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📖 Nouvelle Histoire de Paris. Paris sous les Premiers Bourbons POLLORGET René
Bibliographie

Nouvelle Histoire de Paris. Paris sous les Premiers Bourbons

POLLORGET René
Hachette, 1988.
25 Fiches citant cet ouvrage
1988 Édition

Fiches citant cet ouvrage

25 fiches
Événement
1190
1190 — Tour de Billi/Porte Barbelle ou Barbeel sur l'Yaue/Tour Barbeau/Enceinte de Philippe Auguste
p 20
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Événement
1356
1356 — Porte St Martin/Enceinte de Charles V
p 21
Construction 2ème porte St Martin, faisant partie de l'enceinte de Charles V
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Événement
1356
1356 — Porte St Denis/Bastide St Denis/Enceinte de Charles V
p 21
Construction de la 2ème porte St Denis, faisant partie de l'enceinte de Charles V
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Événement
1465
9 septembre 1465 — Porte St Antoine/Enceinte de Charles V
p 21
Négociation du roi avec la Ligue du bien public et les bourguignons
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Événement
1364
1364 — Deuxième porte du Temple/Enceinte de Charles V
p 21
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Événement
1364
1364 — Deuxième porte du Temple/Enceinte de Charles V
p 21
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Événement
1380
1380 — Porte Montmartre/Enceinte de Charles V
p 21
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Événement
1380
1380 — Porte St Honoré/Porte des Aveugles/Enceinte de Charles V
p 21
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Événement
1617
24 avril 1617 — Cour carrée du Louvre (partie Sud-Est)/Pont-levis à l'entrée du vieux Louvre
p 206-207
Un roi de quinze ans fait tuer le favori de sa mère à l'entrée de son propre palais. Le peuple de Paris achèvera le travail. Le lundi 24 avril 1617, vers dix heures du matin, Concino Concini, marquis d'Ancre et maréchal …

Un roi de quinze ans fait tuer le favori de sa mère à l'entrée de son propre palais. Le peuple de Paris achèvera le travail.

Le lundi 24 avril 1617, vers dix heures du matin, Concino Concini, marquis d'Ancre et maréchal de France, franchit le pont-levis du Louvre par la porte sud-est. Il rentre d'une promenade et lit distraitement une lettre. Le baron de Vitry, Nicolas de L'Hospital, capitaine des gardes du corps, l'attend avec une poignée d'hommes. Il le saisit par le bras : « De par le roi, je vous arrête. » Concini porte la main à la garde de son épée. Trois coups de pistolet claquent. Le maréchal s'effondre sur le pont, la tête en sang.

Au premier étage du Louvre, Louis XIII attend. Il a quinze ans. Il a ordonné le coup. Quand on vient lui annoncer que Concini est mort, il s'écrie — selon la légende soigneusement construite — : « Grand merci à vous ! À cette heure, je suis roi. » Puis il se montre à la fenêtre, et les gardes crient : « Vive le roi ! »

Le Florentin Concini est un aventurier florentin arrivé en France dans les bagages de Marie de Médicis en 1600. Après l'assassinat d'Henri IV en 1610, la régente en fait son homme de confiance. Les charges et les honneurs pleuvent : gouverneur de Normandie, puis de Picardie, marquis d'Ancre, maréchal de France en 1613 — sans avoir jamais commandé un régiment. Sa femme Leonora Galigaï, sœur de lait de la reine, exerce sur Marie de Médicis un ascendant que Paris attribue à la sorcellerie.

L'arrogance du favori exaspère la noblesse française. Les princes du sang se révoltent, négocient, se soumettent, se révoltent encore. Le jeune Louis XIII, tenu à l'écart du pouvoir par sa propre mère, ronge son frein. Autour de lui, un petit cercle de fidèles — Vitry, Déageant, le duc de Luynes — prépare le coup. Le roi donne l'ordre : arrêter Concini, et s'il résiste, le tuer. Personne ne doute de l'issue.

Louis XIII a quinze ans. En ordonnant la mort de Concini, il prend le pouvoir d'un coup, sans effusion de sang — du moins dans la cour du Louvre. Car dans les rues de Paris, la nouvelle se répand comme une traînée de poudre et le peuple exulte. L'homme le plus haï de la capitale est mort. On tire des coups de feu en l'air, on allume des feux de joie. Le soir même, le corps est transporté en secret et enterré à la hâte dans l'église Saint-Germain-l'Auxerrois. Précaution inutile : dès le lendemain, la foule ira le déterrer.

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Événement
1630
10 novembre 1630 — Petit Luxembourg/Demeure du cardinal de Richelieu
p 210-211
Refuge de Richelieu qui pense alors avoir été évincé par Marie de Médicis et le parti dévot lors de la Journée des Dupes
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Événement
1630
10 novembre 1630 — Hôtel de Tournon/Hôtel du maréchal d'Ancre/Hôtel des Grands Ambassadeurs
p 210-211
Refuge et cachette de Louis XIII pendant la Journée des Dupes
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Événement
Événement
1648
26 août 1648 — Cathédrale Notre-Dame de Paris
P 218-219
Arrestation de Pierre Broussel et René Potier de Blancmesnil, qui provoque le déclenchement de la Fronde
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Événement
1648
26 août 1648 — Carrefour de la Croix du Trahoir
P 218-219
Point de départ de la Fronde, suite à l'arrestation de Pierre Broussel et de René Potier de Blancmesnil. 600 barricades vont être dressées dans Paris
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Événement
1648
27 août 1648
P 218-219
Point de départ de la rébellion contre le pouvoir royal ; la Fronde. 1260 barricades sont élévées dans Paris
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Événement
1648
27 août 1648
P 218-219
Point de départ de la rébellion contre le pouvoir royal ; la Fronde. 1260 barricades sont élévées dans Paris
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Événement
1650
18 janvier 1650 — Palais Royal
p 221
Arrestation des princes de Condé et de Conti et du duc de Longueville décidée par Mazarin
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Événement
1652
2 juillet 1652
p 223-224
Ce matin du 2 juillet 1652, le faubourg Saint-Antoine est une nasse. Le Grand Condé, prince du sang devenu chef de la Fronde des Princes, est cerné : devant lui, l'armée royale commandée par Turenne ; derrière lui, les p …

Ce matin du 2 juillet 1652, le faubourg Saint-Antoine est une nasse. Le Grand Condé, prince du sang devenu chef de la Fronde des Princes, est cerné : devant lui, l'armée royale commandée par Turenne ; derrière lui, les portes de Paris que le Parlement hésite à ouvrir. Entre les deux, les rues du faubourg et leurs artisans terrorisés — les faïenciers, les ébénistes, les fabricants de miroirs qui regardent par leurs volets les bataillons se positionner.

La bataille est féroce. En quelques heures, des milliers de morts jonchent le pavé. Condé tient, mais son armée saigne. La seule issue : entrer dans Paris. Mais Paris ne s'y résout pas.

C'est alors que Mademoiselle monte à la Bastille.

Anne Marie Louise d'Orléans, cousine de Louis XIV, la femme la plus riche de France — « la Grande Mademoiselle », comme on dit à la cour — gravit les tours de la forteresse qui domine la Porte Saint-Antoine et ordonne aux canonniers d'ouvrir le feu. Pas sur Condé. Sur Turenne. Sur l'armée du roi, son propre cousin.

Les canons tonnent. Turenne recule. Les portes s'ouvrent. Condé entre dans Paris, ses troupes en sang.

Quand Mazarin apprend la nouvelle, il aurait lâché sa formule : « Ce coup de canon a tué son mari. » Le mot fait mouche. Mademoiselle est l'héritière la plus convoitée d'Europe — on avait évoqué l'archiduc, le roi de Portugal, Louis XIV lui-même. Ce canon vient de fermer toutes ces portes.

La Fronde s'achève l'année suivante dans l'épuisement. Condé part servir l'Espagne. Mademoiselle, elle, est exilée dans ses terres de Saint-Fargeau. Elle ne rentrera à Paris qu'en 1657. Louis XIV ne lui pardonnera jamais tout à fait : quand elle obtiendra enfin, à quarante-trois ans, l'autorisation d'épouser le comte de Lauzun — officier brillant, noblesse mince —, le roi révoquera sa parole dix jours plus tard. Lauzun passera dix ans à Pignerol.

La forteresse du haut de laquelle elle avait décidé d'une bataille porterait encore longtemps le nom de « Bastille » avant de devenir autre chose, cent trente-sept ans plus tard, sous des mains infiniment moins aristocratiques.

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Événement
1652
4 juillet 1652 — Hôtel de Ville/Journée des Pailles
p 225
Le 4 juillet 1652, deux jours après que la Grande Mademoiselle a sauvé Condé en faisant tirer le canon de la Bastille sur les troupes royales, les princes doivent consolider leur emprise sur Paris. L'armée de Condé est d …

Le 4 juillet 1652, deux jours après que la Grande Mademoiselle a sauvé Condé en faisant tirer le canon de la Bastille sur les troupes royales, les princes doivent consolider leur emprise sur Paris. L'armée de Condé est dans la ville. Mais l'Hôtel de Ville résiste : les notables et officiers municipaux y tiennent séance et penchent de plus en plus vers une réconciliation avec le roi et Mazarin. Ils constituent un obstacle.

La solution est simple et brutale. On recrute des hommes — soldats déguisés en ouvriers, émeutiers à gage — et on les envoie assaillir l'Hôtel de Ville pendant que les notables y sont réunis. Pour éviter les méprises, chaque conjuré porte un signe de reconnaissance : une paille, glissée dans le chapeau ou les vêtements. D'où le nom que l'histoire retiendra.

L'assaut a lieu en début d'après-midi. La foule enfonce les portes. Les notables favorables à Mazarin sont massacrés dans les salles et les couloirs — une trentaine de morts. D'autres sont jetés par les fenêtres ou fuient sur les toits. Le bâtiment est partiellement incendié. Les archives brûlent.

Derrière l'opération : Condé, le duc de Beaufort — François de Vendôme, dit « le roi des Halles » pour sa popularité dans les quartiers populaires — et Gaston d'Orléans, frère du feu Louis XIII, qui approuve sans se compromettre. Le 6 juillet, Beaufort est nommé gouverneur de Paris. Condé impose une quasi-dictature.

Mais le massacre s'avère une faute politique. Paris, qui avait toléré la Fronde comme une aventure, ne tolère pas le carnage d'hommes de robe dans leur propre hôtel de ville. L'opinion se retourne. Les mois suivants, la lassitude et l'indignation rongent le soutien populaire aux princes.

En octobre 1652, Condé quitte Paris. La Fronde est finie. La monarchie absolue peut reprendre son cours — débarrassée, au passage, des derniers obstacles institutionnels que les notables massacrés incarnaient.

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Événement
1602
2 janvier 1602
p 274-276
Construction de la pompe de la Samaritaine alimentant le palais du Louvre. Elle sera détruite en 1780
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