgraffito du 134 rue Moffetard, Photo: Mbzt Wikimedia

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Événement
1842
1842 — Bâtiment remarquable (style Louis-Philippe)
n° 9 p. 12
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Événement
Événement
1722
1722 — Hôtel des Pompes/État-major des pompiers/Demeure de François Dumouriez du Périer
n° 9 p. 23
Mort du créateur du corps des pompiers de Paris ; l'office était rempli jusqu'alors par des moines mendiants Capucins
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Événement
1946
16 septembre 1946 — Demeure de Francisque Poulbot
n° 9 p. 22
Mort du peintre des enfants de la butte, qui leur a laissé son nom
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Événement
Date imprécise — Impasse des Souhaits
n° 9 p. 26-33
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Événement
Date imprécise — Impasse Rolleboise
n° 9 p. 26-33
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Événement
Date imprécise — Impasse Poule
n° 9 p. 26-33
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Événement
Date imprécise — Impasse de Bergame
n° 9 p. 26-33
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Événement
Date imprécise — Plaque de numérotation remarquable
n° 9 p. 5
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Événement
Date imprécise — Plaque de numérotation remarquable
n° 9 p. 5
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Événement
1900
1900 — Bâtiment remarquable (façade et hall d'entrée)
n° 9 p. 5
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Événement
Date imprécise — Boutique remarquable
n° 9 p. 22
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Événement
Date imprécise — Bâtiment remarquable
n° 9 p. 19
Porte remarquable de style typique Art nouveau ; frise au décor animalier avec reptiles, chat et chien
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Événement
Date imprécise
n° 9 p. 44-45
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Événement
Date imprécise — Repère de nivellement de la Ville de Paris
n° 9 p. 44-45
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Événement
Date imprécise — Fontaine Boucherat/Repère de nivellement de la Ville de Paris
n° 9 p. 44-45
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Événement
Événement
Date imprécise — Repère de nivellement de la Ville de Paris (66,50 m)
n° 9 p. 44-45
Repère de nivellement de la Ville de Paris ; niveau moyen de la mer : 34,99m, étiage au pont de la Tournelle : 8,74m
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Événement
Date imprécise — Église Ste Elisabeth de Hongrie/Repère de nivellement de la Ville de Paris
n° 9 p. 44-45
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Événement
Date imprécise — Siège de la Confédération Nationale du Travail/Cour remarquable
n° 9 p. 26-33
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Événement
1908
1908 — Société sportive du jeu de Paume et de Raquets
n° 15 p. 48-51
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Événement
Date imprécise — Demeure de Jean-Jacques Rousseau
n°17 p !!!
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Événement
1880
1880 — Cité des Mousquetaires/Corporation des Chiffonniers
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Dans la cité des Mousquetaires, au fond du quartier Saint-Charles, vivaient les chiffonniers de Paris, cette petite société à part du XIXe siècle. Leur métier : fouiller, trier et revendre tout ce que la ville jetait. Ri …

Dans la cité des Mousquetaires, au fond du quartier Saint-Charles, vivaient les chiffonniers de Paris, cette petite société à part du XIXe siècle. Leur métier : fouiller, trier et revendre tout ce que la ville jetait. Rien ne se perdait, tout se récupérait. Ce n’étaient pas des artisans organisés en corporation, mais ils avaient leurs propres règles très strictes : chacun son territoire, une hiérarchie bien établie et un code de conduite respecté sous peine d’exclusion.

Dans cette communauté, la solidarité côtoyait la rigueur. Les anciens guidaient les nouveaux, les familles vivaient du même travail, et la cité fourmillait dès la tombée du jour. Les cours et les hangars s’animaient au bruit des sacs et des charrettes. Les chiffonniers formaient ainsi un monde laborieux, dur mais fier, qui anticipait sans le savoir le recyclage moderne. Peu à peu, avec les grands travaux et l’assainissement de Paris, ce petit peuple des ordures disparut, laissant derrière lui une mémoire vivante de la débrouille et du travail bien réglé au cœur du vieux XVe arrondissement.

Chiffonnier de Paris

208 Rue Saint-Charles - Cité des Mousquetaires Eugène Gossin, 1907, Carnavalet

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Événement
1648
1648 — Tour St Jacques (clocher de l'église St Jacques la Boucherie démolie)
n° 18 p. 8-9
Lieu erroné des expériences barométriques et du "crève-tonneau" ; Pascal les effectue en fait du clocher de St Jacques du Haut-Pas
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Événement
1897
1897 — Castel Béranger/Maison des Diables/Atelier de Paul Signac/Bâtiment remarquable
n° 28 p. 49
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Événement
Date imprécise — Bas-relief remarquable
n° 28 p. 22
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Événement
1902
1902 — Bâtiment remarquable (style Art nouveau)
n° 28 p. 22-23
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Événement
Date imprécise — Fontaine de Mars
n° 28 p. 23-24
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Événement
Date imprécise — Immeuble commercial (construit par Bocage et Bigot)/Bâtiment remarquable
n° 28 p. 51
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Événement
Date imprécise — Bâtiment remarquable
n° 28 p. 52
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Événement
Date imprécise — Immeuble Modern Style/Bâtiment remarquable
n° 28 p. 27
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Événement
1900
1900 — Bâtiment remarquable (style Art nouveau, sculptures de la façade)
n° 28 p. 49
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Événement
1901
1901 — Bâtiment remarquable (style Art nouveau, sculptures de la façade et du porche)
n° 28 p. 26 & 49
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Événement
1906
1906 — Collège italien Léonard de Vinci/Bâtiment remarquable
n° 28 p. 24-25
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Événement
1903
1903 — Maison construite par Auguste Perret/Bâtiment remarquable
n° 28 p. 50
Premier immeuble d'habitation en béton armé à Paris, recouvert de grès, style Art déco
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Événement
1904
23 octobre 1904 — Église St Jean l'Évangéliste/Église St Jean de Montmartre
n° 28 p. 50-51
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Événement
1884
1884 — Siège de la Société Théosophique/Bâtiment remarquable (style Art nouveau)
n° 28 p. 26-27
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