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Couverture — C'était Hier le XIIIème Arrondissement
Bibliographie

C'était Hier le XIIIème Arrondissement

CONTE Gérard
Acadia éditions, 2001.
Livre
133 Fiches citant cet ouvrage
2001 Édition

Fiches citant cet ouvrage

133 fiches
Événement
1786
1786 – 1860 — Barrière de la Glacière/Barrière de Lourcine ou de l'Ourcine (pendant la Révolution)/Barrière de Gentilly/Mur des Fermiers généraux
p 9
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Événement
1790
21 mai 1790 — Église St Marcel (collégiale)/Section des Gobelins/Section du Finistère
p 13
Siège de la Section des Gobelins en 1790, puis du Finistère en août 1792. Le Comité révolutionnaire de la section rentra en conflit ouvert le 9 thermidor avec un membre de la Commune qui fut arrêté
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Événement
1922
1922 — Raffinerie sucrière Say
p 17
Chou En Laï travaille chez Say avant son embauche chez Renault
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Événement
1922
1922 – 1924 — Hôtel Godefroy
p 17
Demeure de Zhou Enlaï, dit Chou En-Laï, durant son séjour à Paris ; il y aurait hébergé de temps en temps Deng Xiaoping
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Événement
1886
1886 – 1898 — Clos Payen/Folie Lepreste de Neubourg
p 19
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Événement
Événement
1786
1786 – 1818 — Barrière des Deux Moulins/Barrière de l'Hôpital/Mur des Fermiers généraux
p 25
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Événement
Date imprécise — Souterrain sous le mur des Fermiers généraux
p 25
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Événement
Date imprécise — Souterrain sous le mur des Fermiers généraux
p 25
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Événement
1819
6 janvier 1819 – 1860 — Seconde Barrière de la Gare/Mur des Fermiers généraux
p 29
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Événement
1819
6 janvier 1819 – 1860 — Seconde Barrière de la Gare/Mur des Fermiers généraux
p 29
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Événement
1819
6 janvier 1819 – 1860 — Seconde Barrière des Deux Moulins/Barrière d'Ivry/Mur des Fermiers généraux
p 29
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Événement
1785
1785 – 1818 — Première Barrière de la Gare/Barrière d'Austerlitz/Mur des Fermiers généraux
p 29
Première Barrière de la Gare ou d'Austerlitz du mur des Fermiers généraux
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Événement
1944
1944 — Institut dentaire George-Eastman
p 33
Centre de détention pour suspects de collaboration, où eurent lieu des exécutions sommaires
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Événement
1903
25 février 1903 — Alcazar d'Italie
p 33
Conférence sur le programme agraire de l'Iskra que Lénine prépare à la Bibliothèque nationale
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Événement
1911
12 mai 1911 — Alcazar d'Italie
p 33
Présence de Lénine lors de la célébration du 1er mai russe par 300 émigrés politiques ; 100 pour la police
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Événement
1924
1924 — Église St Hippolyte
p 34
La première paroisse se tenait dans une roulotte de la Zone ; l'église est construite par la société Panhard, une façon d'avoir la paix sur Terre, en la promettant au Ciel
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Événement
1871
Événement
1848
25 juin 1848 — Bal de la Belle Moissonneuse (corps de garde des Insurgés de Juin 1848)
p 37 & 182
Il croyait désarmer l’insurrection par la parole. Le 25 juin 1848, le général Bréa franchit la barricade de la barrière d’Italie pour parlementer. Il n’en revient pas, et sa mort enflamme la répression. Le dimanche 25 ju …

Il croyait désarmer l’insurrection par la parole. Le 25 juin 1848, le général Bréa franchit la barricade de la barrière d’Italie pour parlementer. Il n’en revient pas, et sa mort enflamme la répression.

Le dimanche 25 juin 1848 est le troisième jour de l’insurrection ouvrière. Le général Bréa, cinquante-huit ans, vétéran de Leipzig, des Quatre-Bras et de Waterloo, a remplacé à la tête de sa division le général Damesme, mortellement blessé au Panthéon. Au matin, l’Assemblée a voté trois millions de secours pour les familles nécessiteuses, et le chef du pouvoir exécutif, le général Cavaignac, a lancé aux insurgés un dernier appel : « Venez à nous ; venez comme des frères repentants et soumis à la loi. » Bréa veut y croire.

À dix heures, il quitte la place du Panthéon avec deux mille hommes — gardes mobiles, soldats de ligne, sapeurs du génie, deux canons — et un représentant du peuple, M. de Ludre. Par le boulevard extérieur, le long du mur d’octroi, il s’arrête devant chaque groupe d’ouvriers et leur parle avec douceur. Aux barrières d’Enfer, Saint-Jacques et de la Santé, on l’écoute. C’est, remarque-t-il, le jour de sa fête : un bon présage.

À la barrière de Fontainebleau, ou barrière d’Italie, à l’emplacement de l’actuelle place d’Italie, quatre barricades lui font face ; la plus forte masque la barrière, derrière laquelle les insurgés, nombreux, tiennent les routes de Choisy et d’Italie. Bréa fait mettre ses canons en batterie, s’avance, lit la proclamation. Quelques applaudissements ; on l’invite à passer pour s’entendre avec les chefs. Un chef de bataillon de la garde nationale, Gobert, parti en reconnaissance, revient inquiet : ces hommes sont trop exaltés. Bréa passe outre. M. de Ludre refuse de le suivre ; Gobert, le major Desmarets, le capitaine d’état-major Armand de Mangin et un lieutenant l’accompagnent. La porte se referme sur eux.

Une foule armée les entoure. « C’est Cavaignac ! nous le tenons ! », crient les uns ; « C’est un vieux brave ! », répondent d’autres, qui l’emmènent chez le maire de Gentilly, dont la commune commence au-delà du mur. Les portes cèdent ; on contraint le général à signer une déclaration, puis l’ordre à sa troupe de se retirer. Resté à la tête de la colonne, le lieutenant-colonel Thomas comprend que son chef n’est plus libre. Consulté, Cavaignac tranche : « Le salut du pays avant celui des individus. » Si les insurgés ne se rendent pas dans le quart d’heure, on attaquera.

Les prisonniers ont été conduits au poste de garde, contre l’église Saint-Marcel, sur la route de Fontainebleau. Des gardes nationaux de la banlieue percent un mur pour les faire évader, quand un enfant les dénonce. La foule enfonce la porte. Au cri de « Trahison ! Voici la garde mobile ! », des coups de feu partent de la porte et des fenêtres : Bréa est atteint à la poitrine, Mangin à la tête. On s’acharne sur les corps. Vers six heures du soir, le canon ouvre une brèche dans la barricade en moins de dix minutes, et la troupe passe. Thomas retrouve les deux corps étendus sur un banc de l’octroi, un prêtre à genoux près d’eux.

La nouvelle soulève dans Paris une horreur que la presse réactionnaire étend à tous les insurgés. Cinq hommes sont condamnés à mort par un conseil de guerre, parmi lesquels Daix, un pauvre de l’hospice de Bicêtre, et Lahr, un ancien artilleur devenu maçon, qui menait l’insurrection à la barrière. Trois peines sont commuées. Daix et Lahr sont guillotinés en mars 1849, à la barrière de Fontainebleau, sous la garde de vingt-cinq mille soldats et de sept canons. « L’exécution des condamnés fut une faute », écrira Victor Hugo : l’échafaud reparaissait.

La famille du général rachète le poste de garde pour agrandir l’église, que l’on appelle désormais la « chapelle Bréa ». Le 28 avril 1871, la Commune en décrète la démolition, comme une « insulte permanente aux vaincus de juin » ; sa chute l’en empêche. La chapelle, au 76 avenue d’Italie, est démolie en 1901. Une rue de Paris porte, depuis 1850, le nom du général.

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Événement
1944
24 août 1944
p 38 & 185
Arrivée des premiers éléments de la 2ème DB de Leclerc entrés dans Paris, composés entre autres de 130 Républicains espagnols, équipés de 3 half-tracks nommés Guadalajara, Teruel et Guernica
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Événement
1944
24 août 1944
p 38 & 185
Itinéraire de la 9ème compagnie de la 2ème DB de Leclerc entrant dans Paris, composée entre autres de 130 Républicains espagnols, équipés de 3 half-tracks nommés Guadalajara, Teruel et Guernica
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Événement
1944
24 août 1944
p 38 & 185
Itinéraire de la 9ème compagnie de la 2ème DB de Leclerc entrant dans Paris, composée entre autres de 130 Républicains espagnols, équipés de 3 half-tracks nommés Guadalajara, Teruel et Guernica
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Événement
1944
24 août 1944
p 38 & 185
Itinéraire de la 9ème compagnie de la 2ème DB de Leclerc entrant dans Paris, composée entre autres de 130 Républicains espagnols, équipés de 3 half-tracks nommés Guadalajara, Teruel et Guernica
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Événement
1944
24 août 1944
p 38 & 185
Itinéraire de la 9ème compagnie de la 2ème DB de Leclerc entrant dans Paris, composée entre autres de 130 Républicains espagnols, équipés de 3 half-tracks nommés Guadalajara, Teruel et Guernica
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Événement
1944
24 août 1944
p 38 & 185
Itinéraire de la 9ème compagnie de la 2ème DB de Leclerc entrant dans Paris, composée entre autres de 130 Républicains espagnols, équipés de 3 half-tracks nommés Guadalajara, Teruel et Guernica
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Événement
1944
24 août 1944
p 38 & 185
Itinéraire de la 9ème compagnie de la 2ème DB de Leclerc entrant dans Paris, composée entre autres de 130 Républicains espagnols, équipés de 3 half-tracks nommés Guadalajara, Teruel et Guernica
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Événement
1944
24 août 1944
p 38 & 185
Itinéraire de la 9ème compagnie de la 2ème DB de Leclerc entrant dans Paris, composée entre autres de 130 Républicains espagnols, équipés de 3 half-tracks nommés Guadalajara, Teruel et Guernica
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Événement
1944
24 août 1944 — Itinéraire de l'avant-garde de la 2ème DB
p 38 & 185
Itinéraire de la 9ème compagnie de la 2ème DB de Leclerc entrant dans Paris, composée entre autres de 130 Républicains espagnols, équipés de 3 half-tracks nommés Guadalajara, Teruel et Guernica
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Événement
1944
24 août 1944
p 38 & 185
Itinéraire de la 9ème compagnie de la 2ème DB de Leclerc entrant dans Paris, composée entre autres de 130 Républicains espagnols, équipés de 3 half-tracks nommés Guadalajara, Teruel et Guernica
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Événement
1944
24 août 1944
p 38 & 185
Itinéraire de la 9ème compagnie de la 2ème DB de Leclerc entrant dans Paris, composée entre autres de 130 Républicains espagnols, équipés de 3 half-tracks nommés Guadalajara, Teruel et Guernica
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Événement
1944
24 août 1944
p 38 & 185
Itinéraire de la 9ème compagnie de la 2ème DB de Leclerc entrant dans Paris, composée entre autres de 130 Républicains espagnols, équipés de 3 half-tracks nommés Guadalajara, Teruel et Guernica
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Événement
1944
24 août 1944
p 38 & 185
Itinéraire de la 9ème compagnie de la 2ème DB de Leclerc entrant dans Paris, composée entre autres de 130 Républicains espagnols, équipés de 3 half-tracks nommés Guadalajara, Teruel et Guernica
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Événement
Événement
1944
18 août 1944 — Poste de commandement du colonel Fabien
p 38
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Événement
1915
20 octobre 1915 — Fabrique de grenades
p 41-42
L'armée avait exigé six fois plus de grenades par jour que les normes de sécurité ne l'autorisaient ; l'usine a sauté, et la majorité des morts sont des femmes. Louis Billant dirige un atelier au 173 rue de Tolbiac, dans …

L'armée avait exigé six fois plus de grenades par jour que les normes de sécurité ne l'autorisaient ; l'usine a sauté, et la majorité des morts sont des femmes.

Louis Billant dirige un atelier au 173 rue de Tolbiac, dans le 13e arrondissement. En 1915, la guerre a transformé des centaines d'ateliers parisiens en usines d'armement. La guerre de tranchées consomme des quantités de munitions que personne n'avait prévues ; la grenade, arme oubliée depuis le XVIIe siècle, est redevenue essentielle pour le combat rapproché.

L'usine Billant est chargée de produire la grenade P1. Elle est initialement autorisée à en fabriquer cinq mille par jour dans le respect des normes de sécurité. Le commandement militaire exige rapidement trente mille par jour, soit six fois plus. Les conditions de sécurité ne peuvent pas suivre : les explosifs s'accumulent, les manipulations s'accélèrent, les locaux sont saturés.

La main-d'œuvre a changé. Les hommes sont au front ; ce sont des femmes qui font tourner les usines d'armement. On les appelle les munitionnettes. Elles manipulent des explosifs et des produits toxiques, la tétralite, le TNT, dont la poussière jaunit la peau, ce qui leur vaut le surnom de canaris. Elles sont moins payées que les hommes qu'elles remplacent.

Le 20 octobre 1915, l'usine explose. Le bilan est de quarante-trois à quarante-six morts, dont vingt-sept femmes et dix-neuf hommes, et environ cent blessés. Les immeubles voisins sont soufflés, les façades arrachées. Les photographies de presse montrent un champ de ruines en plein tissu urbain.

La catastrophe ne fait pas scandale. La censure de guerre limite la couverture, l'union sacrée interdit de mettre en cause le commandement, et la production reprend ailleurs. L'usine sera transférée. La même année, l'explosion de l'usine de La Courneuve fera d'autres victimes.

Ces ouvrières mortes à Paris en 1915 ne figurent sur aucun monument aux morts. La guerre a tué des civils dans les usines de l'arrière avec la même indifférence administrative que dans les tranchées.

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Événement
Événement
1786
1786 – 1793 — Demeure de Jacques Henri Bernardin de Saint-Pierre
p 53
Pavillon habité à deux reprises par l'auteur de "Paul et Virginie" qu'il écrivit ici
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Événement
Événement
Événement
1565
1565 – 1605 — Hôtel des Tournelles (alors détruit)/Marché aux chevaux des Tournelles
p 55-56
Cour de l'ex Hôtel des Tournelles transformée en marché aux chevaux
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Événement
1857
1857 – 1908 — Marché aux chevaux
p 55-56
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Événement
1697
1697 – 1908 — Marché aux chevaux/Fontaine Poliveau
p 55-56
Marché aux chevaux transféré par Louis XIII ; il subsiste le pavillon des contrôleurs, de 1762 ; sur la façade, la grue symbolise la patience, et le coq la vigilance
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Événement
1857
1857 – 1908 — Marché aux chevaux
p 55-56
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Événement
1910
Événement
Date imprécise — Marché des Arlequins
p 58
Marché des surplus alimentaires des restaurants et charcuteries, fréquenté par une clientèle bourgeoise
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Événement
1836
mai 1836 — Hôtel de Bazancourt/Hôtel des Haricots/Maison d'arrêt de la Garde nationale (1800-1837)
p 59
Balzac est incarcéré à la Maison d'arrêt de la Garde nationale, appelée l'hôtel des Haricots ; en référence sans doute au plat principal présenté au "menu"
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Événement
Événement
1792
1792 – 1800 — Collège de Montaigu/Hôtel des Haricots
p 59
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Événement
1837
1837 – 1864 — Hôtel des Haricots (ancienne grange à blé)
p 59
Prison de la Garde nationale installée dans une grange à blé
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Événement
1634
1634 – 1656 — Petit Arsenal/La Salpêtrière
p 61-64
Vestiges de la poudrerie de l'Arsenal, éloignée par sécurité sur l'autre rive de la Seine, dans le pavillon de la lingerie de l'hôpital de la Salpêtrière ; d'où le nom de ce dernier
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Événement
1787
5 juin 1787 — Hôpital de la Salpêtrière (asile d'aliénés pour femmes)
p 64-65
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Événement
1750
22 mai 1750
p 64-65
Révolte contre des bruits d'enlèvement et de déportation d'adolescents vers la Louisiane et les Antilles par la Compagnie perpétuelle des Indes ; en fait une affaire de mœurs
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Événement
1792
4 septembre 1792 — Hôpital de la Salpêtrière/Maison de la Force/Cour des massacres/Massacres de Septembre
p 65-66
Massacres de Septembre à la prison de la Salpêtrière ; 35 femmes détenues de droit commun sont exécutées. Les massacres continueront à Bicêtre, faisant 166 victimes
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Événement
1817
9 juin 1817 — Hôpital de la Salpêtrière (asile d'aliénés pour femmes)
p 67
Mort de Théroigne de Méricourt devenue folle après sa fustigation aux Tuileries ; son cas fut étudié par Pinel et Esquirol
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Événement
1795
1795 — Hôpital de la Salpêtrière (asile d'aliénés pour femmes)
p 67
Philippe Pinel améliore le sort des aliénées en s'appuyant sur l'expérience de Jean-Baptiste Pussin qui supprime les chaînes
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Événement
1934
1er mai 1934 — Cité Jeanne d'Arc (cité ouvrière de 1884)
p 78
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Événement
1934
1er mai 1934 — Cité Jeanne d'Arc (cité ouvrière de 1884)
p 78
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Événement
1919
1919 – 1930
p 81
Roulotte habitée par Django Reinhardt dès son enfance. En 1926, 42 300 personnes vivent encore sur les "fortifs". Les militaires avaient toléré leur installation sur la zone de non aedificandi aménagée à l'extérieur des …

Roulotte habitée par Django Reinhardt dès son enfance. En 1926, 42 300 personnes vivent encore sur les "fortifs". Les militaires avaient toléré leur installation sur la zone de non aedificandi aménagée à l'extérieur des remparts

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Événement
1783
21 novembre 1783
p 99
Le 21 novembre 1783, le premier vol libre habité en montgolfière a lieu à Paris. [[Jean-François Pilâtre de Rozier|doc:jean-francois-pilatre-de-rozier.WebHome]] et [[François Laurent d'Arlandes|doc:francois-laurent-d-arl …

Le 21 novembre 1783, le premier vol libre habité en montgolfière a lieu à Paris. Jean-François Pilâtre de Rozier et François Laurent d'Arlandes, à bord d’un ballon à air chaud conçu par Joseph et Jacques-Étienne Montgolfier, décollent du château de la Muette. Le ballon, d’un volume d’environ 2 200 à 2 800 m³, est chauffé par un foyer alimenté en paille et en laine. Après un vol d’environ 20 à 25 minutes, couvrant près de 9 à 10 kilomètres et atteignant une altitude d’environ 900 à 1 000 mètres, ils atterrissent sans encombre sur la Butte aux Cailles, marquant la première traversée aérienne humaine de l’histoire. Cet exploit, réalisé devant des membres de l’Académie des sciences et de nombreux témoins, consacre la montgolfière comme la première machine volante capable de transporter des personnes, ouvrant la voie à l’aérostation.

Sources

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Événement
1393
28 janvier 1393 – 1404 — Hôtel de la Reine Blanche/Château de la Reine Blanche
p 117-118
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Événement
1393
28 janvier 1393 – 1404 — Hôtel de la Reine Blanche/Château de la Reine Blanche
p 117-118
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Événement
1393
28 janvier 1393 – 1404 — Hôtel St Pol/Hôtel St Paul
p 117-118
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Événement
1393
28 janvier 1393 – 1404 — Hôtel St Pol/Hôtel St Paul
p 117-118
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Événement
1792
20 juin 1792 — Hôtel de la Reine Blanche/Château de la Reine Blanche/Club Jacobin (en 1790)
p 117
Dans une vieille maison des bords de la Bièvre, devenue club jacobin, le faubourg Saint-Marcel prépare sa marche sur les Tuileries. Au printemps 1792, la France est en guerre contre l’Autriche et la Prusse, et les nouvel …

Dans une vieille maison des bords de la Bièvre, devenue club jacobin, le faubourg Saint-Marcel prépare sa marche sur les Tuileries.

Au printemps 1792, la France est en guerre contre l’Autriche et la Prusse, et les nouvelles du front sont mauvaises. À Paris, on soupçonne la cour de trahison. Louis XVI oppose son veto à deux décrets de l’Assemblée législative, l’un contre les prêtres réfractaires, l’autre appelant des fédérés des départements à camper sous Paris ; le 13 juin, il renvoie les ministres girondins Roland, Servan et Clavière. Les Girondins décident alors de mobiliser les faubourgs pour faire plier le roi, contre l’avis de Robespierre, qui juge l’entreprise prématurée.

Au faubourg Saint-Marcel, c’est à l’hôtel de la Reine Blanche, aux n°s 17-19 de la rue des Gobelins, que l’on prépare la journée. Ce logis gothique à tourelles, bâti au début du XVIe siècle par les teinturiers des bords de la Bièvre sur l’emplacement d’un manoir de la veuve de Saint Louis, est devenu une brasserie, puis un club jacobin en 1790. Les meneurs du quartier s’y retrouvent, comme Poinsot, Ducroquet ou Jullian de Carentan, avec le boucher Louis Legendre, cofondateur du club des Cordeliers, et Charles-Alexis Alexandre, le commandant des canonniers de la Garde nationale.

Le 20 juin, jour anniversaire du serment du Jeu de paume, dix à vingt mille manifestants des faubourgs, encadrés par des gardes nationaux et par le brasseur Santerre, défilent dans la salle de l’Assemblée, où Sulpice Huguenin lit une pétition, puis envahissent les Tuileries. Pendant deux heures, le roi voit passer la foule. Il accepte de coiffer le bonnet phrygien et boit à la santé de la Nation, tandis que Legendre lui lance : « Monsieur, vous êtes un perfide, vous nous avez toujours trompés, vous nous trompez encore. » Mais il ne cède sur rien : il maintient son veto et refuse de rappeler ses ministres, au nom de la loi et de la Constitution. Vers dix heures du soir, le maire Pétion fait évacuer le château.

La journée est un échec. Le calme obstiné du roi lui vaut même un regain de sympathie ; des départements affluent des adresses indignées, et Pétion est suspendu de ses fonctions. La leçon ne sera pas perdue pour autant : le 10 août suivant, les faubourgs reviendront aux Tuileries, en armes cette fois, et la monarchie n’y survivra pas.

Rue des Gobelins, l’îlot de la Reine Blanche a traversé les siècles. Ses deux maisons des n°s 17 et 19 comptent parmi les plus anciennes de Paris ; détruit pendant la Commune, le pavillon à tour a été reconstruit à l’identique.

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Événement
Événement
Événement
Événement
1664
1664 — Couvent des Filles Anglaises (bâtiments de l'ancien cloître)
p 119
Création d'un couvent de bénédictines suite aux persécutions en Angleterre, leur mission étant de prier pour le retour de cette nation à la foi catholique
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Événement
1836
10 janvier 1836 — Fabrique de poudre explosive/Société des Familles
p 121-122
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Événement
1836
10 janvier 1836 — Atelier de fabrication de cartouches des Blanquistes
p 121-122
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Événement
1810
1810 – 1940 — Cabaret de la Mère Grégoire
p 122
 ![[Le Cabaret de la Mère Grégoire|Cabaret de la Mère Grégoire rue Coulebarbe 41.jpg]]Le Cabaret de la Mère Grégoire![[Le Cabaret de Madame Grégoire en restaurant|CabaretMadameGrégoire-ParisXIII Chabe01 WM.jpg]] Le Cabare …

Le Cabaret de la Mère Grégoire

Le Cabaret de Madame Grégoire en restaurant, Photo: Chabe01 Wikimedia

Le Cabaret de Madame Grégoire, établi au 41 rue Croulebarbe le long de la Bièvre, était au XIXe siècle un rendez-vous incontournable pour les amoureux du romantisme et les personnages historiques du quartier. Tenue par Madame Grégoire, qui savait attirer sa clientèle par son sens de l'accueil et la réputation de ses "charmeuses serveuses", l’établissement était célèbre pour son vin (parfois de contrebande) et son ambiance festive où les ménétriers faisaient danser la jeunesse locale. La proximité du moulin de Croulebarbe et du champ de l'Alouette ajoutait un parfum de campagne à ce lieu très prisé, dont la réputation fut encore marquée en 1826 par le drame de la bergère d'Ivry, qui secoua tout Paris à l'époque du romantisme.

Aujourd'hui, le cabaret est devenu l'Auberge Etchegorry, une adresse renommée qui perpétue la mémoire du site avec sa cuisine du Sud-Ouest et la préservation de son décor historique. Parmi les éléments remarquables, une grande fresque qui met en scène des figures telles que le marquis de Lafayette, Lamartine, Châteaubriand, Victor Hugo, le chansonnier Béranger et bien sûr Madame Grégoire, rappelle l'illustre passé du lieu. Les portraits de Victor Hugo et Béranger, côte à côte sur les murs de l'auberge, symbolisent la notoriété de deux auteurs dont les funérailles nationales témoignèrent d'une célébrité comparable.

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Événement
Événement
1878
1878 — Cité Fleurie (construite avec les matériaux de l'Exposition universelle de 1878, comportant 29 ateliers)/Cité d'artistes
p 124-125
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Événement
1913
21 avril 1913 — Guillotine à l'angle de la prison de la Santé (à partir de 1899)
p 124
La guillotine est montée depuis trois heures du matin. Les badauds affluent. Trois hommes qui avaient déclaré la guerre à la société vont découvrir ce qu'elle réserve aux vaincus. Le 21 avril 1913, aux premières lueurs d …

La guillotine est montée depuis trois heures du matin. Les badauds affluent. Trois hommes qui avaient déclaré la guerre à la société vont découvrir ce qu'elle réserve aux vaincus.

Le 21 avril 1913, aux premières lueurs du jour, le bourreau Anatole Deibler et ses aides dressent la mécanique au croisement du boulevard Arago et de la rue de la Santé, face à la prison du même nom. C'est ici, depuis 1899, que Paris exécute ses condamnés — le dernier emplacement en plein air d'une pratique qui durera encore vingt-six ans avant d'être reléguée dans les cours de prison.

Trois hommes sont tirés de leurs cellules : Raymond Callemin, vingt-trois ans, dit « Raymond la Science » ; André Soudy, vingt et un ans ; Étienne Monier, dit « Simentoff ». Tous les trois sont membres de la bande à Bonnot, le groupe d'anarchistes illégalistes qui a terrorisé Paris et sa banlieue de décembre 1911 à avril 1912. L'exécution des trois hommes dure à peine deux minutes.

L'illégalisme en automobile La bande à Bonnot, c'est d'abord une rupture technique : pour la première fois, des braqueurs utilisent l'automobile. Le 21 décembre 1911, Jules Bonnot et ses complices attaquent un garçon de recette de la Société Générale rue Ordener, à bord d'une Delaunay-Belleville volée. La presse s'enflamme — les « bandits en auto » deviennent l'obsession de la France entière. S'ensuivent des mois de braquages, de fusillades et de cavales, avant que Bonnot lui-même ne soit abattu lors du siège de Choisy-le-Roi, le 28 avril 1912, et Garnier et Valet tués à Nogent-sur-Marne quelques semaines plus tard.

Les survivants — Callemin, Soudy, Monier, Dieudonné et une quinzaine d'autres — sont jugés en février 1913. Le procès est un spectacle. Callemin, brillant et provocateur, revendique l'illégalisme au nom de l'anarchisme individualiste : puisque la propriété est un vol, le vol est une restitution. Soudy, phtisique, à peine majeur, a l'air d'un enfant égaré. Monier se tait. Quatre condamnations à mort sont prononcées. Dieudonné, qui clame son innocence, obtient la grâce présidentielle — il sera envoyé au bagne de Cayenne, d'où il ne reviendra qu'en 1927, réhabilité.

Le boulevard et la lame Boulevard Arago, la foule est considérable. Les exécutions publiques attirent toujours du monde — c'est d'ailleurs ce scandale du spectacle qui finira par provoquer leur suppression. Les trois têtes tombent dans un silence relatif. Callemin, dit-on, aurait lancé un dernier mot — les témoignages divergent sur ce qu'il fut.

La guillotine continuera de fonctionner au même endroit pendant encore un quart de siècle. Aujourd'hui, cinq dalles de granit, à l'angle du boulevard et de la rue de la Santé, marquent l'emplacement exact où se dressait l'échafaud. On passe devant sans les voir.

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Événement
1960
Événement
1667
Événement
1871
25 mai 1871 — Manufacture des Gobelins
p 130
Incendie partiel de la Manufacture des Gobelins pour protéger le repli des Fédérés. 238 bâtiments en tout furent incendiés dans Paris pendant la Semaine sanglante
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Événement
1871
3 mars 1871 — Manufacture des Gobelins
p 130
Les gardes nationaux dissidents des 101, 102, 104 et 184ème bataillons s'emparent de plus d'un million de cartouches entreposées dans la manufacture des Gobelins depuis le siège
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Événement
1938
1938 — Île des Singes/Cours de la Bièvre
p 139
Ancienne île sur la Bièvre, appelée Île aux Singes, ou Île des Singes ; le nom de la rivière pourrait venir du latin "biver", le castor, ou du gaulois "bawa", la boue
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Événement
Date imprécise
p 139-147
Cours du canal de la Bièvre jusqu'à son débouché dans la Seine, souvent représenté par erreur comme étant dans l'antiquité l'ancien cours de la Bièvre elle-même
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Événement
Événement
1148
1148 – 1150
p 139-147
Premier détournement de la Bièvre par un canal irriguant l'abbaye de St Victor, dont les émanations, les "maubuées", auraient donné le nom de lieu "Maubert", plutôt que Maître Albert
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Événement
1148
1148 – 1150
p 139-147
Premier détournement de la Bièvre par un canal irriguant l'abbaye de St Victor ; souvent représenté par erreur comme le cours de la Bièvre dans l'antiquité
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Événement
Événement
1910
1910 — Raffinerie sucrière Say (alimentée par un puits artésien profond de 580 m)
p 154
Le militant libertaire Louis Lecoin travaille à la raffinerie de sucre Say
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Événement
Événement
Événement
Événement
1879
3 septembre 1879 — Gare d'Austerlitz (cour des arrivées)
p 165
Ils avaient quitté Paris sous les balles de Versailles ; ils y reviennent sous les lampions d'une foule qui n'a pas oublié. Le 3 septembre 1879, à quatre heures du matin, le premier train ramenant des amnistiés de la dép …

Ils avaient quitté Paris sous les balles de Versailles ; ils y reviennent sous les lampions d'une foule qui n'a pas oublié.

Le 3 septembre 1879, à quatre heures du matin, le premier train ramenant des amnistiés de la déportation en Nouvelle-Calédonie entre en gare d'Austerlitz. Une foule nombreuse, estimée à plusieurs dizaines de milliers de personnes selon les témoignages du temps, est venue les attendre malgré l'heure. C'est une nuit blanche d'émotion collective dans ce quartier de la Salpêtrière, ce quartier ouvrier de la rive gauche qui avait fourni des bataillons à la Commune.

Huit ans auparavant, en mai 1871, la "Semaine sanglante" avait mis fin à la Commune de Paris. Les versaillais avaient fusillé entre dix et trente mille communards selon les estimations. Quelque quarante mille personnes avaient été arrêtées et jugées par des conseils de guerre ; des milliers avaient été condamnées à la déportation en Nouvelle-Calédonie, territoire du Pacifique qui servait de bagne républicain. La IIIe République naissante avait hérité de cette répression, et la question de l'amnistie avait divisé ses élites pendant presque une décennie, entre républicains modérés hostiles au retour des "fauteurs de désordre" et gauche radicale qui exigeait la réhabilitation complète.

La loi du 3 mars 1879 accordait une amnistie limitée aux condamnés qui n'avaient pas été reconnus coupables de crimes de sang. Elle excluait les figures les plus emblématiques de la déportation : Louise Michel et Henri Rochefort durent attendre l'amnistie totale de juillet 1880 pour rentrer, accueillis eux aussi par des foules.

Ceux qui arrivent ce 3 septembre 1879 sont des inconnus : des ouvriers, des artisans, des employés, des femmes parfois, qui avaient défendu les barricades ou travaillé pour les commissions de la Commune sans avoir tiré sur un otage. Huit ans de Calédonie : la chaleur, la malaria, la séparation d'avec les familles, l'humiliation de la condition de relégué. Plusieurs dizaines de milliers de Parisiens sur les quais d'Austerlitz à quatre heures du matin pour leur dire qu'ils n'étaient pas oubliés.

Cette scène est l'une des plus émouvantes de l'histoire sociale parisienne du XIXe siècle. Elle marque aussi une date politique : la IIIe République, née de la défaite de 1870 et de la répression de 1871, commence à se réconcilier avec sa gauche ouvrière. Le premier numéro de "L'Humanité" est encore loin (1904), le Parti socialiste encore à naître. Mais sur les quais de la gare d'Austerlitz, quelque chose recommence.

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Événement
1870
28 novembre 1870 — Gare d'Austerlitz (salle des réservations)
p 165 & 182
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Événement
1944
3 juin 1944 — Siège de l'Intelligence Service en France
p 184
Rencontre entre l'amiral Canaris et le réseau Jade-Amicol représentant le MI6 britannique au sujet des conditions de paix
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Événement
1944
13 août 1944 — Front National de la police (lieu de réunions clandestines de la police parisienne)
p 185
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