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Couverture — Histoire de la Bastille IV
Bibliographie

Histoire de la Bastille IV

ARNOULD Auguste & DU PUJOL Alboize
Administration de librairie, 1844.
16 Fiches citant cet ouvrage
1844 Édition

Fiches citant cet ouvrage

16 fiches
Événement
1594
27 mars 1594 — Forteresse de la Bastille
p 1-12
Le 27 mars 1594, Henri IV entre dans Paris. Après cinq ans de siège, de famine, et de négociations, la capitale du royaume lui ouvre ses portes sans combattre. Les ligueurs qui avaient tenu la ville contre lui depuis 158 …

Le 27 mars 1594, Henri IV entre dans Paris. Après cinq ans de siège, de famine, et de négociations, la capitale du royaume lui ouvre ses portes sans combattre. Les ligueurs qui avaient tenu la ville contre lui depuis 1589 se rallient les uns après les autres, soudoyés, convaincus ou simplement épuisés. Les troupes espagnoles qui soutenaient la Ligue quittent la ville en bon ordre, et Henri, dit-on, les regarde passer avec une ironie courtoise.

Un seul homme refuse. Antoine Dumaine Dubourg l'Espinasse, gouverneur de la Bastille, ne capitule pas. Pendant que Paris entier bascule, il reste retranché dans sa forteresse avec sa garnison, drapeau de la Ligue au vent. Charles de Gontaut et Charles II de Cossé viennent le sommer de se rendre. Il refuse.

Henri IV ne donne pas l'assaut. Il attend. La résistance de Dubourg est aussi solitaire que spectaculaire — il n'a aucun secours à espérer, aucune raison militaire de tenir. C'est un geste de fidélité pure, ou d'entêtement, selon le point de vue. Il finit par capituler quelques jours plus tard, et Henri, fidèle à sa politique de réconciliation, lui accorde des conditions honorables.

L'entrée dans Paris marque la fin effective des guerres de Religion. Le roi qui avait dit Paris vaut bien une messe s'installait enfin dans sa capitale, après avoir renié le protestantisme quatre ans plus tôt. Dubourg avait au moins eu le mérite de ne pas faire semblant d'être convaincu.

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Événement
1648
26 août 1648 — Cathédrale Notre-Dame de Paris
t4 p 259
Arrestation de Pierre Broussel et René Potier de Blancmesnil, qui provoque le déclenchement de la Fronde
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Événement
1652
2 juillet 1652
t4 p 294
Ce matin du 2 juillet 1652, le faubourg Saint-Antoine est une nasse. Le Grand Condé, prince du sang devenu chef de la Fronde des Princes, est cerné : devant lui, l'armée royale commandée par Turenne ; derrière lui, les p …

Ce matin du 2 juillet 1652, le faubourg Saint-Antoine est une nasse. Le Grand Condé, prince du sang devenu chef de la Fronde des Princes, est cerné : devant lui, l'armée royale commandée par Turenne ; derrière lui, les portes de Paris que le Parlement hésite à ouvrir. Entre les deux, les rues du faubourg et leurs artisans terrorisés — les faïenciers, les ébénistes, les fabricants de miroirs qui regardent par leurs volets les bataillons se positionner.

La bataille est féroce. En quelques heures, des milliers de morts jonchent le pavé. Condé tient, mais son armée saigne. La seule issue : entrer dans Paris. Mais Paris ne s'y résout pas.

C'est alors que Mademoiselle monte à la Bastille.

Anne Marie Louise d'Orléans, cousine de Louis XIV, la femme la plus riche de France — « la Grande Mademoiselle », comme on dit à la cour — gravit les tours de la forteresse qui domine la Porte Saint-Antoine et ordonne aux canonniers d'ouvrir le feu. Pas sur Condé. Sur Turenne. Sur l'armée du roi, son propre cousin.

Les canons tonnent. Turenne recule. Les portes s'ouvrent. Condé entre dans Paris, ses troupes en sang.

Quand Mazarin apprend la nouvelle, il aurait lâché sa formule : « Ce coup de canon a tué son mari. » Le mot fait mouche. Mademoiselle est l'héritière la plus convoitée d'Europe — on avait évoqué l'archiduc, le roi de Portugal, Louis XIV lui-même. Ce canon vient de fermer toutes ces portes.

La Fronde s'achève l'année suivante dans l'épuisement. Condé part servir l'Espagne. Mademoiselle, elle, est exilée dans ses terres de Saint-Fargeau. Elle ne rentrera à Paris qu'en 1657. Louis XIV ne lui pardonnera jamais tout à fait : quand elle obtiendra enfin, à quarante-trois ans, l'autorisation d'épouser le comte de Lauzun — officier brillant, noblesse mince —, le roi révoquera sa parole dix jours plus tard. Lauzun passera dix ans à Pignerol.

La forteresse du haut de laquelle elle avait décidé d'une bataille porterait encore longtemps le nom de « Bastille » avant de devenir autre chose, cent trente-sept ans plus tard, sous des mains infiniment moins aristocratiques.

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Événement
1588
12 mai 1588
t4 p 262
Combats lors de la Journée des Barricades ; 1 200 barricades dressées, constituées entre autres de barriques qui donneront leur nom à ce type de construction
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Événement
1588
12 mai 1588
t4 p 262
Combats lors de la Journée des Barricades ; 1 200 barricades dressées, constituées entre autres de barriques qui donneront leur nom à ce type de construction
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Événement
1588
12 mai 1588
t4 p 262
Combats lors de la Journée des Barricades ; 1 200 barricades dressées, constituées entre autres de barriques qui donneront leur nom à ce type de construction
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Événement
1588
12 mai 1588
t4 p 262
Combats lors de la Journée des Barricades, qui inaugure ce qui deviendra un usage bien parisien
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Événement
1588
12 mai 1588
t4 p 262
Combats lors de la Journée des Barricades, qui inaugure ce qui deviendra un usage bien parisien
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Événement
1588
12 mai 1588 — Carrefour St Séverin/Journée des Barricades
t4 p 262
Départ de la Journée des Barricades, qui verra la victoire d'Henri de Guise et la fuite du roi ; 1 200 "barricades" dans Paris ; le vocable est inventé ce jour-là
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Événement
1681
28 mars 1681 — Chapelle du couvent des filles de la Visitation Ste Marie
t4 p 341
Le 28 mars 1681, le corps de Nicolas Fouquet est inhumé dans la chapelle de la famille Fouquet du couvent de la Visitation, rue Saint-Antoine. Il est mort un an plus tôt, le 23 mars 1680 à Pignerol (Pinerolo en Italie), …

Le 28 mars 1681, le corps de Nicolas Fouquet est inhumé dans la chapelle de la famille Fouquet du couvent de la Visitation, rue Saint-Antoine. Il est mort un an plus tôt, le 23 mars 1680 à Pignerol (Pinerolo en Italie), dans sa prison des Alpes piémontaises, après dix-neuf ans de captivité. Il avait soixante-cinq ans.

L'histoire de Fouquet est celle d'une chute spectaculaire au sommet de l'État. Surintendant des finances de Louis XIV, il était l'homme le plus puissant de France après le roi — et peut-être, selon certains, trop conscient de l'être. En août 1661, il reçoit le roi à Vaux-le-Vicomte pour une fête d'un faste inouï : six mille invités, Molière joue, Le Brun a peint, Le Nôtre a dessiné les jardins. Louis XIV rentre à Versailles humilié par la splendeur de son ministre.

Trois semaines plus tard, d'Artagnan — le vrai, capitaine des mousquetaires — arrête Fouquet à Nantes sur ordre du roi. Colbert, qui convoitait sa place, avait instruit le dossier. Le procès dure trois ans. La chambre de justice le condamne au bannissement perpétuel. Louis XIV, trouvant la peine insuffisante, commue d'autorité en emprisonnement à vie.

Pignerol, forteresse alpine, inaccessible, où l'on mettait les prisonniers dont on ne voulait plus entendre parler. Fouquet y vécut sous surveillance permanente, ses courriers lus, ses visiteurs contrôlés. Sa femme et sa fille obtinrent, après des années de démarches, l'autorisation de le rejoindre. Il mourut entre leurs bras.

Son corps fut ramené à Paris et inhumé discrètement rue Saint-Antoine, loin de la gloire de Vaux-le-Vicomte. La chapelle de la Visitation a disparu, les ossement des Fouquets demeurent derrière le mur de la crypte de l'ancienne chapelle, devenue en 1802 le Temple protestant du Marais. Des plaques des tombes d'autres membres de la famille subsistent et sont conservées au Musée Carnavalet.![[La Citadelle de Pignerol / Pinerolo|Citadelle de Pignerol (Pineolo).png]]

La Citadelle piémontaise de Pignerol / Pinerolo

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Événement
1652
2 juillet 1652 — Domaine de Mont Louis (nom donné en l'honneur de Louis XIV)
t4 p 294
Louis XIV et Mazarin observent la bataille dans laquelle Turenne bat Condé, l'obligeant à se replier sur le Fbg St Antoine
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Événement
1652
2 juillet 1652 — Château de Charonne (pavillon d'angle)
t4 p 301
Mazarin amène Louis XIV assister au combat décisif de la Fronde
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Événement
1664
14 novembre 1664 — Arsenal de Paris/Hôtel du Grand maître de l'artillerie/Chambre de justice
t4 p 337
Procès de Fouquet, de l'Affaire des poisons et du chevalier de Rohan
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