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Couverture — Jamais résignés
Bibliographie

Jamais résignés

L'Harmattan, 2013.
11 Fiches citant cet ouvrage
2013 Édition

Fiches citant cet ouvrage

11 fiches
Événement
1940
1940 — Stade Roland-Garros
p 27-28
Camp de rétention des juifs allemands et autrichiens qui avaient fui le régime nazi pendant l'occupation
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Événement
1935
1935 — Restaurant de la famille Gingold
p 37-38
Réunions du Front populaire allemand créé par Heinrich Mann dans la salle du restaurant de la famille Gingold. Il rassemble des exilés fuyant le nazisme
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Événement
1936
1936 — Foyer de jeunes communistes allemands
p 39 & 44
Bertolt Brecht fait répéter dans un foyer fréquenté par de jeunes exilés allemands ses pièces écrites en France, "Grand-peur et misère du Troisième Reich" et "Les fusils de la mère Carrar"
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Événement
1936
1936 — Université populaire du Parti communiste français (dans des baraquements)
p 46
Centre de recrutement des volontaires pour les Brigades internationales en Espagne dans une baraque du Secours rouge tenue par le PCF
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Événement
1939
1939 — Centre d'accueil pour les réfugiés communistes allemands
p 53-54
Centre d'accueil et de réunions pour les exilés communistes allemands dont certains furent livrés aux nazis par la police française et exécutés
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Événement
1940
11 novembre 1940
p 65
Manifestation étudiante et lycéenne pour célébrer la victoire de 1918 ; elle entraîne une centaine d'arrestations
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Événement
1943
14 avril 1943 — Lieu de la tentative d'arrestation d'Otto Niebergall
p 66
Munis de faux papiers en règle, Kubin et Georgely se font libérer par des soldats allemands alors que des inspecteurs des Renseignements généraux venaient de les arrêter
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Événement
1943
23 avril 1943 — Immeuble possédant une autre sortie au 18 rue Meslay
p 85-89
L'immeuble a deux sorties. Le prisonnier le sait. La Gestapo, non. Le 23 avril 1943, Peter Gingold marche sur le boulevard Saint-Martin encadré par des agents de la Gestapo. Il a vingt-sept ans, il est juif, communiste, …

L'immeuble a deux sorties. Le prisonnier le sait. La Gestapo, non.

Le 23 avril 1943, Peter Gingold marche sur le boulevard Saint-Martin encadré par des agents de la Gestapo. Il a vingt-sept ans, il est juif, communiste, allemand — trois raisons de mourir dans le Paris de l'Occupation. Arrêté à Dijon deux mois plus tôt, il a été interrogé, torturé, transféré à Paris. Les Allemands veulent des noms, des adresses, des lieux de réunion. Gingold décide de leur en donner un.

Il désigne le 11 boulevard Saint-Martin. « C'est là qu'on se retrouvait. » Les agents le font entrer dans l'immeuble. Ce que Gingold sait et qu'ils ignorent, c'est que le bâtiment possède une seconde sortie — au 18 rue Meslay, de l'autre côté. Le temps que les Allemands comprennent, Gingold a disparu dans les rues du 3e arrondissement.

Le « Travail Allemand » Gingold n'est pas un résistant ordinaire. Né en Bavière dans une famille juive, il a quitté l'Allemagne en 1933, quelques mois après l'arrivée de Hitler au pouvoir. À Paris, il rejoint les cercles de l'émigration antifasciste — il y croise Bertolt Brecht, Lion Feuchtwanger, Arthur London, le jeune Willy Brandt. Quand la guerre éclate, il s'engage dans ce que la MOI appelle le « Travail Allemand » — le TA, la plus dangereuse des missions.

Le principe est simple, l'exécution est suicidaire : approcher les soldats de la Wehrmacht, leur distribuer des tracts en allemand, leur faire lire des journaux clandestins, les convaincre que la guerre est perdue, les inciter à déserter. Il faut parler leur langue, connaître leur culture, deviner ceux qu'on peut toucher — et accepter que la moindre erreur signifie la mort. Gingold, avec sa parfaite maîtrise de l'allemand et son culot, excelle dans ce travail. Il rédige les tracts, organise la diffusion, coordonne les contacts.

Après l'évasion Après sa fuite du boulevard Saint-Martin, Gingold replonge dans la clandestinité. En août 1944, il participe à l'insurrection pour la libération de Paris. Après la guerre, il rentre en Allemagne, s'installe à Francfort, et consacre le reste de sa vie à la lutte antifasciste — interventions dans les écoles, manifestations contre le néonazisme, témoignages infatigables.

Il meurt en 2006, à quatre-vingt-dix ans. Il est enterré à Paris — la ville où il avait appris à résister, et d'où il s'était échappé un jour d'avril par une porte de derrière.

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Événement
1944
1944 — Siège du "Comité Allemagne libre" pour l'Ouest (CALPO, créé en septembre 1943)
p 98
Comité composé de communistes allemands et germanophones antinazis, consacré au travail de contre-propagande en direction des soldats allemands puis de la réorganisation du KPD
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